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Série : Grey's Anatomy
Création : 17.02.2008 à 14h04
Auteur : sodempsey
Statut : Terminée
« Fic narrée par Meredith, apres la mort de sa mère , elle revient à Seattle...Je souhaite écrire cette histoire seule . Merci d'avance à tous et postez vos coms pour me donner votre avis. » sodempsey
Cette fanfic compte déjà 53 paragraphes
Ma vie est comme une histoire qu’on aurait appelé « Erreur ». Utile à personne, inutile à tous, je suis seule et depuis que ma mère m’a quitté ce vide s’épaissit et m’envahie peu à peu. Il y a une semaine j’étais heureuse...Je crois. J’habitai New York avec mon petit ami, ma mère était à des kilomètres de moi et je terminais avec brillât mon internat de médecine aux « N.Y Hospital ». Tout s’est enchaîné, je n’ai rien pu arrêter. …
Je me revois rentrer dans la salle de garde et apercevoir mon petit ami avec cette infirmière. Une douleur avait électrocuté mon cœur et tandis que je refermais la porte, le regard livide, encore choquée, une amie de la famille venait de m’annoncer le décès de ma mère.
Deux minutes avaient suffi à ruiner une partie de ma vie. Coupable de cet éloignement perpétuel que j’avais cherché à entretenir avec ma mère depuis mes dix huit ans, j’avais décidé de revenir à Seattle, la ville de mon enfance.
Et je suis là, sur un de ces Ferry-boats que j’aime tant, les mains agrippées à la barrière, je regarde droit devant moi. Je ressens à présent ce malaise, ce trouble, ce sentiment d’inutilité grandissant, comme d’avoir raté ma vie. Ne serait-elle pas plus douce si je sautais ? Qui me regretterait ? Personne de toute évidence. Je ne joue pas les malheureuse…Je suis cassée de l’extérieur et de l’intérieur et c’est la stricte vérité.
Je passe une jambe par –dessus la rambarde. Ma vie va cesser avec tous mes soucis comme emportés par les flots.
Une voix masculine m’interrompt :
??? : Mademoiselle !
Je décide de ne pas répondre, je ne me retourne même pas.
??? : S’il vous plait. Revenez de mon côté.
MEREDITH : Foutez-moi la paix !
??? : On pourrait discuter un peu avant que vous sautiez !
Il est con où quoi lui ? Il me propose de taper la discute alors que je suis pendue à une rambarde. .
MEREDITH : Ne faites pas semblant de vous intéresser à moi. Continuez de lire votre journal et foutez-moi la paix.
??? : Si vous sautez, je sauterais pour vous sauver.
MEREDITH : Vous vous tuerez ! Vous êtes fou !
??? : Et vous alors ?
MEREDITH : Moi je suis…Beaucoup d’eau est passé sous le pont.
??? : Moi non plus je n’ai pas une vie facile.
Qu’est-ce qu’il fait là ? Il vient à mes cotés sur la rambarde.Voilà qu'il se la joue Di Caprio dans Titanic
MEREDITH : Vous n’allez pas sauter ?
??? : Si bien sur. Je rencontre quelques obstacles en ce moment dans ma vie alors je préfère baisser les bras tout de suite et me jeter de ce ferry-boat.
OK. Dit comme ça. Ca semble stupide j’avoue….
MEREDITH : Vous n’avez pas les même raisons que moi. Je gagne !
??? : J’ai bien pire s’il le faut ! Bon allez on se retrouve en bas…Ou en haut…
Cet idiot me fait esquisser un sourire.
MEREDITH : Attendez stop ! Ne sautez pas !
??? : Si je ne saute pas, vous sauterez ! Vous aurez gagné…
MEREDITH : Ca va ! Arrêtez votre jeu stupide.
Je passe à nouveau la rambarde mais du côté du bateau. Mon inconnu se retourne vers moi et m’adresse un sourire.
MEREDITH : Vous n’aviez pas l’intention de sauter n’est-ce –pas ?
??? : En fait je suis bien content que vous n’ayez pas décidé de sauter. Je suis assez frileux et cette eau avait l’air terriblement froide.
A nouveau un sourire parcourt mon visage.
??? : Et puis j’ai réussi ! Vous souriez à nouveau. Je ne sais pas ce qui ne va pas dans votre vie mais ça ne vaut sans doute pas la peine de gâcher une vie entière. J’ai eu des moments durs moi aussi et j’ai remonté la pente.
MEREDITH : Puissiez vous dire vrai.
Je laisse échapper quelques larmes, il pose sa main sur mon épaule.
??? : Ca va aller maintenant. Promettez-moi une chose ?
MEREDITH : Vous venez de me sauver la vie alors j’imagine que je vous dois bien ça.
??? : Ne recommencez plus et tentez un maximum d’être heureuse.
MEREDITH : D’accord.
??? : Vous prenez souvent le ferry ?
MEREDITH : Je commence mon nouveau travail demain, je l’emprunterais tous les matins.
??? : Parfait nous nous reverrons alors ! Au revoir Mademoiselle.
Et il s’en va, sa valise à la main. Il vient de me sauver la vie et je ne sais même pas comment il s’appelle. Voilà ! Maintenant je me sens en dette ! Mais il a terriblement raison. Je dois surmonter les obstacles, oublier le passé. En y réfléchissant un peu plus, c’était stupide de vouloir sauter. Pourquoi j’ai fait ça ? Encore une de ces questions sans réponses dans mon esprit.
Après des heures de marches, de décide de rentrer chez moi. Ce qui fut un jour la maison de mon enfance ratée se trouve devant moi. Je traverse le large jardin qui mène jusqu’à la porte. Je pose la main sur la poignée, un frisson me parcourt, je revois tous ces soirs où ma mère rentrait de son travail…
La grande Elis Grey était ma mère je ne vous l’ai pas dit ? La plus brillante chirurgienne, admirée de tous. Une admiration qui a contribuée à m’écraser davantage durant toutes ces années où je n’étais pas assez ceci, pas assez cela…
J’ai dalleur choisi la médecine pour lui montrer que je pouvais être aussi douée qu’elle. Pour que pour la première fois de sa vie, elle soit fière de sa fille.
Je n’ai aps le courage d’ouvrir la porte, je dormirai à l’hôtel ce soir.
Demain est un grand jour, ma nouvelle vie va commencer.
Et un bon coup sur le réveil pour commencer la journée en beauté ! Je hais les réveils. Je quitte l’hôtel en direction du Seattle Grace hôpital qui va m’accueillir.
Mon travail, c’est ce qui va me permettre de tenir et je compte bien m’investir à fond dedans. Me voilà à bord du Ferry, je scrute les alentours dans l’espoir d’apercevoir mon sauveur de la veille mais rien…J’avoue que je suis un peu déçue.
Tout ça m’amène à réfléchir, et autant vous dire que quand je réfléchis trop, c’est très mauvais pour moi !
Je commence à paniquer de l’accueil des autres résidants. Seront-ils compétitifs à tuer, sympathiques, amicaux ? Voilà je le disais ! Il faut que j’arrête de réfléchir. Oh mon Dieu, les internes ! Je viens de réaliser qu’il va falloir que je dirige un groupe d’interne complètement perdus et ébahis ! Je devrais me montrer autoritaire, mais pas trop quand même. Et puis merde ! Je verrais bien.
Me voilà devant l’hôpital, je découvre le hall et me dirige vers l’accueil.
MEREDITH : Je suis Meredith Grey, je viens pour le nouveau poste de résidante.
INFIRMIERE : Le chef Webber vous attend dans son bureau.
On arrive à la partie compliquée de la journée, je dois me retrouver face à face avec l’amant de ma mère pour lequel, elle a quitté mon père. J’arrive dans le bureau et m’installe timidement sur la chaise faisant face au bureau.
RICHARD : Bonjour Meredith. C’est fou ce que tu as changé. Tu es devenue une vraie femme !
MEREDITH : Je…Oui Merci.
RICHARD : Voici le docteur Bailey, le chef des résidants, elle va t’attribuer ton groupe d’interne et t’expliquer certains points.
Je me retourne et aperçoit une femme de petite taille, qui me fait un signe de la tête.
MEREDITH : Bonjour.
BAILEY : Bonjour Docteur Grey, j’ai eu le plaisir de travailler avec votre mère et j’espère que vous êtes aussi douée qu’elle l’était !
Ce genre de phrases, c’est exactement ce que j’ai enduré toute ma vie !
MEREDITH : Je tenterais de vous le démontrer.
RICHARD : Le Docteur Grey a obtenu de très bons résultats à ses examens, les meilleurs de son internat à New York.
BAILEY : Parfait ! Nous nous entendrons bien.
RICHARD : Si tu n’as pas de questions Meredith. Au travail !
MEREDITH : Allons-y !
Voilà, je viens de passer environ une heure avec le Docteur Bailey. J’ai toutes les informations nécessaires et à peine on vient de me remettre mon bipper que déjà celui-ci sonne. Je pousse un râle, ce n’est qu’une réunion.
Je me retrouve dans une salle administrative avec d’autres médecins probablement des résidants comme moi. Je regarde autour de moi.
Le Docteur Bailey récite un discours animé, qui ne parvient aps à captiver mon attention, ce qui ne rate pas à celle-ci.
BAILEY : Grey ! Vous venez d’arriver, si ce que je dis ne vous intéresse pas vous pouvez sortir.
MEREDITH : Excusez-moi Docteur, je pensais à autre chose. Poursuivez.
Elle n’est pas si sympa que ça en fin de compte. A côté de moi, une fille rit de mon indiscipline.
BAILEY : Yang ! Si ça vous fait rire, c’est pareil vous pouvez sortir.
La jeune femme, baisse la tête et me lance un regard noir. Voilà déjà une ennemie ! Bravo Meredith !
Enfin la réunion est terminée, je me dirige vers celle-ci.
MEREDITH : Excuse-moi, pour tout à l’heure.
CHRISTINA : Pourquoi tu t’excuse ?
MEREDITH : Parce que à cause de moi tu t’es fait remarquée.
CHRISTINA : Je vois. Toi tu es la gentille petite fille qui s’excuse, j’ai eu ta mère comme prof et je peux te dire que tu en es loin.
MEREDITH : Mais je t’emmerde !
Un jeune homme arrive en plein milieu de la conversation et m’adresse la parole.
ALEX : Salut, je m’appelle Alex. Je peux te faire visiter tous les recoins si tu veux, de l’hôpital je veux dire.
MEREDITH : (énervée, sèchement) Non merci. Je n’ai pas besoin d’un guide pour me retrouver dans un hôpital.
ALEX : Je te propose simplement mon aide calme toi !
MEREDITH : Et je te réponds calmement que ça ira très bien sans toi.
Non mais ! Pour qui il se prend lui. Il vient là, en plein milieu de la conversation. Ennemis : 2
C’est avec surprise que je vois une main se tendre vers moi.

CHRISTINA : Je me suis trompée sur toi. Moi c’est Christina.
MEREDITH: Je…OK. Moi c’est Meredith.
AMIE: 1 – ENNEMI: 1!!!!!
CHRISTINA : Tous ceux qui n’aiment pas Alex sont mes amis. Bon j’y vais-je vais martyriser mes nouveaux internes.
MEREDITH : OK. Bonne chance !
Les internes…Je me rappelle quand j’étais interne. On a le sentiment de ne rien savoir faire, que à tout moment on peut tuer quelqu’un. Enfin , je m’avance vers mon groupe, le silence et perçant et me met terriblement mal à l’aise.
MEREDITH : Je suis le Docteur Grey et serait votre résidant pendant tout votre internat.
Le précédent silence se transforme en brouhaha à l’entente du nom « Grey ».
MEREDITH : Pour ceux qui se demande. Je suis effectivement la fille de Ellis Grey. Et celui que ça dérange ou qui voudrait en savoir un peu plus sera directement envoyé à la mine c’est compris. N’attendez pas quelques ressemblances, il n’y en a aucune ! C’est compris !? Bien. Commençons par mettre au point certaines règles….
J'ai peut-être été un peu dure ...Voilà maintenant c'est au tour de mes internes de me détester. et puis après tout ils ne sont pas là pour m'aimer!
MEREDITH : Bien ! Allons voir notre premier cas.
Moi et mon groupe d’interne pénétrons dans une chambre, une femme d’une cinquantaine d’année est allongée. Je tends le dossier à l’interne à côté de moi.
MEREDITH : Docteur …
Je lève la tête et tente de lire le nom écrit sur sa blouse en vain.
GEORGES : O’Maley, Georges O’Maley.
MEREDITH : Très bien Georges peux-tu me présenter le cas de cette patiente.?

GEORGES : Madame Marsh, 45ans. Elle présente, un rétrécissement et une insuffisance aortique.
MEREDITH : Bien. Quelle est la procédure à suivre ?
Lui, ça doit être mon redoublant ! Voyons au bloc de quoi il est capable….
Nous voilà scalpels en mains. Christina est aussi sur l’opération. La vérité c’est que je n’aime pas beaucoup la cardiologie. C’est sur je ne prendrais pas cette spécialité. Moi j’aime la chirurgie esthétique ! J’aime transformer les gens, leur rendre leur beau visage, les…Hé merde ! Une fuite mitrale m’asperge de tout le sang de cette pauvre femme.
MEREDITH : Il faut remplacer la valve en urgence, on va la perdre sinon !
CHRISTINA : Je m’en occupe !
Les machines s’affolent, sonnent…
GEORGES : On la perd.
MEREDITH : Chargez à deux cents.
Non ! Je refuse de perdre cette patiente c’est ma première en tant que résidante, elle ne peut pas mourir !
CHRISTINA : C’est fini Meredith…
MEREDITH : Non ! Chargez encore !
CHRISTINA : Heure du décès 10h47…
MEREDITH : Noon !
Je déteste la cardiologie !
On peut perdre son patient en quelques minutes sur une opération maligne. J’ai raté avec brillât mon intervention. Bravo Meredith ! Je n’arriverais jamais à être à sa hauteur…
Christina me rejoins alors que je me lave les mains.
CHRISTINA : Ce n’était pas ta faute. Ca arrive parfois.
MEREDITH : Comment tu peux dire ça !? Cette femme est morte !
CHRISTINA : On dirait que tu n’a jamais vu ça !
MEREDITH : Moi c’est différent je dois prouver à tout le monde ce que je vaux et je rate cette foutue opération !
CHRISTINA : Il y en aura d’autre que tu réussiras.
Je m’en vais, elle ne peut aps comprendre ce qu’il se passe dans ma tête à cet instant là.
J’ai envie de pleurer ma défaite.
Je passe dans le couloir en courant et me dirige dans un vestibule que j’aperçois.
Je commence sérieusement à regretter New York. Tout était si simple avant…
Pourquoi j’ai fait ça ? Pourquoi l’opération a échouée ? Je tente en vain de me remémorer chaque instant de l’opération. Je cherche la moindre petite faille.
La porte s’ouvre, je sèche mes larmes en vitesse et ébahie j’observe la personne qui vient de rentrer.
MEREDITH : Vous !
Je réailise avec bonheur la vue de mon sauveur.
??? : Que faites-vous ici ?
MEREDITH : Je travaille ici. Enfin si on peut appeler ça travailler…
??? : Moi aussi je travaille ici.
MEREDITH : Alors vous n’allez pas tarder à être au courant de l’échec cuisant de la fille de la grande Elis Grey.
??? : C’est vous !
MEREDITH : Oui. C’est moi ! C’est moi qui ai tué cette femme. J’aurais pu la sauver ! Cette opération je les fais des centaines de fois ! Il a fallu que ça foire aujourd’hui ! Je déteste cette vie ! Je déteste cet hôpital et tous ces gens qui ne font que me comparer à ma mère…
Je me m’est à pleurer de tout mon corps. Il m’observe d’un regard tellement apaisant que je me calme peu à peu.

??? : Calmez-vous. Respirez un bon coup….
Il s’assoit à mes côtés, je sens une chaleur dans mon dos, ce doit être sa main….Je posa ma tête sur son épaule, je me sens en sécurité.
MEREDITH : Merci…
??? : Richard m’a parlé de vous…Vous avait été une interne brillante, surtout en neurologie et en plastique.
MEREDITH : Une brillante interne et une piètre résidante !
??? : Et si je vous donné l’occasion de montrer à tout le monde ce que vous savez faire en m’assistant dans ma prochaine intervention ?
MEREDITH : Je la raterais très certainement.
??? : Une opération comporte toujours un risque, des complications inattendues, que même le plus compétent des médecins ne peut traduire. Je suis le plus talentueux des neurochirurgiens de la côte et tel que vous me voyez j’ai déjà un patient décédé depuis ma garde.
MEREDITH : C’est vrai.
??? : Absolument vrai.
MEREDITH : Comment vous faites pour avoir toujours les mots justes ?
??? : J’ai rarement les mots justes en fait…
MEREDITH : Pourquoi vous faites ça pour moi ?
??? : Parce que vous avez besoin de moi.
MEREDITH : Je….
??? : Ca va aller ?
MEREDITH : Oui…
??? : Alors vous acceptez ?
MEREDITH : De quoi ?
??? : Assistez moi, j’aimerais tellement que vous me montriez ce que vous savez faire.
MEREDITH : Jaccepte.
Il me tend la main afin de m’aider à me relever.
MEREDITH : Au fait euh...Moi c’est Meredith.
DEREK : Derek.
MEREDITH : Merci Derek, Merci pour tout.
Je lui offre ce sourire en récompense de son aide précieuse. Avec lui j’ai confiance ! Je vais réussir cette chirurgie et montrer à tout le monde mon talent encore enfouis.
Je ne suis pas plus efficace qu’une caméra : je vois, j’entends et je pense.
Mais j’aimerais savoir, savoir ce qu’il se passe dans la tête de cet homme.
Pourquoi il fait tout ça ? Il me regarde d’une façon qui me fait baisser les yeux à chaque croisement de nos yeux. Il se plonge dans mon regard, je plonge dans le sien.
Je ne fais que le regarder depuis ces dix minutes où il m’explique inutilement une opération que je sais déjà faire à la perfection.
Je ne veux pas l’interrompre .Je ne veux aps que ça s'arrete.
J’aime trop sa voix, sa façon de me parler… Je suis tombée sous le charme de celui qui m’a sauvé la vie ce jour là.
Je lui dois tout, je lui dois ma vie. Je ferai n’importe quoi pour rembourser ma dette. Je décide pourtant de le stopper ; j’aimerais parler d’autre chose que du travail.
MEREDITH : Ne vous vexez pas surtout mais, je sais parfaitement faire cette opération. Les yeux fermés s’il le fallait.
DEREK : Vous êtes sure ? C’est une intervention délicate.
MEREDITH : J’ai confiance en moi.
DEREK : Je peux vous poser une question ?
MEREDITH : Oui.
DEREK : Pourquoi avoir tenté de sauter ce jour là ?
MEREDITH : Je...Je ne sais pas. Je me sentais mal.
Je ne peux pas lui dévoiler la facette brisée qui constitue mon âme. Je préfère éviter le sujet.
DEREK : Je sais que c’est un sujet délicat pour vous mais si vous avez besoin d’en parler je suis là.
Pourquoi s’obstine t-il à être si parfait ? Il est tout ce qu’une femme aime chez un homme.
MEREDITH : Je ne pourrais jamais rattraper tout ce que vous avez fait pour moi.
DEREK : Je ne vous demande rien en échange. A part peut être si vous acceptez mon amitié…
MEREDITH : Vous l’avez déjà.
Il se lève et m’adresse un sourire, et me regarde droit dans les yeux. Je ne baisse pas les yeux et nous restons un moment ainsi à nous contempler.
Je m’apprête à partir il me retiens par le bras pour finalement me relâcher…
Et nous sommes au bloc, je le contemple toujours. Je dois me concentrer sinon je vais tuer cet homme.
Ses mains si habiles, semblent effectuer une danse harmonieuse que nous effectuons en couple. J’ai dit couple ? Je voulais dire en duo… Il me sourit à nouveau et enlève ses gants : l’intervention est terminée.
J’ai réussi !
DEREK : (se lavant les mains) : J’en étais sur ! Vous êtes très douée. Vos mains ne tremblent pas. Vous effectuez chaque geste avec assurance et précision. Vos mains sont parfaites ! Pour la chirurgie je veux dire…
A cette remarque, il devient tout rouge se rendant compte de son maladroit. Je lui souris.
??? : Je vois que tu as apprécié l’intervention du Docteur Grey mon chéri.
Je ne vois pas la personne qui a prononcé ces paroles. Je réalise péniblement le poids de ces paroles. Si je n’étais aps médecin et que je ne connaissais pas chaque recoins du corps humain. Je n’hésiterais aps à affirmer que mon cœur s’état arrêté comme poignardé par la jalousie qui m’emprisonné à présent.
(berk) Je cours. Mes internes sont déjà sur place. Parfait, c’est un carambolage, il va y avoir des chirurgies !.
Ne me jugez pas trop rudement. Etre médecin c’est jouir du malheur des autres pour sa propre joie. Ce n’est pas Christina qui me contredirais.
CHRISTINA : Oui ! Dieu m’aime, Des blessures, des interventions à Gogo ! C’est comme des sucreries mais avec du sang!
Je pouvais lire la joie dans l’étincelle de ces yeux. Christina est un chirurgien dans sa belle nature avide de sang, avide d’interventions. A ne pas confondre avec un monstre de film d’horreur, le chirurgien se réjouit à la vue d’une plaie béante. Mais certains ne sont pas comme ça…
DEREK : Oh mon Dieu c’est affreux ! Il faut aider tous ces pauvres gens.
Revoilà Monsieur Parfait, Docteur Mammour ! C’est quoi ce nom Mammour ?
Des fois je me dis qu’il faudrait que je consulte. Il est si parfait, si désirable, si marié…Je lui en voudrais presque de ne pas être arrogant et odieux comme la plupart des titulaire de cet hôpital.
Je reprends peu à peu intérêt à la vie. Après avoir confié mes internes à d’autres titulaires je m’occupe d’un patient qui a été brûlé au visage.
L’accident a ravagé son visage, comme cette Rose a ravagé mon cœur.
Bon sang ! Merde Meredith un peu de professionnalisme, tu ramènes tout à toi !N'importe quoi, une seule journée et me violà raide dingue de mon patron!Bon ok...Il m'a sauvé la vie ça ça change un peu la done non?
Je me rapproche de mon patient je ne peux même pas vous dire avec certitude au visage s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Chaque particule de sa peau a été engloutie par les flammes dévorantes.
Je vais devoir m’occuper de lui. Une opération chirurgicale s’impose.
MEREDITH : Hé Christina ! Qui est le titulaire en charge de la chirurgie plastique ?
CHRISTINA : Il est en congés.
MEREDITH : Et je fais comment moi ?
Je vais devoir l’opérer seule. Je n’ai pas. le temps d’attendre, si je n’agit pas dans l’heure qui suit cet homme ne récupèrera jamais un visage pour le moins normal.
Je me rends soudain compte que mon patient a aussi un objet en plein milieu de son crâne.
Après quelques minutes, il arrive et déclare après l’avoir observé :
DEREK : Je dois l’opérer tout de suite sinon le vis va perforer son cerveau.
MEREDITH : Il doit être opéré aussi pour la brulure de son visage.
DEREK : Mais on a aps de chirurgien plastique de garde.
MEREDITH : Je peux m’en charger mais je dois juste en parler à Richard…au chef je veux dire.
DEREK : J’irais avec vous. Je lui dirais avec quelle agilité vous avez opéré ce matin. Vous sentez-vous capable de faire cette opération ?
MEREDITH : Vous rigolez ? C’est là où j’excelle !
J’envoie un interne faire les examens préopératoires nécessaire et je me dirige vers le bureau de Ricard avec Derek.
RICHARD : Non !
MEREDITH : Mais, si on ne le fait aps cet homme sera défiguré !
RICHARD : Tu attendras que je trouve un chirurgien plastique.
DEREK : Richard ; si vous permettez. Je pense que le Docteur Grey en est capable. Je l’ai vu opérer. Elle a vraisemblablement l’agilité propre à la famille Grey. Si ce n’est plus !
Je ressens de la fierté à ces mots.
RICHARD : Derek…Si, cette intervention rate…
MEREDITH : Elle ne ratera pas. Je l’ai fais pleins de fois ! Je vous assure.
DEREK : J’assume l’entière responsabilité Richard si ça rate.
MEREDITH: Ca va marcher!
Je le remercie encore une fois du regard. Je réussirais cette intervention comme personne ne l’aurais fait ! Il ne regrettera aps de m’avoir fait confiance !
Tout est prêt, les examens sont OK.
C’est parti pour trois heures de pure chirurgie !
Derek vient de terminer brillamment sa chirurgie, c’est à mon tour. Il m’adresse un clin d’œil et se dirige vers la galerie. Il m’a fait un clin d’œil les filles ! Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !
Beaucoup de monde était présent dans la galerie et autour de moi. Tous été venue voir l’enfant prodige de Elis Grey. Je ne pouvais pas échouer.
A moi de jouer !
J’exécute chacun de mes gestes avec agilité et souplesse. Tout est parfait. J’aperçois soudainement Rose qui me tend une pression.
Voilà qui est moins parfait d’un coup !
Je me détourne d’elle et dirige mon regard vers la galerie où la bande de résidant, mes nouveaux futurs amis, m’adressent des signes et effectuent une danse de la victoire. Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire.
Voilà ! C’est terminé et je n’ai pas tué cet homme ! Qui c’est la plus douée !?Meredith Grey !! A cet instant je m’imagine déjà gravir le podium le pied sur la tête de Rose ! Je suis la César de la chirurgie, elle est mon Vercingétorix ! Et en plus d’être brillante en médecine, je dispose de connaissance en Histoire à toute épreuve, directement tirées d’Astérix et Obélix !
On m’applaudie dans la galerie ! Wow !
Bon rectification. On ne m’a pas applaudie dans la galerie mais s’ils avaient pu, ils l’auraient fait !
Je sors du bloc où m’attend Derek, il me serre dans une étreinte d’où il se retire rapidement apparemment gêné et surpris par son propre geste.
Il tourne les talons et s’en va sans un mot.
Alors là ! Ma vie reprend encore un certain intérêt ! Vous étiez là ?!! Vous avez vu ça comme moi ?
Christina me félicite en vitesse avant de partir pour sa propre intervention, tout comme Izzie et Georges. Je décide d’aller m’assoir et de discuter avec lui un petit moment avec un bon petit café.
GEORGES : Tu sais, il y a certains cons qui disent que tu es moins douée que ta mère, mais tu as largement prouvé le contraire !
MEREDITH : Merci Georges. La question peut te paraitre stupide mais…Tu habites où ?
GEORGES : J’habite avec Izzie, chez elle.
Je suis choquée par cette révélation et ça doit se voir. Meredith ferme la bouche !
MEREDITH : Toi et Izzie vous ?....
GEORGES : On sort ensemble ! Me dit-il fièrement
MEREDITH : Dis moi Georges…Tu connais la femme de Shepherd ?
GEORGES : Shepherd n’est pas marié. Il sort avec cette infirmière…
MEREDITH : Rose !
GEORGES : Avant Shepherd était marié, mais depuis un mois environ il est avec cette fille. Je ne l’aime aps du tout. Elle nous parle comme si on était débile, alors qu’on est médecins !
MEREDITH : Alors que elle non !
GEORGES : Elle lui a mis le grappin dessus ! Tu aurais vu ça ! C’était du forcing ! Shepherd s’en foutais au début il pouvait avoir toutes les filles qu’il voulait ! Mais un jour il s’est ramené avec elle. Ca a surpris tout le monde quand on connait sa réputation à elle….
MEREDITH : Sa réputation ?
GEORGES : Elle s’envoyait tous les médecins de l’hôpital ! Une vraie droguée !
MEREDITH : C’est curieux en effet…
GEORGES : Pourquoi tu me demandes ça ?
MEREDITH : Oh ! Histoire de bavarder ! C’est mon côté village ! J’aime bien savoir les ragots tu vois…Bon allez allons travailler un peu !
Oh tiens voilà Derek! Génial. Je penche la tête...Meredith tu es une vicieuse, voilà que tu regarde les fesses de ton patron!
Trois jours se sont écoulés au Seattle Grace et aucune autre opération ratée pour moi !
Ma vie commence peu à peu se redresser comme je l’entends. Bon je vais mette une petite précision à tout ça. Ma vie professionnelle se redresse. Sinon dans ma vie amoureuse il n’y a rien qui se redresse, sans mauvais jeu de mots…
Moi et Derek ? Oh vous êtes curieux…Bon OK, je vous en parle ! Depuis notre petit…depuis sa congratulation très chaleureuse, il m’évite soigneusement. Je le croise rapidement dans les couloirs comme on croiserait le vent, le vide intersidéral.
Je devrais peut être allé lui parler ? Je veux dire, on est amis, les amis discutent non ? Non ! Je vais attendre qu’il vienne lui ! Mais je risque d’attendre longtemps…Faut que j’en parle à quelqu’un sinon je vais devenir dingue !
Christina s’approche un sourire narquois sur les lèvres.
CHRISTINA : Alors toujours en train de penser à Mammour comme tu l’appelle ?
MEREDITH : Tu sais Christina que tu peux être agaçante et intrusive des fois ? Et ce que tu dis est terriblement désolant et absolument vrai…
CHRISTINA : Tu sais ce qui te remonterait le moral ?
MEREDITH : D’assommer cette Rose avec un club de Golf ?
CHRISTINA : Non mais j’avoue que l’idée est tentante…
MEREDITH : Je ne suis pas amoureuse de Derek.
CHRISTINA : Non, absolument pas.
MEREDITH : Il m’a sauvé la vie. On est amis. Je l’aime bien.
CHRISTINA : Bon, je vais être ta personne Meredith et je vais m’occuper de toi. Lève-toi.
Fouh
CHRISTINA : On va organiser une fête pour ton arrivée avec plein d’alcool ! Ca va être génial !
MEREDITH : Ouais !
CHRISTINA : Tu aime la chirurgie esthétique ? Tu va adorer le chirurgien esthétique.
Quoi mais qu’est-ce qu’elle me raconte ? Je m’en fous moi du chirur… Ce mec est une bombe sexuelle !
CHRISTINA : Docteur Sloane ! Je vous présente Meredith Grey, c’est la nouvelle résidante qui a réalisé l’opération seule.
MARK : Enchanté de vous rencontrer ! J’ai beaucoup entendu parler de vous et pas seulement pour vos qualités de chirurgienne… On ne m’avait pas menti…
MEREDITH : Bonjour…
MARK : J’ai justement un cas aux urgences ! Si ça vous dit.
MEREDITH : Bien sur.
Et voilà ! Ca c’est bien moi. On me propose une chirurgie et je vous suis n’importe où. Après Docteur Mammour voilà Docteur Glamour ! Je me retourne et adresse un clin d’œil rapidement à Christina.
MARK : Vous ne le savez peut être pas mais vous et moi, avons un ami en commun.
MEREDITH : Ah ?
MARK : Derek est mon meilleur ami depuis l’âge de six ans.
MEREDITH : Oh ! Je le connais très peu en fait.
MARK : Ce n’est pas ce que j’ai cru comprendre.
Ce qu’il a pu comprendre ? Ca veut dire que Derek lui a parlé de moi !
Je lui souris apparemment gênée.
On arrive aux urgences, pour ce qui n’était finalement rien d’une urgence. Une jeune femme était assise. Mark lui adresse un sourire et se retourne vers moi.
MARK : Docteur Grey ! Notre patiente va avoir besoin d’une chirurgie.
J’observe la jeune femme qui se tient devant moi. Pas de sang, pas de malformation apparente…
MEREDITH : Oui mais…
Enfin, elle lève son tee-shirt laissant apparaitre un ventre complètement renfermé sur lui-même comme si son ventre avait fondu sur ses hanches…OK là, je comprends mieux.
MARK : Alors voici le docteur Grey qui m’assistera pendant l’intervention.
PATIENTE : Docteur c’est douloureux ?
MARK : Comme toutes les chirurgies Mademoiselle. (À un interne) Fais les examens nécessaires.
Génial ! C’est une opération délicate que je n’ai jamais effectué.
MARK : Ca vous dirais de prendre un café avec moi ?
MEREDITH : Oui pas de problème. Allons –y.
Et comment que j'y vais! Il vient de me proposer une opération du béton et puis je l'aime bien je crois...
Il me regarde d'une façon terriblment génante, on arrive dans l'ascenseur.
MEREDITH: Vous savez que c'est extrémement genant?
MARK: Quoi donc?
MEREDITH: Votre regard de séducteur.
MARK: Il n'y pas de regard de séducteur , il y a des séducteurs.
Enfin les portes s'ouvrent, amusés nous sortons de l'ascenseur.