HypnoFanfics

Not Without You

Série : Queer As Folk
Création : 12.04.2013 à 18h07
Auteur : Audali09 
Statut : Terminée

« La fiction débute à la fin de la saison 5 avant que Michael n'emmène Brian danser dans ce qui reste du Babylon. Suite de la saison 5. Des spoils sont possibles sur l'ensemble des cinq saison » Audali09 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 155 paragraphes

Afficher la fanfic

Justin c'était préparé toute la matinée à son entretien mais il n'y avait rien à faire il était angoissé, stressé, le palpitant à cent mille. Ils grimpèrent dans la voiture d'Anne, une mini-cooper verte comme ses yeux. Justin ne desserrait pas les dents, il le savait cet entretien pouvait déterminer nombre de choses dans sa carrière mais il ne fallait pas encore trop s'emballer. Ils arrivèrent devant une devanture rouge et inscrit en grandes lettres de métal noires « Gallery Woodward ». Justin était au bord de la crise cardiaque.

 

-Bon c'est toi qu'ils veulent voir, tu veux que je t'attende ?

-Non ça ira, merci, répondit-il blanc comme un linge.

-Je te dis merde ! Termina-t-elle le pouce levé.

 

Il lui répondit par un sourire faussement convaincu. Il poussa la lourde porte et pénétra dans la galerie. La galerie Woodward s'étendait sur quatre niveaux : un sous-sol qui servait de réserve, deux étages pour les expositions et le dernier niveau servait pour les bureaux. Au deuxième niveau de grandes baies vitrées faisaient le tour de l'étage et s'ouvrait sur une grande terrasse qui servait pour les cocktails durant les saisons estivales. Une jeune femme brune se trouvait derrière un petit comptoir blanc design.

 

-Je peux vous aider ? Demanda-t-elle à Justin.

-J'ai rendez-vous avec Monsieur Woodward...

-Et vous êtes ?

-Monsieur Taylor.

-Il vous attend, troisième étage bureau au fond du couloir, termina-t-elle avec un grand sourire.

-Merci

-Je vous en prie.

 

Pour monter les trois étages pas d'ascenseur mais un splendide escalier en bois de noyer, usé et patiné. Justin aimait déjà cet endroit mais savait qu'il ne fallait pas encore faire de plan sur la comète. Il arriva au troisième où de nombreux bureaux s'alignaient les uns à la suite des autres et au fond :

« Mr. John Woodward- Gallery Director »

Justin prit une grande inspiration et frappa à la porte.

 

-Entrez... Bonjour... Vous devez-être Monsieur Taylor ?

-En effet, bonjour monsieur Woodward.

-Je vous imaginais plus vieux...

 

ça commence bien...

 

-Je vous en prie installez-vous.

 

Le bureau était relativement grand, très lumineux, une vieille cheminée traînait derrière la table et dénotait avec le reste du décor design. Au-dessus de la cheminée trônait ce qu'il crût reconnaître comme un Pollock. Il le fixa pendant plusieurs secondes. John Woodward suivit son regard et émit un petit sourire.

 

-En réponse à votre tourment intérieur c'est un vrai, il m'en à fait cadeau lors d'une de ses expos, ravi qu'il était par notre travail.

 

Justin déglutit, Pollock a exposé ici la vache... Alors qu'il ruminait sur ses pensées une tornade rousse déboula dans le bureau.

 

-Excuse-moi Johnny je suis en retard !

-Monsieur Taylor je vous présente Élisabeth Cantile ma collaboratrice, elle effectuera l'entretien avec moi.

-Enchantée, dit-elle en direction de Justin.

-Enchanté.

-Nous y allons ? Commença John Woodward.

-Oui, répondit Justin du bout des lèvres.

-Pour être tout à fait honnêtes nous n'avons pas pour habitude de débaucher si je puis dire, commença John, nos expos se font sur le bouche à oreille, les recommandations... De par notre métier nous devons toujours nous mettre à la page et donc par conséquent les magazines nous envoient régulièrement leurs nouveaux numéros.

-Et c'est là que nous somme tombés sur ArtForum et votre article Monsieur Taylor, la coupa Elisabeth.

-Et à vrai dire nous avons tout de suite, comment dire...

-Adhéré, poursuivit Elisabeth.

-C'est ça adhéré.

-John à déjà du vous le dire mais personnellement je vous croyais plus âgé. Vos œuvres sont véritablement empreintes d'une maturité rare et c'est aussi ce qui nous à plu.

-Vos thèmes sont originaux, vous avez une technique bien maîtrisée qui plus est. Quelque chose de vraiment intense, fort, ce dégage de votre travail en tout cas de ce que nous avons pu voir.

-Avez-vous amené quelques uns de votre travaux ?

 

Justin se félicita intérieurement de son bon sens. Il leur tendit ses carnets de croquis. Ils passèrent en revue les nombreuses pages pendant plusieurs minutes, les visages impassibles, sans aucuns mots. Justin avait les mains agrippées sur son jean avec une telle force que ses jointures devenaient visibles sur le dessus de ses mains. Ce n'était pas l'inquisition mais il s'y serait presque cru. Dehors la pluie s'était mise à tomber. Dans le bureau on entendait que le bruissement des feuilles sous les doigts de ses juges. Au bout d'un quart d'heure qui lui parut interminable, ils se regardèrent un instant. Elisabeth retira ses lunettes, fixa Justin quelques secondes.

C'est foutu, merde...

 

-Monsieur Taylor, accepteriez-vous de travaillez en contrat avec notre galerie pour une durée de un à trois ans et d'ouvrir notre saison dans deux mois avec une exposition de vos œuvres ?

 

Justin bouche bée, passa son regard de l'un à l'autre sans savoir quoi dire, ni quoi faire.

 

-Monsieur Taylor ? Demanda John Woodward.

-Oui bien sur, évidemment, j'en serai ravi, j'accepte, oui, je signe ! Répondit Justin avec un sourire qui aurait fait sans doute baver plus d'un gay de Pittsburgh.

-Eh bien voilà qui est bien, Catherine pourrais-tu nous amener les contrats ? Demanda John en appuyant sur un bouton du téléphone posé devant lui.

-J'aurai simplement une question Monsieur Taylor, demanda Elisabeth.

-Je vous écoute...

-Qui est ce modèle ? Demanda-t-elle en indiquant un nu de Brian.

-Quelqu'un à qui je tiens beaucoup, répondit-il. Il préférait rester évasif, dans ce milieu on ne sait jamais sur qui on tombe.

-C'est bien ce que je pensai, Johnny nous avons un nouveau gay dans la maison, dit-elle avec un grand sourire en s'adressant à John Woodward.

-Ne faites pas attention à elle. Elle est ''fan'' des gays, si c'était un mec elle serait homo, rétorqua-t-il dans un rire.

 

Justin observa l'échange éberlué. C'était son jour de chance ! Pas possible...

 

-Merci Catherine. Bien, vous signez en bas de chaque page et vous apposez vos initiales.

 

Justin, fébrile, prit le stylo qu'on lui tendait et signa sans plus trop savoir où il habitait. Il se sentait totalement euphorique et malgré lui un sourire béa se placardait sur son visage alors qu'il signait son premier contrat.

 

-Nous allons vous laissez vous remettre de vos émotions, dit Elisabeth dans un rire, et nous nous reverrons disons la semaine prochaine, jeudi par exemple pour commencer à établir un plan d'expo et voir votre travail. Si vous pouvez prenez des toiles en photo. Vous êtes à New-York depuis combien de temps ?

-Trois semaines.

-Vous avez commencé à travailler ?

-Oui.

-Avez-vous amenez vos grand formats ?

-Non, je suis censé les récupérer lorsque je retournerai à Pittsburgh.

-Et vous y allez...

-Fin de semaine prochaine pour les fêtes.

-Quand revenez-vous ?

-Pendant le nouvel an ou quelques jours après.

-Bon ça va faire short mais ça devrais le faire. Si vous pouviez continuer à travailler pendant que vous y serez ce serait pas mal. Donc jeudi prochain pour une pré-réunion et dès que vous rentrez vous m'appelez et on se voit rapidement pour commencer à mettre en place l'expo. Ça vous va ? Termina John Woodward.

-C'est parfait vous voulez dire, répondit Justin avec un enthousiasme non feint.

-Une dernière chose, dans la maison tout le monde se tutoie, termina Elisabeth avec un clin d’œil.

-D'accord je m'en souviendrai, merci pour tout.

 

Ils se serrèrent la main et se quittèrent. Justin sortit de la galerie sur un petit nuage. La première chose qu'il fit fut de sortir son portable et d'appeler Brian. Il voulait qu'il soit le premier au courant. Mais une fois de plus il tomba sur sa messagerie, il raccrocha rageusement.

Ça va tout le temps être comme ça maintenant Brian ?

Il poussa un long soupir et se mit en chemin vers l'appartement d'Anne l'esprit léger mais le cœur lourd.

 

-Je sais pas toi Johnny mais ce petit jeune me plaît bien, rétorqua Elisabeth.

-Tous le monde te plaît à toi, j'attends de voir ses nouvelles toiles...

-Rabat la joie ! Termina-t-elle.


Audali09  (20.04.2013 à 17:57)

Lorsque Justin pénétra dans l'appartement trempé jusqu'aux os un boucan d'enfer régnait. Il se dirigea vers la cuisine d'où provenait la musique au maximum de son volume. Il trouva Anne une cuillère en bois dans une main et la rappe à fromage dans l'autre dansant comme une folle sur un chanteur qu'il ne connaissait absolument pas et qui visiblement chantait en français. Il s'appuya sur l'embrasure de la cuisine et la regarda faire sourire en coin sans la prévenir de sa présence. Elle refermait le four et se retournait.

 

-NOM DE DIEU !!! hurla-t-elle, Justin tu m'as fichu une de ces trouilles ! Refait jamais ça !! termina-t-elle en serrant sa main sur sa poitrine.

 

Il éclata de rire et en prime se reçu la cuillère en bois sur la tête.

 

-Bon alors le grand artiste, cet entretien ?

-Je suis engagée pour un à trois ans et j'ai ma première expo dans deux mois, répondit-il avec un grand sourire.

-WAAAAAHHHH, c'est GENIAL !!! cria-t-elle en lui sautant au cou.

-Choupinette j'ai une question, mais qu'est ce que c'est que cette musique ??

-Ça ? Ben c'est Cloclo, répondit-elle comme s'il s'agissait d'une évidence.

-Hein ? Qui ça ?

-Oh vous les américains faut tout vous apprendre. Cloclo c'est Claude François, un chanteur français des années 70. C'est un mélange entre pop, disco et variété, répondit-elle en lui tendant une pochette de disque blanche sur laquelle se détachait un homme à la blondeur immaculée et au smoking orange criard.

J'adore, la chanson que je suis entrain d'écouter c'est Magnolias for Ever.

-T'es complètement tarée, répondit Justin dans un rire. Tu as besoin d'aide ?

-Non c'est bon les pizzas sont prêtes. Ils arrivent tous vers 20 heures.

-Ok, bon bah je vais bosser alors.

-Le contraire m'aurait étonné, répondit-elle ironique.

 

En guise de réponse Justin lui jeta le torchon de la cuisine qu'elle évita de justesse avant de partir dans un grand éclat de rire.

Il prit ses cigarettes, traversa le salon, la terrasse et pénétra dans la serre : son atelier. C'était sa grotte, son refuge, son jardin secret et au fur et à mesure des jours il s'était énormément attaché à ce lieu ; ici il était inatteignable. La serre était très vite devenu son repère, entassement de feuilles, de dessins, de journaux, de crayons, de fusains, de pinceaux, de draps, de toiles, de cadres, de planches, de peintures... Il était le seul à pouvoir se retrouver dans tout son fratra et surtout le seul à pouvoir y travailler. Mais comme lui disait souvent sa mère : un artiste rangé et maniaque ? Ça n'existe pas. Il se replongea dans sa toile accentuant les détails, les jeux d'ombres, les couleurs, les lignes, les drapés du drap, le fond... Il ne vit pas les heures passer.

 

-Justin ? Ils ne vont pas tarder, le prévint Anne en arrivant dans la serre à moitié dans l'obscurité. Seigneur comment tu fais pour travailler avec si peu de lumière ? Tu dois te tuer les yeux !

-Hein ? Ouais j'arrive ! Répondit-il.

 

Il s'essuya les mains avec un chiffon, replaça le drap sur la toile et sortit. Dans sa chambre il ouvrit l’armoire mit son jean noir préféré qui lui enserrait si bien la taille. Il pouvait presque entendre Brian : « Quel cul ! »

il sourit à cette pensée. Il enfila un t-shirt noir et abandonna l'idée de se coiffer. Ses cheveux avaient repoussés, des mèches frôlaient ses yeux et mélangeaient leur blondeur au bleu profond de ses iris. Dans l'entrée la sonnette retentit, il jeta un dernier coup d’œil à sa tenue, boucla sa ceinture et sortit. Il pénétrait dans la cuisine lorsqu'une jeune femme brune aux cheveux courts et un homme aux cheveux couleur d'ébène retenus en queue de cheval entrèrent.

 

-Waouh Any c'est qui cette bombasse dans ta cuisine ?!!

-Ben dis donc ça va pas toi ?

-Quoi ? C'est vrai !

-Bah...et moi alors ?

-Toi c'est pas pareil...

-Pourquoi ça ?

-Toi je t'aime !

-Je vois pas le rapport...

-Tu sais bien que l'amour rend aveugle, répondit la jeune femme avec un clin d’œil.

-Garce...dit-il avant de l'embrasser.

-Les amis je vous présente Justin. Justin voici Lisa et Max. Ma lili t'excites pas trop mon coloc est gay !

-Alors là ça craint, rétorqua Max.

-A toi maintenant, ça va pas ou quoi ?!

-Non attend te méprend pas si je dis ça c'est parce que quand Tony va le voir il va lui sauter dessus !

-Justin n'est pas une chose c'est un homme, poursuivit Anne.

-Tony est avec Antho ! Répliqua Lisa.

-Ouais mais ça l'empêchera pas de le violer ! Répondit Max dans un rire.

-Crétin ! Désolé Justin, Max aime bien les blagues de débiles !

-T'inquiètes c'est bon, répondit-il en rigolant.

-Lui au moins il à de l'humour c'est pas comme...aie...

 

Max n'eut pas le temps de finir sa phrase, Lisa lui tirait violemment sur l'oreille. Justin observa la scène avec un sourire. Ce débordement de bonne humeur remonta son moral en flèche. Ils commençaient à faire connaissance lorsqu'une jeune femme aux longs cheveux roux bouclés et un homme aux cheveux bruns et courts un long sac rigide noir en bandoulière entrèrent dans le salon suivis de près par deux jeunes femmes aux cheveux blonds et caramels.

 

-Voici Miranda et Stéphane et Louise et Béatrice. Je vous présente Justin.

-Salut ! Répondirent-ils en chœur.

-Où ils sont Captain'Cuistp et Dinozzo ? Demanda Lisa.

-A ton avis ? Répondit Stéphane.

-En retard ?

-Bingo ! Répondirent-ils.

-Captain'Cuisto et Dinozzo ? Demanda Justin.

-Captain'Cuisto c'est Anthony, il bosse dans un resto italien et c'est le meilleur cuisto de la bande-même si Any ne voudra jamais l'accepter d'où le surnom. Et Dinozzo c'est Tony, son mec. On l'a surnommé comme ça parce que c'est un dragueur invétéré comme Dinozzo dans la série NCIS, répondit Miranda.

-Ça me rappelle quelqu'un, répondit Justin avec un petit sourire.

-Qui ? Demanda Lisa.

-L'autre bombasse qui lui sert de mec, répondit Anne dans un rire.

 

Justin lui jeta un coussin du canapé ce qui ne fit que redoubler son rire.

 

-Tu es gay ? Demanda Béatrice.

Justin aquiesca.

-Toi mon pote t'es dans la merde ! Répliqua Steph dans un rire.

-La ferme Stark ! L'invectiva Miranda.

-Mais vous allez arrêtez avec ça ?! C'est pas vrai, d'abord Max et maintenant toi ? Tony est avec Anthony point barre !

 

Max, Béatrice et Steph se regardèrent et explosèrent de rire. Cette bande plaisait décidément beaucoup à Justin.

 

-Stark ? Un autre surnom ? Demanda encore Justin.

-Stark c'est à cause de ses études. Il fait des études de Physique et de Maths et du coup on le surnomme Stark comme dans Iron Man surtout quand il nous sort ses lumières sur ses cours. Et puis il à un faux air de Robert Downey Junior tu trouves pas ? Répondit Louise.

-Je suis obligé de répondre ?

Ce qui fit redoubler l'hilarité générale.

Anthony et Tony arrivèrent avec une heure de retard. Entre temps Justin avait pu apprendre plusieurs choses.

Lisa, brune les cheveux coupés courts coiffés en explosion avait 23 ans, était en deuxième année de kinésithérapie. Elle sortait avec Max depuis sa deuxième année de lycée. Elle était ultra sensible et pouvait se mettre à pleurer en n'importes quelles occasions, c'était une utopiste qui voyait le monde de demain comme le pays des bisounours. Elle était très sérieuse dans son travail et son film préféré était La Belle et la Bête. Max, 23 ans, les cheveux mi-longs couleur ébène aux yeux noirs était tatoueur professionnel et très réputé dans son domaine. Il portait un piercing à l'arcade et un bracelet de cuir noir au poignet droit, il s'était fait tatoué Lisa sur le poignet gauche l'année dernière. Il possédait des tatouages sur ses avant bras la plupart de sa fabrication et un qui lui recouvrait une bonne partie du dos ainsi qu'un plus petit dans le creux de la nuque. Il possédait sa boutique intitulée La Dame de Pique. Il adorait les enfants et était issu d'une famille nombreuse. Son film préféré était Pulp Fiction et il roulait en Ducati sportive noire ; une véritable merveille. Miranda une étudiante de 25 ans en chimie, avait de longs cheveux roux bouclés avec des yeux bleus. Elle sortait avec Stéphane depuis sa première année de lycée, malgré son look sérieux c'était une jeune femme très drôle. Son film préféré était Les Liaisons Dangereuses et elle avait un certain goût prononcé pour la tequila. Stéphane surnommé Stark était un étudiant de 25 ans en physique et mathématiques plus particulièrement passionné par l'astrophysique. Grand, les cheveux bruns et courts son look dénotait radicalement avec ses études et sa copine, une sorte de mix entre le Che Guevarra et Bob Marley. Il n'avait pas son pareil pour porter à merveille la moustache et un bouc taillé en pointe. C'était un jeune homme très souriant. Il jouait de la guitare et du saxophone depuis des années mais préférait le saxo le trouvant plus mélancolique et torturé que la guitare. C'était un bon vivant qui rêvait de se téléporter le week-end du festival de Woodstock et qui raffolait des fraises tagada. Son film préféré était Elephant Man et malgré ses grandes différences avec Miranda ils s'aimaient tous les deux avec une grande passion apprenant à se connaître et à se comprendre au fur et à mesure des années. Louise aussi surnommée Loulou était une adorable fille blonde aux cheveux longs qu'elle relevaient souvent avec un crayon avec de grands yeux verts. Sous ses airs de petite fille sage et timide elle pouvait se révéler être une vraie tigresse en particulier lorsqu'il s'agissait de son orientation sexuelle. Cette étudiante de 24 ans s'était spécialisé dans le design et l'architecture d'intérieur. Elle s'intéressait beaucoup à l'art et avait fait les beaux arts de New York. Elle avait perdu ses parents à 18 ans et dont elle n'avait toujours pas fait le deuil. Elle adorait la BD, était accroc aux marshmallows et son film préféré était Cendrillon. Elle sortait avec Béatrice depuis sa première année de lycée. Béatrice ou Béa les cheveux longs couleur caramel tirant vers le blond avait des yeux chocolats. C'était une étudiante de 24 ans en archéologie qui s'était spécialisée dans l'étude paléolithique du crétacé. Elle portait des lunettes lorsqu'elle travaillait et était plus extravertie que sa compagne Louise. Elle était très proche de sa mère mais ne connaissait pas son père mais comme elle disait : « je m'en fous ! ». Elle était accroc aux pancakes, adorait le jazz et son film préféré était Jurassic Park à l'origine de sa vocation.

 

-Ah vous voilà, bah alors qu'est ce qui vous est arrivé ? Demanda Stéphane en s'adressant à Tony et Anthony.

-Tony a mis trois plombes dans la salle de bain, répondit Anthony.

-Vous vous êtes encore embrouillés, répliqua Lisa devant la tête qu'ils tiraient.

-Non, répondirent-ils en chœur se contredisant rien qu'a leurs mines.

-Les garçons je vous présente Justin, Justin voici Anthony et Tony, dit Anne.

-Salut, enchanté, répondit Anthony avec un large sourire.

-Salut, poursuivit Tony qui tirait toujours la tronche et qui de ce fait ne releva pas la beauté de Justin avec une de ses blagues favorites ce qui surpris tout le monde.

 

Anthony aussi surnommé Captain'Cuisto était à 29 ans le plus âgé de la bande. Il avait fait des études de cuisine dans une prestigieuse école d'hôtellerie Italienne et parlait couramment Anglais, Italien, Français, Espagnol. Les cheveux bruns et frisés il avait de grands yeux bleus avec de longs cils. Son teint légèrement hâlé rappelait ses origines cubaines qu'il tenait de sa mère. Il était également très doué en pâtisserie et sa plus grande réussite était la tarte au citron meringué dont toute la bande raffolait. C'était un fan de Pavarotti, des opéras italiens, de Baudelaire. Il rêvait d'ouvrir son propre resto. Il avait rencontré Tony il y a cinq ans dans le restaurant où il travaillait actuellement et depuis ils sortaient ensemble bien que leurs prises de tête étaient nombreuses. Il avait une sœur et ses parents l'adorait et ne l'avait jamais jugé pour ce qu'il était, il se considérait comme un grand chanceux. Il adorait les voyages et en avait fait beaucoup. Ce n'était pas un rancunier, il avait beaucoup d'humour et son film préféré était Ratatouille. Tony était un étudiant de 25 ans en commerce, marketing et finances. Il parlait couramment l'Anglais, le Russe, le Chinois et le Français. Les cheveux blonds gominés ou explosés il avait des yeux bleus. Malgré son côté efféminée il possédait une puissance virile et charmeuse assez rare qui lui valait d'être un peu coureur sur les bords et son surnom Dinozzo. Contrairement à Anthony c'était un grand jaloux. Il avait beaucoup de tchatche. Il s'intéressait beaucoup à la politique internationale. C'était un fan de Prada et de chemises à fleurs. C'était un jeune homme fils unique issu d'une famille extrêmement riche et il devait reprendre l'entreprise de son père à sa mort. A cause de son orientation sexuelle son père ne lui parlait plus depuis des années même s'il n'est pas revenu sur la question de la succession. Sa mère est encore proche de lui dans le secret craignant la réaction paternelle. Il considérait Leonardo Di Caprio comme le mec le plus sexy de la planète et son film préféré était Titanic devant lequel il ne pouvait s'empêcher de pleurer. Il adorait également monter à cheval et avait un excellent niveau.

 

-Tu as ramené le dessert ? Demanda Anne à Anthony.

-Oui, une tarte au citron meringuée comme vous aimez, répondit-il.

-HOURRA !! dirent-ils tous en chœur.

 

L'apéritif était déjà bien entamé lorsque Justin commença à parler de lui, ses amis, ses passions, Pittsburgh, sa famille, sa peinture, son accident, Brian tout en restant relativement évasif à son sujet quelque part il voulait le garder pour lui seul.

 

-Fais voir ta main, demanda Lisa en s'asseyant près de lui.

-Attention voilà l'armée du salut !

-Béa t'es une bitch, répondit Lisa à son amie en rigolant.

 

Elle commença à masser sa main partant du poignet en se dirigeant vers les extrémités. Elle fronça les sourcils et se concentra sur le dessus et la paume de la main.

 

-Il t'as pas raté le salop, maugréa-t-elle.

-C'est ce que je me disais, répliqua Justin avec un faible sourire.

-Si tu veux je pourrais te faire quelques séances pour estomper un peu les tremblements mais à mon avis surtout avec le boulot que tu fais je pense que ça ne disparaîtra jamais vraiment. Je te donnerai de la pommade myorelaxante ça détendra ta main dans les grandes périodes de stress.

-Merci Lisa.

-Je t'en prie ça me fait plaisir, répondit-elle avec un sourire amical.

-Bon maintenant que Lisa nous a montré ses talents tu pourrais peut-être en faire de même Stark ? Allé joue nous un morceau please, demanda Béatrice.

 

Stéphane sortit le fameux instrument caché dans l'étui noir qu'il avait en bandoulière en arrivant. C'était un splendide saxophone couleur cuivrée, gravée de milles et unes feuilles de lière. Justin trouva l'instrument magnifique mais demeura encore plus interdit lorsque les premières notes s'en échappèrent. Plus personne ne prononçait mot ni ne bougeait. Des notes plaintives et longues commencèrent à s'échapper puis des notes plus graves et mélancoliques suivirent entraînant les interlocuteurs dans un autre monde. L'expression qui se peignait sur le visage de Stéphane était à la hauteur de sa musique. Il semblait, fusionner, fondre ne faire plus qu'un avec sa musique et son instrument pour ne former plus qu'une entité, véritable symphonie d'émotions, de notes et de couleurs. Son morceau dura une dizaine de minutes mais cela parut un temps trop court à Justin qui était totalement hypnotisé. Un long silence suivit sa prestation chacun revenant à la réalité. Une salve d'applaudissements s'en suivit.

 

-T'es trop génial mon chéri ! Mon héros, dit Miranda avec un grand sourire avant de l'embrasser.

 

La tendresse, la mélancolie, l'amour qui se dégageait de la musique de Stéphane replongeait Justin dans ses démons et l'homme qu'il avait laissé. Il se sentait bien mais en voyant tous ses autres couples autour de lui il ressentait encore plus cruellement l'absence de Brian. Il enfila sa veste de survêtement et sortit sur la terrasse. Il prit une cigarette qu'il glissa entre ses lèvres et craqua une allumette.

 

-Je peux t'en piquer une ? Lui demanda Max en le rejoignant sur la terrasse.

-Bien sur, dit-il en lui tendant son paquet de Lucky.

-Du feu ?

 

Il lui tendit la boite d'allumettes.

Accoudés à la rambarde ils contemplèrent la ville qui leur faisait face. La nuit noire était brisée par les nombreuses lumières de la cité New-yorkaise. Il fumèrent quelques minutes en silence.

 

-Ça fait combien de temps que tu es arrivé ?

-Trois semaines et demi.

-Alors que penses-tu de notre grosse pomme ? Poursuivit Max.

-J'adore, répondit Justin mais alors même qu'il faisait cette réponse un voile vint assombrir son visage.

-Je sais ce que tu ressens.

-Pardon ?

-Je comprend ce que tu ressens, tu as laissé Brian en partant c'est ça ?

-Oui... mais pourquoi tu me dis ça ?

-Je t'ai vu quand tu parles de lui. Tu changes, tu bouges différemment, tu souris davantage, ta voix change et on dirait que le soleil est dans tes yeux. Pourquoi es tu venu à New-York ?

-La peinture. Lors d'une expo un critique français m'a rencontré et à par la suite parlé de moi dans le magasine Art Forum. Brian l'a vu et m'a dit que je devais partir à New-York pour ma carrière. Il ne voulait pas que je me sacrifie pour nous.

-C'est une belle preuve d'amour de t'avoir laissé partir.

-...

-Je comprend ce que tu ressens en ce moment j'ai vécu la même chose il y a deux ans.

 

Justin leva un sourcil interrogateur en se tournant vers lui.

 

-J'ai toujours su que je voulais être tatoueur. Depuis que je sais écrire j'ai toujours eu un crayon dans la main à dessiner des modèles de tattoo de tous genres. J'ai jamais été fait pour les études. Bon j'ai passé mon bac pour faire plaisir à mes parents. C'était déjà difficile pour eux d'accepter que je fasse du tatouage toute ma vie alors si je n'avais pas eu mon bac ils auraient fait une attaque.

 

Justin émit un petit rire.

 

-Donc j'ai fini le secondaire et après j'ai arrêté l'école. Par la suite je me suis auto-formé en arts, histoire de l'art, tatouage...J'ai rencontré Lisa dans ma première année de lycée et on s'est mis ensemble pendant la deuxième. Il y a deux ans je commençais à être vraiment bien formé en tattoo mais il me restait une technique que je rêvais d'apprendre. C'est une technique ancestrale maori de nouvelle Zélande faite de manière très artisanale, le tatouage que j'ai dans la nuque est issu de cette technique et crois moi elle fait un mal de chien, poursuivit-il avec un rire. Et il y a deux ans j'ai trouvé un stage qui dispensait cette formation mais je devais partir 6 mois pour la nouvelle Zélande. Je voulais vraiment le faire mais je n'étais plus tout seul et il fallait le prendre en compte. Ça n'est jamais évident de partir mais ça ne l'est pas non plus de rester crois moi. Lisa m'a laissé partir comme Brian l'a fait pour toi. Plus de 10 000 kilomètres nous séparait et pendant 6 mois on ne s'est pas vus. Il n'y avait pas internet et pour le téléphone le réseau était merdique. Mais on à tenu, j'ai réussi à maîtriser la technique et je suis revenu. Quand je suis rentré à New-York elle était toujours là. Si vous vous aimez vraiment il n'y a pas de raisons que la distance vous sépare. Bosse ton art à fond, perfectionne toi, fais ton maximum et tu pourras rentrer chez toi. Ne te sens pas coupable d'être parti, tu as une chance qui s'offre à toi profites-en. Si tu ne l'avait pas fait tu l'aurais regretté. Si je n'étais pas parti en nouvelle Zélande je ne suis pas sûr que le boulot marcherait aussi bien aujourd'hui. Je ne regrette pas de l'avoir fait. Je sais que ce n'est pas évident et que c'est plus facile à dire qu'à faire mais dis toi que ce n'est que du temps et ça ira mieux.

-Quoi ?

-Je disait ce n'est que du temps.

 

Justin esquissa un sourire.

 

-Qu'est ce qu'il y a ? Qu'est ce que j'ai dit ?

-Rien.

-Bon, alors, tu me montres tes chefs d’œuvres ?

-Je ne sais pas si ce sont des chefs d’œuvres, répondit Justin ironique.

-Mon pote, si t'as été publié dans ArtForum c'est que s'en ai, allé te fais pas prier...

 

Ils se dirigèrent vers la serre. Justin alluma la lumière révélant le fouillis de son atelier. Justin était anxieux, il l'était toujours lorsqu'il montrait son travail et aujourd'hui c'était la deuxième fois. Et dans ces moments là seul Brian savait comment le calmer. Max regarda pendant une bonne dizaine de minutes son travail sans rien dire, les sourcils froncés. Il s'arrêta plus longuement devant la toile qu'il avait débuté il y a trois semaines.

 

-Tu as vraiment beaucoup de talent...J'attends de voir ta première expo.

 

Il n'en dit pas plus mais résuma l'essentiel. Ils sortirent de la serre et se re-dirigèrent vers le salon d'où s'échappait des rires.

 

-Merci de m'avoir parlé de tout ça, le remercia Justin avant d'entrer.

-Je t'en prie mon pote.

 

La soirée se termina dans la bonne humeur, dans plusieurs bouteilles, les joints tournant régulièrement. Ils terminèrent la soirée vers 6 heures du matin. Justin s'écroula sur son lit les vapeurs d'alcool l'abrutissant totalement. Il crût voir Brian se coucher auprès de lui, et s'endormit un sourire flottant sur ses lèvres.


Audali09  (20.04.2013 à 19:04)

Dans une grande pièce, près d'un feu qui crépitait dans la cheminée, allongé sur le dos, une main sous la nuque Brian fumait en silence. Il avait débuté les travaux depuis trois semaines et avait terminé de rénover la partie extérieure de la maison. Il avait demandé tous les plans du domaine du plus ancien au plus récent au propriétaire qui lui avait vendu la maison. Il avait fait venir des experts pour la construction d'un jacuzzi extérieur et avait demandé à un paysagiste pour la partie verdure du domaine. Retaper la maison certes ! mais se mettre au jardinage n'était pas encore dans ses résolutions. Les ouvriers avaient terminé le jacuzzi la veille. De forme ronde il était réalisé en pierre entouré de bois et accessible par deux marches. Il était relié à la piscine et à la terrasse. L'emplacement avait été choisi au milieu d'un bosquet d'arbustes et de haies de bambous rendant le lieu intime et cosy. Des loupiotes avaient été installées tout autour du jacuzzi rendant les virées nocturnes possibles. Des flambeaux en bambou avaient été piqués aux quatre coins. Brian était satisfait du travail accompli.

 

Entre temps il avait poncé et repeint le vieux portail en fer forgé de l'entrée du domaine en noir. Il avait également réparé les gonds d'ouverture et de fermeture. Il avait re-délimitée et re-gravillonée l'allée qui menait à l'entrée. Ce qui lui avait pris une bonne après-midi, il était rentré et s'était écroulé de fatigue. Mais cette fatigue là, était une bonne fatigue, en se couchant il avait eu la sensation d'avoir accompli quelque chose. Il avait pris un malin plaisir à défaire l'ancienne terrasse et l'a remplacer par la nouvelle composée de lames en bois de couleur gris anthracite accordées aux couleurs des pierres qui entourait la piscine et le jacuzzi. Il s'était plus d'une fois mis un coup de marteau sur les mains et ils ne savaient plus s'il devait en rire ou en pleurer. La piscine avait été nettoyée et le linoléum refait.

 

Ce matin il s'attelait au rez-de chaussé et aux peintures des étages supérieurs. Les ouvriers venaient l'après-midi pour installer la nouvelle cuisine et les portes vitrées s'ouvrant sur la terrasse. Il arriva et commença à faire tomber les cloisons pour faire une grande pièce composée du salon, salle à manger et de la cuisine il ne conserva que les cloisons de la buanderie et des sanitaires ainsi que les cloisons de la penderie de l'entrée. Il s'attaqua aux murs à la masse et répandit une indescriptible poussière dans toute la pièce se couvrant lui-même de la dite poussière par la même occasion. Un paquet de farine lui serait tombé dessus : il n'y aurait pas eu de grande différence. Il explosa de rire lorsqu'il se vit dans la vitre, heureusement que personne ne le voyait dans cet état. Les ouvriers arrivaient dans une heure. Il nettoya la pièce principale, démonta les encadrements de fenêtre et monta au premier se débarbouiller. Il s'attaquerait aux peintures l'après-midi, il devait de toute façon repasser dans les magasins pour changer la couleur de la chambre de Gus et de Justin et lui. Il en profiterait pour passer au dînner, cela faisait une éternité qu'il n'y avait pas mis les pieds. Les ouvriers frappèrent à l'entrée et commencèrent à décharger les matériaux dans l'entrée.

 

-Je dois m'absenter pendant une heure, les plans sont dans le salon, je vous laisse faire, leur dit Brian en enfilant son manteau.

-Bien Monsieur. Je pense qu'on aura fini demain en comptant les installations d'arrivées d'eau, d'électricité et de gaz, répondit le chef d'équipe.

 

Brian monta dans la corvette et se dirigea vers Pittsburgh. Il passa acheter les pots de peintures et se dirigea vers le Liberty Dinner.

 

-Oh ! Brian ! Bonjour mon chéri, eh bien ça faisait un bail qu'on t'avait vu, l'accueillit Debbie avec un grand sourire.

-Bonjour Debbie, vous allez bien ?

-Et aimable avec ça ! Je vais très bien, ils sont tous là-bas répondit-elle en indiquant la table ou était assis Michael, Ben, Emmett et Ted.

-Salut les mecs !

-Brian ! Dirent-ils tous en chœur.

-Où t'étais ? Ça fait trois semaines qu'on t'as pas vu ! Commença Michael à la limite de l'amabilité.

-Salut Mickey, merci je vais très bien et toi ? Dit-il en s'installant. J'étais occupé si tu veux tout savoir et depuis quand dois-je te rendre des comptes ? Tu veux pas que je te faxe mon emploi du temps aussi ?

 

Les garçons commencèrent à rire alors que le visage de Mickael virait au rouge visiblement vexé.

-Ted il faudrait que je te parle de quelque chose pour la boite. Viens me voir demain matin.

-Bien Chef !

-Qu'est ce que je te sers ? Demanda Debbie en s'approchant.

-Un café s'il vous plaît. Alors Emmett comment ce passe le boulot ? Demanda-t-il tandis que Debbie s'éloignait.

-Ça va, répondit-il en écarquillant légèrement les yeux. Depuis quand Brian s'intéressait sa carrière ?

-J'aimerai que la boite te fasse ta campagne de pub. Ça te permettrait d'avoir plus de clients et d'avoir une structure pour créer définitivement ton entreprise.

 

Emmett ouvrit la bouche à s'en décrocher la mâchoire. Il est sérieux en plus...

 

-Alors ? Demanda-t-il le plus sérieusement du monde.

-OUI ! Bien sur que je veux, répondit-il criant presque. Il se jeta sur Brian. Merci, merci, merci Brian !

-Ouais m'embrasse pas trop tu vas abîmer mon fond de teint ! Dit-il feignant le plaisir que lui procurait d'aider ses amis.

-Euh...chéri t'as de la poussière blanche plein les cheveux, répondit Emmett. Tu t'es pas mis à la coc' quand même ?

-Non, non, dit-il en rigolant et en se passant la main dans les cheveux au-dessus desquels se formait un petit nuage.

-Qu'est ce que tu trafiques pour être dans cet état ? Demanda Ted en constatant également la présence de pansements sur ses mains.

-Rien...mentit-il. La sonnerie de son portable l'empêcha de trop s'étaler sur un sujet qu'il souhaitait garder secret.

-Allô ? Oh, New-York ! Comment va la grosse pomme ?

 

Le changement fût radical, un sourire se peignait sur son visage, ses yeux s'allumèrent d'un nouvel éclat. Mickael le regarda et ressentit un pincement au cœur, il ne serait jamais l'homme qui éclairerait son visage de cette manière. Ben aperçut sa réaction du coin de l’œil mais ne fît rien, de toute façon qu'est ce qu'il pouvait dire ?

 

-Je te félicite, je savais que tu y arriverais...oui tout vas bien...non pas encore...quoi ?? Passé la joie qui illuminait son visage ses yeux s'assombrirent, non y'a pas de problèmes pourquoi y'en aurait ?...non c'est bon...ok...ouais a plus... il raccrocha, silencieux.

 

Debbie apportait son café lorsqu'il se leva.

 

-Vous pouvez virer un couvert pour la semaine prochaine, Justin ne viendra pas pour les fêtes, dit-il à Debbie avant de s'éloigner.

-Quoi ?? mais attend ! Ton café !

 

Il sortit sans se retourner, en claquant la porte. Autour de la table tout le monde se regarda sans vraiment comprendre ce qui venait de se passer. 


Audali09  (22.04.2013 à 16:37)

Lorsque Brian rentra au manoir, une splendide cuisine flambante neuve chrômée de couleur rouge commençait à voir le jour. Les portes fenêtres avaient été installées et la fenêtre de la cuisine changée devant laquelle s'installait un nouvel évier à deux bacs. Il jeta son manteau dans l'entrée, sortit la peinture de la corvette et monta dans les étages. Il commença par recouvrir les sols qui avaient été poncés et entrenus dans les premiers jours des travaux et peignit les plafonds en blanc des pièces du premier étage. Il peignit les murs également en blanc de la quatrième pièce dont il n'avait pas encore trouvé l'utilité. Il repeignit la chambre qui servirait aux amis dans des tons blancs et gris. Il s'occupa ensuite de la chambre de Gus. Il repeignit un des murs tout en noir avec une peinture spéciale qui permettait ensuite d'écrire dessus comme sur un tableau à craie. C'était son architecte d'intérieur qui lui avait parlé de cette peinture dont il avait trouvé l'idée géniale. Il peignit ensuite les pleintes de la chambre en vert anis et les murs dans un bleu très pâle. Il installa une tringle à rideau et repeignit également le vieux chauffage en fonte en vert anis.

Dans la mézannine qui lui servait de bureau il laissa les boiseries d'origine semblables à celles du rez de chaussée. Il passa ensuite dans la chambre qui devait être celle de Justin et lui qui se trouvait de l'autre côté de la mezzanine. Il repeignit les murs dans des tons blancs, crèmes, blancs laqués, chocolat, caramel rendant la pièce très agréable et apaisante. Il repeignit également les encadrements de fenêtre de couleur chocolat et installa une longue tringle du même colori. C'est Justin qui avait eu l'idée de ces couleurs dont il n'était pas trop convaincu au départ mais en voyant le résultat il ne douta plus du choix. Il s'attaqua ensuite aux murs de leur salle de bain privée faite de tons blancs, beton et de noirs semblable a la couleur du marbre noir. Il brossa la peinture lui donnant un effet de relief. Au sol le parquet avait été poncé et entretenu le rendant plus clair. La douche italienne et la baignoire devaient être installées la semaine suivante. Il s'acharna toute l'après-midi sur la peinture tentant d'oublier que Justin ne viendrait pas pour noel et le nouvel-an. Il se dirigea ensuite au dernier qui devait servir d'atelier. Là-aussi le parquet avait été poncé et recouvert d'un produit qui permettait un nettoyage rapide et simple de sa surface. Il ranga tout l'espace, déblaya, jeta, nettoya les poutres... Il peignit les murs dans des tons blancs et couleur corde. Il laissa les poutres telles qu'elles donnant un certain cachet à la pièce et une nouvelle profondeur. Il installa des tringles à toutes les fenêtres. Il avait fait faire sur mesure la tringle arrondie de l'alcôve. Les meubles des chambres seraient livrés la semaine suivante le reste devant être livré après le 1er janvier.

 

Le soleil se couchait lorsqu'il termina son travail. Au rez de chaussé les ouvriers venaient également de finir il ne restait plus qu'à s'occuper de l'installation d'eau, de gaz, et d'eletricité. La partie cuisine était désormais un bel ensemble rouge chromé avec un ilôt central. De grandes portes faisaient pratiquement toute la longueur du mur et s'ouvraient sur la terrasse.

 

Brian rentra au loft vers 23h et se coucha tout habillé ne se souciant guère de la peinture séchée sur ses mains, ses bras, dans ses cheveux et sur ses vêtements. Il se réveilla le lendemain avec une extaordinaire migraine. Il prit sa douche et partit pour Kinnetic. Une fois sur place il se mit au jour des dernières campagnes dont celle de Brown Athletic's qui était une fois plus un franc succès et ne tarda pas appeler Ted dans son bureau.

 

-Salut Brian, seigneur t'as une de ces tête...remarqua Ted en entrant dans le bureau.

-Assied-toi, répondit ce dernier sans relever la remarque de son ami.

 

Ted s'assit assez anxieux. Il détestait quand Brian avait cette tête qui ne présageait généralement rien de bon.

 

-Je suis viré ?

-Non. Pourquoi est ce que tu le serais ?

-Ben je sais pas tu fais vraiment une tête dramatique.

-Ce n'est pas pour ça que je t'ai fait venir. J'y ai beaucoup réfléchi ces derniers mois. L'entreprise fonctionne bien depuis maintenant deux ans et je crois qu'il est temps que je m'associe et j'ai pensé à toi Ted.

 

Sur sa chaise, Ted demeura interdit pendant plusieurs minutes, bouche bée.

 

-Qu'est ce que tu en penses ?

-Euh... merci...je suis très touché que tu es pensé à moi et que tu m'estimes au point de me vouloir en tant qu'associé, répondit Ted ému.

-Je ne t'estime pas Théodore c'est purement professionnel, répondit Brian avec un de ses regards indescriptibles.

-Ouais...répondit Ted non dupé par la réponse de Brian. C'est qu'il commençait à le connaitre l'animal.

-Alors ?

-Alors, d'accord.

-Parfait, je demanderai au service juridique de venir pour te faire signer les papiers. Te voilà associé Ted et raison de plus pour faire encore moins de conneries. Allé va bosser avant que je te vire, termina-t-il avec un sourire.

-Bien Chef, j'y vais de ce pas.

-Une dernière chose où en sont les travaux du Babylon ?

-Ils devraient avoir fini d'ici un mois.

 

En sortant du bureau il avait juste envie d'exloser de joie et de courir partout.

 

-Félicitations Ted, lui dit Cynthia avec un clin d'oeil.

-Merci, répondit-il.

 

Il resta cependant très calme et partit dans son bureau continuer son travail. 


Audali09  (22.04.2013 à 17:48)

Le jeudi suivant, la veille du réveillon de noel les employés livrèrent les meubles au manoir. Brian leur indiqua les différentes pièces où ils devaient les déposer. Il passa le reste de la journée à deplacer les meubles, monter des étagères, des structures de lit, à mettre des draps, des oreillers, des luminaires et autres élèments de déco.

 

La chambre d'amis dans des tons blancs et gris possédait un lit deux places à structure blanche avec deux petites tables de nuit fourre tout de chaques côtés. Une commode se trouvait sous la fenêtre et une grande armoire en face du lit. Un tapis de grosse laine multicolore recouvrait le sol. Brian installa des rideaux en lin couleur jute à la fenêtre et un tableau au-dessus du lit. Au plafond il installa un luminaire en papier de forme ronde. Il mit des draps et une housse de couette de couleur mauve.

 

La chambre de Gus dans des tons blancs et verts anis possédait un petit lit d'une place de couleur bleu marine. Une petite table de chevet bleue marine et clair avec de gros pieds rond était installée à côté du lit. Une petite armoire et une commode de mêmes couleurs complétait l'ensemble. Une chaise et un petit bureau fût placé en face du lit. D'autres étagères, des bacs, des jouets, des peluches vinrent compléter l'ensemble. Des tapis en forme de grosses grenouilles recouvraient le sol. Il installa de longs rideaux blancs recouverts d'animaux de toutes les couleurs. Des draps de lit blancs avec des motifs bleus marines terminèrent la chambre.

 

Enfin dans la chambre de Justin et Brian aux tons blancs laqués, chocolat, caramel fût mis un grand lit deux personnes avec une grosse couette. La structure du lit couleur de noyer possédait une tête de lit en bois arrondie avec des rebords tout autour du sommier. Des tables de nuit à tirroir dans les mêmes tons étaient positionnées de chaques côtés. Une ouverture face au lit avec une porte coulissante couleur chocolat s'ouvrait sur un grand dressing de même couleur que la porte coulissante. Un petit pouf en cuir et un grand miroir de plein pied se trouvaient au fond du dressing. Un grand tapis à mèches de laine de couleur caramel et blanc séparait le lit du dressing. De petites lampes de chevet ultra-design noires étaient sur les tables de nuit. Il installa des rideaux blancs et chocolat aux fenêtres. La porte qui menait à la salle de bain avait également été repeinte en chocolat. Des draps marrons foncés recouvrait le lit avec de nombreux oreillers et coussins.

 

En voyant le résultat Brian en était fier même s'il n'était pas certain que Justin le verrai un jour. C'était sa plus grande hantise lorsqu'il pensait à lui : le perdre et ne jamais le voir revenir, cette fois. Ce genre de pensées aurais-pu le rendre fou s'il n'avait pas eu le manoir pour canalyser. Il s'allongea sur le grand lit et la main sous la nuque alluma une cigarette. Il finit par s'endormir dans cette nouvelle chambre rêvant des instants que lui et Justin auraient pu vivre.

 

Il se réveilla vers midi le lendemain les cheveux en pétard dans les draps froissés. Le réveillon de noel : le 24 Décembre.

 

Il passa son après-midi à trainer dans le manoir et ses alentours. Il repensait à ces cinq dernières années : ce qu'il avait vu, ressenti, éprouvé. Leur rencontre qui coincidait avec la naissance de son fils, leurs virées nocturnes, la haine de son père, la mort du sien, le rejet de sa mère, l'agence Vangard, la campagne Stockwell, le violonniste qui avait bien failli lui prendre ce qu'il considérait aujourd'hui comme la chose la plus importante de sa vie, la course du Criterium, son cancer, sa réconcilitiation avec Justin dans les bureaux de Vangard, son agression, son rétablissement, les longues nuits qu'il avait passé derrière la vitre de sa chambre à le regarder sans bouger attendant qu'il se réveille, leurs longues nuits ensemble dans les bras l'un de l'autre, sa demande en mariage, son départ pour New-York. Justin, justin, justin, justin, justin, justin...toujours Justin...ça ne pouvait être que lui, le seul...

Cinq ans pour le comprendre, l'admettre, l'accepter et ne plus vouloir que ça s'arrête. Il avait la hantise de le perdre mais espérait qu'il revienne, croyant en un avenir commun qu'il souhaitait désormais autant que lui.

 

Ce soir c'était la fête chez Debbie. Les filles faisaient le déplacement depuis Toronto avec les enfants que tout le monde étaient ravi de revoir. En bon Brian qui se respecte il arriva comme à son habitude bon dernier. A son arrivée Gus courut vers lui.

 

-Papaaa !! dit-il de sa petite voix en lui sautant au cou. Il l'avait tout sauf oublié.

-Salut fiston, répondit Brian en le prenant dans ses bras.

 

Justin n'était pas là mais Gus viendrait combler la sécheresse qui règnait dans son coeur. 


Audali09  (22.04.2013 à 20:13)

Dans le salon de Debbie la fête régnait. Mickael ravi de revoir sa fille ne la lâchait plus comme Brian avec Gus sur ses genoux. Un splendide sapin digne des talents de décoratrice de Debbie trônait dans un coin de la pièce. Emmett l'avait aidée à faire la cuisine et la nourriture aurait pu alimenter tout un régiment. Chacun se donnait des nouvelles et tout le monde écoutait le récit de l'installation des filles à Toronto lorsqu'on frappa à la porte.

 

Debbie se leva et lorsqu'elle ouvrit ne pût s'empêcher de réprimer un sourire ému.

 

-Bonsoir Debbie...

-Sunshine, murmura-t-elle avant de le prendre dans ses bras. Mais regardez qui voilà ! S'écria-elle.

 

Tout le monde se retourna vers l'entrée.

 

-Justin ! Dirent-ils tous en même temps.

 

Ils lui sautèrent tous dessus voulant l'embrasser, l'étreindre, avoir des nouvelles. Seul, Brian était debout en retrait l'observant avec intensité.

 

-Vous allez m'en faire un hétéro, dit-il en s'approchant lentement.

 

Tout le monde s'écarta pour les laisser se retrouver. Brian ne bougea pas les mains dans les poches. Justin le fixait avec un regard douloureux. C'était à chaque fois la même sensation, les mêmes émotions, le même frisson. Ils étaient comme deux aimants et lorsque leurs regards s'accrochaient plus rien n'existait autour. Justin se précipita vers lui, se jetant à son cou, ne pouvant résister une seconde de plus. Il enserra sa taille de toute ses forces. Brian perdit son visage dans ses cheveux.Retrouver cette chaleur, cette odeur qu'on avait la sensation d'avoir perdu. Ils ne s'étaient pas vus depuis un mois et demi et l'un comme pour l'autre cela semblait une éternité. Justin serré contre lui retenait ses larmes. Il ne voulait plus jamais rester loin si longtemps. Il ne voulait pas rester loin comme il ne voulait pas arrêter de respirer. Brian était toute sa vie et il s'en rendait encore plus dans ses bras au milieu de ce salon qu'il connaissait si bien. Sentir son cœur contre son oreille valait tout et il ne voulait pas oublier ça. Brian son visage dans ses cheveux, ses bras autour de lui se sentait comme revivre,il pouvait à nouveau respirer normalement. Il sentait ce corps qui tremblait presque contre lui, ses bras autour de lui. Cette odeur, ce parfum, cette personne, juste lui, personne d'autre. Tout le monde les regardaient attendris. En les voyant Lindsay se sentit encore plus coupable. Ils finirent par se détourner et les laissèrent seuls se retrouver et se dirigèrent vers la table pour manger. Brian le regarda intensément dans les yeux son visage entre ses mains.

 

-Je croyais que tu ne devais pas venir, souffla-t-il.

-C'est ce que j'ai dit...

-Tu seras sévèrement puni pour ça, murmura Brian.

-Tout ce que tu veux, répondit-il avec un sourire espiègle dont il avait le secret.

 

Un nouveau silence s'installa entre eux que brisa Justin en prenant ses lèvres avec tendresse. Ses lèvres...il les retrouvait comme au premier jour, passionnées, attentives, douces. C'était comme goûter un fruit qu'on avait ardemment désiré et qu'on croyait avoir perdu. Leur étreinte fût interrompu par un petit garçon brun qui trottinait vers eux.

 

-Paddy !! cria-t-il en se jetant dans les bras de Justin.

 

En entendant ce nom que lui donnait Gus, Justin n'aurait su comment décrire ce qu'il ressentait. Il était chez lui, à sa place, dans sa famille.

 

-Bonjour mon bonhomme, dit-il en le soulevant. Tu as grandi dis-moi.

-Oui Paddy, répondit-il en s'accrochant à son cou avec ses petites mains.

 

Ils se dirigèrent vers la table et s'assirent l'un à côté de l'autre le bras de Brian autour du dossier de sa chaise. Gus descendit des genoux de Justin et repartit dans le salon s'amuser avec ses petites voitures.

 

-Bravo les filles, il est vraiment trop mignon, dit-il en s'adressant à Lindsay et Mélanie qui lui répondirent par un large sourire.

 

Lindsay semblait fatiguée mais heureuse, Mélanie la petite JR dans les bras rayonnait. Justin regarda toute la tablée et ne pût s'empêcher de sentir son cœur se gonfler d'amour et lorsque ses yeux croisèrent ceux de Brian rien ne pouvait être plus beau. Il passa l'heure suivante à parler de New-York ce qui ne dérangea pas Brian ; Justin était là et New-York semblait n'être qu'un mirage.

 

-J'ai donc une bonne nouvelle à vous annoncer, commença-t-il, j'ai un contrat de minimum un an avec la galerie Woodward à Manhattan et ma première expo se déroulera en février où vous êtes tous conviés, termina-t-il avec un grand sourire.

 

Tout le monde le félicita et seule Debbie remarqua le regard d'intense fierté que portait Brian sur Justin.

 

-J'ai moi aussi une bonne nouvelle, commença Ted, je suis devenu associé de Monsieur Kinney ici présent à l'agence.

 

Là aussi, il fût félicité par tout le monde. Justin se tourna vers Brian, alors il l'a fait, pensa-t-il avant de l'embrasser tendrement. De son côté Mélanie tentait en vain de faire s'endormir la petite JR qui ne cessait de s'agiter et de rire.

 

-Je peux ? Lui demanda Justin.

-Fais toi plaisir si tu arrives à calmer ce petit démon...

 

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, une fois dans les bras de Justin et en le regardant dans les yeux, la petite se calma immédiatement.

 

-Quand je te disais que ton calme était légendaire, lui dit Brian en le regardant. Justin lui répondit par un sourire.

-Je le crois pas ! Je peux t'engager ? S'écria Mélanie. Justin répondit par un rire.

 

L'image qu'ils formaient tous les trois attendri tout le monde mais les frappèrent aussi. Ils étaient semblables à une famille et l'amour qui s'en dégageait était tout simplement magique. Mickael fit un signe de tête vers Mélanie.

 

-Alors nous avons aussi quelque chose à dire...

-Quoi ? Tu es encore enceinte Mélanie ? Vraiment c'est pas sérieux, dit Brian sur un ton ironique.

-Mais non gros bêta ! Voilà, nous avons décidé de baptiser JR et nous avons discuté Linds, les garçons et moi et nous souhaiterions que tu sois le parrain Justin.

 

Justin se retourna vers elle.

 

-Moi ?

-Oui toi, répondit Lindsay.

-Tu n'es pas obligé si tu n'en à pas envie, poursuivit Mickael avec un sourire.

-Si bien sur, ça me ferait très plaisir, répondit-il les yeux embués. Merci...

 

La petite finit par s'endormir dans les bras de Justin. Le repas se passa dans la bonne humeur, les rires, la joie de se retrouver. 


Audali09  (22.04.2013 à 22:06)

Le repas fut un vrai régal et se termina par un verre de champagne et le gâteau à la noix de coco, spécialité de Vic. La soirée se poursuivit autour du sapin à ouvrir les cadeaux. Lindsay et Mélanie étaient assises sur le fauteuil JR dans les bras de Mél. Emmett, Ted et Blake étaient assis sur le tapis. Mickael et Ben étaient installés sur l'autre fauteuil Hunter à leurs pieds. Debbie, Carl et Brian étaient assis sur le canapé Justin entre les jambes de Brian dans ses bras. Le petit Gus était quand à lui à plat ventre sur le tapis près de la crèche au pied du sapin.

 

Une multitude de cadeaux se trouvaient là ce soir-là peut être même plus que les années précédentes du fait notamment de la présence des enfants. Des livres, des films, des cds, des vêtements, des jouets, des ustensiles de cuisine, des bouteilles de grands alcools furent offerts.

 

Justin offrit un portrait de Vic, réalisé à la sanguine, à Debbie qui fut très émue. Il offrit au filles une planche de différents dessins qui représentaient les enfants, leurs deux visages, leurs mains liées pendant leur mariage ce qui rendait un ensemble tout à fait touchant. Il offrit une poupée peluche à JR et un garage playmobil à Gus.

 

-Ton cadeau est à New-York, murmura Justin avec un sourire espiègle près de l'oreille de Brian qui le regarda avec curiosité.

 

La soirée se termina vers 1 H du matin. Gus s'était endormi sur les genoux de Justin ses bras autour de son cou sa tête reposant sur son épaule. Il alla le coucher avant de partir. Il monta à l'étage et l'emmena dans la chambre de Mickael qui l'avait également accueilli il y a quelques années. Il lui retira ses chaussures, son pull et le borda. Il l'embrassa sur le front et s'apprêtait à partir lorsqu'une petite main s'accrocha à la sienne.

 

-Dis Paddy je te reverrai avant de partir ? Murmura le petit garçon.

-Bien sur mon grand.

-Paddy...

-Oui ?

-Tu vas rester avec Papa hein ? Demanda-t-il d'une petite voix.

-Bien sur mon chéri. Endors-toi maintenant, répondit-il en passant sa main dans les cheveux de même couleur que ceux de Brian.

 

Il s'endormit en suçant son pouce. Il sortit en refermant doucement la porte. Il se retourna et fut surpris par la présence de Mélanie.

 

-Seigneur tu m'as fait peur...murmura-t-il.

-Il t'aime beaucoup tu sais, lui dit Mélanie qui n'avait rien perdu du couchage.

-Pourquoi « Paddy » ? Demanda Justin.

-On parle beaucoup de toi et Brian aux enfants. Brian est son père mais on te considère tout autant de la même manière et c'est pour ça qu'il t'appelle Paddy. Tu as la même place que Brian, termina-t-elle avec un sourire.

 

Justin la prit dans ses bras ému. Il était vraiment dans sa famille. Tout le monde se quitta dans la bonne humeur et l'émotion. Brian et Justin montèrent dans la corvette et prirent le chemin du loft. Justin sentait la fatigue monter mais il s'en foutait il se trouvait exactement où il voulait être.

 

Dans l'ascenseur qui les menait à l'appartement ils ne se quittait pas des yeux. Justin pénétra dans le loft redécouvrant cet endroit comme au premier soir. Brian ferma la porte derrière lui. Justin se retourna les yeux brûlants d'intensité.

 

Il s'approcha lentement de lui. Enfin seuls...

 

Il accrocha sa chemise, défit lentement les boutons sans quitter ses yeux. Brian était troublé, électrisé par ce regard. Justin effleura son cou, remonta le long de sa gorge, son menton, à la commissure de sa bouche. Il prit ses lèvres avec une violente tendresse, prenant sa bouche avec avidité. Il passa ses mains dans ses cheveux, entoura son bras autour de sa nuque. Il pressa son corps contre le sien, ce corps qu'il désirait chaque jour que Dieu faisait, le seul qu'il voulait. Brian lui retira son t-shirt avec douceur effleurant ses hanches du bout des doigts. Il perdit ses lèvres dans sa nuque, ses mains posées sur sa taille. Justin rejeta la tête en arrière à son contact, électrisé, frissonnant sous ses mains. Leur baiser devint plus passionné, plus furieux, plus intense. Leurs souffles mêlés, leurs corps se soulevant au même rythme.

 

Brian le contempla nu devant lui dans toute sa splendeur, sa gorge, sa bouche, ses épaules, sa taille, ses jambes. Il le souleva dans ses bras, Justin entourant ses hanches de ses jambes. Il le plaqua contre la porte qui fit frissonner Justin. Ses doigts emmêlés dans les mèches brunes, ses prunelles sombres qu'il ne quittait pas des yeux. Une décharge, puis une autre et encore une autre... Il sentait ses mains serrées autour de ses cuisses. Accroché aux épaules de son amant il bougeait au même rythme. Il se mordit la lèvre de plaisir, il quittait le monde réel et entrait tout entier, totalement dans la sphère de Brian.

 

Intensité, intensité, intensité... Il se sentait vibrer, ses mains le brûlant... Comme au premier jour, la première nuit, la même force, la même sensation. Sa voix exprimait tout ce que son corps ressentait. Il entendait son souffle près de son oreille, dans ses cheveux. Ses mains griffèrent son dos, remontant vers ses épaules, sa nuque. Sa bouche scellée à la sienne semblait vivre son dernier jour, mélangeant son souffle au sien, sa saveur à la sienne. L'éternité était dans ses yeux comme le cœur qu'il sentait battre contre sa poitrine. Brian embrassa sa clavicule remontant le long de son bras, entrelaçant ses doigts aux siens, les serrant, au bord du gouffre. Il plongea son regard dans les gouttes bleues marines.

 

Allongés sur le lit, en sueur, Justin étendu contre lui commençait à s'endormir. Il sentait la main de Brian aller et venir le long de sa colonne, l'apaisant, le berçant. Brian emmêla ses jambes aux siennes retrouvant sa raison d'être. Il ferma les yeux sa bouche effleurant son front, la couette remontée sur leurs hanches. Son regard se brouilla et il finit par s'endormir ne souhaitant qu'une chose que cet homme qu'il sentait battre contre lui ne parte plus jamais.

 

Suspension du temps, suspension du souffle, volupté, explosion des sentiments, un battement, dans une nuit sombre de Pittsburgh juste deux amants...


Audali09  (24.04.2013 à 01:10)

Brian ouvrit lentement les yeux. Il était toujours là, sur le ventre, la respiration régulière ; il dormait encore. A travers les rideaux le soleil perçait. Son réveil indiquait 11h mais il n'avait pas envie de bouger, juste rester là. Le noël de la veille était certainement le meilleur qu'il avait vécu de sa vie. Il avait vu le lien qui s'établissait peu à peu entre Justin et son fils qui l'appelait « Paddy » et pour être honnête il adorait ça.

 

Il n'avait jamais cru possible qu'il soit un jour père, qu'il tombe amoureux et encore moins qu'il ait l'envie de fonder un foyer avec l'homme qui se trouvait actuellement auprès de lui. Car il devait bien l'admettre il aspirait à construire une vie loin de la fête, des backrooms et de tout ce qui jusqu'ici l'avait détruit à petit feu. Ce n'était pas pour lui un sacrifice bien au contraire.

 

Il se souvenait encore de Justin et lui au début, c'est à peine s'il se souvenait de son nom. Qu'est ce qu'il avait pu être odieux l'année après leur rencontre. Mais Justin s'était accroché et même si à l'époque ça l'excitait aujourd'hui il remerciait le ciel qu'il n'ait pas abandonné. Il avait su très vite que quelque chose était différent avec ce jeune homme blond et le présent ne venait que renforcer cette conviction passée.

 

Oui il souhaitait se préoccuper encore plus de son fils, il souhaitait encore plus de sa relation avec Justin. Pourquoi avait-il gardé le manoir ? Pourquoi n'avait-il rien changé à la quatrième chambre et l'avait-il laissé vide ? Les choses devenaient plus claires. Mais avant tout ceci il faudrait que Justin revienne et ce n'était pas chose faite et peut être que cela ne se ferait jamais. Il chassa ses sombres pensées et préféra rester optimiste même si l'optimisme n'était pas chose courante dans sa vie.

 

En pensant à tout ça il avait presque envie de rire. Lui, Brian Kinney ! Mais il était temps d'arrêter de se voiler la face et vivre les choses pleinement comme il les entendait et peu importe ce qu'on en dirait.

 

Mais pour le moment il s’entreprit à réveiller l'ange blond auprès de lui. Il parcourut son dos de petits baisers en commençant par les reins et en remontant doucement vers la nuque. Justin émit un léger grognement de satisfaction dans l'oreiller et tourna la tête vers Brian.

 

-Bonjour...murmura-t-il les yeux entrouverts.

-Bonjour mon ange, répondit Brian avec un regard qui en disait déjà long sur ses intentions.

 

Justin se redressa légèrement et prit ses lèvres avec gourmandise. Il aurait souhaité se réveiller tous les jours de cette façon. Il s'assit dans le lit entourant Brian de ses jambes et de ses bras tout en l'embrassant.

 

-On est pas près d'aller chez Debbie à ce rythme...dit Brian avec un sourire carnassier.

-Chez Debbie ?

-On est le 25 décembre et le 25, le midi, on mange toujours chez elle et ce depuis des années jeune homme.

-Il faut y être pour qu'elle heure ?

-12h je présume.

-Ce qui fait qu'il nous reste une heure et tu sais, en une heure on peut faire quantité de choses, répondit Justin avec un sourire espiègle.

-J'aime la façon dont tu occupes ton temps, répondit Brian en se je jetant sur lui.

 

Il fallait bien le dire et ce n'est pas Brian qui aurait dit le contraire faire l'amour en se réveillant était véritablement le meilleur moment de la journée.

 

En sueur, encore sur Justin, Brian reprenait son souffle la tête posée sur le torse de son amant.

 

-Seigneur, à ce rythme tu vas finir par me tuer...

-Toi ?? J 'aimerai bien voir ça...répondit Justin en rigolant.

-Je ne suis plus tout jeune, répondit-il en relevant la tête.

-Crétin ! Répliqua Justin en lui donnant une claque sur les fesses.

 

Il se leva du lit et se dirigea vers la salle de bain.

 

-Bon alors il vient le vieux ? Dit-il en direction de Brian tout en provocation et séduction dévastatrice.

-Toi tu vas voir ce que tu vas prendre !

 

Justin partit dans un grand éclat de rire. Brian avait la sensation qu'il n'avait pas entendu rire dans ce loft depuis 100 ans.

 

La douche était aussi un moment intime, intense, de retrouvailles pour eux et ils adoraient ça. Bon, certes avec Justin pour Brian peu importait l'endroit : du moment que c'était lui c'était juste génial. L'eau ruisselait sur leurs corps. Justin une main plaquée contre la vite, les mains de Brian sur ses hanches savourait l'instant avec délectation. Les douches à New-York étaient bien triste mais là il retrouvait ses habitudes, son cocon, son homme. Brian se serra un peu plus contre lui, ses bras entourant sa poitrine, sa bouche mordant et embrassant sa nuque. Il termina avec un dernier coup de rein qui électrisa totalement Justin. Il se retourna vers lui et tendit ses lèvres dans un baiser plus doux et tendre que leurs étreintes.

 

-Je t'aime...murmura-t-il.

 

Brian ne répondit rien mais ses yeux parlaient pour lui et Justin ne voulait rien de plus. Il pouvait affirmer qu'il avait aujourd'hui tout ce qu'il voulait et plus encore. Ils s'habillèrent en continuant de se chamailler, s'embrasser, se taquiner et arrivèrent bons derniers chez Debbie.

 

-Eh bien on ne vous attendais plus, on se demandait même si vous ne vous étiez pas perdus en chemin, dit Debbie en leur ouvrant la porte.

 

Ils ne répondirent rien mais éclatèrent de rire. Leur attention fût très vite accaparée par le petit Gus qui se précipitait sur eux trop content d'avoir ses deux papas sous le même toit. Ils passèrent une bonne partie de l’apéritif sur le tapis à tenter de monter le garage playmobil que Justin lui avait offert pour son noël. Ils étaient tous les trois dans leur monde ne se souciant guère de ce qui ce passait autour. Ils étaient véritablement faits pour la vie de famille, personne ne le dit mais ils n'en pensaient pas moins.

 

Ils finirent par rejoindre la table et prirent l'apéritif avec le reste de leur famille. Tucker, Jennyfer, Mollie avaient également été invités. Justin avait été très heureux de les retrouver. Il considérait enfin Tucker comme une relation sérieuse constatant la façon dont il rendait sa mère heureuse et sa sœur l'adorait. Il avait appris à le connaître et le trouvait décidément irréprochable.

 

Il discuta beaucoup avec sa petite sœur qui était désormais au lycée et était une excellente élève. Justin la félicita d'ailleurs pour ses résultats. Elle lui parla des études supérieures et semblait déjà savoir ce qu'elle voulait faire.

 

-Je souhaiterai me lancer dans la recherche, la bio et la chimie, dit-elle à son frère.

-C'est un beau projet, répondit Justin.

-Ta sœur est une véritable crack en sciences sans parler des maths. Attend qu'elle te parle de ce qu'elle veut faire lorsqu'elle aura son diplôme en poche, rétorqua Tucker dans un petit rire.

 

Justin se tourna vers elle intéressé.

 

-Te moque pas de moi Tuck, c'est sérieux ! Répliqua-t-elle légèrement vexée.

-Je ne me moque pas de toi ma grande mais tu n'y es pas encore tu sais...

-Je t'écoute Mollie, l'encouragea Justin.

-Je souhaiterai me spécialiser dans la biologie-virologie au niveau des MST et plus particulièrement sur...

-Oui ?

-Tu vas te moquer de moi...

-Pourquoi le ferais-je ? Répondit Justin.

-Plus particulièrement sur le virus du Sida, lâcha-t-elle.

 

Autour de la table le silence se fit et tout le monde se tourna vers elle. En particulier Ben et Hunter la regardèrent avec intensité.

 

-Alors? Demanda-t-elle d'une petite voix à son frère.

-Alors, je suis très fier de toi. C'est beau ce que tu veux faire et si c'est vraiment ce qui te plaît bats-toi jusqu'au bout pour l'obtenir, dit-il le plus sérieusement du monde.

 

Tout le  monde la regarda avec impression et attendrissement c'était bien la sœur de Justin : la même maturité, la même volonté, le même humanisme.

 

Jennyfer regardait ses deux enfants et n'aurait su expliquer l'immense fierté qui l'animait à cet instant.

 

-Tu devrais bien t'entendre avec Hunter, répliqua Mickael avec un petit sourire, il fait médecine.

 

Ben lui décocha un magistral coup de pied sous la table et Mickael se retint de ne pas pousser un cri de douleur.

 

-Ah oui ?...répondit Mollie dont le visage virait au rouge pivoine.

-Oui...enfin personnellement j'aimerai me spécialiser en pédiatrie mais ce que que tu veux faire est bien aussi, répondit-il pas très à l'aise non plus.

 

L'échange n'échappa pas à Justin qui souleva un sourcil interrogateur. Le reste de la tablée ne pût s'empêcher de rire. Ben dirait plus tard à Mollie que la voie qu'elle prenait était une très belle voie et qu'elle devait poursuivre. 


Audali09  (25.04.2013 à 19:31)

La suite de la journée se passa dans la joie et la bonne humeur. Le déjeuner ce jour-là finit relativement tard. Brian et Justin devaient dire au-revoir aux enfants qui repartaient le soir même. Les filles n'avaient pris que leur week-end et devait reprendre le travail. Elles eurent bien du mal à détacher Gus des deux garçons qui finit par pleurer. Elles promirent une nouvelle rencontre pour bientôt. Brian ne disait rien mais Justin savait que c'était pour lui aussi un déchirement de voir ainsi partir son fils. Ce n'était définitivement pas un Jacques Kinney et il le savait. Ce fut également difficile pour lui car il considérait ce petit garçon comme le sien.

 

Ils rentrèrent au loft en silence. Justin se sentait d'autant plus mal qu'il savait qu'il partait lui aussi dans quelques jours ne pouvant rester pour le nouvel an du à la préparation de sa future expo. Il avait déjà pu venir pour le 24 et le 25 ce qui était un exploit. Même s'il adorait la galerie Woodward ils le stressait un peu notamment sur le temps comme si sa première expo allait déterminer toute la saison de la Galerie. Ceci en plus du reste ne faisait que rajouter à son stress.

 

 

Brian alluma une cigarette, s'assit lourdement sur le canapé un verre à la main. Il devait être trois ou quatre heures du matin et il n'arrivait pas à dormir. Il s'était levé pour ne pas réveiller Justin qui dormait profondément.

 

Il aurait du être heureux mais curieusement il avait la sensation que sa vie n'était faite que de vide et de coups de vents. Justin allait repartir dans deux jours et le même vide, la même sensation d'abandon, de solitude commençait déjà à l'envahir. Il n'arrivait pas à éradiquer cette sensation, ce sentiment. C'était à s'en taper la tête contre les murs. Pourquoi cette peur de ne jamais le revoir le rongeait-il à ce point ?

 

Justin remua dans le grand lit qui se révéla être vide. Il se leva et se dirigea vers le salon. Brian était de dos. Il alla vers lui et l'entoura de ses bras.

 

-Tu dors pas ? Demanda Brian.

-Non, je faisais semblant...répondit-il. Et toi ?

-J'arrive pas à dormir...

 

Justin contourna le canapé et vint s’asseoir près de lui posant sa main sur sa nuque en jouant avec ses cheveux. Brian passa son bras autour de ses épaules et Justin vint se lover contre lui. Un silence pesant s'installa coupé par un long soupir qu'ils poussèrent en même temps.

 

-Je suis désolé de repartir aussi vite...commença Justin.

-Tu dois aller bosser et préparer ton expo...

-Je sais mais je devais rester plus longtemps, continua-t-il.

-C'est pas grave Justin, répondit simplement Brian.

-Tu veux pas rentrer avec moi ?

-Quoi ?

-Tu veux pas venir passer le nouvel an avec moi à New-York, redemanda Justin.

-Je sais pas, j'ai du boulot à l'agence il faut que je vois avec Ted...

-S'il te plait...on va pas pouvoir se voir avant l'expo sinon... a supposer que tu viennes, pensa-t-il.

-C'est quand déjà ?

-Fin février...

-Je te promet rien pour le nouvel an je te l'ai dit il faut que je vois avec Ted, termina Brian.

 

 

Justin poussa un nouveau soupir et se serra un peu plus contre lui. Il n'avait qu'une envie rester et ne jamais repartir dans cette ville qu'on appelait la Grosse Pomme.

 

Mais malgré tout son expo à venir et les toiles qu'il n'avait pas encore terminées l'excitait et le rendait enthousiaste au plus au point.

Pour le moment il n'avait pas envie de penser mais juste être auprès de cet homme, son homme.

 

Il se redressa et s'assit à califourchon sur Brian les mains autours de son cou, les jambes de chaque côté de celles de son amant. Il prit sa bouche avec une sourde envie et ferma les yeux sur ses baisers qui le faisait en permanence quitter la force de gravité.


Audali09  (26.04.2013 à 22:38)

Deux jours plus tard ils s'envolaient pour le nouvel an new-yorkais. Brian avait réglé les dernières campagnes en cours et commençait à s'occuper des nouvelles à venir.

 

Dans l'avion qui les conduisait à la Grosse-Pomme, Justin les bras croisés s'était endormi sur son épaule. C'était un de ses trucs, en n'importe quelles circonstances il pouvait s'endormir en quelques secondes. Habitude qui parfois déconcertait Brian.

 

Il le regardait dormir. Ses sourcils étaient froncés signifiant qu'il pensait ou rêvait à quelque chose qui le tracassait. Sa bouche entrouverte laissait s'échapper une respiration lente et régulière. Son nez remuait de temps en temps. Les bras croisés, sa main droite qui avait autrefois été violentée par un certain Christopher Hobbs était plaquée contre sa poitrine, cachée.

 

Justin ne supportait pas cette main qui était devenue handicapée. Il ne supportait pas en particulier qu'on la touche ou la regarde. Brian en avait fait mainte fois fait les frais. C'était toujours un sujet sensible entres eux, un sujet dont Justin n'aimait pas spécialement parler. Brian le savait, même s'il n'en disait rien, Justin ne se rappelait pas tout de ce soir-là et s'enfermait continuellement dans un mutisme dès que ce propos arrivait sur le tapis. Brian se sentait parfois impuissant face à ses réactions mais il ne pouvait malheureusement pas y faire grand chose, désormais, seul Justin serait capable de faire le deuil de cet accident.

 

Mais pour le moment il le regardait simplement dormir. Plusieurs personnes s'étaient retournées sur eux. Certaines avec un sourire d'autres avec un regard froid et inquisiteur qui témoignait clairement de leur avis sur un couple homo à bord. Les mentalités ne changeraient donc jamais. Brian n'avait jamais cru au changement des hétéros à leur égard. C'était peut-être une philosophie radicale mais jusqu'à présent rien dans sa vie n'était venu lui prouver le contraire, la proposition 14 ne faisant que renforcer son idée. Même si le mariage homosexuel était passé dans plusieurs états du pays jamais les lois ou les politiques ne viendrait faire changer les mentalités et ça il en était bien conscient.

 

L'avion commençait à amorcer sa descente et Justin s'éveilla en se redressant. Un grand sourire lui étirait les lèvres. Peu importait que les gens puissent les haïrent et veulent les voir mort, Brian avait ce sourire et ça valait tout l'or du monde.

 

Ils prirent un des célèbres taxi jaune de la ville et se dirigèrent vers Manhattan à Greenwich Village où se trouvait l'appartement d'Anne.

 

Justin inséra sa clé dans la serrure et pénétra dans le splendide appartement du 12e qu'il habitait depuis maintenant deux mois. Il alla poser son sac et celui de Brian dans sa chambre alors que ce dernier faisait le tour du propriétaire. Justin entrait dans la cuisine pour se faire un café lorsqu'il aperçut un papier collé sur le frigo.

 

« Je suis revenue de France hier soir, je ne sais pas quand tu rentres. Pour le moment je squatte chez Aristide. Je t'appelle quand je reviens. Bisous ! Anne. »

 

Aristide était le meilleur ami d'Anne. Justin ne l'avait pas encore rencontré mais c'était « un mec en or » comme aimait à dire sa coloc.

 

-Brian tu veux un café ? Demanda Justin depuis la cuisine.

 

Personne ne répondit mais avant qu'il puisse reformuler sa question deux bras l'enlaçait. Brian l'embrassa dans le cou.

 

-Non merci.

-Autre chose ? Demanda Justin avec un sourire.

-J'ai ma petite idée sur la question, murmura ce dernier dans ses cheveux.

-Je vois ça, répondit Justin.

-Ta coloc n'est pas là ?

-Non, elle est chez son meilleur ami.

-De plus en plus intéressant...

 

Justin s'assit sur l’îlot au milieu de la cuisine comme à son habitude entourant Brian de ses jambes. Il commença à défaire la fermeture éclair de son gilet lentement l'embrassant dans le cou en le regardant ave des yeux joueurs.

 

-Hum...de plus en plus intéressant, murmura Brian.

 

Il prit ses lèvres charnues entre les siennes en faisant valdinguer dans la pièce son t-shirt bleu. Il fit sauter sa boucle de ceinture et fit descendre son jean avec rapidité. Justin adorait voir Brian aux commandes. Il parcourut son torse de ses lèvres. Justin s’allongea sur l’élément de la cuisine, les jambes dans le vide. Les mains de Brian se baladait sur son corps. Il se cambra sous l'effet de la caresse de sa langue, les doigts perdus dans ses cheveux. Il se redressa et reprit sa bouche avec plus d'avidité entourant son cou de ses bras serrant son corps contre le sien. Il quitta la réalité alors que Brian le prenait totalement. Justin ferma les yeux sur son plaisir.

 

Près de l'évier la tasse de café refroidissait ne laissant plus qu'un filet de fumée s'en échapper. 


Audali09  (28.04.2013 à 16:20)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Avant-hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Avant-hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages