Rendu à l’hôpital, elle se dépêcha d’aller se changer dans le vestiaire et fut la dernière à arriver.
George, Chris et Izz : MEREDITH !
Mer : Bon sang, que me vaut cet accueil si chaleureux !
Izz : On sait tout !
Chris : Et bien, je me demandais quand il allait enfin se décider !
George : En tous cas, elle, elle en arrache ! Elle ne parle à personne et je l’ai tantôt accroché dans le couloir sans faire exprès, elle m’a lancé un regard noir !
Chris : Ouhhh ! Ne me dis pas que t’as eu peur !
George : Bien sûr que non !
Il baissa la tête, ce qui fit exploser de rire Christina.
Mer : J’aimerais comprendre de quoi vous parler là, j’y comprends rien !
Chris : Je dois dire que tu n’es pas vite vite aujourd’hui ! Le divorce…
Mer : Quoi ? Tout le monde sait ??
Izz : Pour le divorce, rien de plus. Promis, moi j’ai rien dit.
Bailey : Bon, allez, les visites devaient commencer il y a déjà 5 minutes !
Ils suivirent Bailey jusqu’à la chambre d’un patient.
Izz : Où est Alex ?
Bailey : En pleine opération avec le Dr Burke ! Il est arrivé très tôt ce matin…
Chris : Crétin…
Bailey : Je vous ai entendu Yang!
Chris : Ha… heu… Désolé, mais crétin pareil !
Bailey : Bon, qui me présente le cas ?
Izz : George Ross, 52 ans, en attente d’un nouveau foi depuis neuf mois. Il est le premier sur la liste et nous croyons en avoir trouvé un.
Bailey : Très bien, Stevens, tu t’occupes de ce patient et tout ce qu’il veut, tu lui donnes. On continue !
Pat : Une belle grande blonde ! Vous savez qu’à mon âge, elle ne nous laisse pas indifférent…
Izzie eut un regard de dégoût.
Ils arrivèrent dans la chambre du prochain patient…
Pat : Dre Bailey ! Quelle plaisir de vous revoir !
Bailey : Moi de même Michael ! Qui présente ?
Chris/Mer : Michael Casse…
Bailey : Ohhh ! Une à la foi ! Grey !
Meredith fit un sourire de victoire à Christina.
Mer : Michael Casse, 25 ans, amené hier, problème cardiaque, nous devons l’opérer dans l’après-midi.
Pat : Vous êtes une bien jolie interne.
Meredith rougit devant cette remarque.
Bailey : Bon… Grey, vous me préparez ce patient et…
… : Excusez-moi Dre Bailey. Pourrais-je vous emprunter un de vos internes ?
Bailey : Oui, bien sûr, O’Mallais !
… : Je préfèrerais prendre le Dre Grey, si ça ne vous dérange pas ?
Bailey : Non, parfait, Yang, il est à vous !
Super ! Moi qui aurais pu assister à une chirurgie cardiaque, je dois aller avec elle… Mais qu’est-ce qu’elle me veut encore !
Christina, elle, me regarde avec un large sourire de triomphe ! Je m’en vais déprimer en suivant ma chère titulaire, vers le service le plus ennuyeux à mes yeux !
Mylene24 (21.03.2008 à 18:19)
… : Alors Meredith, comment ça va aujourd’hui ?
Mer : Très bien Dre Montgomery.
Addie : Comment ça vous savez ?
Mer : Heu… Tout le monde sait !
Addie : Ha… D’accord pardon… Bon, nous allons aller voir notre patiente !
Je la suivie, mais déjà que je la détestais, il fallait qu’en plus elle m’ôte d’une opération des plus capitales !
Addie : Je vous ais choisi Dre Grey, car j’ai un cas assez intéressant !
Elle cogna et entra dans la chambre du patient.
Addie : Bonjour, je suis le Dre Montgomery et voici le Dre Meredith Grey.
Pat : Bonjour…
Je reste bouche bée en voyant ma patiente. Un mystère de la vie est en face de moi !
Un homme d’une soixantaine d’année entra dans la chambre et vint s’asseoir au chevet de la patiente.
Addie : Bien, Grey, je vous présente Mme Hubbins…
Pat : Appelez-moi Huguette.
Addie : Très bien, donc Huguette, 65 ans, est enceinte de jumeau et en est à 8 mois et demi. Faites-lui un scan pour voir si les bébés sont toujours bien placés et bipez-moi dès que vous aurez les résultats. À plus !
À plus… Ça sonne amie intime. Grrr ! Je la déteste autant que tantôt ! C’est sûre qu’une grand-mère enceinte, c’est du jamais vu, mais j’aurais préféré la cardio ! Bref, je dois m’occuper d’une mémé qui aura des jumeaux en plus ! Je ne savais pas qu’à cet âge là… Pépé est toujours en forme !
Hug : Ce doit être la première fois que vous voyez ça, je me trompe ?
Mer : En effet, je dois dire que ce n’est pas courant !
Elles arrivèrent au scan, mais celui-ci était déjà occupé. Derek sortit sortit d’une salle d’un patient et la voyant, il se dirigea vers la salle la plus proche. Meredith le suivit après avoir laissé sa patiente près du scan.
Mer : Hé ! Salut !
S’en attendre une seule seconde de plus, il s’empara de ses lèvres et trop impatient pour attendre, il s’attaqua déjà à son pantalon.
Mer : Je peux pas… Pas tout de suite… J’ai une patiente qui attend pour le scan, faut j’y aille.
Der : Tu n’avais qu’à ne pas me suivre.
Mer : Je pensais avoir droit à un baiser…
Il continua à l’affoler, enleva le pantalon de celle-ci pour ensuite s’acharner sur sa blouse d’interne. Une fois en sous-vêtement, il releva la tête et lui dit :
Der : Très bien, va voir ta patiente, elle a besoin de toi au scan !
À ce soir ! Il la planta là, ouvrit la porte de la salle de garde, regarda une dernière fois derrière lui avec un peu de culpabilité, puis s’en alla, laissant une Meredith complètement affolée et détruite à l’idée qu’il ait pu la laisser comme ça.
Mylene24 (21.03.2008 à 19:12)
Elle se rhabilla pour ensuite retrouver sa patiente.
Hug : Ça va Docteure, vous avez l’air… fachée !
Mer : Non, ça va très bien ! Bon, enfin le scan est libre.
Quelques minutes après, j’ai bipé Addison.
Addie : Je suis là ! Bien ! Ouh lala... Nous allons devoir faire une césarienne, un des bébés est très mal placé. Ramenez Huguette dans sa chambre, mais surtout ne lui dite rien qui pourrait l’inquiéter. Un hausse de stresse ne serait pas bon pour les bébés. Ha et, vous faites quelque chose ce soir ?
La question que je redoutais tant. Je ne veux surtout pas y aller. Mais ais-je le choix ? Si je refuse, Addison va se poser des questions. Au moins, Derek est de garde aujourd’hui, c’est pas comme si j’avais le choix entre les deux. Tant pis, une soirée, j’espère que ça va passer vite ! En espérant que je sois bipée…
Mer : Non, je n’ai rien de prévu.
Addie : Très bien, dans ce cas nous pourrions aller boire un verre chez Joe.
Mer : Bien sûr ! Je dois y aller.
Addie : Très bien, on se revoit plus tard Dre Grey !
Je suis retournée auprès de ma patiente, elle m’a posé quelques questions, mais je lui ai dit que je n’avais pas les résultats ! Quelle menteuse ! Je l’ai retourné dans sa chambre, puis j’ai pris la direction de la cafétéria.
Chris : Tiens, salut !
Mer : T’es pas en train d’opérer ?
Chris : Non, l’opération est prévue dans une demi-heure. Alors, comment ça se passe avec elle.
Mer : Bof, ça va. Je vais prendre un verre ce soir avec elle.
Chris : C’est ça, coucher avec un homme marié ! Obligé de se taper des discussions morbides !
Mer : Très drôle, mais j’aurais un service à te demander ! Tu peux me biper dans quinze minutes ?
Chris : Je veux bien, mais pourquoi ?
Mer : Tu ne sauras rien !
Chris : Tant pis !
Mer : Allez… S’il-te-plait ! Et je demande à Derek de te mettre sur un cas neuro super intéressant la prochaine fois !
Chris : Hmm. D’accord, mais il a besoin d’être intéressant ce cas parce que moi, la neuro…
Je ne pris pas le temps de la remercier que j’étais déjà à la recherche de Derek. Il va voir ce que ça fait se faire mettre en plan comme ça !
Je le cherche depuis dix minutes déjà, faut que je fasse vite sinon je vais me faire biper trop tôt ! Enfin, je le trouve en charmante compagnie avec sa femme ! Ça va être plus dur que ce que je pensais !
Je trouve une salle de repos le plus vite possible et le bipe !
Il mit peu de temps à me retrouver et aussitôt qu’il ouvrit la porte, je me suis littéralement jetée dessus ! Je le déshabille tranquillement, parce qu’à la vitesse où lui me déshabille, il sera trop tard. Il devient fou tellement ma lenteur le fait souffrir, mais ce n’est rien comparé à ce que je vais faire. Je me retrouve à poil devant lui, et lui encore tout habillé ! Enfin !!! Mon biper sonne ! Il était temps, parce que je n’avais plus la force de le retenir !
Je commence à me rhabiller et Derek me regarde, ne comprenant pas ce que je fais.
Der : Où tu vas ?
Mer : J’ai une urgence !
Der : Moi aussi là, figures-toi !
Mer : Je suis désolée, mais je dois y aller !
Der : Attends ! Tu ne peux pas me laisser comme ça !
Mer : Tu ne t’es pas gêné toi !
Der : Je vois ! Mais s’il-te-plait, reste ! Meredith…
Et là, il me fait le regard de chien battu. Celui que je ne peux résister ! Qu’est-ce que je fais ? Si je reste, il aura gagné et si je m’en vais, bien fait pour lui ! Mais faudra attendre demain… Qu’est-ce que je devrais faire d’après vous ?
Mylene24 (21.03.2008 à 21:52)
Mer : Je suis désolée Derek, mais tu m’as fait la même chose tantôt, chacun son tour !
Der : Oh ! Ne fait pas ta rancunière, j’ai envie de toi maintenant, tantôt c’était juste un petit jeu…
Mer : Un petit jeu ! Tu te moques de moi ! Tu m’as fait chavirer tes caresses et tu m’as ensuite laissé tombé, chacun son tour !
Elle commença à se rhabiller, choquée par les propos de Derek. Il se rapprocha d’elle et lui murmura ces quelques mots à l’oreille…
Son expression changea, elle le regarda dans les yeux, lui de même, et ils finirent sur un des lits de la salle de garde, souriants plus que jamais…
Meredith se réveilla dans les bras de Derek, encore toute souriante du moment qu’elle venait passer. Elle prit la montre qui était sur le plancher, comme tous leurs vêtements d’ailleurs et regarda l’heure. MERDE ! Ça faisait deux heures qu’ils étaient endormis dans les bras de l’autre. Deux heures… Addison va vraiment me détester, pensa-t-elle.
Elle enfila sa blouse et son pantalon et décida de réveiller Derek. Imaginer qu’une infirmière passe par là et qu’elle voit un titulaire endormi super sexy à poil ! Elle va en profiter j’en suis sûre, alors autant le réveiller de la meilleure des façons !
Elle s’approcha de lui, lui murmurant quelques mots tendre à l’oreille, et effleura ses lèvres sur les siennes. Il remua un peu, jusqu’à ce qu’ils ouvrent les yeux.
Der : J’avais cru rêvé tellement c’était bon.
Mer : Et bien, heureuse de t’apprendre que c’était bien réel. Mais là, faut se dépêcher, ça fait deux heures qu’on est ici !
Der : Déjà ! Au moins, je n’avais pas d’opération de prévu !
Mer : Et bien moi oui ! Avec ta femme en plus !
Der : Ex femme, dit-il en grognant.
Mer : C’est vrai désolé ! Ça fait juste tout drôle de savoir que tu es là pour moi seule.
Il recommença à l’embrasser, mais cette fois-ci, peut importe ce qu’il lui dira, elle ne fléchira pas !
Der : Va falloir t’y faire. Tu es la seule qui hante mes rêves, mes pensées, mes fantasmes…
Mer : C’est bon, j’ai pas vraiment le goût de savoir quels sont tes fantasmes avec moi…
Der : Oh, mais je ne vais pas que te les dire, mais je compte bien les réaliser un jour!
Mer : C’est ça ! Cesse de parler et habilles-toi ! Au fait, je passe la soirée avec ton ex femme ce soir.
Der : T’inquiète pas, ça va aller. Mais ne bois pas trop, tu sais toi imbibé d’alcool, tu vas peut-être tout lui raconter !
Mer : Très drôle ! On ne se verra surement pas, alors bonne garde. À demain !
Der : Tu me manques déjà !
Mer : Moi aussi !
Mylene24 (23.03.2008 à 00:06)
J'ai sorti de la salle de repos et je me suis dirigée vers l’obstétrique. Je suis arrivée à la chambre de sa patiente, mais elle n’était pas là. Elle doit être surement au bloc. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop !
J’arrive au bloc, l’opération était presque terminée, j’ai donc décidé de rester en retrait. Je l’attends sur le bord de la porte. Elle sortit cinq minutes plus tard, je me demandais vraiment comment elle allait réagir.
Mer : Dre Montgomery !
Addie : Dre Grey ! Heureuse de vous revoir !
Mer : Heu… Oui, je suis désolée, je me suis endormie en salle de garde.
Addie : Pourtant, j’ai demandé à ce qu’on vous bipe !
Mer : Oui, j’ai du changer les piles.
Addie : C’est bon pour cette fois-ci, mais la prochaine fois, je veux que vous répondiez. Ramenez la patiente et je crois que votre garde est fini.
Mer : Oui, alors… À tantôt !
Addie : À plus tard !
Ouf ! Moi qui pensais avoir droit à une crise, un sermon… Rien ! Ça a peut-être des avantages d’être amie avec sa titulaire… J’ai transporté ma patiente jusqu’à sa chambre, puis je me suis changé dans les vestiaires. J’y aie trouvé Izzie qui elle aussi partait.
Izz : Salut. On va boire un verre ensemble, j’en ais vraiment besoin !
Mer : J’aimerais bien, mais je peux pas ! Je vais boire un verre avec Addison ce soir.
Izz : Pauvre toi ! Va falloir que je reste seule comme d’habitude !
Mer : Mais non, c’est juste pour ce soir.
Izz : Oui, mais tu te souviens avant ? On avait des discussions de fille, on chialait sur les mecs, sur notre job, sur tout. Et depuis que Derek est là, t’es toujours avec lui. Moi, je suis comme votre cuisinière et une personne à qui dire Merci, bonjour et bonne nuit !
Mer : Mais, je veux bien, mais je n’ai plus rien à chialer, ma vie est parfaite !
Izz : Peut-être la tienne, mais pas la mienne ! Moi, j’ai été là pour toi, je t’ai écouté chialer du début à la fin sur l’histoire Derek et crois-moi, j’avais mieux à faire ! Mais je t’ai quand même écouté ! Et toi, aussitôt que ta vie va bien, tu me laisses là, comme si je n’existais pas ! Allez, bonne soirée !
Izzie est sortie, me laissant seule dans mes pensées… Suis-je vraiment égoïste à ce point ? Quoi qu’il en soit, je m’occuperai d’Izzie plus tard, là j’ai rendez-vous au bar avec ma titulaire.
Mylene24 (23.03.2008 à 18:17)
Durant le trajet qui me mène chez Joe, je remémorise ce que je dois faire ou plutôt quoi ne pas faire. Par exemple, ne pas affiler les téquilas les unes après les autres comme j’en ai l’habitude. Aussi, ne rien échapper, aucun sous-entendu par rapport à Derek. Mais surtout, pas paraître trop stressée sinon elle va se douter de quelque chose.
Je pousse la porte du bar et voit Addison qui est déjà arrivée. Je me dirige vers elle, à chaque pas de moins en moins rassurée. Je m’assois à ses côtés.
Elle se retourne vers moi…
Addie : Meredith, bonjour !
Mer : Bonjour…
Addie : Vous prenez quoi ?
J’étais bien tentée par le verre d’eau pour ne dire aucune niaiserie, mais la téquila l’a emporté, tant pis, j’en prendrais qu’une, même s’il est difficile de m’arrêter après.
Mer : Une téquila.
Addie : Très bien Joe, deux téquilas s’il-te-plait.
Joe : Tout de suite !
Addie : Alors, Meredith, comment ça se passe votre internat ?
Pff ! Moi qui m’inquiétais ! On parle, parle et parle ! Jamais on n’a mentionné le nom de Derek, JAMAIS ! Moi qui pensais que ça allait être le sujet principal de notre conversation, je me suis vraiment trompée ! Finalement, elle est pas si mal la rousse ! Elle parait stricte, mais elle est vraiment gentille. Et oui je l’ai dit ! Addison est gentille ! Enfin, si ce n’est pas juste un plan pour me faire parler, en tous cas, je me rends compte que cette femme est si… Je comprends plus Derek, comment il m’en parlait, on aurait dit que sa femme était une femme ordinaire, mais c’est tout l’inverse ! Je ne comprends même plus pourquoi il la trompe avec moi, c’est moi la ordinaire. Je suis en train de faire ce raisonnement dans ma tête pendant qu’elle me parle de quand elle a rencontré Derek pour la première fois. Bon, c’est là que ça se passe surement, si elle sait, elle va essayer de me décourager en me parlant de ces moments de bonheur avec Derek.
Addie : Meredith, vous m’écoutez ?
Mer : Bien sûr, vous pouvez continuer !
Addie : Alors, comme je le disais, je l’ai vu pour la première fois quand j’étais à l’université. Mark était dans mes cours et j’étais amie avec lui, bah amie, il n’arrêtait pas de me draguer. Je refusais, il était juste pas mon type. Mais quand il m’a fait rencontrer Derek, ouah !!!! Ça été le coup de foudre. On était heureux, Mark nous en voulait un peu, mais quand il a vue une blonde très sexy, on est devenue amie. Quelques années plus tard, Derek m’a demandé en mariage. J’ai dit oui, j’étais tout excitée ! J’allais être la femme la plus heureuse du monde. Après le mariage, tout allait bien, mais on a commencé à moins se voir, le travail… On était un peu moins complice, mais je l’aimais. Et là, il a demandé le divorce… Et ça me lève le cœur de penser qu’il a une autre fille dans sa vie. Mais je connais Derek, il veut une famille une vraie, il n’est pas le genre d’homme à laisser tomber s femme pour une aventure d’un soir. Parce qu’il veut des enfants, une femme et tout ce petit univers familial. Je pensais que ce serait avec moi, mais non. Bref, cette fille est chanceuse ! Vous la connaissez ?
Je suis à moitié là, j'ai succombé à la téquila!
Mer : Si je la connais ? Heu… non !
Addie : Si vous savez c’est qui, dites-le moi, je veux savoir. Bon assez parlé de moi, vous maintenant !
J’ai raconté en gros mon enfance, rien de bien joyeux à côté d’elle. Dire que je parlais de mon enfance à elle, je ne l’avais même jamais raconté ni à Derek, ni à aucune de mes amies. Mais j’étais toute bouleversée par ce qu’elle m’avait dit et elle s’en est rendu compte. Je prenais les téquilas les unes après les autres, je voulais juste oublier pour une fois que je suis toujours une fille cassée et flippante et que ça ne changera jamais… Et j’ai à côté de moi la femme la plus parfaite qui soit…
Mylene24 (27.03.2008 à 02:46)
… : Tu devrais te lever, sinon tu vas être dans la merde et crois-moi, je ne ferai rien pour t’y enlever.
Je me suis réveillée avec un de ses maux de têtes ! On aurait dit qu’un train m’était passée dessus ! Ce n’est pas la première fois que je me réveille avec la gueule de bois, mais là c’est bien pire ! Et comme ça ne suffisait pas, Izzie me crie de me lever. Quoi que sa voix est assez lointaine. J’essaie de me rappeler pourquoi je suis comme ça, mais rien à faire. Ça fait deux fois que je me bourre et après que je ne me souviens de rien ! J’ai peut-être dite des choses regrettables…
Après avoir pris une douche, je file vers l’hôpital, ne sachant pas trop ce qui m’attend. Je ne prends pas l’ascenseur, de peur de voir Addison. S’il fallait que j’aie dit quelque chose ! Pour la seule fois que je prends les escaliers, il faut que je rencontre quelqu’un.
Fiou ! C’est Derek !
Der : Hé ! Salut ! Et puis, hier soir ?
Mer : Hier… M’en souviens plus…
Der : Quoi ? Ne me dis pas que tu as bu !
Mer : Ohhh s’il-te-plait, c’est vraiment pas le temps de me faire la morale ! J’ai mal à la tête, j’ai la gueule de bois et mon morale est à terre, alors les reproches, pas tout de suite !
Il me regarde surpris. J’admets que j’y suis allée un peu fort… Il m’a juste demandé si j’avais bu… Le problème, c’est que je me souviens un peu de la discussion d’hier, sur le fait qu’ils formaient un couple exceptionnel et que Derek veut une vraie famille ce que je ne suis certainement pas prête à lui donner…
Mer : Heu… Désolé, je suis juste… cassée et flippante et je ne changerai jamais, je suis comme ça, ce genre de personne qui ne peut pas t’apporter tout le bonheur dont tu as besoins.
Il me regarda longuement…J’étais en train de perdre patience même. Il doit se demander pourquoi j’ai dit ça…J’allais être en retard aux visites et Bailey allait m’envoyer à la mine. Je ne sais pas quoi faire, il continue de me regarder comme ça…
Mer : Derek ! Arrête, ça devient gênant ! Il faut que j’y aille, j’ai les pré-visites.
Der : Meredith.
Je me suis retournée, j’avais déjà monté quelques marches
Der : Peu importe ce qu’elle t’a dit, il ne faut pas que tu aies peur. Je suis là et tu peux me faire confiance.
Je fis un signe de la tête et partis en sens inverse. Vous me demandez pourquoi je n’ai pas descendu ces quelques marches pour l’embrasser et ainsi commencer ma journée en beauté ! Je dois juste prendre mes distances. Mais ça ne veut dire en rien que je veux le quitter, croyez-moi ! Je veux juste me retrouver dedans toute cette saga qui m’a prise par surprise et je veux être sûr que Derek est le bon, l’homme qui m’apportera tout le bonheur dont j’ai besoin, celui qui me réveillera en douceur chaque matin en m’embrassant doucement et celui qui me dira Je t’aime après une bonne partie de jambes en l’air.
Mylene24 (02.04.2008 à 00:17)
Les pré-visites se sont bien passées, heureusement, aujourd’hui je ne suis pas avec Addison. Mais je suis à la mine et inutile de vous dire que je déteste ! Il y a une jeune femme qui a quelques oublis parfois, et sa mère l’a amené de « force » à l’hôpital. Elle ne me regarde pas mais me parle en bougonnant, déjà que ce n’est pas ma meilleure journée, il faut en plus qu’on me parle bêtement. Je bipe Bailey et lui fait une IRM. Derek arrive peu de temps après pour observer les résultats. Nous avons besoin d’opérer, une tumeur est logée dans une partie de son cerveau où est située la mémoire.
Nous arrivons dans la chambre de la patiente pour lui annoncer ses résultats. C’est toujours difficile d’annoncer à une patiente qu’elle doit être opérée, surtout lorsqu’elle pense que c’est rien ! Nous l’avons opéré quelques heures après à peine, étant donné qu’il fallait faire le plus vite possible. Tout s’est bien passé heureusement ! La journée est presque finie, il me reste un dossier à compléter et j’ai fini ! Je me dirige vers les vestiaires, mais j’entends une personne pleurée. Ça vient de la salle juste à côté… De qui peut-il bien s’agir ?
Mylene24 (05.04.2008 à 03:35)
J’entre et trouve Addison effondrée sur un lit de la salle de repos. Ce n’est pas une amie au quelle je tiens particulièrement, mais je déteste voir quelqu’un pleurer, j’ai tendance à en faire autant. Je ne sais pas quoi dire, elle, elle ne m’a pas vu entrer.
Mer : Addison, ça va ?
Quelle conne ! Quand quelqu’un pleure seule dans une salle de repos, c’est très rare que ce sont des larmes de joie. Elle sursaute lorsque je m’adresse à elle et relève la tête. Elle continue de pleurer tout autant, si ce n’est plus. J’attends patiemment qu’elle me dise quelque chose, mais le chagrin la dévore et elle ne peut s’exprimer clairement.
Ne sachant quoi faire, je suis restée auprès d’elle, après tout, cette femme n’est pas mon ennemie, elle est seulement… La concurrence ?
Après dix bonnes minutes, elle arrête enfin de pleurer et relève la tête. Elle me regarde un instant, mais je n’aime pas son regard, on dirait qu’elle me juge. Elle finit par parler.
Addie : On fait tous des erreurs. Parfois, elles sont réparables, d’autre fois, malheureusement, elles ne le sont pas, car la douleur est trop présente on ne peut pardonner…
Elle recommence à pleurer. Je ne sais plus quoi faire… Je bipe Derek ? Non, je crois qu’il opère en ce moment. Je reste toujours auprès d’elle, attendant qu’elle continue à parler, car je ne comprends pas ce qu’elle veut dire.
Addie : Je me disais, il y a à peine quelques jours que la vie est injuste. Pourquoi tout ça m’arrivait à moi ? Je n’ai jamais rien fait de mal, alors pourquoi ? Pourquoi il est parti ? Je l’ai fait fuir ? Je pensais que nous avions un moment de faiblesse, rien de grave… Je ne pensais pas à en arriver là… Le divorce n’a jamais été une possibilité… Si un jour j’avais pensé au divorce, c’aurait été moi qui l’aurais demandé. Enfin, c’est ce que je pensais…Mais on est pris par surprise, c’est lorsqu’on s’en attend le moins que tout à coups, la vérité nous éclate au visage… Et là on se demande ce qu’on a pu faire qui aurait pu lui déplaire… Et j’ai cherché Meredith, crois-moi, je me suis posée la question. Et j’ai trouvé la réponse. Ce n’était pas moi le problème, seulement, il y en avait une autre. Et il me l’a confirmé… J’étais encore plus démolie, il me quittait pour refaire sa vie avec une autre femme. Je ne comprenais pas pourquoi, tout ce que je voulais, c’était trouver cette femme et la faire souffrir, mais je savais que jamais je ne pourrais la faire souffrir autant qu’elle ne me la fait. J’ai essayé de l’approché, voir pourquoi mon ex-mari m’a trompé avec elle… Et j’ai ouvert les yeux… Il n’était plus amoureux de moi. Si un jour il l’a été, bien entendu ! Alors je vous dis… Si vous l’aimez, faites en sorte de ne jamais tomber dans la routine, celle qui vous mène directement au divorce, car je vous ai observé, et d’après ce que j’ai pu voir, vous avez l’air de l’aimer…
Elle reprit sa respiration, les larmes avaient cessé de couler, tout ce qu’elle devait dire avait été dit, elle pouvait maintenant refaire sa vie et partir l’esprit en paix, sachant qu’au moins, un des deux en sera gagnant…
Quelle journée ! Je suis dans ma douche et repense aux évènements d’aujourd’hui, assez riches en émotion ! Je n’y crois pas, en fait, je n’ose pas y croire… Elle le savait… Mais s’est tu. Cette femme est la plus gentille qui puisse exister, jamais je ne pourrai l’égaler. D’un autre côté, je me sens beaucoup plus légère, un gros poids s’est ôté de mes épaules…
Mylene24 (05.04.2008 à 03:38)
Der : Dre Grey, je peux vous parler ?
Il m’entraîne dans la salle de garde la plus proche et m’embrasse avec fougue. On aurait dit que ça faisait des années qu’on ne s’était pas touché, il parait en manque total ! Il faut dire que moi aussi, j’étais assez impatiente qu’on se retrouve seule. Il commence à promener ses mains sur mon corps et je ne l’arrête pour rien au monde ! J’ai juste envie qu’il me possède, après tout ce qui s’est passé entre nous, de la première fois où on s’est rencontré, jusqu’à aujourd’hui, on ne peut pas dire que notre vie de couple a été des plus faciles. Si j’ai appris quelque chose de mon internat cette année, c’est bien de vivre le moment présent, car on ne sait jamais ce qui va nous tomber dessus demain. Enfin, il me donne ce que j’attendais de lui, le plaisir culminant, je sais maintenant que c’est lui mon avenir, mon futur. C’est avec lui que je veux des enfants, que je veux me marier, et surtout, c’est lui que je veux pour toujours !
Der : À quoi tu penses ? Tu sais que c’est pas bien de penser après avoir fait l’amour.
Mer : Je pense à tout ce qui nous ait arrivé… Tout ce que nous avons du affronter. Et que même avec tous ces obstacles, nous sommes toujours là… ensemble.
Der : Bien sûr qu’on est toujours ensemble ! Ha et tu sais quoi ! J’ai une bonne nouvelle pour toi !
Mer : Ha oui quoi ? dit-elle en l’embrassant.
Der : Attention, prépare-toi ! Addie est partie !!!
Mer : Partie ?? Comment ça ?
Der : Elle a donné sa lettre de démission à Richard, c’est pas merveilleux !
Mer : Heu oui… dis-je un peu contrarié, mais à la fois si soulagé.
Je n’ai qu’une chose à dire, Merci Addie, toi qui aurait pu être mon amie…
Mylene24 (05.04.2008 à 21:06)