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A CHACUN SES SECRETS

Série : Grey's Anatomy
Création : 14.05.2007 à 12h30
Auteur : sabynice 
Statut : Terminée

« Histoire du passé » sabynice 

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SEATTLE est plongé dans la nuit. Il est 23h45. Une légère brise souffle sur la ville. Tout le monde dort paisiblement..........Sauf MEREDITH et DEREK. Ils sont en voiture, dans le superbe 4 X 4 que DEREK s'est offert la semaine dernière. Il en rêvait depuis des années.

 

            Tous deux sont sur le chemin du retour d'une journée au grand air. Un peu de détente dans une semaine surchargée par les opérations, les cours, les contraintes médicales. Cette journée est  une bulle d'oxygène et ils en ont bien profités : balades main dans la main, déjeuner sur l'herbe les yeux dans les yeux, sieste sur une couverture tendrement enlaçés pour mieux communiquer leur énergie, trouver un prénom pour le bébé à venir.... Bref, ils viennent de passer une délicieuse journée.

 

            Ils roulent tranquillement sur le chemin du retour. MEREDITH, tout en caressant les cheveux de son amoureux :

 Que penses-tu de INDIA si c'est une fille? 

DEREKC

 Ouais, c'est très mignon comme prénom. Mais, j'aime bien le prénom LISA. C'est joli comme nom, tu ne trouves pas ? 

MEREDITH continuant à enfouir sa main gauche dans la chevelure de son homme et avec un regard à faire tomber tous les hommes de la terre :

LISA? Oui, mais pourquoi LISA. C'est un peu commun. J'aurai aimé qu'on lui donne un prénom de divinité pour qu'elle ait de la force...

 

DEREKC

INDIA est une divinité? Je ne savais pas. Pourquoi pas LISA? C'est un prénom connu, c'est un prénom court...... 

MEREDITH malicieusement :

Mais encore... 

DEREKC sent bien qu'il n'arrive pas à justifier son choix. Tant pis, il se lançe, même si la raison de ce choix est un peu étrange :

Bon d'accord. Il y a quelques années j'étais «dingue » de la chanteuse LISA STANFIELD. J'aimais tout chez elle sa musique, sa voix, son physique.... 

MEREDITH éclate de rire. Son rire tellement communicatif et lumineux, entraine également celui de son bien aimé.

Tu veux appeler notre fille LISA, parce que tu étais fan d'une chanteuse?....Mum, il n'y a que toi pour me sortir cela. 

Tous les deux continuent à rire

 

MEREDITH

On parle que de fille depuis le départ. Mais, si nous avions un garçon?........Attends, ne me dis pas que tu étais fan de BRUCE SPRINGSTEEN pour l'appeller BRUCE....  

DEREKC rit :

Non, je te rassure.  

            DERECK est fou de joie d'avoir ce bébé. Il a hâte de pouvoir le serrer dans ses bras, de lui raconter des histoires pour s'endormir, de lui chanter des contines, de lui faire découvrir la vie. Il a tellement de choses à transmettre à donner, à partager.

 

            Tout en conduisant, il pose sa main droite sur le ventre légèrement arrondi de MEREDITH et elle met la sienne par dessus :


En fait, je n'ai pas pensé que nous allions avoir un garçon. J'aimerai vraiment avoir une fille....pour qu'elle te ressemble, qu'elle ait ton visage, tes yeux, ton sourire. 

MEREDITH émue et touchée

Fille ou graçon. Cela sera merveilleux. Tu ne crois pas. 

DERECK

Tu as raison. On aura la surprise le jour de l'accouchement. 

            En effet, tous les deux ne souhaite pas connaître le sexe du bébé. Ils veulent garder le mystère jusqu'au bout. Garder intact le miracle de la vie. Cet enfant va donner une autre dimension à leur vie. D'autres priorités allaient s'installer.

 

            Toujours sur la route du retour à chercher le prénom idéal pour leur chérubin, le regard de DERECK est attiré par une étrange boule de feu dans le ciel. Tout en ralentissant:

 Regardes 

MEREDITH

Mon dieu. Mais qu'est-ce-que c'est? ....... 

            Il vient de stopper la voiture sur la route. Route désertique de tout véhicule. Autour d'eux, ils n'y a pas d'habitation, uniquement des espaces verts, des arbres. Seuls endroits encore protégés du béton et ces constructions immobilières. Ils sont proches de SEATTLE.

 

DERECK dont le sang se glaçe dit de manière hésitante :

C'est...C'est un avion. Il est en feu.... 

            L'avion se dirige à une vitesse folle vers le sol. Une véritable boule de feu va s'abattre sur la ville. Les dégâts vont être terrible. Les habitations, les gens vivant dans leurs appartements, les passagers de l'avion. Cela va être un carnage.

 

            Tous les deux sont tétanisés par le spectacle qui est en train de se dérouler sous leurs yeux. Le temps parait comme arrêté. Tout va au ralenti. Ils leur semble que cela fait des heures qu'ils sont à l'arrêt sur cette route.

 

            En fait, seulement quelques secondes viennent de s'écouler. Leurs yeux sont rivés sur l'avion. DERECK serre de toutes ses forces les mains de MEREDITH pour la réconforter, pour la rassurer. Il est là. Il est là pour la protéger de tout.

    

            Mais, il faut  prendre une décision rapidement. Ils ne peuvent pas rester là plantés au milieu de la route. DERECK remet le contact et commençe à rouler doucement afin de mieux suivre « l'oiseau de feu ». Il fallait prévenir les secours. Toutes les équipes médicales de la ville allaient être sur le pied de guerre dans peu de temps.

 

            Tous les deux n'arrivent pas décoller leurs yeux de cet avion qui prendde plus en plus la direction de la ville. Plus aucun son ne sort de leur bouche. Quand tout à coup, le pilote tente une dernière manoeuvre désespérée afin d'éviter une catastrophe plus lourde. MEREDITH et DERECK virent l'avion changer de trajectoire. Ils leur semblent qu'il se dirige droit sur eux. Ce n'ést pas  qu'une impression. L'avion arrive, plein gaz, vers la route et ses vastes plaines d'herbe verte déserte par une heure aussi avancée de la nuit.

 

            DERECK a beau rouler très vite. Il sait que cela ne sera pas suffisant pour lui échapper. Il décide  de faire également lui aussi une manoeuvre de sauvetage.  A ces côtés MEREDITH ne dit pas un mot, mais son angoisse ést palpable. Elle s'aggrippe à tout ce qu'elle pouvait dans la voiture. Le superbe carosse de DERECK va devoir se montrer à la hauteur.

 

            Son amoureux donne un grand coups de volant sur la droite afin de faire plonger la voiture dans la clairière. Il doit éloigner le plus loin possible le 4 X 4 de la route pour éviter d'être pulvérisés par l'avion. Il roule toujours plus vite pour mettre à l'abri MEREDITH et le bébé qu'elle porte. Ce n'était pas de la lâcheté de fuir cet avion mais une question de survie.

 

            Ce dernier arrive dans un grand fracas dans la prairie.Un des réacteurs ést en feu. Le fuselage de l'avion frotte l'herbe à une vitesse halucinante, les ailes s'arrachent de la carlingue entrainant tous les arbres sur son passage. L'enfer a gagné l'avion. Ce n'est pas possible, il va bien arrêter sa course folle. Les derniers arbres  servent de dernier rempart ce qui reste qu'un semblant d'avion.

 

            MEREDITH et DERECK regardent cet épouvantable spectacle dans le rétroviseur de la voiture. Ils sont abasourdis, complètement KO. Toutes les émotions sont en train de traverser leurs corps. Le chaud et le froid. L'angoisse et la joie. La joie d'être vivant et de pouvoir continuer à être débout. Ce qui n'était sûrement pas le cas des passagers de l'avion. MEREDITH allait avoir les premiers mots mais l'émotion trahit le son de sa voix :

 Oh, mon Dieu..........Ce n'est pas possible. C'est un cauchemard. 

DERECK lui attrapant la tête avec ses deux mains et plongeant son regard dans le sien :

 Ca va? Comment te sents-tu? Tu es bléssée? Tu as mal quelques part? 

            DERECK pose trop de question. Elle ne sait pas si elle peut répondre. Elle est tellement choquée. Tellement de sentiments, de pensées sont en train de passer dans sa tête. Elle flotte. Mais, il la ramene à la réalité. Lui aussi a la voix chancelante. D'un ton impératif et très inquiet car il sent qu'elle n'est pas là :

 MEREDITH réponds-moi!  Est-ce-que tu vas bien? Je t'en supplie, dis quelque chose. 

            Après quelques secondes, MEREDITH peut prononcer quelques mots :

 Ne t'inquiètes pas. Je vais bien.............   

            DERECK la regarde. Il veut qu'elle le répète encore et encore. Il veut encore l'entendre dire. Il faut qu'il soit sur. Il lui pose une nouvelle fois la question avec toujours autant qu'inquiétude dans la voix :

 Tu es sur? 

MEREDITH

Oui. Je t'assure, je vais bien. Je suis entière. Tout va bien DERECK. 

            Ils s'embrassent et l'enlacent fougueusement comme pour se rassurer qu'ils font toujours parti du monde des vivants. Cette étreinte, bien que très courte, leur fait du bien  car maintenant, il faut absolument s'occuper d'appeler les secours.

 

MEREDITH paniquée mais déterminée

Il faut qu'on aille voir. On doit voir si il y a gens qu'on peut aider. DERECK ont doit le faire. 

DERECK

Je sais. On y va tout de suite. Il faut prendre les sacoches de secours qui sont dans le coffre et les couvertures. On pourra toujours aidé quelques bléssés. 

            Tous deux sortent de la voiture, prennent avec eux le matériel de secours et se dirigent de façon totalement inconsciente vers l'avion. Ils y vont à  grands pas. Puis, ils accélérent la course. Il fallait voir si il y avait des survivants pour leur porter les premiers soins. Tout en courant DERECK prend son portable et composa le 911.

 

CENTRAL 911

911 bonsoir. Quel est votre problème? 

DERECK se rapprochant de plus en plus de l'avion et avec une voix haletante

Un avion vient de se crasher à 5 kilomètres de SEATTLE en pleine campagne. Il faut envoyer de toute urgence toutes les équipes médicales libres de la ville, les pompiers pour éteindre le feu. 

CENTRAL 911

Pardon, vous pouvez répeter.........Un avion? Un crash? C'est une plaisanterie qui risque de vous coûter cher!!!! 

DERECK très énervé

Oui bien sur. Mais bougez-vous, je ne plaisante pas.  Si vous ne me croyez pas. Regardez dehors, je pense que la fumée doit être visible depuis la ville. Il faut faire vite car dans peu de temps, cela risque de devenir un gigantesque brasier. 

            L'opératrice du central de secours se leve, s'approche de la fenêtre et regardedehors. Elle voit la fumée noire et épaisse qui venait du fin fonds de SEATTLE. Fébrilement, elle répond

 OK. Je vous envoie les secours 

DERECK

Merci. 

            Il raccroche brutalement. MEREDITH et DERECK sont maintenant tout proche de l'avion. Seul le réacteur gauche est en feu. Dans la chute de l'appareil, le réacteur s'est désolidarisé du reste de l'avion et se trouve légèrement éloigné de ce qui reste du boeing.

  

            MEREDITH et DERECK se tiennent maintenant débout face à amassement de férail disloquée. Ils sont abasourdis. Le chaos est devant eux. Les fauteuils de l'avion sont arrachés. On voit  des passagers sanglés dans leurs sièges. Mais aucun signe de vie ou d'espoir ne s'échappe de cet endroit.

 

            Il faut absolument réagir et porter au secours des bléssées. Combien, sont-ils? Bléssés ou morts? Impossible d'avoir une estimation précise. Certains ont le visage tuméfié, d'autres des brulures. Il y a du sang de partout. Tout a volé en éclat. Pas un bruit, pas une voix ne se manifeste vers eux. Etait-il trop tard? Est-ce-que tout était fini.


sabynice  (14.05.2007 à 12:31)

Après quelques secondes, DERECK s'avançe le 1er vers ce qui restait de l'avion et s'approche d'une femme. C'était une jeune femme blonde. Elle avait l'air paisible. Il pose sa main contre la jugulaire pour prendre son pouls. Rien. Pas un battement de coeur.

 

            A son tour, MEREDITH se dirige vers la carlingue pour ausculter un des passagers. Elle se penche sur un homme âgé d'environ une cinquantaine d'années. Pour elle aussi , son patient est mort. Elle rabat les paupières de l'homme. Stoïquement, elle se lève et se dirige vers un autre bléssé.......ou mort.......

 

            Tour à tour, MEREDITH et DERECK vont passer auprès d'hommes, de femmes, d'enfants sans vie. Aucun son ne sort de leurs bouches. Qu'aurait-ils pu dire? Pourtant, tous deux sont chirurgiens, de loin les meilleurs du pays. Ils ont le pouvoir de sauver des vies et là leurs don se trouve muet face à l'adversité.

 

DERECK

Ce n'est pas possible que personne ne soit sorti vivant. Il doit bien y avoir un survivant. Répondez. Nous sommes médecins. Répondez si il y a quelqu'un qui m'entend. On est là. Répondez. Les secours sont en route. On va vous sortir de là. Mais, je vous en supplie répondez. 

            DERECK est fou de colère de ne pas pouvoir aider une personne. Au moins une. Histoire de dire qu'ils ne sont pas là pour rien. Que le destin ne les ait pas mis sur cette route par hasard. C'était un signe.

 

            MEREDITH s'approche de lui. Lui prends la main pour le tirer vers elle. Il est penché sur un énième corps sans vie. :

 Je pense qu'il faudrait peut-être chercher du côté du cockpit. Car l'avion s'est brisé en plusieurs morceaux. Dans la queue de l'avion; Il n'y a aucun survivant. C'est sûr. Regardes le carnage. Il faut remonter vers le haut de l'appareil. 

DERECK

Tu as raison. Mais où sont les secours. Cela fait une heure que je les ai appelés. A croire, qu'ils ne savent pas où nous sommes. 

            MEREDITH regarde sa montre. Cela faisait seulement 8 minutes que DERECK a appelé le central 911. Ils ont l'impression que cela fait des heures qu'ils sont en train de compter les morts. Ils vont arriver. Il faut que les secours viennent leur prêter main forte.

 

            Alors qu'ils remontent lentement vers le haut de la carlingue, ils sont stoppés dans leur élan par un bruit. Tous deux s'arrêtent net.

 

DERECK se tournant vers MEREDITH

Tu as entendu?

MEREDITH

Oui. D'où cela peut-il venir? 

DERECK

Et oh? Il y a quelqu'un. Qui a appelé? 

            Mais personne ne réponde. Il réitère les mêmes questions :

 Vous êtes là. Dites-nous où vous êtes. Nous sommes médecins. 

            Toujours le même silence. Est-ce-qu'ils rêvaient? Est-ce leur esprit qu'il leur joue des tours. Non, cela n'est pas possible. Ils viennent bien d'entendre une voix les appeler. Il faut la trouver tout de suite.

 

            MEREDITH et DERECK s'enfoncent vers l'intérieur de l'avion dans l'espoir de trouver quelqu'un. Toujours rien. Des corps disloqués pris au piège dans leurs fauteuils. Quand tout à coups, une voix retentit près d'eux :

 Par ici. Venez par ici. Je suis là. Je suis vivant. 

            C'était un homme. Apparement il pouvait bouger puisqu'il venait de lever un bras pour indiquer sa position dans l'avion. Enfin, une lueur d'espoir. MEREDITH et DERECK fonçent vers l'homme.

 

DERECK s'affairant pprès du bléssé.

On est là. Comment vous sentez-vous? Vous avez mal à quel endroit? 

L'HOMME

De partout. Mais bon sang que c'est-il passé? 

DERECK

Vous avez eu un accident d'avion. Ne vous inquiétez pas. Nous sommes médecins et les secours sont en route. On va sortir de là.

 

MEREDITH

Vous vous appelez comment? 

L'HOMME

JAMES. JAMES DANDRIDGE. 

MEREDITH

JAMES. On va vous aider. On va vous dégager. 

DERECK

Il faut le détacher du siège. Est-ce-que vous sentez vos jambes?

 

JAMES

Oui. Mais, j'ai terriblement mal aux bras et à la poitrine. 

MEREDITH

On ne va pas pouvoir le transporter facilement.  

DERECK

Je sais. Il a une fracture à chaque bras et le bassin à l'air sérieusement amoché. Il est poly-traumatisé.

 

MEREDITH

En tous cas, il faut le bouger tout en douceur. On ne s'est pas si sa colonne vertébrale n'est pas touchée. Il va falloir que nous y allions doucement. 

            L'homme bléssé vient leur couper la parole.

 Est-ce-que vous avez vu ma femme. Elle était assise à côté de moi. Elle s'appelle ELISABETH. Dites-moi, vous l'avez vu. 

            MEREDITH et DERECK se regardent. Qu'allaient-ils pouvoir lui répondre. Tout ce qu'ils avaient vu jusqu'à présent n'étaient que des morts. En un seul instant, ils mesurent la grande chance d'être ensemble dans cette catastrophe. JAMES s'accroche de toute ses forces à la chemise de DERECK et d'un air désespéré, il lui demande à nouveau les sanglots dans la voix :

 Vous avez vu ELISABETH? 

            Aucun des deux ne put répondre car un bruit vient de s'échapper de la carlingue. Il s'intensifit de plus en plus. Mais d'où cela peut-il venir? Le bruit devient de plus en plus fort. Une puissante odeur de kerosène est en train de parvenir jusqu'à eux. Cela n'est pas étonnant. Il doit encore en rester dans les réservoirs bien que l'avion était sur le point d'attérir sur le tarmac de l'aéroport de SEATTLE.

 

DERECK

On ne peut pas rester là. C'est trop dangereux. Le kérosène est en train de sécouler des réservoirs et il reste encore de l'électricité dans certaines parties de l'avion. Il faut qu'on évacue. 

MEREDITH

Il faut d'abord le détacher.  

DERECK

JAMES, est-ce-que vous vous sentez en mesure de vous relever? 

JAMES

Difficilement. J'ai tellement mal dans les bras et le dos. 

DERECK

OK. Je vais vous porter sur mon dos.  MEREDITH détaches-le du siège, je vais essayer de trouver une solution pour qu'il souffre le moins possible. 

            MEREDITH commence à tirer sur la boucle de sécurité de la ceinture. Mais, celle-ci refuse de s'ouvrir. Elle a beau tirer, cela ne vient pas. Elle essaie de ne pas montrer son angoisse. Le bruit devient de plus en plus important et il lui semble qu'il se rapproche à la vitesse de l'éclair.

 

DERECK

Mais que fais-tu? Pourquoi n'est -il pas encore défait?    

MEREDITH

Je n'arrête pas de tirer dessus mais cela ne veut pas se défaire.  Elle est bloquée. 

            DERECK regarde la ceinture et effectivement celle-ci s'est bloquée à cause du choc lors du crash au sol. Il fallait absolument le tirer de là. Ils n'ont pas le droit de le laisser mourir. JAMES commençe à paniquer et à s'agiter sur son siége.

 

JAMES

Je vous en supplie, détachez-moi. Aidez-moi. Je ne veux pas mourir ici 

MEREDITH d'un ton affirmatif

Vous n'allez pas mourir.  

            DERECK sort de la poche de sa veste un couteau SUISSE. Il coupe la ceinture d'un coups sec et il réussit à libérer le malheureux. Maintenant, il faut faire très vite car une explosion vient de retentir à l'arrière de l'appareil. Le kérosène est en train de s'enflammer et dans quelques instants, l'avion ne sera plus qu'un gigantesque brasier.

 

DERECK

Vous allez passer votre bras droit sur mon épaule et pousser avec vos jambes. MEREDITH, tu vas l'aider à monter sur mon dos. Allez, on y va. JAMES, il faut pousser de toutes vos forces car nous avons très peu de temps. Un, deux, trois ....allez 

            JAMES obéit aux instructions du médecin. MEREDITH aide le bléssé à se hisser sur le dos de son bien aimé. L'opération est  périlleuse et JAMES hurle de douleur. Maintenant, qu'il  est  libéré de son enfer, il faut  absolument s'éloigner le plus rapidement possible.

 

            Tous les trois commencent à courir car la situation devient de plus en plus critique. Le bruit assourdissant les gagne. Il faut aller toujours plus vite. DERECK court du mieux qu'il peut avec son bléssé. Il encourage MEREDITH à aller se mettre à l'abri  :

 MEREDITH cours plus vite.  Je t'en supplie dépêches-toi. Il faut aller plus vite. Cela va exploser. 

            Elle active sa course mais, elle veut faire attention au bébé. Tout en courant, elle s'aperçoit qu'elle a une main posée sur son ventre. Elle veut protéger le fruit de son amour pour DERECK.

 

            Ils sont presque arrivés à la route. Mais, derrière eux le kérosène restant vient de prendre feu dans une des parties disloquées de l'avion. Une gigantesque explosion vient de souffller la partie de l'avion. Le souffle de l'explosion s'étent et entraine dans son sillage tous les bouts de métal de la carlingue et autres objets.

 

            MEREDITH, DERECK, JAMES sont littéralement projetés à terre. MEREDITH s'effondre la première sous les yeux de DERECK. Lui-même est entrainé dans cette tornade de turbulence. Le poids de JAMES ne lui laisse aucune chance de pouvoir se relever.

 

            Maintenant, tous les trois sont à terre inanimés avec pour décor derrière eux la moitié d'un avion ravagé par les flammes, des corps sans vie et calcinés. Le choas vient de s'abattre près de SEATTLE.

    

            Il y a quelques minutes, ils parlaient d'avenir, de bébé, de choix du prénom. Tout vient de basculer du côté obscur. La nuit, le froid, la désolation sont devenus en un instant leur nouveau spectacle. Un silence effroyable vient de s'instaurer dans cette contrée.

 

            Pendant ce temps, au SEATTLE GRACE HOSPITAL, l'ambiance est décontractée et il n'y avait pas eu d'urgence majeure depuis le début de la garde de MARK, BAILEY et ALEX. Il est  minuit passé et tout est  calme dans l'hôpital.  D'ailleurs, ils prenent de le temps de siroter un café. Un café salvateur qui allait leur permettre de tenir les yeux ouverts au cours de leur garde. Celle-ci allait être longue et ardue, mais cela ils n'en avaient pas encore conscience.

 

            ALEX est tranquillement assis dans un fauteuil de la salle de repos en lisant un magazine avec une bonne tasse de café. Totalement plongé dans sa lecture, il ne se rend pas compte que BAILEY pénètre dans la pièce. Elle s'approche de lui et regarde le livre qu'il tient entre ses mains. Sur un ton sacarstique et :

 Je vois que vous êtes en train de réviser sur......comment opérer une belle voiture!!!! 

            Surpris, ALEX renverse un peu de son café sur sa tenue de médecin. BAILEY ne laisse rien transparaître de ses sentiments. Mais, elle a de l'affection pour ce garçon et elle n'arrive pas à déterminer pourquoi. Elle se dit qu'il pourrait être encore plus brillant si il mettait un plus de volonté. BAILEY sentait que KAREV devait bien avoir une raison pour avoir parfois cette attitude désinvolte. Pour le moment, elle n'arrivait pas à perçer le mystère de ALEX. Elle le sait, elle y arrivera à mettre à nu son âme.

 

            ALEX se ressaisit et lui dit :

 Ce n'est pas ce que vous croyez. 

BAILEY s'approchant de la cafétière électrique :

Mais, je ne crois rien. En tous les cas, ce n'est pas demain que vous allez pouvoir vous payez une si belle voiture si vous restez assis dans ce canapé. Lorsque j'étais étudiante, tous les moments de libres que cela soit en garde ou bien chez moi, je les ai passais à réviser mes cours. Je ne fantasmais pas sur d'hypotétique belles choses. Il faut être rationnel KAREV....Bon sang, il n'y a plus de café. Vous pourriez en faire! Laissez, je vais le faire. 

            MARK venait de pénetrer dans la pièce. Toujours avec son rire ravageur, son arme fatale pour séduire toutes les femmes de la terre. Ce n'est pas étonnant qu'ADDISON ait craqué pour lui. Il a tout pour lui et il sait parfaitement en jouer alégrement.

 

            Comme promis, MARK prépare le café. Ce n'est pourtant pas son style. Monsieur est plutôt partisan de se laisser servir. Une fois prêt, il sert une tasse à BAILEY et une pour lui. Il s'assoit tranquillement dans le canapé en face de KAREV et il sort son portable pour voir les éventuels messages laissés sur son répondeur.

 

BAILEY étonnée de leur attitude respective :

Tout va bien pour vous? Tranquille? Dites-moi si je dérange. Vous n'avez pas mieux à faire. 

MARK

MIRANDA, tout est tranquille dans l'hôpital. Pas un patient, pas une urgence. Alors, profitons de ce calme. 

            BAILEY concède que SLOANE n'avait pas tort. Il fallait profiter de ces moments d'acalmie qui sont si rare dans leur métier. Devant cet argument, MIRANDA abdique et s'installe aussi sur une chaise pour profiter de ce très bon café. Ce moment paisible fût troublé par la sonnerie de portable de MARK. Quelle idée cette sonnerie :

 

BAILEY

Je n'y crois pas, vous avez mis la sonnerie de LA GUERRE DES ETOILES!!!! Vous vous prenez pour IAN SOLO!!! et moi je suis la princesse LEIA!!!!!!!! 

ALEX

Peut-être pas la princesse LEIA, mais........ 

BAILEY

Attention à ce que vous allez répondre KAREV ! Votre carrière en dépends!!! 

            SLOANE se met à rire, entrainant les deux autres dans cette partie de franche rigolade. L'ambiance est détendue et on peut s'apercevoir que MIRANDA BAILEY a de l'humour. Qui l'aurait pensé?

 

            Alors de que MIRANDA et ALEX poursuivent leur partie de ping-pong verbal humouristique, le visage de MARK se met à changer en un instant. Il vient de perdre son légendaire sourire. Ses traits sont tendus. Il blémit en une fraction de seconde. Ses mains deviennent tremblantes. Le ou les messages laissés sur son répondeur viennent de le boulverser.

 

            BAILEY et KAREV se rendent compte que leur collègue et ami a un problème. Quelque chose d'assez grave pour l'atteindre aussi instantanément.

 

ALEX

Dr SLOANE, tout va bien? Que se passe-t-il? 

            Pas de réponse. MIRANDA se lève de sa chaise et s'approche doucement de MARK. Il a l'air complètement sonné. Comme si le poids de toute la misère du monde venait de lui tomber sur le dos. Qu'y avait-il donc de si grave?

 

BAILEY

MARK, est-ce-qu'on peut vous aider? Dites-nous si l'on peut faire quelque chose? 

            SLOANE n'arrive  toujours pas à prononcer un mot. Il est littéralement scotché dans le fauteuil. Machinalement, il prend son portable, actionne le haut-parleur, compose son code secret pour accéder à la messagerie. Cette dernière énonce les messages :

 « Vous avez trois nouveau messages  :  A 17h45 : MARK, c'est CASSIE. Si tu es sur messagerie, cela veut dire que tu es en plein boulot. Bon, je t'appelle pour te dire que je file à l'aéroport avec ROSE. Nous allons essayer de prendre le 1er vol à destination de SEATTLE. J'espère arriver à prendre celui de 19h00. Nous devrions attérir vers 23h30. Si tu ne peux pas venir nous chercher, ce n'est pas grave, nous prendrons un taxi et on file chez toi. J'espère que cela ne dérangera pas ADDISON. Je ne peux plus rester avec CHRIS, cela devient trop dangereux. Merci d'avance. Bises. A 19h15 : Monsieur SLOANE, c'est la bijouterie CHOPARD. Je vous appelle pour vous dire que la bague que vous nous avez commandé est prête. Vous passez la prendre quand vous le souhaitez. A 23H30 : MARK, c'est moi CASSIE. Nous sommes dans l'avion avec ROSE. Un des moteurs vient de prendre feu et on perd de plus en plus d'altitude. On va se crasher. Pourtant, on est tout proche de l'aéroport. C'est horrible, tout le monde crie. MARK, on va mourir. Ce n'est pas juste pour ROSE. C'est un bébé. Elle est trop jeune. Je la tient contre moi. Je veux la protéger jusqu'au bout. J'espère avoir été une bonne mère. Je tiens à te dire que toi, tu es le meilleur des frères qui existe. Bien évidemment, dis à AIDAN et MADELINE que je les aime très fort et qu'ils ont été de supers frère et soeur. Au fait, dépêches-toi d'épouser ADDISON. C'est dommage, je pense pas pouvoir être là. MARK, réconcilies-toi définitivement avec DERECK. Il est comme un frère pour nous. Il faut que je te laisse car cela devient critique ici. MARK, je t'aime. Surtout sois heureux.  Fin des nouveaux messages. Si vous souhaitez les écouter à nouveau tapez 2, pour les effacer tapez 3. » 

            MARK ferme machinalement son portable. Tous sont sonnés d'avoir entendu ces paroles si émouvantes, si désespérées. Ils sont pétrifiés. Personne n'ose prendre la parole. Les secondes qui s'écoule passent au ralenti. Tout tourne autour de MARK. Lui si joviale, si hableur était redevenu un petit garçon totalement perdu. Il faut  le guider, que quelqu'un lui tende la main.

 

            En femme de tête, BAILEY se décide la première à briser ce silence de marbre :

 Il faut appeler l'aéroport pour voir si il y a des nouvelles. MARK, partez. Filez à l'aéroport. Vous ne pouvez pas rester ici. 

            MARK est dans l'impossibilité de conduire. Ses membres, sa tête ne fonctionnent plus. Seuls les dernières paroles de sa soeur, résonnent inlassablement dans sa tête. Il fautt agir, mais il est paralysé

 

ALEX sentant le désarroi de son collègue

Vous voulez que je vous accompagne à l'aéroport? Je vais bipper O'MALEY pour me remplacer. 

            Pas un mot de sort de la bouche de SLOANE. Rien ne peut le faire réagir. Il puise au plus profond de lui, tourne la tête vers ALEX :

 Je veux bien. Les clés de ma voiture sont dans ma poche. 

BAILEY, attrapant le bras de ALEX

KAREV, vous pouvez y aller. Je me charge d'appeler O'MALEY. Ne le laissez surtout pas seul. Restez aussi longtemps qu'il le faut. 

            KAREV acquiese et se lève d'un bon. Dans son élan, il laisse tomber les revues qu'ils tenaient dans les mains. Ce n'est pas un magazine mais, deux qui tombent et cela ne manque pas d'attirer l'attention de MIRANDA. Elle pensait qu'il lisait un livre sur les voitures. Mais, en fait, cela masquait un autre bouquin. Il s'agissait d'une revue médicale sur les opérations du cerveau.

 

            Les yeux de chacun convergent vers la revue à terre. Mais, aucun ne consent à dire un mot. Il avait l'air tellement gêné. ALEX se penche pour ramasser le livre et décoche un petit sourire à son supérieur. Mais, pourquoi KAREV se cache-t-il pour lire ces articles? Quel était son secret?

 

            MARK, complètement absorbé par ses pensées, ne s'est rendu compte de rien de ce qui venait pourtant de se dérouler sous ses yeux. Mille et une choses lui traversent l'esprit. Enfin, une parole sort de sa bouche :

 KAREV, il faut qu'on se dépêche d'y aller. Je veux aller immédiatement

sabynice  (14.05.2007 à 12:33)

MIRANDA

Vous voulez que je contacte ADDISON? 

            MARK a les yeux embués de larmes. Machinalement, il passe sa main sur son visage pour les sécher et surtout ne pas montrer son moment de faiblesse. Lui, le dur, celui pour qui les sentiments ne doivent pas interférer dans la vie professionnelle, est en train de craquer. Sa carapace vient de se fissurer. Il ne cesse de penser à sa soeur et à l'horreur auquelle elle doit être confrontée.

 

MIRANDA renouvelant la demande

MARK? Est-ce-que..... 

MARK

Non, je vais le faire. Merci, c'est gentil. 

            Alors que tous deux se dirigent dans le plus grand silence vers la sortie, suivis de près par BAILEY, WEBBER déboule devant eux en ayant sur lui un jean, t-shirt et un pardessus. Il a l'air chamboulé. La tête des mauvais jours. L'air interdit.  Il est près de minuit et demi et il n'a aucune raison d'être là. A moins que le pire ne vienne de surgir. Il barre le passage aux deux médecins sur le départ.

 

MIRANDA

Chef? Que faites-vous ici? Vous n'êtes pas de garde. 

WEBBER

Ils faut bipper immédiatement tous les médecins, chirurgiens, internes pour qu'ils rappliquent de toute urgence ici. La situation est grave. 

MIRANDA

Ok, je m'en occupe. Vous pourriez m'en dire plus? 

WEBBER très angoissé

Pour le moment, faites venir tout le monde dans le hall. Quant à vous, où alliez-vous? Vous êtes de garde, si je ne me trompe pas? Interdiction de partir. 

            WEBBER n'a pas la moindre idée ce qui vient d'arriver à SLOANE. Ce dernier se retourne violemment contre RICHARD, l'attrape par son manteau, le pousse de toute ses forces contre le comptoir de l'accueil. Il plante son regard dans celui de WEBBER. Leurs visages ne sont à quelques millimètres l'un de l'autre. Ni BAILEY ni ALEX ne peuvent le retenir :

 Je ne reste pas une minute de plus ici. Je veux savoir comment va ma soeur. Elle est dans un avion en perdition avec ma nièce. Ils sont au dessus de SEATTLE. Je veux les voir. Les récupérer pour... pour.... 

            Tout en regardant le chef, MARK sent qu'il sait plus qu'il ne veut en dire. Tout doucement, WEBBER reprend l'avantage sur lui. Il le redresse. D'une voix très calme et sententieuse :

 L'avion vient de s'écraser à 15 minutes de route de SEATTLE. Il s'est disloqué en plusieurs parties. On ne sait pas encore le nombre de victime.   

            Tout à coups, tout se met à tourner autour de MARK. Il ne maitrise plus rien. La nouvelle est de provoquer un cataclysme à l'intérieur de lui. Instantanément, les visages de sa soeur et de sa nièce viennent se bousculer dans sa tête. Non, ce n'est pas possible. Elles ne peuvent pas être mortes.

 

            Les trois autres médecins fixent SLOANE. Que peuvent-ils pouvoir lui dire? Les mots sont vain et dérisoire dans ce genre de situation. KAREV prend l'initiative de dire les premières paroles depuis l'annonce de la catastrophe. Il pose sa main sur le bras de MARK.

 

ALEX d'une voix calme et douce

Il ne faut pas perdre espoir. Il doit sûrement y avoir des survivants. Peut-être que le pilote a fait une manoeuvre désesprée, un attérissage d'urgence. Je pense que CASSIE et ROSE voudraient que vous soyez combatif et non perdant. Rien ne dit qu'elles sont portées disparues ou mortes.  Il faut se raccrocher à ça . 

            MARK tente de se reprendre un peu. Un peu groggy par la nouvelle, il reprend peu à peu vit parmis eux. Il enlève son blouson, se passe la main dans les cheveux à plusieurs reprises. L'angoisse ravage son superbe visage. La peur s'est ancrée en lui. Il tente de relancer la machine qu'est son corps. Celui-ci a du mal à se remettre en route.

 

            BAILEY et WEBBER viennent d'écouter les paroles reconfortantes de l'interne. Elles doivent également les booster. Car la tâche, qui  se présente à eux dans les minutes à venir, est gigantesque et la plus importante que le SEATTLE GRACE HOSPITAL n'ait eu à traiter jusqu'ici. Cela ne fait que 5 minutes qu'ils se trouvent tous trois dans le hall de l'hôpital, pourtant ils leur semblent que des heures viennent de se dérouler.

 

WEBBER

MIRANDA, déclenchez le plan rouge. Bipper les médecins avec le code noir niveau 5. il faut que tous le monde soit là d'ici 15 minutes. On va partir sur site. 

            Avec un total ang froid, elle s'exécute, lance le signal d'alerte à l'ensemble des médecins. On est en week-end, peut-être certains d'entre eux ont-ils décidés de sortir ou bien de partir faire une belle ballade en famille, d'avoir un peu de détente, de profiter. Ce qui est si rare lorsqu'on embrasse cette profession.

 

WEBBER

Est-ce-que l'on sait si nous avons des médecins dans le secteur et prêt à arriver rapidement? 

ALEX

IZZIE, ADDISON, CALLIE, CHRISTINA avaient décidés de se faire une soirée entre filles. Elles allaient voir un spectacle en ville. Tandis que BURKE, GEORGES ont filé au bowling. Sur le coups des minuit, ils devaient se retrouver chez JOE pour boire un dernier verre. Ils doivent y être. 

MIRANDA

Et GREY et SHEPERD? 

ALEX

Cela faisait plusieurs semaines qu'ils avaient programmés de faire un pique-nique en dehors de la ville pour profiter du grand air et pour que MEREDITH puisse se reposer en raison de sa grossesse.   

            Chez JOE, les rires vont bon train. La table de nos médecins est bien évidemment la plus animée. Chacun raconte des blagues les plus potaches les unes que les autres et puis surtout les filles n'arrêtent pas de raconter le famuleux spectacle qu'elles venaient de voir : LES CHIPPENDALES!!!! Les garçons se sentent en minorité.

 

IZZIE entre deux fous rire

Ecoutes, dès ce soir, je demande à ALEX qu'il me fasse un streap-tease d'enfer. Tu crois que si je lui achète toute la panoplie, il la mettrait? Il se trop mignon. Qu'est-ce-que vous en pensez? 

CALLIE elle aussi très joyeuse

Tu as raison, achètes-là. Il serait d'enfer et puis tu nous raconterais. Je pense que je vais prendre la même pour GEORGES 

GEORGES souriant mais gêné

Mais, cela ne va pas chéri. Tu me vois avec ce costume? 

LES FILLES en choeur

Oh oui!!!! 

CHRISTINA passant son bras autour du cour de PRESTON

Moi aussi, je pense que je vais te le prendre. Je suis sûre que cela me rendra folle de te voir là dedans. Et je ne réponds plus de rien!!!! 

BURKE éclate de rire et dit

Je te mets au défi de l'acheter. Si tu le fais, je te garantie que je le ferai.... et 100 fois mieux que tes CHIPPENDALES de malheur!!!! 

IZZIE

Et vous ADDISON, vous pensez que le DR SLOANE mettrait ce joli costume 

Tout en finissant son verre et entre deux rires ADDISON répond l'audacieuse question de l'interne :

Non. MARK n'a pas besoin de cela. Tous les jours, j'ai droit à un sublime effeuillage en règle... Au fur et à mesure mes yeux se délectent de voir sa musculature. Par conséquent, j'ai mon CHIPPENDALE à domicile tous les jours!!!! Bon, je ne veux pas raconter la suite.. 

BURKE

ADDIE, tu en as trop dit ou pas assez!!! on veut connaître la suite. 

ADDISON

Même pas avec 10 verres dans le nez, vous ne ferez avouer. 

CALLIE

C'est dommage que MEREDITH et DERECK ne soient pas avec nous. Les filles imaginaient SHEPERD en CHIPPENDALE. Cela doit valoir le détour. MEREDITH doit avoir un véritable festival à la maison !!! 

GEORGES faisant semblant d'être vexé et jaloux

Dis-le moi si je ne te suffis pas! 

CALLIE

Tu sais bien qu'il n'y a que toi qui compte mon lapin! 

           

            Elle se jette littéralement sur lui et l'embrasse goulument. Tous les autres applaudissent cette fameuse scène du baiser. Ils reprennent petit à petit leur souffle. Ils rougissent comme des adolescents devant leurs amis.

 

Les filles d'une même voix

La suite ! La suite ! ADDISON 

ADDISON

Bon, d'accord, juste un petit secret.... 

            Alors qu'elle s'apprête à réveler un secret d'alcôve. Les bippeurs de chacun se mettent à sonner presque simultanément et venant intérrompre la douce folie qui avait gagné la troupe. Tous se regardent un peu interloquer. C'est étrange qu'ils sonnent tous en même temps. Les visages se tendent les uns après les autres. Le code noir à niveau 5 venait de s'afficher sur les petits écrans.

 

            En quelques secondes la tablée si joyeuse est devenue silencieuse. Le niveau d'alerte le plus élevé venait de leur être signifiée. Tous se levent presque de façon mécanique, enfilent leurs vestes et manteaux, se dirigent vers le comptoir de JOE pour régler les consommations.

 

JOE

Vous partez déjà? Vous en faîtes de ces têtes? Tout va bien? 

            Personne ne répond. Le silence est de mise. Mais, le barman reprend la parole sans se douter que les médecins devaient rappliquer vite fait sur leur lieu de travail. De la main, il désigne le grand écran au fond du pub afin qu'ils écoutent la fin du flash d'information annonçant la terrible nouvelle.

 Vous avez entendu? Un boeing vient de s'écraser en rase campagne à un quart d'heure de SEATTLE. Pour l'instant, on ne sait pas si il y a des survivants. Cela s'est passé il y a moins 20 minutes. Il paraît que quelqu'un a pu contacter le centre de secours. Ils n'ont pas pu montré d'image car pour le moment les journalistes n'ont pas pu encore aller sur le site. Pauvres gens, c'est terrible. En tous les cas, celui qui a réussi à appeler les secours. Chapeau!!!! 

            L'ensemble des médecins viennent de comprendre le signal d'alerte de l'hôpital et son dégré si élevé. Très vite, ils déposent l'argent devant JOE et partent en courant vers leurs véhicules afin de pouvoir arriver au SEATTLE GRACE HOSPITAL sans tarder. Moins de 5 minutes suffisent pour arriver dans le hall de l'accueil.

 

            Ils y trouvent WEBBER, BAILEY, KAREV et SLOANE ainsi que bon nombre d'autres médecins, infirmières tous sur le pieds de guerre. Les mines de chacun sont fermées et prêtes à recevoir les instructions du chef.

 

            IZZIE se dirigent vers ALEX. Il s'embrassent. Elle remarque son angoisse et elle tente de comprendre pourquoi il tient le bras du Docteur SLOANE. Ils sont rejoints par ADDISON. Cette denrière en arrivant à l'hôpital a vu que MARK n'allait pas bien. Il a les yeux rouges et embués de larmes.Elle l'attrape tout doucement, faisant lâcher la prise de KAREV, lui sussure à l'oreille :

 Chéri, dis-moi.Qu'est-ce-qui ne va pas? 

MARK, en prenant son courage à deux mains pour pouvoir faire sortir quelques mots de sa bouche :

Ma soeur CASSIE et ROSE étaient dans l'avion. Et, ...Et.. je ne sais pas si elles sont....  

            Les larmes rattrapent les paroles du médecin. Il ne peut finir sa phrase. ADDISON le serre contre elle pour le réconforter. Une telle épreuve allait le ravager. Elle sait l'importance qu'on pour lui ses soeurs, frères et nièces. Elle doit être forte pour deux. Elle voudrait lui enlever sa douleur et la prendre en charge.

 

            Maintenant, tous les médecins et autres personnels soignants sont dans le hall de l'entrée. L'heure est grave. Il va falloir prendre des décisions rapides. Chacun doit être au maximum de ses possibilités. Tout le monde va devoir se transcender et laisser au vestiaire ses propres sentiments.

 

            RICHARD WEBBER prend une longue inspiration. Il faut qu'il soit convaicant et directif pour lancer son équipe sur le terrain de l'horreur :

 Merci d'être tous arrivés si vite. Désolé pour ceux qui étaient de repos mais une catastrophe aérienne vient de se produire à 15 minutes de notre ville. J'ai reçu un appel du directeur du central 911 m'informant de la nouvelle. Apparement, et j'ai bien dit apparement, il y aurait des survivants. Un homme en voiture se trouvant très proche du site du crach les a contactés et leur a demandé d'envoyer des secours. Depuis, le central 911 tente de le recontacter mais, il ne décroche plus. Nous allons devoir aller sur le terrain pour prendre les premiers bléssés en charges. En espérant qu'il y en ait encore. Je vous demande d'être le plus réactif possible, analyser la situation de chacun avec rapidité, voir les cas plus urgents, les classer par ordre de priorité. Nous avons beaucoup de travail sur le terrain et ici. Il faudra aller vite. Nous serons peut-être dans l'obligation d'opérer sur place. J'ai bien dit uniquement les cas d'extrême urgence. Sinon, il faut diriger tous les patients ici. Je tiens également à vous dire que vous allez voir des choses horribles te qui seront difficilement supportable. Il faut que vous soyez forts. Soyez les meilleurs, nous devons sauver le plus grand nombre de vie.  

            WEBBER regarde SLOANE. Il a de la compassion de cet homme ravagé par l'angoisse et le doute.

 Il faut que vous sachiez aussi que le DR SLOANE est directement impliqué dans ce crash. Vous devez savoir que sa soeur et sa nièce étaient passagères....pardon, sont passagères dans cet avion. Si  l'un d'entre vous a des informations sur elles au cours de l'intervention, je vous demande de m'en parler directement. 

            ADDISON serre de plus en plus fort la main de son homme. Tous les regards convergent vers lui. Ils tentent de lui apporter un peu de soutien. Les mots sont inutiles dans ce genre de situation. Il fallait faire face. RICHARD reprend la parole :

 Mais où sont GREY et SHEPERD? Vous les avez bipper MIRANDA? 

BAILEY

Oui. Je ne comprends pas pourquoi ils ne soient pas encore là? Je vais essayer à nouveau 

            Ces quelques instants de silence sont intérrompus par la sonnerie du portable de WEBBER et par le téléphone du standard qui ne cesse de sonner depuis près de 5 minutes sans discontinuer. Il décroche son portable

 WEBBER, j'écoute. 
 

            En une fraction de seconde, l'expression de son visage change. Personne ne sait qui est en ligne avec le chef. En tous les cas, la nouvelle vient de faire l'effet d'une bombe pour lui à voir sa réaction. MIRANDA se rapproche de lui et lui demande :

 Que se passe-t-il.? 

            Il tourne la tête vers elle :

 C'est le directeur du Central 911. Ils ont identifié le portable de l'homme qui les a contactés. C'est DERECK SHEPERD! 

            Toute l'assistance est abasourdie par l'annonce. Pas un mot ne sort de la bouche des protagonistes. Les réactions sont différentes pour chacun. Pour certains c'est un collègue de travail émérite, pour d'autres c'est un très bon ami. Les regards s'entrechoquent. Quand l'une d'eux s'exprime, il s'agit de la meilleure amie de MEREDITH, à savoir la belle C HRISTINA :

 Mais, si SHEPERD a appelé. Il n'était pas seul. Il est avec MEREDITH. Ils sont tous les deux sur le site de l'avion. Est-ce-que l'on a des nouvelles d'elle? 

WEBBER

Le central n'a eu que SHEPERD briévement et il demandait à ce que l'on envoie les secours le plus rapidement possible.  

            Une nouvelle fois le portable de WEBBER retentit. Il répond :

 OK. Je décroche le standard. Passez-le moi. 

BURKE

Vous avez quelqu'un? 

WEBBER

Ils ont réussi à le recontacter. Il est en ligne. Il bascule l'appel ici. 

            RICHARD met le haut parleur afin que tous le monde puisse entendre. Tous sont agglutinés autour du combiné. Tous veulent capter les nouvelles :

 DERECK, comment allez-vous? Comment va MEREDITH? 

DERECK avec une voix haletante et fébrile

On est sonné. MEREDITH va bien. Elle a des coupures superficielles. Ce n'est pas la grande forme, quand même. On tient le coups. L'avion s'est crashé sous nos yeux. Nous nous sommes approchés de la carlingue pour voir si il y avait des survivants......... 

RICHARD

Est-ce-qu'il y en a ? 

DERECK

Nous avons réussi à sortir un homme. Il est pas mal amoché mais vivant. Une partie de l'avion  a explosé lorsque nous le sortions de la carlingue. L'avion est coupé en plusieurs morceaux. Je pense que nous pouvons retrouver des survivants mais, il faut faire vite. C'est un champas de ruine. Cela sent la mort. Vous ne pouvez pas imagnier ce que nous sommes en train de voir. Je ne comprends pas pourquoi, les secours ne sont pas encore là.  

RICHARD

Une partie de la route est coupée pour empêcher les curieux et les journalistes d'arriver. Les ambulances arrivent par une autre route. Ils ne sont plus très loin. Nous arrivons également. Nous venons avec des hélicoptères. Dans 5 minutes, nous sommes tous sur place. 

DERECK

Je vous en prie. Arrivez le plus vite possible. Ce n'est pas beau à voir.  

RICHARD

Est-ce-que vous êtes bléssés tous les deux? Que fais MEREDITH pendant que nous parlons. Dites-moi la vérité. 

DERECK

Légèrement. Rien de grave. Par contre, je m'inquiète pour MEREDITH et pour le bébé car nous avons soufflé par l'explosion. Elle s'occupe de l'homme que nous avons sorti. Elle le réconforte du mieux qu'elle peut. Je vous demande une chose, ne nous laissez pas tomber. Venez aussi vite que possible. 

RICHARD

Il faut que je vous dise une chose. La soeur et la nièce de SLOANE sont dans cet avion. 

DERECK sonné par la nouvelle

Oh non, ce n'est pas possible. 

            SLOANE s'approche du téléphone et prend la parole :

 DERECK, est-ce-que tu les as vu? Est-ce-qu'elles sont .....? 

            SHEPERD met un temps pour répondre. Il ne savait pas quoi dire à son ami. Il fallait tenter de le rassurer :

 Non, je suis désolé MARK, je ne les ai pas vu. Mais, je te promets qu'on va les retrouver. Gardes espoir. Rien n'est perdu. Tu peux compter sur nous. Je te jure qu'on va les trouver. Je suis obligée de vous laisser. On retourne avec MEREDITH voir les bléssés. 

WEBBER

Soyez prudent. 

            MIRANDA coupe le téléphone et harrangue la foule. Elle compose les épuipes :

 On se dépêche. Il y a trois hélicoptères qui nous attendent sur le toit. Dans le 1er : SLOANE, ADDISON, chef. Prenez tout le matériel médical possible. Dans le 2ème CALLIE, O'MALEY STEVENS, KAREV. Dans le 3ème BURKE, YANG. Je monte avec vous et nous prendrons tous le reste du matériel médical. 

BURKE

CHRISTINA, prends l'appareil photo et les cordons de transmission. 

GEORGES

Cela va servir à quoi? 

BURKE

Avec cela, nous allons transmettre des informations ici à l'hôpital. Car d'ici quelques minutes, les familles vont débarquer. Chaque détail peut nous donner des informations essentielles surtout lors des identifications des corps. 

IZZIE

Pourqui parler tout de suite d'idenfication. On ne sait pas encore ce que nous allons trouver. 

BURKE

Il faut être réaliste. 

MIRANDA

Finis de discuter. Les hélicoptères sont arrivés sur le toit. On embarque tous. 

            Toute la fine équipe se retrouve sur le toit du SEATTLE GRACE HOSPITAL. Il embarque aussi rapidement que possible.En enfilade, les hélicoptères décollent. Un véritable ballet aérien vient de s'éxécuter dans le ciel de la ville. Ils se dirigent plein gaz sur les lieux du drame. Personne ne disait mot.

 

            CHRISTINA a les yeux rivés vers l'extérieur. Elle pense à son amie prise dans cet enfer. PRESTON pose une main réconfortante sur sa cuisse. Depuis, le décollage elle détache ses yeux de l'horizon pour répondre par un léger sourire à la marque d'affection de son homme. IZZIE vérifie machinalement son matériel médical aidée de ALEX. CALLIE sussure une prière, tout en serrant la croix pendue à son cou.GEORGE reprend lui aussi les paroles de sa douce.

 

            Plus ils se rapproche du crash, plus l'angoisse de MARK augmente. Deux sentiments s'entrechoquent en lui. Il voudrait sauter de l'hélicoptère pour aller le plus vite secourir sa famille. Mais, de l'autre, il recule le moment où il retrouverait peut-être les corps sans vie de sa soeur et sa nièce. Il essaie de ne pas penser à cette horrible option.

 

            Alors que le bruit des hélicoptères se font entendre au loin, MEREDITH et DERECK tentent de reprendre leurs esprits après la dernière explosion. Ils entendent aussi le bruit des sirènes des ambulances. Enfin de l'aide. Ils ne seront plus seuls.

 

MEREDITH

JAMES, comment vous sentez-vous?  

JAMES

J'ai mal de partout. Et je commence à avoir un peu froid. 

MEREDITH

Les secours sont tout proche. Tenez bon. 

DERECK

Je vais vous donner ma veste. 

            DERECK enlève sa veste en cuir pour couvrir leur patient. En l'enlèvant, MEREDITH remarque que la chemise de son amoureux est tâchée de sang au niveau du ventre. Cela ne manque pas d'inquiéter la jeune femme.

 Mais, tu es bléssé.  

DERECK tentant de rassurer sa douce

Ce n'est rien. Ne te fais pas de soucis. JAMES, est-ce-que je peux vous laisser avec MEREDITH? Il faut que je retourne près de l'avion pour voir, si il y a d'autres survivants. 

MEREDITH

Je viens avec toi. Je vais t'aider. 

DERECK

C'est trop dangereux. Je veux que tu te mettes à l'abri en attendant les secours. 

MEREDITH

Je ne vais pas te laisser y aller seul. Je veux venir avec toi. Tu es bléssé. 

            SHEPERD prend tendrement le visage de sa bien aimée entre ses mains. Il plonge son regard bleu azur dans les yeux noisette de sa fiancée, caresse ses longs cheveux de feu :

 Je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. C'est trop dangereux. Cela risque d'exploser à tout moment. Je ne veux pas te perdre. Ni toi, ni le bébé. Restes ici avec JAMES. Je reviens vite. Je te promets que si je trouve quelqu'un, je t'appelle tout de suite. Les secours arrivent. Je t'aime tellement. Je t'aime. 

            Il la couvre de baiser comme si c'était la dernière fois qu'il la verrait. Il voulait absorder au maximum l'odeur de MEREDITH comme pour le protéger de l'odeur de chair brûlée qui commençait à gagner les lieux.

 

MEREDITH

Je t'aime. Fais attention à toi.  

DERECK

Il paraîtrait que la soeur et la nièce de MARK étaient sur ce vol. 

MEREDITH inquiète et tenant de toutes ses forces les mains de DERECK. Elle ne veut pas le laisser partir.

Mon dieu, il faut les retrouver. Sois prudent. 

DERECK en donnant un dernier baiser

Je te le promets. A tout à l'heure. Je t'aime 

MEREDITH

Je t'aime aussi. 

            Tout en se penchant vers JAMES, elle voit partir DERECK vers la carlingue. Elle avait espoir. Elle sait qu'elle va le retrouver très vite. Il est fort son homme. Et puis, ils ont tant de choses à réaliser ensemble : élever cet enfant qui sera prochainement là, se marier, réussir leur carrière de chirurgien, découvrir le monde. Il ne peut pas la laisser là comme cela. Il doit revenir.

 

            DERECK court très vite vers l'avion. Il se retourne temps à autre et regarde la femme de sa vie. Il veut imprimer à tout jamais son visage dans son esprit. Elle est son moteur, sa raison de vivre, sa passion, sa vie.

 
 

            Le feu commençe petit à petit à cesser dans certaines parties de l'avion. Mais, la question est de savoir si il reste encore du kérosène susceptible de s'enflammer. Chaque endroit est dangereux. Pas un seul endroit sécurisé. Il fautt y aller avec la plus grande précaution.

 

            Enfin, il est arrivé au bout de sa course et il se tient debout devant les premiers débris de l'avion. Une chaleur étouffante s'échappe de la carlingue. L'oxygène est rare. Le spectacle s'offrant à lui est dantesque. Les premières visions ne sont que des corps sans entremelés dans ce fracas de débris d'acier. Il doit prendre son courage à deux mains pour pénétrer plus loin. Il se doit d'y aller pour voir les éventuels survivants.

 

            Son attention est détourné par le bruit du premier hélicoptère qui effectue sa manoeuvre d'attérissage. Il perçoit le visage de MARK. Ce dernier est ravagé de douleur et d'angoisse. Une raison de plus pour entrer dans cet enfer. DERECK a le devoir d'y aller. Il a promis de faire son possible pour retrouver la famille de son ami. Il toune la tête derrière lui pour voir une dernière fois MEREDITH qui le fixe avec toute la puissance de son regard. Il prend une grande inspiration et s'engouffre dans cette fournaise.

 

            Alors qu'au même moment, les ambulances arrivent en trombe et les trois hélicoptères débarquent ses passagers, un cri déchire la nuit. C'est MEREDITH qui crie son désespoir de voir son homme là-bas :

 DERECK. DERECK, reviens, je t'en supplie. 

            Ce cri de désespoir glace toute l'équipe médicale sur place. Tous la regarde. Ils comprennent qu'elle vient de vivre un cauchemard. Ils s'approchent d'elle pour la seconder et lui porter assistance. Mais, rapidement leurs regards se tournent vers la scène d'apocalypse qui se présentait à eux.

             Tout n'est que désolation. Les pompiers arrivent aussi. Immédiatement, ils se mettent en action pour éteindre les différents incendies de la carlingue et sécuriser les lieux. Il faut que les médecins puissent travailler en toute sérénité. Une épaisse fumée noire se dégage de ce qui reste de l'avion. Il est couper en plusieurs morceaux. Par où fallait-il commencer? Comment approcher sans risquer la vie des soignants? Qu'allait-il voir une

sabynice  (14.05.2007 à 12:35)

Qu'allait-il voir une fois à l'intérieur? Autant de questions venaient de bousculer dans l'esprit de chacun.

 

            WEBBER prend l'initiative de parler le premier :

 MEREDITH comment vas-tu? Tu es bléssée? 

MEREDITH mettant un certain temps pour répondre

Quelques coupures et des bleus. Mais, je pense que cela va. ADDISON, j'ai mis ma main sur mon ventre pour protéger le bébé. Est-ce-que vous pensez que cela est suffisant? 

ADDISON d'une voix très douce et elle s'approche près d'elle pour l'apaiser

J'espère. On fera une échographie de contrôle en arrivant à l'hôpital. Si je me souviens bien, elle était prévue pour la semaine prochaine. On va l'avancer. 

WEBBER

Où es SHEPERD? 

MEREDITH

Vous connaissez la réponse. Il vient de retourner à l'intérieur de l'avion pour voir si il y a éventuellement d'autres survivants. 

JAMES

Ne vous inquitez pas, je suis sur qu'il va revenir. 

             La voix du bléssé ramène tout le monde à une triste réalité. DERECK venait de s'engouffrer dans un endroit très dangereux. Son courage doit servir aux autres secouristes présents. Il a influé le souffle de l'espoir. Alors, cela devait absolument continuer.

 

WEBBER

Ne vous inquiétez pas monsieur, voici les premiers pompiers, ils vont vous emmener directement à l'hôpital et nous allons nous occuper de vous. 

JAMES tenant la main de MEREDITH

S'il vous plaît, essayez de retrouver ma femme.

 

           

            MEREDITH lui répond par un joli sourire. Il faut  organiser les interventions à l'intérieur de l'appareil. Des petites équipes doivent être composées. Elles auront avec elle le minimum de matériel afin de pouvoir bouger rapidement.

 

WEBBER

BURKE vous faite équipe avec YANG, STEVENS et KAREV ensemble, O'MALEY et TORRES aussi, ADDISON vous restez avec SLOANE, MIRANDA et moi.  

MEREDITH

Et moi? Je suis avec qui? 

WEBBER

Vous êtes sûre de vouloir y retourner? 

MEREDITH un brin énervée

Mais bien sûr. Je suis tout à fait d'attaque. Je ne veux pas être mise à l'écart. Je vais bien. Je ne suis pas en sucre. Je ne peux laisser DERECK seul là dedans. 

WEBBER

Ok. Vous entrerez en même temps que MIRANDA et moi. Ecoutez-moi tous. Vous allez entrer le plus doucement possible dans la carlingue. Tous les endroits sont dangereux. Si vous trouvez des survivants, vous prenez les talkie walkie pour le signaler afin que les pompiers puissent amener les brancards pour vous aider. Ne prenez aucun risque inconsidéré. Soyez éfficace et rapide. Surtout soyez prudent. Je compte sur vous. Je veux tous vous revoir entier. Bon courage, on y va. 

            Tous s'équipent le plus vite possible. Ils avancent dans le plus grand silence vers l'avion en grande partie calciné. Cet avion, ils n'ont que cela en ligne de mire. Qu'un seul but, qu'un seul devoir. Sauver des vies. C'est leur crédo. Ils sont faits pour cela. Des années d'études et de sacrifices pour être les meilleurs et les plus performants. Ils n'ont pas le droit de décevoir. Ils doivent réussir à tout prix. Ils sont déterminés.

 

            Aucun d'entre eux n'a le même parcours, ni la même position sociale. Ils viennent d'horizon totalement différents. Haute société, quatiers populaires. Qu'importe, en cette nuit exceptionnelle, ils sont égaux. Ils doivent sortir le meilleur d'eux.

            Ils sont à mi-chemin du parcours, lorsqu'ils entendent la voix de DERECK criait :

 

DERECK

Venez par ici. Dépêchez-vous, il y a des survivants. Vite. 

            Ils sont stoppés net dans leur évolution. Mais où peut-il être? Ils ne voient qu'enchevaitrement d'acier et épaisse fumée.

 

DERECK

Vous êtes où? Je vous en supplie. Dépêchez-vous. 

MEREDITH délaissant le groupe et courant vers la carlingue

On ne te voie pas. Où es-tu? 

DERECK

Tout près. A votre droite. 

            Toute l'équipe se remet en marche et part en courant vers lui. Ils sont presque arrivés lorsqu'il voient sortir SHEPERD dans un hâlo de fumée avec une patiente dans les bras. Mais, MEREDITH a un temps d'avance. Elle est maintenant à sa hauteur. Il fait les derniers pas et s'écroule à ses pieds avec sa bléssée. Il tousse beaucoup. Cela est dû à toute la fumée et à la terrible odeur de kérosène qui a envie toute la plaine. Par moment, cela en est presque irrespirable.

 

MEREDITH

DERECK, tu vas bien? Réponds-moi. 

DERECK toussant très fort

Oui, ne t'inquiètes pas. Il faut s'occuper d'elle. Elle respire, mais des éclats semblent l'avoir touché un peu de partout. Elle m'a parlé quelques secondes. Elle vient de s'évanouir. 

            Les pompiers s'approchent d'eux et elle est mise sur un brancard. MIRANDA comment à prendre les constantes. Un masque à oxygène est posé sur le visage de la jeune fille. Elle ne doit pas avoir plus de 20 ans. Une jolie blonde au tient diaphane qui se trouve dans une belle galère.

 

            Malgré les soins de BAILEY, elle ne reprend pas connaissance. Tous les autres la regarde longuement. Ils viennent de comprendre que le travail allait être long et fastidieux à l'intérieur et que bons nombres d'horreur allaient les attendre.

 

BAILEY boostant son équipe

Mais, enfin qu'attendez-vous. Allez-y. Je m'en occupe. 

WEBBER

Elle a raison. Il faut y alller. Que les équipes se déploient. 

            Après une seconde d'hésitation, les uns après les autres rentrent dans la carlingue pour porter secours aux bléssés. La mort est présente autour d'eux. Alors, chaque personne trouvée vivant serait une petite victoire sur la grande faucheuse.

 

            Enfin, la patiente de MIRANDA reprend connaissance. Elle est totalement perdue, mais elle arrive à parler et répète en boucle :

 Je veux JERRY. Où est JERRY? 

BAILEY

Ne vous faites pas de souci. On s'occupe de vous. On vous transporte à l'hôpital. 

LA JEUNE FEMME

Où est JERRY? 

BAILEY

Je ne sais pas. Mais, qui est JERRY? 

LA JEUNE FEMME

Mon fils. 

BAILEY passant une main dans les cheveux de la jeune fille.

On le cherche. Restez tranquille. 

LA JEUNE FEMME arrache sa chaine autour de son cou et la tend à MIRANDA

Prenez-là. Il y a sa photo. Elle ne me quitte jamais. Cela vous aidera pour les recherches. 

            Elle a de très joli yeux bleu profond, ceux de la couleur des glaciers. Elle plonge son regard vers BAILEY. Son air est suppliant. BAILEY prend le médaillon, l'ouvre et regarde la photo. Le petit garçon est superbe et ressemble trait pour trait à sa mère. Des larmes roulent sur le visage de la jeune fille.

 

BAILEY tente de la réconforter

Je vais donner la photo aux secouristes pour les aider. Dites-moi quel âge a-t-il? 

LA JEUNE FEMME

3 ans. Il est toute ma vie. Je n'ai que lui. 

BAILEY s'adressant aux ambulanciers

Emmenez-là vite. Passez-lui deux litres de physio tout le long du trajet. Elle est surtout très choquée. Mais, pas de blessures majeures. 

LA JEUNE FEMME

Est-ce-que vous vous occuperez de moi là-bas à l'hôpital? 

BAILEY

Je passerai vous voir et puis il faudra que je vous rendre votre médaillon 

LA JEUNE FEMME

Vous ne promettez de me le ramener. Dites vous me le promettez? 

BAILEY était touchée et elle est quelque peu désarçonnée. Elle doit lui répondre et la rassure

Je vais mon possible. Je vous le promets. 

            Ces quelques paroles réussissent  à rassurer un peu la jeune femme. Alors qu'elle est sur le point d'être embarquée dans l'ambulance. MIRANDA s'adresse à elle

 Dites-moi quel est votre nom? 

LA JEUNE FEMME

NINA. NINA BANKS. 

BAILEY

NINA, accrochez-vous. Il aura besoin de vous lorsque tout sera fini. 

            Le coeur de mère MIRANDA vient d'être touché de plein fouet au travers de cette rencontre. Elle regarde une nouvelle fois la photo du petit JERRY, referme le médaillon, le glisse dans sa poche en le serrant très fort. Elle a un but. Elle doit retrouver cet enfant.

 

            Pendant ce temps, MEREDITH s'occupe de son amoureux. Elle lui donne de l'oxygène afin qu'il respire mieux. Après quelques bouffées d'oxygène, il se relève, prêt à repartir dans cet enfer qui est devenu maintenant commun à tous.

 

WEBBER

Comment vous sentez-vous? 

DERECK

J'ai connu mieux. Mais, cela va. Il faut y retourner. MEREDITH, tu es sûre de vouloir y aller? Tu as pensé au bébé avec toutes ces fumées toxiques? Ce n'est pas prudent. 

MEREDITH embarrasée par les arguments avancés de son homme

DERECK, je porte la vie en moi et en face je dois essayer de la sauver. Que ferais-tu à ma place? 

DERECK touché par ses paroles

Je sais. Ecoutes-moi, tu vas venir avec moi sur la partie la plus à droite de l'appareil. C'est l'endroit le plus aéré et ventilé.  D'ailleurs, on va se servir cette partie pour évacuer une partie de bléssé. 

MEREDITH

D'accord.  

DERECK prenant le doux visage de sa fiancée entre ses mains

Ecoutes. Je ne veux pas que tu prennes trop de risque. Je suis là. Je ne veux pas te perdre ni le bébé. Je vous aime trop. Sois très prudente. Tu appelles si cela ne va pas. 

MEREDITH

Je te promets que je serais très prudente. Si tu te sents, il faut que nous y allions. Nous devons aller secourir des gens. Et il faut retrouver la soeur et la nièce de SLOANE. 

            Elle l'aide à se relever. Ils s'embrassent furtivement mais ce baiser vaut tous les masques d'oxygène. Ils arrivent près d'un bout de l'avion qui est dégagé de tous débris. Cela facilite l'accès. Sur leur parcours, ils trouvent SLOANE et ADDISON plantés devant la carlingue. SLOANE est comme figé. Il n'arrive plus à faire un pas.

 

            Il vit une véritable horreur. Il comprend que sa soeur et sa nièce sont prisonnières de cet amas de féraille. Devant ces yeux, il y a des sièges arrachés avec leurs passagers. Morts. Des hommes, des femmes, des enfants ont péri. Cette vision lui paralyse tous ces muscles. Des milliers d'images défilent dans sa tête. Il essaie de comprendre comment une telle chose peut arriver. Il tente d'imaginer ce que sa soeur et sa nièce ont pu vivre dans cet avion.

 

            ADDISON lui serre si fort la main qu'elle pourrait arriver à la lui casser. Elle doit avoir du courage, penser pour deux. Ell e sait qu'ils doivent entrer impérativement là dedans pour porter secours aux bléssés mais elle n'ose pas le brusquer. Elle se décide à lui parler :

 
MARK, si tu ne te sents pas d'y aller. Je comprends. Je vais y aller. Tu prendras les patients à la sortie de l'avion. 

            Les paroles de ADDISON le font enfin réagir.

 Non, je me dois d'y aller. Je n'ai pas le droit de les abandonner. Si j'abandonnai, je ne pourrais plus jamais me regarder dans une glace. 

ADDISON sourit légèrement

On va y aller. Maintenant 

            Elle est intérrompue par l'arrivée de MEREDITH et DERECK. Ce dernier passe un bras protecteur autour des épaules de MARK et il lui dit :

 Tiens le coups, on va les retrouver. 

            Ces quelques mots suffisent à SLOANE pour avoir une nouvelle lueur d'espoir dans son combat. Maintenant, il est prêt à affronter cette épreuve. Lui aussi à une mission. Il regarde la femme qu'il aime et lui dit

 ADDISON, on y va. 

ADDISON

Sur? 

MARK

Oui. 

ADDISON

Ok. Tous les deux soyez prudents. MEREDITH pensez au bébé. 

            MEREDITH acquise de la tête. Alors que MEREDITH et DERECK se dirigent vers la droite, ADDISON et MARK partent vers la gauche. Une dernière fois, ils se retournent et MARK dit à DERECK

 Fais attention à toi.  Sois prudent. Prends soin d'elle. 

DERECK

Comptes sur moi.  

            Les deux équipes reprennent leur chemin. Ils partent vers les survivants. On doit à tout prix les sauver au plus vite. Cela fait près de 5 minutes que CHRISTINA et BURKE sont aux alentours du cockpit. Ils désespèrent de trouver quelqu'un de vivant.

 

CHRISTINA

Ce n'est pas possible. Pas un seul survivant parmi l'équipe. 

BURKE

Ouais. Je pense que la nez de l'avion a pris tout l'impact du choc. C'est normal que l'on ne retrouve personne. Il faut que nous cherchions ailleurs.  

CHRISTINA

On laisse les corps? On ne les sort pas? 

BURKE

Les équipes spécialisées vont s'en occuper. Ce n'est pas notre job. Allez viens. 

CHRISTINA l'invincible parassait très affectée et nostalgique

C'est triste de finir comme cela. Regardes, celui-là, il a une alliance. Il est marié. Qu'est-ce-qu'on va dire à sa femme? 

BURKE sent qu'elle est perturbée par la situation

Tu vas bien? Est-ce-que tu veux........ 

CHRISTINA lui coupe la parole en tentant de faire bonne figure

Je vais bien. Allez tu as raison. Il faut continuer. 

            Alors  qu'ils repartent vers d'autres bléssés, une main attrape la cheville de CHRISTINA la faisant trébucher. Elle tombe sur le corps d'un des membres de l'équipage. PRESTON se retoune et la voit à terre.

 Mais que fais-tu? 

CHRISTINA

Je ne sais pas quelque chose à attraper ma cheville. 

sabynice  (14.05.2007 à 12:36)

PRESTON

Quelque chose? Tu vas bien? 

CHRISTINA un peu sonnée et hésitante

Eh oui..oui. On repart. 

            Lorsque tout à coups, une voix très faible s'échappe du devant du cockpit. Cela stoppe net nos deux médecins. Mais, plus rien. Plus de voix. Est-ce-que les vapeurs de kérosène les font entendre des voix. Le contexte est tellement particulier. Ils veulent à tout prix retrouver des survivants que leur tête leur joue des tours.

 

CHRISTINA

Tu as entendu? 

PRESTON

Oui. Mais, je ne suis pas sur? Est-ce-qu'il y a quelqu'un? 

CHRISTINA

Eh oh. Nous sommes médecins. Faites-nous un signe? 

            Pas de réponse

 

PRESTON

Il n'y a rien. CHRISTINA, il faut y aller. 

CHRISTINA après un temps d'hésitation

Ok. on bouge. 

LE PILOTE

Non, ne partez pas. Je suis là.

 

            Les deux médecins tentent de se frayer un nouveau chemin dans les décombres de l'avion. Enfin, une vie à sauver. Ils commençaient à désespérer. Ils arrivent à hauteur du pilote. Son état est critique. Il a l'air sérieusement bléssé. Des multiples coupures au visage et sur le corps. Leur vue est surtout attirée par le grand morceau de verre planté dans la poitrine du l'homme. Le vitrage l'a littéralement transpercé de part en part.

 

            Etonnant qu'il soit encore vivant avec une telle blessure. Alors qu'elle lui prodigue les premiers soins, PRESTON regarde méticuleusement la plaie. Peu de solution s'offre à lui. Le moindre geste et le pilote peut mourir à tout moment. Il doit y aller avec précaution.

 

BURKE

Fais lui passer un maximum d'oxygène au masque. Parles-lui un peu. Il ne faut pas qu'il tombe inconscient. Il faut que je regarde une partie de sa blessure. Défais la ceinture de sécurité, il faut que j'ai de la mobilité. 

CHRISTINA

Quel est votre nom? 

LE PILOTE

ANDY WALLACE 

CHRISTINA

Bonjour ANDY. Mon nom est CHRISTINA YANG et lui c'est PRESTON BURKE. Le meilleur chirurgien cardiaque du pays. 

LE PILOTE ironique

J'en ai de la chance d'avoir le meilleur chirurgien.........AAAAAAAAAAHHHHHHHH!!!!!!!! 

BURKE

Excusez-moi. J'étais obligé de faire cela pour voir mieux l'étendu des dégâts. Désolé. Donnes-lui un peu de morphine pour le soulager 

CHRISTINA tout en lui injectant le calmant

Comment a-t-il pu résister à ce bout de verre?  

BURKE

La blessure est nette. Le verre fait compression. Si on le retire trop brutalement, l'hémorragie va le tuer quelques minutes. Il va falloir le transporter sinon dans quelques minutes, on ne pourra plus rien faire. 

CHRISTINA

Mais comment va-t-on faire pour le sortir du siège?  

            Après un moment d'hésitation, BURKE annonce le déroulement de l'opération de sauvetage :

 Ecoutes-moi. A nous deux, nous ne pourrons pas le sortir de là. Il nous faut une personne  supplémentaire. Tu restes a vec lui, je vais aller chercher un sauveteur afin qu'il nous aide à le transporter. Tu contrôles sa tension et si il se réveille, tu lui injectes une nouvelle fois de la morphine.

CHRISTINA

Sa tension est hyper basse. Si je lui passe trop de morphine, il risque de faire une attaque. 

BURKE

Je sais mais pour le moment, nous n'avons que cela comme solution pour l'aider. Si nous arrivons à le tirer de là. Nous aurons moins de 10 minutes pour arriver jusqu'à l'hôpital pour tenter de l'opérer. Nous n'avons pas de temps à perdre. Tu restes avec lui. Cela va aller? 

CHRISTINA

Oui..oui. Fais vite. 

BURKE

A tout de suite. Je me dépêche. 

CHRISTINA

PRESTON.........Fais attention à toi. 

            BURKE la regarde intansément. Il lui sourit, se penche vers elle et lui dépose un baiser sur les lèvres pour la rassurer. Pour la 1ère fois depuis qu'ils étaient ensemble, il sentait qu'elle était vulnérable. Prête à craquer. Il voyait qu'elle luttait de toute de ses forces pour le cacher. Il découvre qu'elle pouvait être sensible. Il part pour aller chercher du secours.

 

            Sur son chemin, il croise IZZIE et ALEX, chacun occupé avec un patient. L'un et l'autre prodigue les premiers soins d'urgence. Ils sont appliqués. Ils donnent le meilleur d'eux même pour soulager les blessures.

 

BURKE

KAREV. STEVENS. Tout va bien? 

ALEX

J'ai une adolescente de 14 ans qui à l'épaule cassée avec de nombreux éclats de métal dans les jambes. Elle est consciente. Il faut l'évacuer vite. 

IZZIE

Pour moi, j'ai un homme de 40 ans environ poly-traumatisé. Il a des fractures à tous les membres. Il a été sérieusement secoué. Je lui ai passé deux doses de calmants pour essayer de toucher. 

BURKE

Vous faîtes du bon boulot. Continuez. Vous avez vu les autres? 

IZZIE

Tout au bout, vous trouverez le chef. Pour les autres, je ne sais pas où ils sont. 

            BURKE comprenait que personne n'était disponible. Il lui fallait trouver un secouriste très vite car le temps était compter. ANDY risquait de ne pas survivre à ses blessure. Il recommence sa course.

 

            Pendant ce temps, CHRISTINA ausculte une nouvelle fois le pilote. Tout à coups, celui-ci se met à bouger très violemment. Elle est déséquilibrée. Elle se redresse pour lui faire face. Mais, il devient  de plus en plus brusque. Elle tente de le maitriser. Elle comprend qu'il est en train de convulser. Il faut absolument l'empêcher de bouger sinon le morceau de verre allait se briser et l'hémorragie se répandre.

 

            CHRISTINA cherche autour d'elle quelque chose qui pourrait servir de lien. Elle doit lui attacher les mains. Elle regarde et trouve à côté d'elle une sangle. En fait, il s'agit de la ceinture de sécurité du copilote. Ce dernier n'a pas survécu à ses blessures. Par le choc, la ceinture a craqué et se trouve à ses pieds.

 

            Elle l'attrappe tout en essayant de neutraliser ANDY dont les convulsions devenaient de plus en plus fortes. Maintenant, elle tente de l'attacher mais le pilote est tellement secoué par ses tremblements qu'il assène un violent coups au front de CHRISTINA. Cette dernière est projetée avec force sur le tableau de bord de l'avion. Son front cogne la manette de pilotage.

 

            Elle est un peu sonnée par le coups mais elle reprend rapidement ses esprits. Il n'y a plus une minute à perdre. Il faut l'attacher, sinon il risque de se faire du mal et le bout de verre pourrait casser à tout moment. Mais, CHRISTINA éprouve des difficultés à faire ce qu'elle voudrait.

 

            Malheureusement, il arrive l'impossible. Le vitrage vient de se casser stoppant net le pauvre ANDY dans ses convulsions. Une autre pathologie vient d'arriver : une hémorragie interne. Le sang commençent à perler sur la chemise blanche du pilote. Cela devient de plus en plus grave. Si elle ne réagit pas tout de suite, son patient sera mort dans quelques minutes.

 

            Elle est seule. Mais que fait BURKE? Quand va-il revenir avec du monde pour l'aider? Autant de questions pour lesquelles, elle n'a pour le moment aucune réponse. Agir, c'est le seul mot qui résonne dans sa tête pour l'instant.

 

CHRISTINA

ANDY, vous m'entendez? 

            Pas de réponse. Elle réitère sa question:

 ANDY, vous êtes là? 

            Toujours rien.

 

Bon, il faut que je vous sorte de là. La seule solution est que je sorte le bout de verre que vous avez dans le corps et que je comprime la plaie pour empêcher l'hémorragie.

 

            CHRISTINA n'a pas le choix et n'a pas le temps d'attendre PRESTON. Elle prend une grande inspiration. Elle saisit le grand bout de verre logé dans le corps du pilote, le tire délicatement vers elle. Elle doit y aller la plus grande précaution afin de ne pas endommager les autres organes. Elle ne doit pas aggraver la blessure. Elle continue son extraction. Plus que quelques centimètres et elle aura réussi.

 

            Un instant elle regarde le pilote. Son visage est serein. Comme apaisé. Tout le contraire de CHRISTINA en ce moment fatidique. Elle a fini, elle a retiré la totalité du bout de verre. Mais, arrive, ce qui devait arriver. Le sang coule abondamment sur la corps d'ANDY. L'hémorragie vient de se déclencher. Elle doit à tout prix clamper l'artère touchée mais elle n'a pas le matériel chirurgical à sa portée.

 

            Une seule et unique solution s'impose à elle. Elle regarde la profondeur de la plaie. Pour arriver à ce qu'elle souhaite faire, elle doit inciser. Ce qui permettra d'aggrandir la plaie de comprimer l'artère défaillante.

 ANDY, je suis désolée. Je vais vous faire mal mais c'est tout ce que j'ai trouvé pour vous sauver la vie. Excusez-moi d'avance si tout ne se passait pas bien. 

            Aucune parole ne sort de la gorge de ce pauvre pilote totalement inconscient maintenant. La morphine aide CHRISTINA dans son opération. Elle saisit le scalpel, incise délicatement la peau, agrandit la plaie du mieux qu'elle puisse. Elle plonge son poing dans l'abdomen d'ANDY. Elle comprime la plaie.

 

            Pendant ce temps, BURKE qui vient de trouver enfin de l'aide, repart en direction du cockpit. Il voit que DERECK s'occupe d'une patiente sérieusement atteinte au niveau de la tête.

 Tout va bien DERECK? 

DERECK

Elle est très atteinte mais, je pense qu'on peut la sauver si on l'envoie illico presto sur l'hôpital. Elle bonne pour la table d'opération.  

BURKE

Les hélicoptères vont pouvoir l'emmener tout de suite.  

DERECK

Oui, il va falloir lui faire passer un scanner car j'ai peur que le cerveau soit atteint. Seul le scan pourra me répondre. Et toi, tu as quoi? 

BURKE

Le pilote avec une suspicion d'hémorragie interne. Il faut l'évacuer. CHRISTINA est avec lui. Elle fait du super boulot. 

DERECK

Bon courage. 

BURKE

Merci. Au fait, on a des nouvelles de la famille de SLOANE 

DERECK attristé

Non, rien pour l'instant. On cherche. Files voir ton patient. 

            BURKE écoute les conseils de son ami et reprend sa route au travers des décombres. Il croise des corps sans vie. Mais, surtout, il voit ses collègues et amis médecins s'affairaient du mieux qu'ils puissent auprès de chaque patient.

 

            Maintenant, il ne se trouve plus qu'à quelques mètres et il voit CHRISTINA quasiment collée au pilote. Qu'était-il arrivé? Il s'avance en compagnie d'un ambulancier. Il voit le bras et le poing de sa compagne plongé dans le ventre du malheureux.

 

BURKE

Qu'es-tu en train de faire? Que sait-il passé? 

CHRISTINA couverte de sang

Juste après que tu sois parti, il s'est mis à convulser. Je voulais l'attacher pour le préserver mais le bout de verre a cédé et il a saigné. J'ai légèrement incisé la plaie pour pouvoir comprimer l'artère en  train de saigner.  

            PRESTON sait qu'elle est très douée, proféssionnelle. Mais là, il était impréssionné par ce qu'elle venait de faire avec les moyens du bord. Elle avait fait preuve d'un sang froid à toute épreuve. Alors que quelques instants plus tôt, il l'avait laissé un peu fébrile, il retrouve une jeune femme en pleine posséssion de ces moyens.

 C'est parfait ce que tu as fait. No

sabynice  (14.05.2007 à 12:38)

Nous allons le déplacer et le transporter hors de l'avion. Mais, il ne fait surtout pas que tu bouges ta main. Tu vas devoir rester comme cela jusqu'à l'hôpital. Je vais demander un hélicoptère. Si on le transporte par la route, il ne tiendra pas. Tu te sents de le faire.

 

CHRISTINA

Je crois que je n'ai pas trop le choix. Mais, ne te fais pas de souci, je peux le faire. 

BURKE prenant son talkie walkie et s'adressant au PC de coordination

Ok. J'ai besoin d'un hélicoptère dans deux minutes. 

            La procédure d'extraction du cockpit commence dans le plus grand silence. Tout est fait au millimètre près afin que le patient ne souffre pas et que CHRISTINA puisse rester en position. ANDY est déposé sur la civière. Une perfusion est placée dans le bras du patient. BURKE aide CHRISTINA à monter sur le pilote sans lui faire de mal.

 

            Ils prennent le chemin vers l'hélicoptère. Ils passent au travers des autres bléssés et morts. Leur passage attire le regard de tous. IZZIE, ALEX, ADDISON, MARK, GEORGES, CALLIE, MEREDITH et DERECK suspende une fraction de seconde leur soin pour regarder la scène. CHRISTINA est à califourchon sur son patient avec son poing dans le ventre de l'homme. Cette dernière ne se rend pas compte que tout le monde la regarde. Elle est omnubilée par ANDY. Elle doit le sauver. C'est sa mission.

 

            Le cortège arrive près de l'hélicoptère prêt à décoller. Se tient tout près WEBBER, il lui dit :

 J'ai appelé le SEATTLE GRACE. Il vous attende. La radiologie vous attend et Le bloc est prêt. 

BURKE

Merci. On doit aller le plus vite possible. 

WEBBER

Super boulot. 

BURKE

Je n'ai rien fait. C'est CHRISTINA qui a tout fait. Elle est en train de lui sauver la vie.  

WEBBER

YANG. Vous allez bien? 

CHRISTINA

Du mieux que l'on puisse. Monsieur, je suis désolée, il faut que l'on décolle maintenant. 

            La fabuleuse équipe de chirurgie cardiaque s'envolle dans à présent dans l'air glacé de SEATTLE. L'hélicoptère vient de mettre plein gaz. Ils vont pouvoir arriver très vite l'hôpital et le sauver.

   

            La situation est toujours aussi critique sur le site. Les ambulanciers, les pompiers, les médecins courent dans tous les sens. Finalement, ils ont trouvé une bonne soixante de survivants. C'est peu par rapport au nombre de passagers embarqués à savoir 250.

 

            Toujours aucune nouvelle de la soeur et la nièce de SLOANE. D'ailleurs, ce dernier est de plus en plus inquiet car personne n'a signalé leur trace ni parmis les vivants ni parmis les morts. Pour le moment, elles sont portées disparues.

 

            ADDISON donne des soins à une femme enceinte de 7 mois. Elle se prénomme PENELOPE. Elle a des équimoses de partout. Une plaie est recensée au visage. Mais, elle est superficielle selon MARK occupé à un autre patient.

 

ADDISON

PENELOPE, comment vous sentez-vous depuis que je vous ai passé le calmant? 

PENELOPE

C'est mieux. J'ai moins mal. Est-ce-que mon bébé va bien? 

ADDISON

Cela a l'air. Mais, j'en saurais plus une fois à l'hôpital. Est-ce-que vous avez eu des contractions avant notre arrivée? 

PENELOPE

Une, deux... Mais, cela s'est vite calmée. C'est bien, non? 

ADDISON

Peut-être pas. Est-ce-que le bébé s'est manifesté depuis 15 minutes? 

PENELOPE inquiète

Non. Dites-moi Docteur, c'est grave. 

ADDISON

Il faut que je regarde quelque chose. N'ayez pas peur. 

            ADDISON bouge tout doucement la jeune femme, la tourne légèrement sur le côté, lui monte les jambes. Elle a un mouvement de tête résignée et dit :

 Eh, mince. C'est bien ce que je pensais. 

PENELOPE se met à crier

Que se passe-t-il? 

ADDISON

Vous saignez. Cela doit être un décollement du placenta. Si je n'interviens pas vite, cela peut être fatal fatal au bébé.  

PENELOPE en pleurs

Oh non. Sauvez mon bébé. Je vous en supplie. 

ADDISON

Je vais tout faire pour sauver la vie de votre bébé et la votre. Vous allez de voir rester tranquille.   

            ADDISON prend son talkie walkie et appelle de l'aide. C'est WEBBER qui vient à elle. En voyant la patiente, il comprend très vite ce qu'il est en train de se passer. Pas une minute à perdre. Il aide ADDISON à bouger PENELOPE et à la déposer sur la civière des ambulanciers. Il appelle le SEATTLE GRACE

 

WEBBER

Préparez un bloc pour le Docteur MONTGOMRY, préparez une couveuse et surtout prévenez le service de néonatalogie. Cela va allez ADDISON? 

ADDISON

Oui. Il faut aller très vite. 

WEBBER

Je vous ai fait dégager la route avec les services de police.  

ADDISON tout en s'engouffrant dans l'ambulance

Merci chef. J'ai quelque chose à vous demander. 

WEBBER

Dites-moi. 

ADDISON

Jetez un oeil sur MARK. Je ne veux pas qu'il reste seul trop longtemps 

WEBBER

Comptez sur moi. 

ADDISON

Merci. On se voie plus tard.  

            WEBBER regarde partir l'ambulance et retourne sur le site de la catastrophe. Tous les autres médecins sont en plein travail. CALLIE et GEORGES s'occupent chacun d'un patient. Alors que CALLIE fait évacuer le sien avec des blessures aux jambes très grave avec une suspicion de paralysie, celui de GEORGES vient de mourir dans ses bras. Ce qui provoque une très grande colère chez lui sous les yeux de sa femme.

 

GEORGE

Merde, ce n'est pas vrai. C'est le troisième que je m'occupe et pas un seul n'a survécu. Ce n'est pas possible, je dois être maudit. Je porte la poisse. Je ne sauve personne. Je suis inutile. 

CALLIE tentant de le calmer

Arrêtes. Tu n'y es pour rien. Ils sont très gravement atteint. C'est un miracle si on arrive à en sauver quelques uns. 

GEORGE tournant en rond dans les débris

C'est facile de dire cela pour toi. Tu en as évacué deux vers l'hôpital et ils vont surement s'en sortir.  

CALLIE s'emportant dans une colère noire

Je ne sais pas si ils vont s'en sortir. Le jeune homme a surement la colonne vertébrale brisée et il y a des chances qu'il soit paralysé. L'autre homme âgé a le bassin fracturé en millers de morceaux et à son âge, il va mettre non pas des semaines mais des mois et des mois pour s'en remettre. S'il s'en remet. Alors, excuses-moi, tu me diras où se trouve la chance dans ce contexte.

GEORGE

Enfin, ce n'est pas ce que je voulais dire........ 

CALLIE

Dis-moi ce que tu voulais dire!!!.......Et puis de toute manière, je déteste les avions. C'est une source de malheur dans ma vie.. 

GEORGE

Comment ça? 

CALLIE

C'est long à expliquer........ 

            Alors qu'elle allait lui expliquer les raisons de son dégoût pour les avions, un ambulancier l'appelle pour un diagnostic. Elle part en laissant son mari dans l'expectative d'avoir une réponse. La question revenait à présent sans arrêt dans la tête de GEORGE. Il doit avoir une explication avec elle. Il se rend compte que malgré qu'ils soient mariés, ils connaissent peu de choses l'un sur l'autre. Voilà une des failles de leur mariage.

 

            Cela ne l'empêche pas de continuer à chercher des survivants. Il s'avance un peu plus avec dans les décombres de la carlingue. Il regarde autour de lui et pas une âme qui vive. Il continue encore et encore lorsque son oreille est attirée par des gémissements faibles.


sabynice  (14.05.2007 à 12:39)

GEORGE

Il y a quelqu'un? ..... 

            Pas de réponse.

 

GEORGE

Je suis médecin. Dites-moi où vous êtes. 

LA VOIX D'UN PETIT GARCON

Ici. On est là......... 

            GEORGE bondit vers le bas de l'avion. Derrière un amas de fauteuil et de corps sans vie, il découvre des enfants : 2 petites filles et 3 garçons âgés de 2 à 10 ans. Ils sont recroquevillés les uns contre les autres. Ils ont l'air très choqué mais en bonne santé à première vue. Le sourire de GEORGE revient sur son visage. Après tant d'horreur depuis le début de la nuit, enfin de l'espoir se profile devant lui.

 

GEORGE s'accroupit devant lui

Je suis médecin. Ne vous faites pas de souci, on va vous sortir de là. 

UNE DES PETITES FILLES

Tu sais où est  ma maman? 

GEORGE devait faire une réponse de circonstance.

Elle n'est pas loin. On s'occupe d'elle. Tu la verras tout à l'heure. 

            GEORGE a cinq enfants devant lui tous aussi désemparé les uns que les autres. Il ne peut s'occuper de tous à lui seul. Il doit demander de l'aide au plus vite. Lui qui voulait tant sauver des vies, il était servi.

 

            Il prend son talkie walkie pour alerter ses collègues afin qu'ils lui prêtent main forte en ce moment difficile. Il regarde avec attention tous ces visages d'ange et il pensait à l'horreur qu'ils venaient de vivre.

 

            Très rapidement, il est rejoint par IZZIE, ALEX, BAILEY et SLOANE. Ces derniers tombent en arrêt devant de tels visages. Ils sont tous plus mignons les uns que les autres. En tant que maman, elle s'approche la première des enfants. Elle a les gestes maternels que les autres ne possèdent pas forcément. De plus, elle a toujours en tête qu'elle doit à tout prix trouver le petit JERRY. Peut-être fait-il parti de la petite bande.

 

BAILEY

Nous sommes médecins. Nous allons nous occuper de vous. Est-ce-que vous pourriez nous dire vos noms?

 

            Mais aucun des enfants ne répond. Ils sont traumatisés. Collés l'un à l'autre comme pour se protéger. On sent la peur transpirer sur leurs doux visages. Tous les médecins réalisent qu'il allait falloir y aller tout en douceur pour ne pas les choquer.

 

BAILEY

Bon. Je vais vous dire les noms de mes amis. La jeune fille s'appelle IZZIE 

IZZIE

Bonjour les enfants. 

BAILEY

Lui, c'est ALEX. Le grand avec la barbe, c'est MARK et celui qui vous a trouvé c'est GEORGE. 

UN DES PETITS GARCON

Et toi? 

BAILEY

Moi c'est MIRANDA. On va bien s'occuper de vous. Vous voulez bien? Est-ce-que vous vous voulez bien donner vos noms? 

LES ENFANTS

Moi c'est EVA.........Moi, je m'appelle JACK..............Moi c'est CHRISTOPHER............et moi JERRY..................Moi c'est HANNAH. 

            Après cette présentation, MIRANDA est heureuse car elle a enfin trouvé le petit JERRY. Elle se fait une joie de pouvoir l'annoncer sa maman. Une bonne nouvelle parmi l'horreur. Elle avait hate d'être à l'hôpital pour enfin les réunir. Les médecins s'approchent tout doucement vers eux. Mais, les enfants restent méfiants et tendus. 

 

            Lorsque MARK a reçu quelques instants plus tôt l'appel de GEORGE par talkie walkie, il espérait vraiment qu'on lui annoncerait qu'on avait retrouver sa soeur et sa nièce de 8 mois. Mais, une fois sur place, il a été déçu non pas d'avoir trouvé des enfants mais de ne pas avoir un signe de sa famille. Il ne faut pas que ces émotions et ses sentiments passent au détriment des victimes. Il se rend compte que la jolie petite EVA le fixe intansément depuis son arrivée. Elle doit avoir 6 ans brune au long cheveux. Très fine et très jolie. Plus tard, elle allait faire des ravages dans le coeur des garçons.

   

            Il décide de s'occuper d'elle. Elle présente plusieurs blessures au visage et au niveau des bras. Il commence à l'ausculter. Elle ne dit pas un mot mais elle le regarde avec toujours autant de profondeur. Il en est troublé. Il continue son exploration médicale un peu plus loin.

 

MARK

N'aies pas peur. Je vais palper ton ventre pour voir si tout va bien à l'intérieur. Tu es d'accord. 

EVA

Oui. Mais, tu vas faire pour voir à l'intérieur de moi? Tu as des yeux bionique comme les X-MEN? 

MARK sourit

Non, je n'ai pas les yeux bionique mais mes mains sont magiques. Et je ne savais pas que les X-MEN avaient les yeux bionique. Il faudra que tu me dises lesquels. D'accord? 

EVA

D'accord. Mais alors, si tu as les mains magiques, tu es magicien? 

MARK

Un peu. 

            SLOANE vient d'établir un rapport de confiance avec la petite. Enfin, un sourire est venu illumuniné le visage d'EVA. Il fallait continuer dans cette voie. Cela lui facilite l'auscultation. D'ailleurs, il continue de parler avec elle.

 

MARK

Pourquoi, tu venais à SEATTLE? Tu habites ici avec tes parents? 

            Le regard d'EVA devient tout à coups sombre. MARK comprend tout de suite qu'il vient de faire un impair, de lui poser la mauvaise question.

 

MARK lui caressant le visages

Tu n'es pas obligé de répondre. 

EVA après quelques instants d'hésitation

Avant j'habitais à NEW-YORK. Il y a une semaine mes parents ont eu un accident de voiture et ils sont morts. Comme il n'y avait plus personne pour s'occuper de moi là-bas, ma tante et mon oncle doivent à présent s'occuper de moi. Ils devaient venir me chercher à l'aéroport. Je ne sais pas si ils m'attendent toujours comme l'avion n'est pas arrivé.

 

MARK très touché

Je suis sûr qu'ils t'attendent. Ils doivent avoir hâte de te voir. Ils te retrouveront à l'hôpital et vont bien s'occuper de toi 

EVA

Tu crois? 

MARK

J'en suis certain. 

            Le sourire réapparaît sur le visage de la petite. En palpant son ventre, SLOANE le trouve un peu dur. Il est urgent de faire un scan pour savoir quel est le diagnostic. Toute la scène venait de passer sous les yeux de BAILEY. Cette dernière est très étonnée de le voir si proche d'un enfant. Elle n'aurait pas pensé qu'il puisse être aussi tendre et sensible face à elle.

            Pendant ce temps, elle vient de s'occuper du petit JERRY. Il n'a rien. Quelques égratignures un peu partout sur le corps. Un vrai miracle. Il est encore plus beau que sur la photo donnée par sa mère. Il le dorlote.

 

BAILEY

Tu vas très bientôt voir ta maman. 

JERRY

C'est vrai? 

BAILEY

Bien sûr que c'est vrai. Je l'ai vu tout à l'heure.  

JERRY

Elle va bien? 

BAILEY

On est en train de la soigner car elle a été un petit peu bléssé. Ne t'inquiètes pas. Les gentils docteurs s'occupent très bien d'elle. 

            A cet instant, le petit JERRY vient se blottir dans les bras de MIRANDA. En fait, elle ne savait pas l'état de santé de NINA. Lorsqu'elle a confié aux ambulanciers tout à l'heure, elle n'était pas bien vaillante. Mais, la victoire de MIRANDA était d'avoir pu retrouver le fils de cette jeune fille.

 

            Pendant ce temps, GEORGE s'occupe de CHRISTOPHER, il a probablement une belle fracture au bras mais rien de bien méchant. D'ailleurs, son petit patient se laisse faire facilement. Il n'oppose aucune résistance. Il donne des grands sourires au médecin. Tous les deux se racontent des histoires de garçons.

 

            GEORGE adore les enfants. Il aimerait vraiment en avoir. Mais, inconsciemment, il se rend compte qu'il n'a jamais évoqué ce sujet avec CALLIE. Aime-t-elle les enfants? Serait-elle prête à en avoir maintenant? Des  questions dont il n'avait pas la réponse. Il est grand temps qu'ils discutent pour en savoir plus l'un sur l'autre. Ils doivent apprendre à se connaître mieux. Il ne faut pas qu'il s'aperçoive trop tard que son mariage risque d'être basé sur du vent. Certes le vent de l'Amour. Ils doivent construire les bases, les fondations de leur couple.

 

            BAILEY observe également ALEX se débrouilleR avec JACK de façon plutôt intéressante. Lui aussi a un très bon contact avec le gamin. Ils se racontent des histoires de basket et de championnat NBA. Cela détend le petit garçon qui doit avoir 5 ans.

 

ALEX

Alors bonhomme, tu veux jouer dans quelle équipe plus tard? 

JACK

Chez les SPURS de SAN ANTONIO. Il y a les meilleurs joueurs. Et toi, c'est quoi ton équipe préférée? 

ALEX

Les CHICAGO BULLS. Ils ont eu les meilleurs joueurs de l'histoire avec LES LAKERS. Mon joueur préféré est MICHAEL JOURDAN. Personne ne lui arrive à  la cheville. Il faisait vibrer les parquets et les filets des paniers. Les ducks tous plus beaux les uns que les autres. 

JACK

Connais pas ton MICHAEL JOURDAN. Cela doit être un vieux. 

ALEX riant

Tu as raison. Dis-moi JACK , est-ce-que tu as mal lorsque j'appuie près de tes côtes? 

JACK grimaçant

Un peu. Aie, Aie 

ALEX caressant ses cheveux

Excuses-moi si je t'ai fait mal. 

BAILEY

Vous avez quoi? 

ALEX

Il doit avoir plusieurs côtes de cassées. J'ai peur que cela lui transperce un poumon.  

JACK

C'est grave? 

ALEX

Non, mais tu vas bien m'écouter. Tu vas respirer doucement. Tu ne vas pas faire de mouvement brusques et tout ira bien. On est OK? 

JACK

Ok. 

            Tous les deux se tapent dans les mains à la façon des basketteurs. Le lien était établi maintenant entre eux. ALEX continue à lui prodiguer les soins. Lui aussi se voit bien fonder une famille. Plus tard, une fois qu'il aura tout régler dans sa vie. A ce jour, le chemin risque d'être long. Ses blessures secrètes lui encombrent parfois sa vie. Il regarde la belle IZZIE, la femme qu'il aime, s'occupait de la petite HANNAH.

 

            Elle doit avoir une dizaine d'années. Blonde au tient de porcelaine avec une belle chevelure blonde tombant sur ses frêles épaules. Elle a une belle bosse à la tête et un sacré coquard sous l'oeil gauche. Son regard est triste. Elle paraît perdue dans ses pensées. Depuis, tout à l'heure IZZIE n'a pas réussi à la faire beaucoup parlé à la différence de ces collègues. Mais, cela n'empêche pas de continuer encore et encore.

 

IZZIE

Est-ce-que tu as mal à la tête? 

HANNAH

Oui. Un peu. 

IZZIE

C'est normal, tu as une jolie bosse. Mais avec un peu de crème, cela va vite rentrer dans l'ordre. 

HANNAH

Cool.  

IZZIE

Tu étais accompagnée dans l'avion? 

HANNAH

Oui avec ma ......ma.... 

            La petite fille se met à pleurer à chaudes larmes. Immédiatement émue, IZZIE prend HANNAH dans ses bras. Elle tente de la réconforter comme elle le peut. Elle lui sussure dans l'oreille quelques mots réconfortant.Tous les autres médecins la regardent. Eux aussi sont touchés par la détresse de tous ces enfants.

 

IZZIE

Cela va aller. Tu veux dire que tu étais avec ta maman? 

HANNAH

Oui. 

IZZIE

Tu sais où elle est à présent? 

HANNAH

Tes amis les médecins l'ont emmené tout à l'heure. Mais, j'ai entendu qu'ils disaient qu'elle ne respirait pas très bien. Tu crois qu'elle est ..... 

IZZIE

Je ne sais pas. Mais, une chose dont je suis certaine c'est qu'ils vont tout faire pour qu'elle aille le mieux possible. Tu peux me faire confiance.  

            La petite fille ne répond pas mais elle a confiance dans les paroles du médecin. Bien qu'elles ne se connaissent pas, elles sentent proches l'une de l'autre. Elle n'a pas vraiment le choix au vue de la situation. Maintenant que tous les enfants ont reçu les premiers soins, il faut les éloigner le plus vite possible de cet endroit. Mais, les petits ne veulent pas bouger. Ils se sentent en sécurité blottis les uns contre les autres. La force n'est pas la solution, la douceur était de mise. C'est IZZIE qui trouve la solution pour bouger tout ce petit monde.

 

IZZIE

Vous connaissez le jeu de JACADIE? 

LES ENFANTS en choeur

OOOOOOUUUUUUUIIIIIIII...... IZZIE faisant les gestes sous les yeux éberlués de

sabynice  (14.05.2007 à 12:41)

ces collègues.

JACADIE a dit de lever les bras en l'air. 

            Les enfants lèvent les bras. Son jeu à l'air de fonctionner auprès d'eux. Une nouvelle petite victoire dans la nuit.

 

IZZIE

JACADIE a dit de se lever d'un coups 

            Ils se lèvent en souriant. Elle se dit encore un petit effort et le tour est joué.

  

IZZIE

JACADIE d'être dur comme de la pierre et de faire la statue. 

            Ils se raidissent. Les médecins comprennent le subterfuge de leur amie. Un à un, il se saisisse des enfants pour les transporter loin de tout cela. Maintenant, tous se trouve hors de la carlingue. Ils se dirigent vers les ambulances sous les yeux de WEBBER qui vient de porter secours  à un jeune homme. Malheureusement ce dernier devra être amputé.

 

WEBBER

C'est merveilleux, vous avez trouvé des enfants. Quel beau boulot. 

BAILEY

STEVENS a fait un travail formidable. 

WEBBER

Félicitations. 

IZZIE

Je n'étais pas seule. Tous ont été géniaux.  

            Ces quelques moments de répits sont troublé par les appels de SLOANE.

 

MARK

Vite, qu'on m'apporte un kit d'aspiration. 

WEBBER se précipite en lui amenant

Qu'est-ce-qu'elle a? 

MARK aspire la trachée d'EVA

J'avais une suspicion de lésion interne. Peut-être un éclatement de la rate. Elle régurgite trop de sang. Il me faut un bloc d'urgence. Et il faut que j'examine aussi les profondeurs de ses blessures au visage. 

WEBBER

Ok. Il y a un hélicoptère prêt à décoller.Vous êtes prioritaire. Je bippe le SEATTLE GRACE. 

            Une fois arnaché dans l'hélicoptère, prêt à s'envoller, MARK demande  des nouvelles concernant sa famille.

 

WEBBER

SLOANE, dès que j'ai des nouvelles, je vous contacte. SHEPERD et GREY sont toujours dans l'avion. Ils ne sont pas encore sortis. Je vous promets que je vous tiens au courant. Tenez le coups. 

            L'hélicoptère met les gaz et se dirige à pleine vitesse vers le SEATTLE GRACE HOSPITAL. D'en haut, MARK regarde avec une grande tristesse la carcasse de l'avion. Toujours aucune nouvelle de CASSIE et ROSE. Où peuvent-elle être? Sont-elles encore vivantes? Des larmes coulent le long du visage du médecin. La petite EVA ne manque pas de le remarquer.

 

EVA

Toi aussi, tu as laissé quelqu'un là-bas?   

SLOANE surpris de la question

Oui. Ma soeur et ma nièce. On ne les a pas encore retrouvées. 

EVA

Si tes amis médecins sont aussi fort que toi, alors ils vont les retrouver. 

            Les paroles de cette jolie petite fille viennent apaiser son coeur meurtri. Ce baume au coeur lui fait un bien fou.

 

SLOANE

Il ne faut pas que tu te fatigues à parler. Gardes ton énergie. Tu vas en avoir besoin. 

            EVA écoute son bienfaiteur. Elle glisse sa petite main dans celle du médecin comme pour se transmettre tout leur énergie. Moins de 10 minutes plus tard, ils attérissent à l'hôpital. Ils sont immédiatement pris en charge par l'équipe médicale qui les attend sur le toit. SLOANE demande à ce que la petite soit admise immédiatement pour faire un scan complet de son squelette. Il ne veut pas passer à côté d'éventuelles lésions.

 

            Pendant ce temps, c'est toujours les grandes manoeuvres sur le lieu du crash. Les ambulances effectuent un ballet sans relache entre l'hôpital et l'avion. Les équipes commencent à être épuisées. Cela fait près de trois heures qu'ils n'arrêtent pas. Alors que les médecins attendent le retour des ambulances pour embarquer leurs petits passagers. WEBBER s'inquiète de ne pas avoir de nouvelle de MEREDITH et DERECK. Il prend son émetteur et tente d'entrer en contact avec eux.

 

WEBBER

SHEPERD, GREY? Vous m'entendez? Où êtes-vous? 

            DERECK est en train de médicaliser un homme. Ils donnent les instructions aux ambulanciers venus le rejoindre afin que la patient soit évacué le plus vite possible. Il en est de même pour MEREDITH. Elle se dévoue corps et âme. A eux deux, ils ont soigné, évalués, pris en charge au moins une quinzaine de patient au cours de ces trois dernières heures. Avec pour certains d'entre eux, des blessures très graves voire irréversible. Il faut les manipuler avec la plus grande précaution au risque d'aggraver les pahtologies. Tous les deux n'ont pas arrêté une minute. La fatigue commence à se faire sentir.

 

            Mais, l'appel de RICHARD les secoue.

 

DERECK

Oui, chef. Nous sommes là. 

WEBBER

Où en êtes-vous? 

DERECK

Je pense que vous avez du voir les patients de MEREDITH et les miens? 

WEBBER

Tout à fait. Très bon boulot. Mais, il faudrait penser à sortir de là dedans pour respirer un peu d'air frais. 

MEREDITH

Je n'ai entendu personne dire que l'on avait retrouvé la famille de SLOANE

WEBBER

Pour la simple raison que personne ne l'a trouvé 

MEREDITH

Alors, DERECK et moi continuons. 

            La manière dont MEREDITH venait de prononcer ces paroles, c'était sans appel. Impossible de retorquer ou bien d'imposer son point de vue. Tous les deux avaient un devoir moral envers leur collègue et ami.

 

            Tous les deux avançent doucement au travers des débris. Ils sont épuisés mais ils continuent coute que coute. Ils le doivent. DERECK s'arrête quelques instants, ouvre le sac qu'il le suit depuis le début de cette tragique aventure, prend la bouteille d'eau et la tend à sa douce :

 

DERECK

Tu dois boire. Cela fait longtemps que tu ne t'es pas hydratée. Est-ce-que ça va? 

            MEREDITH saisit la bouteille, prend de grandes gorgées, s'essuie le front et tend la bouteille à DERECK pour qu'il fasse de même. Enfin, elle lui répond

 Je suis éreintée. Je n'en peux plus.. J'ai mal au dos. Je pense que c'est le bébé.  

DERECK s'approchant d'elle pour lui masser les épaules

Tu sais tu peux t'arrêter et rentrer en direction de l'hôpital. Ils vont avoir besoin de toi. 

MEREDITH

Il n'en ai pas question. Je ne te laisse pas ici seul. A l'hôpital, ils ont aussi besoin de toi. Dis-moi, tu ne me crois pas capable de continuer? 

DERECK continuant son précieux massage

Je le sais parfaitement que tu en es capable. J'aimerai que tu te poses un peu pour souffler. Tu n'as pas arrêter une minute. 

MEREDITH

Toi, non plus. 

            Il passe ses bras autour de la taille arrondie de sa belle et lui dépose un baiser dans le cou. Elle adore ça et il le sait. Tous deux profitent de ces moments de réconfort. Ils en ont besoin pour pouvoir continuer. Mais, un petit cri vient les troubler. Ont-ils bien entendu?

 

            Tous les deux se taisent afin de le localiser. Il recommence. Un peu plus fort. Ils écoutent à nouveau attentivement. Le cri venait du fonds de la queue de l'appareil. Cela continue. Après quelques secondes, les deux médecins comprennent que c'est le pleur d'un bébé. Sans un mot, ils prennent leur sac et fonçent à toute allure vers le bas de l'avion. DERECK essaie de courir au travers des sièges et autres bouts de métal. MEREDITH est plus prudente en raison de sa grossesse.

 

            Ils arrivent tout près. Les pleurs du bébé sont de plus en plus puissants. Cela veut dire qu'ils touchent au but. Encore un peu, ça y est. Le spectacle est désolant. Une jeune mère tenant contre elle son bébé.

    

            Tous les deux sont très touchés par la vision qu'il leur est offerte à l'instant. Le coeur de futur maman de MEREDITH est pris de plein fouet. En son fonds intérieur, que des choses pareilles ne devraient pas exister. Quant à DERECK, il est littéralement scotché par ce qu'il voit. Non, ce n'était pas possible. Pourquoi lui arrivait-il une chose pareille? MEREDITH le regarde et perçoit très bien son malaise.

 

            Elle s'approche et lui prend tendrement la main  :

 

MEREDITH

Chéri, que se passe-t-il? 

DERECK avec une voix étranglée

C'est CASSIE et sa fille ROSE. C'est la soeur et la nièce de SLOANE. 

            MEREDITH ne sait quoi répondre. Une fois la surprise passée, tous les deux s'occupent de leurs deux nouveaux patients. MEREDITH prend délicatement le bébé dans ses bras. Elle doit le tenir et le manipuler délicatement car il se peut qu'il soit bléssé. Tandis que DERECK commence à prendre les constantes de CASSIE, il s'aperçoit vite qu'elle ne respire pas correctement. Il faut l'évacuer au plus vite.

 

DERECK

Comment va le bébé? 

MEREDITH poursuivant son auscultation

Elle va bien. C'est un miracle, elle n'a aucune fracture. Par contre, elle est déshydratée. Il me faut une poche de physio. Et puis, elle a sûrement faim. 

DERECK

Demandes à ce que les ambulanciers en apportent avec eux. 

MEREDITH

Comment va-t-elle? 

DERECK

Son cas est très critique. Ce qui m'inquiètes, elle a une fracture de la boîte cranien. Je le sents au toucher. C'est sérieux. 

MEREDITH

Il faut les avertir que nous les avons retrouvées. Tu devrais les appeler 

DERECK

Ok........Je vais le faire. 

            Il prend le talkie walkie et lance l'appel sur le talkie walkie de WEBBER. Ce dernier est en train d'aider IZZIE, ALEX, GEORGE et MIRANDA d'embaquer dans les ambulances qui sont enfin de retour sur le site.

 

DERECK

Chef, vous m'entendez 

WEBBER

Oui. 

DERECK

Il nous faut en urgence deux brancards, des poches de physio, une minerve et surtout deux hélicoptères. MEREDITH et moi sommes prioritaires sur ce coups. 

WEBBER

Ok. Pas de problème. 

DERECK

Bipper également le SEATTLE GRACE. J'ai besoin d'un bloc en urgence. 

WEBBER

Je m'en occupe. SHEPERD vous avez une drôle de voix? Que se passe-t-il? 

DERECK après un moment d'hésitation

Nous avons retrouvé la soeur et la nièce de SLOANE................ Ce n'est pas bon pour CASSIE. MEREDITH s'occupe du bébé et elle va bien. 

            Alors que tous les autres médecins sont en train d'embarquer dans leur ambulances respectives, ils viennent d'entendre le message de leur ami qui ne laisse présager rien de bon. Les portes des ambulances se referment et elles partent en trombe vers l'unité de soin.

 

            RICHARD reprend son souffle et ses esprits. Il dialogue à nouveau avec SHEPERD :

 Ok. Pour le moment, je ne dis rien à SLOANE car il doit être sur le point d'entrer au bloc opératoire. D'ici, moins de deux minutes, vous allez voir les ambulanciers. Je me rapproche de vous pour vous prêter main forte. Les hélicoptères sont arrivés, ils n'attendent plus que vous.  

            Les ambulanciers sont venus rejoindre les deux médecins. DERECK les aide à mettre CASSIE sur le brancard. Elle ne répond pas aux plusiers appels du chirurgien. Ce qui ne l'empêche pas de recommencer

 

DERECK

CASSIE est-ce-que tu m'entends? Nous sommes là pour t'aider. 

MEREDITH avec la petite ROSE dans les bras

Attends, j'ai une idée. 

DERECK

Dis-moi ce que tu veux faire. 

            MEREDITH s'approche du visage de CASSIE, se baisse au niveau de son oreille et lui dit doucement

 CASSIE, je ne sais pas si vous m'entendez, mais je voulais vous dire que je tiens dans mes bras votre bébé. Et elle va bien. Elle a un peu faim. Ne vous inquiètez pas, je m'occupe d'elle. Vous allez la revoir tout à l'heure à l'hôpital. 

            Les paroles de MEREDITH ont un effet quasi immédiat sur la jeune CASSIE. Elle tente d'ouvrir les yeux. Elle bouge une main et essaie de la tendre vers MEREDITH. Elle voudrait toucher son bébé pour s'assurer que tout va bien. Néanmoins, elle réussit à dire une parole :

 ROSE,............... il faut sauver ROSE.

            Tout à coups, la respiration de CASSIE devient de plus en plus difficile, jusqu'à devenir inéxistante. Elle est en détresse respiratoire. DERECK commence à lui faire du bouche à bouche afin que son corps et son cerveau ne souffre pas trop longtemps de l'absence d'oxygène. Rien n'y fait. Il palpe un peu plus sa gorge et là il sent qu'il y a une obstruction importante au niveau de la trachée.

 

            Il n'y a qu'une seule chose à faire pour lui permettre de respirer normalement, il faut pratiquer une trachéotomie. Vu le lieu et les circonstances, il était impossible de la faire. DERECK donnerait n'importe quoi pour avoir un chariot de trachéotomie. Il allait devoir faire avec les moyens du bord car il était hors de question de laisser CASSIE dans cet état.

 

            Il regarde MEREDITH qui a parfaitement compris la situation. La tension est à son comble. Il décide de faire la trachétomie sur place avec le peu de matériel médical sous la main. MEREDITH demande à l'un des ambulanciers de tenir la petite ROSE dans ses bras. Maintenant, tous les deux sont parés à pratiquer l'opération. Il faut faire vite.

 

DERECK :

Cela va aller? 

MEREDITH

Ne te fais pas de souci. Nous n'avons pas d'autre solution.  

DERECK

Dans la trousse, prends une lame de 6. 

MEREDITH

Il n'y a pas de lame de 6. il va falloir se débrouiller avec une lame de 10. 

DERECK

Il faut que tu me trouves un petit tuyau, du style ceux utilisé pour les perfusions. 

MEREDITH

On n'a rien de tout cela. Incises sa gorge et je te trouve ce qu'il faut. 

DERECK

Ok. Une petite ouverture au niveau de la trachée.............. 

            Il pratique le geste avec la précision d'un orfèvre. Le trou est à présent fait. Il ne manque que le tuyau pour évacuer l'air. C'est alors que MEREDITH lui présente alors un objet insolite pour terminer cette opération.

 

DERECK

Un stylo. On n'a que ça? 

MEREDITH

C'est tout ce que l'on a.  

DERECK

Maintiens-lui bien le cou afin qu'elle ne le dévie pas au moment où je vais le lui introduire. 

            Toujours avec la même précision DERECK passe le bout du stylo. Tous les deux exécutent leurs gestes avec une parfaite synchronisation. MEREDITH l'assiste à la perfection au cours de cette opération de fortune. Il se passe quelques secondes.....Enfin, elle respire.

            DERECK sourit car il y av enfin une activité dans le corps de la patiente. Cela signifit que certaines parties du cerveau ne sont pas touchées. L'espoir vient de gagner toute l'équipe médicale présente.

 

            Mais, il ne faut pas rester une minute de plus ici car depuis quelques minutes des bruits étranges proviennent de la carlingue. D'ailleurs, cela ne manque pas d'alerter DERECK. Il regarde au dessus de lui et il constate qu'une partie de la carlingue est en train de s'effondrer.

 

DERECK

Il faut dégager d'ici illico. Ce morceau va tomber. Allez, on se dépêche. MEREDITH, passes devant avec le bébé. 

MEREDITH en levant les yeux vers le haut de l'appareil

Ok. Attention, il se décroche. Vite, vite, il faut courir 

            Cela était très difficile de courir au travers des décombres. Les secouristes glissaient avec le brancard. Tous accélère le pas. Ils ne sont pas loin de la sortie, ce n'est le moment de flancher. MEREDITH tient le bébé contre elle. Elle le protége de toutes ses forces. Comme si c'était sa fille. Tandis que DERECK tient la perfusion de ROSE, il court aussi qu'il le puisse afin de  ne pas périr écraser sous cette plaque de métal.

             Enfin, ils voient le bout du tunnel. Ils voient le

sabynice  (14.05.2007 à 12:42)

Ils voient le visage de RICHARD. Ce dernier attrappe MEREDITH. Il l'aide à s'extraire de cet enfer et il la dirige en direction des hélicoptères. Il  prête également assistance à DERECK et à la soeur de SLOANE. Lui aussi que le cas de CASSIE est désespéré.

 

            Tous court à en perdre haleine pour atteindre les hélicoptères. Plus que quelques mètres et ils y sont. A peine ont-ils réussi à s'éloigner de quelques mètres de la carlingue que celle-ci s'enflamme une nouvelle fois et fait exploser les restes de l'avion.  WEBBER se jete sur MEREDITH pour la protéger. DERECK en fait de même pour sauver CASSIE et les autres secouristes. Ils sont tous à terre, mais vivants. Ils se retournent pour voir ce qui aurait pu leur servir de tombeau à tout jamais.

 

            Pas le temps de s'éterniser ni de s'appitoyer. Il faut évacuer vers l'hôpital.

 

WEBBER

MEREDITH vous prenez cet hélicoptère tandis que je monte avec SHEPERD. Le bloc vous attend. Vous n'avez plus qu'à faire des miracles là-bas. 

            DERECK acquiesce et il s'approche de MEREDITH.

 Comment te sents-tu? 

MEREDITH

Un peu sonnée par tout ce que nous sommes en train de vivre. Mais ça va et notre bébé aussi. J'ai hâte que ADDISON fasse son échographie pour me rassurer tout de même. 

DERECK

Je serais à tes côtés lorsque tu la feras tout à l'heure. 

MEREDITH en lui faisant son plus beau sourire

J'y compte bien. Files, on t'attend. On se retrouve dans moins de 10 minutes. 

DERECK

Tu es merveilleuse et ne laisses personne te dire le contraire. 

            Ils s'embrassent furtivement pour se donner encore un peu de courage car maintenant, le reste les attendait au SEATTLE GRACE. Chacun embarque dans son hélicoptère respectif. Ils décollent simultanément. L'un et l'autre peut se voir. La force et la puissance de leurs regards vaut toutes les paroles du monde.

 

            Mais, ils regardent aussi en dessous d'eux une dernière fois pour ce triste spectacle d'apocalypse. Ils venaient de se rendre compte qu'ils avaient une chance énorme d'être vivants, de pouvoir encore se parler, se toucher, s'embrasser. Beaucoup d'autres n'auraient plus à présent ce bonheur. Cette épreuve allait leur servir à être plus forts,  à prendre conscience qu'il faut vivre chaque instant avec intensité et ne plus se laisser scléroser par des détails sans importance.

 

            Dans deux minutes, ils vont attérir. Il va falloir déployer encore une fois tout son talent pour sauver tous les patients. La nuit était loin d'être finie. Alors qu'ils effectuent leurs manoeuvres d'attérissage, les ambulances ont déposé dans le hall des urgences les autres médecins. MIRANDA coordonne les opérations

 

BAILEY

Il faut s'enregistrer. STEVENS  en salle 1. O'MALEY en salle 2, je viens avec vous. KAREV direction la radiologie. 

ALEX regardant autour de lui le nombre de familles rongées par l'angoisse et l'attente de nouvelles

Il faudrait que nous puissions informer les familles. 

BAILEY

Je suis d'accord. Vous avez une solution? 

GEORGE

Il faut demander à l'aéroport ou la compagnie de nous faire parvenir la liste des passagers. 

CALLIE coupant la parole

C'est déjà fait. On va nous la faxer d'ici quelques minutes 

BAILEY

Comment avez-vous fait pour l'avoir? Et puis si vite? 

CALLIE

J'ai des relations haut placées dans le milieu de l'avion. Cela serait trop à expliquer. 

GEORGE surpris

Encore une chose que j'ignorais!!!!! 

CALLIE légèrement énervée

Ce n'est pas le moment GEORGE....... 

GEORGE élevant la voix

Ce n'est jamais le moment!!!!!!!!    

BAILEY criant plus qu'eux pour calmer le jeu

OH! OH! Tous les deux. Ce n'est ni le moment ni le lieu. Il me semble. Nous avons des patients à soigner. Alors je veux du calme ici. CALLIE vous pensez que nous pourons avoir la liste d'ici combien de temps? 

CALLIE regardant le fax

Elle est en train d'arriver par fax. 

BAILEY

Pour le moment, on ne dit rien aux familles qui attendent. Ils ne faut surtout pas faire d'impair. Cela pourrait avoir des conséquences dramatiques.  

IZZIE

Alors à quel moment? 

BAILEY

Une fois que nous aurons enregistré tout le monde. Après, il faudra comparer les noms entre notre liste et celle des passagers. Uniquement, à ce moment là, nous pourrons parler aux familles. Et nous  sommes bien d'accord, interdiction à tout le monde d'entrer en contact avec eux. On est d'acord? 

Tous les médecins présent en choeur

OK. 

            Chacun se rend dans les différentes salles qui leur ont été attribuées par BAILEY. Il est maintenant près de 4 heures du matin et la nuit est loin d'être finie. Ce n'est pas tout de les avoir sortis de là-bas, il faut tenter de les sauver. Certains cas sont désespérés. Bien que nos chirurgiens du SEATTLE GRACE soient les meilleurs dans leurs catégories, ils vont devoir faire des miracles.

 

            Cela faisait près de deux heures que BURKE se trouvait au bloc en train d'opérer le pilote de l'avion. CHRISTINA lui apporte toute l'aide nécessaire. Mais les blessures d'ANDY sont très graves. Plusieurs organes vitaux ont des lésions importantes.

 

CHRISTINA

Oh mon Dieu, rien de lui a été épargné. Tout est touché. 

BURKE très concentré

Compresses.......... Aspiration 

CHRISTINA

On suture l'artère? 

BURKE

il faut que j'arrive tout d'abord à refaire le lien entre ces deux points. 

            C'est à ce moment là que WEBBER choisit d'entrer dans le bloc pour offrir son aide. C'est toujours un honneur d'opérer en sa présence. Son savoir faire et son expérience sont uniques. Chacun de ses gestes est un enseignement.

   

RICHARD

L'artère est sacrément touchée. Suture ou cotérisation? 

BURKE

Suture. Il faut qu'il continue à avoir une vie des plus normale . 

RICHARD

Cela va être difficile. Je vous fais confiance. YANG, cette opération est le meilleure enseignement. Cela vaut tous les cours dispensés. 

CHRISTINA

Oui, chef. Vous avez raison. 

BURKE continuant son travail d'orfèvre

Est-ce-que tous le monde est revenu? 

RICHARD

Oui. ADDISON vient de faire une césarienne. Elle n'est pas encore sortie du bloc car elle a vu qu'il y avait d'autres lésions sur sa patiente. En tous les cas, son bébé est en néonat et il va bien. CALLIE est en train d'opérer sur une jambe. Si elle arrive à la sauver, c'est une championne. Tout à l'heure, elle a été obligée d'amputer. BAILEY est au bloc également. On ne sait pas si son patient va tenir. Les prochaines 24 heures seront capitales.  

BURKE

Fil de 5. 

CHRISTINA

C'est de l'ultra-fin. 

BURKE

Je sais. C'est le mieux pour lui. 

RICHARD

C'est de la couture que vous faites? 

BURKE

Non, je lui sauve la vie. Continuez chef, dites-nous pour les autres. 

RICHARD

Les petits jeunes....... 

BURKE étonné

Les petits jeunes? 

RICHARD

Oui, STEVENS, KAREV, O'MALLEY ont trouvé 5 enfants dans l'avion. Ils ont des blessures plus ou moins graves. Ils s'en occupent. SLOANE opère un de ces enfants. La petite a son visage un peu amoché. Je suis sûre qu'il va faire du super travail sur cette gamine. 

CHRISTINA

Excusez-moi. A-t-on retrouvé sa soeur et sa nièce?    

            Après  un court silence, WEBBER répond à la question de l'interne.

 Oui. 

BURKE

Compresses...........Quel est le problème? 

WEBBER

C'est SHEPERD et GREY qui les ont trouvées. Le bébé va bien. Mais,....... 

BURKE

Mais? 

WEBBER

La soeur de SLOANE est dans un état désespéré. C'est SHEPERD qui va l'opérer d'ici quelques minutes. Pour le moment, elle est au scan.  

BURKE

SLOANE est au courant? 

WEBBER

Non. Dès qu'il aura fini son opération, je le lui annoncerai. 

BURKE

Ciseau...............Faites en sorte que ADDISON soit présente. Il ne faut pas qu'il reste seul à ce moment-là. CHRISTINA, tu le refermes, et tu le conduiras en salle de réveil.  

CHRISTINA

Ok. fils de 8. 

WEBBER

Vous avez de l'excellent travail tous les deux. Je file. 

            Alors que CHRISTINA ferme avec minutie la poitrine du pilote, il y a de l'animation du côté du service radiologie et scanner. MEREDITH et DERECK s'y trouvent avec CASSIE. Il faut aller très vite car la vie de la jeune femme est suspendue à un fils.

 

DERECK au radiologue

est-ce-que vous pouvez aller plus vite? 

MEREDITH

Il fait de son mieux. 

DERECK très impatient

Je sais. Mais, le temps nous est compté. 

            Le silence venait de reprendre son droit dans la salle de radiologie. Le corps de CASSIE est radiographié sous toutes les coutures. Pas question de laisser passer quoi que ce soit. Les clichés sont à présent terminés et les résultats apparaissent sur les écrans de contrôle.

    

            MEREDITH et DERECK sont sous le choc. Les blessures sont très graves, notamment à la tête. Elle est poly-traumatisée. Mais, un cliché attire particulièrement l'attention de MEREDITH. Elle le regarde avec la plus grande attention. Cette cassure au niveau de la clavicule, certes guérie, s'était consolidée de façon anormale. Ce n'était pas l'accident d'avion qui pouvait en être la cause.

 

MEREDITH

DERECK, regardes cela? 

DERECK prenant le cliché

Non,  qu'est-ce-que c'est? Ce n'est pas possible 

MEREDITH

Ce n'est pas récent. Comme si cela n'avait pas été plâtrée. 

DERECK regardent les autres clichés

Il y a d'autres cassures avec les mêmes problèmes de calcification. Mais, comment MARK n'a-t-il pu voir ces cassures. Pourquoi l'a-t-il laissée comme cela?. Il va la voir tous les 15 jours. 

MEREDITH

Je pense que MARK n'était pas au courant. 

DERECK étonné

Comment ça? 

MEREDITH sublergé par un flot de souvenirs

Je pense que CASSIE est maltraitée. Elle doit être une femme battue. Elle n'a peut-être pas voulu  l'inquiéter. Elle devait sûrement enlever les atelles pour ne pas éveiller les soupçons. 

DERECK surpris

Tu....Tu as l'air bien au courant?.... 

            MEREDITH est sur le point de répondre mais ils sont intérrompus. Le rythme cardiaque de CASSIE vient de s'emballer. Tous les deux rentrent dans le sas de radiologie et la sorte pour pratiquer un massage cardiaque. Le cas de CASSIE devient de plus en plus critique. Il n'y a plus une minute à perdre. Il faut aller au bloc.

 

            Les deux chirurigiens arrivent à la stabiliser. Ils sortent en trombe de la radiologie. Direction le bloc. Ils manquent de renverser ALEX qui vient récupérer des radios des côtés du petit garçon.

 

ALEX

GaffeS!!!! 

MEREDITH

Désolé. ALEX. C'est super urgent. C'est la soeur de SLOANE 

ALEX

Comment va-t-elle? 

MEREDITH d'un ton grave

Mal .  

            Maintenant, les deux chirurgiens sont dans l'ascenseur pour aller au bloc opératoire. Ils regardent avec attention la jeune femme. Il faut se surpasser pour la sauver. Ils en ont le devoir. Ils doivent le faire pour MARK et surtout pour la petite ROSE. Elle doit avoir une maman.

 

            Ils sont en train de se préparer. Ils passent leur blouse, préparent leurs masques, les lunettes. C'est à ce moment-là qu'ils sont rejoints par ADDISON. WEBBER était aller prévenir.

 

ADDISON

Comment va-t-elle? 

DERECK

Elle est au plus mal. 

ADDISON

Je viens avec vous. 

DERECK

Non, je n'ai pas besoin de toi. MEREDITH va très bien me seconder.  

ADDISON

Je n'en doute pas. Mais, je veux voir. 

DERECK

Voir quoi? Il y a des choses parfois qu'il faut éviter de voir. 

MEREDITH

J'ai amené ROSE au service pédiatrique. Vous avez pu l'examiner? 

ADDISON

Non, je vais y aller. Tu es dûr DERECK? 

DERECK

Oui..........  Je pense que MARK va avoir besoin de toi. Ta place est à ses côtés. Ici, on s'occupe de tout.  

ADDISON

Je monte voir ROSE. Soyez les meilleurs...........MEREDITH, merci. N'oubliez pas que nous devons nous voir pour votre échographie. 

MEREDITH

De rien. Je n'ai pas oublié. A tout à l'heure. 

            ADDISON sort du bloc et rend au service pédiatrique pour voir le bébé de CASSIE. Cette dernière doit à maintenant se battre de toutes ses forces pour rester en vie, pour élever sa fille, retrouver sa famille.

 

            A présent, la délicate opération débute. Les lésions sont terribles. Beaucoup d'organes sont touchés. Tout d'abord, il s'occupe de la fracture de la boîte cranienne. Il faut y aller tout en douceur. Chaque os est très fragile. Il est concentré à son maximum. Chaque geste est minutieusement exécuté. Un silence religieux s'est imposé dans la salle d'opération. MEREDITH l'assiste à la perfection.

  

            DERECK lève un moment les yeux vers la galérie d'observation. Il voit que WEBBER, BURKE, CHRISTINA sont présents. Ils le regardent, l'accompagnent dans chacun de ses gestes. Cest un formidable soutien. La pression est grande. D'un regard DERECK rassure l'assistance. Pour le moment, tout se déroule bien. Il faut que cela continue.

 

MEREDITH

Tension à 11. 

DERECK

Parfait. Je vais pouvoir refermer.  

MEREDITH

On passe à  la colonne vertébrale? 

DERECK

Tout à fait. Ces vertèbres sont abîmées. Il y en a une qui est cassée. Mais, cela se répare très bien. La convalescence va être longue. Tu commences à inciser au niveau de la C3. 

MEREDITH

Lame de 10. 

DERECK

Tout doucement. Oui, parfait. Continues. 

MEREDITH

Compresses......Aspiration. 

DERECK

C'est très bien. 

            C'est alors que le moniteur cardiaque se met à bipper. Elle est en chute. Son coeur ne bat plus normalement. Assistance respiratoire et cardiaque s'impose. Tout le monde s'agite dans le bloc. Il faut faire repartir son coeur. Dans la galerie d'observation, BURKE se lève pour aller aider son ami, mais WEBBER l'en empêche car il sait que DERECK va y arriver.

 

DERECK

On charge 200. 

MEREDITH

Chargé. 

DERECK

Rien. On recommence. 250. 

MEREDITH

Chargé. 

DERECK

Bon sang toujours rien. 300. 

MEREDITH

Chargé. Asystolie. 

DERECK

Il faut continuer. Continues MEREDITH 

MEREDITH

Chargé à 350. 

            Le dernier choc électrique vient d'être lançé dans la poitrine de CASSIE. Tous ont les yeux rivés sur le bloc opératoire, suspendus à l'écran indicateur du rythme cardiaque de la jeune femme. Pour le moment le tracé est toujours plat.

 

DERECK

Allez,......Allez, repart, je t'en supplie. 

            Un bip vient de retentir. Cela veut que le coeur de CASSIE vient de repartir. Une petite victoire car l'opération est loin d'être terminée. Une vague de soulagement a gagné toute l'équipe médicale. WEBBER savait qu'ils allaient réussir. SHEPERD et GREY sacré bon équipe. Il le savait.

 

DERECK

Tu continues. Tu es parfaite. Mais, on va devoir prendre plus de temps pour réparer tout cela. 

MEREDITH très concentrée également

Ok. Bistouri, compresses.............Je pense qu'avec tous les coups qu'elle a du prendre, son corps est très fragile. 

DERECK

Tu as raison. Comment sais-tu que c'est une femme battue? 

MEREDITH

Ce n'est pas l'endroit pour en parler. Je t'expliquerai. Mais pas maintenant. 

DERECK

D'accord. On continue.  

            Il faut encore une bonne heure pour terminer cette opération. Le reste de l'intervention se déroule au mieux. Plus de mauvaise surprise. Ils s'apprêtent à la recoudre. Tout a été réparé avec le plus grand soin. Mais, cela n'est pas gagné. Il faut au moins 48 heures pour pouvoir se prononcer, voir comment sera-elle au réveil dans quelques heures.

 

            DERECK regarde la grande horloge accrochée sur le mur du bloc. Il est près de 6 heures du matin. Cela fait près de 24 heures qu'ils n'ont pas fermé l'oeil. La fatigue commence à se faire sentir. Les jambes sont lourdes. Il s'inquiète pour MEREDITH.

 

            Avec sa grossesse, elle doit être fatiguée. Elle ne dit rien. Elle se plaint jamais. Ne laisses rien transparaître. Elle ne veut pas avoir de traitement de faveur. Etre comme les autres. D'égal à égal. Ce qui n'empêche pas DERECK d'être aux petits soins pour elle.

 

            Ils sont en train de se laver les mains et essaient de souffler quelques minutes. DERECK la regarde intansément. Il veut savoir pour cette histoire de femme battue.

   

DERECK

Tu devrais aller te reposer un peu. 

MEREDITH

Non, cela va aller.  

DERECK

Cela fait 24 heures que tu n'as pas dormi. 

MEREDITH

Toi aussi, si je souviens bien. 

DERECK

Oui. Mais, moi, je ne suis pas enceinte!! 

MEREDITH souriant

Tout va bien. Par contre, j'ai envie d'engloutir une farandole de desserts......... 

DERECK riant

une farandole de desserts?...........Et tu commences par quoi? 

MEREDITH

Un moelleux au chocolat, suivi ..........euh...........d'une banana split........ 

DERECK

Et, je déverserai la crème chantilly sur ton joli ventre arrondi.... 

MEREDITH malicieuse

Arrêtes, parce que là, j'ai une faim de loup. Miam, Miam... 

DERECK dépose un baiser sur son front et redevient plus sérieux

Est-ce-que tu veux m'en parler?

sabynice  (14.05.2007 à 12:43)

MEREDITH

De quoi? 

DERECK

De cette histoire de femme battue. 

MEREDITH

Je t'ai dit plus tard. 

DERECK insistant

Mais quand? 

MEREDITH très énervée

Un jour. Demain. Peut-être dans une semaine, dans un mois. Je n'en sais rien.  

DERECK voulant la prendre dans ses bras

MEREDITH, écoutes... 

MEREDITH

Non, ce n'est pas le moment. Je vais voir CASSIE en salle de réveil et prendre ses constantes.

            Elle sort furieuse. DERECK reste seul sur le seuil du bloc opératoire. Il sait qu'il vient de faire une erreur. Il n'aurait pas du la brusquer. Il se rend compte qu'il n'est pas seul. La scène vient de se dérouler sous les yeux de CALLIE, GEORGE, IZZIE et BAILEY.

 

CALLIE

Tout va bien? 

DERECK

Oui. Je suis juste un imbécile. 

BAILEY

Je ne dirais pas cela. Mais, par moment, vous ne réfléchissez pas assez longtemps avant de parler. 

IZZIE pour détendre l'atmosphère

Si on allait prendre un café? 

BAILEY

Vous n'avez plus de patient à soigner? 

GEORGE

Tout le monde a été pris en charge. Une cellule psychologique a été mise en place pour les familles. 

CALLIE

Bonne idée. Côté opération, où en sommes-nous? 

BAILEY

BURKE et YANG ont fini. Et  vous? 

CALLIE

Tous mes patients sont en salle de réveil. Pour le moment, le bilan est positif.  

BAILEY

Vous avez de la chance. Tous le monde n'a pas eu votre statistique. Tous ont eu des pertes. J'ai perdu une femme sur la table il y a 30 minutes. Moins de triomphalisme TORRES. Et vous STEVENS et O'MALEY? 

IZZIE

Les enfants sont au service pédiatrique. C'est un miracle qu'ils aient pas eu des blessures plus graves. Ce n'étaient que des cassures.  

BAILEY

Où est KAREV? 

GEORGE

Il a du monter au bloc pour une perfomration du poumon sur le gamin. 

IZZIE

D'ailleurs, quand on parle du loup. 

ALEX les rejoignant

C'est moi le loup? 

BAILEY

Comment va le petit? 

ALEX redevenant sérieux

On du lui passer beaucoup de culot de sang.  Son poumon est très abîmé. Mais, il a tenu le choc. DR SHEPERD, comment va-t-elle? 

BAILEY

Pourquoi, qui aviez-vous? 

DERECK

CASSIE, la soeur de SLOANE. 

IZZIE

Et elle va bien? 

DERECK

Bien, c'est une bien grand mot. Disons, que pour le moment, elle est sortie d'affaire. Il faut attendre les prochaines heures pour se prononcer. MEREDITH a fait un boulot formidable. 

BAILEY

Est-il au courant? 

DERECK

Non. Je ne voulais pas qu'il s'emballe. On doit lui parler maintenant. 

ALEX

Il faut trouver d'abord ADDISON. Il ne faut pas qu'il soit seul pour l'apprendre. 

BAILEY

Vous avez raison. STEVENS allez chercher le docteur MONTGOMRY. Lorsque vous l'avez trouvée. Bippez-moi. Allez, on se remet au travail. 

CALLIE

Et les familles? Personne ne soucie des familles. Cela fait près de 6 heures qu'elles sont dans l'hôpital et personne ne juge nécessaire de les informer. Vous ne croyez pas qu'elles ont le droit d'être au courant? 

BAILEY

Il faut organiser cela. Les mettre dans un endroit tranquille dans l'hôpital. Elles vont devoir affronter le pire. 

GEORGE

On peut les emmener du côté de la cafétéria. C'est grand et on se sera au calme. 

BAILEY

Parfait. Préparez tout ce qu'il faut. CALLIE, vous avez la liste des passagers? 

CALLIE

Suivez-moi.   

            Tout le monde repart travailler. Affronter la douleur des familles. De longs moments de souffrance vont s'annoncer. Chacun ne réagit pas de la même manière. La joie des uns allait se mêler à  la tristesse et au désespoir des autres. Tous les médecins en étaient parfaitement conscient. Le plus dur allait arriver.

 

            Pendant ce temps, BURKE et CHRISTINA sont en train d'avaler un café tranquillement dans la salle de repos des médecins. Ils s'accordent quelques minutes de récupération. Ils sont rejoints par DERECK.

 

DERECK

Vous n'avez pas vu MEREDITH? 

CHRISTINA

Non, pourquoi? 

DERECK

Je l'ai blessée tout à l'heure à cherchant à savoir quelque chose ? 

CHRISTINA

Et quoi précisément? 

PRESTON

Cela ne te regarde pas. Fabuleux, ce que tu as réalisé sur la soeur de SLOANE. 

DERECK

Il ne faut pas crier victoire trop vite.  

PRESTON

Il est au courant? 

DERECK

Non. Justement, on veut lui annoncer dans un endroit calme. 

CHRISTINA

Cela va être.......... 

            Alors qu'ils sont en pleine discussion, ils sont intérrompus par deux officiers de police.

 Excusez-nous. Je suis l'inspecteur BOONE et voici l'agent MARTENS. Nous cherchons le Docteur YANG. 

CHRISTINA se levant sous les yeux de son fiancé et de DERECK

C'est moi. Que me voulez-vous? 

BOONE

Nous sommes ici concernant MICHAEL. 

            CHRISTINA devient livide. Plus aucun mot ne sort de sa bouche. Elle est pétrifiée telle une statue. On voit que cette nouvelle la perturbe. Des milliers de pensées traversent son esprit. Trop de souvenirs, trop de soufrance remonte en un instant.

   

            BURKE comprend très vite que cela la venue de ces policiers affecte sa compagne. Mais, il n'a aucune idée en ce quoi cela touche aussi profondément.  Et surtout qui est ce MICHAEL? Depuis, qu'ils sont ensemble, il n'a strictement aucune idée de qu'il s'agit.

 

            Il s'approche doucement d'elle, lui passe un bras autour de ses épaules et essaie de la soutenir

 CHRISTINA, est-ce-que ça va? 

CHRISTINA après un temps de réflexion et une voix nouée

Oui. 

BOONE

Nous sommes désolés de vous déranger 

CHRISTINA se reprenant

Parfaitement, vous nous dérangez. 

BURKE

CHRISTINA.......... 

CHRISTINA s'agitant

Docteur SHEPERD, n'est-ce-pas qu'ils nous dérangent? DERECKEuh.........mais? 

BOONE

C'est important. 

CHRISTINA

Important. Pourquoi, important? 

BOONE

MICHAEL doit sortir la semaine prochaine et il aimerait savoir si vous êtes prête à le revoir? Une dernière fois?  

CHRISTINA

Vraiment, une dernière fois? 

BOONE

Oui, et après, il disparaîtra. Il veut vous parler. Cela fait longtemps que vous n'êtes pas allée le voir? 

CHRISTINA

Cela ne vous regarde pas. 

BOONE

Peut-être. ...................Mademoiselle YANG, cela fait combient de temps? 

CHRISTINA prend le temps de répondre sous les yeux ébahis de PRESTON et DERECK

6 mois. 

PRESTON

Laissez-là. Je ne pense qu'elle n'a pas envie de poursuivre cette conversation. 

BOONE

Pourtant, il le faut. 

CHRISTINA un peu sonnée

Laisses PRESTON.  

BOONE

Alors? 

CHRISTINA furieuse

Quoi alors? Vous débarquez sans prévenir me parler de lui. 

BOONE

Vous parler de lui? Mais, c'est votre frère! 

            La dernière phrase du policier vient de retentir dans la pièce. Tout le monde est sonné. DERECK est très gêné d'être témoin d'une telle scène. PRESTON découvre que sa fiancé à un frère. Il n'était même pas au courant. Quant à CHRISTINA, elle est anéantie de la révélation que vient de faire l'inspecteur BOONE. Elle a ses raisons pour ne pas en avoir parlé.

 

            PRESTON la regarde. Il aimerait comprendre. Pourquoi lui a-t-elle l'existence de son frère? Que vient faire la police dans cette histoire? Quel est donc ce secret, cette partie de vie cachée?

 

PRESTON

Ton frère? Tu ne m'avais jamais dit que tu avais un frère? 

CHRISTINA

Qu'est-ce-que cela change? 

PRESTON

C'est important.. 

BOONE

Mademoiselle YANG, que décidez-vous? 

CHRISTINA

Pour le moment, rien. J'ai le droit de réfléchir. 

BOONE

Il me faut une réponse d'ici ce soir. Quelque soit votre réponse, cela sera la dernière fois que vous me verrez. Mais, je peux me permettre, il a besoin de voir une dernière fois pour en finir avec cette histoire. Vous ne croyez pas? 

CHRISTINA

Dans cette histoire, je ne suis pas seule. Vous avez pensé à ma mère? A toutes les souffrances que nous avons vécues. Vous n'en avez pas la moindre idée. Nous avons du partir et recommencer une nouvelle vie loin de tout cela. Vous croyez que c'est facile?  

BOONE

Je crois que c'est vous qui avez le plus souffert.C'est vous qui étiez en première ligne. 

PRESTON

Mais, que s'est-il passé? BOONEMademoiselle YANG. Une réponse d'ici ce soir. Je peux compter sur vous?             CHRISTINA regarde froidement dans les yeux l'inspecteur BOONE. Des larmes de colère et de tristesse venaient de la gagner. Elle sort de la pièce sans un mot. Un cataclysme vient de se produire en elle. BURKE tente de la retenir. Mais, en vain. DERECK l'en dissuade DERECKPRESTON, laisses-là. Je crois qu'elle a besoin d'être un peu seule. 

PRESTON

Je ne comprends rien de cette histoire. Inspecteur, pourriez-vous m'aider un peu afin de comprendre? 

sabynice  (14.05.2007 à 12:45)

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