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Un dur lendemain...

Série : Grey's Anatomy
Création : 29.08.2006 à 22h28
Auteur : Bzzbzz 
Statut : Terminée

« Episode complet. Bonne lecture... » Bzzbzz 

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Un dur lendemain.  

   

Il faisait nuit noire ici, à Seattle, le long de Elliot Bay. Seules les lumières de la ville illuminaient les eaux sombres. Accoudée à la rambarde du ferry-boat, Meredith admirait la vue dans un silence presque monastique. Sans doute en pleine méditation ou prière. A dire vrai, elle tentait de se convaincre que malgré la déception causée par sa relation avec Derek, les ferry lui étaient toujours aussi agréables à emprunter. Mais Meredith soupira en baissant le regard sur l’eau noire que fendait le bateau. C’était peine perdue. Cet homme avait même réussi à rendre amer ce seul réel plaisir qu’elle avait.

Elle en était là de ses réflexions lorsqu’une main se posa doucement sur son épaule.

 

Pendant ce temps, au Seattle Grace Hospital, c’était enfin la fin de l’effervescence pour une infime partie des étudiants de garde. Izzie et Alex, eux,  avaient dû terminer leur garde un peu plus tard que d’habitude. Bailey leur avait interdit de quitter l’établissement tant que toute la paperasserie n’aurait pas été complètement remplie et classée. Inutile de préciser que ce manque de rigueur était totalement imputable à Alex. Durant ces deux derniers jours, l’étudiant avait repoussé l’inévitable tâche en espérant que l’on ne s’en rendrait pas compte. Voire qu’on la ferait pour lui. Douce chimère ! Au lieu de ça, Bailey leur était tombée dessus à bras raccourcis sans même faire cas du responsable. Elle n’avait cherché à savoir lequel des deux avait fauté puisqu’ils avaient travaillé ensemble. Ils ne pouvaient donc partir avant que tout soit archivé.

Consciente qu’en s’y mettant elle aussi, l’heure du départ arriverait plus vite, Izzie s’était forcée à aider son irresponsable de coéquipier. Une colère monstre l’avait envahie mais elle s’était résolue à ne rien dire et à garder tout ça pour elle. Au moins le temps du classement. Rien ne servait de parler avec lui. Il était d’ailleurs évident que sa simple fureur se lisait en elle comme dans un livre ouvert.

 

Sur le bateau, Meredith tourna la tête vers son épaule mais la main qui s’y était abattue quelques fractions de secondes plus tôt avait déjà disparue. L’homme s’était aussitôt accoudé à la barrière à côté d’elle et fixait également l’horizon.

Meredith, étonnée : George ? Qu’est-ce que tu fais là ?

George : Rien…

Puis se rendant compte que sa présence sur ce ferry pouvait porter à confusion, il ajouta :

George : Je ne t’espionne pas !

Meredith rit de sa réponse. C’était tout lui ça. Obligé de se justifier de sa moindre pensée.

George reprit pour se légitimer : J’aime bien venir ici. (Puis plus vivement, il lui certifia) Mais je ne savais pas que tu serais là !

Meredith, amusée : Ca va, George. J’ai compris. Mais arrête de le dire où je vais finir par croire que tu me suivais réellement.

George : Je t’ai vue monter, lui avoua-t- il. Mais t’avais l’air d’avoir besoin de réfléchir.

Meredith, pour éviter les questions : Qu’est-ce que tu faisais là ? réitéra-t-elle.

George : J’avais rendez-vous, sourit-il.

Meredith, toute ouïe : C’est vrai ??

George : Non, mais ça fait toujours plaisir de se l’entendre dire.

La jeune femme lui donna une tape en secouant la tête, amusée par le trait d’humour de son colocataire.

Meredith : On ne se voit pas beaucoup en ce moment, constata-t-elle.

George : Non, c’est vrai. Tu as beaucoup à faire dans ta chambre je crois, continua-t-il sur avec le même humour. Tu la redécores peut-être?

Meredith : Tu es très drôle. On devrait discuter plus souvent, sourit-elle. 

George : C’est vrai…, affirma-t-il, …que je suis drôle.

Elle leva un sourcil intrigué vers lui.

Meredith : Je crois que c’est la première fois que je te vois comme ça.

George murmura : C’est à cause de ce rendez-vous. Avec mon amie Téquila !

Meredith, de la même façon : Oh je la connais. Elle est de très bonne compagnie. On s’entend bien toutes les deux.

George, tapant sur la balustrade : Zut ! Et moi qui voulais te la présenter.

Meredith : Qu’à cela ne tienne ! Je lui rendrais bien une petite visite, j’ai quelque chose à fêter.

 

            Dans le vestiaire des internes, Izzie récupérait ses affaires personnelles afin de quitter ce lieu dans lequel elle venait de passer plus de temps que nécessaire. Cette garde avec Alex comme coéquipier avait été un avant-goût de l’enfer. Lorsque ce dernier pénétra dans la pièce, Isobel entortilla sa longue écharpe en laine bariolée autour de son cou et fit claquer la porte en fer de son placard avant de partir sans un mot. Elle n’avait aucune envie de lui adresser la parole en dehors de ses heures de boulot. Elle n’y était d’ailleurs nullement forcée. Ses heures de travail étant enfin terminées, elle n’était même plus tenue de prendre sa présence en compte. Elle emprunta l’ascenseur d’un pas décidé, son sac à dos sur une épaule et se rendit ensuite dans le hall d’entrée de l’hôpital pour sortir sous le porche. La pluie tombait désormais en cette nuit d’automne. Elle prit le temps de fermer sa veste et s’élança vers l’abri bus le plus près. Ses deux colocataires ayant terminé plus tôt qu’elle, ils étaient rentrés avec la voiture, ne lui laissant ainsi qu’une seule solution. Elle jeta rapidement un coup d’œil à sa montre. Le bus arriverait bientôt. La chance était avec elle.

A quelques mètres de là, Alex avait lui aussi quitté sa tenue bleue pour regagner ses vêtements et pénétrait dans sa voiture. Izzie ragea en le voyant rentrer dans le véhicule. Elle aurait payé cher pour le voir partir sur son habituel vélo, avec la pluie comme seule compagne.

En le voyant s’éloigner, elle serra les dents. Mais quelques secondes plus tard, la voiture s’arrêtait en face d’elle et la fenêtre du coté passager s’abaissait.

Alex : Je te ramène ?

Izzie, avec ironie : Ca va aller. Tu en as assez fait pour moi aujourd’hui !

Alex, penché sur le fauteuil d’à côté pour la distinguer : Sois pas bête. Qu’est-ce qu’il vaut mieux : Attendre une plombe dans le froid ou passer quelques minutes au chaud avec un crétin ?

Izzie, fière, détournant le regard : Sans hésiter, j’évite le crétin !

Elle vit alors au même instant le bus arriver et s’arrêter à une poignée de mètres derrière la voiture d’Alex. Un silence se fit lorsque le chauffeur coupa le moteur. Izzie ne bougea pas et observa la situation. Quelque chose clochait. Puis les portes s’ouvrirent et un homme en uniforme de la compagnie des bus descendit avec perte et fracas. Il courut jusqu’aux urgences et revint aussitôt en hurlant, accompagné d’une équipe de médecins. Ils firent sortir un homme au ventre ensanglanté et le conduisirent dans l’établissement de santé.

Isobel n’en revenait pas. Elle jouait de malchance aujourd’hui. Tout semblait vouloir la contrarier.

Alex, un sourire mesquin aux lèvres : On dirait bien que tu n’as plus tellement le choix.

Sans un mot, elle se résigna à monter dans la voiture et boucla aussitôt sa ceinture avec énergie. Elle lui indiqua seulement l’adresse à laquelle la déposer. Rien d’autre !

Arrivés à destination, Alex se gara de l’autre côté de la rue, en face de la porte d’entrée de l’immense maison de la mère de Meredith.

Tandis qu’Isobel défaisait sa ceinture de sécurité, Alex tenta : Allez, dis quelque chose quand même.

Mais Izzie n’eut pas envie de répondre. Elle sortit de la voiture sans plus de cérémonie et se posta sur le trottoir dans l’attente de pouvoir traverser.

Alex coupa le moteur et descendit de voiture à son tour pour se poster devant elle.

Alex : On va pas rester fâchés pour une broutille. C’est pas si grave. Je me demande d’ailleurs même si j’ai fait quoique ce soit…

Il n’en fallut pas plus à Izzie pour exploser.

Izzie, malgré la pluie qui lui barrait le visage : Alors là c’est trop !! J’en ai marre de devoir te supporter toute la journée toi et tes réflexions, de devoir réparer ta fainéantise et de payer pour tes erreurs. Tu n’es qu’un gamin égoïste !

Sur ce, elle se détourna de lui et commença à traverser mais elle fut aussitôt retenue par la main d’Alex qui l’empêcha alors de se faire renverser par une voiture.

Une espèce de silence se fit dans la tête de la jeune femme. Izzie, qui, sur le coup, avait bloquée sa respiration expira doucement en regardant le bolide s’éloigner à toute vitesse. Alex, le visage fermé, remonta alors en voiture tandis qu’elle fixait le goudron pour se remettre de sa frayeur. Elle n’entendit même pas le moteur de la voiture d’Alex démarrer ni les klaxons que son départ occasionna.

Elle resta ainsi quelques minutes puis comme un automate elle se rendit chez elle et s’affala sur son lit sans même se dévêtir.

 

            Chez Joe, en face de l’hôpital, Meredith et George étaient assis sur deux des tabourets qui longeaient le bar. Ils y avaient leurs petites habitudes ici. Le propriétaire les connaissait d’ailleurs bien pour avoir été un de leur patient.

Les verres de tequila renversés commençaient à s’accumuler sur le comptoir et on ne comptait plus les épluchures de cacahuètes. Mais les deux jeunes gens n’avaient pas l’intention de partir de sitôt. Meredith, bien contre sa volonté, d’un geste mécanique et machinal, tournait la tête pour voir qui entrait dans le bar à chaque fois que la cloche de la porte retentissait. Rendant George un peu plus mal à l’aise à chaque fois. Malgré ça, ils riaient de bon cœur, presque aussi saouls l’un que l’autre. Puis vint inévitablement le moment où l’alcool les redit tristes. Un silence s’abattit et, d’un accord tacite, ils regardèrent chacun leur verre vide.

Joe vint finalement perturber leur séance d’introspection.

Joe : Qu’est-ce qui vous amène ici au fait ? On vous voit rarement seuls tous les deux. Ca a l’air d’être un jour spécial. Quelque chose à fêter ?

George, réagit mollement : Tiens, oui c’est vrai. Tu fêtais quelque chose, je crois.

Meredith sourit, le regard un peu vitreux : La fin de ma naïveté et le début de mon alcoolisme.

George, la tête un peu dodelinante : Qu’est-ce que tu veux dire ?

Meredith, la voix un peu rauque : Je clos définitivement le chapitre intitulé « Batifolage avec mon supérieur ». Plus de Docteur Sheperd dans mon lit dorénavant. J’en fais le serment solennel, ajouta-t-elle en levant la main droite.

George leva un nouveau verre tout en en adressa un à son amie de son autre main.

George : Santé !

 

Quelques temps plus tard, lorsque Joe refusa de les servir à nouveau, ils se décidèrent enfin à rentrer. Bras dessus, bras dessous ils empruntèrent un taxi et marchèrent les 20 derniers mètres jusqu’à la maison.

Une fois sur le pas de la porte, tandis que Meredith essayait d’introduire ses clés dans la serrure, George l’observait avec sérieux.

Meredith, lui tendant le trousseau : Tu veux pas essayer toi ? Avec moi ça ne marche pas.

Il tendit sa main jusqu’au visage de la jeune femme et lui caressa la joue.

George : Il ne sait pas ce qu’il a perdu en ne signant pas ces papiers de divorce.

Meredith le regarda dans les yeux et observa le silence. Soudain la lumière au dessus de leur tête s’alluma et Izzie ouvrit la porte brutalement.

Izzie : Vous étiez où bon sang ??

George retira aussitôt sa main et regarda leur troisième colocataire. Ils ne répondirent rien. Izzie comprit alors aussitôt.

Izzie, fronçant les sourcils : Vous êtes saouls !

Meredith secoua la tête : Pas du tout !

George : Un tout petit peu.

Les deux fautifs pénétrèrent dans le hall sous le regard las d’Isobel.

« Sale journée ! » marmonna-t-elle en lançant la porte derrière elle.  

Ils se retrouvèrent aussitôt dans la cuisine. C’était une sorte de tradition désormais. Meredith sortit une part de gâteau du frigo et George attrapa une boîte de céréales dans un placard.

Meredith, s’asseyant sur un tabouret : T’es pas encore couchée ?

Izzie, pas dans son assiette : Je vous attendais.

George : C’est gentil !

Meredith, relevant la tête de son encas : Ca a pas l’air d’aller.

Izzie : Où est-ce que vous étiez pendant que j’ai failli mourir ?

George : Au sens propre ou au figuré ?

Izzie leur expliqua alors l’enfer qu’elle avait vécu aujourd’hui ainsi que la chute de l’histoire.

George se leva et attrapa une bouteille sous l’évier. Il attrapa un verre et lui servit une rasade de tequila.

George : Ya pas de raison que tu n’y aies pas le droit !

Sans se faire prier, Izzie avala son verre. La soirée n’était pas encore terminée pour ces trois là.

 

            Comme chaque jour, Bailey entra dans le vestiaire des internes pour les précipiter dans la fosse aux lions. Cristina se leva aussitôt, prête à affronter les fauves. Et tandis qu’Alex se trouvait debout devant son casier, en train de nouer le cordon de son pantalon, George, Izzie et Meredith, eux, restaient avachis sur le banc. Cet après-midi, le travail s’annonçait laborieux.

Bailey : Bonjour à tous ! Aujourd’hui il me faudra deux internes pour assister les docteurs Sheperd et Burke.

Cristina fut la seule de la bande à lever la main et à s’agiter dans tous les sens. Agaçant déjà la résidente.

Bailey : Je préfère vous prévenir pour vous éviter des déconvenues. J’étais de garde jusqu’à ce matin, je n’ai donc pas dormi de la nuit, alors si vous voyez la porte du dortoir fermé, n’essayez même pas d’y entrer ! Le résultat pourrait être terrible ! Quant à vous trois, du nerf, vous m’épuisez déjà !

Meredith, Izzie et George se levèrent alors d’un coup et suivirent le reste du groupe sans un mot.

Cristina se plaça à coté d’eux et chuchota tout en avançant : Vous avez fait une petite fête hier et vous ne m’avez pas invitée !!

Meredith : Ca n’avait rien d’une fête.

Cristina : Qu’est-ce que c’était alors ?

George, avant de précipiter le pas en direction de Bailey : Des déboires d’alcooliques !

Cristina rala avant de faire pareil que George: C’est toujours pareil avec vous !

Meredith haussa alors les épaules en direction d’Izzie.

Les futurs chirurgiens se dirigèrent tous vers la chambre d’un patient. Un des étudiants présenta le cas et Bailey en interrogea un autre sur la marche à suivre.

George profita de cet instant pour s’adresser à Alex qui se tenait à côté de lui.

George, à voix basse : Alors comme ça on sauve les jeunes filles en détresse ? Qui l’aurait cru !

Alex le fusilla du regard, geste qui eut pour effet immédiat de faire taire George. Après quelques secondes de silence, Alex tourna lentement la tête vers Izzie et croisa son regard.

 

Le groupe passa dans une autre chambre, puis une autre, en respectant toujours le même protocole. Arrivés à la fin de leur tour de surveillance, Bailey plaça Cristina et George sur les cas chirurgicaux que Burke et Sheperd avaient de prévu. Cristina sauta en effectuant un geste de victoire. Restait encore à savoir avec lequel des deux elle allait se retrouver. Ils partir à la recherche des deux chirurgiens qui devaient être en train d’éplucher les clichés dans le but de préparer l’opération

Bailey : Meredith tu prends la néonat’. Alex, le cas de Mme Santos et Izzie la petite Crystal. Moi je vais me coucher !

 

George fut plutôt satisfait de s’éloigner un moment de Meredith. Il avait le vague souvenir d’un geste de tendresse envers elle mais il se souvenait aussi qu’Izzie ne lui avait laissé le temps d’aucune réponse quelle qu’elle soit. Ils n’en avaient pas reparlé depuis et il craignait pour sa peau. Le temps qu’il allait passer du coté du bloc opératoire tombait à pic. En espérant que la fatigue ne se fasse pas ressentir trop vite.

 

Meredith se rendit dans le service de néonat’ et se plaça devant la grande fenêtre qui donnait sur les bébés fraîchement tombés du bec de la cigogne. Elle les observa un instant comme elle avait l’habitude de le faire avec Izzie et George. Le calme régnait toujours de ce coté de l’hôpital.

Addison : Ils sont paisibles, n’est-ce pas ?

Surprise, Meredith la dévisagea. Elle avait l’air d’y trouver son repos elle aussi. Comment détester une femme pareille ?

Addison, continua en admirant la vue : On a un petit qui semble dans un état bien différent.

La titulaire précéda alors le pas de l’étudiante.

Addison, souriante : Bonjour. Je suis le docteur Sheperd, dit-elle en entrant dans la salle où dormaient les bébés et en s’adressant aux parents, penchés au dessus de la couveuse. Je vous emprunte Wallace quelques minutes, on va aller l’examiner.

Addison tira la boite dans laquelle résidait le petit et le fit passer dans une salle attenante.

Meredith : Qu’est-ce qu’il a ?

Addison : A toi de me le dire Meredith.

 

Pendant ce temps, Alex prenait « contact » avec son patient.

Alex, pressé et la tête dans le dossier : Bonjour Mme Santos. Je suis le docteur Karev. C’est moi qui suis en charge de votre dossier… Je vais vous ausculter.

La femme aux forts traits mexicains ne répondit rien. Elle le regarda seulement avec de grands yeux. Un peu effrayée.

Alex : Il n’y a rien dans votre dossier. Est-ce que vous pouvez m’éclairer ? Qu’est-ce qui vous arrive ?

Toujours rien.

Alex , intrigué: Vous parlez notre langue ?

Elle se décida enfin. Mais elle s’exprima dans un charabia incompréhensible pour le docteur.

Alex : Hola Hola, on se calme. Je ne comprends strictement rien.

Puis la patiente se mit à tousser. Tellement fort que du sang jaillit de sa bouche.

Alex : Ok. Voilà qui est plus clair, lança-t-il avec ironie après avoir évité le jet de sang.

 

Izzie entra dans la chambre dans laquelle se trouvaient Crystal et ses parents.

Izzie, avec le sourire : Bonjour. Je suis le docteur Stevens.

La petite fille d’environ cinq ans était assise sur le lit et écoutait son père lui lire une histoire.

Izzie : Je suis désolée, je vous interromps un moment. (Puis à Crystal) Tu pourras continuer tout de suite après.

Elle se saisit du dossier et le parcourut rapidement pour se remémorer le nécessaire.

Izzie : Crystal se plaint de douleurs thoraciques ?

La mère : Oui. Parfois. Généralement lorsqu’elle se sent fatiguée. Il arrive aussi qu’elle paraisse un peu essoufflée.

Izzie : d’accord.

Elle sortit son stéthoscope et le frotta contre sa blouse pour le réchauffer.

Izzie : Ca va être un petit peu froid, prévint-elle Crystal.

Elle fronça les sourcils un court instant, sans doute pour mieux percevoir les battements de son cœur. Elle lui fit ensuite les examens de routine tels que la palpation du ventre ou bien encore les réflexes, la dilatation des pupilles…

Izzie conclut : On va lui faire une radiographie du thorax pour mieux voir ce qui se passe là-dedans. Et on en saura sûrement plus après. Quelqu’un viendra lui faire une prise de sang et la chercher pour la radio.

Elle les salua et sortit dans le couloir. Elle croisa Meredith qui revenait elle aussi de son examen.

Izzie : Tu as quoi toi ?

Meredith, dépitée : Problèmes pulmonaires chez un prématuré. Et toi ?

Izzie, de la même façon : Problèmes cardiaques chez une gamine de 5 ans.

Meredith : Tu crois que le bon dieu nous punit pour ce qu’on a fait hier ?

Izzie, tournant après le bureau des infirmières : Si c’est le cas alors il te punira plus que moi !

Sur le chemin du comptoir sur lequel se trouvait les différents dossiers à prendre en charge, elle croisa Alex qui l’ignora majestueusement. Elle prit le parti de ne pas en faire cas et se concentra sur ce qui réclamait toute son attention. Son travail. Elle s’empara d’un nouveau dossier et tira le rideau de séparation.

 

Critina, s’apprêtait à voir un cerveau de près. De quoi la rendre euphorique un bon moment. George, quant à lui, allait assister à une opération à cœur ouvert. De quoi lui rappeler ses exploits dans l’ascenseur. Péripétie qui lui avait depuis valu toutes les grâces du docteur Burke. Tous deux seraient donc occupés durant les cinq heures à venir. Voire plus si complications.

 

Meredith rejoignit à nouveau Addison qui s’était assise à coté du caisson et regardait l’enfant respirer à travers le tube qui le reliait à une machine. Elle s’approcha doucement. Addison devança Meredith.

Addison : Je ne m’y ferai jamais, dit-elle doucement en continuant d’observer le bébé.

Meredith, lui tendit les papiers : On a les résultats des prélèvements sanguins. Je crois que c’est un peu moins pire que ce qu’on avait cru.

Addison, se levant : Ce serait une bonne nouvelle.

A son tour, elle lut les résultats et esquissa un sourire.

Addison : On dirait bien que Wallace aura la possibilité d’avoir une longue et belle vie devant lui.

Une chose taraudait Meredith depuis son arrivée à l’hôpital. Et la situation semblait se prêter à la confession. Il fallait que ça sorte. Elle se lança.

Meredith : Ecoutez, je voulais vous dire… Ce qui s’est passé avec le docteur Sheperd est terminé. J’ai tiré un trait et il a tiré un trait. Alors je voulais simplement vous annoncer que de mon côté, ça n’interfèrerait pas dans mon travail.

Addison, sincère : Ravie de l’entendre. Ca aurait été dommage de perdre un si bon élément.

Meredith hocha de la tête pour la remercier et regagna ses quartiers. Son travail ici était terminé. Définitivement terminé. Le problème était réglé.

 

Lorsqu’elle croisa à nouveau Izzie, ce fut dans leur coin de repos. Assises sur les brancards en cuir inoccupés, elles grignotaient un encas en buvant leur café. Pas de révisions pour elle aujourd’hui. La journée était déjà assez dure comme ça.

Meredith : Je me demandais quelque chose tout à l’heure.

Izzie, picorant les myrtilles de son muffin une par une : Quoi ?

Meredith : Tu lui as dit merci ?

Izzie : A qui ?

Meredith : Au bon samaritain.

Izzie : Tu veux parler d’Alex ??

Meredith : C’était un acte héroïque, non ?

Izzie : C’est surtout que dans le cas contraire ça l’aurait fatigué d’appeler les pompiers et de me réanimer !

Meredith, sourit : C’est possible. Mais il t’a quand même sauvé la vie.

Izzie, admettant ses torts : Je sais. 

Meredith : Tu devrais aller le lui dire. Faire juste un petit geste.

Izzie, lasse : C’est pas aussi facile.

Meredith, hilare : Heureusement qu’il ne s’est pas dit la même chose avant de t’attraper le bras hier soir !

Izzie, s’expliqua : Je lui ai dit des choses un peu dures avant tout ça.

Meredith, pleine de sagesse : A plus forte raison alors… Qu’est-ce que tu lui as dit ?

Izzie, fautive : Je l’ai traité de gamin égoïste… entres autres.

Meredith rit : T’as pas franchement tort. Mais il semblerait bien qu’il t’ait prouvé le contraire.

Izzie : C’est vrai. Mais il est tellement exaspérant parfois !

Meredith : Je sais. Et le mot est faible. Mais je crois vraiment que tu devrais lui parler. Au moins le remercier pour ce geste là. Il a parfois ses bons cotés. Et tu as justement pu en bénéficier.

Izzie, curieuse et surprise: Qu’est-ce qui te prend au juste ? Tu as des trucs à te faire pardonner avec lui ?

Meredith rit à nouveau : Absolument pas. Mais j’ai reçu, une fois, un de ses gestes sympathiques. Je reconnais simplement la vérité.

Izzie soupira en grimaçant : J’irai le voir.

Le bipper de cette dernière retentit et la conversation prit fin.

Elle se rendit aussitôt au laboratoire qui venait de l’appeler. Les radios de la petite Crystal étaient tirées. Elle les récupéra et s’avança jusqu’à un panneau lumineux sur lequel elle plaça le cliché. L’interprétation qu’elle s’en fit rendait le réveil du dragon inévitable. Tant pis pour ses bons points, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle les récolterait.

Elle pénétra lentement dans l’espace restreint qui contenait un lit superposé. Mais elle n’eut pas le temps de réveiller Bailey.

Bailey : Tu as intérêt à ce que ce soit grave.

Izzie : Allez dire ça aux parents de Crystal !

Izzie sortit de la salle, un poil énervée par l’attitude de son supérieur et l’attendit devant la radiographie de l’enfant.

Bailey : Qu’est-ce qu’on a ?

Izzie : J’ai fait faire une radio du thorax.

Bailey : Nom d’un chien ! Mais cette gamine a le cœur de la taille de celui d’un bœuf !

Izzie : Est-ce que vous pensez aussi à une Myocardiopathie ?

Bailey, encore sous le coup de la radio : Retiens le bloc pour une biopsie.  

Izzie récupéra alors le cliché et partit avertir qui de droit. Ils auraient le chirurgien et l’autorisation d’ici quelques temps.

En attendant, elle se rendit vers le bureau pour voir si elle pouvait récupérer un nouveau dossier.


Bzzbzz  (29.08.2006 à 22:30)

Dans une chambre isolée, cette fois doté d’un masque sur la bouche, Alex s’occupait à nouveau de Mme Santos. Lui faire un test cutané à la tuberculine prenant trop de temps pour obtenir un résultat, il devait lui faire un prélèvement de sang afin de précipiter les choses. Si cette femme s’avérait réellement infectée par la tuberculose comme il le pensait, alors il faudrait agir vite. Mais la femme était bien trop agitée pour la piquer. Elle ne cessait de parler à toute vitesse sans que le docteur n’en comprenne le moindre mot. Il lui était même impossible de la calmer puisqu’elle ne comprenait pas ce qu’il lui intimait.

Alex, énervé : Je comprends rien à ce que vous dites ! Calmez vous un peu. Je ne peux pas vous piquer !

La seringue à la main, il passa la tête dans le cadre de la porte ouverte et interpella  le personnel qui passait par là.

Alex : Quelqu’un parle espagnol dans cet hôpital ? On a un traducteur ? Carla, ce ne serait pas ta langue maternelle par hasard?

L’infirmière en question lui jeta un regard outré.

Comme personne ne semblait vouloir l’aider, il retourna face à sa patiente.

Alex, en soupirant : Ecoutez calmez-vous. Je ne peux rien faire. On va être obligés de vous attacher !
Mme Santos, toujours apeurée : Tengo miedo... Que pasá ? Es muy grave ? Porque la sangre sale por mí boca? Voy a murir ?... Comó voy a hacer con mí niño ? Dios Mío, es tan pequeño. No podrá vivir sin alguien con ello. Es tan bueno, no merece eso. Por favor, no quiero murir.

Izzie, s’arrêta dans l’encadrement de la porte : Elle dit qu’elle a peur de mourir. Elle demande ce qui lui arrive et si c’est grave. Et elle s’inquiète pour son enfant.

Surpris, Alex la regarda quelques secondes.

Alex : Comment se fait-il que tu comprennes ce qu’elle dit ?

Izzie : Dans ce pays, aujourd’hui, si tu ne parles pas espagnol, tu ne peux rien faire.

Alex, dédaigneux : J’en prends bonne note !

Voyant qu’il n’avait que faire de sa présence, Izzie fit demi-tour pour partir. Mais le tohu-bohu de Mme Santos ne cessant pas Alex fut obligé de la retenir.

Alex : Attends ! … Tu pourrais lui dire de se calmer ?

Izzie pénétra alors dans la salle et s’approcha de la femme.

Izzie : No te preocupes. El doctor va a ponerte una inyección.Y voy a quedarme contigo.

Elle lui expliqua alors ce qu’Alex allait lui faire et dans quel but afin de la rassurer. La femme retrouva peu à peu son calme. Lorsqu’il eut récupéré assez de sang, Alex sortit de la salle sans plus de cérémonie et laissa Izzie avec sa patiente. Encore une fois, c’était à elle de faire le sale boulot. Izzie dut alors lui expliquer elle-même qu’elle allait devoir rester seule un moment. Le temps qu’ils en sachent un peu plus.

 

A quelques pas de là, Meredith avait assisté à la scène. Lorsqu’Izzie sortit de la chambre de Mme Santos, elle l’attira dans un coin.

Meredith : Il a retrouvé son inégalable mauvaise tête, n’est-ce pas ?

Izzie : Inexorablement !

Meredith, avec un sourire manipulateur : Tu vois tous ces dossiers là bas, demanda-t-elle en désignant le comptoir sur lequel ils reposaient tous habituellement.

Izzie, intriguée par son air de conspiration : Oui.

Meredith : Parmi eux, il y en a un qui m’a tout l’air d’être un cas de MST*. (*Maladie Sexuellement Transmissible*) Et je meurs d’envie de le laisser à Alex. Tu me suis ? demanda-t-elle en haussant les sourcils.

Izzie : Et tout le discours que tu m’as fait tout à l’heure sur sa générosité passagère alors??

Meredith : Tu viens de le dire non ? Elle est passagère ! Je lui suis reconnaissante de certaines choses, mais je me souviens aussi des autres ! Après ça, on sera peut-être quittes !

Izzie : Ok, et tu comptes t’y prendre comment ?

Meredith : Il doit y avoir une dizaine de dossiers, on les prend tous, on se les partage et on lui laisse l’autre ! (Retrouvant son sourire mesquin) Il faut parfois savoir se sacrifier pour obtenir ce qu’on souhaite.

Izzie : Ca va. Je suis avec toi.

Elles s’emparèrent alors discrètement des dossiers métalliques et n’en laissèrent qu’un sur le rayonnage, espérant ainsi obliger Alex à prendre le restant.

Quelques minutes plus tard, il se pointa effectivement devant le comptoir. Les deux filles, tapies à trois pas de là, attendaient avec impatience la tête qu’il ferait.

Il leva le dossier du rayonnage et parcourut rapidement les informations du regard.

Alex, marmonnant : Oh non !!

Malheureusement, aucun échange possible pour lui. Le pas lourd et les épaules basses, il se rendit malgré lui vers le rideau qui le séparait du patient. Un petit régal pour les yeux de Meredith et Izzie. Ca valait bien quelques dossiers supplémentaires !

 

            Le bipper d’Izzie sonna à nouveau. On la prévenait que le bloc était prêt pour la biopsie du cœur de Crystal. Elle quitta Meredith et se dirigea donc vers la chambre de la petite fille. Elle tenait à l’accompagner jusqu’à la table d’opération. A son âge, l’épreuve devait être encore plus dure que d’ordinaire.

Izzie : Salut Crystal ! Tu es prête pour le voyage au pays des merveilles ?

La jeune femme fit un sourire rassurant à ses parents inquiets et aida le brancardier à diriger le lit de Crystal pour sortir de la chambre. Ils empruntèrent l’ascenseur et descendirent dans les entrailles de cet hôpital.

Le docteur Webber les attendait. C’est lui qui allait opérer. Il avait enfin repris ses fonctions.

Izzie se prépara et s’installa à côté du maître des lieux.

 

Après la prise de sang faite sur Mme Santos, Alex avait demandé une radiographie des poumons. Le résultat venait tout juste de tomber. Et le diagnostique n’était pas bon du tout. Ses poumons étaient visiblement très touchés et la maladie semblait s’attaquer à tout l’organisme.

Alex ferma les yeux un court instant et soupira. Sale journée !

 

Cristina et George firent leur réapparition quelques temps plus tard. Les instants passés là bas, derrière la grande baie vitrée qui les distinguait des autres étudiants,  semblaient avoir été intenses. Mais rien ne pouvait empêcher Cristina de courir après la découverte d’un nouveau cas phénoménal.

George, lui, s’accorda une petite pause. Il se rendit aux toilettes et y trouva Alex qui venait juste de mettre une pièce dans le distributeur de préservatifs.

George : Oh, alors ça c’est vraiment une bonne idée ! Tu éviteras peut-être de refiler la syphilis à tout le service !

Alex récupéra la petite pochette : Lâche-moi O’Malley !

George, riant : Je ne faisais que t’encourager sur le droit chemin…

Alex, d’une voix monocorde : C’est pas pour moi.

George : Ca c’est gentil, tu couvres un ami ?

Alex : Ca m’étonnerait !

George : Ah bon pourquoi ?

Alex : Je n’en ai pas ! lâcha-t-il avant de claquer la porte derrière lui.

Il laissa alors derrière lui un George plutôt décontenancé qui ne savait pas s’il disait vrai ou s’il s’était payé sa tête.

Passablement énervé, Alex continua son chemin d’un pas énergique et tira le rideau derrière lequel Aaron, un jeune patient, était installé. Il n’avait pas fallu longtemps à Alex pour faire le diagnostique de ce garçon d’environ dix-sept ans

Alex : Tiens, lui lança-t-il en même temps que le préservatif. Sers-t-en la prochaine fois. Ou fais la toi couper !

Aaron regarda Alex sans comprendre ce qui se passait.

Aaron : C’est grave ?

Alex, dédramatisant volontairement ses dires : Si pour toi le risque de devenir stérile n’est pas vraiment un problème, alors non ! Tu as attrapé ce qu’on appelle les Chlamydiae.

Aaron : Qu’est-ce que c’est ?

Alex : Les conséquences d’un rapport non protégé !

Et sans doute histoire de le faire réfléchir un peu, il le planta là, seul avec son petit présent. Il lui prescrirait son traitement un peu plus tard. Il avait des patients plus sérieux à soigner.

 

Au bloc opératoire, le cœur de Crystal faisait son entrée en scène.

Dr Webber : Qu’est-ce que vous voyez Docteur Stevens ?

Izzie, observant le cœur : Présence de zones fibrosées sur le tissu cardiaque du ventricule gauche.

Dr Webber : Votre premier diagnostique était exact Dr Stevens. Cette petite est atteinte d’une Myocardiopathie de Keshan. On peut refermer.  

Izzie se réjouit en silence. Pour elle-même comme pour la fillette. Avec le bon traitement, Crystal avait de grandes chances de guérir.

Après avoir remonté la petite fille en salle de réveil, elle passa aussitôt faire le topo à ses parents.

Izzie : Mr et Mme Milson ? La biopsie s’est bien passée. Crystal devrait bientôt se réveiller.
Mme Milson, inquiète : Est-ce que vous avez trouver le problème ?
Izzie : Comme nous le pensions, il s’agit d’une Myocardiopathie. Le cœur de votre fille a doublé, voire triplé, de volume. Ce qui lui cause ces problèmes respiratoires. Il s’agit d’une affection cardiaque de nature congestive qui touche principalement les enfants. Le point le plus étrange, c’est que c’est généralement en Chine qu’elle se développe le plus.
Mr Milson, tenant la main de sa femme : Est-ce que ça se soigne ?
Izzie, accompagnant sa réponse d’un sourire : Absolument. Nous allons combler ses carences en sélénium et ça ira tout de suite mieux. Votre fille est hors de danger désormais.
Elle regarda alors les parents de Crystal relâcher toute la tension qu’ils avaient accumulée durant ces dernières semaines d’inquiétude et sourire en se prenant dans les bras. Ca avait du bon d’être médecin.

Mais pas pour tout le monde. Le bipper d’Alex retentit. Il se mit aussitôt à courir en direction de la chambre de Mme Santos. Un groupe d’infirmiers venait d’apporter le défibrillateur.
Carla : Elle s’enfonce. Alex se saisit immédiatement des palettes.
Alex : On charge à 200… On dégage.
Le tracé plat de l’électrocardiogramme continuait d’engendrer ce son aigu que chaque médecin redoute tant. Il réitéra les mêmes gestes à cinq reprises. Et ni les chocs ni les ampoules d’adré n’y purent quoi que ce soit. Il n’y avait plus rien à faire. Mme Santos était morte avant même qu’elle ait pu savoir de quoi elle souffrait. La phtisie galopante, une tuberculose à l’évolution très rapide. Foudroyante pour cette pauvre dame.
Alex : Heure du décès, vingt-deux heures trente-deux.
En colère, il quitta son masque et le jeta dans la poubelle avant de sortir de la salle.Une vraiment très mauvaise journée ! 

Leur garde tirait à sa fin et Meredith et Izzie s’étaient à nouveau retrouvées au détour d’un couloir.
Meredith : Comment ça s’est passé ?
Izzie, ravie : Une biopsie du cœur et une enfant sauvée.
Meredith : Rien que ça !
Izzie : Et toi ?
Meredith : Une discussion avec Addison réglée et un prématuré sauvé.
Izzie, lui donnant un petit coup d’épaule : C’est pas mal non plus.
A quelques pas de là, Izzie aperçut Alex partir en sens opposé.
Izzie: Tu m’excuses ? Une dernière petite chose à faire pour que la journée soit parfaite.
Meredith comprit tout de suite de quoi il s’agissait et prit le chemin du vestiaire tandis que sa colocataire s’éloignait en courant. Elle rattrapa le jeune homme qui marchait lui aussi à une cadence soutenue.
Izzie : Alex ! l’appela-t-elle.
Il se retourna, le visage fermé.
Alex : Quoi ? aboya-t-il. 
Le ton de sa voix ne laissait rien présager de bon. Mais décidée à franchir le cap, Izzie ne se dégonfla pas et poursuivit.
Izzie : Je voulais te parler de l’autre soir. Alex ne semblait pas vouloir l’aider.
Izzie,
gênée : C’est juste que… merci.
Alex : Ya pas de quoi ! conclut-il sur le même ton avant de lui tourner le dos pour reprendre sa route.
Il laissa ainsi Izzie les bras pendants et la voix coupée.
Izzie : Quel crétin ! murmura-t-elle pour elle.
Izzie sembla décontenancée.
Izzie : " Pour que la journée soit parfaite ", se rappela-t-elle en faisant demi-tour. Tu parles !  

Cristina et George étaient maintenant sous le porche, à l’extérieur. Leur journée était finie. Aucune heure supplémentaire pour eux cette fois-ci. Et ce n’était pas du luxe.  George souffla dans ses mains. L’hiver allait vite arriver et les nuits étaient déjà glaciales.
Cristina, les mains dans les poches de son blouson : Je te ramène chez Meredith ?
George : Comment peux-tu savoir que c’est là que je prévois d’aller ? Je veux dire… et si j’avais prévu d’aller ailleurs ? Enfin, je ne dis pas que j’ai quelque chose de prévu mais je mets les choses en évidences. Pour que tu t’imagines pas que… Enfin tu vois ce que je veux dire…
Cristina, effrayée : Pas vraiment non ! Mais vu l’heure qu’il est je doute que tu aies prévu quelque chose. Surtout quand on se rappelle la tête que t’avais ce matin.
Cristina commença alors à s’éloigner en secouant la tête.
George : Ca va, je viens. Attends moi ! lança-t-il en lui courant après.
Dieu seul savait à quelle heure allaient finir les filles. Et compte tenu du fait que c’était l’une d’elle qui possédait la voiture, il ne comptait pas passer la nuit dehors. Tant pis pour son orgueil.  
Cristina lui passa un casque et enfourcha sa moto.
George, bougonnant : Pourquoi tout le monde croit que je n’ai pas de passion en dehors du boulot ?!
Il enfila le casque et monta derrière elle.
Cristina, donnant un coup de jambe pour démarrer son engin : Tout le monde sait que ta seule passion c’est Meredith, George !
 George cherchant à nier: Mais ya rien du tout avec Meredith !!
Cristina : Arrête, George. Il n’y a que Meredith pour ne pas voir que tu adores Meredith !
George, toujours sur le même ton : Mais j’adore pas du tout Meredith !!
Cristina, fatiguée par la discussion : Tais toi George. Tu ne sais pas mentir !
Et elle démarra, l’obligeant alors à s’accrocher à sa taille et à se taire. Sa mauvaise foi la sidérait.  

Izzie était sur le point de rejoindre Meredith au vestiaire quand Bailey l’interrompit.
Bailey : Izzie.
Izzie s’arrêta.
Bailey : Tu as fait du bon boulot aujourd’hui.
Il était rare d’apprécier sa sympathie, il fallait en profiter.
Izzie : Merci.
Bailey, la pointant du doigt en haussant les sourcils: Mais ne me reparle plus jamais comme tu l’as fait, entendu ? Ou je serais obligée de t’éliminer.
Izzie ne put s’empêcher de sourire en se rappelant son coup de sang.
Bailey, avant de partir : Maintenant va me chercher Karev.
Izzie leva les bras au ciel. Même lorsqu’il n’était pas là, il lui pourrissait la vie. Elle devrait être en train de s’habiller pour rentrer chez elle. 

Voilà quinze bonnes minutes qu’elle le cherchait à travers les couloirs de l’hôpital. Comment pouvait-elle savoir où il se trouvait ? Il pouvait être n’importe où ! Surtout le connaissant.
Elle croisa le docteur Sheperd, en train de pianoter sur son agenda électronique tout en se dirigeant vers le bureau des internes.
Izzie : Vous avez vu Alex ?
Derek, levant à peine la tête : Pas de la journée ! Pourquoi ?
Pas le temps de répondre. En pestant à nouveau, elle continua de suivre le couloir. Il n’était pas dans l’observatoire au dessus du bloc, pas en train d’attendre des résultats d’analyse, ni en salle de suture ou d’examen et pas non plus à la cafétéria.
Izzie : Qu’est-ce qu’il fout bon sang ?!
En dernier espoir elle se dirigea vers le vestiaire. Peut-être comptait-il prendre la tangente avant que Bailey ne lui mette le grappin dessus. Elle pénétra dans le vestiaire et parcourut rapidement les allées avant de tomber sur Meredith.
Izzie : Alex est dans le coin ?
Meredith : Non. Pourquoi ?
Izzie : Bailey le cherche. Et c’est évidemment moi qui dois faire l’intermédiaire.
Meredith : Je crois que je l’ai vu descendre tout à l’heure. Il avait l’air assez…
Izzie : En rage ?
Meredith : J’allais dire, comme d’habitude en fait. 
Izzie : Je vais aller y jeter un œil. Pars sans moi si tu veux. Dieu seul sait quand je vais le trouver.
Meredith, amusée : Ca va, j’ai le temps. Je crois que George est parti avec Cristina.
Izzie, estomaquée : Sur sa moto ?? Elle aurait réussi à le faire grimper derrière elle ?
Cette fille est incroyable !Impressionnée, Izzie laissa son amie derrière elle et emprunta l’ascenseur en espérant avoir de la chance. 

Vu la ténacité avec laquelle Izzie s’était jetée dans cette recherche du docteur Jekyll, Meredith était prête à parier qu’elle en aurait encore au moins pour une demi-heure. Juste le temps pour elle d’aller se chercher un café à la cafèt’.
 
Son gobelet fumant à la main, elle salua le serveur en le gratifiant d’un sourire chaleureux malgré l’heure avancée de la nuit et fit demi-tour pour retourner au vestiaire. Derek se tenait derrière elle. La surprise que sa présence occasionna lui fit faire un bond en arrière. Elle ferma les yeux un court instant pour se reprendre puis le contourna.
Derek, la suivant du regard : Meredith attends !Elle s’arrêta et lui fit face.
Meredith,
désolée : Je ne suis plus de garde.
Derek : Dans ce cas on peut discuter.
Meredith : J’allais justement dire le contraire… (Elle marqua une pause et fendit son visage d’un sourire nostalgique) Au revoir Derek. 

Cristina et George venaient d’arriver devant la maison de Meredith. George descendit de moto et s’apprêta à lui tendre son casque. Mais Cristina coupa le moteur et retira le sien. Quelque chose semblait lui bruler les lèvres. Il fallait que ça sorte.
Cristina : Ecoute, je sais que tu « n’éprouves rien pour Meredith » et je ne suis pas du genre à donner des conseils. Mais on va faire abstraction de nos principes pour une fois. Tu vas m’écouter et moi je vais te dire ce que je pense. Ne t’attends pas à un miracle avec Meredith. Elle ne sait plus vraiment où elle en est pour l’instant. Et tu risques plus de souffrir qu’autre chose. Alors fais attention à toi, termina-t-elle avec un sourire compatissant et en lui tapotant l’épaule.
Mal à l’aise, George ne bougea ni ne dit mot. Cristina renfila son casque sans rien ajouter et redémarra. Elle s’éloigna enfin, laissant le jeune homme quasiment inerte.  

Izzie avait rapidement parcouru les étages inférieurs, mais aucune trace d’Alex à l’horizon. Il ne lui restait alors plus qu’une possibilité. Elle franchit avec énergie les portes automatiques du hall d’entrée. Malgré le tee-shirt à manches longues qu’elle portait sous sa tenue, le froid la saisit aussitôt. Elle croisa alors les bras pour tenter de garder de la chaleur et jeta un regard circonspect aux environs. Un silence incroyable régnait. Silence entrecoupé d’un bruit sourd et répétitif. Une cadence résonnait et semblait venir de plus loin sur la droite. Izzie fit quelques pas puis s’arrêta. Il était là. Dehors. Tout juste vêtu de son pyjama bleu. Un ballon de basket dans les mains. La tête baissée, Alex faisait rebondir le ballon à un rythme parfaitement égal. De la fumée se dégageait de sa bouche.
Alex : Si je mets ce panier… pensa-t-il tout en continuant de dribbler.
A une vingtaines de mètres de lui, Izzie gonfla ses poumons à bloc aussi bien pour se calmer que pour hurler : Karev !!!
Il tourna la tête et distingua difficilement d’où provenait la voix. Mais une chose était sûre, il l’avait bien reconnue.
Alex, agacé qu’on vienne le déranger : Quoi !
Izzie, sur le même ton : La prochaine fois, réponds quand on te bipe ! Bailey te cherche !
Sa mission remplie, elle rentra. Elle ne comptait pas non plus livrer le colis ! 

Une fois seul, Alex prit quelques secondes pour regarder le panier et réfléchir. Il fit rebondir le ballon une dernière fois et shoota. Le ballon rentra.  

Dans la voiture, les filles n’avaient pas vraiment envie de parler. Izzie était énervée et Meredith était plutôt perdue dans sa nostalgie. Lorsqu’elle gara la voiture devant chez elles, Izzie soupira. Enfin de retour. Elles avaient beau faire un métier passionnant, il devenait parfois très dur. Et pas toujours pour les raisons qu’on pourrait croire. La preuve, la journée d’Izzie avait été idéale jusqu’à ce qu’elle se mette à vouloir faire un geste envers Alex.
Izzie : Les mecs sont idiots, ne put-elle s’empêcher de lâcher tandis que Meredith ouvrait la porte d’entrée.
Meredith : Ce n’est pas nouveau.
Izzie : Pourquoi faut-il toujours qu’ils s’arrangent pour nous gâcher la vie ?
Chacune leur tour, elles lancèrent leur sac et leur veste par terre et grimpèrent les escaliers qui menaient aux chambres.
Meredith : Si je le savais, j’éviterais les ennuis. Je te rappelle que tu parles à l’horrible maîtresse de son supérieur. 
Izzie ouvrit une des portes et s’allongea sur le bord d’un lit : Il faudra qu’on pense à le leur demander un jour. Meredith la suivit et s’installa de l’autre coté.
Meredith
 : Les mettre au pied du mur ! Tu as raison.
George se réveilla en sursaut : Qu’est-ce que vous faîtes ?
Izzie : Est-ce que tu crois que l’unique but des mecs c’est de nous mettre hors de nous ?
George : J’aurais plutôt juré le contraire, bougonna-t-il en cherchant à se boucher les oreilles.
Meredith : Je crois qu’il doit exister une règle tacite qui dit quelque chose comme ça.
George se redressa sur ses avant-bras : Vous avez décidé de rester, n’est-ce pas ?
Izzie et Meredith ne répondirent même pas et continuèrent leur conversation comme elles avaient l’habitude de le faire. George soupira lourdement et se laissa retomber sur le matelas, entre ses deux colocataires.
George : Dites, les filles. Rassurez-moi. Vous savez que je ne suis pas votre copine, hein ?  

Le docteur Bailey était en train de remplir quelques dossiers au comptoir quand Alex la rejoignit.
Alex : Vous vouliez me voir ?
Bailey : Tu as perdu une patiente, non ?
Alex : Ouais. Et alors ?
Bailey : Tu n’as rien à me dire ?
Alex soupira.
Alex : Phtisie galopante. Elle en était déjà à un stade très avancé. Est-ce que c’est de ma faute ?
Bailey : Je ne parle pas de ça !
Alex, ne voyant pas où elle voulait en venir : De quoi alors ?
Bailey : Tu as été en contact longtemps sans protection ?
Alex : Non.
Bailey : On m’a dit qu’elle t’avait toussé dessus.
Alex : Qui a dit ça ?
Bailey : Peu importe. Je veux que dans deux mois tu te fasses faire un test cutané à la tuberculine et une radiographie des poumons. A ce moment-là, si tu as été contaminé, on le verra vite et on traitera. C’est d’accord ?Alex ne répondit pas.
Bailey : C’est d’accord ? répéta-t-elle plus sèchement.
Alex : Oui ! pesta-t-il.
Bailey : Très bien. Alors bonne soirée.
Alex la retint : Attendez ! Il se racla la gorge.
Alex : Mme Santos, ma patiente. Elle a parlé d’un fils en bas âge. 
Bailey : Il était avec elle ?
Alex : Non.
Bailey : Dans ce cas, préviens les services sociaux. Alors qu’elle allait partir, elle se retourna.
Bailey : Qui aurait cru que tu avais du cœur !
Un sourire en coin naquit secrètement sur les lèvres d’Alex. 

Meredith et Izzie avaient réussi à définitivement réveiller George. Ils étaient maintenant trois à étayer des théories toutes plus incongrues les unes que les autres sur le genre humain. Tout du moins, George semblait être celui qui tentait de remettre les choses dans leur contexte. En vain, évidemment.
Meredith : J’imagine que Derek Sheperd serait un bon cas d’étude de neurochirurgie. Dommage qu’il ne puisse pas la pratiquer sur lui-même. On en apprendrait beaucoup sur la complexité des hommes.  
George l’interrompit : Vous entendez ?
Meredith : Non quoi ?
Tous se turent pour tendre l’oreille.
Meredith : J’entends rien du tout moi !
George : Evidemment tu parles !
Un nouveau silence se fit.
Izzie perçut quelque chose : Qu’est-ce que c’est ?
Meredith, plissant les yeux : On dirait un oiseau.
Izzie : Un rouge-gorge !

George : Non, une chouette ? En tous cas, c’est pas une dinde.

Meredith sourit : Pas du tout. C’est un paon. Je le reconnais. Quand j’étais petite il y en avait un qui rôdait dans le coin et qui me réveillait le matin.
George et Izzie la regardèrent en secouant la tête comme si elle était devenue folle.
Izzie : T’as toujours pas dessoulé toi…
George se leva, intrigué par ce sifflement, et d’un doigt souleva le rideau qui barrait sa fenêtre.
George : En fait… Ce n’est qu’Alex.
Meredith tourna la tête vers Izzie et sourit bêtement : C’est bien ce que je disais. J’ai gagné !
George ouvrit la fenêtre : Ecoute vieux, personnellement j’ai rien contre la sérénade mais tu n’es pas du tout mon type.
Alex, pris au dépourvu : George ?
George : La chambre d’Izzie, c’est la fenêtre d’à coté !
Alex se sentit franchement idiot.
George rabaissa la fenêtre et se tourna vers Izzie.
George : Je crois que tu as de la visite.  

Alex se résigna à réitérer son action sur la fenêtre d’à coté. Mais il se résolut à la pratiquer plus facilement. La bonne vieille méthode des petits cailloux attirerait davantage son attention. Il en ramassa une poignée à ses pieds et commença à les lancer un par un.
Izzie : Tu vas finir par casser la vitre de Meredith !
Alex : Bon sang mais vous ne pourriez pas mettre votre nom sur la fenêtre !?
Eclairée par le lampadaire de la rue, Izzie se tenait appuyée contre la porte d’entrée, resserrant sa veste en laine sur elle. Elle le regarda avec des yeux qu’elle ouvrit aussi grand que possible.
Izzie : Je peux savoir ce que tu fais ici ?
Alex, se débarrassant des cailloux : Je n’avais pas ton numéro de téléphone.
Izzie, ironique : On se demande pourquoi ! Je repose donc ma question. Qu’es-ce que tu fais ici ?
Alex enfouit ses mains dans les poches de son blouson.
Alex : Je voulais te dire que…
Il marqua une pause puis reprit.
Alex : Mme Santos, la patiente mexicaine…
Izzie : Oui je sais qui est Mme Santos, le pressa-t-elle.
Alex : Elle est morte cette nuit. Je sais qu’elle n’était pas ta patiente mais Bailey m’a demandé de passer quelques tests, au cas où...  Je pense que tu devrais les passer aussi. Tu as été en contact.
Izzie, hallucinée : Tu es vraiment venu jusque là en pleine nuit pour me dire ça ?? Ca ne pouvait pas attendre demain ?
Alex soupira : En fait… Pas vraiment, non. Je voulais m’excuser. Pour aujourd’hui. Pour hier. Je ne suis pas toujours un parfait crétin.
Izzie : Tu le caches bien !
Le même sourire en coin qu’il avait eu quelques temps auparavant apparut sur le visage d’Alex.
Alex : T’es pas mal non plus dans le genre pénible.  
Izzie : Oh excuse-moi. Je n’avais pas compris qu’on était là pour faire mon procès.
Un peu agacée par la tournure que prenait la conversation, Izzie lui tourna le dos pour rentrer. Alex se précipita pour retenir la porte.
Alex : Attends une minute !Izzie fut surprise par le bruit du choc de la main d’Alex contre la porte et se retourna.
Alex, presque amusé : Je te fais une déclaration et toi tu fermes la porte ?
Izzie, effarée : Parce que tu appelles ça une déclaration toi ?? Moi j’appelle ça tout juste des excuses. Et encore ! Parce que j’ai bien voulu oublier la dernière partie de la discussion !
Alex, haussant les sourcils à plusieurs reprises : Je n’ai pas pour habitude de m’excuser.
Izzie : Alors ça les rend exceptionnelles ?
Alex, taquin : On peut dire ça je crois.
Izzie, lasse : Excuse-moi Alex mais là, je suis fatiguée alors je vais rentrer. Alex : Ok, mais tu ne sais pas ce que tu rates !
Izzie referma la porte en soupirant et en secouant la tête. Il ne comprenait décidemment rien à rien. Ereintée, elle monta dans sa chambre.  

George et Meredith, eux, étaient descendus à la cuisine. Meredith se préparait une tisane tandis que George faisait fondre une aspirine.
Meredith : Dur réveil ? le taquina-t-elle.
George, râlant : Vous avez le chic ! Est-ce qu’une fois, une seule, vous pourriez faire ça dans votre chambre ?
Meredith : Oui mais tu ne serais plus au courant.
George, comprenant où elle voulait en venir : Et ce ne serait plus drôle…
Elle rit. Puis un silence s’installa et le visage de Meredith se ferma.
Meredith : Tu sais hier…
Lorsque George la regarda, il lui sembla qu’elle était plus qu’embarrassée. Il se résolut alors à prendre les devants de peur d’avoir à entendre ce qu’elle avait à dire.
George : J’ai passé une bonne soirée. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas autant amusé avec une amie.
Elle sourit enfin à nouveau, rassurée qu’il n’y ait pas eu de quiproquo.
Meredith : Moi aussi. Il faudra qu’on remette ça à l’occasion.
Il but son aspirine d’un trait.
George, en grimaçant à cause du goût du breuvage : Quand tu veux.
Meredith lui donna une tape sur l’épaule avant de se saisir de sa tasse et de monter dans sa chambre.
George soupira lourdement en se prenant la tête dans les mains.
Après quelques minutes d’inactivité et de profonde introspection, il se leva. Il se dirigea vers le placard au dessus de l’évier et en sortit une bouteille de tequila.
George
, à sa bouteille : Toi tu causes pas au moins ! 

Quelques minutes plus tard, au premier étage, tandis qu’Izzie éteignait enfin sa lampe de chevet, de petits cailloux s’entrechoquèrent successivement contre la vitre.

Elle ralluma la lumière et se dirigea à la fenêtre. Alex était de nouveau en bas. Il lui fit signe d’ouvrir la guillotine. Elle leva les yeux au ciel.

Izzie : Quoi encore ?
Alex : Tu es libre demain soir ?

Izzie sourit : Tu vois que tu sais faire des efforts ! Je vais voir ce que je peux faire pour demain.

Sur ce, elle referma sa fenêtre et le laissa dans l’expectative, le sourire aux lèvres. Tous les deux.

FIN.

Bzzbzz  (29.08.2006 à 22:58)

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