Résumé:
Mon nom : Meredith Grey. Age : 27 ans. Profession : Interne en chirurgie. Situation familiale : Fille d'Ellis Grey qu'on ne présente plus. Euh... célibataire. Enfin cela dépend de ce qu'on entend par célibataire. Selon moi, on ne l'est jamais vraiment mais on l'est toujours un peu. Signe particulier : baisouille avec son patron. Je sais c'est original mais attention, il y a beaucoup plus de femme que vous le pensez qui s'adonne à cette activité.
Meredith n'a avait pas vraiment choisit ce signe particulier, en tout cas au début. Ce fut le hasard. Où plutôt ce fut la malchance. Oui, cette putain de malchance qui la torture depuis sa naissance. En réalité dans sa vie, elle n'a rien choisit a part son boulot et sa meilleure amie, Cristina Yang, la plus compétitive des internes de toute l'histoire de la médecine. Cristina se passionne pour les anévrismes aortiques alors que Meredith elle a une passion pour les bars et les aventures d'un soir qui vont de paire. C'est ainsi qu'elle rencontre Shepperd, Derek Shepperd, brillant neurochirurgien des plus réputés du pays.
« Hé, mais comment aurais-je pu savoir que c'était en réalité mon patron ?! » Mais bon, c'est la vie, Rien de plus, rien de grave.
Introduction
« Meredith Grey, c'est mon nom...où plutôt Docteur Grey. Oui, ça sonne mieux ! Et puis après tout, je suis un médecin...à moitié...enfin, je pourrais potentiellement l'être. Oui, je sais c'est pas très clair. J'ai peut-être un peu trop abusé sur l'alcool ce soir.
Enfin, ce qui est sûr, c'est qu'il y a encore un mois, j'étais en fac de médecine où on peut le dire, je m'en suis plutôt bien tirée. Bon c'est vrai, je en suis pas sortie première de ma promotion comme ce fut le cas pour ma mère. Ma mère : Ellis Grey. Son nom vous dis quelque chose ? Pas étonnant ! Elle est célèbre dans le milieu médical. C'est la première grande chirurgienne. Certains disent que c'est une légende vivante. Pour moi, c'est juste ma mère. Une mère qui n'a pas toujours été là, une mère qui... enfin, bref ! Revenons à nos moutons. Comme je vous el disais, je viens de terminer la fac de médecine. Donc comme l'impose l'ordre des choses, je m'apprête à entamer mon internat en chirurgie au Seatle Grace Hospital. L'époque où on pratiquait sur des « patients » déjà morts et bel et bien révolue. Dès demain, j'aurais des vies entre mes mains. Oui j'ai bien dis des vies. 9a vous fait peur ? Moi aussi ! Je suis sur la ligne de départ. C'est partit pour la grande aventure ! Euh... je n'aime pas trop les aventures.
Enfin, tout ça pour dire que demain, c'est mon premier jour de travail. Demain commence ma première garde de 48 heures.
D'ailleurs, c'est pour cela que je me retrouve dans ce bar ce soir. En réalité, je ne suis pas censé être là mais plutôt dans l'enceinte même de l'hôpital. C'est ce soir qu'avait lieu la soirée de présentation des nouveaux internes. Nous avons eu droit au long discours du chef de chirurgie, Richard Webber. Je le connais. Enfin, c'est plutôt lui qui me connaît. Il paraît qu'à une époque déjà lointaine, il changeait mes couches. Non, ce n'est pas une blague. Moi, vous imaginez, j'étais trop petite pour m'en rappeler. Je crois avoir compris que lui et ma mère ont fais leur internat ensemble. Je dis bien « je coirs » car ma mère ne m'a jamais beaucoup parlé de cela.
Ce soir, j'ai remarqué quelques internes. En particuliers, Christina avec qui j'ai discuté. En fait, c'est la seule avec qui j'ai discuté. C'est peut-être mon côté misanthrope qui ressort. Elle me plaît bien. Je parle de Christina bien sur. On pourrait bien s'entendre. Elle est comme moi. C'est peut-être un peu tôt pour l'affirmer mais on a les mêmes... Les mêmes quoi ? Je sais pas, c'est difficile je en me connais pas moi-même. Mais je sais qu'on va bien s'entendre. On est pareils, je le sens ! Christina est déjà partie. Elle m'a dit qu'elle devait se lever tôt demain pour être en avances avant les visites matinales. C'est bizarre, non, vouloir être en avance ? Elle a rajouté que c'est pour être sur les meilleurs cas. C'est peut-être bizarre mais bien justifié. Que la compétition commence !
Après son départ, je me suis de suite dirigée vers le bar de Joe juste en face de l'hôpital. Les bars sont mes refuges. J'avais besoins d'une bonne dose d'alcool histoire d'oublier une dernière fois que demain était le grand jour. Je sais la gueule de bois pour un premier jour de travail n'est pas recommandée mais qui a dit que c'était interdis. Sûrement pas moi !
luna1 (13.01.2008 à 15:47)
L'activité nocturne de Seatle n'a plus à faire sa réputation. C'est une grande vile qui bouge...même la nuit. Surtout la nuit !
Les gens ont fini leur journée de travail et aiment sortir entre amis, entre collègues ou seuls pour éviter de rentrer chez eux où ils seront encore seuls.
La nuit, sous les étoiles, les gens ne sont plus les mêmes. Certains jouent un jeu et d'autres au contraire se révèlent. C'est la chaleur de la foule, la lumière de la lune, le secret de l'obscurité, l'ivresse de l'alcool. La nuit est propice aux rencontres. Les bars sont propices aux rencontres...
Ce soir-là, comme pratiquement tous les soirs, c'était chez Joe, en face de l'hôpital que se vit la nuit. A croire que les gens aiment cette ambuance enfumée qui picote les yeux. La solitude se fond dans cette chaleur.
Chez Joe, une musique de fond berçait cet univers nocturne. Les gens oubliaient leurs problèmes devant un verre de whisky ou de vodka. Ou encore en partageant une partie de fléchette avec des inconnus au fond du bar.
Généralement, les plus déprimés sont assis, seuls, sur les hauts tabourets au niveau du comptoir. Ces gens, une clope à la main et le regard dans le vide sont affalés sur le bar.
Mais ce soir là, une sortait du lot ! Assise sur un haut tabouret, elle se tenait bien droite. Ses cheveux mi-longs châtain clair lui tombaient en cascade sur ses épaules dénudées. Son corps se dessinait dans une magnifique robe noire qui dévoilait son dos et ses fines jambes.
L'homme assis derrière elle l'observait depuis un moment. Il ne pouvait la voir que de dos. Seulement, il le savait déjà : c'étais une belle femme. Inexplicablement, elle l'attirait comme un aimant. Lui n'était pas mal non plus et il le savait également.
- Je peux m'asseoir ? Finit-il par demander en désignant le tabouret à côté.
A ce moment là, le mystère se brisa. La femme se tourna, dévoilant son visage d'ange. Elle était réellement magnifique. Ses yeux bleus – verts presque transparents se posèrent sur l'homme. Elle repoussa ses cheveux d'or derrière ses épaules, laissa échapper un sourire en coin et répondit :
- Seulement si vous m'offrez un verre.
L'homme commanda alors deux whiskies et s'assit.
- Enchanté, moi c'est Derek.
- Meredith.
- Alors Meredith, pourquoi une si jolie femme comme vous est seule dans ce bar au milieu de la nuit ?
- Je me saoul pour oublier.
- Ah ! Une femme à problèmes. J'aime ça !
- Plutôt une femme flipante.
- C'est encore mieux.
Meredith et Derek rirent ensemble. Leurs regards se croisaient puis se perdaient. Des sourires en coin s'échappèrent. Leurs charmes se rencontrèrent. Son regard azur troubla Derek. Son sourire envoûtant bouleversa Meredith.
« Je t'en pris Meredith, arrête de regarder ses lèvres. Je en sais même plus son nom. Ah si, Derek. L'alcool me fait perdre la tête...ou c'est peut-être lui qui me fait cet effet là. Oulala, je ne sais plus trop où j'en suis. Je suis sûre que d'une chose : j'ai trop d'alcool dans le sang. Et l'alcool se marie très mal avec le célibat. »
Meredith était habituée à cela. Souvent des hommes venaient l'aborder. Ils lui offraient un verre. Ils parlaient et finissaient la nuit ensembles. Et avec cela, jusqu'à ce soir, Meredith n'avait aucun problème. Elle trouvait cela plutôt amusant. Mais ce soir, c'était différent. Derek était différent. Sa façon de la regarder était différente. Meredith se sentait bizarre. Elle ne se reconnaissait plus. C'était étrange, ce sentiment inconnu...
- Alors, tu fais quoi dans la vie ? demanda Derek
- Tu veux parler de mon métier.
- Heu... oui. En général c'est de cela qu'on veut parler quand on demande à quelqu'un ce qu'il fait dans la vie.
- Je t'en prie, parlons de tout sauf de travail ! s'exclama Meredith.
- Alors, parle-moi de toi.
« Pourquoi je doute ?! Je fais comme d'habitude : je le ramène à la maison, on s'envoie en l'air et au petit matin, je lui dis d'un air désespéré qu'on s'est bien amusé la nuit dernière mais que rien n'est possible entre nous. Ca marche à tous les coups. C'est rapide et efficace ! En plus, je en le reverrais plus. Alors je ne vois pas où est le problème ! »
- J'ai une voiture et je n'habite pas très loin, répondit alors Meredith.
- Je ne connais pas Seattle.
- Je te ferais visiter.
Ils se levèrent en vitesse. Meredith attrapa son manteau et son sac. Elle lança ses clés de voiture à Derek. Elle n'était pas en état de conduire. La voiture de faufila dans les rues illuminées des lumières nocturnes.
- Je suis une fille très flippante. Tu es sûr de vouloir entrer ? demanda Meredith à Derek sur le seuil de la porte.
- Je prends le risque, répondit Derek.
Avant même que la porte ne s'ouvre, leurs lèvres hésitantes se frôlèrent puis se déchaînèrent. La douceur et le goût sucré des lèvres de cet ange transportèrent Derek. La passion et la fureur de ce baiser fit chaviré Meredith. Leurs mains devinrent interdites, dans la chevelure de lui, sous le t-shirt d'elle.
Les deux amants s'écroulèrent sur le divan, leurs lèvres toujours scellées. Les caresses, les baisés dans le cou... partout les firent frissonner. Leur nudité illuminait la nuit. L'ivresse du plaisir les emporta...
luna1 (13.01.2008 à 15:49)
Une main longue et fine tâtonna la table passe près du divan et s'empara d'une montre qui n'était pas la sienne. 7 heures ! Les visites matinales commençaient au SGH.
« Je ne pouvais pas faire mieux : arriver en retard et avec la gueule de bois à mon premier jour de boulot, ça promet ! Mais... c'est quoi cette main sur mon sein ! C'est... c'est quoi ce bras poilu ! Alors ce n'était pas un rêve, j'ai bien couché avec cet homme cette nuit ! »
Meredith se souvint alors de cette rencontre chez Joe. Derek portait une chemise rouge, arborait un brushing parfait et un sourire charmeur. Il était terriblement séduisant.
Cette même chemise gisait désormais sur le tapis du salon avec également la robe noire de Meredith, le jean de Derek, le... le soutient gorge !
La jeune femme se tourna vers son amant d'un soir. Ce dernier dormait toujours, collé contre elle et leurs jambes entrelacées. Même dans son sommeil, il ne perdait pas son sourire ravageur.
A la vue de cet homme, Meredith ressentit le même sentiment inconnu et étrange que lors de leur rencontre. Elle ne pu résister, se fendit d'un large sourire, cala sa tête dans le creux de l'épaule de Derek et posa avec douceur sa main sur son torse viril.
« Hé, oh ! Ca veut dire quoi ça ! Aller, on se lève ! Je suis déjà en retard et en plus, je glande au lit dans les bras d'un inconnu plutôt pas mal... même sexy, très sexy... carrément canon ! D'accords, je vais prendre une bonne douche froide, ça me calmera ! »
Meredith repoussa délicatement le bras musclé qui l'entourait, se leva et enroula son corps nu dans une couverture. Elle attrapa un oreiller qu'elle s'apprêta à lancer sur Derek pour le réveiller et lui dire comme elle en avait l'habitude que cette nuit c'était super mais que rien n'est possible entre eux et blablabla et blablabla...Mais cette fois-ci quelque chose l'en empêcha. Et si elle n'avait pas envie que se soit juste le coup d'une nuit. Et si ce sentiment bizarre n'était pas juste un sentiment bizarre...
« Mais qu'est-ce que je raconte ! Je déraille complètement ! La vie de couple ce n'est pas fait pour moi, je l'ai toujours dis. Et ce n'est pas cet homme nu sur mon divan au beau milieu de mon salon qui va me faire changer d'avis. Si ? Non ! J'ai dis non ! Mais alors pourquoi c'est si dur ? Bon, je passe au plan B : je m'enfuis ! »
Meredith décida de ne pas le réveiller et courut prendre sa douche en vitesse.
Avant de quitter la maison, elle laissa un mot sur la table basse « Heureuse de t'avoir rencontrer ». Elle quitta alors son bel inconnu d'un claquement de porte.
« Voilà ! Après tout, on dit toujours qu'on ne peut pas échapper à son destin. Alors que le destin décide de la suite ! »
luna1 (13.01.2008 à 15:49)
Meredith arriva en trombe sur le parking de l'hôpital, se noya dans l'agitation du grand hall, monta les marches deux à deux en grande vitesse pour rejoindre le vestiaire où elle enfila rapidement sa blouse blanche sans oublier son biper. Cette course contre la montre ne lui avait pas laissé le temps d'angoisser pour sa première journée. La voilà enfin prête ! Avec quinze minutes de retard ! - T'es en retard, observa Christina. - Je sais, j'ai eu un petit contre temps, répondit Meredith. Cette dernière s'était glissée discrètement au beau milieu de la chambre 203. La chambre du premier patient de la journée. Elle avait espéré ne pas être la seule en retard. Malheureusement, tout le monde était bien présent autour du patient, un homme d'une cinquantaine d'années. Izzie Stevens, ancienne mannequin, pas étonnant blonde à forte poitrine. George O'malley, cheveu en bataille et complètement paniqué par ce premier jour. Alex Karev, beau gosse, arrogant et prétentieux. Christina Yang, coréenne ambitieuse et lèche-botte. C'était la bande d'interne avec qui Meredith passerais ses journées et ses nuits. Façon de parler en ce qui concerne els nuits. Les cinq internes étaient mis sous la responsabilité du résidants Dr Bailey, Miranda Bailey, également présente dans la pièce. C'était une femme noire, de petite taille et légèrement enrobée.
- C'est elle le tyran, s'étonna Meredith en désignant Bailey.
- Oui, répondit Christina.
- Une femme ?!
- En effet.
- Mais ce n'est pas un tyran !
- Attends, tu vas voir, rétorqua Christina.
- J'attends quoi ? demanda Christina.
- De voir que c'est bien un tyran.
- Grey, vous arrivez en retard et en plus vous trouvez le moyen de parler ! Encore un mot et je ferais de votre internat un véritable enfer ! s'écria Bailey.
- C'est bien un tyran, affirma Christina.
- Je sens qu'on va bien s'amuser, ironisa Meredith.
- Voici les joies de l'internat ! Bienvenu au Seattle Grace Hospital, ajouta Christina.
- Merci, bienvenu à toi aussi.
- Grey, Yang, je crois que vous en m'avez pas bien compris. Aujourd'hui, vous ne bougerez pas de la mine et vous serez chargées de vous occuper d'une lycéenne de 16 ans en stage eu sein de notre service de chirurgie.
- Génial ! A nous les sutures ! chuchota Meredith avec ironie.
- J'aime faire du baby-sitting ! Je m'en réjouis d'avance, ajouta Christina.
luna1 (13.01.2008 à 15:52)
- Grey, Yang, suivez-moi, s'écria Bailey en sortant de la chambre.
- On ne finit pas les visites, s'étonna Yang.
- Non, pas vous. Je vous emmène de suite à la mine où je vous présenterais Sandra.
- Sandra ? s'interrogea Meredith.
- La jeune stagiaire de 16 ans.
- Ah oui, bien sûr, acquiesça Grey.
Les trois femmes traversèrent toute l'aile est, descendirent une cinquantaines de marches, slalomèrent entre els brancards disposés dans le couloirs des urgences et s'arrêtèrent au beau milieu d'une salle d'attente bondée.
- Regardez autour de vous, dit Dr Bailey. Tous ces gens sont vos patients.
- On est que toutes els deux pour s'occuper de tout le monde, s'étonna Christina.
- Oui, amis ils nécessitent en général que des soins légers : points de sutures, plaies à nettoyer...Si vous avez un problème avec un quelconque patient, vous devez m'en informer immédiatement et ne déranger un titulaire que si je vous donne le feu vert. Vous avez compris ? Maintenant, je vous laisse, je dois finir les visites.
- Attendez, vous deviez nous présentez la stagiaire, rappela Meredith.
- Je n'au pas le temps. Trouvez-là toutes seules. Elle doit être prêt de l'accueil.
- Super !
« Voila, ça m'apprendra à arriver en retard ! Le tyran me hait ! Je suis condamnée aux sutures, aux lavements et aux baby-sittings jusqu'à la fin de mon internat, non, jusqu'à la fin de ma carrière ! »
- C'est-toi Sandra ? demanda Meredith.
Une adolescente aux cheveux mi-longs frisés et aux yeux noisette se tenait derrière le comptoir de l'accueil, un chewing-gum en bouche.
- Stagiaire de 16 ans, oui c'est bien moi, se présenta Sandra qui affichait un large sourire et sautillait sur place, excitée comme une puces.
- Super ! une ado surexcitée, ça va me plaire, dit Christina d'un ton amer. Je suis le Dr Yang et voici le Dr Grey. Nous somme- Grey, Yang, suivez-moi, s'écria Bailey en sortant de la chambre.
luna1 (13.01.2008 à 15:53)
-Alors, c'est votre premier jour, demanda Sandra.
L'adolescente était assise sur un haut tabouret à côté de Meredith qui nettoyait une plaie sur le visage d'une fillette alors que Christina recousait une entaille sur l'avant bars d'un homme.
- Oui et en ce moment notre talent est gâché à recoudre de vulgaires plaies, s'exclama Yang.
- Pourquoi n'êtes vous pas en chirurgie ?
- Je suis arrivée en retard, répondit Meredith.
- C'n'est pas cool pour un premier jour de boulot, constata Sandra.
- Et moi, j'ai fais la bêtise de parler avec elle durant les visites. Et maintenant, notre résidant nous hait !
- Je connais quelque chose qui pourrait vous remonter le moral, s'exclama l'adolescente. Les infirmières disent que le nouveau titulaire de neurochirurgie est vraiment canon. C'est un dieu, il paraît. Vous l'avez vu ?
- Euh non, répondit Grey.
- C'est tout l'effet que ça vous fait ! Moi j'ai vraiment hâte de le voir ! ajouta Sandra surexcitée.
- On le verra sûrement tout à l'heure lors de la réunion de présentation des titulaires de chirurgie, annonça Christina. Tu viendras avec nous comma ça tu pourra le voir ton chirurgien super canon.
- Wahouhou !!!!! s'écria Sandra.
Mais qu'est-ce qui te prends, s'étonna Meredith.
- Je vais enfin le voir.
Christina et Meredith se regardèrent étonnées mais surtout effrayées par l'adolescente hystérique.
- Rassure-moi. On n'était pas comme ça, demanda Yang.
- Adolescente, je détestais les adolescents, répondit Grey. Surtout les garçons que je considérais comme des imbéciles invertébrés seulement capables de faire des paris débiles sur qui emballera le plus de filles dans la même soirée. Pathétique !
- Oui, ça résume bien la situation du lycée. Moi je détestais leurs jeux débiles. Je préférais planter ma tante dans la bibliothèque et y restais pour étudier. Au lycée, je volais déjà des souris ou des grenouilles aux laboratoires et ensuite je les opérais en cachette durant mon temps libre, dit Christina.
- Arrêtez, vous commencez à me faire peur, rétorqua Sandra.
- C'est incroyable ! Comment avez-vous pu lui demander de venir travailler à Seattle, s'écria Dr Shepperd en tapant du point sur le bureau de Richard Webber, le directeur de chirurgie.
- Je suis désolé. Je ne savais pas que vous étiez séparés, répondit Richard.
- Je n'arrive pas à le croire. Je quitte New York pour fuir ma femme et voilà que vous lui offrez un poste au SGH qui est précisément l'hôpital dans lequel je travaille. C'est un cauchemar !
- Encore une fois, je suis désolé. Mais sachez une chose : même si j'avais été au courant pour votre séparation, je lui aurais quand même proposé le poste car c'est la meilleure dans son domaine.
- Super !
- Ecoutez-moi bien. J'espère que vos relations avec votre femme...
- Ex femme, le coupa Dr Shepperd.
- Comme vous voulez. Mais j'espère que vos relations n'entacheront pas votre travail et ni celui du service de chirurgie.
luna1 (13.01.2008 à 15:53)
Dans la salle annexe du bureau de Richard Webber où trônait une grande table de réunion étaient rassemblés tous les internes de chirurgie, une trentaine environ, accompagnés du titulaire et du chef. C'était la fameuse réunion de présentation des titulaires.
« Je me demande à quoi sert cette fichue réunion. Le chef dit que c'est pour nous mettre à l'aise et travailler dans une bonne ambiance avec les titulaires. Tu parles ! Dès qu'il a le dos tourné, ces chirurgiens arrogants et prétentieux nous maltraitent et nous terrorisent ! J'en ai déjà fais les frais avec Bailey. Je suis sûre que toit l'hôpital sait que je suis arrivée en retard à mon premier jour. Ma réputation est faite ! »- Bonjours tout le monde ! s'exclama Richard Webber. Il ne manque plus que le Dr Shepperd. Il ne va pas tarder à arriver. Le voilà.
- Excusez-moi pour le retard, dit le Dr Shepperd.
« Il ressemble étrangement à Derek...Mais c'est lui, c'est vraiment lui ! »
Meredith s'éclipsa précipitamment sous la table.
- Mais qu'est-ce tu fais, s'étonna Christina.
- Rien.
- Qu'est-ce qui te prends ?
- Je ne suis pas là, chuchota Meredith.
- Quoi ?
- Tais-toi. Fais comme si je n'étais pas là.
- C'est le Dr Shepperd qui te fais cet effet là. Je vous avez dis qu'il était canon ! ajouta Sandra.
- La ferme Sandra, s'énerva Meredith.
« Merde, merde, merde et merde ! Pourvu qu'il ne m'ait pas vu. La poise ! Finalement je pouvais encore faire mieux que arriver en retard et avec la gueule de bois : coucher avec mon patron ! Et merde ! Je sais, je l'ai déjà dis, mais je le redis : MERDEUH !!!!!!!! Je peux remercier le destin. Tu parles d'u destin ! Je vais rester sous cette table jusqu'à al fin de ma carrière. J'y ferais mon bloc opératoire à moi. »Meredith resta clouée sous la table pendant toute la réunion pendant laquelle tous les titulaires se présentèrent : Dr Burke, chirurgien cardiaque très réputé, homme noir, grande taille et particulièrement arrogant. Dr Shepperd, excellent neurochirurgien, brushing impeccable, regard transparent et sourire charmeur. Dr Mongomery Shepperd, Shepperd comme Derek, oui c'est sa femme ou plutôt son ex femme. Enfin, personne ne sait où ils en sont. C'est la chirurgienne en néo-natalité la plus réputé de tout l'état. Elle est aussi grande de taille que de réputation. Elle arbore une chevelure rousse et affiche un faux air à Catherine Deneuve.
- Tu comptes coucher ici, demanda Cristina.
- Il n'y a plus personne, s'assura Meredith.
- Non. Bon tu sors maintenant !
Meredith se résout enfin à sortit de sous la table en voyant Cristina perde patience.
- Tu m'explique maintenant, s'agaça Dr Yang.
- Non !
luna1 (13.01.2008 à 15:54)
- Tu veux bien ralentir un peu, dit Cristina, essoufflée.
Elle suivait Meredith dans tout l'hôpital depuis une dizaine de minutes. Dr Grey marchait à vive allure en priant à chaque seconde pour ne pas croiser Derek. Elle lui avait échappé une fois mais savait qu'elle ne pourrait pas le fuir indéfiniment.
- Qu'est-ce qui se passe ? T'as avalé ta langue, insista Dr Yang.
Meredith se stoppa, jeta un œil autour d'elle et entraîna son amie dans une salle de soin inoccupée.
- Bon alors, tu m'explique. Tu ne peux pas regarder Dr Shepperd de peur de rougir.
- Non, c'n'est pas ça.
- Bon parce que si c'était le cas, je te rassure moi aussi je le trouve canon mais de là à me cacher sous la table dès que je le vois.
- Moi, je l'ai vu de très près, annonça Meredith. De très très près.
- Oui et qu'est-ce que ça signifie ?
- C'était lui mon contre temps de ce matin.
- Bon, je ne comprends rien de ce que tu me raconte, s'énerva Cristina. Alors, tu me le dis clairement et on en parle plus.
- On...envoi...air, dis très rapidement Meredith.
- Quoi ? Je n'ai pas compris ce que tu as dis.
- Cristina fait un effort, c'est difficile à dire.
- Vas-y, je t'écoute.
- On s'est envoyé en l'air.
- Quoi ?
- On s'est...
- C'est bon, j'ai compris, la coupa Dr Yang. Mais comment ça ?
- Tu veux que je te fasse un dessin.
- Mais Meredith, c'est ton patron.
- Je sais mais je ne le savais pas. Je l'ai rencontre dans un bar la nuit derrière et j'avais un peu bu et lui aussi et bon tu connais la suite. Quel cauchemar !
Cristina se mit à Rire.
- Il n'y a vraiment rien de marrant, s'énerva Meredith.
- Si, moi je trouve ça très marrant. Bon, regarde le bon côté des choses. En réalité, tu es une petite veinarde. Coucher avec Shepperd, tout l'hôpital en rêve, même tout Seattle. Tout l'état de Washington en rêve !
- Cristina, tais-toi. C'est un cauchemar !
- Et comment s'était. C'est un bon coup ?
- Mais qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça ?!
- C'est pourtant très clair ce que tu as fais. C'est ce qui arrive quand on couche avec le Dr Mamour.
- Dr Mamour ?! Le charmant Dr Mamour. Oui, ça lui va bien, acquiesa Meredtih.
luna1 (13.01.2008 à 15:54)
Cette garde est un marathon, s'exclama Georges en mordant dans un vulgaire sandwich.
- Estime-toi heureux ! Meredith et moi sommes vraiment à plaindre. On passe notre journée à nettoyer de vulgaires plaies qui la plupart du temps n'ont même pas besoins de points du suture, râla Cristina.
- Avouez les filles qu'on s'amuse plutôt bien, gloussa Sandra.
- C'est l'éclate totale, ironisa Meredith. Cette journée m'a coupé l'appétit, reprit-elle en repoussant son assiette au milieu de la table.
- Hé, Dr To model, arrête de sourire bêtement, on voit tous tes plombages, dit Alex.
- Tu vois Alex, tu peux dire tout ce que tu veux, je m'en fou. Aujourd'hui, je suis la plus heureuse des internes, s'exclama Izzie. Je suis sur un cas neuro très intéressant et devinez avec qui ?
- Ne me dis pas que tu bosses avec le titulaire super canon, Dr Shepperd, s'exclama Sandra.
- Si !! cria Izzie.
Les deux filles étaient dans tous leurs états. Cristina et Meredith se regardèrent d'un air désolé. Elles se croyaient de retour aux lycées avec cette bande d'ados surexcité au moment d'élire le roi de la soirée. Tout ce qu'elles détestaient !
- Cristina, Meredith ne me dites pas que vous ne le trouvez pas craquant, s'exclama Izzie.
- Si, si, répondit Meredith.
- On la même surnommé Dr Mamour, annonça Yang.
- Oui, ça lui va si bien, s'exclama Sandra.
- Dès que je le regarde, j'ai envie de lui sauter dessus. C'est une torture mais c'est si bon ! s'exclama Izzie. Vous croyez que j'ai une chance.
- Meredith, je crois que tu as une concurrente, chuchota Cristina.
- La ferme, riposta Grey.
- Quoi ? demanda Izzie qui n'avait pas entendu.
- Non rien, répondit Meredith.
- Tu serais vraiment bête de ne pas tenter quelque chose, conseilla Sandra au Dr Stevens.
« Non, tu ne le toucheras pas ! Il est à moi ! Qu'est-ce que je raconte. Je m'en fou du Dr Mamour. Il peut s'envoyer en l'air avec n'importe qui, c'est le dernier de mes soucis ! Mais alors, d'où vient cette pointe de jalousie qui me torture quand Izzie parle de lui. C'est vrai, j'ai toujours dis qu'avec lui, ce n'était que le coup d'un soir... Enfin l'espace d'une seconde, d'une milliseconde, j'ai envisagé une relation avec lui. Mais ça ne compte pas. Je n'ai qu'à effacer cette milliseconde de ma mémoire et toit sera oublié... Non, il me faudra plus que ça pour oublier cette folle nuit ! Surtout qu'il faut bien l'avouer, même s'il est canon en blouse blanche, je voudrais le lui arracher et recommencer ! »
- Mais le problème, c'est qu'il est marié, se rappela Izzie.
- Oui, avec la belle femme rousse, la titulaire en néo natalité, précisé Sandra.
« J'avais oublié ce détail. Si on peut appeler cela un détail. Mon bel amant d'un soir avec qui j'avais potentiellement envisagé une relation est en réalité un homme marié. Ce n'est peut-être qu'un salaud qui trompe sa femme. Et dire que je vais devoir travailler avec les deux tous les jours, ça promet ! »
luna1 (13.01.2008 à 15:55)
Le soleil se couchait sur Seattle. La première journée de garde s'achevait pour les internes mais pas question de rentrer chez eux, ils devaient encore affronter la nuit et la journée du lendemain. Inutile de vous dire que le café coulait à flot pour garder l'œil ouvert.
Meredith avait profité d'un moment de répit aux urgences pour aller s'allonger an salle de repos. Si on peut appeler cela une salle de repos. Elle était dérangée toutes les dix minutes : la lumière s'allumait, la porte s'ouvrait, se refermait, la lumière s'éteignait, se rallumait pour s'éteindre à nouveau. Ouf, la voila qui était enfin seule... pas pour longtemps. La porte s'ouvrit et la lumière s'alluma. Un chirurgien se mit torse nu. Meredith se redressa sur son lit puis se recoucha immédiatement. C'était Derek !.
« La poisse ! Le Dr Mamour est là, devant moi et torse nu en plus ! Il ne m'a pas vu. Ne dis rien Meredith et arrête de respirer. »
Meredith voulu remonter silencieusement le drap sur elle mais se cogna violemment le coude sur le montant du lit. Le bruit résonna dans toute la pièce.
- Aïe ! Et merde ! s'exclama la jeune femme.
- Meredith, s'étonna Derek.
- Dr Shepperd, dit-elle en sautant du lit.
- Je ne pensais plus te revoir. Tu t'es enfui ce matin.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler Dr Shepperd.
- Oh ! Nous n'avons pas couché ensemble la nuit dernière ?
- Non...
- A bon ?
«Bien essayé, Meredith mais ne le prend pas pour un con, il n'est pas amnésique. Pourtant, ça aurait bien arrangé mes affaires »
- Non...Si. Mais je ne l'aurais jamais fais si j'avais su que vous étiez mon patron.
- Et moi, je l'aurais quand même fait si j'avais su que tu étais mon interne, rétorqua Derek en caressant la joue de Meredith.
- Arrêtez ! C'est impossible, vous êtes mon patron ! Nous devrions oublier cette erreur.
- Pour moi, ce n'était pas une erreur, la coupa Derek.
- Mais vous êtes marié, s'exclama Meredith. Alors, nous devrions oublier ce qui s'est passé la nuit dernière. Vous êtes venu ici pour dormir, alors ne parlons plus et dormons !
Meredith se recoucha et Derek grimpa sur le lit superposé juste au dessus du Dr Grey. Le silence s'imposa.
- Je ne suis plus marié. Ma femme, ça fait six mois qu'elle est sortie de ma vie, finit par annoncer Derek. Alors, maintenant viens me rejoindre.
- Ca ne suffit pas, vous êtes toujours mon patron.
- Tu finiras pas céder.
- Chut, je dors.
« Crois-moi. Si ça tenait qu'à moi, je viendrais te rejoindre de suite ! Ces derniers temps, le destin m'a joué de drôle de tours. Vous connaissez l'expression « On ne sait jamais ce que le destin nous réserve ». Non, c'est le futur. En réalité, l'expression dit « On en sait jamais ce que le futur nous réserve ». Oui, c'est bien ça. Bon, peu importe. Quand on y réfléchit bien, le destin et le futur c'est pareil. Oui, sans destin il n'y aurait pas de futur et sans futur, il n'y aurait pas de destin. C'est assez logique. Et si le destin m'avait choisit Derek comme futur... »
luna1 (13.01.2008 à 15:55)