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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Queer As Folk
Création : 04.02.2013 à 18h18
Auteur : Audali09
Statut : Terminée
« Fic inventée après la fin de la saison 1. Pas de spoil sur la saison 2 ou la fin de saison 1. » Audali09
Cette fanfic compte déjà 75 paragraphes
C’est le téléphone qui éveilla Brian d’un sommeil comateux. Il sortit un bras de sous la couette et tendit la main vers son portable sur la table de nuit.
-Allô ? marmonna-t-il. Qui? … ah bonjour Jennyfer… oui un peu… non c’est bon il est rentré hier soir… non aucuns soucis…
Justin grogna et planqua sa tête sous l’oreiller. On n’avait pas idée de réveiller les gens à une heure pareille.
-Oui bien sûr… si vous voulez… je lui en parlerai… non, non, pas de problèmes … oui d’accord… oui… au revoir Jennyfer… à vous aussi… termina Brian.
Il reposa son portable sur la table de nuit. Il se retourna vers Justin et colla son torse contre son dos l’enserrant dans ses bras.
-Ta mère sera là vers 14h, elle veut te parler de quelque chose, murmura-t-il.
-Mmh…
-Donc on ne pourra pas rester au lit toute la journée…
-Chier… marmonna Justin en refermant les yeux.
Ils se rendormirent jusqu’à midi.
-Bonjour Chéri, dit Jennyfer en refermant la lourde porte de métal.
-Jour’ Man’, répondit Justin les cheveux en bataille.
-Bonjour Brian.
-Bonjour Jennyfer.
-Je te sers quelque chose ? demanda Justin en l’installant au bar.
-De l’eau s’il te plait, répondit-elle. Comment vas-tu ?
-Ça va, je suis juste un peu fatigué…
-On s’est beaucoup inquiétés tu sais…
-Je sais, répondit-il plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu.
-Ce n’était pas un reproche, continua-t-elle.
-Brian m’a dit que tu voulais me parler, demanda-t-il changeant de sujet.
-Oui. Comment dire ? C’est au sujet de ton père…
-C’est pas vrai ! Je ne veux pas parler de lui, pour moi il est mort !
-Justin… chuchota Brian.
-Je te rassure je suis dans le même état d’esprit que toi, rétorqua sa mère. Il ne s’est pas remarié donc la demande s’est faite par moi.
-Quelle demande ? demanda Justin interloqué.
-Ton père a demandé à te voir. Il a demandé un parloir.
-Quoi ?!?
-…
-Est-ce que c’est une blague ?!
-Non. Il a fait la demande hier auprès du directeur de la prison qui me l’a transmise.
-Mais il se fout de la gueule de qui ?!! Pourquoi t’as pas refusé ?
-Tu n’es pas mineur c’est à toi de donner ta réponse. Il a également demandé à voir Mollie mais j’ai refusé et elle ne voulait pas non plus.
Justin se mit à tourner à rond. Il regarda Brian qui ne dit rien : ce n’était pas à lui de prendre la décision pour Justin.
-Tu n’es pas forcé d’y aller, continua Jennyfer.
-Eh bien tu vois je vais y aller ! On va voir s’il tient le même discours qu’au procès seul devant moi ce salop… Il a demandé le parloir pour quand ?
-Demain.
-Répond leur que j’irai, termina-t-il en se dirigeant vers la salle de bain.
Jennyfer le suivit du regard en poussant un soupir.
-Je l’accompagnerai, lui dit Brian sur le ton de la confidence.
-Je te remercie.
-Je vous en prie.
-Bon. Je vais y aller, merci pour tout Brian.
-Je vous en prie, répéta-t-il en la raccompagnant vers la sortie. Passez un bon dimanche.
-Toi aussi. Au revoir.
-Au revoir.
Décidemment ce Craig Taylor ne cessait d’interférer dans leurs vies et il commençait sérieusement à agacer Brian.
Il rejoignit Justin sous la douche. Il l’entoura de ses bras et posa son menton sur son épaule. Justin poussa un long soupir. Brian ne savait pas quoi lui dire et il savait de toute façon que Sunshine ne changerait pas d’avis.
Etendus sur le lit, la tête de Justin reposait sur son ventre. Une main sous la tête Brian fumait une cigarette les yeux fixés sur le plafond.
-Justin ?
-Mmh…
-Je peux te poser une question ?
-Je t’écoute.
-Pourquoi t’es parti ?
-Bah tu sais c’est le verdict ça m’a…
-Non, pourquoi t’es parti le soir de St James ? demanda Brian en le coupant.
Justin ferma les yeux, il savait que la question finirait pas être abordée et à vrai dire il ne savait pas vraiment comment répondre.
-Justin ?
-Je sais pas… il se mit à réfléchir. Quand je t’ai vu étendu par terre comme ça dans ton sang et que je t’ai vu après sur ce lit d’hôpital relié à cette machine je sais pas trop ce qui m’as pris. T’étais étendu là, pâle, on aurait dit que tu dormais mais intérieurement je me disais que tu ne te réveillerai peut-être jamais. Et puis les médecins étaient très alarmistes sur ton état. Mon père avait tiré et je me sentais vraiment coupable j’avais l’impression d’avoir armé le bras qui t’as tiré dessus. Encore aujourd’hui je ressens cette culpabilité quand je te vois en rééducation ou quand je vois que ton dos te fait souffrir parce que je sais que dans cette histoire j’ai ma part de responsabilité. Et je crois que ce soir-là j’ai eu peur d’une part de te perdre pour toujours mais aussi parce que j’avais peur que tu ne me veuilles plus jamais dans ta vie. Et je n’aurai pas supporté une vie à Pittsburgh sans toi.
Il se redressa et fit face à Brian.
-Brian est ce que tu m’en veux ? Pour tout ce qui s’est passé ?
Brian écrasa sa cigarette et le regarda droit dans les yeux.
-Non. Je ne t’en veux pas pour le soir de St James tu n’es pas responsable de ce qu’est ton père ni de ce qu’il pense. Je n’ai jamais considéré que c’était de ta faute. Mais je t’en ai voulu d’être parti et de ne pas être revenu. Il tendit la main vers la table de nuit et en sortit une feuille pliée en quatre. Surtout après m’avoir écrit ça.
Justin reconnût immédiatement la lettre qu’il lui avait écrite la nuit de cette soirée qui s’était transformée en cauchemar. Il se revit assis sur cette chaise auprès de Brian lui tenant la main comme si c’était la dernière fois qu’il le touchait.
-Mais maintenant que tu es là je ne t’en veux de rien du tout… termina Brian.
Justin s’approcha de lui et l’embrassa avec douceur. Brian lui rendit son baiser et s’allongea sur lui tendrement.
Rien ne comptait plus que ces bras qui l’entouraient.
Sur le dos, les yeux vers le plafond, il ne dormait plus depuis une heure. Il se leva doucement sans réveiller Brian et se dirigea vers la cuisine. Il se prépara un café. Il se sentait étrangement calme malgré qu’il s’apprêtait à voir son père d’ici quelques heures. Des souvenirs du procès lui revinrent en mémoire :
« Pensez-vous que le comportement de votre fils vous ai poussé à agir comme vous l’avez fait ? - En partie oui… »
Ce procès n’avait été au final pas une partie de plaisir et surtout il l’avait laissé avec un arrière-goût de déception et d’injustice. Il buvait son café à petites gorgées ne se départissant pas dans son calme légendaire. Il se demandait ce qu’il allait bien pouvoir lui dire et surtout ce que LUI allait dire. Il ne pardonnerait jamais mais il était tout de même curieux de voir la tournure que les choses allaient prendre.
Dans la chambre un réveil se mit à sonner, Brian émergea dans un grognement. Il frappa violemment sur l’engin qui lui fracassait le crâne. Il se leva encore tout endormi et se dirigea vers la salle de bain.
Le jet d’eau finit de le réveiller. Une serviette nouée autour de la taille il se dirigea vers la cuisine.
-Bonjour, lui dit Justin avec un de ses sourires dont il avait le secret.
-Salut
-Je t’en fais un ? dit-il en indiquant la cafetière.
-Ouais. Tu as rendez-vous à qu’elle heure ?
-11H, répondit Justin en versant l’eau dans la cafetière.
-Je vais t’emmener…
-C’est pas la peine Brian.
-Je t’emmène, point barre, y’a pas à discuter, termina Brian en buvant son café.
Ils s’habillèrent rapidement dans un silence total. Ce silence s’instaura entre eux dans l’ascenseur et plus tard dans la voiture. Ils arrivèrent devant la prison de Pittsburgh à 10H45.
Deux grandes portes de métal formait l’entrée, imposante, froide, austère. Un frisson parcourut Justin. Brian l’attira à lui et l’embrassa tentant de lui faire oublier où il se rendait. Comme toujours durant quelques instants il oublia tout, sauf lui. Il sortit de la voiture, se retourna une dernière fois lui tendant un pauvre sourire. Il se dirigea vers la porte du pénitencier. De longs et hauts murs surplombés de barbelés empêchaient toute évasion. Il prit une longue inspiration et d’un pas décidé se dirigea vers la porte contre laquelle il frappa. Une petite lucarne s’ouvrit.
-C’est pourquoi ? demanda le gardien.
-J’ai rendez-vous pour un parloir à 11H.
-A quel nom ?
-Taylor, Justin Taylor.
Le gardien vérifia un registre et le fit entrer. Brian vit la lourde porte se refermer sur Sunshine, il ne lui restait plus qu’à rentrer et attendre.
Il pénétra dans une cour intérieure grise dans laquelle régnait un silence oppressant. Les fenêtres du bâtiment étaient toutes recouvertes de barreaux ajoutant un sentiment glauque à l’ambiance générale. Une légère brise faisait voler la poussière sur le dallage de la cour. Un nouveau frisson parcourut Justin, il ne souhaitait pas s’éterniser ici. A l’accueil on vérifia ses papiers et son rendez-vous. Ils marchèrent dans un long couloir qui sentait l’éther. Peu à peu une sourde tension commençait à lui serrer la gorge. Ils passèrent deux portes de sécurité et arrivèrent dans la salle des parloirs.
-Dernier box au fond à droite. Il vous attend, lui indiqua le gardien.
Il avança lentement vers le fond de la pièce retenant sa respiration. Dans les différents box d’autres détenus parlaient avec leurs familles et il régnait dans la salle un léger brouhaha. Au moment d’arriver il ferma les yeux quelques secondes et pris une profonde inspiration. Il s’assit sur le tabouret face à une vitre. Derrière cette vitre : Craig Taylor. Il portait la combinaison orange des détenus et portait sur la poitrine inscrit en noir son numéro : 31 415. Il releva la tête lorsque Justin s’assit, il lui adressa un sourire. Justin ne lui rendit pas conservant un visage froid, distant, ses yeux outremer perçant la personne qui lui faisait face. Une vitre avait beau les séparer, Justin était tendu et sentait la tension de la colère s’insinuer en lui. Sur les côtés reposait des combinés afin que les détenus puissent parler avec leurs visiteurs. Craig prit le sien et fit signe à Justin d’en faire de même. A regret c’est ce qu’il fit.
-Bonjour, commença timidement Craig.
Justin ne répondit rien, les sons coincés dans sa gorge. Pourquoi était-il venu déjà ? Son père paraissait fatigué, des cernes bleues s’était formées sous ses yeux, ses joues étaient creusées, il avait une barbe de plusieurs jours qui lui mangeait le visage, des croûtes de sang séchées apparaissaient sur les jointures de ses mains. En d’autres circonstances Justin aurait eu pitié d’un homme dans un état pareil mais là il ne ressentait que de l’aversion.
-Maman a dit que tu voulais me voir, alors je suis là, lui dit Justin d’une voix glaciale.
-Et je t’en remercie, poursuivit Craig.
-Qu’est-ce que tu veux ? demanda Justin avec une voix de plus en plus agressive.
-Je voulais m’excuser pour tout le mal que je t’ai fait ainsi qu’à Brian. Je voulais aussi m’excuser d’avoir dit ce que j’ai dit au procès, tu n’es en rien responsable de ce que j’ai fait. J’aurai dû savoir t’accepter tel que tu étais, comme mon fils.
Justin fût désarçonné, il ne savait pas s’il devait y croire ou si c’était une stratégie de la part de son père pour faire croire à tout le monde ses regrets. La réponse ne se fît pas attendre.
Justin eût un rire mauvais.
-Tu crois que je vais croire tout ce que tu me racontes ?! J’espère que tu plaisantes ! Tu n’as jamais pu supporter ce que j’étais et tu ne t’es pas privé pour me le faire comprendre sans parler de Brian. Et maintenant que t’as passé quelques mois en taule tu as changé du tout au tout ?? Te fout pas de moi, j’en crois pas un mot.
Alors un changement s’opéra et Justin eût l’impression de voir deux personnes différentes : le Craig Taylor qu’il avait vu en arrivant et ce Craig Taylor qui paraissait bien plus proche de la réalité. Il se redressa, resserra les poings, le corps tendu. Ses yeux brillèrent d’une lueur nouvelle et Justin crût se revoir le soir à St James lorsqu’il venait de tirer. Un rictus étira ses lèvres. Il avait l’apparence d’un fou.
-Bien sûr que non je n’accepterai jamais que tu fasses parti de cette espèce nauséabonde, tu veux que je te dise ça me dégoute, dit-il d’une voix sifflante.
Ses yeux étaient devenus deux fentes.
-Tant que je vivrai et même quand je serai sorti de ce trou je ne t’accepterai pas plus ni cet homme qui t’a perverti et corrompu aux yeux de Dieu. Il ira brûler en enfer comme tous les gens de son espèce et toi avec, poursuivit-il d’une voix glaciale abandonnée par toute émotion.
Justin ne pût s’empêcher de devenir blanc. Entendre de tels propos habituellement était difficile mais de la propre bouche de son père était encore pire. Le lien qui avait pu les unir était définitivement détruit. Il n’y avait aucun retour en arrière possible.
Justin se leva brusquement de son tabouret.
-Eh bien moi j’espère que tu crèveras le premier ! J’espère que tu vas te faire baiser, frapper, détruire par les autres taulards et que tu vas en crever !
-Je vais finir par sortir de cette taule et où que vous soyez je vous retrouverai, vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ça, continua-t-il les yeux roulant de haine.
En guise de réponse Justin cracha sur la vitre qui les séparait et raccrocha : il n’y avait plus rien à dire. De l’autre côté Craig Taylor et commença à vociférer en frappant contre la paroi. Mais Justin ne pouvait rien entendre. Il se dirigea vers la sortie et fît une croix sur cette partie de sa vie.
Une fois dehors, devant la prison, il s’arrêta quelques minutes tentant de reprendre son souffle les jambes flageolantes. Il était partagé entre une colère sourde et la frayeur qu’avaient provoquée les mots de Craig Taylor.
« Il ira brûler en enfer comme tous les gens de son espèce et toi avec (…) Je vais finir par sortir de cette taule et où que vous soyez je vous retrouverai, vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ça(…) »
Il se mit à courir voulant s’éloigner le plus vite possible de cet endroit. Il courût jusqu’au Loft sans s’arrêter comme si sa vie en dépendait. Il grimpa les escaliers quatre à quatre, ouvrit la porte et la referma violemment derrière lui s’appuyant contre elle. Son cœur cognait contre sa poitrine et à ses oreilles. Rougi par l’effort, les cheveux en bataille, il reprenait peu à peu son souffle.
Brian descendit les deux marches de la chambre et retrouva Justin adossé à la porte d’entrée la main serrée autour de la poignée. L’expression qu’il affichait était effrayante et Brian eût un serrement au cœur. Il était resté deux heures là-bas, et à voir son visage cela semblait avoir été les heures les plus longues de sa vie. Il s’approcha de lui avec précaution et desserra-les doigts autour de la poignée. Il attira Justin à lui et le serra dans ses bras le plus fort qu’il pût.
Justin ne réagit pas tout de suite, restant là les bras ballants. Puis il sentit à nouveau cette chaleur, ce corps contre le sien, ces bras qui l’enserrait : il se sentait enfin en sécurité, sentant son corps se réchauffer, cette angoisse sourde le quitter petit à petit.
Il passa ses bras autour de la taille de Brian et s’autorisa enfin à pleurer.
Il embrassa ses cheveux, son front, ses paupières, son nez, ses joues où les larmes coulaient, ses lèvres. Il voulait chasser cette expression de son visage, il voulait le voir sourire à nouveau. Il se perdit dans sa nuque. Justin rejeta la tête en arrière sous le baiser. Il ne voulait plus penser à rien, il voulait juste ressentir cet homme. Ils se dirigèrent lentement vers le canapé du salon, à reculons, sans cesser de s’embrasser. Brian lui retira son pull, Justin déboutonna sa chemise. Leurs gestes étaient lents, tendres comme si le temps leur était compté, qu’ils allaient mourir demain. Leurs peaux s’électrisèrent lorsqu’elles entrèrent enfin en contact. Justin passa son bras autour de sa nuque se collant tout contre lui. Leurs langues se cherchaient avec impétuosité. Leur étreinte devint plus passionnée. Justin s’allongea sur le divan et entraina Brian avec lui. Rien ne comptait plus à cet instant que ces bras qui l’entourait, que cette chaleur qu’il sentait en lui, ce désir qui le submergeait, son corps, sa gorge prêts à exploser d’amour pour cet homme qu’il sentait en lui, contre lui. Plus rien n’existait autour de lui, il quittait la réalité pour se fondre totalement dans cette fusion qui comptait plus qu’autre chose. Brian les yeux mi-clos, le souffle court s’abattit sur lui revenant à la réalité. Un sourire flottait sur le visage de Justin, les yeux fermés. Pour Brian ça n’avait pas de prix et qu’il l’est retrouvé était synonyme de victoire. Ils se regardèrent intensément, les mots n’étaient pas nécessaire leurs yeux parlaient pour eux.
Plus tard Justin trouverait les mots pour lui parler de ce qui c’était passer à la prison.
Le lendemain matin Justin s’éveilla empli d’une force nouvelle. Il sentait qu’une page avait été tournée. Brian près de lui le regardait intensément appuyé sur un coude. Justin haussa un sourcil, qu’allait-il bien pouvoir lui sortir ?
-Je me disais, tu voudrais bien emménager avec moi au Loft ?
Justin haussa encore plus les sourcils.
-Mais…
-Je veux dire « officiellement », poursuivit Brian de plus en plus sérieux.
Il le regarda avec de grands yeux, il s’attendait à tout sauf à ça. Mais rien ne pouvait lui faire plus plaisir que son homme s’ouvre enfin à lui. Dans cette chambre, pendant quelques instants, il n’y avait plus d’armure. Il sourit et l’embrassa.
-Et ? demanda Brian.
-Oui, répondit Justin avec un grand sourire espiègle.
Brian eût un sourire étrange, comme un sourire de soulagement. Justin s’approcha de son oreille.
-C’est bien tu t’assagi en vieillissant. Deviendrais-tu romantique ? termina-t-il avec un sourire encore plus espiègle, en se dirigeant vers la salle de bain.
-Alors toi… tu vas voir ce que tu vas prendre ! termina Brian en le poursuivant sous la douche.
Dans la cabine deux personnes qui s’aimaient et qui avait enfin réussi à faire abstraction de leur passé riaient, s’embrassaient et rien ne comptait plus que ça.
Leur futur ne serait pas toujours simple mais peu importe ils étaient ensemble et le reste ils s’en foutaient royalement.
L’avenir leur dirait la suite.
FIN