Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic ne convient pas aux lecteurs de moins de 16 ans. Elle peut contenir des passages où la violence est suggérée, utiliser un langage susceptible de choquer ou comporter des scènes de sexe non explicites.
Ce pop-up te demande, lors de ta première connexion sur cette fanfic, de certifier que tu es âgé de plus de 16 ans pour pouvoir la lire. Si tu valides, ce pop-up n'apparaîtra plus. Si tu annules, ce pop-up réapparaîtra lors de ta prochaine visite.
Nous comptons sur ta franchise pour cliquer sur le bouton approprié :
Série : Queer As Folk
Création : 14.06.2009 à 14h51
Auteur : mulderbuz
Statut : Terminée
« Ici, lancez-vous et faites-nous partager les petites histoires que vous imaginez avec les personnages de QUEER AS FOLK » mulderbuz
Cette fanfic compte déjà 41 paragraphes
Saison 4 / Episode 408
I’m not Rage, I’m a toreador…
Foutu répondeur ! Foutu Docteur!
Il y a toujours des moments comme ceux-ci où il ne sait pas s’il a bien fait de revenir vers Brian. Sur le moment ça semblait une évidence. Un juste retour à la normale après quelques mois d’égarements dans une romance à deux balles. Les mots importaient peu, seuls les actes avaient un sens.
Mais là, pas de mots. Et des actes déguisés.
Apprendre que Michael n’est pas au courant est un maigre réconfort pour se rassurer de son importance dans la vie de Brian. Aussi sa première réaction est de le confronter, il n’a jamais brimé ses émotions et pour l’instant il est en colère. En colère parce qu’il a peur, parce qu’il a mal.
Alors quand Michael lui dit qu’ils doivent respecter son silence et taire ce qu’il a découvert la frustration est double ; frustration de ne pas pouvoir l’affronter, frustration de ne pas pouvoir l’épauler et se rassurer.
Il rentre donc pour la soirée dans la peau du petit- ami enjoué et dans celle du dessinateur de BD talentueux pour le producteur venu d’Hollywood. Mais accoudé au rail du balcon du Babylon il voit un Brian affaibli singer sans conviction un Rage blasé pour les beaux yeux de Brett Keller. Preuve en est la facilité déconcertante avec laquelle Justin le convainc sous une excuse fallacieuse d’abandonner le corps musclé et luisant d’un des perdants du concours du soir.
Arrivés au Loft, le corps de Brian titube sous le poids de la fatigue et ce n’est en rien dû aux excès habituels d’alcool et de drogue.
Brian n’émet qu’une faible protestation emprunte d’une fierté noyée sous la somnolence lorsque Justin s’approche et l’aide à retirer sa chemise et son jean. Il pourrait presque rire du manque de réaction de Brian lorsqu’il passe sa main sur son sexe en lui retirant son pantalon. En d’autres circonstances, l’absence de réponse à la stimulation pourrait être une insulte s’il ne se sentait pas aussi impuissant face au mal qui ronge Brian. Mais ce soir, la fatigue est plus forte que le désir et Brian s’étend lentement sur son lit, épuisé après une soirée passée au Babylon à feindre une invincibilité qui n’est bonne qu’à habiller le super héros que Brett Keller veut mettre sur pellicule.
En laissant errer ses mains sur la peau de Brian, Justin croit encore percevoir la sécheresse laissée par les produits antiseptiques que les hôpitaux vous obligent à utiliser avant de passer sur la table d’opération. Lui ne se souvient pas de cette sensation, il baignait à ce moment-là dans une inconscience qui allait le laisser 2 semaines dans le coma. Mais il se souvient des odeurs, de celles qui l’ont assailli à son réveil. Celles de la maladie, de la souffrance et de la solitude.
Ce soir plus que jamais, il a besoin de retrouver le parfum subtil de Brian. Alors il enfouit son visage sur son torse pour s’imprégner de l’arôme enivrant du seul homme qu’il aime vraiment. Pour éprouver les battements lents et réguliers de son cœur, savoir qu’il est toujours vivant.
Et pour cacher les larmes qu’il doit taire.