Le lendemain matin, je me sentais plus légère, j’avais encore peur, c’était certain, mais j’avais un peu plus d’espoir que la nuit dernière. Ma journée commençait bien, du moins pour mon réveil, mais j’étais quand même effrayée à l’idée de voir Derek dans quelques heures. Arrivée à l’hôpital, je suis allée au vestiaire en compagnie d’Izzie. Seule Christina était déjà arrivée. Et oui, depuis que je cohabitais avec Izzie, je n’arrivais plus en retard, car nous partions ensemble et je devais subir les crises d’Izzie qui criait qu’elle ne voulait pas faire des sutures toute la journée.
Chris : Tiens salut. Ça va ? T’as l’air crevé.
Mer : J’ai pas bien dormi.
Chris : De la faute à qui ?
Mer : Derek.
Chris : Humm, je savais pas que c’était si sérieux ta pseudo-attirance-amoureuse avec ton patron.
Izz : Hé ! Je croyais être la seule à être au courant !
Mer : Tu es celle qui en sait le plus.
Chris : Moi aussi je veux savoir ! C’est injuste, c’est pas parce que vous habitez ensemble que toi, dit-elle en pointant Izzie, t’as droit d’en savoir plus !
Izz : Et bien, moi on peut me faire confiance…
Chris : Ha la, j’me suis excusée je sais pas combien de fois, c’est pas de ma faute, j’étais saoule.
Izz : Oui bon, quand même…
Mer : STOP ! Silence…
Christina et Izzie se regardèrent surprises.
Mer : J’en ai marre, c’est ma vie ! Ma vie privée, je la raconte à qui je veux et arrêter de vous chicaner, y a rien à dire !
Izz : Ce que Meredith t’as pas dit, murmura-t-elle, s’est quelle et Shepherd se sont embrassées et qu’elle attend pour voir si il veut d’elle.
Chris : Whoua !!! Ça commence à être intéressant ! Mais dorénavant, je veux juste savoir quand il va y avoir du sexe, sinon j’en ai rien à foutre.
Alex : Qu’est-ce que t’as rien à foutre, demanda-t-il, lorsque celui-ci rentra dans les vestiaires, suivi de George.
Chris : De la mine.
George : C’est vrai, on gâche notre talent à suturer. On devrait laisser ça aux grands-mère qui ne se savent plus quoi faire de leur journée, elles pourraient ainsi sauver des vies et se rendre utiles.
Tout le monde regarda George bizarrement.
George : Quoi ?
Alex : Depuis quand t’insultes les grands-mères ?
George : Heu, mais c’est juste que…
Alex : Y a pas de mais, tu viens d’insulter ma grand-mère, dans ma face en plus !
Il y eut un cours silence avant que tout le monde explose de rire et que Bailey entre.
Bailey : Je vous fais rire ?
Personne ne répondit, tous étant crampés de la tête que George avait faite.
Bailey : Bon c’est fini. Karev, avec Montgomery !
Alex : J’étais avec elle hier ! se plaignit-il.
Bailey : J’y peux rien, il parait que tu as certains talents en obstétrique, dit-elle en faisant un sourire moqueur.
Alex : Et merde, dire que je pourrais faire de la chirurgie plastique, à place faut que je me tape les femmes enceintes.
Bailey : On discute pas, Yang avec Sloan, Stevens à la mine, Grey avec Shepherd et O’Mallais avec Burke.
Izzie et Christina se tournèrent instantanément vers Meredith. Alors qu’elle sortait des vestiaires et s’en allaient chacune dans leur direction, Christina lui sourit.
Chris : Bonne chance !
Izzie : Ouais, tu m’en redonneras des nouvelles.
Meredith acquiesça avant de partir vers l’ascenseur.
Mylene24 (05.02.2008 à 23:18)
Elle pénétra dans l’ascenseur. Derek y était déjà, avec malheureusement, sa femme. Elle souriait, ce qui embêtait lourdement Meredith. Meredith lui sourit timidement, mais son sourire ressemblait plutôt à une grimace. Derek le remarqua et la regarda quelques instants. Elle baissa la tête par peur de rougir. Elle garda les yeux fixés sur ses pieds, jusqu’à ce que les portes de l’ascenseur s’ouvrent pour laisser sortir Addison.
Addie : À ce soir mon chérie, dit-elle en s’en allant.
Là, j’ai parti à rire, je n’étais plus capable de m’arrêter. Addison était partie, mais Derek s’était penché pour l’embrasser. Ça donnait un Derek qui avait les yeux fermés et les lèvres à attendre son baiser. Les portes de l’ascenseur se sont refermées lorsque je lui dis :
Mer : Je crois bien que tu vas attendre longtemps, dis-je avant d’éclater de rire à nouveau.
Derek avait l’air contrarié.
Mer : Ça va ?
J’essayais de faire celle qui s’inquiète, mais ça n’a pas vraiment marché avec mon grand sourire qui me pendait jusqu'aux oreilles.
Der : C’est bon, pas besoin d’en faire tout un plat, répliqua-t-il choqué.
Devant sa mine déconfite, je ne puis m’empêcher, pour une énième fois, m’esclaffer de rire. Preuve que je n’avais dormie que de deux heures. Cette fois ci, cependant il ria avec moi. En riant on s’est regardé, chacun un sourire aux lèvres. Je ne su dire pourquoi, mais ce moment est magique. Peut-être le fait de rire ensemble m’a fait découvrir un autre côté de Derek, mais ce qui était sûr c’est que je l’aimais encore plus, si c’était possible.
Der : Bien, Dre Grey, allons voir notre patient, dit-il lorsque nous sortions de l’ascenseur.
Der : Ève, je te présente le Dre Grey, c’est elle qui va te faire les examens, d’accord ?
Ève était une petite fille de 11 ans. Elle avait l’air assez timide et renfermée.
Mer : Bonjour, dis-je, lorsqu’elle se retourna vers moi.
En tournant sa tête vers moi, j’ai vu ce qui n’allait pas. Elle avait une grosse tumeur comme je n’en avais jamais vu au niveau de la tête. Surprise, je suis restée quelques secondes à la regarder la bouche grande ouverte, ce qui fut quelques secondes de trop.
Ève: C’est bon, je sais que vous n’avez surement jamais vu ça, mais c’est pas la peine de me regarder comme si j’avais trois bras.
Mer : Heu… désolée, c’est juste que…
Ève : C’est la première fois que vous voyez une tumeur aussi grosse, acheva la gamine.
Mer : Oui.
Der : Dre Grey, vous lui faites une IRM, et je vous rejoins le plus vite possible.
Mer : Très bien.
J’ai amené la fillette à l’IRM et Derek est venu tout de suite me rejoindre comme prévu.
Der : Alors… La tumeur s’est propagée… Il va être difficile d’opérer sans toucher à sa mémoire. Mais il faut tenter. Je vais l’opérer ce soir, parce que plus on attend plus les chances qu’elle s’en sorte sont minime. Tu y seras ?
Mer : Bien sûr. Je vais prévenir ses parents, où sont-ils ?
Der : Au travail.
Mer : Quoi ? Ils ne sont même pas là pour elle. Le jour qui va changer sa vie à jamais ou ... l'écourter.
Der : Ses parents sont tous deux avocats, ils sont très occupés.
Mer : Mais c’est leur fils. Il me semble que c’est normal qu’ils soient là. La famille avant le travail, non ?
Der : T’as sans doute raison, va les appeler et reste avec elle après pour ne pas qu’elle se sente seul.
Mer : Ce n’est pas le travail des infirmières ?
Der : Si, mais je veux que ce soit toi qui t’en occupe.
Mer : D’accord, soupirais-je.
Moi qui avais peur d’aller en neuro pour voir Derek, je crois bien que je ne vais pas le voir durant le reste de la journée. Franchement, amuser une gamine de 11 ans, moi qui suis pas trop « enfants ». J’aime les enfants, mais de là à passer une journée avec eux et à essayer de leur faire oublier qu’ils sont seuls… Ce n’est vraiment pas mon truc !
Mylene24 (07.02.2008 à 03:32)
Mer : Salut Ève ! Je vais rester avec toi pour aujourd’hui, d’accord ?
Elle fit un léger signe de tête.
Ève : Est-ce que mes parents vont venir ?
Mer : Je leurs ai laissé un message, dès qu’ils l’auront, ils viendront.
Ève : Est-ce que je vais mourir ?
Une petite qui lui demandait ça. Normalement, ça l’émouvait un peu, mais là qu’une gamine le lui demande, elle avait les larmes aux yeux. Elle était si jolie, elle avait les cheveux blonds avec de grands yeux verts. Meredith n’avait jamais eu autant de compassion pour quelqu’un.
Ève : Pourquoi tu pleures ? Je vais mourir, hein ?
Mer : J’en sais rien. Mais bon, tu veux jouer à quelque chose ?
Ève : Aux cartes ! s’exclama-t-elle.
C’est ainsi que toute l’avant-midi j’ai joué aux cartes, puis j’ai pris une pause, car Ève était fatiguée. Je l’ai laissé dormir et je me suis promenée dans l’hôpital en espérant trouver mes amis. Ne les trouvant pas, je suis allée voir à la cafétéria. Personne. Tant pis, tout le monde avait du être occupé.
Infir : Dre Grey.
Mer : Oui ?
Elle était dans à l'accueil lorsqu’elle aperçut des parents.
Infir : C’est bien vous qui vous occupez d'Ève Robins ?
Mer : C’est exact.
Infir : Ce sont ses parents alors…
Mer : Très bien, suivez-moi, dis-je à ceux-ci.
Mère : Comment va-t-elle ? Elle va mieux ? L’opération se passera bien, n’est-ce pas ?
Père : Chérie, arrête de t’inquiéter, l’opération va très bien se passer, n’est-ce pas Dre ?
Le père était tellement confiant et la mère un peu rassurée par ses paroles que je n’ai pas voulu pèter leur bulle. J’ai bipé Derek pour qu’il leur annonce lui-même.
Mer : C’est sa chambre, elle dort.
Mère : Pauvre chérie, dit-elle en entrant dans la chambre.
Der : Meredith, qu’est-ce qu’il y a ?
Mer : Les parents de Ève sont là. Ils pensent que tout va bien se passer…
Der : Ha, je vois, ça va être un peu difficile. Va rejoindre Bailey et dis-lui que je n’ai plus besoin de toi et qu’elle peut te réinfecter à une autre tâche.
Mer : D’accord, dis-je un peu déçu.
Derek avait remarqué que j’avais baissé les yeux et que j’avais l’air déçu.
Der : T’en fais pas, tu pourras toujours opérer avec moi ce soir.
Je lève les yeux et acquiesça, puis j’ai tourné les talons.
Mylene24 (09.02.2008 à 00:19)
J’ai passé mon après-midi à annoncer des bonnes nouvelles aux patients, disant que tout était réglé qu’il n’allait pas mourir. Ça m’a remonté un peu le moral, même si je pensais souvent à Ève et à Derek. Je n’arrêtais pas de penser à Ève. La vie est si courte, mourir à 11 ans. Qui peut bien mériter ça ? Et moi qui suis là à me torturer l’esprit avec une histoire d’amour, histoire qui ne verra peut-être jamais le jour. À 20h00, je vais dans la chambre de Ève. Ses parents n’étaient pas là.
Mer : Salut… Où sont tes parents ?
Ève : À la cafétéria.
Mer : Tu vas bien ? Enfin, je veux dire… tu tiens le coup ?
Ève : Ouais, j’ai passé ma dernière journée à jouer aux cartes, à dormir et à entendre mes parents me dirent que tout allait bien se passer. Mais vous, vous pouvez me dire, combien j’ai de chances de survivre. Allez, j’ai plus rien à perdre…
Dans le regard de Meredith, Ève vit la vérité. Celle qu’on avait tentée de lui cacher. Celle que personne ne voulait entendre et que personne ne voulait y croire. C’était déchirant, mais au moins, elle savait ce qui l’attendait.
Mère : Ève ! J’ai pris tes meilleures patates frites juste pour toi ! dit-elle en interrompant le silence.
Ève : Pourquoi vous me l’avez pas dit que j’allais mourir, pourquoi ? demanda-elle les larmes aux yeux.
Père : C’est que… J’en savais rien. On l’a apprit aujourd’hui.
Devant cette scène familiale, j’ai décidé de partir et d’aller dans les vestiaires.
Chris : Hey ! On s’est pas vu de la journée. Ça va, t’as pas l’air dans ton assiette ?
Meredith et Christina était seule dans le vestiaire. Voyant que Meredith ne répondait pas, Christina demanda en chuchotant :
Chris : C’est Derek ? Il t’a…
Mer : Non ! C’est pas ça. C’est… ma patiente.
Chris : Ève ? J’en ai entendu parler ! Méchante tumeur, je savais pas que ça existait. Tu vas opérer ?
Mer : Ouais, dans une heure.
Chris : D’accord, bien bonne opération, je vais me souler chez moi.
Mer : Je paris que tu vas pas chez Joe de peur de tomber sur Sloan, taquina-t-elle.
Chris : Très drôle. Au fait, Izzie m’a dit d’te dire qu’elle est de garde. Bye, chanceuse !
Une heure et demie plus tard
Der : La tumeur est trop grosse, impossible de l’ôter sans faire de sérieux dégâts. Et là je parle de pas seulement la mémoire, mais sa gesticulation aussi.
Mer : On peut toujours essayer.
Der : Oui…
Ça faisait cinq minutes qu’on entreprenait cette lourde tâche lorsque les machines ont commencé à s’affoler. On avait touché un vaisseau important.
Infir : Elle s’enfonce.
Der : Aspiration. Allez reviens…
Derek fit de son mieux, on la choqua plusieurs fois, toujours rien. Aucun battement, même sous les efforts de Derek, il était trop tard.
Der : C’est fini, dit-il en retirant son masque. Heure du Décès 21h39.
Je suis sortie du bloc et j’ai couru le plus vite que j’ai pu. Je me suis changée en quatrième vitesse et je suis sortie dehors, sous la pluie battante. Je me suis assise dans ma voiture et j’ai pleuré quelques minutes avant de démarrer le moteur. Arrivé chez nous, je me suis mise en pyjama et je me suis allongée sur mon lit. « Je n’ai pas eu assez de courage pour dire à ces parents qu’ils avaient perdu leur fille unique. J’ai préféré fuir, comme d’habitude. Cette petite fille n’aura pas eu le temps de vivre sa vie, d’avoir son premier amour, son Diplôme, une famille qu’elle aurait elle-même choisi… » Je suis sortie de mes songes lorsque j’ai entendu ma sonnette retentir.
Mylene24 (10.02.2008 à 16:37)
De qui pouvait-il bien s’agir ? Izzie ? Mais non, elle était de garde. Christina, George, Alex… Bon, je vais arrêter de dire n’importe quoi et je vais aller ouvrir cette porte ! Mais si c’est un voleur ? S’il me viole et met le feu à la maison. J’ai beaucoup trop d’imagination ! Toutefois, un doute restait dans mon esprit. J’ai pris un balai et j’ai descendu l’escalier… Au moins, si c’en est un, je vais l’assommer à coup de manche. J’ai ouvert la lumière du portique, regardée par la fenêtre de la porte, et la je l’ai reconnu. J’ai mis le ballai à côté de moi et j’ai ouvert la porte.
Mer : Que faites-vous ici Dr ?
… : Une seule chose ! Ce que je veux depuis le début de notre rencontre.
Prise par surprise, je l’ai regardé droit dans les yeux, pensant sans doute y déceler de la moquerie, mais non, il était sincère. Il s’est approché de moi, a passé sa main sur ma nuque, m’a caressé la joue et m’effleura les lèvres. Elles avaient un pouvoir magique sur moi, ce qu’aucune autre lèvre n’avait jamais eu. Il m’embrassa alors à pleine bouche. Mes lèvres étaient celées à lui, je ne pouvais plus les décoller, mais tant mieux, car pour rien au monde je voudrais que ce baiser se finisse. Emportés dans notre élan, je montais l’escalier à reculons, toujours unis par nos lèvres, jusqu’à ce qu’il me jette sur mon lit. Je l’ai regardé droit dans les yeux. Il me sourit, s’étala de tout son long sur moi, et m’enleva mon chandail, en prenant grand soin de m’embrasser sur chaque partie de mon corps découverte. Il s’arrêta un instant, regardant le spectacle qui s’offrait sous ses yeux. C’était la première fois, depuis un peu plus d’onze ans, que celui-ci était différent. Et qu’est-ce que ça faisait du bien ! Il s’attaqua à son jeans, de même pour elle, et en peu de temps, chacun eut le bonheur d’être en la personne qui depuis le début de leur rencontre, ne faisait qu’hanter leurs pensées.
Mylene24 (10.02.2008 à 23:33)
Meredith se réveilla, mais n’ouvrit pas tout de suite les yeux, craignant que la soirée d’hier ne soit qu’un rêve. Ça aurait pu l’être, tout avait été si parfait… On s’aurait cru dans un conte de Disney où la princesse embrasse son prince et… on monte pas vraiment de partie de jambes en l’air dans les Disney cependant ! Elle se convainc d’ouvrir les yeux et regarda à côté d’elle. Personne. « Ce n’était qu’un rêve, un autre de mes stupides rêves, pensa-t-elle. » Derek n’était même pas là, pourtant, j’aurais juré que nous avions fait l’amour toute la nuit. Je me lève, entouré de ma serviette et marche rapidement vers ma salle de bain. Je prends une douche, question de me réveiller un peu plus et d’avoir l’esprit moins embrouillé, et je descends. Personne. Mais ou est passé tout le monde ? À croire que mon internat n’était qu’un rêve ! Mes amis, mon job, Derek…
Arrivée dans le stationnement du SGH, je descends de ma voiture et aperçoit Addison en faire de même. Normalement, elle arrivait toujours avec Derek, alors pourquoi là maintenant il n’y était pas… Peut-être qu’il était de garde ? Trop de coïncidences, ça me fait un peu peur, je dois avouer. Je ne sais pas comment me comporter face à Derek. J’aurais l’air vraiment stupide si je lui parle normalement et qu’on la fait… Et vice versa. Bon, la meilleure façon de savoir est d’attendre un signe de sa part, malheureusement…
George : Dépêches-toi, tu vas être en retard, dit-il à Meredith lorsqu’il sortit du vestiaire.
J’enlève mes vêtements pour mettre ma tenue de médecin, lorsque je sens un regard posé sur moi. Je me retourne, croisant les doigts pour que ce soit Derek…
… : Oh, sexy ! Allez, ôtes-moi ces sous-vêtements que je réalise ton plus grand fantasme !
Mark entra dans les vestiaires avec un regard qui voulait tout dire. Je m’apprêtais à mettre ma blouse de médecine lorsque la porte s’ouvrit de nouveau.
Addie : Oh ! Je suis désolée de vous déranger, mais Mark, le chef veut te voir.
Mark : Dommage, ce sera pour une autre fois !
Mer : Rêves toujours !
Mark : Tu dis ça, mais tu finiras bien par craquer un jour, dit-il avant de partir.
Hey, salut, si j’étais toi je me dépêcherais d’aller dans ce vestiaire !
Der : Pourquoi ?
Mark : Vas-y !
Meredith avait mis ses pantalons, ne lui restait plus que le haut lorsque Derek entra. Celui-ci s’immobilisa aussitôt. Ce aurait pu être une belle scène, lui la regardant, lui détacha son pantalon et repris ou il l’avait laissé la nuit dernière. Dommage qu’Addison vint tout gâcher.
Addie : Chéri ! Si t’es en manque de sexe tant que ça, je te promets d’me rattraper ce soir.
Ouais, faut bien être en manque pour regarder une interne avec une si petite poitrine… Victoire ! Elle avait gagné ! Ça lui faisait tellement mal ce qu’elle venait de dire. Addison lui en voulait même si elle ne savait pas pour Derek et elle. Et oui, Meredith l’avait bien vu dans son regard qu’il s’était passé un truc. Elle enfila sa blouse en vitesse, s’attacha les cheveux, et sorti devant un Derek moitié choqué, moitié rêveur.
Bailey : Meredith, tu vas à la mine. Christina avec Burke, George avec Montgomery Shepherd, Alex avec Torres et Izzie avec Shepherd.
Très bien, encore une journée suture. Quoique c’est mieux qu’avec Addison. Des plaies à nettoyer, rien de bien grave. Izzie est venue me voir en attendant l’opération qu’elle devait assister.
Izz : Alors, ça va ?
Mer : Oui, pourquoi ça irait pas ?
Izz : Je sais pas ! T’as du nouveau ?
Mer : Oui, mais je préfère en parler plus tard.
Izz : D’accord, ce soir on va chez Joe, tu viendras. Christina va venir ou pas ?
Mer : Oui.
Izz : Ça veut dire qu’il y a eu…
Mer : Izzie !
Meredith était en train de recoudre la plaie d’un petit garçon de neuf ans, elle ne voulait pas parler de sa vie sexuelle devant lui.
Izz : À ce soir dans ce cas ! Avec plein de détails croustillants j’espère !
Elle laissa Meredith. Toute la journée, elle avait fait de la suture, elle avait les doigts en compote. La journée finissait, elle avait hâte de rejoindre ses amies, afin de revivre le moment d’hier soir.
Mylene24 (12.02.2008 à 03:28)
Mer : Une téquila s’il-vous-plait.
Meredith était assise seule au bar, attendant Christina et Izzie. Elle n’avait pas remarqué qu’un homme la regardait depuis un instant.
… : Et si on se reprenait pour l’autre soir ?
Mer : Désolée, je suis occupée, dit-elle sans se retourner.
Elle savait de qui il s’agissait, mais ne voulait vraiment pas causer avec lui. Elle était dans sa bulle et se demandait quoi dire aux filles. Tout ? Mais non, elle avait droit à sa vie privée quand même. Elle prit une gorgée lorsque Mark s’assit à ses côtés.
Mark : Allez, tu ne résisteras pas longtemps.
Mer : Je suis occupée, répéta-elle sans le regarder.
Mark : Occupée... Dommage, vous manquez quelque chose.
Mer : Et bien, tant pis.
Mark : Y a un mec derrière tout ça, je me trompe ?
Celle-ci s’étouffa. Comment pouvait-il savoir ? C’était si visible ?
Mark : Ha, je savais bien, sinon aucune femme ne me résiste.
Mer : Ouais c’est ça, dit-elle s’en vraiment écouter, car Addison et Derek était à quelques mètres d’eux seulement.
Izz : Salut !
Chris : Ça va ?
Mer : Oui vous deux ?
Chris : Je crois que ça va aller mieux quand tu m’auras tout raconté.
Voyant que Mark ne voulait pas partir et qu’il écoutait chaque mot de ce qu’elles disaient, elle proposa qu’on aille chez elle.
Chris : D’accord, mais la, je suis impatiente !
Elles étaient chez Meredith, dans le salon de celle-ci, un verre de téquila à la main, mais personne ne buvait, chacune avait trop hâte d’entendre ce qui s’était passé la veille.
Izz : Allez !
Mer : Bon, d’accord… J’étais dans mon lit quand…
Et elle leur raconta tout. Enfin, pas tout, elle voulait garder un peu d’intimité. En leur racontant, elle se souvint de tous les petits détails d’hier, ces moments magiques qu’elle n’avait jamais eus depuis lors. C’est à ce moment là, qu’elle sut ce que voulait dire aimer. Jamais, jamais elle n’avait ressenti une telle chose. Penser qu’à cette personne et lorsqu’elle est en face de vous, rougir bafouiller ou dire des trucs stupides. En pensant à ça, elle se souvint des moments passés avec Derek lorsqu’ils étaient amis. Elle imagina si Derek ne la choisissait pas, c’était fini, leur amitié, leur moment de complicité. Car avant tout, c’était son confident et lui de-même. Il lui avait dit beaucoup concernant sa relation avec Addison, et moi j’étais là à le consoler. Après tout, il pense peut-être que je suis une fille qui s’amuse à draguer son supérieur. Peut-être pense-t-il que tout ce que je lui ai dit est faux et que mon seul but était de détruire son mariage…
Izz : Meredith, tu es dans la lune !
Chris : Laisses-là, elle est dans sa phase souvenirs mémoriaux sexuelles. Alors, il était à la hauteur de sa réputation ?
Mer : Ouais, dit-elle d’un air absent.
Chris : Bon sens ! Une chance que t’était pas là, sinon t’aurais pas pu dormir de la nuit.
Izz : C’est bien beau tout ça, mais j’ai pas dormi depuis 36 heures, alors…
Chris : D’accord, j’ai compris, vous me foutez à la porte ! Au revoir ! Et toi, fait de beaux rêves, dit-elle en désignant Meredith.
Elle partit, laissant Izzie et Meredith seule dans le salon.
Izz : Tu sais que tu vas t’attirer de gros ennuis si quelqu’un le découvre. Imagine, l’interne qui bisouille avec son titulaire. On va te traiter de salope, tout le monde va te dévisager… Bailey mettra fin à ta carrière c’est certain, Addison va te le faire payer c’est sûr et Derek… Tu vas peut-être mettre fin à sa carrière si on apprenait qu’il couche avec son interne. Tu seras plus Meredith Grey, la fille d’Elis Grey, mais plutôt la maîtresse du titulaire en neurochirurgie super sexy ! Et aussi… Hey, je suis désolée, je voulais pas dire tous ces trucs, dit-elle en voyant son amie pleurer.
Mer : C’est pas grave t’as raison, je suis… je n’aurais jamais du essayer de le séduire.
Izz : Meredith, écoutes-moi. Tu n’es pas la seule responsable dans toute cette histoire. Lui n’aurait jamais du se laisser séduire, il est marié, c’est lui le coupable, allez viens ici.
Meredith se coucha sur Izzie qui lui passait la main dans les cheveux. On lui avait dit qu’être interne de chirurgie n’était pas de tout repos et elle se pensait assez forte pour surmonter cette période de sa vie. Elle n’avait juste pas imaginé que les sentiments prendraient les dessous. Décidemment, être interne au SGH est plus difficile que j’pensais…
Mylene24 (13.02.2008 à 17:36)
Je suis montée me coucher, mais on me réveilla beaucoup trop tôt à mon goût.
Izz : Allez debout ! dit-elle en secouant Meredith.
Mer : Quoi…
Izz : On doit y aller. On nous a bipé en urgence.
Mer : Comment ça ?
Izz : Des blessés, ce qui veut dire des personnes mal en point, au cerveau, cerveau veut dire neurochirurgie et neurochirurgie veut dire…
Mer : DEREK ! dit-elle en se levant comme si elle avait reçu une décharge électrique.
Izz : C’est ça, mais la dépêche si tu veux l’avoir ta neuro parce que là on va arriver trop tard.
En moins de dix minutes, j’étais prête, en bas de l’escalier, attendant impatiemment Izzie.
Mer : Je pars sans toi si tu n’arrives pas dans 10 secondes !
Izz : J’arrive et t’as pas intérêt à partir sans moi, le nombre de fois que j’ai du t’attendre.
Arrivées dans l’hôpital, on court, fonçant dans les infirmières qui eux aussi étaient surchargées. Dans les vestiaires…
Chris : Je veux aller en cardio !
Alex : Moi en plastique, presque tous les blessés vont en avoir besoin.
Mer : Moi, j’espère neuro.
Voyant que plus personne parlait, elle remonta la tête.
Mer : Heu, je veux dire, j’adore la neuro…
George : D’accord, c’est juste que personne le savait.
Il y eu un instant de silence lorsque Bailey entra.
Bailey : Allez vite ! Il y a des vingtaines de blessés, il faut se dépêcher, trouvez-vous un patient et faites-lui les examens, mais l’IRM et le scan ne sont pas disponibles, vous allez devoir vous débrouiller seul.
Izz : Que s’est-il passé ?
Bailey : Accident de train. Allons-y !
On arrive aux urgences, c’était plein à craquer. Des gens arrivaient en ambulance, d’autres attendaient d’être soignés et plusieurs criaient de douleur. Personne n’arrivait à détacher les yeux de ce spectacle affreux.
Amb : Homme d’une vingtaine d’année, une grosse vite est plantée dans son cœur. Comme par magie, tous les internes se défigèrent et coururent vers le patient.
Alex : Je suis arrivée en premier, c’est le mien.
Chris : N’importe quoi, j’étais là avant.
Amb : Femme d’une trentaine d’année, enceinte et a de multiples fractures à la tête.
Le mot tête retentit alors dans la tête de Meredith. Malheureusement, le mot enceinte, lui n’atteint pas ses oreilles…
Mer : Elle est à moi !
George : Non je l’a veux.
Mer : Or de question !
George : Très bien, dans ce cas, on a plus le choix…
Mer : C’est toi ou moi…
George : Prépares-toi à perdre. Roche, papier, ciseau.
George partit l’air triste, Meredith toute contente, mais ne sachant pas la nuit qui l’attendait…
Mylene24 (15.02.2008 à 03:13)
Tout le monde était occupé, le tableau pour les opérations était surchargé et chacun avait son patient à essayer de garder en vie. Meredith s’installa dans un couloir peu fréquenté et examina sa patiente.
Patiente : Vous êtes qui ?
Mer : Je suis le Dre Grey et c’est moi qui vais vous soigner. Bon… votre tête a percuté quoi, vous vous souvenez ?
Patiente : Un coin de table, c’est grave ?
Mer : À première vue, vous n’avez rien de bien grave, dis-je avec une pointe de déception.
Patiente : Désolée.
Mer : Quoi ?
Patiente : Désolée de ne pas avoir le crane en deux ou d’être entre la vie et la mort ! s’exclama celle-ci.
Mer : Je suis désolée, c’est pas ce que je voulais dire. Bon je vais vous installer ici et vous appeler une infirmière si vous avez besoin d’aide.
Patiente : Vous ne regardez pas mon ventre ?
Mer : Humm ?
Patiente : Ben… On vous a dit que j’étais enceinte de 8 mois, j’aimerais savoir s’il va bien.
Mer : Ha… Oh, oui je vais aller voir le Dre Montgomery si elle est libre. Je reviens.
Meredith partit à la recherche d’Addison bien malgré elle, quand George l’appela.
Mer : Qu’est-ce qu’il y a ?
George : Tu peux m’aider. Je dois lui injecter la morphine, mais il n’arrête pas de bouger.
Mer : Tu veux que je fasse quoi ? On est tous débordé George, je n’ai pas le temps, dit-elle en s’en allant.
George : Bien voit comme tu veux, mais je peux dire à tout le monde ton aventure avec Lui, dit-il en laissant sa phrase en suspense.
Meredith fit volte face. Comment pouvait-il savoir ? L’avait-il entendu parler avec Christina ou Izzie ? Ou peut-être la moitié de l’hôpital était déjà au courant avant qu’elle ne le sache. Elle fut alors prise de panique qu’elle en oublia le monde au tour d’elle, jusqu’à ce que le patient de George pousse un cri horrible.
George : Meredith aller aides-moi et je te promets que je garderai le secret. S’il te plait, tiens-le pendant que je lui fasse la dose.
Meredith s’exécuta, toujours aussi pensive.
George : Bon tu vois, c’était pas si long que ça finalement.
Meredith emmena George de l’autre côté du rideau.
Mer : Qui te l’a dit ?
George : Je… je vous ai entendu parler l’autre soir chez Joe avec Christina.
Et merde, si George avait entendu, peut-être que d’autres personnes aussi…
George : T’inquiètes, je le dirai à personne j’te le promets.
Mer : D’accord, merci George.
Inf : On a un homme d’une quinzaine d’années, il a une fourchette enfoncé dans le crane, il est toujours vivant.
«C’est ma chance, pensa Meredith, je vais enfin pouvoir lui montrer de quoi je suis capable. » Elle courut vers le patient de peur que quelqu’un d’autre s’en empare.
Mer : C’est bon je le prends.
Meredith regarda la fourchette, elle avait l’air d’être entrée profondément dans la tête du jeune homme. Encore une fois, elle se mit à la place des parents de ce patient : « Comment est-il mort ? » « Une fourchette lui a perforé le crane. » C’est idiot, mais n’empêche que je vais peut-être opérer avec Derek grâce à lui, donc vive les gens avec des fourchettes dans la tête ! Je suis un peu méchante et égoïste, je sais que c’est pas mon genre, mais plutôt celui de Christina, mais qui a dit que l’amour rendait aveugle au point d’oublier que vous avez une vie entre les mains et que votre seule préoccupation est de se réjouir de voir un peu plus son amant ?
Mer : Où est le Dr Shepherd ? demanda-t-elle à une infirmière.
Infir : Il a bientôt fini son opération, il est au bloc.
Mer : Très bien, merci ! dis-je en courant.
Mer : Dr Shepherd ?
Der : Je suis occupée pour l’instant Dre Grey, dit-il froidement.
Je ne me suis pas laisser découragée par ce manque de coopération.
Mer : Il y a un patient qui doit être opéré de toute urgence, il a une fourchette dans le crane.
Der : Une fourchette… Très bien, préparez-le, j’arrive dans un instant. Mais surtout, ne déplacez pas la fourchette, il doit y avoir assez de dégâts comme ça.
Mer : Très bien.
J’ai préparé mon patient pour l’opération, j’étais dans la salle stérile quand Derek s’est joint à moi.
Der : L’opération va être difficile et longue.
Mer : Ça va aller ? Vous avez l’air fatigué.
Der : Je vais très bien, merci de vous en soucier Dre Grey, dit-il avec qu’on entre dans le bloc.
Mylene24 (16.02.2008 à 05:09)
L’opération se passa bien, mais les lésions étaient très importantes, on ne savait pas comment notre patient se réveillerait. Heureuse d’avoir assisté à cette neurochirurgie, je suis sortie du bloc avec un air joyeux, même si j’étais fatiguée, car enlever la fourchette avait été long.
Der : Alors, comment tu as trouvé ?
Mer : Stupéfiant, comment vous avez réussi à l’enlever !
Der : Tu sais ce que tu vas choisir ? Je sais que c’est tôt…
Mer : Je ne sais pas encore, mais présentement j’adore la neuro ! L’agilité de vos mains c’étaient…
… : GREY !
Derek et moi, on se retourna d’un même mouvement, tout deux étant en train de discuter dans le couloir.
Mer : Qu’y a-t-il Dre Montgomery Shepherd?
Addie : Qu’y a-t-il ? Vous étiez trop occupés à vouloir aller au bloc pour prendre soins de votre patiente, s’exclama-t-elle dans une fureur noire.
Der : Addie, qu’est-ce qu’il y a ?
C’était la première fois que Derek la voyait ainsi. Jamais, en 11 ans de mariage, il ne l’avait vu aussi en colère. Elle faisait peur à voir.
Addie : Ce qu’il y a ! C’est que le Dre Grey a laissé sa patiente sans surveillance !
Oups ! J’avais oublié ma patiente enceinte. J’ai aidé George et après le patient avec la fourchette est arrivé, je n’y ais plus pensé du tout.
Addie : Et par votre faute, votre manque de conscience, le bébé de cette patiente est mort. L’hôpital va vouloir faire une enquête sur ce qui s’est passé. Alors, à vous de réparer les dégâts que vous avez causés !
Mer : Elle allait bien et…
Addie : Mais vous avez oublié de l’ausculter. Voilà où vous a mené votre négligence et celui de vouloir avoir les opérations les plus intéressantes. Je dois y aller, mais nous nous en reparlerons, dit-elle en courant voir une de ses patientes.
Meredith resta pétrifiée par ce qu’elle venait de faire, de voir. Elle avait une mort sur la conscience. Maudit amour, sans lui, je n’aurais pas oublié...
Der : T’en fais pas, peut-être que le bébé était déjà mort, tu n’en sais rien. Dis-toi que tu as sauvé un homme aujourd’hui.
Mer : Si ce n’aurait pas été un patient neuro, son bébé serait peut-être en vie… Je vais être renvoyée du programme… Ma vie est fichue…
Elle arrêta de se lamenter, sentant une pression et une chaleur très forte dans sa main droite.
Mylene24 (17.02.2008 à 00:15)