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Série : Queer As Folk
Création : 25.10.2015 à 20h47
Auteur : Miliampere
Statut : Terminée
« Bien le bonjour, pour ceux qui ne connaissent pas fanfiction.net ou qui préfèrent rester sur HypnoWeb, voici ma petite contribution à l'univers QaF, en espérant que mes histoires vous ferons rêve » Miliampere
Cette fanfic compte déjà 3 paragraphes
« Le truc parmi les trucs »
Il y avait un moment dans la journée que Justin adorait particulièrement. C’est quand ils étaient tous les cinq au Babylon. Ou plutôt tous les six, puisque David était là.
Il adorait ces moments qu’il passait avec « la bande », il avait l’impression qu’il était l’un des leurs. Emmett l’avait tout de suite adopté comme le « jeune de Brian qu’il faut protéger des dangers du quartier gay », Ted le voyait comme le « compagnon de Brian qu’il fallait surveiller de loin au cas où Brian arrêterait de prendre soin de lui mais ce n’est pas près d’arriver ».
Brian, inutile de dire qu’il le voyait comme un mec collant. Sexy, bandant, mais collant.
Quant à Michael… Michael le voyait comme un boulet, une chose qui prenait de la place et surtout, qui tournait trop près de Brian. Et David… En fait, Justin ne passait pas trop de temps avec David. Déjà parce qu’ils ne se voyaient pas beaucoup en règle générale, mais surtout parce qu’ils n’avaient strictement rien en commun. Hormis le fait qu’ils étaient chacun les « compagnons » du duo Michael / Brian.
Mais ce n’était pas le sujet de la conversation. Là, c’était plutôt un éternel combat entre Brian et David. Décidément ces deux là ne pouvaient pas se supporter. Justin regardait le duel « pacifique » devant lui. Raison de la dispute ? David qui dénigre le mode de vie de Brian.
Justin se sentait un peu vexé face à cette conversation. Brian et David parlaient des « trucs » que ramassait Brian comme si c’étaient des morceaux de viandes.
Et lui alors ? Ils avaient un peu de respect pour lui ? Il était conscient qu’il n’était pas le petit-ami de Brian, il l’avait compris depuis longtemps déjà. Il était juste le mec qui squattait chez Brian, le mec à qui Brian payait les verres au Woody’s et au Babylon, le mec que Brian surveillait de loin, le mec qui dansait avec Brian et qui parfois, finissait dans son lit. Mais il n’était jamais question de relation.
_ Tu considères vraiment les mecs comme jetables ?
_ Plutôt comme acquis. Un problème docteur ?
_ David.
_ Non moi c’est Brian.
Justin éclata de rire dans sa bière et échangea un regard complice avec Brian. A vrai dire, lui non plus ne s’entendait pas très bien avec David, il le trouvait prétentieux, imbu de sa personne, et il n’aimait pas la manière dont il prenait de haut les pédés qui se baladaient dans ce qu’il appelait le « ghetto ».
Michael essayait bien évidemment de calmer la tension entre les deux hommes. Sans résultat.
_ Tu ramasses des mecs, tu les ramènes chez toi, tu fais je ne sais pas quoi avec eux…
_ Ca s’appelle « baiser », c’était comment à ton époque ? Tu peux demander à Michael de te faire une démo.
Justin plaqua sa main sur sa bouche pour retenir un éclat de rire alors qu’Emmett et Ted échangeaient un regard lourd de sens, essayant eux aussi de ne pas rire au nez du médecin.
_ Tu as donc si peu de respect pour ces…
_ Trucs ?
_ Tu les considères comme des objets.
_ Ils agissent comme mes « joujoux », la différence c’est qu’ils parlent et qu’il y a du muscle.
Le désaccord continua mais Justin ne l’écoutait plus. Il connaissait les arguments par cœur. Surtout ceux de Brian. Il les avait assez entendus. Il s’accouda au bar et regarda tous les mecs qui dansaient. Combien étaient passés dans le lit de Brian ? Combien en restait-il encore ? Et est-ce que Brian allait vivre comme ça pour toujours ? Il ne s’assagirait jamais ?
Et lui Justin, sera toujours « le mec collant que Brian se fait tous les trois jours » ?
C’était ça son avenir ? Etre LE truc parmi LES trucs.
Il soupira lourdement alors qu’il se répétait encore les mêmes questions. Son soupir passa bien sur inaperçu sous les baffles du Babylon.
Pourtant il avait l’impression, ou l’espoir, qu’il n’était pas que ça aux yeux de Brian. Après tout, Brian avait une règle : « jamais deux fois le même mec ». Et depuis le temps, combien de fois ils avaient couché ensemble tous les deux ? Trop pour pouvoir compter.
En plus, les trucs que Brian se tapait tout le temps, il ne les gardait pas chez lui. Alors que Justin avait quand même vécu avec Brian un certain temps, parce que Brian l’avait recueilli, parce qu’il avait veillé sur lui, alors c’est peut-être qu’il n’est pas si indifférent… n’est ce pas ?
Et puis même, ces mecs là, ces ‘trucs’, comme Brian les appelle, quand ils se faisaient prendre par Brian, il n’y avait aucune douceur, aucune tendresse, alors que Justin pouvait se remémorer toutes les fois où Brian avait caressé son dos, embrassé son cou, parcouru son torse de ses lèvres. Tout cela, ça voulait dire quelque chose non ?
Soudain, il sentit une main agripper son bras et le tirer de force vers la piste de danse, le sortant ainsi de ses sombres pensées. Reconnaissant la poigne de son amant, Justin eu juste le temps de poser son verre de bière vide sur le comptoir avant de suivre Brian.
Arrivé au centre de la piste, là où David ne pouvait pas les voir, Brian attira le corps de Justin très près du sien et commença à se déhancher de manière lente et particulièrement… suggestive.
_ Il me tape sur le système ce toubib.
Justin avait envie de répondre que « ce toubib » n’avait pas tout à fait tord, mais il savait déjà où ça allait le mener et il n’en avait pas vraiment envie.
Brian passa sa main sur la joue de Justin et le força à relever la tête pour affronter son regard.
_ Je sais à quoi tu penses. Murmura-t-il avant de capturer les lèvres de Justin.
_ Et ? Murmura le blond en séparant ses lèvres de celles de Brian.
_ Tu as tort.
Justin regarda quelques secondes Brian avant de lui sourire et de se coller contre lui pour un autre baiser. Brian passa ses bras autour du cou de Justin, qui lui attrapa le dos du grand brun, et ils dansèrent, toute la nuit, et ils finirent ensemble au loft, oubliant tous ces trucs dont Brian ne se souvenait ni du nom, ni du visage.
Une histoire de date
Voilà maintenant un an que Justin était revenu de New York. Brian et lui vivaient cette harmonie qui leur avait manqué ces derniers temps. Disons plutôt ces 6 ans, 7 mois, 2 semaines et 4 jours durant lesquelles Brian était à Pittburgh et Justin à New York.
Oh, bien sûr, ils n'avaient pas passé tout ce temps sans se voir. Brian avait arrêté de compter le nombre de fois qu'il avait pris l'avion pour la grosse pomme. Tellement de fois que les hôtesses le saluaient par son prénom et qu'il avait un siège gravé à son nom dans le Boeing.
Parfois même, il avait pris sa voiture et s'était tapé ces 6 longues heures de route qui le séparaient de sa paire de fesses préférée. Et d'autres fois, c'est Justin qui faisait le trajet. En avion lui aussi, ou en co-voiturage.
C'était des week-end quand Justin ne travaillait pas ou ne peignait pas, c'était des rendez-vous professionnels que Brian avait à New-York et pour lesquels il se faisait un plaisir de faire le déplacement, juste pour le plaisir de rejoindre son ange dans son petit studio après un contrat signé.
C'était des vacances de Noël que Justin passait obligatoirement à la maison sous peine de se faire émasculer par Debbie. C'était des anniversaires durant lesquels Brian faisait l'aller retour en moins de 24 heures juste pour voir Justin éclater de rire, lui sauter dans les bras et l'embrasser pour lui dire à quel point il l'aimait. C'était des surprises inattendues et appréciées, et c'était, parfois, des retrouvailles désespérées parce que le manque de l'autre devenait trop grand.
Tout ça pour dire que depuis le départ de Justin pour New-York, depuis le mariage avorté, depuis la donation de Britin à l'association d'aide aux malades du SIDA ou aux victimes d'agressions, depuis le tournant radical dans sa vie, Brian n'avait pas changé son habitude principale : baiser Justin autant qu'il le pouvait.
Chacun de ses temps libres, il les passait entre son fils et son... son Justin.
Oui, parce que depuis tout ce temps, il n'avait toujours pas trouvé de terme exact, et pour être honnête, il ne cherchait pas non plus. Justin suffisait. Il suffisait de se balader sur Liberty Avenue, de demander qui était Justin. Tout le monde savait que Justin était la personne que l'on trouvait accroché à la main de Brian, au regard de Brian, aux lèvres de Brian...
Par contre, très rare étaient ceux qui savaient que Justin était aussi la personne pour qui Brian portait un anneau autour du cou. Et encore moins nombreux étaient ceux qui savaient que Justin lui-même avait un autre anneau, semblable au premier, accroché à son propre cou.
Ils étaient rares à le savoir, parce qu'ils étaient rares maintenant à passer entre les mais de Brian, que ce soit dans la Backroom, dans les saunas ou dans le loft. Ils étaient rares, voir même inexistants.
Dorénavant, les hommes qui avaient connu le plaisir et l'honneur de passer quelques heures peau contre peau avec Brian faisaient parti de la légende. Ils étaient des preuves que Brian avait un jour été un habitué des lieux de débauches. Ils étaient... des collectors... des sortes de célébrités qui pouvaient se vanter d'avoir vécu, d'avoir été là, d'avoir fait partie de l'histoire.
Parce que depuis maintenant 7 ans, 7 mois, 2 semaines et 4 jours, Brian ne semble avoir de passion que pour un seul corps, un seul visage, une seule étreinte, un seul homme. Et même s'il fallait attendre plus de deux semaines pour profiter de ce contact étroit avec Justin, alors il attendait.
Et depuis un an, les hommes de Liberty Avenue pouvaient voir Brian revenir dans son royaume plein de lumières et de musiques. Toujours aussi beau malgré ses 41 ans. Toujours aussi sexy dans son jean et son tee-shirt noirs, et toujours aussi collé à Justin. Ces hommes pouvaient voir Brian et Justin boire ensemble, fumer ensemble, danser ensemble, jouir ensemble. Mais jamais ces hommes ne pouvaient participer.
.
Et tout ceci, toutes ces réflexions, Brian lui-même était en train de se les faire, de se les dire, en faisant tourner entre ses doigts un petit carré de plastique. L'air grave, concentré, il regardait ce sachet comme s'il possédait les réponses à toutes ses questions.
Il n'entendit pas la porte du loft s'ouvrir, ni se refermer. Il n'entendit pas les clefs de Justin cliqueter en tombant dans le bol sur le buffet. Il n'entendit pas la veste se retirer des épaules de son... de son Justin. Il n'entendit pas les pieds se séparer de leurs chaussures, et il n'entendit pas le bruit, étouffé par les chaussettes, que faisait Justin en s'approchant de la chambre.
_ Brian ?
Il ne vit pas non plus le regard surpris de Justin. Il devait en effet avoir une drôle d'allure, assis sur le lit, le dos vouté, entouré par une cinquantaine de préservatifs empaquetés.
_ Je... peux savoir ce qui se passe ?
Pour toutes réponses, Brian, sans un mot, tendit le préservatif qu'il tenait entre ses mains, et attendit que Justin comprenne, sans un mot, comme il le faisait toujours.
_ Oh, je te remercie Brian, mais je n'ai pas l'intention de m'en servir dans l'immédiat.
Et c'était vrai. Brian le réalisa avec encore plus de force. Parce que ça faisait tellement longtemps qu'il ne s'en servait plus non plus. Oh, bien sûr, il se souvenait de ce moment là, où ils avaient tous les deux pris la décision d'arrêter. Mais là... là... devant ce phénomène...
_ Heureusement.
_ Pourquoi ?
_ Ils sont périmés.
Le silence qui suivit fut comme une bombe aux yeux de Brian, toujours fixés sur les mains qu'il avait posé sur ses genoux.
_ C'est la première fois... de ma vie... la première fois... que j'ai en ma possession... une capote... une capote périmée... et là c'est pas seulement une... mais au moins cinquante.
Brian soupira et avec toute la force qu'il possédait, il leva les yeux pour regarder la cause de cette situation, la raison pour laquelle il avait toute une collection de latex rose hors d'usage. Cet ange comprenait-il l'importante de ce que cela signifiait ? Ce blondinet qui était aujourd'hui un homme avait-il conscience de la force d'attraction qu'il avait sur Brian ? Réalisait-il ce qu'il avait changé dans la vie de Brian?
_ Lève toi.
Et Brian fronça les sourcils.
_ Lève toi. Répéta alors Justin.
Une fois que Brian fut debout, Justin lança la capote au milieu de toutes les autres sur le lit, et d'un geste puissant et déterminé, il balança la couette. Toutes les capotes volèrent au pied du lit. Toutes furent recouvertes par la couette en satin.
Et Brian sourit. Parce que c'était la meilleure chose à faire, la seule chose à faire. Alors avec toujours la même tendresse, il embrassa Justin, il l'allongea sur le drap, et lui montra à quel point il tenait à lui, à quel point il avait envie de lui, à quel point il voulait de lui.
Sur la table de nuit, le pot qui contenait autrefois tous ces carrés de plastique était désormais vide. Peut-être que Brian y mettrait prochainement du lubrifiant, ou les liens avec lesquels il attachait Justin, ou les foulards avec lesquels il bandait les yeux de Justin.
Ou alors peut-être qu'il enlèverai ce grand pot désormais vide de toutes les propositions extra-Justinienne. Et peut-être qu'à la place, il mettrait une photo de Justin et lui.
Parce qu'il avait changé, et en regardant Justin, endormi dans son lit après tant d'amour, il ne voyait pas une sexualité frustrée par la monogamie, il ne voyait qu'une totale satisfaction, qu'un épanouissement. Il n'avait pas réduit sa consommation en matière de sexe. Il l'avait améliorée.
FIN.
Bavardages intempestifs :
Autant, il détestait Hobbs, autant son professeur homophobe l’horripilait au plus haut point.
Il trouvait toujours une occasion d’enfoncer Justin. En tout cas, il ne faisait rien pour limiter l’oppression que Justin vivait avec ses camarades.
Et le jeudi, Justin finissait sa journée avec deux heures en compagnie de ce prof homophobe au possible. La seule bonne nouvelle, c’est que Brian avait promis de venir le chercher à la fin des cours pour l’amener directement au loft. Une bonne soirée en perspective.
Donc ce jeudi là, Justin entra dans la salle de cours avec une bonne humeur et un grand sourire.
Il s’installa comme à son habitude le plus proche possible de Daphné et commença à discuter avec elle en attendant l’arrivée du prof.
_ Et ma mère insiste pour que j’aille à ce repas de famille.
_ De quoi tu te plains Daph’, tu as de la chance d’avoir encore tes parents avec toi.
Les deux amis restèrent silencieux quelques secondes.
_ A ton avis, comment ça se passerait une réunion de famille avec mon père et ma mère ? Demanda Justin en souriant.
Ils se regardèrent tous deux et éclatèrent de rire.
_ Ca serait une catastrophe.
_ Taylor, si vous avez quelque chose à dire faites le partager à toute la classe ! Aboya le prof que Justin détestait.
Le jeune élève aurait bien répondu si Daphné n’avait pas mit une main sur son bras. Il n’était pas le seul à rire. Mais si en fait, il était le seul pédé à rire. Ca suffisait au prof pour le réprimander.
Le professeur avait bizarrement l’air de très mauvaise humeur. Justin décréta que s’il voulait retrouver Brian le plus vite possible, il devait se tenir à carreau. Alors il sortit ses affaires, et s’efforça bien malgré lui à écouter cet affreux professeur.
Quelqu’un chuchota dans le dos de Justin. A vu d’oreille, c’était Thomas, un mec sans histoire.
_ Taylor, je ne vous ais pas autorisé à parler. La prochaine fois c’est un blâme dans le carnet.
_ Mais je n’ai rien dit !
Le professeur releva doucement les yeux et foudroya son élève du regard.
_ Vous remettez en doute ma parole Mr Taylor ?
Justin avait envie de lui répondre méchamment, de l’envoyer chier, de lui exploser sa cervelle, de…
_ Non Monsieur.
Les ricanements d’Hobbs et sa bande ne passèrent pas inaperçus, néanmoins le professeur n’y fit pas attention. Et Justin bouillait, intérieurement. Il entendit un « désolé » murmuré dans son dos mais n’y prit pas garde. Thomas était sympa en temps normal. Pourtant, là, il le détestait.
Il se passa cinq minutes de silence, puis des chuchotements reprirent. Cette fois Justin su qu’il ne sortirait jamais vivant de cet endroit. Il avait reconnu la voix de Hobbs. Et il avait compris le manège.
Hobbs se taisait, attendait quelques minutes, puis reprenait ses bavardages. Justin avait beau regarder le prof droit dans les yeux pour bien lui montrer qu’il n’ouvrait pas la bouche, rien n’y faisait, il voyait le regard de triomphe sur le visage de son prof.
Pourtant il ne se passa rien. Le cours passa sans que le prof ne fasse la moindre réflexion et alors que Justin imaginait son cauchemar terminé, alors qu’il ramassait ses affaires pour suivre Daphné hors de la salle…
_ Taylor, je ne crois pas vous avoir autorisé à sortir.
_ Vous n’avez pas autorisé les autres, pourtant ils le font quand même.
_ Votre insolence va vous coûter une heure de retenue Mr Taylor.
Justin se mordit la lèvre pour ne pas insulter le connard en face de lui. Ils y étaient. Il était en retenu, et dehors se trouvait Brian, qui attendait que Justin le rejoigne.
Sous les rires et les quolibets de ses camarades, Justin Taylor resta devant le bureau de son prof. Il vit du coin de l’œil Daphné attendre pour connaître la sentence avant de courir à l’entrée du lycée, et prévenir Brian.
_ Vous voyez ce tableau ? Vous prenez la craie et vous écrivez « je ne dois pas bavarder en classe » jusqu’à ce que le tableau soit plein.
_ Je n’ai pas bavar…
_ Vous voulez que je vous le fasse remplir deux fois ?
Justin serra les poings et attrapa avec fureur la craie que le prof lui tendait. Sans un regard pour Daphné, il commença à écrire.
oOo
Brian surveillait la sortie des élèves en cherchant la tête blonde qui viendrait le rejoindre. Au lieu de cela, il vit Daphné sortir seule, chercher quelque chose, fixer son regard sur la Jeep, et courir droit vers lui.
Alors Brian comprit. Encore ce prof, encore une retenue. Quand Daphné se pencha à l’intérieur de la Jeep, il ne lui laissa même pas le temps de parler.
_ Alors c’est quoi cette fois ? Il a saigné du nez et tout le monde a eu peur de choper le sida ?
La hargne dans sa voix était évidente.
_ Toute la bande à Hobbs s’est fait un plaisir de bavarder durant tout le cours, et plutôt que de les punir eux, le salopard de prof a puni Justin. Il doit écrire des lignes au tableau, il en aura pour une heure.
Justin hocha la tête au moment où la mère de Daphné arrivait pour récupérer sa fille.
_ A la prochaine beauté.
_ Au revoir Brian
oOo
Justin parcourut le terrain de son lycée au pas de course, ouvrit la porte de la Jeep et balança son sac avec colère avant de claquer la porte.
_ Eloigne moi de cet endroit avant que je ne finisse par commettre un meurtre !
Brian rangea le livre dans sa boîte à gant, regarda Justin quelques secondes et démarra au quart de tour. Le voyage se fit en silence, dans une ambiance tendue et électrique.
Brian ouvrit la porte du loft et Justin se dirigea aussitôt vers la chambre, il balança son sac, défit sa cravate et ôta sa chemise blanche plus rapidement que jamais. Brian se plaça derrière lui et glissa ses mains sur la ceinture de Justin pour la défaire.
_ Je te propose, Justin, qu’on passe directement à la case « je te baise, ça te calmera » et qu’on laisse tomber la case « bavardage ».
_ Très drôle Brian… Très spirituel. Grinça le jeune homme.
Brian glissa ses lèvres au niveau de la clavicule gauche de Justin tout en enfilant ses mains dans le boxer du jeune blond.
_ Mais… je dois avouer que c’est une excellente idée…
FIN.