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Seems trouble...

Série : Grey's Anatomy
Création : 17.02.2008 à 14h04
Auteur : sodempsey 
Statut : Terminée

« Fic narrée par Meredith, apres la mort de sa mère , elle revient à Seattle...Je souhaite écrire cette histoire seule . Merci d'avance à tous et postez vos coms pour me donner votre avis. » sodempsey 

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Il faut absolument que je me ressaisisse, on dirait une droguée...

J’ai passé le reste de la matinée à faire des sous-entendus à Derek qui n’y voyait que du feu et si je ne le connaissais pas je dirais qu’il fait exprès…


INTERNE 
: Docteur Grey, Voici les résultats de Monsieur...Madame Chapman.


MEREDITH
 : Merci.


Je prépare Monsieur Chapmanpour son opération, et tu te dis que c’est aux internes de faire ce sale boulot, seulement j’avais quelques questions à poser à « Betty ».


BETTY
 : Vous vous demandez pourquoi je refuse d’être un homme n’est-ce pas ?


MEREDITH
 : J’avoue que la question m’est venue à l’esprit, cependant je respecte totalement votre choix Monsieur… Betty.


BETTY
 : Il n’est pas pour moi question de détester les hommes vous savez… Je veux simplement être une vraie femme, m’en rapprocher tout au plus.


MEREDITH
 : Vous pouvez êtes un homme et être proche des femmes.


C’est vrai ça ! Moi j’aime les hommes qui sont proches de moi !


BETTY 
: J’admire la grâce, la beauté d’une femme et je veux lui ressembler, j’aime le pouvoir de séduction qu’une femme a sur un homme. Et ne plus avoir de pénis est une des premières étapes…


Mon pouvoir en tout cas ne marche pas sur Derek en ce moment…


MEREDITH
 : Vous êtes prêt à ne plus être un homme ?


BETTY
 : Oui !


MEREDITH 
: Bien… Allons-y.

L’opération débuta dans la plus grande concentration.  Mark effectuait chaque incision, chaque geste avec minutie extrême. Je n’étais là que pour l’assister et surveiller le greffon.



MARK
 : Tenez Grey.


Voilà c’était l’instant que je redoutais le plus, je me trouve avec ce pénis dans les mains…


MEREDITH
 : Qu’est-ce que j’en fais moi de ça ?


MARK
 : Ce que vous faites d’habitude…


Un sourire traverse son visage. Ce que je fais d’habitude ?
Après de longues heures d’opération nous terminons enfin l’opération. Ce pénis m’a donné une faim de loup. Cette opération ! J’ai dit pénis ?


MEREDITH 
: Salut.


DEREK 
: Ton opération s’est bien passée ?


MEREDIT
H : Tu as des problèmes avec ton pénis ?


DEREK
 : Comment ?


MEREDITH 
: Je n’arrive pas à comprendre que l’on veuille se faire enlever son...ce qui fait que l’on est un homme ! C’était curieux comme opération.


DEREK 
: Dans la neurochirurgie il n’y a pas ce genre d’intervention farfelue.


MEREDITH
 : C’est justement ce qui me plait !


DEREK 
: En tout cas tu ne t’exerceras jamais sur moi pour ce genre de cas…


MEREDITH
 : Peut être t’en rajouter un à l limite ! Ahahahahah


Nous voilà en train de bavarder, rire mais bon avec tout ça…


MEREDITH 
: Tu compte me faire l’amour quand ?


Derek manque de s’étouffer avec son café.


DEREK 
: Tu m’as l’air un peu à bout aujourd’hui… Ce n’est pas possible à l’hôpital… On  est ici pour sauver des vies, pour travailler.


Il se rapproche de moi insistant davantage sur ce dernier mot. Il me lance un regard qui m’envenime davantage.


MEREDITH 
: et l’autre jour dans la salle de garde ?


DEREK 
: Il y avait urgence…


Je vois, ça l’amuse beaucoup... Il me sourit et se détourne de moi en me déposant un léger baiser sur la joue. Je n’ai pas dit mon dernier mot… Ce n’est que le début !


sodempsey  (01.03.2008 à 13:54)
 L’heure de ma pause chips est enfin arrivé, tu sais ces chips dont j’ai commencé à te parler l’autre jour qui sont au poulet et aux… Bon sang chaque fois quelqu’un m’interrompt !


DEREK 
: Tu m’en donnes un ?


MEREDITH
 : Et en échange ?


Mark apparut soudainement.


DEREK
 : Tu étais où je te cherchais ?


MARK 
: Je dansais le Mambo ...



MEREDITH
 : Il y en a qui ont de la chance !


MARK
 : Je peux te donner des leçons si tu veux…


DEREK
 : Et tous les deux je vous signale que je suis encore là !


MEREDITH 
: Oui mais toi tu ne danses pas !


DEREK
 : Nous devons te quitté Mark nous avons une intervention importante je veux dire… Pas comme une ablation du pénis.


MARK
 : Je m’en fiche je danse moi !


Nous voilà dans le bloc, un silence horrible règne, Derek et moi communiquons par regards… Enfin pour une manœuvre que je précise médicale il se place derrière moi je lui murmure à l’oreille :


MEREDITH 
: J’ai envie de toi.


Quelque peu déstabilisé, il se racle bruyamment la gorge espérant que personne n’avait entendu ma remarque.


MEREDITH
 : Ca ne va pas Docteur Shepherd ?


Il ne répond même pas, je suis en jubilation totale. A l’intérieur de ma tête coule un fleuve déchainé, où règne la tempête ! Une folie que je ne contrôle plus.

La fin de la journée accourt enfin à moi. Je l’enlace joyeusement car encore une fois Derek m’attend dans le hall. Il me lance un regard sévère à peine arrivée. Qu’est-ce que j’ai encore fait ?


DEREK
 : On avait dit 20h, il est 20h30…


MEREDITH
 : J’ai pris une douche dans les vestiaires un peu longue désolé …


On sort sur le parking enfin, il me prend dans ses bras. J’attendais ça depuis le début de la journée ! C’était si bien d’être dans ses bras, comme un refuge où je me sentais en quiétude et sécurité totale.


DEREK 
: Ce soir je t’emmène dans un des restaurants chics de la ville !


MEREDITH 
: Super !


Nous voilà enfin installés à notre table du restaurant  «From Paris ». Un très chic restaurant français…  


DEREK
 : Et si on commandait des huîtres !


MEREDITH
 : Tu crois franchement que j’ai besoin d’aphrodisiaque Derek… Toi, tu en as besoin revanche…


DEREK
 : Très bien alors disons que nous pourrions commander un riz aux cèpes …


MEREDITH
 : Parfait.


J’adore la cuisine Française, mes papilles jouissent de l’extrême délicatesse de ces plats et de leurs qualités gustatives.

Derek est lent pour manger… Mon Dieu j’ai déjà finis depuis un quart d’heure qu’il a à peine entamé !

Je décide de m’occuper comme je peux, ôtant ma chaussure je glisse mon pied sous son pantalon. Me baladant sur cette surface limitée, je décide en esprit de conquête d’étendre mon champ de portée, dirigeant cette fois ci mon pied vers sa taille. Je suis le Christophe Colomb du pied !

En un brusque sursaut il m’adresse un sourire…


DEREK
 : Cesse de me chauffer sinon je te fais l’amour sur le champ !


MEREDITH
 : C’est une menace ?


DEREK
 : Juste un conseil…


MEREDITH
 : Humm…Je vois… De belles paroles en l’air ….


sodempsey  (02.03.2008 à 19:37)
Il me lance un regard qui dit rrrr comme dit une collègue à moi….Se lève et se dirige vers les toilettes. Je fais quoi ? Je me lève pour le suivre ?
 
Mais bien sur que tu te lève Meredith ! Quelle cruche des fois !

Bon sang que ce restaurant est grand je l’ai perdu de vue. J’entre enfin dans les toilettes des dames.


MEREDITH 
: Derek ?


Une jeune femme sort de sa cabine et me regarde curieusement, je sors précipitamment mon portable faisant semblant de téléphoner !


MEREDITH
 : Oui donc Derek ! Je te disais…


Celle-ci enfin sortit, j’emprunte à mon tour sa direction…
Je souris en apercevant en face l’écriteau « homme » et j’entrouvre la porte.

Une main me saisit derrière la nuque, reconnaissant tout de suite la douceur de sa caresse, je ferme les yeux pour me laisser aller dans ses bras.
Il me prend par le menton et me sourit.


DEREK
 : Où tu étais ?


MEREDITH
 : Je…J’ai fait durer le suspens !


Je me suis gouré de chiottes ouais !


DEREK 
: Tu m’as manqué…


Il pose ses mains sur ma taille. J’observe celles-ci. Je n’avais jamais remarqué à quel point ces mains étaient sexy ! Des mains sexy ? Bah oui ! C’est un détail très …

Oh mon dieu ces mains ne sont pas que belles ! Bien trop habiles pour rester immobiles celles-ci courent sur mon corps fondant à chaque caresse.
 Ses lèvres si douces, se rapprochent alors des miennes, chacun attend que l’autre s’engage dans un baiser qui unira les deux amies en un baiser…
Il cède et m’embrasse de la façon des plus douces qui soit.

   Déjà je sens cette sensation parcourir mon corps entier… Comme un frisson qui m’envahit et que chaque parcelle de ma peau peut ressentir. Je le laisse faire, je comprends qu’il veut prendre les devants. Pas de problème !
Il déboutonne un à un les boutons de ma chemise. Mon dieu , que c’est long ! Qu’est-ce qui m’a pris de mettre une chemise !!!

Ma respiration se coupe lorsque ses mains se posent sur ma poitrine alors nue. Je réagis enfin et déboutonne beaucoup plus rapidement que précédemment sa chemise et caresse à mon tour son torse. Sous ma paume je sens chaque cambrure de son corps, chaque recoin, chaque muscle…



Comme un abîme inexploré, le Christophe Colomb que je suis poursuit sa conquête… Je caresse à mon tour sa nuque, l’entrainant davantage vers moi. Cette manœuvre nécessite d’ailleurs une bonne souplesse …
Il a trouvé mon point faible : le lobe de mon oreille droite. Je pousse mon  premier soupir, qui semble l’amuser.
 
A nouveau ses mains circulent aux alentours de ma poitrine et se dirige à présent vers un carrefour de plaisir, passant ses mains sous ma jupe. Vous situez le Nirvana ?! Le plaisir s’empare de moi comme les vagues s’emparent de la marée.
 Bref je ne sais aps qui emporte qui mais j’adore ce que je ressens.

Exalté de tous mes sens je déboutonne sa ceinture, puis à un à un, le plus lentement possible les boutons de son pantalon… Je me languis moi-même de mon extrême lenteur. Il se met à genoux devant moi et embrasse mes cuisses, mes mollets… Enfin il a compris ce qui me passionne vraiment !

Il monte à présent vers une destination que j’ose é peine te révéler ! M’emmenant avec lui dans un périple qui marque le début de notre long voyage ! Je lui rends sa caresse et en un élan de plaisir il me susurre :


DEREK 
: Je t’aime mon amour…

Le moment que nous attendions tous est arrivé, enfin principalement Derek et moi…
 
Je m’accroche à tout ce que trouve, le plaisir ravage et réchauffe chaque partie de mon corps. Je ne contrôle plus mes gémissements qui se transforment progressivement en cris que Derek tente d’éteindre en m’embrassant.

 
Ce frisson me reprend, je tremble de plaisir, incapable d’articulée quoique ce soit, le seul son qui sort de ma bouche est un râle puissant. Mes ongles se plantent profondément dans le dos de Derek qui continue son exploit physique…

J’ai envie de hurler mais aucun son ne sort désormais de ma bouche. Oh mon Dieu c’est tellement bon que j’aimerais que ça s’arrête, je ne supporte plus cette sensation de torture dans la quelle je ressens pourtant une certaine complaisance.

 Mon souffle se trouble, se coupe. Le mouvement de nos bassins me donne le rythme à suivre pour ne pas succomber et ne pas sombrer… La cadence infernale d’un train que rien ne pourrait arrêter dans son galop…

Ravageant la commune de mes sens, ravageant toutes les sensations que j’avais jusque là connues, celle-là monte en moi. Je le sens venir, elle explose et envahie  tout mon corps ébouillantant celui-ci.

Nos corps et nos respirations se mêlent pour achever notre aventure…
 
Je repose ma tête sur son torse que je sens essoufflé.
Enfin rhabillée je m’apprête à sortir…

MEREDITH : Tu ne viens pas ?


DEREK 
: Je vais attendre un peu ici…Je te rejoins.


MEREDITH
 : Ah je vois …


sodempsey  (04.03.2008 à 18:54)
Les feuilles tombèrent et les branches bourgeonnèrent à nouveau.
 
Un bourgeon s’était fleuri en moi et était aujourd’hui le fruit de notre amour. Un ange, avait vécu quelque mois dans mon fond intérieur, dans mon moi… Tellement peu, tellement rien…

Le fruit de notre passion est enfin né, voilà quelque jour qu’il est notre joie et notre bonheur s’appelle Tom…

Ici règne douceur, chaleur et bonheur… enfin presque…

Mon regard se plongeait dans le sien qui est plein d’innocence et de malice. Ces yeux pleins de lumière m’invitaient dans son univers…
 
Derek bouillait à l’idée d’être père mais aujourd’hui que son fils est là, j’aimerais te dire que tout est aussi rose qu’il devrait l’être… Mais je sens qu’il s’éloigne de plus en plus de son propre sang, de son propre lui, de son fils…

Au début présent dans ce bonheur qui rayonnait autour de nous, il s’en est peu à peu écarté lui-même et malgré lui j’en suis persuadée. Fuyant ainsi tout contact avec Tom…

Lui qui était si heureux à sa naissance je ne comprends plus Derek, la vérité c’est que je ne le reconnais plus depuis une semaine…

Tu ne me comprends pas ! Il n’est pas différent avec moi ! On s’aime comme au premier jour, bien que sa vision soit changée, je sens qu’il s’est installé un respect je suis la mère de son enfant plus seulement l’objet de ses désirs…

Je suis accoudée au berceau de Tom où celui-ci dort paisiblement loin de la tourmente que vivent ses parents. Derek est assis à l’opposé de la pièce sur le canapé.


MEREDITH
 : Derek ?

DEREK : Oui ma chérie ?


MEREDITH 
: Viens voir comme il sourit quand il dort.


Précipitamment il se lève et avec la plus grande discrétion se penche pour observer son fils. Un sourire se lit sur ses lèvres, enfin il me prend dans ses bras et dépose un baiser dans mon cou…
Puis soudain son visage change complètement d’expression, prenant un air sombre, il se dirige à nouveau vers son fauteuil…Tom se réveille enfin de son royaume paisible, déjà il réclame…


MEREDITH
 : Derek tu veux bien donner le biberon à Tom s’il te plait…


DEREK
 : Ben je lisais mais…


Je lui lance un regard noir.


DEREK
 : d’accord.


Il me regarde affolé, il se lève dans ma direction et prend son fils dans ses bras. Je lui tends le biberon qu’il apporte à la petite bouche si finement dessinée de Tom. Celui-ci attrape le pouce de son Papa émue de cette attention.



Tom voudrait aussi que son père lui montre qu’il l’aime je crois…

Leurs regards se croisent, deux regards identiquement bleus, identiquement profonds d’un père à son fils.

Le regard de Derek perd de son intensité, devenant si triste, si sévère lorsqu’il observait son fils. Je ne comprends plus, je n’ai jamais compris en fait… Pourquoi ?
  

sodempsey  (04.03.2008 à 22:28)
Cette soirée poursuivit sa lancée…

Derek et moi étions à table. Son regard illuminait le mien qui s’éteignait peu à peu. Trop contrariée pour répondre à ses sourires je me contente de l’observer.
La tristesse habitait l’entre de mon cœur pour cette triste soirée qui ne cessait de perdre sa luminosité.


DEREK 
: Ca ne va pas ?


Comment ça pourrait aller ? La nouvelle que j’allai être mère, que nous allions être parents est arrivée si vite…
C’est lui qui m’a encouragé à garder notre enfant et aujourd’hui tout a changé j’ai l’impression d’être seule, aussi seule qu’un navire au milieu de la tourmente …

Je me dirige vers l’évier, pour laver mon assiette… Mes larmes se mélangent et fusionnent avec l’eau qui semble vouloir s’échapper à toute vitesse du robinet…

Déjà je sens ses mains glisser sur mon ventre d’un plat déstabilisant, vide de toute vie, dans la solitude la plus totale.

Comme un sujet tabou que lui ni moi n’osons entamer, je me contente de recevoir ce baiser si doux qu’il m’envoie…
Il sait parfaitement ce qui déclenche cette horde de tristesse qui piétine mon cœur…


MEREDITH
 : Je vais coucher Tom…


Un instant il me regarde et se décide finalement :


DEREK
 : Repose toi ma chérie. Je vais aller le coucher…


Il prend Tom dans ses bras. Heureux d’enfin recevoir un peu d’attention de son père il lui fait un beau sourire

. A peine Derek a-t-il finit de monter les escaliers que je me précipite derrière lui pour l’observer.

Il dépose le petit ange dans son landau le plus délicatement qu’il  peut… Et du bout de l’index caresse sa petite joue rondouillette…



Il reste là, un moment à l’observer puis finit par sombrer dans la tristesse et fond en larme sur le landau de son fils…


DEREK
 : Je suis désolé Tom…


A son tour Tom se met à pleurer, Derek sèche alors ses larmes.


DEREK
 : J’arrête de pleurer ça va… Ce n’est pas de ta faute petit ange… Vous êtes la meilleure chose qui me soit arrivé toi et ta mère.


Enfin il ôte le nourrisson de son royaume de peluches pour le prendre dans ses bras. Le berçant, Tom l’observe de la puissance de ses grands yeux bleus et cesse de pleurer…


DEREK
 : Tu dois dormir maintenant pour être aussi beau que ta maman… J’aimerais vous expliquer, j’aimerais que vous compreniez mon malaise tous les deux… J’aimerai ne plus vous faire souffrir mais je me détruis moi-même et vous emporte dans mon sillage… Tu lui ressemble tellement…


 
Je comprends soudainement la raison de son malheur pourtant évident…

Je devais l’aider à vaincre sa peur, l’aider à oublier ses erreurs, l’aider à vivre sans la culpabilité de la perte de son premier enfant… 

J’entre dans la chambre et me dirige vers le berceau de Tom à qui je dépose un baiser sur le front.

Derek entoure ses bras autour de ma taille et me serre de toutes ses forces contre lui. Je sens son souffle dans mon cou.


MEREDITH
 : On va t’aider Derek…


Il se détache alors de moi et me regarde si tristement comme jamais je ne l’avais vu.
 

DEREK : Je dois m’en sortir seul.


MEREDITH
 : C’est à toi de régler ce problème mais avec notre aide. Ne nous rejette pas…


DEREK
 : Je sais… Je t’aime Meredith.


Je passe mes mains dans ses cheveux… Cette balade nous mène jusqu’à notre chambre, nous avons tous les deux besoin de réconfort, d’amour. Nous devons nous retrouver dans cette vague d’amour et surfer l’instant présent...

sodempsey  (05.03.2008 à 13:49)
 Le réveil fut un des plus doux depuis longtemps. J’ouvre les yeux pour apercevoir Derek encore réveillé avant moi… Il faudra m’expliquer un jour pourquoi il est toujours réveillé avant moi !!! Tu sais toi ?


DEREK 
: Bonjour ma chérie bien dormi ?


MEREDITH
 : Très peu en fait… Quelqu’un s’est acharné sur moi toute la nuit.


DEREK
 : C’était bien ?



MEREDITH 
: Je crois que c’était un rêve en fait…


DEREK
 : Non c’était réel…


Le premier baiser de la journée, qui entame celle-ci parfaitement. Je me rapproche de lui pour me fondre dans ses bras. Je pose ma tête sur son torse, j’entends son cœur…
 
Et je me dis à cet instant précis que je suis la femme la plus chanceuse du monde, dans les bras de l’homme le plus parfait de tous les temps ! Et j’ai le plus beau des bébés avec lui…

Je ne dis pas ça parce que c’est mon fils mais Tom sera une vraie bombe plus tard ! Tu verras bien ! D’ailleurs si tu as une fille c’est certain qu’elle craquera pour ses magnifiques yeux et le sourire angélique qu’il a reçu en héritage de son père…

Je me vêtue de sa chemise de la veille et me dirige vers le berceau de Tom où se trouve déjà Derek en train de s’amuser avec lui. Il fait des efforts, il me l’a promis… Je le remercie d’une caresse dans le dos.

Derek avait accepté de changer pour la première fois Tom…


DEREK
 : C’est normal tu crois qu’il soit si… petit ?


MEREDITH
 : De quoi tu parles ? Derek ! Franchement …


C’était à nouveau la belle époque, nous rions ensemble, nous nous embrassons, nous sommes heureux je veux dire…

Mon téléphone sonne.

Derek et moi étions sur le point de partir.


MEREDITH
 : C’était la nourrice, elle ne peut pas venir chercher Tom..


DEREK 
: Je…


Mon bipper retentit.


MEREDITH
 : Tu vas devoir l’emmener toi-même j’ai une urgence à l’hôpital.


Les pupilles de ses yeux s’ouvrent davantage, je sens la peur dans ses yeux…


DEREK
 : Amène le toi … S’il te plait Meredith…


MEREDITH
 : Je ne peux pas Derek, j’ai une urgence, un brûlé !


DEREK 
: Il attendra, il passe après ton fils !


MEREDITH
 : Mon fils ?


DEREK
 : Notre fils.


MEREDITH
 : Ca suffit Derek, il ne va rien arrivé. J’ai confiance en toi.

DEREK : Mais tu cherches quoi à la fin !!! Tu veux ruiner ma vie ?!! Que j’en tue un deuxième ! Tu m’en voudras de toute ton âme et tu resteras avec moi par pitié jusqu’au jour où tu rencontreras un autre mec qui sourit, qui est heureux !


MEREDITH
 : Derek il faut vaincre ta peur


DEREK
 : Non ! Ne me force pas je ne le ferai pas.

Je me dirige vers la voiture où j’installe Tom. Derek Me retiens par le bras.


MEREDITH
 : Lâche moi tu me fais mal !


DEREK 
: Je ne le conduirai pas ! Merde à la fin je te dis, tu ne comprends pas ou quoi ?


MEREDITH
 : Si je comprends que tu deviens violent et que Tom et moi ne pouvons rester avec toi. Règle ton problème.


DEREK
 : C’est ça casse toi !


Je reprends Tom dans mes bras et je l’installe dans ma voiture où je grimpe à mon tour. Je vois  Derek ravagé par la tempête dans le rétroviseur casser la vitre de sa voiture du coude, je freine un instant pensant reculer et le rejoindre. Mais je sais qu’il a fait ça parce qu’il souffre et il a raison je ne peux pas l’aider.Jamais je ne l'ai vu dans un tel état de peur à s'en trnasformé en violence !!.
 
Il tombe à genoux sur le sol… J’arrive au carrefour je ne le vois plus….

sodempsey  (05.03.2008 à 15:17)
Je sors enfin du bloc de mon opération…


MARK
 : Bravo très bon travail Meredith.


MEREDITH 
: Merci Mark mais j’espère sincèrement que Madame Birman s’en tirera…


J’aperçois Derek, le bras en sang, il est de dos, il ne me voit pas. Je rentre dans le premier labo que je rencontre. Une infirmière vient à sa rencontre
.


INFIRMIERE 
: Docteur Shepherd vous êtes blessé ?!


DEREK
 : Ce n’est rien trouvez moi plutôt le docteur Grey.


INFIRMIERE
 : Mais il faut vous désinfecter et vous enlever les bouts de verres !


DEREK
 : Mark ! Tu as vu Meredith ? Elle va bien ?


MARK
 : C’est plutôt à toi qu’il faut demander ça. Qu’est-ce qui t’es arrivé ?


DEREK
 : Répond à ma question !


MARK
 : Oh calme toi. Viens assis toi.


DEREK 
: Tu l’as vu ou pas ? Ce n’est pas compliqué tu réponds et c’est terminé punaise !


MARK
 : Eh mec calme toi ! Je l’ai vu j’ai opérer avec elle.


DEREK
 : Tom ? Elle t’en a parlé ? Il va bien ?


MARK 
: J’en sais rien moi. Pourquoi tu demandes ça ?


DEREK
 : Rien elle est parti énervé ce matin j’ai eu peur qui leur soit arrivé quelque chose.


MARK
 : Meredith allait très bien mais là apparemment c’est toi qui a un problème.


DEREK
 : Je n’ai aucun problème ! Où est-elle ?


MARK 
: Ecoute si vous vous êtes disputés, dans l’état où tu es tu devrais peut être attendre pour lui parler…


DEREK 
: Permets moi de te dire d’aller te faire foutre avec tes conseils matrimoniaux dis moi où est Meredith !


Derek pousse violemment Mark lorsqu’il m’aperçoit pour dégager son chemin. Mais ce dernier le rattrape et le colle conte le mur.


MARK
 : Derek !


DEREK 
: (hurlant) : Lâche-moi ! Lâchez moi tous !


MARK
 : Reprend toi merde !


Mark maintient Derek le coude sous la gorge de celui-ci… Ce dernier se met alors à pleurer dans les bras de son ami qui l’emmène dans une pièce à l’abri des regards indiscrets.


DEREK
 : J’ai tout gâché Mark… J’ai une femme merveilleuse à mes côtés qui m’a donné le plus beau des fils et je ne cesse de tous renverser !


MARK
 : Qu’est-ce que tu as fait ?


DEREK 
: Je me suis énervé je lui ai dit des choses horribles…Je… Elle voulait que je conduise Tom chez la nourrice… seul.


MARK
 : Je comprends mieux…


DEREK
 : Elle voulait m’obliger ! Je ne peux pas Mark !


MARK 
: Je sais ne t’énerve pas.


DEREK 
: J’aimerais être libre de les aimer mais Shawn hante mes nuits, mes pensées. Dès que je commence à être un peu heureux, je revois nettement l’image de son corps meurtri dans l’accident.


MARK
 : Reste là, je vais chercher des compresses pour te désinfecter…


Mark sort de la pièce, je me cache dans un angle pour ne pas être vue et je rentre à mon tour dans la pièce….


DEREK
 : Meredith ! Pardonne-moi ! Je t’en pris.


MEREDITH
 : Tu te tais et tu m’écoute. Ton fils et moi ne sommes pas morts et nous avons besoin de toi.  Mais de toute évidence tu as des problèmes et je te propose de t’aider et toi tu me hurle dessus et te comporte avec une violence qui n’est pas la tienne.


DEREK
 : Je suis désolé…


MEREDITH
 : Je ne veux pas que Tom voit son père se comporter de cette manière.


DEREK
 : Je sais … Tu as raison mais…


MEREDITH
 : Je veux garder l’image du Derek que je connais doux et paisible. Pas un celle d’un fou qui cogne dans les vitres ! Tu t’es fait mal d’ailleurs ?


Je me penche et lui prend le bras que je découvre blessé par les morceaux de verres brisés.


MEREDITH
 : Ca va c’est superficiel….


Il me prend la main, je me baisse à sa hauteur.


DEREK
 : Je revois le corps de Shawn, il…



Derek tombe à genoux je me baisse et le prend dans mes bras.


DEREK 
: Je suis sorti de la voiture complètement sonné et je l’ai vu au sol…il avait…il avait traversé le parebri...le…


MEREDITH
 : Mon amour…


DEREK
 : Quand tu m’as dit d’amener Tom, je le voyais déjà à sa place… Je ne comprenais pas que tu insiste…


MEREDITH 
: Je suis désolé…


DEREK
 : Je dois régler ce problème seul mais je n’y arrive pas Meredith...Je ne peux pas…


MEREDITH
 : Tom et moi allons aller chez Christina le temps qu’il te faudra… C’est mieux pour lui… et pour nous…


DEREK
 : Ne me laisse pas Meredith, ne me quitte pas… j’ai besoin de toi… Je t’aime, ce n’était pas moi ce matin. Tu as peur de moi c’est ça ? Mais jamais je ne lèverai la main sur toi…


Je prends sa tête dans mes mains.


MEREDITH :
Je sais Derek, je sais…


DEREK
 : Tu… Tu m’aimes toujours ?


MEREDITH
 : On traverse une phase difficile mais on va y arriver.


Je l’embrasse de la  façon la plus intense que je peux.
 J’aimerais l’aider mais je ne peux pas.

sodempsey  (05.03.2008 à 20:03)
 



Deux jours passèrent. Deux jours éternellement longs où je partageais le lit frigide et vide  de Christina.
 
Notre présence l’oppressait bien qu’elle ne s’en plaigne pas. Aussi je décidai de me rendre à la caravane de Derek, qui aujourd’hui ne servait pas à grand chose


CHRISTINA
 : Encore en train de réfléchir de bon matin ?A penser à ton beau docteur…


MEREDITH
 : Oui… Je me fais du souci pour lui…Tout seul…. Je vais aller m’installer à la caravane de Derek.


CHRISTINA
 : Pourquoi vous ne me gênez pas… Il y a Derek là-bas en plus !


MEREDITH
 : Non il est chez moi.


Je regarde Christina en penchant la tête.


CHRISTINA
 : Bon ok le petit fait un peu de bruit la nuit. En fait je n’aurais jamais cru qu’un si petit truc fasse autant de vacarme !


MEREDITH
 : On sera bien là-bas et toi tu pourras inviter Georges numéro deux. Ton fameux interne…


CHRISTINA
 : Je ne sors pas avec lui !


MEREDITH 
: Tu te l’envoies juste !


CHRISTINA
 : Le sexe est le meilleur des remèdes qui dira le contraire ?


MEREDITH 
: Sœur Sodempsey sans doute.


CHRISTINA : Sœur qui ?


MEREDITH :
Non rien…


Mon portable sonne. Hé merde !


CHRISTINA
 : C’était qui ?


MEREDITH
 : La nourrice qui est clouée au lit ! La poisse.


CHRISTINA
 : Comment tu vas faire pour te coltiner l’asticot toute la journée ?


MEREDITH 
: Je vais l’amener avec moi à l’hôpital écoute !


J’essaye tant bien que mal de cacher Tom dans l’hôpital mais je me fais vite remarquer par mon collègue…


MARK 
: Qu’est-ce que tu caches ?


MEREDITH 
: Chut rentre !


Je le tire par la manche à l’intérieur d’une chambre vide.


MARK
 : Que fais Tom ici ?


MEREDITH 
: Je n’ai pas de nourrice !


MARK :
Ce n’est pas un endroit pour lui ici ! Avec toutes les maladies !


MEREDITH 
: Je ne peux pas faire autrement. Je suis bien d’accord avec toi…


MARK
 : Bon vas faire tes visites avec tes interne je vais faire mon devoir de parrain !


MEREDITH 
: Tu ferais ça ? Je t’adore Mark merci !


Je dépose un baiser sur sa joue et me hisse en vitesse de la chambre.

Après mes visites de la matinée je rejoins Mark qui était toujours à ma grande surprise avec Tom. Il s’amusait gaiement avec lui.
 

MEREDITH : Papa poule !


MARK
 : Il faut que tu me le prête plus souvent ton fils ! Pleins de femmes sont venues me voir !


MEREDITH 
: C’est parce que mon fils est magnifique !

Mon bipper s’affole et retentit à nouveau.


MEREDIT
H : Ces internes me tueront !


A peine éloignée je fais demi-tour lorsque j’aperçois Derek rejoindre Mark.


DEREK
 : Qu’est-ce que tu fais avec mon fils ?


MARK
 : Je…Meredith me l’a confié.


DEREK
 : Elle te confie Tom depuis quand à toi ?


MARK
 : Calme toi !

MEREDITH : C’est moi qu’il lui ai confié Derek.


DEREK 
: Tu aurais pu me le demander. Je n’ai pas vu mon fils depuis deux jours !


Derek prit Tom des bras de Mark.


DEREK
 : Viens avec Papa mon chéri… Mon bonhomme !


MARK
 : Bon euh je vous laisse, on se retrouve au bloc Meredith.


MEREDITH :
Ok Mark.


Derek se penche sur moi pour m’embrasser. Cette situation est curieuse.


DEREK 
: Tu me manques Meredith… Je n’arrive pas à dormir sans toi, sans ton souffle, sans ton odeur, sans tes caresses, sans tes baisers…


MEREDITH 
: Moi aussi tu me manques… Tu fais toujours tes cauchemars ?


DEREK 
: Oui...Encore plus depuis que tu es parti… Je sais que c’est moi qui ai insisté pour être seul mais c’est encore pire à présent.


Je dépose Tom dans son landau qui était déjà à moitié endormi dans les bras de son père.

Je caresse le visage barbu de Derek, et embrasse tendrement une de ses joues puis l’autre. Mon regard ne se détache aps de ses lèvres. Il me manque la chaleur de son corps me manque… Je ne sais même pas si cette séparation a lieu d’être je continu à croire que je peux l’aider mais je ne sais pas comment.

Je profite des quelques instant qu’il me reste avec lui avant de retourner à nouveau dans la labeur et l’acharnement du travail.

Tom s’était vite fait remarqué si bien que Richard lui même avait fini par s’en occuper ! Plutôt comique comme situation !

La main sur la poignée de la voiture un bras me retient.
 

DEREK : Je voulais juste te dire Bonne nuit…


MEREDITH 
: Je pensais que tu opérais.


Son index balaya la mèche qui obstruait mon visage. Il me sourit et finit par m’enlacer
.


MEREDITH 
: Si tu as besoin tu téléphones…


DEREK 
: Je t’aime…


MEREDITH
 : Moi aussi…



DEREK
 : Vous me manquez déjà…


Nos souffles et nos bouches s’entremêlèrent une dernière fois avant la tombée de la nuit.


MEREDITH
 : Tu vas voir Tom ! Je suis souvent venu ici avec ton Papa C’est magnifique !


En effet je me trouvais sur le terrain de Derek, faisant face à  la caravane

Je glisse le métal produit de la technologie dans la serrure et en un cliquetis ouvre la porte. J’installe Tom sur la petite table de la cuisine et sourit en imaginant déjà le plat de truite que mon homme aurait posé dessus.

Un bruit m’alerte soudain. Quelqu’un se trouvait également dans la caravane. Là, dans la douche…


MEREDITH
 : Oh mon Dieu !


sodempsey  (06.03.2008 à 21:47)

MEREDITH : Qu’est ce que tu fais ici ? Tu m’as fait peur !


MARK
 : Derek m’a laissé la caravane du temps que je trouve un appartement.


MEREDITH
 : Tu n’as pas d’appartement ?


MARK 
: Je ne viens pas d’arriver depuis si longtemps à Seattle je te signale.


MEREDITH : Je ne savais pas du tout…


MARK
 : Je vivais à New York avant, je suis venu voir Derek à Seattle après avoir appris son divorce avec Addison.


MEREDITH
 : Il y a combien de temps ?


MARK : C’est une histoire compliquée. Je dirais que leur couple a commencé a sombré il ya deux ans après… l’accident.


MEREDITH 
: C’est à cause de ça qu’ils ont divorcé ?


MARK
 : Non leur couple n’allait pas déjà bien avant même qu’Addison soit enceinte… Disons que ça a contribué à les séparer…


Je m’aperçois alors la tenue d’Adam dont Mark est vêtu ou plutôt qu’il ne porte pas !




MEREDITH
 : Eh mais t’es à poil là !


MARK
 : Ben quasi ouais hahaha. J’ai l‘habitude avec les femmes… Je suis à l’aise !


MEREDITH
 : moi non ! Pas avec celle de ton meilleur ami !


MARK 
: Tu ne crois pas si bien dire…


Mon Dieu qu’est-ce qu’il est bien foutu. Un corps d’athlète je te jure ! Il est en direction de la chambre, toujours se vilain défaut de pencher la tête. Il a des fesses !!!Cette serviettes est vraiment petite…

Meredith tu as un fils qui est juste à côté de toi ! Et qui a un père !
 
On frappe à la porte, je sursaute pensant que quelqu’un pouvait voir ce à quoi je pensais. Mark réapparait.


MEREDITH
 : Tu ouvres aux gens dans cette tenue. En caleçon maintenant !


MARK
 : Tout le monde semble voir Mark Sloane nu !


Son expression change dès qu’il ouvre la porte.


DEREK
 : Salut vieux je peux entrer ?


MARK
 : Ben euh… C’est chez toi !


Son regard se vide, se glace lorsqu’il m’aperçoit au beau milieu de la pièce. Oh mon Dieu.
 Il y aurait pas un trou où je pourrais me mettre là, un trou béant menant direct sous la tombe que va me creuser Derek.
Sa fureur semble monter en lui. Je dirais que sur l’échelle de Richter Derek est à 7 !

Mark était déjà au sol, la moitié de la caravane était renversée lorsque Derek se dirige vers moi.


DEREK 
(criant) Comment tu as pu me faire ça !?


MEREDITH 
: Je n’ai rien fait du tout !


DEREK
 : Tu es avec Mark à moitié à poil et tu t’envoie en l’air dans ma caravane, dans mes draps !


MEREDITH
 : Pas du tout, je suis arrivé il prenait sa douche.


DEREK 
: Tu me dégoutes ! Avec Tom en plus…


MEREDITH 
: Je ne savais pas qu’il était là, je te jure.


DEREK
 : Tu vois que je vais mal alors toi tu te dis « tiens si j’en rajoutais un peu plus en couchant avec son meilleur ami ! »


MEREDITH
 : (hurlant) : Ca suffit maintenant tu la ferme ! Je suis arrivé ici pensant qu’il n’y avait personne Mark est sorti de sa douche et toi tu es arrivé. Maintenant si tu préfère tout casser, me hurler dessus me dire que je suis une trainée et rouer de coups ton meilleur ami c’est ton choix mais ce sera sans moi !


MARK
 : C’est vrai Derek, tu es comme mon frère je n’aurais jamais couché avec Meredith merde !


DEREK
 : Toi on ne t’a rien demandé.


Tom ne cesse de pleurer alerté par le bruit, comme effrayé il déverse un torrent de larmes
.


DEREK 
: Tom tais toi !


MEREDITH 
: Ca suffit j’en ai assez entendu !


Je prends Tom dans mes bras et sort de la caravane en courant. J’ai oublié mes clefs de voiture dans la caravane. Je fais quoi ? Tant pis je n’y retourne pas.
 
Je vais me contenter de courir tout droit. Voilà comme ça c’est parfait. Ne pleure plus mon bébé je t’emmène très  loin…

Ah ! Je trébuche sur quelque chose protégeant Tom que je hisse du bout des bras j’atterris douloureusement sur le dos sur un objet de pierre.


MEREDITH
: Tom? Ca va ? Merci mon Dieu tu n’as rien! Ce qui n’est pas le cas de mon …Aie ! C’est quoi ce truc où j’ai trébuché ?


Affolée j’observe la pierre qui se trouvait devant moi…

sodempsey  (07.03.2008 à 17:55)
 La terre qui recouvrait celle-ci m’empêchait d’identifier l’objet.
 
Je me baisse soutenant toujours la tête de Tom. Et je vois apparaitre stupéfaite le nom de « Shawn Shepherd... »


DEREK
 : Non !



MEREDITH
 : Tu m’as fait peur !


DEREK
 : Ne touches pas à ça !


MEREDITH
 : C’est la tombe de Shawn ?


Derek n’avait pas répondu à ma question son regard fixait dans le vide le nom inscrit dans la pierre de son fils disparu dans l’autre monde…


DEREK
 : Je ne suis jamais revenu ici depuis…


Il tombe à genoux sur la pierre qu’il caresse de sa main.
 
Il semble paralysé dans la douleur. Une douleur qui se réveille, dévore et ravage dans son galop frénétique les environs, bâtant et piétinant chaque brin de bonheur.

Le monde s’'est arrêté autour de nous, le lac semble de plus jouer de sa musique redondante, les oiseaux cessent de chanter et mon cœur marque le tempo accéléré de ce silence perpétuel…

Le sang contaminé qui coule dans ses veines ordonne à son bras en un geste incertain, de taper sur la tombe. Du bout du poing il se rapproche de l’être, et du bout de ses doigts, il peut ressentir les vibrations d’un cœur meurtri, qui lui dit qu’il l’aime, qu’il doit guérir et s’en sortir…


DEREK 
: Je suis désolé…Désolé…


Je me tiens debout, spectatrice d’un drame théâtral, je ne sais s’il faut applaudir, pleurer avec le comédien, où me lever. Peut être simplement y croire…


DEREK 
: Pardonne-moi.


Il relève enfin la tête, se hissant difficilement sur ses jambes incertaines. Il me prend Tom des bras.


DEREK
 : Pardonne-moi  Tom, je suis désolé. Désolé de tout le mal que je vous ai fait à tous les deux. Vous êtes ce que j’aime le plus au monde et j’ai cru que je n’avais pas droit au bonheur mais je sais aujourd’hui que Shawn n’aurait aps aimé me voir dans cet état là…N’est-ce pas ?

Je hoche d’un signe affirmatif de la tête.


DEREK
 : Je vais être un Papa exemplaire ! Je t’apprendrai à jouer au basket, je te soufflerai ton premier mot et je t’aimerais jusqu’à la fin de ma vie.


Il hisse Tom du bout de bras vers un amour qui ne se terminera plus jamais et dépose un baiser sur la joue rondelette de son fils.


DERE
K : Et toi Meredith je te promets de tout faire pour que tu sois la femme la plus comblée du monde, la plus heureuse… La femme que j’aime.


Nous nous enlaçons, tous les trois. Notre bonheur est quasiment arrivé à son comble.


DEREK
 : Allez viens ! Allons rejoindre Mark, je vais aller pêcher quelques truites, on va se faire un festin ! Tom il est temps que je t’initie à la truite !


Derek avait réussi à vaincre sa peur et sa tristesse.
 

Merci Shawn…
  

sodempsey  (08.03.2008 à 12:56)

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