Elle le regarda. Il la regardait. Il serra sa main d’avantage. Il la mena vers le premier placard qu’il trouva et l’embrassa de pleine bouche tout en douceur. Le baiser dura longtemps. Il s’éternisait, mais personne ne voulait l’arrêter. Meredith y m’y fin.
Mer : Derek, il faut que je te parle, déclara-t-elle.
Derek me regarda avec ses yeux bleus. J’ai eu envie de reprendre où on s’était arrêté, mais il fallait que je lui dise. Il m’incita à continuer.
Mer : Ben… je… en fais, ce que j’voulais te dire c’est que… je…
Voilà ! C’est bien moi ça. Bégayant, ne pas savoir par où commencer. Il doit tellement me trouver stupide.
Mer : On peut pas. Je suis pas cette fille, cette garce qui veut juste coucher avec son titulaire pendant que lui a des problèmes conjugaux. Je ne le suis pas et je ne veux pas le devenir. Alors, bien que j’aie une très grande attirance envers toi, dis-je très rapidement sans reprendre mon souffle, je crois qu’on serait mieux de… couper les ponts, tu as une femme et moi je suis ton interne.
Après un court moment de silence
Der : Tu as raison, j’ai une femme et tu es mon interne. Cependant tu as tort sur une chose. Tu n’est pas cette fille qui profite du malheur des autres. Tu es seulement celle qui fait que ma vie s’améliore à chaque fois que je te croise dans les couloirs de cet hôpital et qui me donne le courage et le goût de me lever chaque matin, en me disant que je t’y verrais. Tu es mon rayon de soleil à moi et pour rien au monde je ne veux qu’il s’en aille.
Je fonds. Jamais un homme ne m’a dite une chose aussi belle. Je ne pensais pas que ça allait m’arriver un jour, moi qui n’a jamais eu beaucoup de chance. Mais voilà un signe du destin. Que j’aimerais y croire ! Moi qui rêve depuis le début d’un si beau discours, pourquoi j’hésite ? Peut-être parce qu’au fond de moi, je ne veux plus souffrir et que je sais que cette relation ne m’apportera pas que du bonheur…
Der : Je sais que tu te sens peut-être mal, mais… Addie et moi s’est fini depuis longtemps. Y a plus rien qui nous unis mise à part le travail. Mais toi… Toi tu es différente et c’est pour ça que je ressens… ce truc, tu vois ?
Oui. Bien sûr qu’elle comprenait. Elle avait ce même genre de truc quand il lui parlait ou simplement quand il posait son regard sur elle. Mais… vivre dans le secret, je ne sais pas… Si ça s’apprenait je serais surement virée du programme… Et puis toutes ces années d’étude me mèneraient à rien. Suis-je prête à prendre tous les risques par amour ? Et si c’est pas de l’amour ? j’en sais rien moi… Et quand il me regarde je me sens transporter dans un univers parallèle, mais tellement mieux ! Et puis tant pis, on a qu’une vie à vivre !
Mer : Je vois très bien.
Derek sourit.
Der : Alors ?
Mer : Alors ?
Der : Qu’est-ce qu’on fait ?
Mer : Je sais pas, dit-elle en regardant le lit qu’il y avait juste en arrière d’eux.
Derek suivit son regard et souri de plus belle, mais maintenant ce n’était plus un de ces regards ravageurs qu’il vous lançait au passage, mais celui d’un homme heureux, oui heureux d’avoir une si jolie maîtresse !
Mylene24 (17.02.2008 à 20:27)
On dit souvent, que pour réussir, il faut persévérer. Moi j’y crois. Ça fait un mois que je suis heureuse, que je n’ai aucun problème dans ma vie, autant sur le plan professionnel que sentimental. Et c’est très rare, donc j’en profite à fond ! Il m’a fallu plus d’un mois pour enfin avoir ce que je voulais : Derek. Comme je disais au tout début, ça fait un mois que Derek et moi on est ensemble. Ben, pas vraiment ensemble, parce qu’il est toujours avec sa femme. Moi qui m’étais jurée de ne jamais devenir une vilaine maitresse, c’est raté. Ça fait un mois que Derek et moi on se souri, on se donne des rendez-vous dans les salles de garde et qu’on se voit en cachette en dehors de l’hôpital. Derek invente des excuses lorsqu’il rentre tard à la caravane et lorsque sa femme est de garde, il vient dormir chez nous. Dormir… je voulais dire passer la nuit ! Parce qu’on peut pas dire qu’on se repose lorsqu’il vient à la maison. Demandez à Izzie, elle en a marre de faire des nuits blanches, mais elle, c’est pas pour les mêmes raisons que nous. Il parait qu’on fait pas mal de bruit. Peut-être j’exprime trop le bonheur en moi… Mais on s’en fou, je suis tellement heureuse en ce moment et rien ne pourra changer à mon bonheur ! Cet homme a toutes les qualités du monde et aucun défaut ! Bon, il est juste infidèle, rien de grave ! Christina, quand à elle, s’est offerte pour qu’Izzie vienne passer la nuit dans son appart lorsque Derek venait. Il y avait qu’Izzie, Christina et George qui le savent et comme promis, George n’a rien dit.
Je suis dans ma cuisine mangeant mon bol de céréales. Derek est en face de moi et me regarde en me souriant, l’air comblé. Pas étonnant, on a passé une nuit torride !
Mer : Tu peux arrêter de me regarder comme ça, ça me gêne !
Der : Pourtant, toutes les femmes voudraient que je les regarde de cette façon.
Il continua à la regarder comme ça pendant un long moment.
Mer : Derek !
Der : Désolé, quand il y a une si belle femme devant mes yeux, je ne peux faire autrement que la regarder.
Meredith rie à cette remarque. Jamais son ex ne lui avait dit la moitié des mots tendres de Derek.
Der : Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ?
Derek et Meredith avaient tous deux un congé, enfin seul, car cette semaine avait été chargée et les opérations avaient été nombreuses ce qui les avaient empêchées de se voir.
Mer : J’en sais rien. T’as une idée ?
Der : Oui !
Meredith le regarda.
Der : Non, c’est pas du sexe toute la journée ! Voyons, tu me déçois de penser ça de moi !
Mer : Où allons-nous dans ce cas ?
Der : Que dirais-tu d’aller visiter ? Je pourrais te faire visiter une partie de la ville.
Mer : D’accord, mise à part l’hôpital et chez moi, je n’ai pas vu grand-chose de cette ville.
Der : Je vais monter prendre ma douche et après on partira.
Derek se leva en marchant lentement et se retourna avant de sortir de la cuisine.
Mer : Qu’est-ce qu’il y a ?
Il lui fit les yeux doux et son sourire auquel elle ne pouvait résister, et ça, il le savait !
Mer : Je préfère finir de prendre mon petit-déjeuner tranquillement.
Il resta là en la regardant comme si c’était la huitième merveille du monde.
Der : Viens, dit-il d’un ton suppliant.
Mer : C’est une demande ?
Der : Non, une obligation.
Mer : Dans ce cas, je n’ai pas trop le choix !
Une heure plus tard, ils sortirent de la douche, près à partir.
Mylene24 (21.02.2008 à 02:47)
Mer : Tu m’emmènes où ? Au musée ???
Der : Si tu t’attends au musée, tu vas être déçue…
Mer : Un endroit où un peut voir Seattle ?
Der : Tu as la moitié de la réponse. On va à un endroit…
Mer : Ouais, d’accord, tu sais, je retire ce que j’ai dit, tu n’es pas parfait, tes blagues laissent à désirer !
Der : Tu ne m’as jamais dit que j’étais parfait !
Mer : Je le pensais…
Derek embrassa fougueusement Meredith et remit ses yeux sur la route, bien que sa tête et sa main fussent bien ailleurs…
Der : On est arrivé ! dit-il après 10 minutes d’auto.
Meredith resta bouche bée. Son internat et tous ces problèmes ne lui avaient pas permis de visiter la ville où elle allait passer une bonne partie de sa vie, si tout allait bien. Quand elle avait déménagé de Boston, elle s’était dit qu’elle ferait son internat et deviendrait peut-être résidente là si tout allait bien. Seattle était la place de sa mère. Pas sa place, pensait-t-elle au début. Selon elle avant, Seattle était une ville pluviale qui lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Maintenant… Tout a changé ! Seattle était devenue pour elle une ville magnifique, et elle en avait la preuve sous ses yeux.
Mer : Wouhaa ! Derek, c’est…
Der : Superbe !
Elle acquiesça et resta muette face à cette beauté naturelle. Ils se trouvaient sur un grand terrain orné de gazon vert, à la campagne avec une petite forêt à leur droite. Tout avait l’air paisible, si simple, mais si beau !
Mer : Heu… Mais c’est un terrain privé ! remarqua-t-elle.
Meredith regarda Derek un peu choqué.
Der : En effet, c’est un terrain privé.
Mer : Mais qu’est-ce qu’on fait là…
Der : Viens.
Derek lui prit la main et l’emmena vers la fameuse caravane, là où tant de choses se produiront, se découvriront et s’oublieront…
Mer : Derek c’est beau, le paysage est merveilleux, mais qu’est-ce qu’on…
Der : Tais-toi.
Et il l’embrassa, croisant ses doigts avec les siens. Chaque baiser avait quelque chose de nouveau pour eux, et ce énième ne fit pas exception.
Mer : Où on est ? dit-elle avec quelques difficultés, Derek ne voulant pas quitter ses lèvres.
Après quelques minutes, Meredith, fatiguée de voir que Derek ne répondait pas à ses questions, l’arrêta et recula.
Der : Quoi ? Tu sais que c’est pas bon de me laisser comme ça. Je peux devenir soudainement très violent, dit-il en se rapprochant d’elle dangereusement.
Mer : Je pensais qu’on visitait la ville et non ton anatomie, que j’ai déjà plusieurs fois visitée au passage !
Après quelques secondes de silence…
Der : J’habite ici.
Mer : Quoi ? dit-t-elle en souriant.
Der : T’as bien compris, ça fait quelques temps que je suis ici et je m’y plais, alors pourquoi changer ?
Meredith ria.
Der : Hey !
Mer : Désolée, c’est juste que j’ai de la misère à croire que ta femme aime cette caravane ! Elle a l’air tellement…
Elle s’arrêta, craignant de critiquer sa femme.
Der : Tellement… Superficielle ?
Mer : Ouais !
Der : J’avoue qu’elle ne si plait pas vraiment, mais je tiens à mon terrain, elle veut construire une maison, mais moi…
Mer : Tu préfères la caravane.
Der : Non, je veux construire une maison avec la femme que j’aime, c’est tout.
Ils se sourirent mutuellement puis Meredith ajouta :
Mer : L’un des plus brillants neurochirurgiens ayant une femme étant l’une des plus brillantes en obstétrique et qui gagnent tous les deux une grosse somme d’argent, vivent dans une caravane ! J’en reviens pas !
Der : Je vois ça ! Je vais te faire visiter ma petite demeure !
Derek ouvrit la porte et laissa passer Meredith. Heureusement, pensa Derek, Addison avait fait le ménage. Elle visita la cuisine, « le salon » si on pouvait appeler ça comme ça, elle ouvrit la porte de la douche et finit par visiter la chambre.
Mer : Petit, simple et confortable ! Voilà ce dont j’ai toujours rêvé !
Der : Maintenant que j’ai répondu à toutes tes questions, on peut reprendre là où en était ?
Mer : Elle ne risque pas d’arriver ?
Der : Mais non, elle est à l’hôpital.
Mer : Mais elle était de garde, peut-être qu’elle se sent fatiguer et…
Der : Je barre la porte et la journée nous appartient.
Mer : Il me semble qu’on était pas supposé rester la journée au lit, dit-elle pendant que Derek commençait à détacher les boutons de sa chemise.
Der : Oui, mais là, j’ai trop envie de toi et puis on n’a pas eu beaucoup de temps seul cette semaine…
Mer : Je sais, mais…
Der : Abandonnes. Tu ne me résisteras pas et tu le sais. Je sais que tu en as aussi envie que moi, si c’est pas plus…
Les rôles s’inversèrent, Meredith le jeta sauvagement sur le lit et enleva ses vêtements en une fraction de seconde, tellement son corps lui manquait. Ils s’unirent peu de temps après, et la matinée ne faisait que commencer…
Mylene24 (21.02.2008 à 03:44)
Il était 16h00 et Meredith et Derek étaient couchés dans la caravane, se faisant des sourires. C’était une très grosse journée pour nos amoureux, eux qui s’étaient promis de se retenir.
Der : Alors, j’ai bien récupéré pour cette semaine ?
Mer : Mmm… Je crois que oui.
Der : Tu crois ?
Mer : C’est juste que…
Derek la regarda, se demandant ce qu’il pouvait bien se reprocher. Peut-être avait-il été moins… Performant ? Meredith voyant alors que son homme se posait des questions ajouta :
Mer : T’inquiètes, t’as été merveilleux, comme toujours, même mieux ! Mais tu… Tu couches toujours avec ta femme ?
Cette question lui trottinait dans la tête depuis un bon moment déjà. Elle vivait tellement de moments forts avec Derek qu’elle ne s’était même pas posé la question. Du moins, jusqu’à hier quand elle avait croisé Addison plus souriante que d’habitude, ce qui l’embêtait au point de penser qu’à ça…
Derek la regarda pendant un petit moment. Il ne voulait pas briser l’alchimie qu’il y avait entre eux deux pour une simple question sans importance à ses yeux.
Der : Pourquoi ? Qu’est-ce que ça peut bien changer ?
Mer : Ça change tout ! Je veux savoir avec qui tu partages ton lit, j’ai au moins droit à ça !
Der : Ça ne change rien aux sentiments que j’ai pour toi !
Mer : Ça veut dire oui !?! s’exclama-t-elle en se décollant des bras de Derek.
Der : C’est ma femme ! Je ne peux pas arrêter ça du jour au lendemain sinon elle va se douter de quelque chose.
Mer : Moi qui pensait que tu… que tu m’aimais !
Der : C’est le cas aussi, je peux pas arrêter sinon, va falloir que je lui dise.
Mer : Et pourquoi pas ?
Der : Tu es folle, si je lui dis, elle va…
Mer : Quoi ? Ça fait assez longtemps qu’on est ensemble, il serait peut-être tant que tu lui dises.
Der : Mais je peux pas, tu comprends ?
Mer : Non, je comprends pas.
Il y eut un long moment de silence. Meredith regardait Derek d’un air choqué, voulant des explications et en même temps, ne voulant pas apprendre de peur que ce soit une mauvaise nouvelle.
Der : Onze ans. Tu me demandes d’effacer 11 ans de ma vie pour…
Il ne savait plus quoi dire. Il sentait que ce qu’il allait dire lui couterait très cher.
Der : Je ne peux pas quitter Addison. On a vécu tellement de bons moments ensemble.
Mer : Et moi ? Je suis quoi pour toi ? Une fille que tu t’envoies pendant qu’entre Addison et toi ça va mal, dit-elle en s’habillant. Et toutes ces déclarations d’amour que tu m’as faites ? Toutes ces nuits de pur bonheur, ces matins qu’on partageait ensemble… Tu m’as dit que j’étais la seule que tu n’as jamais aimée… Et là, je suis qu’une sale maîtresse. Je comprends pas Derek, je ne te comprends plus… Tu disais que j’étais ton rayon de soleil, la raison de te lever chaque matin. Pourquoi ? Pourquoi maintenant Addison serait redevenue la femme de ta vie ? Tu m’as dit que tout était fini entre vous. Qu’est-ce que j’ai fait qui a pu te déplaire à ce point ? Parles-moi, je t’en pris.
Der : Je ne peux pas… Je suis désolée. Laisses-moi du temps pour accepter que tout est fini entre elle et moi. Je veux juste être certain que je ne regretterai rien, que je ne ferai pas d’erreur.
Même lui ne se comprenait plus. Il aimait Meredith ça oui. Assez pour tromper sa femme oui. Mais assez pour la quitter à tout jamais ? Il en était pas si sûr…
Devant son manque de réaction, elle finit de s’habiller en vitesse et sortit de la caravane en courant vers son auto. Elle mit le contact et se dépêcha de s’en retourner chez elle. Elle ne savait plus quoi faire… Ne se reconnaissait plus… Ce matin elle était heureuse, elle avait des projets de couple, tout lui paraissait joyeux, on aurait dit que la vie lui souriait enfin.
Mais ce n’est qu’un beau rêve dans lequel je n’ai pas pu ouvrir les yeux à tant. Il était ma raison de vivre, il est maintenant rendu celui que je déteste le plus sur cette terre. Mais si je me fis à l’expression « Il est plus facile de détester ceux qu’on aime, parce qu’on sait qu’ils reviendront toujours vers nous. » ça veut dire que Derek reviendra un jour. Seulement, je suis en plein cauchemar, comment vais-je faire pour survivre à cette humiliation… Je le déteste, l’hais même, preuve qu’il signifiait quelque chose de très fort pour moi.
Mylene24 (23.02.2008 à 17:54)
Je suis rentrée à la maison, j’étais démolie. Qui peut bien changer aussi vite d’idée ? Un jour, il te dit je t’aime à la folie et l’autre il te dit qu’il n’est pas près de vivre à découvert avec toi. Je n’y comprends rien. Et j’ai mal. Mal d’avoir pu croire une seule seconde que cette aventure me mènerait plus loin que mon lit. Je pensais enfin trouver mon destin. Celui d’être avec Derek. Mais on dirait bien que le destin m’a choisi un autre chemin que celui de Derek…
Je vais dans la cuisine, ouvre l’armoire et prends ma bouteille de téquila. Normalement, Izzie et moi on se bourrait à cause de notre journée désastreuse, quand elle, était à la mine et quand moi, il ne s’était rien passé côté homme. J’amène ma bouteille de téquila dans le salon et commence à boire. La bouteille était neuve. Me voilà rendu au ¾… Je pleure et m’apitoie sur mon sort. J’ai calé la moitié de la bouteille et finalement la bois au complet ! Je vais vous dire que là j’allais encore moins bien, je me sentais sal, mais la téquila n’eut qu’un seule avantage, celui de me faire dormir pour oublier ma journée qui avait commencé en rêve, pour finir en mon pire cauchemar.
Mylene24 (23.02.2008 à 18:27)
Izz : Salut, c’est moi !
Izzie rentra dans le salon et découvrit son amie effondrée sur le sofa, la bouteille de téquila vide au sol. Elle avait pourtant une bonne nouvelle à lui annoncer. La dernière fois qu’elle l’avait vu comme ça, c’est quand Derek lui avait qu’il réfléchissait à propos d’eux. Izzie s’assit et regarda Meredith. Elle semblait si vulnérable, si triste, si… Elle faisait pitié ! C’est pas super de prendre les gens en pitié, mais là, c’était de la bonne pitié. Izzie la secoua.
Izz : Meredith, c’est moi.
Meredith pencha la tête.
Izz : Je suis rentrée. On dirait que… ta journée avec Derek ne s’est pas bien passée…
Retrouvant quelque peu ses esprits, elle se souvint de la question qu’elle avait posée, de la réponse qu’elle n’avait pas acceptée et finalement de la peine qu’elle avait ressenti au fond d’elle-même, celle d’avoir été trahie.
Mer : Aïe.
Izz : Ça va ?
Mer : D’après toi Izz, j’ai l’air d’aller bien ? J’ai un de ces mal de crane… Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu n’est pas à l’hôpital ?
Izz : Non, j’ai fini… Meredith, que s’est-il passé ?
Elle hésita. Elle ne voulait pas lui répondre, lui dire la vérité, ça lui faisait beaucoup trop mal.
Mer : Rien.
Izz : Et tu crois que je vais gober ça ?
Mer : C’est pas de tes affaires Izz, lâches-moi !
Elle se leva et monta l’escalier pour se rendre à sa chambre. Elle n’avait aucunement envie de lui raconter. Sa seule envie était de rester dans sa chambre, pour longtemps, très longtemps. Izzie n’essaya pas de discuter, elle n’avait jamais vu son amie dans cet état là. Que pouvait-il bien se passer ?
Le lendemain matin
Izzie était déjà toute prête, Meredith, quant à elle ne s’était pas encore levée. Elle hésita d’aller cogner. Peut-être ne voulait-elle pas être déranger ? Ou peut-être son cadran n’avait-il tout simplement pas sonné. Et puis tant pis, pensa-t-elle, je suis son amie, je dois la réveiller. Elle cogna et entra.
Izz : Meredith, dit-elle en s’approchant de son lit. Lèves-toi, tu vas être en retard.
Elle ouvrit les yeux difficilement. Izzie la regardait avec compassion.
Mer : Vas-y et dis à Bailey que je vais être en retard.
Elle se retourna pour faire dos à Izzie et se rendormir.
Izz : Tu te souviens pas de ce qu’a dit Bailey ? Ceux qui arrivent en retard…
Mer : Passes la semaine à la mine, sans opérer, je sais. Mais svp, va-t-en, j’ai besoin d’être seule
Izz : D’accord.
Elle s’éloigna, mais avant de fermer la porte ajouta :
Izz : Je suis là, si tu as besoins de moi.
Mylene24 (23.02.2008 à 22:16)
À l’hôpital
Bailey : Stevens, où est Grey ?
Izz : Elle est malade, dit-elle d’un ton ferme.
Bailey : Bon très bien. Alors, Stevens avec Shepherd, Yang avec Montgomery Shepherd, O’Mallais, Burke et Karev tu vas avec l’équipe de réa. Dépêchez-vous !
Izzie s’en alla vers la chambre du patient, prête à parler au Dr Shepherd. Elle se doutait bien que c’était lui qui était derrière tout ça et elle était prête à dire tout ce qu’elle avait sur le cœur concernant la tristesse de son amie, même si pour cela, il allait peut-être la renvoyer de son service.
Der : On va vous opérer cet après-midi. Ha ! Dre Stevens. Bien, je vous présente notre patiente, Mary Lynn. Elle va être opérer à 14h30. Bon, j’ai d’autres patients à aller voir, vous bipez le Dre Stevens si vous avez besoin de quelque chose.
Mary : Merci Doc.
Dans le couloir
Izz : Dr Shepherd, je peux vous parler ?
Der : De quoi s’agit-il ?
Izz : D’un sujet plutôt personnel.
Elle entra dans l’ascenseur, seule avec Derek.
Der : Je vous écoute.
Izzie stoppa l’ascenseur.
Izz : Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
Der : Quoi ? Qui ça ?
Izz : Meredith ! Elle ne va pas bien et je sais que c’est à cause de vous ! Derek resta silencieux un moment.
Der : Dre Stevens, ça ne vous regarde pas.
Izz : Si ça me regarde, ce n’est pas vous qui revient du travail et retrouve votre meilleure amie saoule sur le sofa, triste et qui veut même pas venir travailler !
Der : Meredith n’est pas là ?
Izz : Non, elle n’était pas en forme aujourd’hui ! Va savoir pourquoi.
Izzie redémarra l’ascenseur, et sorti sans lui porter le moindre regard.
Derek quant à lui, ne savait plus quoi faire. Meredith, Addison, laquelle choisir ? Meredith elle est… Je ne peux pas trouver les mots justes pour dire ce qu’elle est. Et Addison elle est… ma femme. Oui, la femme à qui j’ai juré amour et fidélité jusqu’à ce que la vie nous sépare. Est-ce que ça devait vraiment se passer comme ça ? Si je n’aurais jamais rencontré Meredith, serais-je encore amoureux de ma femme ? Au début, je pensais qu’il n’y avait plus rien entre elle et moi. Mais là… Pourquoi c’est à moi que tout ça arrive ?
Marck: Hé mon pote, t’as des soucis ?
Derek ne répondit pas.
Mark : Je prends ça pour un oui. Allez, on est ami, tu peux tout me dire.
Der : Disons, que ma vie est compliquée ces jours-ci.
Mark : Je peux peut-être faire quelque chose pour toi ?
Derek lui fit un sourire forcé et répondit :
Der : Non tu n’y peux rien.
Mark : Ôtes-moi ce sourire forcé, ça fait peur à voir. J’espère que t’as profité de ta journée de congé hier ?
Der : Pourquoi tu me demandes ça ?
Mark : Ben… C’était juste une question. Tu devrais te reposer, t’as l’air brulé.
Der : Ouais, merci du conseil.
Mark : Pas de quoi. Encore ce fichu biper, ce doit un de ces internes, ils nous pourrissent la vie. À tantôt, et reposes-toi avant ton opération. Chanceux, moi je n’ai rien de prévu aujourd’hui.
Derek alla dans la salle de repos la plus près et s’y allongea… Il pensa à ce qu’avait dit Mark. Les internes leur pourrissent la vie. Il n’était pas près à dire ça. Plutôt qu’ils la compliquent. Pour le mieux, il n’en savait rien ! Il laissa son esprit vagabonder, pensant à celle qu’il aime…
Mylene24 (23.02.2008 à 22:35)
De son côté, Meredith était étendue, dans son lit. Elle avait le regard vide. Ne voyait plus rien… Des paroles revinrent dans sa tête : « … Toi tu es différente et c’est pour ça que je ressens… ce truc, tu vois » Elle sourit à cette simple pensée. Mais très vite, d’autres paroles vinrent bués son esprit : « Je veux juste être certain que je ne regretterai rien, que je ne ferai pas d’erreur ». Lui qui lui avait t’en dit de paroles douces, paroles qu’elle n’avait jamais entendu de sa vie. Elle se remémora alors les moments venant juste avant son accident.
Mat : T’inquiètes, tu seras la meilleure maman au monde. Et moi, je serai là pour te gâter, te câliner, bref je serai là pour toi, dit-il en l’embrassant.
Il ferma la portière de l’auto et s'installa du côté conducteur.
Mat : Si tu savais comme j’ai hâte que tu deviennes ma femme. Qu’on élève ensemble nos enfants…
Mer : Nos ?
Mat : Seulement un ?
Mer : Je sais pas.
Mat : Si tu savais comme j’ai hâte de te dire oui pour l’éternité, de te prouver à chaque seconde que tu es la femme de ma vie… Et de le crier sur tous les toits que tu m'appartient!
Meredith rie à cette remarque.
Mat : Tu as des idées de prénoms ?
Mer : Peut-être. Toi ?
Mat : Oui. Dis-moi, lesquels ?
Mer : Pour notre petite fille, j’aime bien Kate. Et toi ?
Mat : Bof… Kate, il me semble que c’est beaucoup trop commun. J’opterais pour Celine.
Mer : T’es sérieux ?
Mat : Oui, pourquoi ?
Mer : Je ne veux pas appeler notre petite fille Celine !
Mat : Mais c’est jolie comme prénom !
Mer : Pour ta mère, certes, mais là on parle de notre fille, notre bébé !
Mat : Meredith, on commencera pas à se disputer pour des conneries…
Mer : Des CONNERIES ? C’est le nom de notre petite fille Mathew, pas celle des voisins. Et regardes sur la route ! Voyons, on rirait d’elle, Celine Ding ! Ça sonne bizarre.
Mat : Je savais que tu voudrais tout décider, dit-il en la regardant avec colère un peu trop longtemps. Et puis, je ne veux pas que…
Mer : Attention !!!!!!! NON !
Je suis maudite. Si j’avais accepté qu’elle s’appelle Celine, ils seraient tous les deux toujours en vie. Je vous avais dit que ma vie était parfaite avant ? C’était vrai, ce moment dans l’auto était la première chicane que nous avions et la dernière… Par ma faute. Je ne sais plus quoi penser. Suis-je faite pour l’amour ? Finalement, je devrais peut-être suivre le chemin de ma mère. Oublier la vie sentimentale et se concentrer uniquement sur l’hôpital, les opérations. Oui, je vais devenir cette nouvelle Meredith, celle qui n’est pas dans la lune en train de penser à son beau docteur, mais plutôt celle qui sauve des vies et se jette à fond dans la neurochirurgie. Voici, ma nouvelle vie !
Mylene24 (24.02.2008 à 18:04)
On est le lendemain matin. Heureusement, hier je n’ai pas eu droit aux discussions d’Izzie, elle ne m’a posé aucune question, et je lui en suis bien reconnaissante. Je descends prendre mon petit-déjeuner, toujours en mode attitude positive, soit aucune place pour les sentiments.
Mer : Salut ! Bien dormie ?
Elle me regarda d’une façon étrange. C’est vrai, normalement, c’est toujours elle qui commence à me parler, mais c’est du à mon changement de comportement. Je vois la vie sous un autre angle et je suis plus optimiste ! Étrange, venant de ma part, n’est-ce pas ?
Izz : Salut, répondit-elle après un moment d’hésitation. T’as l’air d’aller mieux, je me trompe ?
Mer : C’est vrai, je vais mieux. Et toi, quoi de neuf à l’hôpital ?
Izz : Pas grand-chose… Mais… Non laisse faire.
Mer : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Izz : J’ai une grande nouvelle à t’annoncer. Voilà, c’est qu’Alex et moi, on sort ensemble, c’est cool hein ?
Devant mon manque de réaction, Izzie prit un air sombre et s’excusa.
Izz : Je m’excuse Mere, j’ai pas à te parler de mes amourettes maintenant…
Mer : Non, je suis super contente pour toi, c’est génial ! C’est juste l’effet de la surprise.
Izz : Tant mieux. Bon, tu viens, j’ai pas le goût d’être en retard.
Mer : Moi non plus !
Elles arrivèrent au SGH et la malchance tomba déjà sur Meredith. Elle voyait au loin Derek et Addison qui sortaient de leur voiture, ils avaient l’air heureux… « Enfin de compte, je n’étais qu’une sale maitresse, pensa-t-elle. » Izzie regarda vers où se dirigeait mon regard et les aperçus.
Izz : Allez viens, il ne sait pas ce qu’il manque, dit-elle en lui prenant le bras, comme un enfant avec sa mère.
Mylene24 (25.02.2008 à 03:27)
Je rentre dans les vestiaires en compagnie d’Izzie, toujours avec le pseudo sourire que je ne quitte pas depuis ce matin. Ce même qu’a Derek…
Chris : Hé ! T’as l’air de mieux aller.
George : Tu rigoles, c’est un rire d’hypocrite qu’elle a, elle fait encore plus pitié.
Mer : Pour info, je vais très bien, ma vie est parfaite et si quelqu’un fait abstraction à ma vie personnelle je l’étrangle, c’est clair ?
Christina et George lancèrent un regard interrogatif à Izzie, qui comprenait tout à fait la situation. Alex entra dans le vestiaire à son tour.
Alex : Aujourd’hui, je suis le plus heureux des hommes !
Chris : Quoi, maman t’as téléphoné pour te souhaiter une bonne journée ?
Alex : Yang, tu regretteras ce que tu viens de me dire dans quelques secondes ! Il y a un patient aux urgences, et il a trois bras. Je vais l'opérer.
Ça nous a prit quelque temps à assimiler la nouvelle.
Izz : Un patient avec trois bras ! Je n’ai jamais vu ça de ma vie !
George : Moi non plus !
Chris : Je te déteste Alex !
Alex : Ha ! Ne dis pas ça, je sais que tu m’envies !
Mer : Et il a quelle âge ton patient ?
Alex : C’est un homme dans la quarantaine.
Mer : Et pourquoi il veut se le faire enlever maintenant ?
Alex : Il a le cancer. Mais le problème est que son bras est tout près de la tête…
Les quatre internes continuèrent de discuter, mais Meredith était ailleurs… Qu’y avait-il d’important aujourd’hui ? Elle ne se rappelait plus, mais elle était certaine d’oublier quelque chose. Bailey entra dans les vestiaires.
Bailey : Bon, aujourd’hui, j’ai besoin de quelqu’un pour aller à la mine, un pour l’équipe de réa, un autre pour aller en obstétrique et finalement, 2 internes pour aller en chirurgie avec les Dr Sloan et Shepherd pour l’intervention de l’home aux 3 bras.
Alex : Dre Bailey, je suis déjà sur l’opération.
Bailey : Je sais. Bon Stevens tu vas avec Alex, O’Mallais à la mine Yang avec la réa et Grey tu vas en obstétrique.
Super ! Je vais me faire chialer dessus par Addison à cause de la patiente de l’autre fois, mais j’ai aussi aucune envie de voir cette femme que je hais plus que n’importe qui sur cette terre. Mais bon, courage Meredith, je suis maintenant une femme positive ! Déjà que ma journée commence très mal, il faut en plus que je sois seul dans l’ascenseur avec cette femme et mon ex amant ! Je sens que je vais faire une dépression…
Addie : Dre Grey, contente de vous voir. Concernant la patiente de l’autre fois, nous avons vérifié et le bébé était mort bien avant. Vous avez de la chance. Mais la prochaine fois, croyez-moi ce ne sera pas aussi facile.
Meredith regardait droit sur les portes de l’ascenseur. Elle avait juste hâte qu’elles s’ouvrent, car elle n’en pouvait plus de sentir la présence de Derek à ses côtés. Elle sentait son regard poser sur elle, mais elle était bien décidée à ne pas flancher.
Addie : À tantôt mon amour ! On se retrouve au dîner.
Derek acquiesça et sorti, mais cette fois, c’est Addison qui le retint pour l’embrasser sous le regard triste de Meredith. L’ascenseur se referma pour les mener en obstétrique où elle devait surveiller une femme enceinte durant toute la matinée…
Mylene24 (25.02.2008 à 03:41)