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Be Here Now

Série : Grey's Anatomy
Création : 24.11.2007 à 10h54
Auteur : honeybunny 
Statut : Abandonnée

« Je voudrais vraiment écrire cette fic seule mais n'hésitez pas à me faire part de vos idées, je les incluerai dans l'histoire. » honeybunny 

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Ma fic sera centrée sur le couple Meredith/Derek, mais je ne compte pas pour autant négliger les autres personnages. L'histoire débute au début de la saison 4, car je dois avouer que cette saison me déçoit un peu jusqu'à présent... 
C'est ma première fic, alors soyez indulgents ! 

honeybunny  (24.11.2007 à 10:56)
... : Cristina… Cristina, allez, dis-moi quelque chose, n’importe quoi. S’il te plaît. 

Meredith soupira d’un air las et se posta près de son amie. Déjà plus d’une semaine que celle-ci s’était enfermée dans son mutisme après l’humiliation de son mariage raté avec Burke. 

Meredith :
Tu as toujours quelque chose à dire. Quelle que soit la situation. Alors vas-y. Dis tout ce que tu veux. Je t’écoute et je suis sobre. Profites-en. 
Cristina : Non, Meredith, ça, c’est toi. C’est toi qui parles tout le temps pour meubler ou pour faire du bruit. Pas moi. 
Meredith : Tu vaux vraiment mieux que ça. Tu ne restes pas enfermée dans une salle de bain parce que tu trouves ça malsain. Tu ne te noies pas lors d’un accident de ferry-boat parce que tu trouves ça stupide. Et moi je trouve ridicule que tu te taises au moment où tout le monde a besoin de savoir si tu vas bien. Alors, parle. 
Cristina : Meredith, il n’y a rien à dire. C’est fini, c’est tout. 
Meredith : On aurait quand même pu faire plein de trucs… Profiter de ton voyage de noces, haïr les hommes, devenir lesbiennes, entrer dans un couvent, revendre tes cadeaux de mariage… Qui deviennent d’ailleurs un peu encombrants... 

Meredith jeta un bref coup d’œil sur le salon de sa meilleure amie. La pièce débordait de cadeaux aux couleurs chatoyantes, de cartes de vœux souhaitant tout le bonheur du monde à un couple mort-né. Pour une fois, pour la première fois de sa vie, Meredith était contente d’être Meredith Grey, et pas Cristina Yang, ex-presque Cristina Burke.  

Cristina :
Meredith, on ne devient pas lesbienne quand un Docteur Mamour vous court après. Mais, ajouta-t-elle d’un air suspicieux, tu me colles au train depuis bientôt deux semaines et tu n’as pas vu Derek depuis tout ce temps là… Oh non Meredith, qu’est-ce que tu lui as fait ? 
Meredith : Tu inverses les rôles, là. Derek ne m’a pas plantée devant l’autel. Mon appart ne déborde pas de cadeaux aussi ravissants qu’inutiles. Ma vie est normale et…  
Cristina : Et je suis une excuse toute trouvée pour éviter Derek. Va le voir. 
Meredith : Non. Tu es instable. Et si tu te suicidais ? 
Cristina : Je suis sérieuse, Meredith. Tu as la chance d’aimer et d’être aimée en retour. Il y a quelqu’un qui compte sur toi et sur qui tu peux compter. Ce n’est pas acquis. Ca s’en va du jour au lendemain, au moment même où on est prêt à sauter le pas. Tu l’aimes ? 

Meredith baissa les yeux. Si elle l’aimait ? Le mot était faible. Seulement le peu d’hommes qu’elle avait connus s’étaient révélés être lâches, et Derek lui en demandait trop. Trop pour elle. Cependant, ça ne l’avait pas empêchée d’écrire « Derek » sur son miroir couvert de buée, ni de rêver toutes les nuits de lui ou encore de fixer désespérément son téléphone de longues heures durant. Elle était pathétique et elle le savait. Sa meilleure amie venait de se faire plaquer le jour qui était supposé être le plus beau de sa vie, et elle se contentait de regretter un homme qui voulait passer le restant de ses jours avec elle. Gênée, elle baissa les yeux. 

Cristina, agacée : Mon Dieu, Meredith, réveille-toi. Tu es pitoyable. 

Dégoûtée, Cristina retourna se coucher, pour la troisième fois de la journée.  

honeybunny  (24.11.2007 à 20:22)

Cristina ronflait déjà depuis un long moment lorsque Meredith quitta l’appartement. Hébétée, elle était restée quelques heures seule, allongée sur le sofa, hypnotisée par la pluie qui martelait les fenêtres. Un ronflement de Cristina, plus sonore que les autres, l’avait réveillée et décidée à partir. Elle écrivit hâtivement un mot à l’attention de son amie, l’avertissant qu’elle retournait chez elle mais qu’elle restait à sa disposition ; puis elle ferma la porte avec précaution et s’installa dans sa voiture.

La pluie était devenue plus violente, et elle distinguait à peine les autres conducteurs.
Elle ne vit qu’au dernier moment les phares aveuglants du camion qui fonçait droit vers elle. Paniquée, elle fit un brusque écart pour dévier sa trajectoire, et sa voiture, incontrôlable sur la chaussée glissante, finit sa course, après plusieurs tonneaux, sur le bas-côté de la route, stoppée par un vieux platane.   

Plusieurs minutes s’écoulèrent avant que Meredith sorte de son inertie. Elle n’avait pas perdu connaissance, protégée par son AirBag, mais la vitesse et la violence du choc l’avaient paralysée. Elle se débattit pour s’extirper de son véhicule et essaya d’évaluer les dégâts. Les rétroviseurs pendaient lamentablement, le par-choc était défoncé et la carrosserie était à refaire. Seule sous la pluie battante, elle prit sa veste, restée sur le siège arrière de la voiture, et se dirigea vers la caravane de Derek. D’après ses souvenirs, elle n’était plus très loin et faire du stop dans la nuit noire ne l’enthousiasmait vraiment pas. 

  

Seul dans sa caravane, Derek essayait désespérément de trouver le sommeil. Mais l’odeur de Meredith était toujours présente sur son oreiller, et cette caravane avait un aspect terriblement lugubre sans elle. Elle lui manquait. D’une façon atroce. Il voulait comprendre. Les quelques mots qu’elle avait prononcés à la fin du mariage pour congédier les invités lui étaient-ils destinés ? C’était donc fini ? Non, c’était impossible. Il avait tant besoin d’elle, il la désirait tellement qu’elle ne pouvait pas rompre. Il avait tant de projets pour eux. Un beau mariage. Une vraie maison, plus de caravane.
Epuisé, Derek ferma lentement les yeux, et sentit revenir ce rêve, ce fantasme qui le hantait depuis plusieurs jours. Meredith venait à lui, venait le chercher dans la caravane. Eperdue, elle lui disait tous ces mots qu’il lui avait murmurés et qu’il rêvait de lui entendre dire.

Meredith : Je sais que j’ai mis le temps… Depuis le mariage… Mais il faut que tu saches que tu me manques terriblement. J’aimerais te dire que je t’aime, te le dire naturellement et que ce soit spontané. Mais je ne suis pas comme ça, je ne l’ai jamais été. Seulement, depuis que je te connais… Tu me donnes envie de changer parce que je suis vraiment amoureuse de toi et je tiens plus que tout à toi… Alors, pardonne-moi si j’ai besoin de temps pour te dire tout ce que je ressens pour toi… Parce que pour moi, c’est quelque chose de nouveau et…

Derek : Meredith, je ne te demanderai jamais de changer pour moi. Tu n’as pas besoin de ça pour que je t’aime. J’ai juste besoin que tu t’ouvres à moi.

 

Meredith porta une main tremblante à son torse et planta ses yeux azur dans les siens.

 

Meredith, approchant ses lèvres de celles de Derek : Je vais m’ouvrir à toi…

Derek : Meredith je ne veux pas que tu…

Meredith, posant un doigt sur sa bouche : Non, tu ne comprends pas, ce n’est pas un sacrifice parce que je t’aime.

Derek, l’embrassant tendrement : Tu viens de le dire. Tu viens de me dire « je t’aime ».

Meredith, amusée : Ah oui ? Ca a dû m’échapper…

Derek, déboutonnant doucement le chemisier de sa belle: Tant pis… A cet instant précis, j’ai des choses bien plus concrètes en tête…

 

Derek posa ses mains sur la taille de Meredith, l’attira près de son lit et déposa un long baiser sur ses lèvres sucrées...

 

… : Derek ? Derek, tu es là ?

 

Derek se réveilla en sursaut, dépité d’avoir été tiré d’un rêve plein de délices. Il s’assit sur le bord de son lit, et jura en entendant son visiteur tardif s’acharner contre la porte de sa caravane.

 Derek : Ca va, j’arrive. J’espère pour vous que c’est important !      

honeybunny  (25.11.2007 à 21:12)

Lorsque Derek ouvrit la porte de la caravane, ce fut une Meredith pétrifiée qu’il trouva devant lui. Derek, dans les dernières vapeurs du sommeil, ne savait plus si cette scène était le fruit de son imagination. Il revînt à la réalité lorsque Meredith entra dans la caravane et qu’il la vit à la lumière. Haletante et trempée d’avoir couru sous la pluie, son chemisier blanc lui collait à la peau et ses lèvres bleuies par le froid tremblaient dans un mouvement de convulsion. Mais ce qui retînt véritablement l’attention de Derek, plus que l’air épuisé de sa visiteuse nocturne, fut le bras ensanglanté qu’elle pressait de son autre bras.

 

Derek, inquiet : Meredith, Meredith qu’est-ce que tu as ? Que s’est-il passé ?

Meredith, d’un ton rassurant : Pour mon bras, ce n’est vraiment pas aussi terrible que ça en a l’air… J’ai… Pas très loin… J’ai eu un accident de voiture… Ma voiture a fait un écart et elle a glissé à cause de la pluie…

Derek : Attends… Tu es en train de me dire que tu es venue ici à pied ? Par le temps qu’il fait ?

Meredith : Je sais, je voulais t’appeler mais mon téléphone était dans la boîte à gant et il a été broyé quand j’ai percuté l’arbre.

Derek : Tu as percuté un arbre ? C’est pour ça que tu saignes autant ?

Meredith : Un éclat de verre s’est enfoncé dans mon bras… Rien de sérieux…

Derek, d’un ton autoritaire : Okay, reste là, je vais chercher une serviette et de quoi nettoyer ta plaie.

 

Meredith obéit et s’assit sur le lit. Elle examina cette pièce où rien n’avait changé et tous ses souvenirs qui la hantaient depuis le mariage défilèrent devant ses yeux. Elle se souvînt de la première fois où elle avait posé le pied ici, heureuse comme une petite fille. Elle se rappela de ses nuits magiques passées à discuter en regardant le ciel à travers la lucarne. Elle repensa au jour où elle avait laissé Doc à Derek, au soir où elle l’avait trouvé à moitié nu face à sa sœur, à la nuit où il lui avait avoué qu’il n’était plus sûr de pouvoir continuer à respirer pour elle. La voix de Derek la tira de ses réflexions. Il la frictionna avec la serviette pour la réchauffer, et elle se laissa faire, exténuée par cette soirée riche en rebondissements. Puis, elle lui présenta son bras et le laissa retirer l’éclat de verre qui n’avait pas entaillé profondément son avant-bras, et pour finir, elle le regarda bander sa blessure. Lorsque l’engourdissement dû au froid s’évanouît, elle rajusta la serviette autour de ses épaules, gênée d’être presque nue devant Derek.

 

Derek, réprimant un bâillement : Ca devrait aller, cette blessure va cicatriser très vite et… elle ne devrait pas t’empêcher d’opérer. Quand comptes-tu reprendre du service ?

Meredith : Je voulais retourner au Seattle Grace dès demain mais j’attendrai jusqu’à après-demain vu les circonstances.

 

Derek hocha lentement la tête, et se passa lentement la main sur le visage.

 

Meredith : Hum… Je crois que je t’ai réveillé, non ? Excuse-moi. J’étais un peu paniquée.

Derek, en souriant : Tes coups auraient réveillé un mort. Pour cette nuit, prends le lit, je dormirai sur la banquette.

Meredith : Derek, je ne vais pas te chasser de ton propre lit.

Derek, amusé : Il est hors de question que je te laisse la banquette. Elle est réservée aux invités de marque.

Meredith : Voilà qui fait toujours plaisir à entendre. Qu’est-ce que tu entends par « invité de marque » ? Je veux savoir ce que je dois faire pour avoir droit à la banquette.

Derek : Oh, ma notion d’ « invité de marque » est assez large, tu sais. Elle désigne les gens qui savent conduire, qui ne ronflent pas…

Meredith : Des « Anti-Meredith Grey », en gros.

Derek : En gros, oui. Par contre les Meredith Grey ont leur place attitrée dans ce lit.

Meredith : « Les » Meredith Grey ? Elles ne courent pas les rues, tu sais.

Derek : Oh, ça je le sais, oui.

Meredith : Alors, je ne bouge pas de ce lit. Ca t’apprendra à réserver la banquette aux « Anti-Meredith Grey ».

Derek, d’une voix douce : Meredith, je…

Meredith : Chut, je dors déjà.

Derek : Mais il faudrait vraiment qu’on…

Meredith : Je vais ronfler. Bientôt.

Derek : Okay, t’as gagné.

Meredith, les larmes aux yeux : Je sais.

 

Meredith avait consciemment voulu éviter toute discussion avec Derek. Elle savait qu’il voulait avoir une explication avec elle au sujet du mariage, mais cette nuit, elle s’entendait vraiment bien avec lui et se sentait trop fatiguée pour gâcher ce moment. Tous deux se tournèrent vers des côtés opposés, et, dos à dos, ils firent semblant de dormir.

        

honeybunny  (30.11.2007 à 23:30)

Derek préparait déjà le petit-déjeuner lorsque Meredith se réveilla. Elle se tira lentement du lit, un peu honteuse d’avoir été aussi dure avec lui quand il avait essayé de lui parler.

 

Meredith : Bonjour.

Derek, surpris : Bonjour. Bien dormi ?

Meredith, en rougissant : J’ai eu le sommeil agité je crois. C’est le petit-déjeuner que tu nous prépares ?

Derek : C’est ça.

Meredith : Toujours de la truite ?

Derek : Tu sais bien que c’est mon aliment de base.

 

Meredith hocha doucement la tête et s’attabla à ses côtés. Ils mangèrent en silence, Derek n’osait pas lancer la discussion à propos du mariage, et Meredith ne savait pas quoi lui dire.

 

Derek : Tu peux prendre ta douche ici, si tu veux. Il y a encore quelques-uns de tes vêtements dans mes tiroirs.

Meredith : Non, c’est gentil mais je préfère m’occuper de ma voiture… Tu sais, l’assurance, tout ça… Et puis je ne veux pas laisser Cristina seule trop longtemps.

Derek, déçu : Je comprends. Elle va mieux, depuis le mariage ?

Meredith : Difficile à dire. Aucun signe de Burke. Et elle ne me parle pas, elle me dit que tout va bien mais elle a de grosses crises de larmes.

Derek : Alors si tu veux je peux t’emmener jusqu’à ta voiture… ou du moins ce qu’il en reste, on appelle l’assurance… ou peut-être une remorqueuse… enfin bon, ce que tu veux, et après je te dépose chez Cristina.

Meredith : Ca me va.

 

Le trajet jusqu’à la voiture de Meredith se fit dans le même silence embarrassant que quelques heures auparavant. Derek resta auprès de Meredith pendant qu’elle appelait son assurance, puis une remorqueuse, puis, toujours en silence, il s’arrêta devant l’immeuble où vivait Cristina. Il fit descendre Meredith de voiture mais ne pouvait se résoudre à la laisser partir. Il ne voulait pas quitter ce rêve qu’ils avaient vécus et où elle le rejoignait pour qu’il soigne ses blessures. Il voulait la soigner à nouveau. Encore et encore.

 

Meredith : Bon eh bien, on y est… C’est l’immeuble de Cristina.

Derek : Oui, je sais. Ca ira ?

Meredith : Oui, très bien. Au fait, merci beaucoup de m’avoir accueillie hier… et pour la truite, aussi ! Merci pour la truite.

Derek : C’est toujours un plaisir de te gaver de truite dès le matin.

 

Tous deux éclatèrent de rire. Meredith déposa un baiser sur la joue mal rasée de Derek et tous deux s’éloignèrent, l’une vers le perron du building, l’autre vers sa voiture.

 

Meredith : Hé, Derek ?

Derek, se retournant : Oui ?

Meredith, avec un sourire : Je tacherai de me rendre digne de la banquette.

 

Sans attendre sa réponse, elle poussa la porte du bâtiment et gravit quatre à quatre les marches qui la séparaient de l’appartement de son amie. Quand elle entra, elle trouva cette dernière affalée sur le canapé, un paquet de corn-flakes à la main, captivée par une de ces émissions de télé réalité qu’elle prétendait détester du temps de sa relation avec Burke.

Meredith, enjouée : Ha ! Prise la main dans le sac ! Cristina l’intello multi diplômée se goinfre de cochonneries en regardant des émissions débiles ! Cristina est une perdante, une nulle, une fille comme les autres.

Cristina, éteignant la télé : Oh, ça va, hein ! Je n’ai pas de leçon à recevoir d’une très vilaine jeune fille qui a découché, hier soir.

Meredith, avalant quelques céréales : J’ai eu une soirée comme tu n’en vivras jamais.

Cristina : Ca y est ! Docteur Mamour est de retour, plus sexy que jamais ! Vous vous êtes envoyés en l’air ? Vous avez baisé comme des bêtes ?

Meredith, faussement choquée : Cristina !

Cristina : Très bien, miss Coincée. Y a-t-il eu un quelconque acte d’ordre sexuel entre vous et cet être, et qui, il faut bien l’avouer, est une bête de sexe ? Ca te va ?

Meredith : Il n’y a pas eu de sexe.

Cristina, incrédule : Je te demande pardon ? Tu passes une soirée que je ne vivrais jamais, dehors, en pleine nuit, avec un Docteur très Charmant qui te court après, et il n’y a pas de sexe ? Et tu te dis mon amie ?

Meredith : Si toi tu étais mon amie, tu m’aurais demandé pourquoi mon bras est bandé. Alors vas-y, demande.

Cristina, faisant semblant d’être inquiète : Oh mon dieu, Meredith ! Tu vas bien ? Que s’est-il passé ? Tu as mal ? Tu souffres ? Tu dois au moins faire une hémorragie interne ! Oh pitié, Seigneur, faites que l’amputation ne soit pas nécessaire !

Meredith : Bon, ça va. J’ai eu un accident de voiture.

Cristina, redevenue sérieuse : Okay, là, c’est pas drôle. Comment c’est arrivé ?

Meredith : Hier, pendant que tu dormais, je suis allée chez Derek. Et enlève-moi ce sourire triomphant de ce visage de dépressive immédiatement ! Bon. Donc, je voulais aller chez lui. Seulement, à cause de la pluie, ma voiture a dérapé et je me suis encastrée dans un platane. Mon Airbag m’a protégée et je n’ai eu que ça, continua-t-elle en montrant sa blessure. J’étais seule, il faisait nuit, et je n’avais plus de téléphone, alors j’ai décidé de marcher jusqu’à la caravane de Derek, elle n’était pas très loin.          

Cristina, avide : Et… ?

Meredith : Et j’ai frappé à sa porte comme une forcenée, je crois que je l’ai réveillé, d’ailleurs. Il m’a soignée, réchauffée…

Cristina, piochant une poignée de céréales : Ca, c’est le moment que je préfère !

Meredith : Cristina ! Laisse-moi finir. Je disais donc qu’il s’est occupé de moi… Et on s’est endormis.

Cristina : Et c’est tout. Pas d’arrachage de vêtement ni rien ?

Meredith : Non. On a dormi sagement. Les bras le long du corps. J’ai gardé ma petite culotte.

Cristina : Tu as au moins pris une douche chez lui ?

Meredith : Non.

Cristina : Non mais qu’est-ce que t’as dans le crâne ? Qu’est-ce qu’il aurait bien pu te faire ? Te sauter dessus ? Non seulement tu as peur de te mettre nue derrière un mur en sa présence, mais en plus, tu es carrément crade.

 

Meredith baissa les yeux. Cristina avait encore deviné. Peut-être même avant elle. Non, elle n’était pas crade. Seulement être nue chez Derek, sentir sa présence juste à côté, sentir son odeur dans sa douche, c’était devenu une vraie torture. La torture de le sentir là, tout près, mais de ne pas pouvoir le toucher sans devoir s’expliquer. Elle baissa les yeux et fit :

 

- Je sais tout ça.

Cristina, tentant de la réconforter : Je sais que tu le sais. Tu as besoin de temps et tout rentrera dans l’ordre. En attendant, pour l’amour du Ciel, va te laver, Meredith !

Meredith, amusée : D’accord, d’accord. Je vais prendre quelques affaires chez moi. Tu sais, ma vraie maison.

Cristina : C’est vrai que si tu continues à squatter chez moi je vais devoir te faire payer une partie du loyer.

Meredith : Oui, oui, c’est ça, chasse-moi. Je sais que dès que j’aurai le dos tourné, tu rallumeras la télé !


honeybunny  (01.12.2007 à 20:52)

En rentrant chez elle, Meredith trouva Izzie, sa colocataire, allongée à même le sol, en train de regarder la même émission qui avait su captiver Cristina quelques heures auparavant.

 

-Non mais c’est pas vrai ! Je rêve où vous vous êtes toutes changées en épaves aujourd’hui ? Tu n’es pas censée être à l’hôpital, en train de sauver des vies, demanda-t-elle en lui donnant un petit coup de pied dans les côtes.

Izzie, se soulevant à moitié : Tu n’y es vraisemblablement pas toi non plus.

Meredith : Très juste. Mais moi j’ai eu un accident de voiture, ajouta-t-elle en montrant son bras.

Izzie : C’est vrai ? Tu vas pouvoir opérer ? C’est douloureux ? Comment ça a pu arriver ?

Meredith : Tout te raconter serait long et fatigant. En tout cas, je devrais pouvoir opérer dès demain, mais peut-être que je me contenterai de faire des sutures… Et toi, qu’est-ce que tu fais là, demanda-t-elle d’un ton suspicieux.

Izzie, soupirant : J’ai accompagné Alex jusqu’au Seattle Grace mais arrivée là-bas, devine ce que je vois, enfin, plutôt ce que je ne vois pas ?

Meredith, s’accroupissant près d’elle : Il y a des milliers de choses que tu as pu ne pas voir dans un hôpital. Allez, accouche.

Izzie : Georges ! Je n’ai pas vu Georges ! Tu le crois, ça ?

Meredith : Et alors ?

Izzie, hurlant presque : Alors je suis allée voir Bailey, et elle m’a simplement dit qu’il prolongeait son congé avec Callie parce que maintenant c’est elle la Chef et elle décide de tout ! Tu te rends compte, un peu ? Et d’ailleurs, ça fait combien de temps qu’on n’a pas eu de nouvelles de Georges ? Hein ? Tu le sais ? Eh bien depuis le mariage, Meredith ! Depuis quand Georges, Georges O’Malley, notre Georges, part Dieu sait où avec cette inconnue ?

Meredith : Depuis que cette inconnue est sa femme et que nous ne sommes pas sa mère.

Izzie, se levant d’un coup : C’est un tel manque de gratitude ! Après tout ce qu’on a fait pour lui !

Meredith, se levant à son tour, et essayant d’apaiser son amie : Georges ne nous doit rien, Izzie.

Izzie, s’époumonant : Tu l’as accueilli chez toi !

Meredith : Il payait son loyer.

Izzie : On est tous restés à ses côtés quand il avait la syphilis !

Meredith : On a été les premiers à se moquer de lui.

Izzie, fonçant vers la cuisine : Arrête d’avoir toujours réponse à tout !

 

Après quelques instants, Meredith rejoignit lentement sa jolie colocataire dans la cuisine.


Meredith :
Tu ne veux pas m’en parler ?

Izzie, cassant un œuf sur la bordure d’un bol : Te parler de quoi ?

Meredith : De la raison qui te pousse à me crier dessus et à faire la cuisine avec une telle fureur.

Izzie, suspendant son geste : Si je te le dis, je serai obligée de te tuer.

Meredith, trempant son doigt dans la pâte du gâteau : C’est mon genre de secret préféré. Vas-y.

Izzie, sans lever les yeux de sa préparation : J’aime Georges. Je lui ai dit.

Meredith : Et après ?

Izzie, ajoutant de la farine : Et après ? Tu es sérieuse là ? Je lui ai dit que je l’aimais. Que je l’aimais d’amour. Je lui ai fait une sorte de déclaration. Et là, je ne sais pas où il est, sa grosse femme est devenue ma patronne et ils s’offrent des congés sans prévenir qui que ce soit.

Meredith : Callie n’est pas si grosse.

Izzie : Si tu avais un peu de pitié pour moi, tu m’approuverais.

Meredith : Tu n’as pas besoin de ma pitié. Tu as juste besoin de parler avec Georges. Tu sais qu’il refait son internat ?

Izzie hocha tristement la tête.

Meredith : C’est normal qu’il soit un peu distant… Mais ça va passer. Vous avez juste besoin de temps. Et puis, il fera peut-être une croix sur sa très grosse femme, fit-elle avec un clin d’œil pour sa colocataire.

Izzie lui sourit doucement, et se replongea dans sa recette de cuisine.

 

Meredith, satisfaite d’avoir apaisé son amie, se dirigea avec lassitude vers sa chambre. Elle se trouvait très hypocrite de donner des conseils en matière de sentiments à Izzie, tandis qu’elle-même n’était pas capable d’exprimer les siens à Derek. Tout le monde y arrivait pourtant. Izzie, Derek, Burke, même Cristina l’avait fait. Et dire qu’elle était plus amoureuse que jamais et qu’elle n’avait jamais été aussi tétanisée de sa vie. Pourtant, elle seule pouvait changer tout ça. Elle le savait. Il suffirait qu’elle s’ouvre, qu’elle se contente de dire ce qu’elle ressent au plus profond d’elle-même, et Derek serait comblé de bonheur et ferait d’elle la plus heureuse des femmes. Un bain. Un bain et Derek. Derek dans sa baignoire. Oui à ce moment précis, c’était tout ce qu’elle voulait. Malheureusement, elle se contenta de se laver seule en prenant garde à ne pas mouiller son bandage et écrivit, comme elle en avait pris l’habitude ces derniers jours, « Derek », sur son miroir couvert de buée

honeybunny  (07.12.2007 à 18:34)

Le lendemain, Izzie et Meredith partirent au Seattle Grace, un peu anxieuses de devenir de vraies résidentes et d’avoir des internes sous leur responsabilité. Lorsqu’elles entrèrent dans le vestiaire, Critina était déjà, euphorique d’être de retour dans son univers.

 

Cristina : Vous savez quoi ? Rien ne vaut l’atmosphère stérilisée d’un bloc pour vous faire oublier un mariage raté.

Izzie : Tu as déjà opéré ? Tu ne perds pas de temps !

Cristina, le regard rêveur : Imaginez-vous une nuit entière passée à nettoyer et à évacuer l’intestin d’un patient…

Alex, la coupant : Et vous obtiendrez une Cristina qui prend un pied d’enfer ! Rassure-toi ma belle, je suis très ouvert d’esprit et chacun trouve son orgasme comme il l’entend.

Cristina, vexée : Au moins, je ne fantasme pas sur une belle inconnue rebaptisée Ava que je n’ai même pas su retenir !

Alex : Je te conseille de retirer ce que tu viens de dire immédiatement !

Cristina : Ah oui ? Sinon quoi ? Tu vas rester bouche bée et me regarder partir sans broncher, c’est ça ? Docteur Karev, une telle virilité en ferait rougir plus d’un, ironisa-t-elle.

 

Alex, furieux, sortit des vestiaires avec un dernier regard méprisant pour le Dr Yang, et alla accueillir ses nouveaux internes. Autour de Cristina, Meredith et Izzie restaient pétrifiées.

 

Izzie : Euh… Je vais voir comment va Georges, se défila-t-elle. Enfin, s’il est là. Enfin, s’il veut bien me parler, aussi. Et donc, hum… à bientôt. Amusez-vous bien !

 

Ce fut à son tour de quitter précipitamment la pièce. Meredith se tourna lentement vers son amie.

 

Cristina, agacée : Non, Meredith, il est hors de question que tu me fasses la morale. J’avais décidé que cette journée serait parfaite et elle a commencé avec une exploration approfondie des tripes d’un pauvre mec. Karev a perdu une bonne occasion de se taire, mais cette journée sera exceptionnelle. De toute façon, je ne me suis jamais autant éclatée qu’avec des intestins. Ils sont bien plus amusants que les cœurs tout frétillants.

Meredith : Un jour ou l’autre, tu devras faire une opération cardio avec Burke, et là, il ne sera plus question de te défiler.

Cristina : En attendant, appelle-moi « Miss Occlusion-Intestinale », vu ? Allez viens, on va être à la bourre et je sens que je vais passer pro dans l’art de torturer des internes, cette année.

 

Les deux jeunes femmes se dirigèrent à leur tour vers le comptoir principal du bâtiment où leurs internes les attendaient. Les jeunes médecins étaient tous acculés contre un mur, et observaient d’un air terrifié le bal incessant des infirmières, des brancards, des perfusions, et des titulaires. Cristina et Meredith s’arrêtèrent un instant pour les regarder, l’une d’un air machiavélique, et l’autre d’un air attendri.

 

Meredith : Nos nouveaux internes…

Cristina : Nos nouveaux jouets, tu veux dire.

Meredith : Ils ne savent pas ce qui les attend.

Cristina : Je sens que cette année va être celle de mon épanouissement professionnel.

Meredith : Aux dépens de tes internes.

Cristina : Bien évidemment.

 

Toutes deux s’approchèrent, Cristina en tête.

Cristina : Qui est avec moi ?

 

Une poignée d’internes s’approchèrent.

 

Cristina, l’air courroucé : Très bien, je reformule. Qui est avec moi et m’a apporté un café ?

 

Tous se regardèrent, horrifiés.


Cristina : Okay, je vois. Tous à la mine. Et pas de discussion. J’espère pour vous que vous apprendrez vite, si vous voulez voir un bloc de près, un de ces jours.

 

Les internes se dirigèrent à la mine, l’air abattu. Un jeune homme se pencha à l’oreille d’une autre « blouse blanche » et lui glissa : « Quand je pense que c’est elle notre résidente attitrée. Cette femme est un vrai tyran ! ». A ces mots, Cristina se tourna vers Meredith, un large sourire aux lèvres :

-Tu as entendu ça ! Je suis le nouveau tyran. Cette journée s’annonce délicieuse. Je ne suis plus Miss Occlusion-Intestinale. Je suis le tyran, pire que Bailey !

Meredith, levant les yeux aux ciel et se tournant vers ses internes : Pour tous ceux qui restent, j’ai le plaisir de vous annoncer que vous n’êtes pas avec cette folle furieuse et que vous allez avoir la chance de faire les visites avant un aller simple pour la mine. Alors, allez, on se remue.

    

 

Les visites commençaient par un cas neuro, pour le plus grand plaisir de Meredith. Elle eût grand’ peine à cacher son sourire lorsqu’elle vit les cheveux impeccables de Derek et son air concentré lorsqu’il vérifia les constantes du patient. Elle observa que plusieurs internes, chez les filles comme chez les garçons, restèrent bouche bée devant le sourire charmeur que leur adressa le neurochirurgien lorsqu’ils firent leur entrée. Meredith, un peu inquiète, étudia chacun de ses nouveaux élèves et se rassura : « Aucune chance », pensa-t-elle. Pas de petite amie potentielle du Docteur Mamour dans cette pièce, à part elle. « Tu peux respirer, maintenant ».  

L’interne qui présenta le cas était particulièrement incompétente, et Meredith dû la reprendre à plusieurs reprises. Derek confia ce cas à Meredith, et lorsqu’ils sortirent de la chambre, l’interne en question se jeta sur le Charmant Docteur.

 

Interne : Oh mon Dieu ! Si j’avais su que vous étiez mon patron, je ne serais jamais…

Derek, abasourdi : Excusez-moi, on se connaît ?

Interne : Vous ne vous souvenez pas de moi ? Le bar, chez Joe ! Je voulais vous offrir un verre, mais vous avez refusé, un peu à contrecoeur, je crois.

Meredith et Derek se figèrent instantanément. Tous deux se souvenaient de cette jeune fille, qui, l’espace d’un instant, avait été le rayon de soleil du titulaire. Sans la connaître, Meredith l’avait redoutée et Derek avait juste envie de l’oublier et de se focaliser sur Meredith. Il se tourna cers cette dernière.

Derek : C’est ton interne ?

Meredith hocha la tête, en signe d’approbation. Elle regardait Derek d’un air implorant, lui demandant ce qu’était réellement cette fille à ses yeux. Pour la rassurer, Derek se rapprocha d’elle tout en serrant la main de l’interne : il ne voulait pas non plus la froisser.

Derek : Eh bien, je suis Derek Shepherd, chef du service de neurochirurgie.

Interne : Et moi Lexie, Lexie Grey.

Une fois de plus, Derek et Meredith pâlirent simultanément. Mais cette fois, Meredith prit la parole :

Meredith, d’une voix peu assurée : Lexie Grey… Avec un « Grey » comme dans Meredith Grey.

Lexie Grey, enthousiaste : Oui, c’est ça. Je la cherche depuis ce matin mais…

Meredith : C’est moi, fit-elle en montrant le col de sa blouse brodé à son nom.

Lexie : Oh mon Dieu !

Meredith : Oh mon Dieu.

Derek : Nom de Dieu !

Lexie : On a beaucoup de choses à se dire !

Meredith : J’imagine, mais là je vais vomir. Ou me tuer, je ne sais pas encore.

Derek, éperdu : Meredith, reviens !

Meredith, les larmes aux yeux et courant vers une salle de garde : Non Derek, non. De toute façon je sais que tu t’occuperas très bien d’elle.

Lexie : Il y a un problème ?

Derek : Meredith et moi on…

Lexie, gênée : Oh, je vois. Ca ne va pas l’aider à m’apprécier, je crois.

Derek : De quoi ?

Lexie : Que je vous aie dragué dans un bar !

Derek : Vous me draguiez ?

Lexie : Ca, c’est vexant. Presque plus que le fait que vous ne m’ayez pas reconnue ce matin. Ca ne doit pourtant pas vous arrivez si souvent, de rencontrer vos futurs internes dans des bars, si ?

Derek, fixant la porte par laquelle Meredith venait de s’engouffrer : Si. Plus souvent que vous ne l’imaginez, Docteur Grey.

 

Puis, plantant son interne sans façon, il se précipita vers la salle dans laquelle Meredith venait d’entrer. Il la trouva assise à même le sol, de grosses larmes ruisselant sur son joli visage.

Derek, s’asseyant à ses côtés : Je suis désolé.

Meredith : Tu as de quoi. Tu as vraiment de quoi. Comme si mon père ne me suffisait pas, il faut que sa fille débarque dans ma vie, et dans la tienne, en plus !

Derek : Je ne savais pas qui c’était. Je te le jure.

Meredith : Tu as des sentiments pour elle ?

Derek, séchant ses larmes : Pourquoi tu me demandes ça ?

Meredith, se levant : Parce que le jour où tu m’as parlé d’elle, elle était ton rayon de soleil. Et elle sera là, tout le temps, tous les jours. Et on veut tous toujours plus de soleil.

 

Elle soupira une dernière fois et sortit de l’obscurité de la salle de garde pour rejoindre l’aveuglante lumière des néons de l’hôpital. Elle rejoignit son groupe d’internes, et continua les visites, évitant avec soin le regard interrogateur de sa demi-sœur. Cristina s’était plantée en beauté. Cette journée ne s’annonçait vraiment pas parfaite.

  

  


honeybunny  (09.12.2007 à 17:50)

Alors que tous les médecins du SGH se précipitaient vers la cafétéria à l’heure du déjeuner, le Docteur Meredith Grey trouva refuge dans un placard isolé. Dès qu’elle eût fermé la porte, elle se laissa lentement glisser le long du mur en poussant un long soupir, à la fois soulagée et désespérée de s’y retrouver seule. Entre deux interventions, elle et Derek avaient l’habitude de s’offrir une visite approfondie de ce type de buanderie, en faisant l’amour dans chaque recoin. En repensant à ces souvenirs torrides, elle ne put s’empêcher de sourire…

 
Flash-back : 


- Tu es sûr que personne ne nous a vus rentrer ?

- Non, ils doivent tous déjeuner de toute façon, assura-t-il en enfouissant son visage dans le cou de Meredith. Et moi… je vais avoir droit à mon plateau repas préféré.

- Bon appétit, docteur Shepperd, fit-elle en enlevant ses vêtements.

Tous deux échangèrent un regard complice et Meredith commença à déshabiller très lentement son Docteur Mamour. Une fois que tous deux furent entièrement nus, elle s’approcha pour l’embrasser mais se contenta de lui effleurer les lèvres du bout de sa langue.

- Tu comptes me mettre au supplice, demanda-t-il en souriant.

- Avoue que tu adorerais ça !

- Oh oui mais rendre un neurochirurgien fou de désir juste avant une opération capitale pourrait avoir de lourdes conséquences…

- Telles que… fit Meredith en embrassant tendrement ses épaules.

- Oh telles qu’un bistouri qui dérape, une envie de sexe qui m’aveuglerait totalement et qui me conduirait à te sauter dessus devant les infirmières, le patient, et la galerie, très fréquentée par le chef.

- Ce serait tout simplement dramatique, lui murmura Meredith en baisant son torse.

- Un vrai massacre, assura Derek, qui commençait déjà à s’essouffler sous les caresses de son interne. Je ne vois qu’une seule solution, chuchota-t-il en fermant les yeux.

- Profiter de notre plateau-repas tout de suite avant de mourir de faim, conclut Meredith en revenant à sa hauteur et en plantant ses yeux dans les siens.

 

Derek, hypnotisé, hocha la tête et la plaqua avec fougue contre le mur. Il embrassa son cou, ses seins, son ventre, autant par envie que pour s’empêcher de crier, tandis que Meredith se mordait les joues pour rester discrète.


 Retour au présent. 



Meredith était adossée au mur qui avait tant de fois assisté à leurs ébats passionnés. Maintenant, il la dégoûtait.

 

… : Ne me dis pas que tu fuis aussi la cafétéria, lui dit une voix familière.

Meredith : Georges ! Oh mon Dieu, ça fait longtemps ! Izzie s’est fait un sang d’encre pour toi.

Georges : C’est ce que j’ai cru comprendre. Elle a essayé de me parler toute la matinée.

Meredith : Et tu l’as évitée ?

Georges : Meredith…

Meredith : Non mais est-ce que tu réalises ? Elle tient vraiment à toi, elle s’inquiète, et toi tu l’évites !

Georges : Mais Meredith, je ne pouvais pas…

Meredith, lui donnant un gros coup de poing dans l’épaule : Non, non et non ! Vous êtes tous les mêmes, soit vous en voulez trop, soit vous vous faites oublier, c’est trop facile ! Tu n’as aucune excuse.

Georges, lui prenant les poings et criant à son tour : Meredith, je vais être papa.

Meredith, après un court silence : De qui ?

Georges, agacé : Meredith, je ne suis pas un tombeur, je ne suis pas le genre de mec à coucher avec n’importe qui et à avoir une dizaine d’enfants illégitimes !

Meredith : C’est pour ça que tu t’es absenté avec Callie.

Georges hocha doucement la tête.

Meredith : C’est pour ça que tu évites Izzie.

Georges, hochant de nouveau la tête : Tu te rends compte, je suis un interne, Meredith, un interne. Et je ne suis pas heureux. Pas avec Callie.

Meredith : Tu veux divorcer ?

Georges : Ce serait vraiment lâche. J’ai toujours aimé les enfants et Callie est une fille bien. Elle ne mérite pas d’élever un enfant seule, tu sais. Et puis, mon père a toujours été là alors moi je ne me vois pas agir différemment avec ce bébé.

Meredith, posant sa main sur son épaule : Vous êtes un mec bien, Georges O’Malley. Définitivement. 

Georges lui sourit faiblement.

Meredith : Au fait, tu aurais agit pareil si j’étais tombée enceinte… Tu sais, après « notre folle nuit d’amour » ?

Georges, avec une grimace : Meredith, cette nuit-là, je ne t’ai même pas pénétrée.

Meredith, rougissant : Ah oui ? Pourtant…

Georges, souriant : Là tu ne sais plus où te mettre, hein ? Faut dire que j’aurais de quoi être vexé, tu sais.

Meredith, gênée : Georges, excuse-moi, je ne voulais pas…

Georges : Tout va bien. Je ne suis pas vexé. Cette soirée était absolument hilarante, non ?

Meredith : Ne m’en parle pas !

Georges, en riant : Bon, le devoir m’appelle… Tu sais, l’internat, les corvées, les résidents imbus d’eux-mêmes…

Meredith : Qui est ton résident ?

Georges : Alex.

Meredith, mimant la douleur : Aïe.

Georges, avec ironie : Pour l’instant ça va, je n’ai eu qu’à examiner les selles de quatre patients constipés ! Et d’ailleurs, je dois y replonger. Essaie de bouger un peu, tu vas prendre racine dans ce mur !

Sur ce, il sortit avec un dernier regard de compassion pour son ancienne colocataire.

 

Dans l’obscurité, Meredith se laissa aller à pleurer. Elle ne savait même pas pourquoi. Sans doute à cause de ce fichu mur qui connaissait tant de secrets. A cause de cette opération qu’elle allait devoir pratiquer dans trois heures et qui lui ferait affronter Derek, son regard bleu, et son sourire plein d’amour. A cause de Lexie, aussi. Derek ne devait pas partir avec elle. Addison n’avait pas réussi à les séparer, alors Lexie Grey n’y parviendrait certainement pas. Elle l’aimait trop pour qu’il ne le sache pas. Elle l’aimait trop pour qu’il pense qu’elle jouait avec lui. N’avait-il pas encore compris qu’elle n’avait jamais aimé comme ça auparavant ? Qu’elle était pétrifiée ?

Meredith en était là de ses réflexions lorsque Cristina fit irruption dans la pièce. Meredith sécha aussitôt ses larmes, et se tourna vers son amie, toute haletante et transpirante.

 

Cristina : Burke… Burke… Oh mon Dieu, Burke veut me parler.

Meredith, d’un air ravi : Oh mais c’est génial, ça ! Il veut se remettre avec toi, c’est ça ? De toute façon, rien n’est perdu ! Il y a encore pas mal de caisses de champagne à la cave, on n’a pas mangé toute la pièce montée, et le foie gras est encore dans le papier alu.

Cristina, paniquée : Non Meredith, je parle de Burke version rouge à lèvres, Burke version talons aiguilles, Burke version mise en pli….

Meredith : Okay, je vois. Mama Burke est dans la place.

Cristina : Oui, et plus poudrée que jamais. Elle veut me voir.

Meredith : Elle est ici ?

Cristina, hochant la tête : Je l’ai croisée à l’accueil et elle m’a dit qu’elle me cherchait, qu’elle voulait qu’on ait une discussion à propos du… Enfin, bon, je me suis défilée, je lui ai dit que j’avais une opération urgente et là… Là, elle a dit « Très bien », et elle est allée s’asseoir dans la salle d’attente. Tu imagines, Meredith ? Elle m’a dit « Très bien », et là, elle m’attend !

Meredith : Pour un tyran, je te voyais plus courageuse.

Cristina : Tu ne comprends pas. Mama Burke, c’est un dragon, un iceberg, le Jugement Dernier…

Meredith : Tu es juive.

Cristina : Et après ? Tout ça pour dire qu’en tant que « ma personne », tu vas devoir me rendre un petit service.

Meredith, se levant brusquement : Oh non, mes problèmes de cœur sont assez importants pour que je sois dispensée de gérer ta période post-mariage.

Cristina : Meredith, je te supplie de le faire. Va lui parler, explique-lui que je ne peux pas…

Meredith : Alors dans ce cas-là, tu n’évites plus Burke et tu vas même lui parler et faire ta lèche-bottes pour qu’il te prenne sur une opération.

Cristina : Je n’évite plus Burke mais je ne fais pas ma lèche-bottes et tu vas parler au dragon.

Meredith : Tu n’évites plus Burke et tu me promets de me soutenir pendant la période de déprime « Docteur Mamour » qui se profile devant moi. Même si je me saoûle et que je tricote. Et en échange, je vais voir le dragon.

Cristina : T’es dure en affaires… Tu tricoteras pour de vrai ? Encore ?

Meredith : C’est ma dernière offre.

Cristina : Okay, t‘as gagné, je vais aller la voir.

Meredith, satisfaite : J’étais sûre que le coup du tricot viendrait à bout de toi.

Cristina : En tout cas, comme « personne », tu es vraiment nulle, souffla-t-elle avant de se diriger d’un pas décidé vers la salle d’attente.    

         


honeybunny  (16.12.2007 à 20:21)
En raison d'une connection Internet vraiment défectueuse je préfère arreter d'écrire. Je laisse le champ libre aux autres écrivains pleins de talent que j'ai rencontrés sur ce site, je suis sure qu'ils sauront la continuer voire la terminer à merveille.
Merci à tous du soutien que vous m'avez apporté et j'espère sincèrement que cette fic ne restera pas au point mort. Elle est désormais libre.
Un merci tout particulier à mylène qui a été très enthousiaste et m'a été d'un soutien précieux.
Bonne année à tous !

honeybunny  (05.01.2008 à 18:41)
Meredith sortit de son placard et rejoignit ses internes ! rien d’extraordinaire durant toute la matinée, la routine, pas d’intervention, elle attendait Christina à la cafétéria, détourna son regard quand elle vit Lexie passer, et en fit de même avec Derek.

Christina 
: tu ne vas pas me croire ! une matinée incroyable ! une transplantation cardiaque, j’ai affronté le dragon qui s’est avéré être un petit chaton attendrissant !

Meredith
 : pas possible raconte !

Christina
 : en bref, elle est désolée pour ce qui m’est arrivé, j’arrive pas à le croire, elle a dit que j’étais formidable et qu’une fois mon chagrin passé je deviendrai un grand chirurgien !!!

Meredith
 : elle a vraiment dis çà !

Christina : oui, par contre évite de croiser son chemin ! elle en a après toi !

Meredith 
: ah bon ! mais pourquoi !

Christina
 : elle a pas apprécié que tu ais largué Derek ce jour là apparemment ! tu as vraiment fais çà ? Je ne sais toujours pas ce que tu lui a fais ! il s’est passé quoi au juste !

Meredith : tu veux vraiment le savoir ! je préfère te laisser à ton enthousiasme, je t’ en parlerai plus tard ! je vais tenter de sauver des vies, sinon c’est moi qu’il va falloir sauver bientôt !

Christina
 : comme tu veux, mais évite l’accueil, le dragon est encore là !

Meredith
 : merci du renseignement ! hey Izzie ! je ne t’ai pas vu de la matinée !

Izzie
 : et alors ! je travaille !

Meredith
 : ouh là !  ca n’a pas l’air d’aller ! Tu as parlé à Georges ?

Izzie
 : comment veux tu que je lui parle ! il m’évite, il fait comme si je n’existais plus !

Meredith
 : ne crois pas ça, au contraire !

Izzie
 : tu sais quelque chose, tu lui as parlé !

Meredith
 : oui ! je ne peux rien te dire ! Mais il faut vraiment que vous ayez une conversation tous les 2 !

Izzie
 : facile à dire !

Meredith
 : facile ! demande à Alex de t’échanger un interne !
 
Izzie : j’y avais pas pensé, t’es géniale !

Meredith était ravie d’avoir pu aider Izzie, mais espérant tant qu’on lui vienne aussi en aide, son père, lexie, Derek, tous ses amis traversaient de mauvais moments, mais s’en sortaient tant bien que mal, alors pourquoi pas elle, elle se forçait à y croire.

maluzo83  (18.01.2008 à 09:51)

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