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De Pittsburgh à New York

Série : Queer As Folk
Création : 23.01.2013 à 16h15
Auteur : lili59300 
Statut : Terminée

« « Cette histoire est la suite de la Saison 5 épisode n °13 Le départ de Justin pour New York » lili59300 » lili59300 

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CHAPITRE 11

  

3 h du matin dans la chambre de Justin

 

 S : Tu as apprécié ta soirée Justin ? Tu m’as rejoint assez rapidement, je pensais que tu prendrais plus de temps pour parler avec Brian.

J : Tu sais, il y a tellement longtemps qu’on ne s’est pas parlé qu’on ne savait plus trop quoi se dire, et puis ce n’était pas vraiment l’endroit. (sourire)

S : J’ai besoin de savoir Justin, est-ce qu’il y a eu quelque chose entre Brian et toi ?

j : Pourquoi me demandes-tu cela ?

S : Je ne t’ai rien dit à l’exposition mais j’ai senti l’atmosphère changer dès que vous avez été en présence l’un de l’autre. Je ne saurais pas t’expliquer, c’était quelque chose de palpable en tout cas.

J : Ne t’inquiète pas Shaune, Brian et moi ne nous sommes pas parlés depuis des années et c’est très bien comme cela.

S : Si tu le dis.

 

Shaune embrasse Justin qui lui rend puis simule un bâillement.

 

J : Il faut dormir maintenant.

 

Il ferme les yeux et la première image qui lui vient est celle de Brian.

 

Il sait qu'il n'a pas répondu à la question de Shaune. Qu’aurait-il dû lui dire? Qu'il a connu Brian à l’âge de 17 ans et qu’a l’instant ou celui-ci lui a fait l’amour il en est tombé amoureux, que  Brian a été la seule chose qui lui importait, qu’être avec lui a été tout ce qu'il voulait, avoir leur maison, une vrai vie de couple et une famille ? Lui dire qu'il a aimé cet homme si fort qu'il a cru ne plus jamais pouvoir aimer à nouveau après qu’il l'ait quitté?

Il se sent coupable alors qu’il n'a rien fait de mal mais il ne peut s’empêcher de s’interroger:

"Que fais-tu encore à New York Brian ? Bon sang, tu m’as tellement manqué."

  

Dans l’appartement de Brian

 

Allongé sur son lit, fumant une cigarette, Brian se sent frustré. Il ne pensait pas rencontrer Justin dans cette boite. Certes, il l’a vu y aller quelques fois mais cela fait longtemps déjà. La surprise a été de taille quand il s’est retrouvé devant ce Shaune, l’abordant comme s’il se connaissait depuis toujours.

 

S’il lui arrive de douter sur les raisons de sa présence à New York, il a suffi de revoir Justin ce soir pour savoir qu’il est là pour lui, car seul son ange est capable de le rendre si vulnérable. Son cœur battait la chamade, il n’a eu qu’une envie, poser ses mains sur lui, prendre sa bouche. Il aurait aimé danser avec lui pour sentir son corps se mouvoir contre le sien, il a ressenti un tel désir qu’il s’est rapproché de Justin sans même s’en apercevoir, alors quand celui-ci lui a demandé de partir il a trouvé cela préférable plutôt que de se trahir.

 

"Je t’ai dans la peau mon ange, tu crois que je t’ai abandonné mais jamais je n’ai été plus près de toi, et je vais te montrer le chemin pour que tu me rejoignes Justin, je vais te montrer à quel point je t’aime."

  

Deux semaines plus tard à Kinnétic

 

T : Salut Brian. Alors comment as-tu trouvé l’exposition de Justin ?

B : Salut. Qui a bavé? Michael ? Emmett ? Demande-t-il tout en lisant le courrier du jour.

T : Emmett. (sourire)

B : Oui c’était bien. Justin se débrouille bien. Il semble avoir réussi, ce qui ne me surprend pas.

T : Je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais….sait-il  que tu habites New York ?

B : De quoi tu parles Ted ? Où es-tu allé chercher que j’habitais là-bas ?

T : Je te rappelle que je tiens la comptabilité de cette boite. Et que j’ai accès à tous tes frais de déplacements.

B : Que sais-tu exactement ? A qui en as-tu parlé ? Qui est au courant ? (Le ton est empressé et un peu agressif.)

T : Calme-toi Brian tu veux ! Tu es mon boss, je suis ton bras droit dans cette entreprise mais surtout tu es mon ami, mon sauveur tu te rappelles ? Tout ce qui se passe ici ne sort pas d’ici, cela s’appelle le secret professionnel.

B : Comment as-tu su pour le logement ? Je suis passé par une agence privée et j’ai un autre compte pour les prélèvements du loyer.

T : Je te l’ai dit, tes frais d’essence passent par Kinnétic, et certains te mènent à New York, et quand j’ai vu que les frais revenaient régulièrement... chaque mois pour être précis. Et puisqu’il n’y avait pas trace de frais d’hôtel, j’en ai déduit que tu continuais de suivre mon conseil sur « comment dépenser au mieux les bénéfices de tes sociétés».

B : Tu sais depuis tout ce temps! Pourquoi n’avoir rien dit?

T : Pourquoi ? Tu souffres de son absence c’est évident, et je ne jugerai jamais quelqu’un sur la façon qu’il a de détourner sa douleur. Tu connais les épreuves que j’ai traversées avec la drogue et surtout avec Emmett et sincèrement, j’aurais aimé avoir ne serait-ce qu’un peu de ton courage pour atténuer la souffrance que je nous ai infligée à lui comme à moi. Bien que je ne sache rien de ce que tu fabriques là-bas depuis toutes ces années, tu n’es pas avec Justin ça c’est sûr, je le saurais! Mais je te regarde, chaque fin de mois tu deviens tendu, impatient, il est clair que tu veux être ailleurs! (rire) Et j’ai vu combien tu te sens  mieux quand tu reviens, alors je n’ai rien dit.

B : Et maintenant ? Tu vas leur dire ?

T : Non cette conversation n’a pas eu lieu, je ne sais rien sur personne ! (silence) Mais désormais si tu veux en parler ….

B : Merci Ted.

 

Son sourire embarrassé parle pour lui.

 

T : Bien. Si on passait aux choses sérieuses....


lili59300  (14.02.2013 à 10:20)

Chapitre 12

 

 Pendant ce temps chez Michael et Ben

 Le téléphone sonne, Michael décroche.

 

J : Michael, c’est Justin.

Mi : Salut Justin comment vas-tu ? Pourquoi m’appelles-tu ? Un problème avec la BD ?

J : Non ne t’inquiète pas pour Rage, je bosse dessus. Non je …, en fait je voulais savoir si tu as vu Brian depuis l’expo? S’il est à Pittsburgh ?

Mi : Non, je ne l’ai pas encore appelé, je comptais justement le faire aujourd’hui. Il devrait être rentré de son déplacement maintenant, je compte bien lui demander ce qu’il faisait vraiment à New York, j’ignorais qu’il y serait!

J : Déplacement? De quoi parles-tu ?

Mi : Oui, euh … tu sais quand tu nous as demandé à tous d’éviter le sujet Brian, et bien on a vraiment évité d’en parler. Tu veux savoir quoi exactement ?

J : Parle-moi de ces déplacements. Depuis quand fait-il ces déplacements et où ?

Mi : Il y a longtemps maintenant, à vrai dire quelques mois après que tu sois parti, il nous a dit qu’il allait changer sa façon de vivre et qu’il lui arriverait de s’absenter quelques jours. J’ai bien essayé de savoir de quoi il retournait mais à l’époque il m’a dit que c’était pour le boulot et je n’ai pas réussi à en savoir plus.

J : Il part souvent en déplacement ?

Mi : Oui, au moins une fois par mois. Il ne dit jamais rien dit de ce qu’il fait. Pas un mot.

J : Je l’ai vu en boite l’autre jour à New York.

Mi : Tu veux dire à l’expo !

J : Non ! Je veux dire en boite ! Avec Shaune on avait besoin de se changer les idées est on est allés au Babytrap, et alors que j’étais au bar à attendre Shaune, il est revenu accompagné de Brian! Imagine ma surprise !

Mi : Brian à New York? Je ne comprends pas, je te promets que je ne sais pas ce qu’il faisait là-bas !

J : Je le sais ne t’en fais pas. Je pensais juste que tu pourrais m’éclairer sur sa présence ici mais ce n’est rien. Je vais te laisser. On se rappelle bientôt d’accord ?

Mi : Très bien. À bientôt Justin.

 

« Brian Kinney qu’est-ce que tu foutais à New York ? » Ne peut s’empêcher de ruminer Justin.

  

Fin de journée, Michael se rend chez Brian

 

 B : Salut toi !

Mi : Tu es enfin rentré ?

B : Oui je suis rentré hier. 

Mi : Comment était ton voyage ?

B : C’était comme d’habitude. Alors que s’est-il passé pendant mon absence ? Raconte.

Mi : Tu ne vas pas t’en sortir comme ça mon vieux. Dis-moi ce que tu faisais à l’expo de Justin ?

B : Quoi ! Depuis quand je n’ai plus le droit d’aller aux expos ?

Mi : Tu étais à New York ! Et je sais que personne ne t’a dit pour l’expo de Justin, pour la simple et bonne raison que tu nous as interdit de parler de lui, c’est devenu un sujet tabou. Alors comment tu as su ?

B : Je l’ai déjà dit, lors d’une discussion avec un client son nom a été cité et il m’a parlé de l’exposition. Maintenant on peut passer à autre chose ?

Mi : Si tu me parlais de ta présence au Babytrap ? (silence) Justin m’a appelé.

B : C’est pour ça que tu es venu ? Pour me faire passer un interrogatoire ? Ce que je fais de mon temps libre ne regarde que moi d’accord ! (Le ton monte.)

Mi : Mais New York ? Qu’est-ce que tu fais à New York Brian ?

B : Ca suffit Michael ! Je n’ai pas de compte à te rendre OK !

 

Il regarde Michael avec agressivité.

 

Mi : Comme tu voudras, je n’insiste pas !

B : Tu me laisses le temps de me changer et on va faire un tour au Babylon ?

Mi : Non je n’étais pas venu pour ça et Hunter vient manger avec Sylvia ce soir, je vais rentrer.

B : Alors vas-y maman, vas rejoindre ta petite famille !

Mi : On se voit plus tard Brian, je t’appelle OK...

 

Assis devant son ordinateur Brian est songeur : 

« Alors comme ça mon ange, tu veux savoir ce que je faisais à New York ? Tu te renseignes. C’est bien, continu, ne t’arrête pas. »

  

Quelques semaines plus tard à Kinnétic

 

B : Ca y est, le calendrier du mois est bouclé. Les dates de réunions avec les prochains clients sont confirmées Cynthia ?

C : Oui patron ! Tu pars quand ?

B : Si le temps le permet, dès ce soir.

C : Très bien, donc à la semaine prochaine. N’oublie pas de consulter tes mails d’accord ? On ne sait jamais.

 

Cynthia quitte le bureau quand Ted arrive.

 

T : Alors, prêt pour New York ? (Il regarde Brian d’un œil complice.)

B : Ted ! Oui, je pars dès ce soir.

T : Sois prudent d’accord, quoique tu fasses là-bas.

B : OK, bon tu peux foutre le camp de mon bureau et retourner bosser! (Sourire.)

T : Message reçu !

 


lili59300  (16.02.2013 à 15:03)

CHAPITRE 13

  

Le lendemain à New York

 

 Justin revient de l’appartement de Shaune. Il cherche à se garer près de son immeuble mais la circulation est dense. Il trouve heureusement une place presque en bas de chez lui, une chance ! Il s’apprête à sortir de son véhicule lorsque son regard est attiré vers un taxi en stationnement de l’autre côté de la rue légèrement plus haut. Il n’aurait probablement pas fait attention si le client qui en sort n’était autre que… Brian !

 

« Ce n’est pas possible, Brian à New York encore… Que fait-il ici dans ce cartier ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?»

 

Le temps de s’extraire de sa propre voiture et Brian a disparu de son champ de vision. Il s’empresse de fermer sa voiture à clé, traverse la rue avec précipitation manquant se faire renverser, mais arrivé de l’autre côté, plus de trace de Brian. Disparu ! Volatilisé ! Justin commence à penser qu’il a halluciné, qu’il le voit partout.

  

Fin de journée chez Justin

 

Justin a peint une bonne partie de la journée avec pour compagnie la musique pop rock correspondant à son humeur du moment. Travailler en musique l’empêche de trop réfléchir, comme chercher la réponse à la présence de Brian à New York par exemple. 

Justin repense souvent au soir de l’exposition quand ils étaient au sous-sol, comment les événements se sont enchainés, toutes ces sensations, cette attirance qui était là, cette tension entre eux, jamais Justin n’aurait pensé revivre ça ! Seul Brian a ce pouvoir sur ses sens ! Lui et personne d’autre.

 

Le téléphone sonne, le nom de Brian s’affiche.

 

J : Brian ?

B : Salut Justin.

J : Pourquoi m’appelles-tu ?

B : Je vais bien, je te remercie! Et toi? (Le ton est railleur.)

J : Où es-tu ?

B : Pourquoi me poses-tu cette question ?

J : Je t’ai vu ce matin. (Silence) Brian tu es toujours là ?

B : Tu crois m’avoir vu tu veux dire ?

J : Non je t’ai vu, dis-moi où tu es? Que fais-tu à New York Brian ?

B : Tu ne veux toujours pas me parler ?

J : De quoi veux-tu qu’on parle ?

B : De toi.

J : (soupir) OK, tu me laisseras tranquille si je te dis ce que tu veux savoir ?

B : Ca dépend.

J : Comment ça ?

B : Auras-tu encore envie que je te laisse tranquille après ?

J : Tu veux la jouer comme ça, très bien, que veux-tu savoir ?

B : Parle-moi de tes premiers succès, des gens que tu as rencontrés. Raconte-moi tes voyages.

J : (silence) D’accord… Le premier pays que j’ai visité c’est l’Espagne à Barcelone. Tu te souviens je t’en ai parlé, enfin sur ta messagerie. (nouveau silence)

B : Continue Justin…

 

La voix de Brian se fait chaude, un appel à la confidence et Justin commence à raconter…

 

Dehors, le soleil se couche, Justin regarde à travers la baie, il fait plus sombre. Après avoir déambulé dans la pièce tout en parlant à Brian, Justin change de musique et met un fond de jazz, il allume une lampe sur son passage et s’installe dans le sofa et c’est dans cette ambiance douce et feutrée que Justin raconte une partie de ses voyages.

  

Dans l’immeuble d’en face

 

Brian, installé dans un fauteuil une cigarette à la main, regarde son ange déambuler dans la pièce, puis allumer une lampe avant de le voir s’installer dans le canapé près de la baie.

Pour une fois depuis des années, il a l’impression d’être au bon endroit au bon moment, et c’est avec attention qu’il suit le monologue de Justin, son Justin, son ange…

  

Quelques jours plus tard chez Justin

 

Shaune va bientôt arriver. Justin n’a pas encore parlé du coup de fil de Brian.

Il a du travail et se prépare pour une prochaine expo ce qui ne l’empêche pas de repenser à leur conversation de l’autre soir.

Ils ont parlé longtemps. Ça lui a fait bizarre, car au début il était tendu mais au fur et à mesure, il s’est laissé aller à ses récits et une fragile complicité s’est de nouveau installée. Justin sait qu’ils ne pourront pas rattraper les six dernières années, leur relation est du passé maintenant. Alors pourquoi souhaite-t-il que ce genre d’intermèdes se reproduise ? Pourquoi à chaque fois que le téléphone sonne il espère que ce soit lui ?

 «Maudit sois-tu Brian Kinney ! »

 

S : Salut toi !

J : Salut toi !

 

Ils s’embrassent, Shaune prend Justin dans ses bras.

 

S : Alors comment avance cette prochaine exposition dis-moi ?

J : Humm ! Ça progresse tout doucement mais je pense avoir fait suffisamment de toiles acceptables.

S : Comment cela acceptable ? Aurais-tu des doutes sur ton talent maintenant ?

J : Non ! Ne m’écoute pas, je suis un peu fatigué dernièrement et mon travail en pâtit.

S : Je te sens préoccupé. Tu n’as pas de problème ? Tu sais que tu peux tout me dire.

J : Tout va bien, cela passera après l’exposition. (sourire)

: Où a-t-elle lieu cette fois-ci ?

J : Chez moi ! Enfin à Pittsburgh, c’est une surprise et je ne l’ai pas encore dit aux autres. Lindsay doit me trouver une date, j’exposerai là où j’ai exposé mes premiers dessins, au Centre Gay & Lesbien de Pittsburgh.

S : Ta ville te manque on dirait?

J : Quelquefois oui.

 


lili59300  (18.02.2013 à 11:32)

CHAPITRE 14

  

Le téléphone de Justin sonne, il regarde son écran, c’est Brian. Il s’éloigne de Shaune et décroche.

 

J : Allo ?

B : C’est moi.

J : Je sais. (Justin lui parle d’un ton plus distant.)

B : Que se passe-t-il ? Ton boy-friend est dans le coin ? Tu n’oses pas me parler ?

J : Je te rappelle plus tard d’accord ?

B : Dis-lui de partir Justin.

J : Quoi ? (Justin est interloqué.)

B : Dis-lui de virer son cul de chez toi !

J : Je te laisse.

  

Chez Brian

 

« Espèce de petit morveux ! Tu m’as pratiquement raccroché au nez ! Tu n’as pas encore compris on dirait ! »

 

 Chez Justin

 

S : Qui était-ce ?

J : Brian.

S : Que voulait-t-il ?

J : Parler.

: De quoi ?

J : Je ne sais pas, je lui ai dit que je le rappellerai plus tard.

 

Le téléphone se remet à sonner. Après avoir regardé son portable le nom de Brian apparait, il le remet dans sa poche.

 

S : Ton téléphone sonne Justin.

J : Je sais. Il y a la messagerie.  

S : Qu’est-ce que tu fais Justin ? (sourire)

J : Je crois que j’essaie de t’emmener vers la chambre. (sourire complice)

S : Humm… C’est tout un programme ça !

S : Oui, tout un programme.

 

Le lendemain

 

Justin appelle Brian, c’est la première fois qu’il le fait depuis qu’ils ont repris contact.

 

B : Allo ?

J : C’est Justin.

B : Qu’est-ce que tu veux ? (Sa voix est sèche.)

J : Je te signale que c’est toi qui m’as appelé hier !

B : Et c’est toi qui m’as raccroché au nez !

J : Shaune était là ! Tu n’avais pas à me demander de le virer de chez moi Brian ! On est ensemble lui et moi !

B : Tu baises avec lui mais vous ne vivez pas ensemble, et tu ne l’aimes pas.

J : Quoi ? J’ai mal entendu là ! Qu’est-ce qui te permet d’affirmer cela ? Je te rappelle que c’est ce que nous avons fait toi et moi pendant des années Brian.

B : Oui à la différence c’est que tu m’aimais.

J : Tu as employé le passé, et c’est exactement ce que nous sommes Brian. Du passé ! Oui je t’aimais et apparemment  ça n’était pas suffisant ! (silence) Brian… Je ne sais pas ce que tu attends de moi, mais ne fais pas ça. Accepte l’évidence.

B : Je ne t’ai jamais quitté mon ange, jamais ! (Il s’exprime avec colère.)

J : Je ne comprends pas Brian. Pourquoi dis-tu çà ?

B : Faut que j’te laisse. Bip… bip… bip…

  

Brian raccroche énervé, il a perçu la souffrance dans sa voix de Justin ça lui est insupportable, il n’a jamais voulu çà, comment lui expliquer qu’il a agit ainsi dans son intérêt, pour son bien.

  

Quelques semaines plus tard à Pittsburgh, 19 h

 

Justin se rend chez Debbie, son avion a atterri dans la matinée. Son exposition est pour demain au CGL, tout est déjà prêt, ses toiles sont arrivées la veille et les membres de l’association se sont chargés de l’installation. Justin a passé l’après-midi là-bas pour peaufiner les détails et ce soir c’est retrouvailles avec les amis, sans Shaune qui est bloqué à New York par une commande qui ne peut pas attendre.

 

Il a tenté de rappeler Brian au téléphone, mais sans succès. La messagerie a refait surface, déstabilisé et exaspéré, il a fini par lui laisser un message l’informant de sa prochaine exposition à Pittsburg.

 

Le téléphone sonne, c’est Shaune :

 

S : Salut ! Alors tu es bien arrivé ?

J : Oui je suis bien arrivé et tout est prêt pour demain.

S : OK ! Je suis désolé de ne pas t’avoir accompagné mais le client veut absolument sa commande et je n’ai plus que deux jours devant moi si je veux pouvoir la finir.

J : Ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas, et puis on n’a pas besoin de l’exposition pour venir à Pittsburgh.

S : Non c’est vrai, mais j’aurais aimé revoir ta mère ainsi que tes amis.

J : Je leur expliquerai, je vais devoir te laisser, j’arrive chez Debbie.

S : Très bien, je t’embrasse.

J : Moi aussi je t’embrasse, à bientôt.

 


lili59300  (19.02.2013 à 20:01)

CHAPITRE 15

  

Justin toque à la porte qui s’ouvre sur Debbie. Tout le monde est déjà arrivé.

« Ca fait du bien d’être chez soi! » Il se surprend par cette réflexion lorsque Debbie le prend dans ses bras.

 

D : Ah ! Voilà enfin mon ange !

J : Bonjours Debbie ! (grandes embrassades)

D : Comment va notre artiste ? Que ça fait plaisir de te revoir à chaque fois !

J : Debbie ! (sourire) On s’est vu il y a quelques mois ! Maintenant est-ce que je pourrais dire bonjour à tout le monde s’il vous plait ? (rire général)

Ca : Salut Justin, comment s’est passé le voyage ? (accolade)

J : Bien Carl je vous remercie de m’avoir envoyé un des membres de votre association à l’aéroport.

Ca : Je t’en prie, ce n’est rien ! Une partie des membres est à la retraite et ils étaient volontaires. Tu penses ! Allez chercher un grand artiste de la région en personne …

J : Ouais ! (sourire embarrassé) Enfin merci.

 

Ils sont tous là : Michael et Ben, Hunter et Sylvia, Ted et Blake, Emmett et Steve, les filles sont même descendues pour l’occasion avec les enfants. 

Tous s’embrassent et se racontent les derniers potins du coin.

  

J : Au fait Hunter, tes examens ? C’est la dernière ligne droite je crois.

H : J’ai fini ma thèse est mon dernier examen a eu lieu la semaine dernière, j’attends les résultats sous peu.

J : Tu compte faire quoi après, travailler dans un organisme ou t’installer à ton compte ?

H : J’aimerais m’installer mais financièrement ça risque d’être difficile au début.

Bn : On a déjà parlé de ça, on t’aidera si besoin ! On est tellement fier de notre garçon.

Mi : Et comment qu’on est fier ! (sourire attendrit)

J : Si tu as besoins de quoique ce soit n’hésite pas, l’argent n’est pas un problème, la famille c’est fait pour ça.

H : En parlant de famille, je n’ai jamais eu l’occasion de vous dire à quel point la mienne était génial et pas seulement Mickael et Ben, que ce soit Brian pour avoir prêté sa voiture pour qu’on puisse s’enfuir avec Mickael, Mélanie pour m’avoir défendu contre ma mère, Debby pour être la grand-mère la plus généreuse que je connaisse, et vous tous, vous m’avez accepté, vous vous êtes battu pour moi et si j’en suis là aujourd’hui c’est à vous que je le dois alors sachez que je l’aime ma famille et je n’en voudrais pas d’ autre pour tout l’or du monde.

D : Oh mon dieu, il va me faire pleuré ! (Debbie se précipite sur Hunter pour le prendre dans ses bras.)

Ca : Calme toi ma chérie, je dois dire que je le comprends, quand je t’ai rencontré j’ai découvert un milieu que je ne comprenais pas, qui n’était pas le mien, mais j’ai appris et découvert combien il était riche en amour, en amitié, en complicité, moi aussi je peux dire que j’ai hérité d’une famille génial et d’une femme incroyable et que j’aime de surcroit.

H : oh mon dieu comme c’est beau, j’en suis toute retourné. (Hilarité générale.)

J : Emmett tu es de repos demain, tu vas pouvoir profiter de ta journée.

H : Oui mais seulement pour demain, j’ai à planning surchargé pour les 6 prochains mois, mais je ne vais pas m’en plaindre par contre tu vas devoir me donner les dates de tes prochaines expos très rapidement si tu veux que je m’en occupe. Je trouverais toujours de la place pour toi Justin.

J : Je te tiens au courant. C’est toujours d’accord pour finir la soirée chez ma mère demain n’est-ce pas ?

Mi : Oui pas de problème, on sera tous là.

H : Désolé, mais pas nous!

 

Il regarde Sylvia.

 

Bn : Ah bon ? Pourquoi tu ne nous l’as pas dit ?

H : On viendra à l’expo mais nous devrons partir après.

Sy : C’est ma faute en fait, ma mère vient de se faire opérer, elle s’est fracturé le bras et elle rentre demain de l’hôpital. Je dois rester auprès d’elle, deux bras de plus à la maison ce ne sera pas du luxe !

J : Je suis navré pour elle, il n’y a pas de problème. J’imagine que ce ne doit pas être facile pour l’instant ?

H : Non effectivement, elle a cassé le mauvais bras, et tu sais comment les filles sont maladroites. (Hilarité générale)

J : Espérons qu’elle se remette vite alors. Dis-lui bonjour de notre part à tous d’accord. Je lui offrirai une de mes toiles comme cadeau de rétablissement.

Sy : Oh ! Mais ne fait pas ça, tes toiles ont trop de valeur !

J : Tu sais Sylvia, à une période de ma vie où je ne croyais plus pouvoir peindre, une amie m’a fait rencontrer une artiste qui m’a offert une de ses peintures. Je ne te dirai pas l’énergie qu’il lui faut pour les réaliser, mais en me donnant cette toile, elle a assurément contribué à faire de moi l’artiste que je suis devenu et je lui en suis encore reconnaissant aujourd’hui ! Alors demain, regarde la toile qui te plait et je la réserverai pour toi.

Sy : Merci Justin ! (Tout embarrassée, elle se lève pour venir l’embrasser.)

L : Tu te souviens de ça ! Merci pour elle.

J : Ne me remercie pas, elle sera là demain. Je l’ai invitée personnellement.

L : Ce n’est pas vrai ! Justin tu as fait ça ? Je t’adore.

J : Dites-moi les filles, pour changer de sujet, ça va aller avec les enfants ?

Ml : Ne t’inquiète pas, les enfants vont venir avec nous au début de l’exposition et s’ils sont fatigués, Jennifer les prendra, ils resteront avec elle le temps qu’on se retrouve ensemble.

Mi : Les filles vont dormir à la maison.

J : Est-ce que Gus va voir Brian ? (Justin regarde Lindsay.)

L : Euh oui. On doit passer le voir demain matin normalement.

J : Gus voit-il souvent son père ou Brian est-il toujours aussi absent ? (silence)

 

Tous se regardent mais personne  n’ose rien dire.

 

J : C’était juste une question. (Sourire engageant)

Ml : Et bien pour tout dire, Brian a un peu changé si on tient compte du fait qu’il voit Gus de façon régulière et qu’il le prend quelques jours à chaque vacances scolaires.

L : Oui, et Brian s’occupe vraiment bien de lui maintenant. Quand Gus est chez lui, il lui consacre tout son temps, il nous raconte par le menu tout ce qu’ils ont fait ensemble et je dois dire qu’il nous a tous surpris.

Ml : C’est vrai, nous avons même fait une trêve, nous arrivons à communiquer. Ce n’est pas de la franche camaraderie, mais je lui fais d’avantage confiance maintenant.

Mi : Oui il faut lui reconnaitre cela, il a fait de très gros efforts vis-à-vis de Gus.

J : Et toi Ted, le boulot ?

T : Tout va bien de ce côté-là, je te remercie de le demander.

J : Michael m’a dit que Brian partait en déplacement régulièrement ? Vous avez des clients en dehors de Pittsburgh ?

T : Nous avons effectivement des clients en dehors de Pittsburgh.

J : Pourquoi c’est Brian qui se déplace et pas un représentant de Kinnétic ?

T : Tu connais Brian, quand il décide d’aller voir un client, tu as juste à dire OK.

J : Où sont ces clients qu’il va rencontrer ? (silence)

 

Tout le monde semble suspendu aux lèvres de Ted.

 

T : Je ne gère pas son planning, il faut voir ça avec Cynthia.

 

Une sorte de tension s’installe autour de la table.

 

J : Je vois…

D : Allez ! Assez de bavardages ! Qui veut finir mes lasagnes ?

 

Grâce à l’intervention de Debbie, l’atmosphère s’allège tout à coup. Chacun se sert en lasagnes et la discussion reprend sur des sujets divers. C’est dans une ambiance bon enfant que la journée s’achève.

 


lili59300  (21.02.2013 à 14:26)

CHAPITRE 16

  

Le lendemain après-midi, jour de l’exposition

 Tous les amis sont là. Les visiteurs aussi et il revoit certains visages qui lui sont familiers. Pour qu’Emmett puisse profiter de la journée, Justin a fait appel à un autre traiteur qui se débrouille très bien aussi.

 

Sa mère Jennifer vient d’arriver accompagnée de Tucker et Justin vient à sa rencontre pour les embrasser.

 

Jn : Comment vas-tu mon chéri ?

J : Bien. Comme tu vois il y a du monde. Et vous deux comment ça va? As-tu des nouvelles de Molly ?

Jn : On va bien merci, Molly m’a appelée hier soir, elle t’embrasse et te souhaite bonne chance pour l’expo !

J : Oui, elle m’a envoyé un texto ce matin. Je vais devoir te laisser pour l’instant, j’ai une invitée qui vient d’arriver. Tout le monde est là, vous n’avez qu’à vous promener. (Sourire)

 

Justin a invité l’artiste qui lui a redonné espoir, Adrianne Bennett, la peintre en chaise roulante que Lindsay lui a présentée quand il n’y croyait plus.

 

J : Adrianne ! Vous êtes venue, ça me fait très plaisir !

A : Une invitation comme celle-ci ne se refuse pas Justin.

J : C’était une priorité pour moi de vous inviter. Je n’ai pas oublié notre première rencontre.

A : Si c’est notre rencontre qui a donné ce résultat je veux toucher ma part ! (éclats de rire)

J : Vous m’avez fait comprendre qu’il ne fallait pas baisser les bras, et que même si ce que je vivais n’était pas comparable à vous, je n’avais pas droit de me plaindre !

A : Oh si tu l’avais ! Tu as failli te retrouver dans le même fauteuil que moi, il t’a fallu beaucoup de courage pour affronter cela, mais tu étais dans une impasse, alors si mon intervention a désamorcé la bombe et t’a permis d’en arriver là,  je suis ravie d’y être pour quelque chose !

 

Justin l’embrasse, il est content et ému par sa présence. Sur ces entre-faits, Lindsay les a rejoints:

 

A : Salut la blonde !

L : Salut Adrianne ! (embrassade)

A : On dirait que notre ami a fait du chemin qu’en penses-tu ?

L : Je suis d’accord avec toi.

A : Si tu me montrais la route pour voir ses chefs d’œuvre ? (sourire)

L : Suis le guide !

 

Au milieu de ce petit attroupement, Justin n’a pas vu arriver Brian, et c’est Gus qui se manifeste le premier.

 

G : Papa ! (Gus s’élance vers Brian pour lui sauter au cou.)

B : Salut fiston ! (Il prend Gus dans ses bras pour l’embrasser.) Alors mon grand garçon, tu t’amuses ?

G : Ouais, je fais des dessins avec Jennie Rebecca, oncle Justin nous a montré comment faire des personnages. (Justin s’avance vers lui.)

B : Va dire à ta sœur que je suis là.

J : Bonjour Brian. On a installé un petit atelier dessin pour les enfants, ça les occupe… Tu es venu finalement.

B : Bonjour Justin. Espérais-tu ma présence ? 

J : Je n’irais pas jusque-là, mais je n’ai pas aimé la façon dont on s’est quittés l’autre jour au téléphone. Je ne veux pas me disputer avec toi.

 

Brian le fixe et Justin se sent mal à l’aise sous l’insistance de son regard.

 

B : Je vais dire bonjour aux autres! On se retrouve plus tard.

 

Sur ce, Brian lui tourne le dos. Justin se sent déstabilisé de voir Brian faire preuve d’une telle froideur et contre toute attente, il se sent attiré par lui, après toutes ces années il désire encore cet homme. Il faut qu’il se reprenne ! Alors il retourne auprès de ses invités tandis que Brian se dirige vers Michael.

 

Mi : Brian ! Que fais-tu ici ?

B : Tu pourrais dire bonjour avant de m’agresser !

Mi : Excuse-moi. (Embrassade) Tu peux répondre à ma question ?

B : C’est Justin qui m’a invité. Satisfait ?

 

Michael est interloqué, il n’aurait jamais pensé à ça.

 

JR : Oncle Brian ! (JR fonce littéralement sur Brian)

B : Salut la tornade !

 

Brian la soulève pour la porter à bout de bras, JR éclate de rire avant de faire un câlin à son oncle.

 

JR : Je ne suis pas une tornade, je suis une princesse !

B : Oups ! (sourire) Comment va la princesse ?

JR : Je vais bien ! Dis oncle Brian, tu viendras voir mes dessins ?

B : D’accord mais après, je dois dire bonjour à des personnes, si je suis trop long tu viens me chercher d’accord ? (Brian chahute JR avant de la reposer au sol.)

Ml : Si y a bien quelque chose que je ne comprends pas, c’est pourquoi ma fille t’adore à ce point ?

B : Toi et Michael avez fait une hétéro et elle craque pour les beaux bruns !

 

Mélanie ne peut s’empêcher de faire la grimace.

 

L : Et bien ne sois pas trop effrayé, mais sache que notre fils l’est aussi.

B : Quoi ? Ce n’est pas possible ! C’est qu’il n’est pas de moi alors !

 

Lindsay lui met une claque sur la fesse.

 

L : Modère tes propos insolent !


lili59300  (23.02.2013 à 16:36)

CHAPITRE 17

  

C’est à ce moment que la mère de Justin se joint au groupe.

 

Jn : Bonjour Brian.

B : Bonjour Jennifer.

 

Il la regarde hésitant, s’avance pour l’embrasser et Jennifer spontanément le prend dans ses bras.

 

Jn : C’est une surprise de te revoir, une agréable surprise.

 

Brian est étonné de cette remarque, il pensait que Jennifer serait contrariée de le voir ici. C’est pourtant un sourire que lui retourne Jennifer.

 

B : Vous allez bien ? (Il regarde alternativement Jennifer et Tucker.)

Jn : Nous allons bien merci. C’est à toi que je pose la question, Comment vas-tu ?

 

Le petit groupe s’est tu devant cet échange pour le moins surprenant. Voir Jennifer parler avec naturel et gentillesse à Brian n’est pas vraiment ce à quoi ils pourraient s’attendre.

 

B : Je vais bien moi aussi. Merci.

Jn : Tu n’es pas là par hasard n’est-ce pas ? (silence)

B : Non en effet. Justin m’a informé de l’exposition alors je suis venu faire un tour.

 

Brian ne se sent pas aussi à l’aise qu’il semble le laisser paraitre.

 

Jn : Justin et toi vous vous êtes revus si je comprends bien ?

B : Je me suis rendu à une de ses expositions à New York.

Jn : Tu en aura mis tu temps, donc tu as fait la connaissance de Shaune ?

: Oui, je l’ai rencontré. Il est doué dans ce qu’il fait.

Jn : Oui c’est incontestable. Il n’est pas là ce soir c’est dommage, de ce fait, il y a une place de libre, pourquoi ne te joindrais-tu pas à nous ?

B : Je ne comprends pas ? (Brian la regarde l’air interrogateur.)

Jn : Justin ne t’a rien dit ? Nous finissons la soirée à la maison. Qu’en dis-tu ?

B : Je doute que ce soit une bonne idée.

Jn : Tu seras le bienvenu si tu changes d’avis…. Bien, je vais continuer la visite. A bientôt Brian. (Sourire.)

 

Un silence de plomb dans le groupe s’installe. Tous sous le choc, Brian y compris.

 

JR : Oncle Brian, tu viens voir mes dessins maintenant ?

B : Oui ma puce, j’arrive.

 

Quelque peu déstabilisé, il part rejoindre JR, Michael le suit de près.

 

Mi : Tu ne vas pas y aller dis-moi Brian ?

B : Je ne sais pas encore. Je dois dire que je ne l’ai pas vu venir celle-là…

Mi : Ne fais pas ça Brian, ne va pas foutre le bordel de nouveau !

B : Désolé Michael mais ça ne te regarde pas et je ne refuse jamais une invitation surtout si elle vient de mon ex belle-mère.

Mi : Elle n’a jamais été ta belle-mère ! Officiellement je veux dire.

B : Et on sait tous pourquoi. Le résultat est sous tes yeux Mickael.

Mi : Avant de te décider parles-en à Justin au moins. (Sur ce, Michael tourne les talons.)

 

Brian est sur le point de partir quand il se décide à parler à Justin.

 

J : Toujours là ?

B : Oui, mais je vais devoir y aller. Je peux te parler ? (Il regarde alentour.)

J : Bien sûr.

 

Ils se dirigent à l’écart des invités, à l’abri des regards.

 

B : J’ai vu ta mère tout à l’heure.

J : Oui et alors ?

B : Elle m’a invité à me joindre à vous ce soir.

 

Justin ne cache pas sa surprise.

 

J : Elle a fait quoi ? (Justin commence à s’agiter.) Qu’est-ce qui lui a pris de faire ça ? A quoi pense-t-elle ? (Justin semble vraiment contrarié.)

B : Ce n’est pas la peine de te mettre dans cet état ! Un simple non aurait suffi.

 

Vexé, Brian part d’un pas décidé et c’est sans réfléchir que Justin tend la main pour le retenir, mais sa main glisse le long du bras de Brian jusqu'à ce que ses doigts entrent en contact avec les siens.

 

A cet instant plus aucun des deux ne bouge. Ils regardent leurs mains jointent. Justin se dit qu’il lui suffirait de raffermir sa prise  pour attirer Brian à lui et le sentir à nouveau contre lui. Lorsqu’il relève les yeux, c’est le même désir qu’il voit dans le regard de Brian il prend peur et retire sa main précipitamment.

 

 

J : Ce n’est pas une bonne idée Brian.

B : Ce ne serait pas la première fois.

J : Je parle du repas chez ma mère.

B : Je veux que tu me reviennes Justin.

J : Arrête Brian ! Ne recommence pas, pas ici !

B : Je n’y arriverai pas sans toi.

J : Tu t’en es plutôt bien sorti jusque là d’après ce que je vois.

B : Ne fais pas comme si tu ne comprenais pas mon ange.

J : Tu ne manque vraiment pas de toupet ! Après toutes ces années.

 

Il y a de la colère dans la voix de Justin.

 

B : j’ai agis au mieux. Il te fallait de l’espace et du temps.

J : Non ! Tout ce qu’il me fallait c’était toi Brian, rien que toi ça m’aurais suffit, mais tu en as décidé autrement, tu ne peux pas changer les règles au grès de tes envies ça marche pas comme ça, je suis avec Shaune désormais ! C’est comme ça, accepte-le !

 

D’un pas rapide Brian réduit la distance qui les sépare et saisit Justin par la nuque.

 

B : Regarde-moi dans les yeux maintenant, dis-moi que tu ne veux plus de moi  et que c’est lui que tu aime !

J : Brian Je t’en prie!

 

Justin n’arrive plus à réfléchir, la proximité de Brian le trouble énormément. 

 

B : Vas y Justin dis le moi ! (Le silence de Justin est éloquent.)

 

Sans plus de manière, Brian s’empare de la bouche de Justin et en une fraction de second tout devient flou pour nos deux amants, seul compte la bouche de l’autre. Leurs langues se goûtent jouant de leurs saveurs, leur corps se pressent l’un contre l’autre, Brian peut sentir l’érection de Justin a travers son Jean, il s’accroche à ses hanches et se colle tout contre lui pour lui faire sentir son désir, leurs mains se touchent avec impatience comme si leur vie en dépendait, leur souffle se mélange, Brian enfui son visage dans le cou de son ange, il le respire, il se sent ivre de plaisir, de sa bouche avide il goûte sa peau, il en veut encore, il en veut plus, il veut cet homme de tout son être, sa faim de lui semble insatiable, rien ne semble pouvoir les arrêter, rien sauf … le mur. Stoppés nets dans leur élan, Brian prend conscience de ce qu’ils sont en train de faire. Il en a fallu de peu pour qu’il ne fasse l’amour à Justin ici-même. Il regarde autour de lui pour s’assurer qu’ils ne sont vus de personne et c’est d’un souffle haletant et encore sur le coup de l’excitation qu’il s’adresse à Justin.

 

B : Désolé mon amour, je crois qu’on a perdu les pédales !

 

 

Justin le regarde d’un air égaré. Pris dans le tumulte de ses émotions il lui faut quelques secondes pour reprendre pied et réalise tout à coup.

 

J : Qu’est-ce qu’on a fait Brian ? Oh mon dieu qu’est ce….

 

Brian voit bien que Justin semble désemparé, il tente de dédramatiser la situation.

 

B : Calme-toi Justin, ce n’est rien. On s’est juste un peu laissé aller.

 

Justin remet de l’ordre dans ses vêtements et regarde Brian.

 

J : Je ne veux pas revivre ça, je ne peux pas, ça fait trop mal. Tu comprends ça !

B : Justin ! (Brian remet de l’ordre dans sa tenue aussi.)

J : Non ! Comment j’ai pu faire ça ? Brian je veux que tu t’en ailles ! Ça n’arrêtera donc jamais ?

B : Non Justin ! Toi et moi ça ne s’arrêtera jamais ! Dit-il véhément.

J : Laisse-moi respirer Brian, arrête de m’appeler. Fiche-moi la paix ! (Ils s’affrontent du regard.)

B : C’est ce que tu veux Justin ? Que je te foute la paix ? Que je disparaisse ? Ce qui vient de se passer n’est pas assez clair pour toi ?

 

Brian est exaspéré, à cran.

Il sait qu’il est inutile de discuter, le contact est rompu. Le plaisir a été trop intense, le retour dans la réalité trop brutal. Il se sent frustré et en colère contre lui pour avoir perdu le contrôle ainsi et contre Justin pour le rejeter encore une fois, pour le voir lutter contre ses sentiments. C’est dans cet état d’esprit qu’il quitte l’exposition.

 


lili59300  (24.02.2013 à 21:41)

CHAPITRE 18

  

De retour à New York

 

Cela fait deux semaines que Justin est rentré. Sa prochaine expo n’étant pas pour tout de suite il a décidé de s’accorder un peu de repos. La peinture est son refuge depuis longtemps, en faire son métier était accessible mais pouvoir en vivre est plutôt inespéré. Cela lui permet de beaucoup voyager que ce soit dans les grandes villes du pays ou à l’étranger, cependant il y prend moins de plaisir depuis quelques temps.

 

Sur le plan financier, Justin à suffisamment d’argent de côté pour être à l’abri du besoin, il ne s’inquiète pas pour ça. Il n’a jamais été dépensier. L’achat de son appartement a été sa seule folie.

 

Il a retrouvé Shaune, et avec des amis ils sortent assez régulièrement, soit au restaurant soit dans des galeries, ou ils vont simplement se balader dans la ville. Sa vie semble avoir repris un cours normal si ce n’est qu’il repense souvent à ce qui s’est passé au CGL avec Brian. Ça en devient une obsession, il culpabilise vis-à-vis de Shaune.

 

Justin pensait que Brian l’appellerait malgré tout pour prendre de ses nouvelles ou parler de ce qui s’était passé, mais rien. Brian a de nouveau disparu. C’est ce qu’il voulait, il le sait, alors pourquoi cela le met-il dans tous ses états ? Il ne supporte pas ce silence, c’est infernal.

 

Lorsqu’il repense à leur baiser, c’est comme si d’un seul coup il n’y avait plus qu’eux deux, c’est comme un aimant, l’attraction qu’il exerce sur lui est plus forte que jamais et lorsque sa bouche s’est posée sur la sienne il n’a plus rien maitrisé, toutes ces années de douleur, de colère, de chagrin tout à été réduit à néant à la seconde ou Brian l’a embrassé, son cœur martelait si fort dans sa poitrine, il ne voulait que lui, il ne sentait que lui, il n’était plus que sensation. Comment a-t-il pu s’abandonner de la sorte ! Le retour à la réalité n’en a été que plus brutal et une peur irrationnelle s’est emparée de lui. Justin reconnait ces symptômes, il en connait les conséquences, la souffrance qu’elle engendre, il ne peut pas se permettre revivre ça alors pourquoi se sent-il si vide ?

  

A Pittsburgh au loft

 

Brian transpire à grosses gouttes. C’est sur son tapis de course qu’il passe ses nerfs, il est à fleur de peau. A Kinnétic, tout le monde longe les murs sous peine de subir les foudres de Brian Kinney et même si il a conscience de sa mauvaise humeur, c’est plus fort que lui.

 

S’il a souffert auparavant de l’absence de Justin, c’est encore pire aujourd’hui maintenant qu’il a goûté de nouveau à son ange, qu’il a retrouvé le gout de sa bouche, touché sa peau, qu’il l’a respirée. De mémoire, il n’a jamais perdu la tête comme cela, comment une personne peut elle vous donner la sensation de n’être faite que pour vous, de n’exister que pour être avec vous et que sans elle vous ne serez jamais entier, c’est exactement ce qu’il ressent il ne se sent entier qu’avec Justin. Il est frustré, en colère et en manque et même le Babylon ne le satisfait pas. Oh il ne manque pas de partenaires… si encore il en cherchait ! Mais rien ne peut apaiser le besoin qu’il a de Justin. Comment son ange peut-il vouloir le rejeter après ce qui s’est passé, pourquoi refuse-il de voir la vérité en face et reconnaitre que leur histoire n’est pas finie ?

 « On verra combien de temps tu tiens mon ange, ta tête dit non, mais ton corps dit oui. Ça prendra le temps qu’il faut, mais tu me reviendras Justin ! »

 

 A New York quelques jours plus tard

 

Justin ne supporte plus le silence de Brian, il est anxieux, il se sent comme un Lion en cage, Brian lui manque, sa voix, sa présence, ses mains, sa bouche, que dire de ses nuits ou il se réveil agité au bord de l’explosion. Plusieurs fois il a tenté de le joindre mais sans succès, il ne décroche pas et cela l’agace au plus haut point.

Brian aurait-il fini par faire ce qu’il lui demande ? À savoir l’oublier ? Ne plus l’importuner ? Il ne faut pas qu’il pense à ça. Non il ne doit pas y penser.

Heureusement Shaune arrive ils doivent aller au cinéma. Ça lui changera les idées.

 

S : Alors mon beau blond, toujours partant pour le cinéma ?

J : Oui, tu sais ce qu’il y a à l’affiche ?

S : Non pas vraiment. Mais ce n’est pas grave on improvisera.

J : On y va alors.


lili59300  (26.02.2013 à 16:11)

CHAPITRE 19

 

 Dans la soirée, de retour à l’appartement

 S : Justin, que se passe-t-il ?

J : Comment ça, je ne comprends pas ?

S : Je t’ai observé ce soir, tu n’as pas regardé le film, tu étais complètement ailleurs. Il se passe quelque chose ? Tu veux m’en parler ?

J : Shaune, non. Pas ce soir.

S : Justin, qu’est-ce qu’il y a ? Je suis sûr que ce n’est pas ton travail  alors qu’est-ce c’est ? J’ai remarqué depuis quelques temps des changements chez toi. Parle-moi.

J : Je ne préfère pas.

S : Tu en as trop dit ou pas assez !

J : Je ne sais pas ! (soupire)

S : Je veux savoir ! Est-ce que j’ai des raisons de m’inquiéter ? (silence)

J : Je repensais à mon expo à Pittsburgh au CGL.

S : Et alors ?

J : Brian était là….tu te souviens de Brian.

S : Oui le père de Gus.

J : Il y a quelque chose que tu dois savoir concernant Brian, ou plutôt à propos de moi et Brian. Nous avons été ensemble pendant plusieurs années et nous étions sur le point de nous marier mais la vie en a décidé autrement.

 

Justin regarde Shaune d’un air embarrassé.

 

S : Vous quoi ? (Shaune est abasourdi.)

J : Tu m’as très bien entendu Shaune.

S : Attends! (Shaune ne sait plus s’il veut savoir finalement. Il prend une grande respiration.) Que s’est-il passé ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas mariés ?

J : Tout était prêt, (sourire), mais quelques temps plus tôt un critique d’art très en vue avait sorti un article sur moi assez élogieux, disant que New York n’attendait que moi.

S : Vous avez décidé de ne pas vous marier pour que tu puisses venir ici ?

J : On peut dire ça oui.

S : Que vous ne vous soyez pas mariés je comprends mais pourquoi rompre ?

J : Ce n’est pas moi qui ai rompu. Brian ne s’est jamais expliqué là-dessus, mais je pense que la distance était un facteur majeur. Je commençais à voyager et se retrouver devenait compliqué dans nos emplois du temps, et du jour au lendemain plus rien, c’était fini.

S : comment ça fini !

J : Notre histoire a pris fin un an après mon installation à New York. Brian a cessé tout contact avec moi pratiquement du jour au lendemain.

S : Et à New York ? Tu savais qu’il viendrait à notre exposition?

J : Non pas du tout ! C’était complètement inattendu, c’était la première fois depuis six ans que je le revoyais, je ne pensais plus jamais le revoir !

S : Parle-moi de  Pittsburgh ? Que s’est-il passé ?

J : Rien ! C’est juste que …..Je ne sais pas, je ne sais plus, son retour m’affecte plus que je ne le pensais !

S : Pourquoi est-il revenu après tout ce temps ?

J : Pour moi.

S : Comment ça pour toi ?

J : Je ne veux pas te faire de mal Shaune.

S : C’est un peu tard pour ça, je veux savoir pourquoi dis tu qu’il est revenu pour toi, que veux tu dire exactement ?

J : Il veut qu’ont ce remettent ensemble.

S : As-tu encore des sentiments pour lui ?

J : Ne me demande pas ça Shaune !

S : Réponds Justin ! Je n’accepterai pas de mensonge. (Silence.)

J : J’aime cet homme depuis que j’ai l’âge de 17 ans.

 

C’est d’un air accablé que Justin affronte le regard de Shaune.

 

S : Avez-vous fait l’amour depuis que vous vous êtes revus ?

J : Non ! Non Shaune ! Il n’y a rien entre lui est moi ! Je suis avec toi Shaune !

 

Justin se précipite vers lui pour le prendre dans ses bras mais Shaune s’éloigne de lui.

 

S : Tu es avec moi mais tu penses à lui n’est-ce pas ? Quand nous faisons l’amour c’est à lui que tu penses aussi ? (La colère de Shaune est palpable.)

J : Shaune arrête ! Ne dis pas n’importe quoi !

S : Moi dire n’importe quoi ? (Il laisse exploser sa colère à grand renfort de gestes.)

Ça fait deux ans que nous sommes ensemble, je suis amoureux de toi Justin, comment as-tu pu me laisser tomber amoureux de toi sachant que tu ne partagerais pas mes sentiments. Je croyais te connaitre mais je me rends compte que je ne sais rien de toi Justin.

J : J’étais seul quand on s’est rencontrés Shaune et je tiens à toi énormément, Brian n’a rien à voir avec nous !

S : S’il n’a rien à voir avec nous, que fait t’il dans cette conversation ?

J : Je voulais me montrer honnête avec toi. Tu es important pour moi Shaune.

S : Tu tiens à moi, mais tu ne m’aimes pas ! Pas comme lui en tout cas !

J : Je ne veux pas entrer dans ce genre de débat Shaune, je me sens assez embrouillé comme ça.

S : Je vais rentrer chez moi ça vaudra mieux. Inutile de m’appeler, j’ai besoin de réfléchir de mon côté.

J : Je te demande pardon si je t’ai blessé Shaune, si je t’ai parlé c’est parce que je ne veux pas te mentir, ne prends pas de décision sur un coup de tête veux-tu ?

: Salut !

 

Shaune part en claquant la porte.

 

Justin se sent mal d’avoir fait cela, mais il ne peut pas continuer à se mentir. Brian occupe toutes ses pensées et il a beau lutter de toutes ses forces, sa résistance perd du terrain et ça le rend furieux de se sentir si faible. 

« Maudit sois-tu Brian Kinney ! » 


lili59300  (28.02.2013 à 14:01)

CHAPITRE 20

  

Quelques jours plus tard à Kinnétic

 

Brian termine le dossier d’un client quand Cynthia arrive.

 

C : Brian ! Un certain Shaune demande à te voir.

B : Shaune ? Tu es sur ?

C : Oui. Il m’a dit que tu comprendrais.

B : Ça devient intéressant. (Sourire.) Fais-le entrer Cynthia. Quand il sera dans mon bureau, fais mettre un vigile en faction discrètement près de la porte, on ne sait jamais.

C : Tu es sérieux ? Tu me fais peur…

B : Fait ce que je t’ai dit et fait-le entrer maintenant.

 

Shaune entre, il regarde Brian :

 

S : Je ne te sers pas la main, la mienne me démange ces derniers temps !

 

Le ton familier de Shaune informe Brian qu’il est au courant pour Justin et lui.

 

B : Si tu me disais ce qui t’amène ?

S : J’aimerais avoir des réponses à quelques questions !

B : C'est-à-dire ?

S : Justin m’a parlé de toi. Il m’a dit pour vous deux.

B : Que t’a-t-il dit exactement ?

S : L’essentiel je pense, à savoir que vous avez été ensemble, que vous avez failli vous marier, que tu l’avais quitté sans explication, et qu’aujourd’hui tu voulais le récupérer. Est-ce que j’aurais oublié quelque chose ?

B : Non.

S : Jouons franc jeu d’accord ? Le bonheur de Justin en dépend. Je veux savoir pourquoi tu l’as quitté ? Je veux en connaitre les raisons, celles que tu n’as pas données à Justin !

 

Brian hésite à lui dire la vérité, c’est dans un soupir qu’il se lance :

 

B : Justin a beaucoup de talent comme tu le sais, mais si nous étions restés ensemble il ne serait jamais arrivé où il est aujourd’hui. La distance était un problème, nous aurions peut-être pu trouver des solutions mais cela l’aurait freiné, et tu sais comme moi que lorsqu’on débute dans le métier les premières années sont essentielles. C’est une carrière qui demande beaucoup de disponibilité.

S : Six années, tu l’as quitté depuis 6 ans, c’est plus que tu temps que tu lui à laissé !

B : Je te l’accorde, j’aurais du me manifester plus tôt, mais il est bien implanté dans la profession maintenant, il est reconnu, il a le succès qui lui revient, il c’est fait c’est propres repères, et tout cela en six années seulement. Tu es du métier de l’Art alors dis moi combien d’année de jeunes artistes peuvent galérer avant même d’espérer vivre de leur talent, d’être connu? ….Tu sais ce que je veux dire.

: Tu marque un point sur ce coût là. Et l’autre raison, celle que tu ne m’as pas dite ?

B : (soupir) Je n’y arrivais plus, le laisser repartir …..

 

Brian ne finit pas sa phrase. Shaune comprend ce qu’il veut dire, quand bien même il le déteste en cet instant, il comprend.

 

S : C’est la seul solution que tu as trouvée ? Tu l’as lâché comme ça ! Pfff, pauvre crétin !

 

Brian se redresse, pas question que ce mec le juge :

 

B : Ce que j’ai fais, je l’ai fais pour lui, ma situation professionnelle était établit, mais Justin avait tout à découvrir.

S : Pourquoi revenir maintenant ?

B : J’ai assez attendu. Je lui ai laissé tout le temps nécessaire pour s’accomplir, maintenant je veux qu’il me revienne.

 

La tension qui règne dans le bureau est palpable.

 

S : Je vois! Et moi dans l’histoire, je suis sensé faire quoi ? Me battre contre toi ? Te céder la place ? (Le ton est provoquent.)

: Fais ce que tu veux, mais je crois que tu as déjà la réponse à cette question.

: Réponds à celle-ci ; que s’est-il passé au CGL?

B : Il ne t’a rien dis pas vrai ?

 

Le sourire narquois de Brian fait monter d’un cran la tension dans la pièce.

 

S : J’attends !

B : Ont c’est embrassé. C’est moi qui ai pris l’initiative, Justin n’a rien demandé, s’empresse de préciser Brian.

S : OK ça suffit, j’en ai assez entendu !

 

Shaune commence à se diriger vers la porte puis s’arrête net.

 

: Je voulais te voir en face. Mais surtout je voulais comprendre et être sûr.

B : Sûr de quoi ?

S : Que tu l’aimes vraiment.

B : Ne t’emballe pas, Justin ne veut plus de moi.

S : Il est chamboulé par ton retour plus qu’il ne veut le reconnaitre. Son attitude en dit plus que des mots, laisse lui un peu de temps.

B : Pourquoi fais-tu ça toi ? Tu as un goût prononcé pour le masochisme ou quoi ?

S : Je suis amoureux de lui. Mais je réalise que ça ne sera pas suffisant car je ne suis pas TOI.

  

C’est d’un air vaincu que Shaune se dirige vers Brian pour lui tendre la main. Une façon toute virile de reconnaitre sa défaite. Surpris, Brian s’approche pour la lui serrer, mais le temps qu’il comprenne ses intentions, le poing de Shaune vient s’écraser sur sa mâchoire. Brian surpris et un peu sonné, le regarde sans comprendre.

  

B : Putain de con ! Tu me fais quoi là ?

S : Ça, c’est pour l’avoir embrassé enfoiré ! Prends soin de lui ou je m’occuperai personnellement de toi !

 

Il n’y a rien à ajouter et sur un dernier regard, Shaune quitte les bureaux de Kinnétic.

 


lili59300  (03.03.2013 à 11:50)

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0.85m / 5.6% (Part)

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Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

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Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

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Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

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Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

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Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

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Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

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