HypnoFanfics

A CHACUN SES SECRETS

Série : Grey's Anatomy
Création : 14.05.2007 à 12h30
Auteur : sabynice 
Statut : Terminée

« Histoire du passé » sabynice 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 19 paragraphes

Afficher la fanfic

BOONE

Il n'y a rien à comprendre. Ce n'est pas à moi à vous raconter. C'est à elle de vous le raconter ce drame. Vous êtes son petit ami? 

PRESTON

En quoi, cela vous regarde? 

BOONE

Vous êtes son petit ami. Bon courage. Vous allez devoir déployer des trésors de patience pour lui faire oublier ce qu'elle subit. 

PRESTON

Pardon? 

BOONE

Je repasserai d'ici ce soir pour avoir ma réponse. A plus tard. Messieurs, je vous laisse . 

PRESTON

Inspecteur. 

DERECK

Arrêtes. Il ne t'en dira pas plus. 

PRESTON

Bon sang, c'est quoi, cette histoire, ce drame dont il parle. Il évoque le passé de ma fiancée et je ne suis même pas au courant. On doit se marier et je me rends compte que je ne connais rien d'elle. 

DERECK

C'est le jour. 

PRESTON

Pourquoi dis-tu cela? 

DERECK

On était au scan pour CASSIE la soeur de SLOANE. Elle a regardé les clichés et elle a constaté des fractures non consolidées de façon correcte. Apparement, CASSIE est une femme battue. Elle a commencé à évoquer les femmes battues. Tu sais de manière très précise. Comme si c'était du vécu. Puis, à la fin de l'opération, j'ai tenté de savoir, de la faire parler et on s'est enguelé. Elle est partie furieuse. Comme CHRISTINA 

PRESTON

Pour quelles raisons cache-t-elle tout cela, alors que nous pourrions les aider? 

DERECK

Elles ont le droit d'avoir leur secret, leur zone d'ombre. Nous avons les nôtres.  Hônnetement, PRESTON, tu as tout dit de ton passé à CHRISTINA? 

            Il est sur le point de répondre mais il est coupé dans son élan par IZZIE :

 IZZIEDocteur SHEPERD, Docteur BURKE. Excusez-moi de vous déranger. Le Docteur SLOANE vient de finir en salle d'opération et WEBBER vous cherche. Il va falloir que vous lui annonciez. 

DERECK

Merci. J'arrive. 

PRESTON

Je viens avec toi. 

            Les deux médecins se dirigent dans un coin tranquille de l'hôpital. La salle de repos des infimières est libre. Le chef est déjà là. C'est ici que WEBBER a choisi de parler à SLOANE. DERECK et BURKE arrivent. Tour à tour MEREDITH, CHRISTINA font leur apparition. Elles se positionnent au comptoir central des appels. Elles sont rejointes par IZZIE, GEORGE, ALEX et CALLIE. Personne n'ose parler. C'est alors que BAILEY arrive

  

BAILEY

Vous pourriez me dire ce que vous faîtes tous agglutinés comme des abeilles sur du miel? Vous n'avez pas mieux à faire? 

            Pas de réponse. MIRANDA tourne la tête et comprend que le moment est venu d'annoncer à SLOANE pour sa soeur. DERECK tourne la tête et il voie les grands yeux de MEREDITH. Leurs regards se sont captés et n'arrivent plus à se décrocher. Il est tellement content de la voir. Il faut qu'il lui parle. Elle aussi est heureuse de le voir. Elle lui fait un joli sourire.

 

            Il sort de la pièce et s'approche d'elle. Il lui passe dans sa longue chevelure.

 

DERECK

Tu sais pour tout à l'heure? 

MEREDITH

Ce n'est pas grave, on en parlera plus tard. MARK est en train d'arriver. 

DERECK

Ok. Je veux que tu sois présente.  

            MARK arrive à la salle de repos des infirmières accompagné d'ADDISON. En voyant, tous les autres internes et médecins regroupés, il comprend très vite que quelque chose de grave est en train de se passer et que cela concerne sa famille.

 

            Ils sont à présent tous les 4 à l'intérieur. Même WEBBER ne reste pas. Il préfère attendre dehors. Il rejoint le petit groupe. Il sent l'amitié et l'amour qui les unis les uns aux autres.

 

MARK

Si vous me disiez enfin ce qui se passe et cessez tous ces mystères. 

ADDISON

Tu ferais bien de t'assoir. 

MARK commencant à tourner comme un lion en cage

Je suis très bien debout. C'est ma soeur et ma nièce. C'est ça. Allez dites-le. 

ADDISON lui serrant fort la main

Calmes-toi. Ecoutes-les. 

DERECK

On a retrouvé CASSIE et ROSE. 

MARK

C'est vrai où sont-elles? Comment vont-elles? Elles sont ici? 

DERECK

Oui, elles sont ici. MEREDITH et moi, nous les avons retrouvées dans la carlingue de l'avion. ROSE va très bien. MEREDITH lui a donné les premiers soins et ADDISON l'a examinée. 

ADDISON

Oui. Elle va très bien. Elle se remet tranquillement au service pédiatrique. Je viens de la quitter. 

MARK

Je peux la voir? 

ADDISON

Mais oui, dans quelques instants. 

MARK très inquiet.

Et CASSIE? Comment va-t-elle?  

DERECK prenant le bras de son ami

Lorsque nous l'avons trouvée. Elle était inconsciente. Elle n'arrivait plus à respirer. Nous avons du lui faire une trachéotomie d'urgence. Elle a pu prononcer quelques mots. Nous l'avons transporter ici. On l'a montée au scan. Elle avait une fracture assez grave de la boîte cranienne. J'ai pu la réduire et la soigner correctement. Pendant l'opération, elle a fait un arrêt cardiaque. Elle a aussi une vertèbre cassée. Avec MEREDITH, nous l'avons consolidée. 

MARK choqué par l'énoncé des blessures

Comment va-t-elle? 

DERECK

Elle a bien réagit. Mais, il faut attendre 24 heures pour savoir si tout va bien.

MARK voulant quitter la pièce

Je veux la voir. 

DERECK le retenant

Tu vas pouvoir la voir. Attends, nous avons autre chose à te dire.  

MARK

Quoi? 

DERECK

Est-ce-que tu voyais CASSIE régulièrement. 

MARK

Bien sûr. Tous les 15 jours. Pourquoi? 

DERECK

Tu n'as rien remarqué? 

MARK inquiet

Non. Qu'est-ce-que j'aurai du voir? 

MEREDITH

Vous n'avez jamais vu des bleus, des traces de coups sur elle? 

MARK

Pardon? Je ne comprends rien. 

DERECK

Lorsque nous sommes allés au scan pour CASSIE, MEREDITH a vu les nombreuses fractures mal consolidées, notamment au niveau de la clavicule. 

MARK

Tu veux dire? 

MEREDITH

Il y en a au poignet, à l'humérus. Elle ne portait pas de plâtre ni atelle? 

MARK

Je n'ai jamais rien vu de tout cela. Cela signifie.......... 

MEREDITH

Votre soeur est très certainement une femme battue. Elle a du cacher ses blessures afin ne pas vous inquitez et surtout vous alerter. Elle a du enlever ses bandages, mettre des chemisiers à manches longues. Même lorsqu'il faisait chaud afin de ne pas alerter le regard des autres. 

MARK s'asseyant sur le canapé

Je n'ai rien vu. 

MEREDITH

Personne ne remarque rien. Les femmes battues se débrouillent toujours pour ne pas éveiller les soupons.  

ADDISON

Elle ne t'a jamais parlé de rien? 

MARK se tenant la tête.

De rien. Je te le jure. Je n'aurais jamais laissé faire une chose pareille. 

DERECK

CASSIE vit avec quelqu'un? 

MARK

Avec le père de ROSE. Cet abruti de CHRIS. Un bon à rien. 

MEREDITH

A-t-elle des problèmes avec lui? 

MARK

Ils se disputent régulièrement. Je lui ai déjà dit de le foutre dehors. Mais, elle dit qu'elle ne peut pas à cause de la petite. Je lui ai dit que si c'était qu'un problème financier. J'étais là.  

ADDISON

La dernière fois que tu l'a eu au téléphone. Elle ne t'a rien dit?  

MARK

Attends si. Hier après-midi, elle m'a laissé un message sur mon portable pour me dire qu'elle venait à SEATTLE car elle ne pouvait plus rester avec CHRIS. Elle voulait me parler. Mon dieu, je n'ai rien vu. 

DERECK réconfortant son ami.

Ce n'est pas de ta faute. Tu ne pouvais rien faire pour elle. Tu ne savais pas. 

MARK

Mais, j'aurais du voir. 

MEREDITH

On ne peut pas voir. Sauf, si on voit la personne quotidiennement. 

MARK

DERECK, je veux la voir.  

DERECK

Bien sûr, suis-moi. Je t'accompagne. 

            Il se lève. Il est groggy tel un boxeur à la fin d'un combat. Il a l'impression de l'avoir perdu. Il s'en veut d'avoir laissé sa soeur dans une telle souffrance et douleur. Maintenant, il n'a qu'une seule envie, être auprès d'elle pour lui dire qu'il n'est pas seule.

 

            SLOANE est le premier à sortir et il voit tous ses collègues avec leurs regards remplis de compassion. Il est très touchés de les voir ainsi tous réunis. Ils ont tout entendu de la conversation. Ils sont là pour lui.  Le chef WEBBER rompt le silence le premier

 SLOANE, si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas.  

SLOANE

Merci, je veux juste voir ma soeur et ma nièce. 

WEBBER

Bien sûr. Elles vont recevoir les meilleurs soins. 

IZZIE

Excusez-moi, Docteur SLOANE. Ici, nous sommes une famille et vous pouvez compter sur nous tous. 

SLOANE touché par les paroles de la jeune interne

Merci STEVENS. Merci à tous. 

            Accompagné de DERECK, MEREDITH et ADDISON, il se dirige vers la salle de réveil où se trouve CASSIE. Durant le court trajet, des milliers de sentiments traversent le corps de MARK. Il se sent si coupable. Ils arrivent enfin.

 

            CASSIE est reliée à plusieurs tuyaux pour la maintenir en vie et lui permettre de respirer. Cette image chamboule MARK. Il se sent totalement impuissant face elle. Il voudrait être à sa place et prendre ses souffrances.

 

            Pendant ce temps, MEREDITH et DERECK prennent à nouveau les constantes. Etat stationnaire. Rien de nouveau. Elle a l'air de bien supporter l'opération. Malgré tout, il faut encore patienter quelques heures pour se prononcer.

 

MARK se penche vers sa soeur.

CASSIE, c'est moi. MARK. Tout va bien. ROSE va bien. ADDISON s'en occupe.  Je suis là, je reste près de toi. CASSIE excuses-moi de n'avoir rien vu? Est-ce-que je peux rester un peu ici? 

DERECK

Bien sûr. Autant que tu veux. Nous allons te laisser. 

ADDISON lui dépose un baiser

Je vais aller voir ta nièce. 

MARK

Je te rejoints dans un moment 

ADDISON

Prends tout ton temps. 

            Alors qu'ils sortent silencieusement de la pièce, MARK les interpelle

 MERCI pour tout ce que vous avez fait. Merci de l'avoir sauvée. 

DERECK souriant

C'est normal. On te laisse. 

            Tous les trois sortent de la pièce laissant MARK. Il a besoin d'intimité. Ils le regardent être au chevet de sa soeur. On le sent vulnérable. Lui si fort, si hableur, si charmeur....A présent, il se sentait le plus commun des hommes.

  

ADDISON

C'est terrible pour lui. 

DERECK

Oui. Il va énormément culpabiliser. Sa famille a toujours été prioritaire. Il faudrait appeler MADELINE et AIDAN? 

ADDISON

C'est fait. Ils sont en route. 

MEREDITH

Qui sont-ils?  

DERECK

Son frère et sa soeur. MARK a perdu ses parents il y a près d'une dizaine d'années. Il s'est retrouvé à élever seul son frère et ses soeurs. Avec mes parents, nous les avons aidés à s'en sortir, à ce qu'ils ne soient pas trop seuls. Ils mangeaient très souvent chez nous. MARK a décidé de devenir chirurgien plasticien pour très bien gagner sa vie. Il leur paie les études, se porte caution pour l'appartement de l'un, dépanne l'autre. C'est son côté irréprochable. 

ADDISON

Je monte voir ROSE. Et vous? 

DERECK

Nous allons rejoindre BAILEY car elle va s'adresser dans quelques minutes aux familles. 

ADDISON

Je fais vite un aller-retour et je vous rejoints à la cafétéria. 

DERECK

MEREDITH, je voulais te dire pour tout à l'heure. 

MEREDITH

Ecoutes, il n'y a rien à dire. Je me suis emportée alors que tu n'y aies pour rien. 

DERECK caressant sa joue

Tu m'en parleras quand tu le souhaiteras. 

MEREDITH

Merci. C'est promis, tu sauras. Maintenant, il faut y aller. 

            Tous les deux partent mains dans la mains rejoindre leurs collègues. Il fallait annoncer la terrible nouvelle aux familles. Ces dernières avaient été mises à la cafétéria. Certains boivent café sur café pour tenir le coups, d'autres préfèrent lire, ou bien prient avec un chapelet entre les mains. Ou tout simplement, certains ont les yeux perdus dans la vague et essaient de se préparer à entendre le pire.

 

            Un à un, les médecins ont rejoint BAILEY dans le couloir menant à la cafétéria. Elle donne les consignes. Tous ont les traits tirés. Particulièrement DERECK et MEREDITH.

 

BAILEY

Je vois que vous êtes tous là. Je sais que vous êtes tous très fatigués. La nuit a été longue. Mais, la journée est loin d'être finie. Vous voyez ces familles, nous allons devoir leur parler d'un des leurs.

WEBBER

Je vous demande d'être le plus calme possible. Pas d'agitation inutile. Parlez-leur le plus clairement qu'il soit. Le jargon médical, on s'en fout. Tout ce qu'ils veulent c'est des nouvelles de leurs proches. Je veux du tact. On est bien d'accord. 

            Tous abondent dans le sens de WEBBER. C'est à moment là que débarque SLOANE

 

ADDISON

MARK, que fais-tu ici? 

MARK

J'ai opéré moi aussi. Je me dois d'être ici pour les familles. 

WEBBER

Vous êtes sur de pouvoir? 

DERECK

On peut le faire à ta place. 

MARK

Merci à vous tous. Mais je peux le faire aussi. 

WEBBER

Ok. Vous pouvez rester. 

BAILEY

Nous allons afficher plusieurs  listes : celle des patients enregistrés chez nous, celle des patients décédés ici et la liste des passagers de l'avion. D'ailleurs CALLIE, est-ce-que vous l'avez? 

CALLIE

Oui. Les familles qui ont un membre porté disparu ne sont pas présentes. Elles sont à l'aéroport. 

GEORGE un brin énervée

Comment le sais-tu? 

CALLIE

Je suis bien renseignée. Comme je l'ai dit tout à l'heure, j'ai des relations dans ce milieu. 

BAILEY

Oh, OH, qu'est-ce-que je viens de dire?  

CALLIE

Désolé. Cela ne se reproduira plus. 

BAILEY

STEVENS, KAREV, c'est bien vous qui vous êtes occupés des enfants.  

ALEX

Oui. 

BAILEY

Repérez les noms sur la liste et prenez les familles avec vous à part. 

IZZIE

Compris. 

BAILEY

BURKE et YANG. Pour la famille du pilote, je peux vous dire que ce sont ceux qui se trouvent près de la grande porte-fenêtre. 

BURKE

Je viens de passer le voir. Cela a l'air de tenir. 

BAILEY

Vous êtes tous prêt? Alors bon courage. 

            Tous acquiese. Mais, avant d'entrer dans la cafétéria, BURKE attrappe CHRISTINA par le bras. Il ne lui a pas parlé depuis tout à l'heure. Il la regarde intansément. Il voit bien qu'elle a été touchée par les paroles du policier mais, elle ne veut rien laisser transparaître.

  

BURKE

CHRISTINA, tu sais.... 

CHRISTINA

Ne t'inquiètes pas. Tout va bien. Disons que je ne m'attendais pas trop à ce genre de visite aujourd'hui au lever du jour. 

BURKE

Pourquoi ne m'as-tu pas dit que tu avais un frère? 

CHRISTINA

C'est compliqué. C'est une histoire triste et à la fois horrible. Laisses-moi le temps de t'en parler. Cela ne se raconte pas entre deux portes. Est-ce-que tu comprends? 

BURKE

Oui. C'est quand tu veux. 

CHRISTINA

Merci. Allons-y. 

            Les médecins ont pénétré dans la cafétéria. Toutes les familles sont debout. Toutes veulent des nouvelles de leurs proches. Ils assaillent les médecins de questions. Le gigantesque brouaha envahit la salle. Il n'est plus possible de s'entendre ou de répondre correctement.

 

            Tout à coups, GEORGE pousse un grand cri qui engendre immédiatement le silence. Tout le monde est comme paralysé. Tant les familles que les médecins.

 OOOOOOOOOHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!! Stop. 

WEBBER

O'MALLEY! Qu'est-ce-qui vous prends? 

GEORGE

Ecoutez-moi. Nous sommes là pour vous donner des informations, pour vous aider. Mais, là ce n'est plus possible. Nous allons faire des files. Nous allons énoncés les noms des patients enregistrés ici. Vous allez lever la main pour vous identifier. Nous avons des enfants qui sont hospitalisés ici. Je vais dire les prénoms. Pour les familles de ces enfants, merci de suivre mes collègues à savoir le e Docteur SLOANE, Docteur STEVENS, et le Docteur KAREV . 

            Toutes les personnes présentes écoutent les instructions d'ALEX. Les familles sont suspendus aux verdicts des médecins. On voit certains s'éffondrer en apprenant le décès de l'un de leur proches, d'autres sont dirigés vers les chambres où se trouvent les patients. Il faut le plus grand tact pour annoncer une terrible nouvelle.

 

            C'est alors qu'une jeune femme s'approche de CHRISTINA et BURKE. Elle semble perdue. On voit qu'elle est déboussoulée et surtout on peut perçevoir le ravage des larmes sur son visage. Elle lutte contre elle-même. Les mots sortent dificilement de sa bouche. CHRISTINA prend les devant

 

CHRISTINA

Madame, est-ce-que l'on peut vous aider? Quel est votre nom? 

LA FEMME

Je m'appelle AMY JENKINS. Vous avez opéré mon mari. 

BURKE tout en cherchant le nom sur la liste

Je n'ai pas le nom de JENKINS sur les listes.  

AMY JENKINS

Regardez à BAUER. 

CHRISTINA

Madame, nous sommes désolée, si vous n'êtes pas de la famille, nous n'avons pas le droit de vous communiquer des informations. 

AMY JENKINS très énervée

Je vous dis de regarder à BAUER !!!!! 

CHRISTINA

Madame.......... 

            Elle n'a pas le temps de finir sa phrase qu'AMY s'écroule en larmes sur le sol. BURKE  parvient à la retenir afin qu'elle ne se fasse pas mal. Elle pleure de plus bel. Elle n'arrive plus à s'arrêter. Les deux médecins sont impuissants. Malgré tout, AMY se reprend un peu et entre deux sanglots, elle parvient à s'exprimer :

 Je cherche ANDY BAUER. C'était le pilote de l'avion. C'est.....C'est mon ex-mari!! 

BURKE la reconfortant

Il va bien. Je l'ai opéré avec le Docteur YANG ici présente. L'opération a été délicate. On se prononcera définitivement d'ici quelques heures. Si vous le souhaitez, vous allez pouvoir le voir. 

AMY

J'aimerai si cela était possible. 

CHRISTINA

Madame JENKINS, est-ce-qu'il s'était remarié? 

AMY

Non, pourquoi? 

CHRISTINA

Parce qu'il porte toujours son alliance. 

AMY émue

Nous avons divorcé il y a 24 heures et il m'avait dit qu'il n'était pas prêt à l'enlever. Vous savez, nous nous aimions toujours mais vivre avec un pilote de ligne, c'est difficile. Il était toujours absent et les enfants ne le voyaient jamais. Nous avons préféré nous séparer. 

BURKE

Si vous le souhaitez, le Docteur YANG peut vous amener à lui. 

AMY

J'aimerai. 

CHRISTINA

Suivez-moi. 

            Toutes les deux empruntent le couloir menant à la chambre d'ANDY. Aucune parole n'est prononcée. Le silence commence à être pesant. C'est AMY qui décide de le rompre.

 

AMY

Je suis sûre que vous êtes en train de vous dire que j'airai du me battre pour sauver mon couple, que j'étais au courant du métier qu'il faisait et que j'aurais dû composer avec. 

CHRISTINA

Je ne pense rien. Je ne suis pas là pour vous juger.  

AMY

Pourtant, c'est ce que tout le monde dit. 

CHRISTINA

Vous avez vos raisons et je suis sûre qu'elles sont valables. Il ne faut surtout pas laisser les autres vous dicter vos actions. Votre histoire vous appartient. Tout le monde a le droit d'avoir ses zones d'ombre. 

AMY

Merci. Vous êtes la première à ne pas penser comme tout les autres. 

CHRISTINA arrivant devant la chambre

Ne restez pas trop longtemps. 

            AMY entre dans la pièce et elle est boulversée en le voyant relié à toutes ces machines. Il a l'air si vulnérable. Le respirateur fait un bruit épouvantable dans la chambre. Elle s'approche de lui et lui glisse quelques mots au creux de l'oreille. CHRISTINA préfère la laisser et elle repart vers les familles.

  

            La cafétéria a commencé à se vider. Il reste encore quelques familles à rassurer. IZZIE renseigne sans relache ces dernières. Elle est à bout de forces, mais elle continue. Autour d'elle, tous ces collègues sont présents. MEREDITH fait la liaison avec la salle de réveil et les différents chambres pour aiguiller, GEORGE a décidé de faire une distribution de boisson pour ceux qui ne peuvent pas encore voir leurs proches, DERECK tout en les aidant fait de régulier aller-retour auprès des patients qu'il a sauvé dans l'avion. Tous sont au service de ces gens perdus.

 

            Pendant quelques minutes, tous les médecins se réunissent dans un coin de la cafétéria  afin que personne ne les entendent.

 

DERECK

Le bilan est train de s'alourdir. 

WEBBER

C'était à prévoir. Mais, ce que nous avons réalisé est déjà grandiose. 

MEREDITH

Oui, mais les familles ne s'attendent pas à ce que nous disions cela. 

DERECK nostalgique

Leur désespoir est tel. Ils ont tellement mal. L'attente est longue, cruelle. On a beau prier, on n'est sur de rien. Tant de souvenirs refont surface, tant de choses que l'on a dites et que l'on regrette. Le regret d'avoir été bléssant, le regret de ne pas avoir dit à la personne qu'on l'aime. Ce sont tous ces sentiments qui vous traversent l'esprit. On voudrait être à la place de l'autre. On voudrait prendre ses douleurs. La culpabilité est là. Elle vous tenaille au plus profond de vous-même. La colère que cet évenement extérieur et non plannifié vienne perturber une osmose. Oui, vous êtes désespéré.             Quand je suis allé te chercher au fonds de l'eau, je me disais, je vous en supplie ne me l'enlevez pas. Laissez-là moi. Lorsque je te faisais ton massage cardiaque, je maudissais mes mains qui ne te rendaient pas la vie. Quand ici présents, tous ont fait le maximum pour que tu reviennes et que rien ne répondait, j'étais en train d'imaginer ce que serait ma vie sans toi.             Puis, je suis allée passer un moment près de ta mère. Je lui ai dit des mots très durs. Je lui ai dis que c'était de sa faute, qu'elle t'avait détruite. Lorsqu'elle a fait son arrêt cardiaque, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour qu'elle vive. J'ai tout tenté. Mais, elle morte entre mes mains. J'ai culpabilisé et je culpabilise encore. Je n'avais pas le droit de lui dire tout cela. Lorsque j'attendais ton réveil, je me demandais de quelle manière j'allais pouvoir te l'annoncer.             Il ne faudrait jamais avoir peur de dire aux gens qu'on les aime. J'aimais ta mère et j'espère qu'elle savait. Il faut que tu le saches MEREDITH. J'appréciais ta mère. Je ne lui  voulais pas de mal. Tu sais, je t'aime à un point que tu n'imagines même pas. Je t'aime. Si tu n'avais pas survécu, je serais parti de SEATTLE. J'aurais arrêté d'être chirurgien. Surtout, je sais que je n'aurais plus jamais aimé quelqu'un comme je t'aime toi. Promets-moi d'être toujours là. Promets-moi de ne jamais abandonner. 

            Les paroles et révélations de DERECK anesthésient ses collègues et amis. Ils comprennent ce qu'il a enduré lorsque MEREDITH était entre la vie et la mort lors de l'accident du ferry. D'ailleurs, celle-ci est bouleversée d'entendre ces paroles. Elle savait qu'il avait souffert. Ses amis le lui ont raconté mais, elle était loin d'imaginer son taux de souffrance. Elle comprend mieux pourquoi, il lui en a voulu un temps de ne pas avoir nagé. Tout à coups, elle s'en veut de l'avoir fait tant souffrir.

  

            Elle s'approche de lui, lui prends la main :

 

MEREDITH

DERECK, je suis là maintenant. Je te promets de ne plus abandonner. Souviens-toi, je t'ai dit que je ne baisserai plus les bras. 

DERECK

Je sais. Mais, cet accident a réveillé tant de mauvais souvenirs. 

MEREDITH

Je sais. Pardon, de t'avoir fait du mal . 

            Elle ne lui laisse pas le temps de répondre et lui dépose un baiser. Ils reprennent leur discussion concernant les patients. Il font un point précis. Il est maintenant près de 8 heures du matin. Pour certains, cela fait plus de 36 heures qu'ils n'ont pas dormi, mais la tension nerveuse les tient parfaitement éveillés. Comment pourraient-ils dormir après tout ce qu'ils venaient de vivre et surtout vu?

 

WEBBER

MIRANDA, est-ce-que vous avez pu dire à la jeune mère que vous avez retrouvé son fils JERRY? 

BAILEY

Non, elle vient de nous quitter. Lorsqu'on m'a bippé tout à l'heure, c'était pour elle.  

WEBBER

Avait-elle de la famille? 

BAILEY

Elle m'a dit qu'elle n'avait que son fils. 

WEBBER

Et le père du petit? 

BAILEY

Elle ne m'a rien dit. Mais, j'ai demandé aux services de police de faire des recherches et j'ai contacté les services sociaux. 

WEBBER

Le petit est au courant pour sa mère? 

BAILEY

Pas pour le moment. Je m'en charge. O'MALLEY, vous viendrez avec moi car c'est vous qui l'avez trouvé dans l'avion. 

GEORGE

Très bien. 

SLOANE

Je vais monter voir........... 

            MARK n'a pas le temps de finir sa phrase qu'une femme âgée d'une cinquante d'années s'approche du groupe de médecins et les intérrompant de façon très sèche.

 Je cherche le Docteur ISABEL STEVENS? Je suis des services sociaux. 

BAILEY

C'est moi qui vous ai contacté pour le petit JERRY BANKS. Vous avez fait vite! 

L'ASSISTANTE SOCIALE la dévisageant de bas en haut

Vous êtes ISABEL STEVENS? 

BAILEY

Non. 

L'ASSISTANTE SOCIALE

Bon. Je ne viens pas pour JERRY BANKS. 

WEBBER

Vous débarquez dans mon hôpital de façon très désagréable etvous voulez voir un de mes médecins sans en donner la raison. 

L'ASSISTANTE SOCIALE

Je recommence, est-ce-que parmi vous mesdames, il y a le Docteur ISABEL STEVENS? 

IZZIE intriguée

C'est moi. 

L'ASSISTANTE SOCIALE

Enfin!!! Vous ne pouviez pas le dire avant, on aurait gagner du temps et je n'aurais pas à me justifier devant votre bande de chiens de garde. Je pense que ce sont vos amis? 

ALEX prenant la défense de sa petite amie

Dites-moi, est-ce-que vous pourriez arrêter de lui parler comme cela? Que vous a-t-elle fait? Elle travaille dur comme nous tous. Elle ne se cache pas. 

L'ASSISTANTE SOCIALE avec un sourire ironique

Hum, Hum... Cela fait pas mal de temps, que le Docteur ISABEL STEVENS se cache. 

IZZIE très remontée

Mais de quoi parlez-vous? 

L'ASSISTANTE SOCIALE

Si je suis bien renseignée, vous avez soigné une jeune fille dans l'avion.

 

IZZIE excédée

J'ai soigné beaucoup de monde aujourd'hui! 

L'ASSISTANTE SOCIALE

Je m'en doute. C'est une fillette qui voyageait avec sa mère. Cette dernière a d'abord été portée disparue, puis déclarée morte. Elle est décédée dans l'avion. Elle avait avec une fille de 11 ans. 

IZZIE

C'est peut-être la petite HANNAH. Lorsque je lui ai parlé de sa mère, elle n'a pas pu me répondre. 

L'ASSISTANTE SOCIALE

Et pour cause. C'était sa mère adoptive. Elles venaient toutes les deux à SEATTLE car HANNAH voulait rencontrer sa mère biologique. Elle veut établir un contact avec sa mère. 

WEBBER

Mais, pour quelles raisons, le Docteur STEVENS doit savoir tout cela? 

L'ASSISTANTE SOCIALE

Docteur STEVENS, vous n'avez toujours aucune idée de quoi je parle? La jeune HANNAH, que vous avez sauvé, c'est ..............votre fille. Celle que vous avez fait adopté il y a 11 ans. 

IZZIE livide

Mais, ....Mais..je 

            IZZIE s'évanouit sous les yeux de ses amis. En tombant, elle tape la tête contre un des fauteuil. ALEX la rattrappe et la prend dans ses bras.

 

ALEX

Vite, il faut l'allonger. 

BAILEY

Transportez-là en salle 1. SHEPERD avec moi. Elle s'est violemment cognée à la tête. Venez avec nous. 

DERECK

J'arrive. 

WEBBER

Je viens avec vous. 

BAILEY

Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, je crois que vous serez plus utile pour continuer à informer les familles 

WEBBER

Ok. Donnez-moi vite des nouvelles. Allez, nous on continue, allez. Vous aurez des nouvelles tout à l'heure. 

            Toute l'assistance est sous le choc de la révélation de l'existence de la fille d'IZZIE. Elle n'avait jamais rien dit à personne. Seuls MIRANDA et GEORGE étaient au courant. Le secret était bien gardé. ALEX court jusqu'à la salle d'examen N°1. IZZIE est toujours insconsciente. Il la dépose sur le brancard. BAILEY et DERECK commencent à l'examiner.

 

BAILEY

ALEX, vous devriez sortir 

ALEX impératif

Hors de question. 

DERECK

Ses pupilles sont bonnes. Elles réagissent bien. Allez IZZIE, tu m'entends? Ouvres-les yeux? 

sabynice  (14.05.2007 à 12:47)

ALEX

Je t'en supplie, fais-le. Fais-le pour nous. Fais-le pour elle. 

DERECK

Il faut y aller doucement. 

BAILEY

Sa tension est bonne. IZZIE, ma belle, il faut se réveiller. 

ALEX

IZ, mon coeur, tu m'entends? 

            IZZIE tente d'ouvrir les yeux. C'est difficile. Elle est sonnée de sa chute dans la cafétéria.

 

ALEX

C'est bien, continues. 

DERECK

Salut, IZZIE. Tu nous as fait une belle peur. 

BAILEY

Comment te sents-tu? 

IZZIE

J'ai mal à la tête. Oh ma tête!!! 

ALEX

Tu as la tête dure.  

DERECK

Tu nous a fais une belle peur. 

BAILEY

Tu vas prendre cet antalgique et mettre cela sur ton front. Surtout, tu restes tranquille pendant un petit moment. 

IZZIE

Mais, il y a l'assistante sociale? Et HANNAH? 

BAILEY

Je m'en occupe. 

DERECK

On va te laisser avec ALEX. Je pense que vous avez besoin d'être seuls. 

IZZIE

Et les autres? 

DERECK la rassurant

Ne te fais pas de soucis. Personne ne te juge. Tu dois assez souffrir comme cela. On est tous de ton côté. 

IZZIE

Merci. Merci pour tout 

BAILEY

On vous laisse. Je rassure tes amis. 

            Maintenant, IZZIE et ALEX se trouvent seuls dans la salle d'examen. Elle ne sait pas par quoi commencer. Comment lui expliquer? Lui pardonnnera-t-il d'avoir caché ce lourd secret? Elle comptait à ce qu'il compréhensif.

 

ALEX

Tu m'as une de ces peurs. 

IZZIE

Il faut que je t'explique. 

ALEX

Chut, doucement. Prends tout ton temps. 

IZZIE

Mais, je dois te raconter. Je ne veux pas que tu crois que je sois une mère indigne qui ait abandonné son enfant comme ça. 

ALEX lui caressant le front

Je n'ai jamais pensé une chose pareille. 

IZZIE

Tu es prêt à m'écouter? 

ALEX

Bien sûr. Mais, avant toute chose, je veux que tu saches, que cela ne changera rien à mon amour pour toi. 

            IZZIE prend son courage à deux mains et raconte toute l'histoire de la naissance de sa fille, de son adoption. C'est la blessure de sa vie. Une douleur béante contre laquelle elle se bat depuis 11 ans. Il fallait maintenant le dire à l'homme qu'elle aime, qu'il accepte cette petite fille. Car cette dernière n'avait plus de mère.

 

            Pendant ce temps, MARK était retourné au chevet de sa soeur. Il y trouve MEREDITH en train de prendre les constantes

 

MEREDITH

J'ai pratiquement fini.  

MARK

Prends tout ton temps. Excuses-moi, je t'ai tutoyé. J'espère que cela te ne gêne pas. Tu es la fiancée de DERECK et puis tu as sauvé la vie de ma soeur et ma nièce. 

MEREDITH

C'est DERECK qui a sauvé CASSIE. 

MARK

Oui. Tu étais à ses côtés. Merci.

MEREDITH inscrivant les dernières données

J'ai fini.Je vais vous laisser. 

MARK

DERECK a bien de la chance de t'avoir. 

MEREDITH

C'est moi qui ai de la chance qu'il soit à mes côtés. Heureusement, qu'il est dans ma vie. J'y vais....Oh ADDISON, comment va la petite? 

            Elle vient de rentrer dans la chambre avec ROSE dans les bras. Le bébé gigote comme un vers de terre. Elle fait des sourires à tout va.

 

ADDISON mettant ROSE dans les bras de MARK

Elle va bien. J'ai pensé que si toute la famille était réunie, cela ferait du bien à tout le monde. CASSIE peut sentir la présence de sa fille. Cela lui fera du bien. MEREDITH, il faut que nous fassions l'échographie. Je pense qu'en début d'après-midi, cela devrait être plus calme. 

MEREDITH

D'accord, on se voit tout à l'heure. Je retourne voir les autres pour avoir des nouvelles d'IZZIE. 

MARK

ADDISON, je veux que tu restes avec moi. Ici. Tu fais partie de la famille. 

ADDISON

Vraiment? 

MARK

Bien sûr. Je sais que nous avons traversé pas mal de choses. Mais, j'aimerai que cela nous soyons ensemble pour l'affronter. 

ADDISON s'assit à côté de lui et met sa tête sur son épaule

Ne perds pas espoir. CASSIE est forte. Elle ne voudrait pas te voir renoncer.  

            MARK tient sa nièce dans les bras qui s'endort paisiblement. Puis, de son bras droit, il enlaçe ADDISON pour la tenir contre lui. Il se dit qu'ensemble ils seront plus fort et surtout il forme à cet instant présent une famille.

 

            Pas de temps mort au SEATTLE GRACE HOSPITAL. Les médecins continuent de travailler sans relâche. Il faut continuer à rassurer les familles. Certaines ont du droit à des bonnes nouvelles, d'autres sont toujours rongées par l'angoisse. D'autres sont parties amputés d'un membre de leur famille.

 

            GEORGE fait une courte pause dans le hall de l'hôpital. Il aimerait bien discuter avec CALLIE. Il regarde sa montre. Il est près de 11h00. Il n'a pas vu le temps défiler. Hâppé dans cette horreur constante. Il aimerait lui parler. En passant devant le tableau des opérations, il a vu qu'elle était en pleine intervention chirurgicale. Un homme qu'elle avait pourtant opéré cette nuit avec succès, présentait de nouveaux symptômes.

 

            C'est alors qu'un jeune homme d'environ 25 ans s'approche de lui et le sort de ses songes. Il a l'air perdu.

  

GEORGE l'interpelle

Je peux vous aider? 

LE JEUNE HOMME

Je cherche ma petite amie et mon fils. Ils étaient dans l'avion. La police m'a contacté. 

GEORGE

Quels sont leurs noms? 

LE JEUNE HOMME

NINA BANKS et mon fils s'appelle JERRY. 

GEORGE

Oh....Suivez-moi. 

LE JEUNE HOMME

Ils vont bien? 

GEORGE

Suivez-moi. 

            GEORGE l'emmène dans un endroit calme de l'hôpital. La terrible nouvelle qu'il doit lui annoncer ne peut pas être lachée en plein milieu d'un hall. Par la même occasion, il a fait bippé le Docteur BAILEY. Ils ne seront pas trop de deux pour entourer le jeune homme. Au détour d'un couloir principal, MIRANDA débarque :

 

BAILEY

GEORGE, je peux savoir pour quelle raison vous m'avez bippé? 

GEORGE

C'est le père du petit JERRY. BAILEYOh. Bonjour. Je suis le Docteur BAILEY et voici le Docteur O'MALLEY. Nous nous sommes occupés de NINA et JERRY. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux de l'accident, NINA avait de graves blessures. Nous l'avons.... 

LE JEUNE HOMME très éprouvé

S'il vous plait, dites-moi comment ils vont? Est-ce-que je peux les voir? 

BAILEY d'un geste de la main, le contraint à s'assoir

Je suis désolée, NINA n'a pas survécu à l'opération que nous avons pratiqué. Elle s'est bien battue, mais ses blessures étaient très graves. 

LE JEUNE HOMME en larmes

Non, non, .........et JERRY? 

GEORGE

Il va bien. Juste quelques brulures au 1er dégré. Il en est en service pédiatrique. Il pourrait sortir d'ici deux jours.   

BAILEY

Vous voulez le voir? 

LE JEUNE HOMME

Oui. J'aimerai tant le serrer dans mes bras. Cela fait tellement longtemps que je ne l'ai pas vu. 

BAILEY

Je vous y conduis. Merci O'MALLEY, vous pouvez continuer auprès des autres familles. 

            GEORGE suit les consignes de sa supérieure. Tandis, que MIRANDA et le père du petit JERRY montent au serveice pédiatrique.Ils se retrouvent dans l'ascenseur. Le désespoir du père est palpable.

 

BAILEY

Je sais bien que cela ne me regarde pas, mais NINA m'a dit qu'elle était seule avec son fils? 

LE JEUNE HOMME

NINA et moi, nous nous aimions vraiment beaucoup. Mias, nous n'étions pas issus de même conditions sociales. Mes parents sont des éminents avocats sur la Côte Est. Au départ, mes parents pensaient que NINA était une passade. Une histoire sans importance. Mais, pour moi c'était la femme de ma vie. Elle s'est retrouvée enceinte rapidement. Ce qui n'a pas plus à mes parents. Je me suis battue contre eux. Et JERRY est né. Ils étaient aux anges. Leur but était d'arracher le petit à NINA et l'élever eux. Je suis parti avec NINA et le petit. Nous étions heureux. Cela faisait trois ans que nous vivions comme on dit d'amour et d'eau fraiche. Il y a trois jours, mes parents ont appellé NINA l'implorant de voir JERRY. Nous en avons discuté et nous nous sommes dit pourquoi pas. Ils sont venus à la maison mais leur but était d'enlever JERRY. Ils lui ont dit que j'étais au courant et que j'approuvais. 

BAILEY

Je suppose qu'il n'en était rien. 

LE JEUNE HOMME

Tout à fait. J'ai vu qu'elle avait fait ses valises et qu'elle venait à SEATTLE voir sa meilleure amie et recommencer une nouvelle vie. Immédiatement, j'ai voulu lui expliquer que je n'y étais pour rien. Maintenant, elle est morte sans savoir la vérité de toute cette histoire. 

BAILEY

Je suis sûre que depuis là-haut, elle vous voit et vous entend. Ne vous inquiétez pas, elle repose en paix. Je pense qu'elle voudrait que votre fils soit avec vous. 

            Ils sont arrivés devant la chambre de JERRY qui est en train de jouer avec une infirmière. Son père le regarde longuement derrière la vitre. Il se dit que certaines choses avaient été râtées avec NINA, il n'avait pas le droit de gâcher la vie de JERRY.

 

            C'est à ce moment précis que MIRANDA glisse dans la main gauche le médaillon de NINA dans lequel il y a la photo de JERRY. Les larmes gagne le jeune père.

 

Je lui ai offert pour son anniversaire au mois de Janvier dernier. Elle ne le quittait jamais.

 

BAILEY ouvrant la porte de la chambre

Allez-y. Il vous attend. Bon courage pour l'avenir.  

JERRY fou de joie en voyant

PAPA...PAPA.. 

            Elle ferme la porte derrière elle. Toute cette histoire lui fait une nouvelle fois comprendre qu'il est important de dire à ses proches qu'on les aime. Elle arpente le couloir à la recherche d'un téléphone. C'est urgent, il faut qu'elle passe un coups de fils.

 

            Enfin, elle en trouve un. Elle compose le numéro. Les sonneries s'enchaînent les unes derrière les autres. Il faut qu'il décroche.

 ALLO 

BAILEY

TUCKER, c'est moi. 

TUCKER

Oh chéri, comment vas-tu? C'est pas ton habitude d'appeller en pleine journée. 

BAILEY très émue

euh, oui.... 

TUCKER

MIRANDA, tu as l'air bizarre? C'est l'accident d'avion? 

BAILEY

Oui. Il faut que je te dise. Je t'aime toi et le petit. Plus que tout au monde. 

TUCKER

Moi aussi. Tout va bien MIRANDA? 

BAILEY

Tout va bien. Je suis obligée de te laisser. A ce soir. 

            Elle se rend compte qu'elle ne passe pas assez de temps avec son mari et son fils. Certes, son métier est important et pendant longtemps, elle l'a fait passer avant tout. Mais, là, il fallait que cela change. Elle allait devoir changer et peut-être revoir un peu ses priorités.

 

            La journée avance à grands pas. Le début de l'après-midi est déjà arrivée. Nos médecins n'ont pas encore déjeunés. Les estomacs sont vides et l'apétit commence à tenailler. Les uns après les autres se rejoignent dans une salle de repos. Les visages sont creusés par la fatigue et par toutes les émotions encaissées au tout au long de la nuit.

 

            Un à un, ils s'écroulent dans les fauteuils mis à leur disposition. MEREDITH s'est chargée de commander à manger.

 

MEREDITH

J'ai pris du chinois. J'espère que cela conviendra à tout le monde? 

DERECK lui déposant un baiser sur le front et l'attirant vers lui pour qu'elle s'assoit sur lui

Parfait. Tu as pris des samosas? 

MEREDITH

Pour rien au monde, j'aurais pu oublier les samosas.

CALLIE

Quelqu'un a des nouvelles d'IZZIE? 

GEORGE ironique

C'est nouveau, tu t'inquiètes pour elle? 

CALLIE

Je te conseille d'arrêter ce petit jeu. 

GEORGE

Quel jeu? Nous sommes mariés et finalement, je me rends compte que je ne connais rien de toi. C'est plutôt original comme situation. 

CALLIE

GEORGE, arrêtes, s'il te plaît! 

BURKE entrant dans la pièce avec CHRISTINA

Arrêtez quoi? 

DERECK tentant de détendre un peu l'atmosphère

Tu veux des samosas? 

CHRISTINA

Super, il y a même du poulet aux amandes 

MEREDITH

Ben oui, j'ai pensé à toi. 

            A ce moment là, ADDISON entre dans la pièce avec ROSE dans les bras suivi de MARK. Tous s'arrêtent de plaisanter. Personne n'ose parler en premier. Pourtant, il en faut bien briser ce silence. Tous respectent l'épreuve que MARK est en train de traverser.

 

WEBBER

Comment va CASSIE? 

MARK tout en s'asseyant

Son état est stationnaire. Elle ne s'est pas encore réveillée.  

DERECK

C'est normal. Je pense que d'ici deux heures, elle émergera. 

MARK

DERECK a fait du super boulot, comme toujours. Il a des mains en or. DERECKMARK, arrêtes. 

MARK

Non, il faut dire la vérité. 

            La petite ROSE babille, gazouille. Elle lance des sourires à toute l'assemblée. Ce bébé apporte un grand moment de bonheur à tous les médecins présents.

 

MEREDITH aggripée à son amoureux

J'ai hâte d'avoir le notre. 

DERECK

Moi aussi.  

CALLIE

Personne n'a répondu à ma question concernant IZZIE? 

ADDISON

Elle a été sacrément secouée tout à l'heure. 

DERECK

Lorsque je l'ai laissé avec ALEX, elle allait bien. Il faudrait le bippé pour nous dire comment elle se sent? 

IZZIE qui vient d'entrer avec ALEX

Je me sents bien. Mise à part, que j'ai une super bosse sur le front et que cela ne fera pas terrible si on me prends en photo aujourd'hui!!! 

DERECK se levant pour regarder sa bosse

Tu as toujours mal? 

IZZIE

Un peu. Mais ce n'est rien. En tous les cas merci et merci encore Docteur BAILEY 

BAILEY

De quoi? 

BAILEY

Ne n'avoir jamais rien dit. 

IZZIE

Ecoutez-moi pour ce qui est de ma fille..... 

ADDISON

Vous n'avez pas besoin de vous justifier. C'est votre vie et personne n'a le droit de la juger. Et encore moins nous ici présents. 

IZZIE

C'est gentil. Mais, je tiens quand même à le faire. Nous en avons parlé longuement avec ALEX. 

            C'est à ce moment-là que choisit l'inspecteur BOONE pour entrer à son tour dans la salle de repos. Il dirige droit vers CHRISTINA, se plante devant elle, la regarde fixemment. Impossible de se dérober.

 

BOONE

Mademoiselle YANG, je suis désolé de vous déranger. Mais, je ne peux plus attendre. Il faut que je sache. Votre frère sort la semaine prochaine de RIKERS et j'ai besoin de savoir si vous êtes d'accord de le revoir une dernière fois. Il a besoin de vous parler, de vous expliquer.   

CHRISTINA très énervée et faisant les 100 pas dans la pièce

De m'expliquer quoi? Je l'ai entendu tant de fois me raconter cette histoire. Je la connais pas coeur. 

BOONE

Je comprends ce que vous avez subi. 

CHRISTINA

Oh non, je ne pense pas. Je ne pense vraiment pas que vous puissiez comprendre par quoi nous sommes passés ma mère et moi. BOONEMademoiselle YANG... 

CHRISTINA laissant éclater sa colère

Il n'y a pas de Mademoiselle YANG qui tienne. J'avais 9 ans. Un soir, mon père découvre dans ma chambre des petits sacs d'héroïne cachés sous ma maison de poupées. Très vite, il comprend que cela appartient à mon frère MICHAEL. Mon père avait des soupçons concernant la drogue. Jamais, il n'avait vu mon frère défoncé. Ils se sont battus. Il l'a mis dehors. Mon père voulait me mettre à l'abri le temps de fouiller toute la maison pour voir si il n'y avait pas d'autres doses. Mon père et moi sommes montés dans la voiture.              MICHAEL était dehors sous l'effet de la came. Il agitait une arme sous les yeux de mon père. Il menaçait de nous tuer si on allait le dénoncer. Mon père a mis la clé de contact, a démarré la voiture et nous sommes partis en trombe. Mais, mon frère a tiré en direction de la voiture et une balle a touché l'épaule de mon père. L'impact a déséquilibré mon père et nous nous sommes plantés dans un poteau téléphonique. Mon père s'est vidé de son sang en attendant les ambulances.             Il a fallu assister au procès. Malgré tout, ma mère et moi, nous sommes allés le voir régulièrement. Moi-même, j'ai continué à aller le voir. Et il y a 6 mois, son avocat lui a demandé de temoigner dans une affaire de drogue. Il m'a demandé mon avis, je lui dis de le faire au moins au nom de la mémoire de notre père.  Vous savez ce qu'il m'a répondu qu'il ne pouvait pas faire cela.             Alors, inspecteur BOONE, je ne vois pas pourquoi, il tient tant à me parler avant de sortir de RIKERS. 

            Tous les amis de CHRISTINA sont médusés concernant l'histoire de leur amie. BURKE a les yeux rivés sur elle. Tout à coups, il prend conscience de beaucoup de choses. Sa manière d'être, sa froideur par rapport à certaines situations. Il comprend sa douleur intérieure. Elle a du faire face à tant de choses. Cette histoire a conditionné sa vie. C'est pour cette raison que'elle ne s'autorise pas la médiorité.

 

BOONE

Car il va témoigner au cours de ce fameux procès. Il va sortir de prison et je peux vous garantir qu'une fois sorti, je ne lui laisse pas deux heures pour qu'il soit tuer. C'est pour cette raison qu'il souhaite vous voir une dernière fois. Pour vous dire qu'il ne vous décevra pas une nouvelle fois et surtout vous demander pardon pour tout le mal qu'il vous a fait. 

CHRISTINA totalement sonnée par les propos du policier

Pourquoi ne le protégez-vous pas? 

BOONE

Il ne peut pas bénéficier du programme de la protection des témoins car c'est déliquant avec un casier judiciaire. Malheureusement, nous ne pouvons rien faire. 

CHRISTINA se jetant sur le policier

Vous n'avez pas le droit de le laisser mourir de la sorte. 

BURKE tente de la retenir.

CHRISTINA, je t'en prie. 

CHRISTINA en pleurs,

C'est déguelasse.  

BOONE

Mademoiselle YANG, je suis vraiment désolé. Mais, je ne peux pas changer les lois. 

CHRISTINA

Elle est belle l'Amérique. 

            Elle sort de la salle de repos en trombe. Visiblement, elle est boulversée. BURKE part sa poursuite pour tenter de lui parler. Certes, elle en voulait beaucoup à son frère de lui avoir fait vivre autant d'horreur, mais pour rien au monde, elle ne souhaitait le voir mourir.

 

            Ce sont les gazouillis de la petite ROSE qui retentissent en premier dans la pièce. Le repas est à présent terminé. Les quelques minutes de repos sont devenues pesantes. Le bippeur de MEREDITH sonne. Chacun sort de la pièce en silence laissant l'inspecteur BOONE sur place. Seul.

 

            MEREDITH se dirige vers l'accueil pour connaître la raison de l'appel. La standardiste l'informe qu'une personne souhaite la voir.

 

MEREDITH

Qui veut me voir? 

LA STANDARDISTE

Il est à l'entrée de l'hôpital. 

MEREDITH

C'est un proche d'un de nos patients. 

LA STANDARDISTE

Je n'en ai aucune idée. 

            Elle se dirige à grands pas vers l'entrée, cherche à droite. Personne. A gauche, personne non, plus. Mais où est donc passé ce mystérieux visiteur?

 C'est moi que tu cherches? 

MEREDITH étonnée

Papa? Mais que fais-tu ici? 

TATCHER

Je suis venue voir comment tu allais. J'ai entendu à la radio que des secouristes avaient été bléssés sur le lieu du crash.

MEREDITH

Comme tu peux le voir. Tout va bien. C'est nouveau, tu t'inquiètes pour moi? 

TATCHER

Je sais que tu attends un bébé et je voulais savoir si tout allait bien. 

MEREDITH agacée

Je vais bien. Nous allons bien. Maintenant, je dois te laisser car j'ai du travail. 

TATCHER

Attends. 

MEREDITH prenant le chemin du départ

Non, je n'ai pas le temps. Vraiment pas. 

TATCHER

Ecoutes, je suis désolé pour ce qui s'est passé la dernière fois entre nous. 

MEREDITH revenant sur ses pas

Tu es désolé? C'est une plaisanterie. Je n'oublierai jamais que tu m'as dit ce jour là. Et ce que tu m'as fait. Excuses-moi, mais j'ai du travail. 

TATCHER

J'ai fait des erreurs avec toi. 

MEREDITH lui tournant le dos

Plus que ça même. 

TATCHER

Ta mère serait fière de toi. 

            MEREDITH s'arrête net. Cela faisait tellement longtemps que son père ne lui avait pas  parlé de sa mère. Finalement, elle ne connait que les aspects négatifs de leur vie. Elle n'avait pas laissé beaucoup de chance à son père pour s'expliquer. Mais, à ce jour, elle n'était pas prête à l'entendre. Surtout pour parler du passé. Elle était décidée à être résolumment tournée vers l'avenir. Elle l'a promis à DERECK. Elle se l'ai promis à elle-même.

 

MEREDITH

Pour le moment, c'est trop tôt. Toi et moi, on se parlera plus tard mais pas maintenant. 

TATCHER

D'accord, mais ne tardes pas trop. 

            Elle repart à ses occupations. Le flot des bléssés avaient été bien régulé. Tous avaient été pris en charges, soignés et même pour certains avaient pu sortir. Le tableau au triage commeçe à s'alléger petit à petit et ce sont les efforts conjugués de chacun.

 

            Après avoir cherché CHRISTINA dans tout le bâtiment hospitalier, BURKE la retrouve enfin sur le parking assise sur le capôt de sa voiture. Elle est pensive, tourmentée. On voit qu'elle est passée par tout les états d'esprit. Un léger vent fait flotter la jolie chevelure noire.

   

            PRESTON s'approche d'elle. Il sait qu'elle peut être parfois sauvage tel un chat. Mais, là il sentait qu'il pouvait l'approvoiser. Il la regarde. Il attend qu'elle parle la première. Sa fièreté l'en empêche quasiment à chaque fois. Pourtant, cette fois-ci, elle prend les devants :

 

CHRISTINA

Tu dois me trouver ignoble. 

BURKE

Non, pour quelle raison? 

CHRISTINA

Parce que je ne sais pas si je veux revoir mon frère. 

BURKE

CHRISTINA, personne n'a le droit de dicter ta conduite. Toi seule est maître à bord de ton navire. Jamais, tu n'as laissé quelqu'un choisir à ta place. Et ce n'est pas moi qui vait le faire. J'ai trop de respect pour toi. Ce n'est pas moi qui vait te dicter ta conduite. 

CHRISTINA

Pourquoi, veut-il me voir? Et pourquoi pas ma mère? 

BURKE

Tu étais dans la voiture avec ton père. Il se dit qu'il te doit bien cela. 

CHRISTINA

Il ne me doit rien. 

BURKE

Si............... Tu sais, j'avais 16 ans. Avec mes parents, nous avons toujours habité dans les beaux quartiers et fréquenté disons des gens.......fréquentables. J'avais un très bon copain que nous avions surnomé SWEETY. Il avait 3 ans de plus que moi. Il m'a tout appris tant à l'école qu'avec les filles. C'était mon mentor. Un soir, sur le coups des 3 heures du matin, j'ai entendu deux détonations et le cri d'un homme. Je suis sorti dans la rue et je me suis approché de lui. Quelle n'a pas été ma stupeur lorsque j'ai vu SWEETY touché en pleine poitrine de deux balles. J'ai essayé de l'empêcher de saigner, j'ai supplié les voisins d'appeler les secours. Et SWEETY est mort dans mes bras. 

CHRISTINA

PRESTON, excuses-moi, quel rapport avec mon frère? 

BURKE

SWEETY était un dealer de drogue. Je n'en avais aucune idée. Je l'ai appris lorsque la police est venu nous intérroger. J'ai appris qu'il faisait cela pour faire vivre sa famille ruinée par des placements harsardeux. Il voulait que ses soeurs puissent aller à l'université. Lui révait d'être chirurgien cardio-thoracique comme moi. Il n'a jamais rien demandé à personne. Il ne voulait rien devoir à personne. Il a sacrifié sa vie et sa moralité. Je me suis juré ce jour-là d'être le meilleur chrirugien cardiaque afin de lui rendre hommage à chaque opération. Il m'a servi et me sert toujours de guide. Je lui ai pardonné pour la drogue.             Pour ton frère, je sais que c'est différent. Mais, ce qu'il va faire au procès est courageux. Il veut se racheter à tes yeux. La décision t'appartient. CHRISTINA, il ne faut pas que dans quelques années tu aies des regrets. Regardes nos amis. Les blessures sont grandes. 

            Les paroles de BURKE viennent de faire mouche dans l'esprit de la jeune interne. La sagesse et l'expérience de la vie de son homme l'aiguillent chaque jour un peu plus. Elle lui prend la  main, l'embrasse et l'emmène avec elle à l'intérieur de l'hôpital. Il fallait qu'elle parle à l'inspecteur BOONE. Elle doit lui faire part de sa décision.

 

            Pendant ce temps, ALEX emmène IZZIE devan la chambre de HANNAH. Elle est très émue. Ses mains sont moites. Un frisson lui traverse le corps. Elle ne sait pas si elle se sent prête à la voir, lui parler. D'ailleurs que va-t-elle pouvoir lui dire?

 

ALEX

Je vais te laisser là. Tu m'appelles lorsque tu as fini. 

IZZIE

Je ne sais pas si je vais pouvoir lui dire. 

ALEX

Lui dire quoi? 

IZZIE

Que je suis sa mère. 

ALEX

Elle le sait déjà. N'oublies pas qu'elle faisait le voyage pour venir te voir et approfondir la relation avec toi. 

IZZIE

Je sais. Mais, ne va-t-elle pas me reprocher de l'avoir abandonnée, de pas avoir fait la démarche plus tôt pour la rencontrer? 

ALEX

Cette petite fille n'a qu'une seule et unique envie, c'est de te parler, de te connaître mieux, de créer des liens avec toi. Arrêtes de te poser 10.000 questions. Vis le moment présent. Je t'assure que les mots viendront tout seul. 

IZZIE

Tu crois? 

ALEX lui prenant les deux mains

J'en suis sûr. Je vais ouvrir cette porte et tu entres. On est d'accord. 

IZZIE

D'accord. 

            Il ouvre la porte. La petite HANNAH est plongée dans la lecture d'une bande dessinée. C'est l'histoire de SPIDER MAN. En entendant la porte s'ouvrir, HANNAH regarde sa mère et ALEX entrer.

 ALEXBonjour HANNAH.  HANNAHSalut. Bonjour maman IZZIE 

            IZZIE est émue. C'est la première fois, qu'elle entend le mot maman. Ce mot la touche au plus profond d'elle-même. Elle s'approche de sa fille, s'assoiet près d'elle, carresse ses longs cheveux blonds. Elle lui ressemble tellement. La copie conforme du jeune médecin.

 

ALEX

Je vois que tu lis les aventures de l'homme araignée. Cela te plaît. 

HANNAH

Oui. J'aime bien son histoire avec MARY JANE. 

ALEX

Je vous laisse, je crois que vous avez plein choses à vous raconter. 

IZZIE

ALEX, attends. 

ALEX

Oui, quoi? 

IZZIE

Merci. Merci pour tout. 

ALEX s'approchant d'elle, l'embrasse

C'est normal. Surtout profites. 

HANNAH

C'est ton SPIDER MAN. 

IZZIE

Oh oui. C'est mon sauveur. 

            Il sort de la chambre les laissant entre elles. Les retrouvailles allaient être intenses entre les deux filles. Ce moment vaut de l'or et il était fier d'en être témoin. Il veut faire parti intégrantede la vie d'IZZIE. La présence d'HANNAH ne changeait rien. Bien au contraire. Il est prêt à l'aimer comme sa propre fille.

 

            CASSIE vient de se réveiller. Elle est perclue de douleurs. DERECK aidé de MEREDITH l'examine sous toutes les coutures. Il ne veut pas passer au travers de quoi que cela soit. Il trouve sa tension trop basse.

 

MEREDITH

Je lui passe un tonique pour faire monter la tension? DERECKOui, 1 milligramme. 

MEREDITH faisant l'injection et regardant les écrans de contôle

C'est mieux.  

DERECK

CASSIE, comment te sents-tu?  

CASSIE très faible

Je ne sais pas. J'ai tellement mal de partout. 

DERECK

C'est normal, tu as eu un terrible accident d'avion. 

CASSIE

D'avion? 

DERECK

Oui. Tu ne te souviens plus? 

CASSIE

Vaguement. Mon dieu, où est ROSE? 

MEREDITH

Elle va bien. Elle est avec MARK et ADDISON. 

DERECK

Tu étais dans un avion faisant route vers SEATTLE. Tu as demandé à ton frère de venir vous chercher à l'aéroport. Mais, vous vous êtes crashés avant d'attérir. Nous t'avons retrouvé sous les décombres. 

CASSIE s'agitant

Je veux voir ma fille. 

DERECK

Calmes-toi. Elle va bien. 

CASSIE

Je veux la voir DERECK. Je veux si elle va bien. 

MEREDITH

Je bippe SLOANE pour qu'il vienne avec la petite. 

DERECK

Très bonne idée. Passes-lui dans la perfusion, un léger sédatif pour la détendre. 

MEREDITH injectant le médicament

C'est fait. Ne vous faites pas de soucis. Votre petite fille va très bien. Elle est magnifique. Je m'en suis occupée et maintenant ADDISON l'a prise en charge. Je vous jure tout va bien. Elle est en parfaite santé. J'espère que mon bébé sera beau que le votre. 

CASSIE plus détendue

Pourquoi, vous en attendez un? 

MEREDITH

Oui. 

CASSIE

Le père est content que vous en ayez un?  

MEREDITH

Vous pouvez lui poser la question, il se trouve juste à côté de vous. 

CASSIE regardant DERECK, elle lui sourit

C'est toi le père? 

DERECK

Oui. Et je suis le plus heureux du monde. CASSIE, je te présente MEREDITH. 

MEREDITH

Enchantée, j'ai beaucoup entendue parler de vous. 

CASSIE

Pas autant que moi. 

            Le sédatif agit très vite sur CASSIE. Elle est plus calme. Elle n'aspire qu'à une seule chose : voir son bébé. Elle souhaitaite voir rapidement son frère. Malgré sa fatigue, elle a des révélations à lui faire, notamment sur sa présence ici.

 

            C'est alors que MARK entre dans la chambre. Il est heureux de voir CASSIE enfin réveillée. Sans le faire exprès, il bouscule un peu MEREDITH. Il veut être le plus près possible de s a petite soeur. Il  a besoin de la sentir vivante. De la toucher. De lui parler.

 

MARK

Salut toi. Comment vas-tu? 

CASSIE

Comme une personne qui a eu un accident d'avion. 

MARK

J'ai eu tellement peur pour toi et ROSE. 

CASSIE

Où est-elle? 

MARK

ADDISON s'en occupe. Tu vas la voir dans quelques minutes. 

CASSIE

J'ai hâte. Je veux la tenir dans mes bras. 

DERECK

Pour le moment, il faut que tu restes tranquille. 

MARK

Ecoutes bien tout ce qu'il te dit. C'est lui et MEREDITH qui vous ont sauvé la vie. Je ne sais pas comment pour je pourrais les remercier à vie de ce qu'ils ont fait. Ils ont risqué leur peau. 

CASSIE

Cela me fait plaisir de vous voir à nouveau proche. Je n'arrête pas de dire à MARK de faire des efforts pour reconstruire votre amitié.  

DERECK

Disons que cela se fait en douceur. Petit à petit, nous reconstruisons une base. Pour le moment, il faut faire les fondations et chaque jour apporte son lot. Et puis, MEREDITH y est pour beaucoup. 

CASSIE

MEREDITH, il faut que vous continuiez à les encourager en ce sens. 

MEREDITH

Je fais mon possible, mais c'est à eux à se reconstruire.  

            Les deux amis d'antan se regardent. Malgré ce qu'il s'est passé entre ADDISON et MARK alors qu'il était marié, DERECK a toujours besoin du soutien de son ami. Il n'oublie pas qu'ils étaient unis comme les deux doigts de la main. Il n'a pas oublié non plus que MARK était à ses côtés lorsque MEREDITH a failli mourir. MARK sait pertinemment tous ce que l'amitié entre eux lui a apporté. Il doit continuer à travailler afin que la confiance soit à nouveau totale entre eux.

 

            La porte de la chambre s'entrouvent. C'est ADDISON qui entre avec la petite ROSE. Le visage de CASSIE s'illume instatémment. Pour l'instant, elle ne peut pas bouger. Mais, elle n'a qu'une hâte pouvoir la prendre dans ses bras.

 

ADDISON

Voici, la jolie petite princesse. ....ROSE, regardes c'est maman qui est là. Fais, un joli sourire à maman. 

CASSIE caressant le visage de sa fille

Coucou ma puce. Coucou ma poupée. 

ADDISON

Ne fais pas de soucis. Elle est en pleine forme. 

DERECK

CASSIE, je suis désolé. Mais, j'ai quelques questions à te poser. Si tu es trop fatiguée, on peut le faire plus tard. 

MEREDITH

Tu crois que c'est vraiment le moment? 

DERECK

Il faut qu'on sache. 

ADDISON

Je pense que nous devrions attendre un peu. 

MARK

Plus on attend, moins on avancera. 

CASSIE les intérrompant

Eh, eh, s'il vous plaît......est-ce-que j'ai le droit de parler? Vous vous agitez tous à mon sujet. Mais, je ne sais même pas de quoi vous voulez parler. 

DERECK

CASSIE, lorsque tu es arrivée cette nuit ici, nous t'avons monqué au scan..... 

MEREDITH prenant le relais

Lorsque les clichés sont apparus, nous avons constaté de nombreuses fractures mal consolidées, notamment au nivau de la clavicule, des poignets et d'un bras. Ces cassures n'ont rien à voir avec l'accident d'avion. Elles sont plus anciennes. 

CASSIE

Et alors, je ne comprends pas à quoi, vous voulez en venir? 

MEREDITH

Je pense que ces fractures sont le résultats de mauvais traitements que vous subissez. Vous avez sûrement du enlever les atelles ou plâtres afin que MARK ne s'inquiete pas lorsqu'il vient vous voir. CASSIE, ce n'est pas de votre faute. Vous n'avez à vous sentir coupable. Vous êtes une victime.  CASSIE est-ce-que quelqu'un vous bat? 

            CASSIE est désarçonnée. Elle pensait pouvoir garder secret encore pendant quelques temps car cette partie de sa vie. Elle n'était pas encore prête à en parler mais là, elle a l'occasion de pouvoir se libérer un poids très lourd. C'est bien pour cette raison, qu'elle a pris un avion pour fuir CHRIS son compagnon et père de ROSE.

 

MEREDITH

CASSIE, nous sommes là pour vous aider. Ne laissez pas ce secret vous ronger plus longtemps. Vous risqueriez de vous perdre. 

CASSIE

La 1ère fois, c'était lorsque je suis sortie de la clinique pour mon accouchement. ROSE n'avait que 3 jours et elle pleure beaucoup. CHRIS ne supporte pas les pleurs de la petite. Il veut s'en prendre à elle. Je me jete sur lui pour l'empêcher de lui faire du mal. C'est alors sur moi que les premiers coups tombent.              Puis, il a eu des phases de calme. Des moments où nous étions heureux. Mais dès qu'il avait un problème dans son travail. C'est moi qui trinquais. Il ne voulais pas que je te demande de nos aider.             Plus d'une fois, je suis partie dans la nuit avec la petite dans les bras pour le fuir. A chaque fois, il m'a retrouvé. Il me suppliait. Il me promettait que cela serait la dernière fois. Au début, je l'ai cru. Mais après, je pensais uniquement à sauver ma peau et celle de ma fille.             Je suis souvent allée travailler avec des bleus au visage Même le maquillage ne pouvait plus rien. MEREDITH  a raison, j'ai eu plusieurs fractures. Je gardais les atelles et les plâtres jusqu'à la veille de ta visite MARK. Je ne voulais pas éveiller les soupçons.             J'ai subi tout cela pour protéger ROSE. Mais, hier, c'était la scène de trop. J'ai pris mon courage à deux mains. Il est parti travailler. J'ai pris le strict minimum et j'ai foncé à l'aéroport pour venir ici te voir, te raconter. 

            L'histoire de CASSIE bouleverse tout le monde dans la chambre. MARK se sent coupable de n'avoir rien vu. Quant à MEREDITH, elle est chamboulée d'avoir entendue ses propos. Cela fait remonter en elle des mauvais souvenirs. DERECK le perçoit très bien chez sa fiancée.

 

            C'est encore ROSE qui inonde la pièce de ses rires et détend un peu l'atmosphère.

   

MARK

Tu n'aurais pas du attendre et subir tout cela. Je vous aurais mises en sécurité ici. 

CASSIE

J'étais perdue. 

MARK

Je m'en veux tellement de n'avoir rien vu. Excuses-moi de ne pas avoir été présent. 

CASSIE

Ce n'est pas de ta faute. Tu ne pouvais pas savoir. Il ne faut pas que tu culpabilises. 

MARK

Maintenant, je vais m'occuper de toi et de ROSE. Plus exactement, nous allons nous occuper de vous. ADDISON sera présente. Elle fait partie de ma vie. 

CASSIE

C'est bien que vous soyez  réunis. DERECK, ne prends pas mal, ce que je suis en train de dire. 

DERECK

Ne t'inquiètes pas. C'est du passé avec ADDISON. Je ne lui souhaite que son bonheur. Si c'est MARK qui l'a rend heureuse, tant mieux. J'ai fait la paix avec mon passé. J'ai tourné la page. Cela n'a pas été facile. Seul compte MEREDITH et tout ce que nous sommes en train de construire.  

CASSIE

MEREDITH, merci de m'avoir aidé à évacuer tout cette histoire. 

MEREDITH

C'est le début d'un long chemin à faire. Vous êtes sur la bonne voie. 

DERECK

Il faut la laisser se reposer. Elle est encore faible et nous ne devons pas la fatiguer plus longtemps. 

MARK embrassant sa soeur

Je repasse te voir tout à l'heure. Petite soeur, cela fait du bien te de voir. 

CASSIE

Je suis heureuse également de voir que tu es heureux et que les choses rentrent dans l'ordre. 

MARK

Reposes-toi. A tout à l'heure. 

            Tous se retrouvent dans le couloir. Le coeur un plus léger. Certes, CASSIE n'est pas encore totalement sortie d'affaire. 24 heures supplémentaires sont nécessaires pour se prononcer. Cette visite a redonné le moral à tout le monde. Ils se dirigent vers le tableau de triage afin de voir si il y a pas de patient en attente. Il est près de 16h00. Les heures passent à une vitesse folle.

 

MARK

MEREDITH, je tiens à te remercier pour ce que tu as fait pour ma soeur. 

MEREDITH se sentant bizarre

Ce ...ce n'est rien. 

            Elle sent que ses jambes sont en train de se dérober. Elle attrappe le bras de DERECK

 

DERECK

MEREDITH, tu es toute blanche. Qu'est-ce-qui t'arrive? 

MEREDITH avec une élocution de plus en plus inaudible.

Je.

sabynice  (14.05.2007 à 12:48)

MEREDITH avec une élocution de plus en plus inaudible.

Je...Je...ne sais pas. 

            Elle s'évanouit. DERECK la rattrappe in extrémis.

 DERECK très inquietMEREDITH, MEREDITH, tu m'entends. 

ADDISON

Emmènes-là dans la salle 2. 

            DERECK court avec MEREDITH dans les bras. Elle est toujours inconsciente. MARK lui ouvre le passage. Il manque de renverser IZZIE qui sort de la chambre d'HANNAH. Il croise également PRESTON et CHRISTINA.

 

MARK

Dégagez le passage. Laissez passer 

            Ils arrivent tous les 4 dans la salle d'examen 2. DERECK est fou d'inquiétude. Il s'agite. Il gêne le travail d'ADDISON.

 

DERECK

Ma puce, tu m'entends? Je t'en prie, ouvres les yeux. 

ADDISON

DERECK, tu me gênes. Pousses-toi. MARK, passes-moi l'oxygène. 

MARK

Ta tension est basse. Il faut voir pour le bébé. 

ADDISON

On branche l'échographe. 

DERECK

MEREDITH, je suis là. On s'occupe de tout. Je t'en prie, ouvres les yeux. 

            C'est alors qu'elle bouge enfin les paupières. Elle passe ses mains sur le visage. Elle voit DERECK rongé par l'angoisse.

 

MEREDITH hésitante

Ce n'est rien. J'ai eu un étourdissement. 

DERECK lui caressant le front

Tu t'es évanouie dans le couloir. 

ADDISON

Ne vous faites pas de soucis. Tout va bien. Le bébé aussi. MEREDITH, tu n'as pas mangé depuis combien de temps?

MEREDITH

Et bien, tout à l'heure, je n'ai pas eu le temps de finir. Donc, cela remonte à un petit moment. Et puis, l'histoire de CASSIE m'a troublé. 

MARK

Tu nous as flanqué une belle trouille. L'essentiel, c'est que tu ailles bien. 

ADDISON

Et bien, on va en profiter pour faire cette fameuse échographie. 

MARK

Je vais vous laisser, je vais remonter ROSE en pédiatrie. 

ADDISON

Dis-leur que ce soir, on l'emmène avec nous. Pas question, qu'elle reste seule ici cette nuit. Elle a besoin de sentir sa famille. DERECKEh MARK? 

MARK

Ouais?... 

DERECK

Merci d'avoir été là maintenant. MARKEh mec, c'est normal. Je suis ton ami. 

            MARK repart avec ROSE dans les bras et laisses tranquillement ADDISON faire son échographie. Il réalise la chance qu'il l'a de l'avoir auprès de lui. Elle lui apporte tant. Il est grand temps, qu'il le lui dise de façon plus concrète. En regardant sa nièce, il se dit que fonder une famille avec elle, cela aurait vraiment du bon.

 

            ADDISON passe l'échographe sur le ventre arrondi de MEREDITH. D'ailleurs, elle a repris un peu de couleur. Ce qui rassure DERECK.

 

ADDISON

Tu en es à combien de grossesse? 

MEREDITH

Bientôt 4 mois. 

ADDISON

Que t'a dit ton médecin la dernière fois que tu l'as vu? 

DERECK inquiet

Quelque chose ne va pas? 

ADDISON

DERECK, tu es gentil, je m'adresse à MEREDITH.  

MEREDITH

Que tout allait bien. Pourquoi? 

ADDISON

J'ai quelque chose à vous annoncer. 

DERECK

Quoi? Dis-nous 

ADDISON

Vous allez avoir des jumeaux.  

            Cette nouvelle laisse sans voix les deux futurs parents. Il ne s'attendait vraiment pas à entendre cela. Ils se regardent et laissent éclater leur joie. DERECK la couvre de baisers. Il est tellement heureux. C'était la meilleure nouvelle du jour.

 

MEREDITH

Est-ce-que vous pouvez voir si ce sont des filles ou des garçons? 

ADDISON

DERECK, tu veux savoir? 

DERECK

Et comment! 

ADDISON

Il y a un garçon et une fille. Le choix du roi. 

            Enfin un endroit de l'hôpital où les cris qui résonnent sont des cris de joie. Tous les amis du couple attendent patiemment derrière la porte de la salle d'examen. Ils comprennent qu'une bonne nouvelle a jailli de cette salle. ADDISON sort pour le confirmer.

 

ADDISON

Elle va bien. 

WEBBER

Merci. ADDISON. Je pense que vous avez tous du travail. Alors au boulot. 

            Tous s'exécutent à la vitesse de l'éclair

 

BAILEY

Chef, vous ne pensez pas qu'ils mériteraient tous de rentrer. Cela fait trop longtemps qu'ils sont sans sommeil et sans repos? 

WEBBER

MIRANDA, vous avez raison. Je vais leur dire de se préparer à rentrer. On va leur donner deux jours de repos. Convoquer la 2ème équipe pour qu'elle vienne les relever. 

IZZIE

Excusez-moi chef. WEBBEROui, STEVENSIZZIEJ'ai une faveur à vous demander. 

WEBBER

Dites toujours. 

IZZIE

J'aimerai que vous signiez le bon de sortie pour ma fille. 

BAILEY

Vous voulez l'emmener avec vous? 

IZZIE

Oui et elle est d'accord. Nous avons beaucoup de temps à rattrapper. 

WEBBER

Cela veut que vous allez en demander la garde officiellement? 

IZZIE

Tout à fait. 

WEBBER

Votre carrière? 

IZZIE

Je me débrouillerai. ALEX est avec moi. Et puis, chef, regardez le Docteur BAILEY, c'est le meilleur exemple. 

WEBBER

Et des services sociaux, vous en faîtes quoi? 

BAILEY

Chef, je m'en suis occupée. 

WEBBER

Pardon? 

BAILEY

Certes, j'ai quelque peu anticipé sur la décision de STEVENS. Je me doutais qu'elle aurait cette réaction. Je suis sûre qu'elle se débrouillera très bien. 

sabynice  (14.05.2007 à 12:53)

WEBBER

Décidement, il va falloir que vous me disiez à quoi je serts? 

IZZIE

Je vous en prie.

 

WEBBER

D'accord, je vous le signe ce bon de sortie 

IZZIE se jetant à son cou

Merci, Merci. Je ne sais pas quoi dire. 

WEBBER

Vous avez intérêt à être toujours à l'heure à votre travail. 

IZZIE

Vous pouvez compter sur moi. 

            Un homme vient les interrompre. Il a l'air nerveux. Cela fait 5 minutes qu'il attend à l'accueil. Il commence à perdre patience. RICHARD le remarque. Il pense que c'est un proche d'un patient qui cherche à avoir des nouvelles.

 

RICHARD

Est-ce-que je peux vous aider? 

L'HOMME

Eh, oui. Je cherche une personne qui a été admise ici suite au crash de l'avion. 

RICHARD

Bien sûr, quel est son nom? 

L'HOMME

CASSIE. CASSIE SLOANE 

RICHARD

Vous êtes un proche? 

L'HOMME

 Je suis .....Je suis son frère.

 

RICHARD

Vous devez être l'autre frère de MARK SLOANE. Je suis enchanté de vous rencontrer. 

L'HOMME de plus en plus nerveux

Moi aussi. Puis-je voir ma soeur. 

RICHARD

Elle se trouve dans la chambre 205. Ne vous faites pas de soucis. Elle va bien. 

L'HOMME agréssif

Tant mieux! 

RICHARD

Voulez-vous que je prévienne MARK de votre arrivée? 

            L'homme s'en va sans répondre. WEBBER se dit qu'il est vraiment étrange le jeune frère de MARK. Peut-être est-il sous le choc de l'accident.

 

            Tous les médecins arrivent les uns après les autres suite à l'appel de WEBBER. Il va leur signifier les 48 heures de repos. CHRISTINA cherche dans tout le hall d'entrée, l'inspecteur BOONE. Elle veut lui faire part de sa décision. Finalement, elle le trouve assis sur les marches de l'escalier en train de lire.

   

CHRISTINA

Inspecteur BOONE? 

BOONE

Oh, Mademoiselle YANG.

sabynice  (14.05.2007 à 12:55)

CHRISTINA

Je voulais vous dire que j'étais d'accord concernant l'entretien avec mon frère MICHAEL. 

BOONE

Vous êtes sûr? 

CHRISTINA

Oui. J'ai bien réfléchi. Vous ne pouvez vraiment rien faire pour le protéger? 

BOONE

Je ferai mon maximum. Mais, je ne vous garantie strictement rien. 

CHRISTINA

Faites de votre mieux. Vous pourriez me dire quand aura lieu le rendez-vous, 

BOONE

Je vais appeler RIKERS et je vous tiens au courant d'ici ce soir. D'accord. 

CHRISTINA

Ok. 

            Elle repart vers le groupe de médecins entourant le chef WEBBER. Mais l'inspecteur BOONE l'interpelle

 Mademoiselle YANG 

CHRISTINA

Oui? 

BOONE

Vous avez fait le bon choix. 

            Elle ne répond pas mais lui envoie un sourire. Elle a maintenant rejoints ses amis et elle s'approche de BURKE qui l'attire vers lui.

 

CHRISTINA

Je lui ai dis oui. 

BURKE

Tu as pris la bonne décision. 

            WEBBER regarde autour de lui et voit que tous sont présents

 Merci d'être tous ici. GREY, je suis ravi de vous voir sur vos deux jambes. MEREDITHMerci chef.WEBBERFélicitation SHEPERD. Beau boulot. Des jumeaux. 

DERECK

Vous m'excuserez si j'ai des cernes dans les mois à venir. 

WEBBER

Avant de commencer , j'oubliais. MARK, votre frère est là. 

MARK

Mon frère? AIDAN? 

WEBBER

Vous avez l'air surpris. Je pense que vous avez du l'appeller pour votre soeur? 

MARK

Oui, mais AIDAN se trouve en EUROPE.  A PARIS, précisémment. Il est dans un avion en route vers l'Amérique. Il ne peut pas être ici. 

            La panique commence à gagner le groupe de médecins. Mais qui étais donc l'homme venu s'identifier comme le frère de SLOANE, il y a quelques minutes.

 

DERECK

Où es-t-il à présent? 

WEBBER

Je lui ai donné le numéro de la chambre de CASSIE. 

MARK

Cela doit être CHRIS. 

ADDISON

Le père de ROSE? 

MARK

Qui veux-tu que cela soit? Il faut y aller tout de suite. 

WEBBER

Vous ne pouvez pas y aller seul. 

MARK

Ce mec est fou et dangereux, violent. Il peut tuer ma soeur. 

DERECK

Je viens avec toi. 

BURKE

Je vous accompagne. 

            Les trois hommes partent en courant vers la chambre de CASSIE. Il faut faire vite. Le temps est compté. On ne connaît pas les intentions de CHRIS. Il est capable de tout. Ils montent les marches quatre à quatre pour arriver leplus rapidement possible.

 

WEBBER

Appelez la sécurité. BAILEY faites bloquer toutes les issues.  

BAILEY

Très bien, je m'en occupe. 

WEBBER

O'MALLEY, allez prévenir tous les gardes sur le parking.  

GEORGE

Tout de suite. 

WEBBER

Il nous faut du renfort ici. KAREV, enclenchez tous les détecteurs de métaux, si il est armé. Cela va vite se savoir. 

ALEX

Ok. J'y vais. 

WEBBER

ADDISON et STEVENS, vous montez en pédiatrie récupérer ROSE. On ne sait jamais. 

ADDISON

Je vais les prévenir par bip pour ne pas éveiller les soupçons. 

WEBBER

Très bonne idée. TORRES et GREY, vous allez dans mon bureau et vous allez enclenchez toutes les caméras de sécurité. Et vous ne bougez pas de là-bas. 

CALLIE

ok. On vous préviendra par les téléphones de couloir. 

WEBBER

YANG. Vous avez un flic qui vous suit depuis ce matin. Est-ce-que vous pourriez le trouver et lui dire de nous rejoindre, il ne sera pas de trop. 

CHRISTINA

Compris. 

            WEBBER se poste dans le hall de l'hôpital. Si il sort, il pourra le coincer. Il est le plus exposé. Il veut se racheter de son erreur. Il se sent coupable vis-à-vis de MARK. Il aurait dû se méfier. Lui d'habitude si méfiant, c'est fait avoir comme un débutant. C'est sûrement la fatigue conjuguée au stress.

 

            Nos trois médecins sont presques arrivés. Plus que quelques mètres et ils seront à la chambre de CASSIE. Du fonds du couloir, il interpelle les infirmières :

 

MARK

Est-ce-que quelqu'un est entré dans la chambre? 

L'INFIRMIERE

Oui, votre frère. 

            MARK, DERECK, PRESTON entrent pleine force dans la chambre. CHRIS se trouve bien à l'intérieur. Il vient d'arracher les perfusions de CASSIE, débrancher tous les systèmes d'alerte. Elle a un coussin sur son visage.

 

            CHRIS vient de l'étouffer avec l'oreiller. MARK lui saute dessus, le matraque de coups de poings. Il le sort de la chambre. Immédiatement, DERECK et PRESTON prennent en charge CASSIE. Il n'y a plus de rythme cardiaque.

 

MARK

Qu'est-ce-que tu as fait à ma soeur? Qu'est-ce-que tu lui as fait? 

CHRIS

Lâches-moi. Elle a eu ce qu'elle mérite. 

MARK

Quoi? 

            CHRIS lui assène un coup violent. MARK se trouve projeter sur un des murs. Les infirmières ont appelé de l'aide. C'est ALEX qui le premier sur les lieux. Il fonçe dans CHRIS pour l'empêcher de fuir. Ils sont vite rejoints par WEBBER qui a entendu l'appel de détresse. Les coups pleuvent.

 

            Maintenant, ils sont trois contre lui. MARK réussit à le sortir du lot. Le prends par la chemise, le fait décoller du sol et le projette de l'autre côté du comptoir des infirmières. CHRIS chute lourdement. Il est sonné. MARK enjambe le fameux comptoir et s'apprête à lui asséner un coups fatal. Son bras est «armé ». Il regarde CHRIS droit dans les yeux. Plus rien ne le retient de lui faire payer tout le mal qu'il a fait endurer à CASSIE. Il est prêt à frapper. Mais, il est arrêté dans son action par WEBBER.

 

RICHARD

SLOANE, ne faites pas cela. Cela ne vaut pas le coups de vous sacrifier pour lui. Pensez à votre soeur et à votre nièce. 

            A ce moment là, CHRISTINA arrive avec l'inspecteur BOONE. Ce dernier pratique l'arrestation de CHRIS. MARK est secoué. Il se relève d'un bond et fonçe dans la chambre de CASSIE. Cela fait plusieurs minutes que DERECK et PRESTON tentent tous ce qu'ils peuvent pour refaire partir le coeur de CASSIE. Entre temps, MEREDITH les avait rejoints. Elle apportait son aide aux deux chirurgiens.

 

BURKE

On arrête le massage. On va la choquer. 

DERECK survolté

Son activité cérébrale est plate. Allez CASSIE, fais un petit effort. Restes avec nous. 

BURKE

On charge à 200.

sabynice  (14.05.2007 à 12:56)
MEREDITHChargé. DERECKRien.

BURKE

On recommance. On charge à 250. MEREDITHChargé. DERECKRien. Pas le moindre mouvement. 

BURKE

On charge à 300. 

MEREDITH

Chargé. 

DERECK dépité et connaissant l'issue

Rien. 

MEREDITH

On charge à 350? 

BURKE abattu

Non.  

DERECK consterné

C'est fini. 

            DERECK est si déçu ne pas avoir pu la sauver. Il tire un grand coups de pieds dans une chaise de la chambre. Il est fou de rage. MEREDITH s'approche de lui pour tenter de la calmer. Sur le pas de la porte, MARK est comme scotché. Il est anesthésié de douleurs. Il ne s'est même pas rendu compte que WEBBER le soutenait.

 

            MARK avance de façon mécanique vers le lit de sa soeur. Elle a l'air apaisé. Il s'agenouille près du lit et craque complètement. Il laisse éclater sa douleur. DERECK s'approche de lui. Il tente de le reconforter dans ce terrible moment. Le visage de son ami est ravagé par les larmes.

 

DERECK tout doucement

MARK, il faut la laisser reposer en paix. Viens. 

MARK

Je ne veux pas la laisser. Je l'ai déjà abandonnée durant sa vie avec CHRIS. 

DERECK

Ne dis pas de bêtises. Tu ne l'as jamais abandonnée. Tu ne pouvais pas savoir. Tu as fait toujours de ton mieux pour ta famille. 

MARK en pleurs

J'ai l'impression de l'avoir trahie. 

DERECK

Tu ne l'as pas trahie. Elle savait combien tu l'aimais. Il faut que tu penses à ROSE. Viens, MARK. Viens avec moi.

MARK

Je ne peux pas la laisser. 

DERECK

Viens. Viens avec moi.

 

            DERECK soulève son ami. MARK prend appui sur lui. Ils sortent de la chambre. MARK est totalement groggy tel un boxeur qui sort du ring. Son regard est perdu dans le vide. Chaque pas qu'il fait est une souffrance. Il est anéanti. Il ne se rend même pas compte que tous ces collègues sont réunis devant lui. Il ne voir même pas leurs visages.

 

            Tous sont si triste pour lui. Le douleur est trop grande. Un cataclyme vient de se produire dans sa vie. DERECK veut l'éloigner le plus possible du corps de sa soeur. ADDISON vient lui prêter main forte. Ils décident de l'emmener dans le bureau de WEBBER afin qu'il soit au calme.

 

WEBBER

Tout cela est de ma faute. 

BAILEY

Vous ne pouviez pas savoir. 

WEBBER fou de rage

J'aurais du lui demander une pièce d'identité. 

BAILEY

Chef, nous avons vécu une journée de fou. 

WEBBER

MIRANDA, ne me cherchez pas d'excuses. Je ne pourrais plus regarder en face SLOANE. 

            Il s'en va. Tous les autres partent également dans des directions différentes. Cette journée devait vite se terminer. Cela ne pouvait plus durer. Le silence régne en maître en ce lieu pourtant chargé de maintenir la vie.

 

            DERECK est toujours avec MARK et ADDISON dans le bureau du chef. ADDISON se montre le plus tendre possible pour apaiser son homme. Ce n'est vraiment pas possible. Tous les mots ne pouvaient effacer sa douleur.

 

            C'est alors qu'un infirmier rentre dans le bureau.

 

INFIRMIER

Excuses-moi. Docteur SHEPERD, ce sont les clichés de CASSIE SLOANE que vous m'avez demandé. 

ADDISON

Les clichés? 

DERECK

Oui, il y a une heure. J'ai demandé des clichés pour voir une de ses blessures. 

ADDISON

Et alors?

DERECK regardant les radios

Une des artères avait lâché. Elle faisait une hémorragie interne. Ses blessures étaient très graves. Je savais que ce n'était pas gagné. CHRIS l'a étouffé, mais elle était en train de mourir de cette hémorragie. On aurait pu rien faire.

sabynice  (14.05.2007 à 12:57)

MARK

Cela ne change pas grand-chose. 

DERECK

Je suis désolé. MARK, qu'est-ce-que je peux faire pour toi? 

MARK tentant de se rependre un peu.

Tu as fait tout ce que tu pouvais. Tu n'as rien à te reprocher. Merci d'avoir été là. 

ADDISON

Tu peux y aller. Je vais rester avec lui.

 

DERECK s'approchant de son ami, lui prenant le visage

Tiens le coups. ROSE a besoin de toi. Je suis là. N'oublies pas. 

            DERECK sort du bureau. Lui aussi est ravagé par cette tragédie. Il n'a qu'une envie, être auprès de la femme qu'il aime. Il la retrouve dans le hall de l'hôpital. Il prend WEBBER à part des autres et lui dit pour les blessures de CASSIE. Cela lui apporte un peu de réconfort, mais la culpabilité est trop forte pour le moment.

 

            Juste à cet instant MARK, soutenu par ADDISON, rejoint le groupe de médecins. Il va vers WEBBER, lui tend la main. RICHARD hésite à la lui serrer. Il se sent tellement coupable.

 

MARK

Chef, vous n'y êtes pour rien. 

WEBBER

MARK, j'espère que vous accepterez mes excuses. 

MARK

Ne vous faites pas de soucis. Je suis bien entourée. De la femme que j'aime, de mon meilleur ami, et de vous tous. 

WEBBER

D'ailleurs, vous allez tous rentrer chez vous. 48 heures de repos.......

 

MR TORRES intérrompant le chef

Ah CALLIE, chérie. Tu es là. 

CALLIE

Papa, mais que fais-tu ici? Comment oses-tu venir ici? 

MR TORRES

Pourquoi dis-tu cela? 

CALLIE

J'ai appelé ton ami MIKE à l'aéroport. Nous avions besoin ici de la liste des passagers 

MR TORRES

Et il te l'a transmise? 

CALLIE

Oh que oui. Mais, notre conversation ne s'est pas limitée à une liste. J'ai appris que l'avion qui s'est écrasé fait partie de ta compagnie aérienne. 

MR TORRES

Effectivement, je suis propriétaire de cette compagnie. Je ne vois pas le problème. 

CALLIE

Tu ne vois pas le problème? MIKE m'a revelé que les avions n'avaient pas été vérifiés depuis près d'un an. MIKE se doutait qu'une telle catastrophe allait arriver. 

MR TORRES

Faire vérifier des avions coûtent très cher. Ma chérie.

sabynice  (14.05.2007 à 13:00)

CALLIE

Ne m'appelles pas comme cela. Trop cher. Pa ta faute, des centaines de personnes sont mortes. Mes amis ont failli perdre la vie en allant sur les lieux de l'accident. La fille d'IZZIE a failli mourir. Mon mari se demande pourquoi, je ne voulais pas parlé de mon passé et notamment de tes activités. Tout simplement parce que j'ai honte. Honte de porter ton nom. Je ne veux plus jamais entendre parler de toi. 

MR TORRES

CALLIE TORRES, Je t'interdis de me parler ainsi. 

CALLIE entre colère et larmes

Oh , non, tu m'interdiras plus rien. D'ailleurs, je m'appelle CALLIE O'MALLEY. Et non TORRES. Ce nom est rayé à tout jamais de ma vie. 

GEORGE

CALLIE. Viens, on s'en va. 

            Tous les médecins partent de l'hôpital. Chacun donne un message de soutien à CALLIE. On peut comprendre maintenant pourquoi elle s'est comportée de façon étrange. Elle essayait de se sauver de son passé. GEORGE sait qu'il a un long chemin à faire pour connaître sa femme et ses blessures secrètes de son passé. Il se montrera un meilleur mari à l'avenir.

 

            MEREDITH a convié tous les médecins chez elle afin de boire un verre et de soutenir MARK. Ils sont tous réunis devant la grande cheminée qui crépite d'un bon feu de bois. Elle réchauffe les coeurs. Peu parlent. Mais, la présence des uns et des autres est suffisante à surmonter une telle épreuve.

 

            IZZIE vient de coucher HANNAH. Elle redescend au salon rejoindre les autres. Un joli sourire illumine son visage.

 

ALEX

Elle dort? 

IZZIE venant se lover contre lui

Je viens de lui lire une histoire. C'est la première fois en tant que maman. J'espère que cela marcher. Maintenant, j'ai un long parcours à faire avec les services sociaux.

ALEX

Je suis certain que cela va fonctionner. J'ai vu qu'il te fallait un certain nombres d'attestations  et de recommandations. Tu peux compter sur moi. 

BAILEY

Je pense que je ne me trompe pas trop en disant que nous tous pourront témoigner en votre faveur. 

IZZIE

J'espère.  Tout à l'heure, elle m'a retourné le coeur car elle m'a dit bonne nuit maman. 

WEBBER

Et le père de votre fille? Vous avez eu des nouvelles en 11 ans? 

            IZZIE prend son temps pour répondre à son patron. Cette question remue de mauvais souvenirs en elle. Cela fait 11 ans qu'elle lutte avec ce sentiment de culpabilité. Tout ce qu'elle voulait, c'était d'offrir une chance à HANNAH d'avoir une vie meilleure. Après, ces quelques secondes de silence, elle se reprend

 

IZZIE

Lorsque j'ai accouché, j'étais seule avec lui. Je l'ai mise au monde dans une caravane. Car ma mère et moi n'avions pas d'appartement. Elle a toujours eu des problèmes avec l'alcool. Ce n'est un environnement sain pour un bébé. Le père de ma fille était toujours entre deux bières et lui-même a dit que nous n'avions pas le droit de rendre malheureuse cet enfant.              Nous n'avions pas d'argent. Ma mère faisait des passes dans des motels minables. Je ne pouvais faire vivre cela à ma fille. D'un commun accord, nous sommes allés dans les bureaux des services de l'enfance et nous avons demandé qu'elle bénéficie d'une adoption simple. Elle sait que j'existe. Pour son anniversaire, Noël et autres occasions dans l'année, je lui faisais parvenir des jouets, des vêtements. J'ai ouvert un compte à son nom. Tout les mois, je dépose un quart de mon salaire pour elle. C'est pour plus tard, ses études. Le but était de me rapprocher d'elle une fois que financièrement je pourrais lui offrir la vie qu'elle mérite. HANNAH est au courant depuis toujours de cette situation. Sa mère adoptive faisait tout pour entretenir ce lien.             Comme je ne pouvais pas la voir, j'allais en cachette près de son école, des jardins où elle jouait. Je la regardais pendant des heures. Je prenais des photos. Depuis sa naissance, je le fais toutes les 3 semaines. Je peux vous assurer que c'est de la souffrance. Je culpabilise de l'avoir fait adopter.             Pour répondre à votre question, concernant son père, je lui ai fait parvenir les photos pendant trois ans. Je ne sais si il est allé la voir. Au bout de trois ans, j'ai reçu une lettre dans laquelle il m'annonçait qu'il mettait fin à ses jours. J'ai pris un bus et je suis arrivée trop tard. Il a laissé quelques petites choses pour HANNAH. Je ne souhaite à personne de vivre cette situation. J'ai tout à construire avec elle. Je prendrais le temps qu'il faudra mais je veux y arriver. 

            L'émouvante histoire d'IZZIE fait réfléchir. Cela prouve bien que nous ne sommes pas toujours maître de notre vie. Parfois, il faire des choix si difficile, si douloureux. Le mal est puissant. ALEX s'est promis de mettre du baume sur les blessures d'antan de la femme qu'il aime. Elle pourra également compter sur ses amis présents ce soir.

 

MEREDITH

Nous serons tous là pour t'aider.

  

DERECK

Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas.

 

IZZIE

Je ne sais pas comment vous remercier. Cela me touche très sincèrement.

 

BAILEY

Puisque nous parlons enfant, qui va s'occuper de ROSE? 

MARK tentant de cacher sa tristesse

Je vais la prendre avec moi. .................Pardon, avec nous. ADDISON et moi avons décidé de vivre ensemble et de fonder une famille. 

MEREDITH

Félicitations. 

ADDISON

J'ai très envie d'avoir un enfant. Cela fait très longtemps que j'y pense. Je croyais que je n'étais pas faite pour être mère et puis, l'idée a fait son chemin. MARK va devoir se préparer à se lever la nuit, changer les couches. Je le vois parfaitement tenir ce rôle de papa gâteau. Je vais m'exercer avec ROSE. 

MARK

Tu seras parfaite. Et je pense que CASSIE aurait adoré. 

MEREDITH

CASSIE était vraiment une jeune femme exceptionnelle. Je suis tellement désolée qu'elle ne soit plus parmis nous. Elle ne méritait pas de subir tout cela. DERECK, tu m'as demandé pourquoi le sujet des femmes battues me tenait tant à coeur et bien je vais te le dire. Je te le dois. 

DERECK

Ma puce, j'ai vu que ce sujet te bouleversait. Tu n'es pas obligée de le faire maintenant. 

MEREDITH

Si. Il faut que je me libère de ce poids. Lorsque mon père est parti, ma mère est restée à une liaison. Je sais que vous êtes tous au courant. Ma mère a été la maitresse officielle de Chef WEBBER. Puis, ils ont décidé de se séparer. Ma mère ne supportait pas de rester seule. Il fallait à tout prix qu'elle est quelqu'un à sa botte, qu'on l'admire, qu'elle soit la plus grande des chirurgiens, bref, elle vampirisait tout le monde.              Elle a rencontré un homme. Ils sont restés ensemble environ 18 mois. Il l'a battait à la moindre occasion. Il l'a roué de coups. Plusieurs fois, elle est partie en seule dans la nuit pour le fuir. 

WEBBER

Quoi, mais, elle ne m'a jamais rien dit. Je n'ai jamais rien remarqué. 

MEREDITH, de fines larmes coulent le long de son visage


sabynice  (14.05.2007 à 13:01)
Dans ce genre de situation, on ne remarque jamais rien. Toujours plus de maquillage pour masquer les bleus, elle enlevait les attelles pour éviter les commentaires, prenait de temps en temps deux ou trois jours de congés, le temps que les hématomes dégonflent et s'anétuent. Plusieurs fois, je l'ai supplié d'aller voir la police. Elle avait peur. Un jour, une dispute a été plus forte que les autres. Il lui a cassé les dents, la jetait du haut d'un escalier.             Il est parti, la laissant inconsciente. Elle m'avait ordonné de me cacher dans la cave pour éviter qu'il s'en prenne à moi. Au bout d'un moment, les cris ont cessé. Je suis remontée pour voir ma mère. Il y avait du sang de partout. J'ai appelé une ambulance. Elle a demandé à être conduite à MERCY WEST afin que le SEATTLE GRACE ne soit pas au courant. Surtout vous Docteur WEBBER.             Tout ce que CASSIE a enduré, je l'ai vite décellé. Je l'ai comprise et elle m'a rappelé ma mère. J'ai été lâche. J'aurai du aller le dénoncer à la police. 

DERECK la serrant fort dans ses bras

Tu n'es pas responsable de cette situation. Toi aussi, tu as été une victime de cette violence. Tu n'as rien à te repprocher. Je t'en supplie arrêtes de te sentir coupable. Tu ne pourras pas changer le passé. Tu es la meilleure des filles. Ta mère le savait. 

WEBBER très troublé par la révélation

MEREDITH, je te promets que je n'étais pas au courant. 

MEREDITH

Je sais. Personne ne le savais. C'était entre elle et moi. Je n'ai plus envie d'en parler maintenant. 

GEORGE changeant de sujet

Et vous les amoureux, vous allez faire comment avec les jumeaux? 

DERECK

On va chercher une maison dans le quartier plus grande afin de pouvoir nous installer. Vous avez intérêt à venir nous voir. Car deux d'un coups, cela va faire de l'animation dans la maison. 

MEREDITH

En plus, il va y avoir du boulot avec deux bébés. 

GEORGE

Tu peux y compter. Sinon, ici, qui va faire à manger? MEREDITH ne sait pas cuisiner et IZZIE va être super occupée. 

CHRISTINA

Tu ne penses qu'à manger!!! 

BURKE amusé

Cela te va bien de dire ça. Si, je ne faisais pas à manger, tu en serais toujours à manger ta boite de céréales aux fruits. 

CHRISTINA

Qu'est-ce-que tu insinues?Que je ne cuisine pas? Je te signale que j'ai fait des progrès dans ce secteur. Tu pourrais le reconnaître.  

BURKE dans un rire

C'est vrai. Tu as fait des progrès!! 

CHRISTINA

Merci. C'est gentil que tu le reconnaisses. 

BURKE toujours en train de rire

CHRISTINA sort le plat que j'ai cuisiné du congélateur et le met au micro-onde!!!!! Et une fois réchauffé, elle le dispose dans un plat. 

CHRISTINA lui jetant plusieurs coussins

PRESTON!!!!!  

            Tout le monde éclate de rire. Cela fait du bien d'entendre un peu de joie. Après toute cette horreur et ces malheurs. Mais, MIRANDA voulait avoir le coeur net sur une chose et elle interpelle ALEX.

 

BAILEY

KAREV, j'ai une question qui me titille. Pour quelle raison, vous lisiez cette revue sur les opérations neurologiques? 

DERECK

Tiens, tu as choisi neurologie? 

ALEX

Pour le moment, je ne sais pas. Je lisais cela pour ma soeur. Elle a une tumeur au cerveau. Nous l'avons appris il y a trois jours. Seule une opération peut la sauver. Les vertiges sont de plus en plus fréquent. Cette tumeur l'handicape beaucoup. Elle est étudiante pour devenir architecte.              Elle est vraiment douée. Elle a les meilleurs notes. Plusieurs cabinets d'architectures souhaitent l'engager. Mais, avec cette tumeur, elle a peu de perspective de vie. 6 mois, un an tout au plus. Tout est remis en cause. Pour le moment, elle refuse d'en parler. Elle veut se concentrer sur son examen. Mais, je ne suis même sûr qu'elle puisse le passer dans des conditions normales.             Je l'adore ma soeur. Elle m'a toujours soutenu dans mes études de médecine. Elle a toujours été là pour moi. Que cela soit dans les bons ou mauvais moments. Et là, je suis impuissant face à la maladie. Je ne peux rien faire pour elle. Car nous n'avons pas l'argent nécessaire. 

DERECK

Et la tumeur se trouve à quel endroit? 

ALEX

Au niveau de l'hypophyse. 

DERECK

Elle est mal placée.............. Mais, on opère très bien cela de nos jours. Toutes celles que j'ai fait, ont très bien réussies. 

ALEX

Je sais. Mais, l'opération est hors de prix et ma famille n'a pas les moyens de la financer. J'ai cherché des aides. Mais, elle n'a droit à rien sauf de mourir.  

DERECK

Je pense que le SEATTLE GRACE HOSPITAL peut faire quelque chose à ce niveau. N'est-ce-pas RICHARD? 

RICHARD

Tout à fait. KAREV ne vous inquiétez pas pour le côté financier. Appelez votre soeur et dites-lui de  venir le plus rapidement possible..L'argent n'est pas un problème. Ne pensez plus à ce détail. 

ALEX

Vraiment? Mais, c'est un détail important. 

WEBBER

LE SEATTLE GRACE est un hôpital universitaire. On est là pour enseigner. Je ferais passer les frais de l'opération dans le budget enseignement. Je compte sur vous tous pour la discrétion. 

DERECK

Je l'opère à la fin de la semaine. 

ALEX ému et touché.

Je ne sais pas comment vous remercier. C'est tellement. 

MEREDITH

N'oublies pas, nous sommes une famille. 

            Tous finissent la soirée dans la bonne humeur. DERECK et MEREDITH sont plus heureux que jamais de voir la vie leur sourire. Même si MARK n'arrive pas à oublier la douleur de la perte de sa soeur. Il a retrouvé son ami DERECK. Il a présent une famille et il sait qu'il peut compter sur elle.

 

            Chacun a le droit d'avoir ses blessures, ses petits secrets. Personne ne doit juger personne. On ne connaît pas toujours le passé des gens et il faut les prendre comme ils sont. Sans tenter de les changer, mais plutôt, il faut essayer de les comprendre. Les aider à dépasser ce passé et ces souffrances.

 

            Chaque jour, on devient meilleur. Nous apportons tous notre pierre dans la constrution d'un édifice qui se nomme la vie. Le chemin peut être long et ardu. Il faut s'accrocher à toutes les parcelles de bonheur que nous rencontrons dans notre vie. Il faut se créer des souvenirs heureux, des coins de ciel bleu. Cela aidera les jours où les nuages s'amoncellent au-dessus de nos têtes. Chacun mérite d'avoir sa part de bonheur.


sabynice  (14.05.2007 à 13:02)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E201
Lundi 8 juin à 20:40
2.12m / 11.3% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E201
Lundi 8 juin à 19:15
2.04m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Ici tout commence, S06E201
Lundi 8 juin à 18:35
1.83m / 17.5% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Jem et les Hologrammes bientôt de retour sur les écrans dans une série live action

Jem et les Hologrammes bientôt de retour sur les écrans dans une série live action
La série animée des années 80, Jem et les Hologrammes, s'apprête à faire son retour. En effet, une...

Netflix dévoile son Scooby-Doo pour la série live-action Scooby-Doo : Origins

Netflix dévoile son Scooby-Doo pour la série live-action Scooby-Doo : Origins
Scooby-Doo montre enfin le bout de sa truffe ! Netflix a dévoilé la première image du célèbre chien...

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

HypnoRooms

choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, 07.06.2026 à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, 07.06.2026 à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages