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Série : Grey's Anatomy
Création : 14.03.2008 à 17h03
Auteur : maluzo83
Statut : Terminée
« en route pour la 5ème.. je répète juste une chose, je tiens à écrire cette fic toute seule » maluzo83
Cette fanfic compte déjà 90 paragraphes
J’attaque ma deuxième semaine ma dernière au 5ème étage, je passe toutes mes journées à l’hôpital à trainer un peu partout, à regarder toute les chirurgie de la galerie, je me remets dans la bain, le scalpel me manque c’est certain, mais..lui encore plus, je sais qu’il revient aujourd’hui, je vais enfin le revoir, je ne veux pas savoir comment ça risque de se passer, mais au moins le revoir.
J’en finis avec ma séance, Ethan m’a interdit les béquilles, mais je compte bien les récupérer une fois partie, je marche sans difficulté, doucement, je suis la miraculée du service, je me réjouis de ces visages souriant à chacun de mes pas, c’est une victoire, mais elle est amère, elle ne m’appartiens pas, c’est à lui que je la dois.
Pause déjeuner, je suis libre de vagabonder désormais pour le reste de la journée, je ne l’ai toujours pas aperçu, je m’impatiente, je me dis qu’il finira bien par venir déjeuner, alors je prends mon temps pour manger, je suis seule, mes amies sont au bloc, les infirmières me détestent toujours, elles finiront bien par s’en lasser, mon repas est froid, j’ai vu défilé tout le personnel de cet hôpital, mais il en manquait un, il doit savoir, et ne veux pas me voir.
J’ai faim, tellement peur de la croiser que je me suis résigné à ne pas sortir de mon service, je vais juste aller me ravitailler au distributeur, tremblant à l’idée de lui tomber dessus, je suis stupide, il faudra bien que ça arrive mais ma douleur ne s’est pas estompée, elle ne fait qu’augmenter, il faut que je trouve un peu de courage, il le faut, je tente une approche à la cafétéria, c’est l’heure du déjeuner elle doit sûrement partager son repas avec ses amies.
Je ne peux plus avancer, je la vois là bas, seule et bien tourmentée, j’avais déjà oublié à quel point sa beauté est… elle se lève, sans mal, plus de fauteuil, seulement des béquilles, elle marche j’esquisse mon premier sourire, mais je m’enfuis aussi vite, elle venait de se retourner et nos regards ont failli se retrouver.
Je reprends mon souffle, parce que la peur vient de me le couper, je ne vais pas pouvoir continuer de l’éviter bien longtemps, je ne pense plus qu’à ça, c’est reparti pour une torture infernale, mon bippeur me sauve, une urgence, je prie pour une opération compliquée durant des heures et des heures. Je file aux urgences, l’ascenseur est bondé mais je ne veux pas attendre le suivant.
je ne veux pas aller traîner au bloc, il m’évite alors autant respecter sa volonté, je vais rejoindre Bailey aux Urgences qui me laisse la suivre, regarder, écouter, rien d’autre mais c’est déjà ça.
Je m’impatiente devant cet ascenseur toujours aussi long à arriver, mais c’est encore mon seul moyen pour voyager dans cet hôpital, le voilà enfin, bon sang on se croirait dans un métro aux heures de pointes, mon béquilles mon libéré rapidement une petite place, au moins ça .
Tout ce petit monde sort à l’étage suivant, je respire un peu mieux, l’ascenseur se vide, entièrement, enfin presque, les portes se referment et mes yeux sont grand ouverts, mon cœur reprends son rythme, celui perdu, il lui manquait son métronome, il est là. devant moi.
Meredith : Derek !
Derek : Docteur Grey !
Meredith : tu es revenu !
Derek : tu es revenue aussi !
C’est pire que ce que je ne pensais, Je ne suis plus que le Docteur Grey, et ne me regarde même plus, il a les yeux fixés au sol, je préfère vite anticiper ma sortie, j’appuie sur tout les boutons, pour m’échapper au plus vite, je préfère ne pas me retourner, je me retiens déjà de pleurer, quoi penser, il m’en veut et il souffre, quoi lui dire.. j’ai pas le temps de réfléchir, les portes vont s’ouvrir, alors je laisse parler mon cœur et je m’enfuis.
Meredith : tu me manques !
Je relève enfin la tête, mais elle a disparu, ses mots résonnent encore, et je m’en veux de m’être comporté de la sorte, elle souffre aussi, je l’oublie trop souvent, elle m’aimait et je pense qu’elle m’aime toujours autant, et maintenant je fais quoi, nous épauler pour souffrir ensemble, pff n’importe quoi, il n’y a rien à faire, je ne fais rien à chacun sa peine, et je me bouge un patient m’attends.
Je ne suis pas retournée aux urgences, parce que c’était sa
destination à lui aussi, j’ai préféré rentrer à la maison, et laisser aller ma peine, mes larmes ne cessaient de couler, Ethan m’appelait sans cesse et là çà tombait vraiment pas bien. Il commençait à s’impatienter que je le rejoigne, il commençait à s’apercevoir que je m’éloignais, mais n’osait rien demander, et faisait tout pour tenter de me retrouver, mais je ne suis plus cette Meredith là, et je ne le serai jamais plus.
Les deux jours suivant ont été simples, mes séances et rien d’autres, aussitôt fini, je m’enfuyais hors de l’hôpital, aussi vite que je le pouvais, je marche désormais, et j’arrive à accélérer mon pas sans trop d’appréhension, Ethan fait un travail remarquable, il m’aide bien plus que physiquement, il me donne une force morale qui m’empêche de sombrer, je profite de mes journées désormais, je prends l’air frais, je me regonfle à bloc.
je n’appelle pas Ethan, il ne m’en laisse pas le temps, il vient demain avec Mike, je me languis d’être à demain, parce que demain je vois mon Médecin, ma dernière visite, je vais reprendre enfin le cours de ma vie de chirurgienne, c’est à lui d’en décider, il va devoir m’ausculter, me toucher…
Et demain je me retrouve encore entre les deux, mon choix a déjà été fait, un choix obligé, qui me laisse tant de regrets.les heures qui me séparent de ce demain je n’arrive plus à les compter, je me suis noyée dans l’ivresse pour être sûre de m’écrouler et surtout éviter l’insomnie.
Cela fait deux jours que je ne l’ai pas revu, et maintenant je désespère de croiser son regard, j’aurai tellement voulu réagir autrement, je m’en veux un peu, Richard vient de me bipper, je sens venir une conversation bien personnelle, mais il fait de son mieux pou nous aider à tous les deux, il comprends ma souffrance, c’est pour ça qu’il a préféré m’avertir.
Demain j’ai une consultation bien spéciale, il ne m’a pas laissé le temps de m’exprimer, il m’a interdit de la refuser. Je vais devoir l’ausculter, une dernière fois elle sera ma patiente, et pour une première fois elle sera mon interne, nous allons nous retrouver seuls, je vais devoir la toucher, et la fuite sera impossible, j’ai toute la nuit pour m’y préparer.
Le réveil est terrible, une gueule de bois prévisible, mais au moins j’ai bien dormi, je me prépare au plus vite, Izzie est déjà partie, il va falloir que j’appelle encore un taxi, vivement que je puisse reconduire, j’avale un café et je suis prête à partir, mais un détail que j’avais oublié est là devant la porte.
Meredith : Ethan ! Mike ! vous êtes déjà arrivés !
Mike : oui il m’a sorti du lit aux aurores, il s’impatientait de te retrouver !
Ethan : dix jours que j’attends de t’embrasser ! hum ses lèvres me manquaient !
Meredith : bisou express mon chéri ! le Taxi m’attends, c’est ma dernière séance aujourd’hui et ce soir j’espère fêter ma reprise !
Mike : tu es resplendissante en tout cas !
Ethan : file mon cœur ! nous te rejoindrons dans la matinée, je tiens à passer voir Richard.
Meredith : d’accord ! à tout à l’heure alors !
Contrariée de leur arrivée, le nombre de sacs devant la porte me laisse à penser qu’Ethan compte bien rester, je ne m’y étais pas préparée, de notre vie à deux depuis nos accidents, et je ne veux même pas y penser, je me réjouis de ma dernière séance, et encore plus de ce qui m’attends juste après.
J’ai une tête de zombie, je n’ai pas dormi de la nuit, je m’y attendais, je n’ai pensé qu’à elle, non qu’à nous, j’ai passé la nuit entière à revivre le moindre de nous soupirs, partout où nous nous sommes hurlé notre plaisir, à chercher quel était mon meilleur moment, et pourquoi, et…… je ne me suis en aucun cas préparé, et maintenant je commence à le regretter,
c’est pour bientôt et je commence à paniquer.
Pour l’instant elle est au 5ème, aucune chance de la croiser, je connais par cœur le numéro de la salle qui nous a été attribué, j’y suis déjà allé pour m’encourager à y pénétrer dans peu de temps, je n’ai aucune opération, je vais prendre un remontant en attendant, mais la rencontre imminente qui se dirige vers moi va être déplaisante, je peux pas faire autrement.
Derek : Mike et Ethan ! Bonjours messieurs ! que me vaut l’honneur de votre visite !
Ethan : oh bonjour Docteur Shepherd !
Mike : bonjour ! je viens de ramener Ethan chez lui !
Ethan : oui il était temps !
Derek : Meredith est encore à sa séance !
Ethan : oui je sais, je suis venu saluer Richard !
Derek : alors je ne vous retiens pas ! le bureau est juste là !
Ethan : oui je sais !
Mike : je vais aller boire un café, toutes ces heures de route m’on épuisé, appelle moi d’accord ?
Derek : bon et bien ravi de vous avoir vu !
Mike : pas si vite Docteur ! Ethan n’est plus là, maintenant j’ai deux mots à vous dire !
Derek : c’est quoi votre problème ?
Mike : c’est vous !
Derek : je vous conseille de changez de ton rapidement !
Mike : Ethan se pose bien trop de questions sur le changement subite de Meredith, mais moi j’ai les réponses, mais je ne peux pas lui donner !
Derek : et bien je suis désolé pour vous, et je m’en fous un peu !
Mike : vous croyez que je vais vous laissez détruire leur histoire, je vous ai vu à la base, vous embrasser !
Derek : et en quoi ça vous regarde, elle est avec lui maintenant, cette conversation est terminée !
Mike : non elle ne fais que commencer ! comment avez-vous pu profiter de la situation, vous êtes un beau s…..
Derek : fermez là maintenant ! ce qui vous emmerde le plus c’est que, j’ai eu ce que vous n’aurez jamais, Meredith jamais vous la toucherez ! et croyez moi c’est un vrai bonheur !
Mike : espèce de salaud !
Bon sang, il m’a énervé mais je n’ai rien senti venir, ça fait mal, je suis à terre et bien sonné, mais il ne compte pas s’arrêter là, oh là.
….
Voilà fini le 5ème étage, mon papier à la main, il ne manque qu’une signature, la plus importante, l’heure est venue, je n’ai pas peur, j’ai hâte, mes béquilles une dernières fois pour accélérer mon pas, et après je leur dirai au –revoir, me voilà au bon étage, le dernier couloir, mais je n’aime pas ce que je suis en train de voir.
Derek à terre, un peu sonné et Mike prêt à s’acharner encore sur lui, mais il a perdu la tête, il va le massacrer, faut que j’intervienne.
Meredith : Mike !!!! arêtes bordel !
Mike : quand j’en aurai fini avec lui !
Meredith : essaie un peu pour voir !
Et vlan, je le savais que mes béquilles me seraient d’utilité, juste un coup mais précis et bien placé pour le laisser à terre un bon moment.
Mike : Putain Meredith t’es folle !
Meredith : la ferme Mike, et qu’est ce qui s’est passé !
Derek : demande lui ! il va être ravi de te le dire !
Meredith : et toi ça va ?
Derek : Ko 1er round ! ils sont bien entraînés ces militaires !
Meredith : moi qui attendais ma consultation, je crois que je vais devoir t’examiner avant !
Derek : non ca va aller ! mais je préfère m’éloigner d’ici avant qu’il reprenne son souffle ! en tout cas tu ne l’as pas raté !
Meredith : il fallait bien il allait t’aplatir comme une crêpe !
Derek : j’avoue je n’avais aucune chance ! merci !
Meredith : mais de rien, tu me reparles c’est déjà ça !
Derek : oui au moins ça ! allez je vais t’ausculter, pour que tu puisses célébrer ta complète guérison !
Meredith : oui mais c’est notre victoire !
Il m’a enfin sourit, nous voilà seuls désormais, il m’invite à entrer, et prend le soin de refermer la porte, il me regarde et moi je……. Revit.
Je reprends peu à peu mes esprits, il m’a vraiment bien sonné, mais je suis en train de vite réaliser que nous sommes seuls malgré la douleur de mon visage sûrement bien marqué, je ne peux m’empêcher de la regarder, et j’en oublie pourquoi je suis ici, et ce que je dois faire, j’ai perdu toute lucidité ; elle en est l’unique cause.
Meredith : Derek ? ohh.. tu es sûr que ça va ?
Derek : euh oui.. encore un peu sous le choc de ce coup de poing
Meredith : fais moi voir ça !
Derek : c’est bon ca va aller ! c’est moi le médecin ici !
Meredith : et bientôt nous serons deux, si tu me déclares apte !
Derek : nous allons vite savoir ça ! donnes-moi tes béquilles pour commencer !
Meredith : je n’en n’ai plus besoin de toute façon ! tiens !
Derek : alors pourquoi ?
Meredith : pour te défendre déjà ! arme redoutable… non mais je te dirais pourquoi en temps voulu !
Derek : oh ! allez grimpe sur la table ! et toute seule, premier test !
Meredith : trop facile !
Derek : je vois, très bien.. voyons ces jambes … toniques, tous les réflexes répondent, aucune douleur nulle part ?
Meredith : non nulle part !
Derek : je vais vérifier tes cicatrices , soulève ton tee-shirt s’il te plait !
Meredith : je préférais quand tu me l’enlevais toi-même !
Derek : Meredith !
Meredith : désolée !! ohhh, tu as les mains gelées !
Derek : elles sont parfaites !
Meredith : rapide l’examen, ça veut dire que je suis apte ?
Derek : reste à contrôler ta position debout et ta marche
Meredith : alors maintenant tu vas savoir pourquoi les béquilles ! recules toi s’il te plait au fond de la pièce !
Derek : j’y suis !
Meredith : j’ai gardé les béquilles jusqu’à maintenant, parce que mes vrais premiers pas je te les avais promis,
le premier pour mon chirurgien,
le second pour mon médecin
le troisième pour mon ami
le quatrième pour mon amant
et le dernier parce que je t’aime tout court…
Je suis tout prêt de lui désormais, il me regarde mais ne sais plus quoi penser, quoi dire, ses yeux s’humidifient, il n’y a plus rien à dire, juste finaliser par un tendre baiser toutes mes dernières pensées.
J’ai tant rêvé de ce moment, mais il va être éphémère, elle m’a profondément touché mais va s’en aller après, mais je lui rends son baiser parce que je ne peux y résister, nous partageons notre peine, mais la souffrance reste la même, il faut que j’y mette un terme ce n’est pas comme ça que je veux l’aimer.
Derek : je pense que nous en avons fini, tu viens de dire au-revoir à ton médecin voilà tu es apte, c’est signé ! tu peux y aller maintenant !
Meredith : je ne veux pas partir, je veux encore…..
Derek : ne fais pas ça, je ne veux pas, je ne veux plus……
Meredith : tu ne veux plus ou tu ne m’aimes plus ?
Derek : à quoi ça servirait que je te répète jour après jour que je t’aime, je ne veux pas t’aimer comme ça, un souvenir de plus qui hantera mes nuits, c’est toi que je veux, pas que ton corps, toi et ta liberté, pas d’une future mariée adultère.
Meredith : je crois que je vais y aller !
Derek : il vaut mieux !
Meredith : à lundi Docteur Shepherd !
Derek : à lundi Docteur Grey !
Je suis sortie, retenant mes larmes, ça fait mal, mais il a raison et moi je veux hurler ma peine, c’est lui que je veux, la solution est tellement simple, évidente, mais comment trouver le cran nécessaire pour retrouver ma liberté, notre liberté.
Meredith : Richard ! voilà tout est signé ! je suis apte, plus que prête pour lundi !
Richard : tu m’en vois réjouis, Ethan vient de partir, il m’a dit qu’il t’attendrait à la cafétéria !
Meredith : très bien, mais je sens que quelque chose ne va pas !
Richard : c’est n’était pas une visite de courtoisie, il avait besoin de se confier en fait !
Meredith : ah… qu’est qu’il ne va pas !
Ethan : c’est toi qui ne va pas bien, il s’en est vite aperçu, et ne te reconnais même plus !
Meredith : j’essaie de faire de mon mieux, mais c’est pas trop difficile, je ne peux plus Richard !
Richard : je crois qu’il est grand temps que vous ayez une conversation !
Meredith : je n’en ai pas la force je n’y arriverai jamais !
Richard : il le faudra bien !
Meredith : quand le moment sera venu, et que je me sentirai prête ! faut que j’y aille ! à lundi chef !
Mais serai-je prête un jour.
Je vais aller manger un peu, je ne veux pas rester seul avec ma peine, je trouverai bien quelqu’un avec qui partager mon repas, parler de tout et de rien, éviter de penser à elle, oublier ce baiser qu’elle vient de me donner, au moins ça, je ne pourrai jamais cesser de l’aimer, mais je dois poursuivre ma route désormais mais continuer d’ espérer, un jour, peut-être elle me reviendra.
Ethan : Docteur Shepherd !!! vous voulez vous joindre à nous !
Derek : euh je ne veux pas vous déranger ! Meredith devrai arriver j’ai fini de l’ausculter !
Mike : rapide dites donc ! elle est rétablie alors ?
Derek : oui complètement !
Mike : bonne nouvelle !! il ne reste plus qu’à vous marier maintenant !
Ethan : nous avons le temps, 5 moins pour être plus précis, elle préfère se concentrer sur son internat, d’ici là qu’elle repousse à nouveau !
Derek : elle a beaucoup de retard à rattraper mais elle va y arriver !
Mike : que son internat il faut espérer !
Derek : je dois vous laisser !
Ethan : je n’ai pas compris là Mike !
Derek : moi non plus !
Meredith : vous voilà tous là !!
Mike : quand on parle du loup !
Meredith : j’ai fini nous pouvons rentrer !
Ethan : oui rentrons à la maison !
Mike : et moi je vais retrouver ma petite famille, je vous dépose et vous laisse en amoureux !
Derek : alors je vous dis au revoir ! et je vous dis à lundi Docteur Grey !
Mike : Bradford !!! autant vous y faire c’est pour bientôt !
Meredith : ce sera Grey ! mariée ou.. pas !
Ethan : nous aurons tout le temps de parler de ça ! allez rentrons maintenant !
Mike : au revoir Docteur Shepherd !
Meredith : à lundi !
Je la regarde s’en aller, poussant ce fauteuil, la cause de notre malheur, elle a tenté de se retourner mais s’est désister au dernier moment, je ne la revois plus pendant trois jours, assez de temps pour me manquer, mais pas assez pour tout effacer.
Je ne peux plus continuer à cacher ma peine, je ne veux plus faire semblant de l’aimer, il souffre autant qu’il sache pourquoi, j’ai trois jours pour trouver la force de tout lui avouer, je vais anéantir son dernier espoir, briser le rêve de sa vie, mais il devra continuer sans moi, moi je ne peux plus rien lui donner désormais. Je sais ce que je veux maintenant, je l’ai toujours su mais je me sens assez fort, assez de courage pour l’obtenir. Le tournant de ma vie, j’ai trois jours pour l’accomplir.
6H du matin, le réveil sonne, enfin j’y suis, dans moins d’une heure je serai interne à nouveau, enfiler ma tenue que déteste mais qui représente tant, retrouver mes sensations quand je franchirai l’entrée du bloc, retrouver mon ancienne vie, celle que j’avais perdue quand mes jambes étaient sans vie, le Docteur Meredith Grey est de retour, c’est un grand jour, celui de ma résurrection et surtout de ma liberté.
Oui, je suis libre, j’ai enfin trouvé la force de me libérer, Ethan s’en est allé définitivement, moins blessé que je ne m’y attendais, mon bonheur est passé avant son malheur, ça je ne l’oublierai jamais, il aura toujours une petite place dans mon cœur. Maintenant, je suis libre de l’aimer, il ne me reste plus qu’à lui annoncer à la première seconde où je le verrai.
Je suis en salle de garde, je me réveille à peine, j’ai réussi à dormir surprenant, la fatigue ou la voie de la guérison, les deux peut-être, mais je la revois dans très peu de temps, étonnant, j’ai hâte, j’en souffre pas, je vais travailler tous les jours à ses côtés désormais, et je m’en réjouis, bizarre comme sensation.
Un bon petit déjeuner, j’ai une importante opération de prévue, rien de tel pour commencer cette belle journée, les visites ne vont pas tarder, je suis déjà prêt pour accueillir le retour de notre interne, et je m’impatiente même, j’ai une sensation vraiment étrange, mais agréable je me sens vraiment bien c’est tout ce qui compte.
Bailey : vous voilà tous au complet ! bonjour à tous !
Meredith : bonjour Docteur Bailey me revoilà enfin !
Bailey : oui enfin !!! bon retour parmi nous ! bougez vous les visites n’attendent pas !
Meredith : oh la j’avais oublié ça !
Christina : tu vas vite t’y refaire ! alors comment va ?
Meredith : tout va bien ! parfaitement bien !
Christina : pour une fois tu ne mens pas, ça se voit tellement !
Izzie : c’est sûrement dû au fait qu’Ethan soit parti hier soir avec toutes ses affaires !
Christina : tu t’es enfin décidée ?
Meredith : je vous en parlerai plus tard ! n’acceptez aucun cas neuro s’il vous plaît je dois lui parler !
Izzie :lui parler, bien sûr !
Christina : juste deux secondes ! après on les revoit plus !
Bailey : ça y ça recommence les séances de papotages ! Grey vous leur avait manqué mais là ce n’est pas le moment de raconter votre vie ! Docteur Shepherd bonjour !
Derek : bonjour ! Docteur Grey ravi de votre retour !
Meredith : merci !
Bailey : qui nous présente le cas ?
Derek : nous n’avons pas le temps, ses convulsions sont de plus en plus rapprochées, il part au bloc maintenant ! j’ai besoin d’un interne !
Bailey : qui veut commencer par une neurochirurgie ! y a pas foule on dirait, O’maley vous y allez !
Meredith : et merde !
Bailey : j’ai rien entendu ! Grey je vous garde avec moi aujourd’hui, je préfère prendre le temps de m’assurer de votre capacité à tenir un scalpel !
Derek : elle l’est, je l’ai déclaré apte, ne la laissez pas trop attendre alors !
Bailey : non pas trop, mais je préfère qu’elle reste avec moi !
Et voilà je vais faire le toutou de Bailey pour le reste de la journée, comment je vais pouvoir me libérer, je veux tellement lui annoncer, l’embrasser…. Rrrr, je crois que je vais vite m’impatienter, je m’en vais mais je prends le temps de lui sourire avant de partir.
Je vais devenir dingue elle ne me laisse pas respirer, impossible de m’éclipser, de l’approcher, je viens juste de l’apercevoir sortant du bloc, j’ai tellement envie de jeter dans ses bras…
Bailey : Grey vous êtes dans les nuages là ! le chef vous a demandé filez !
Meredith : d’accord ! je vais déjeuner après et je vous rejoins !
Bailey : rapide alors, nous somme surchargés !
Enfin , j’ai un peu de temps, je vais vite voir Richard, j’ai faim mais je ne vais certainement pas manger, je vais enfin pouvoir aller le voir, lui parler et nous enfermer quelque part….
L’entretien avec Richard n’était qu’une formalité, un discours chaleureux de bienvenue, je ne lui ais pas parlé de ma rupture avec Ethan, parce que je brûle d’impatience d’en parler au premier concerné, il m’a vite libérée me voilà obsédée à le trouver et vite, il n’est pas dans son service, je vais tenter la cafétéria.
Je suis fatigué je sors à peine du bloc plus ma nuit de garde il est temps de rentrer, j’ai fini ma journée, mais je prends mon déjeuner ici, espérant l’apercevoir quelques secondes, elle n’est toujours pas là, tanpis je le verrai demain. Oh non pas elle encore..
Laura : Docteur Shepherd ! puis-je !
Derek : j’allais bientôt partir !
Laura : il vous reste votre dessert, au moins quelques minutes encore alors !
Elle revient à la charge, j’oublie que tout le monde est au courant de notre histoire, mais là franchement, faut que je m’en débarrasse au plus vite, je ne veux pas qu’elle me voit en compagnie d’une autre femme.
Me voilà enfin arrivée, c’est l’heure de pointe, trop de visages à regarder, mais enfin je l’aperçois, enfin je vais…. Non je ne vais rien faire du tout il n’est pas seul, encore cette abrutie d’infirmière, elle ne perds pas de temps.. mais je ne vais pas lui en laisser moi du temps.. elle va voir.
Meredith : je ne vous dérange pas j’espère ! Derek il faut que je te parle !
Laura : nous déjeunons et vous nous dérangez !
Derek : nous ? j’ai fini de manger, et ma journée également, je m’apprêtais à rentrer !
Laura : moi aussi, j’ai fini ma journée .. que diriez vous de….
Meredith : la ferme ! Derek c’est urgent !
Laura : non mais de quoi elle se mêle, vous l’avez largué il me semble, laissez le tranquille un peu !
Derek : oh la ! mesdames, on va se calmer ! Laura mêler vous de propres affaires pour commencer, je ne suis pas intéressé et je ne le serai jamais !
Meredith : au –revoir Laura !
Derek : maintenant je t’écoute, qu’est ce qu’il y a de si urgent !
Meredith : tu veux que je te parles ici avec tout ces vautours qui nous épient !
Derek : si je savais de quoi tu veux me parler déjà.. assis toi !
Meredith : rentre il vaut mieux ! c’est pas si urgent je t’en parlerai demain !
Derek : tu es sûre ? ah c’était pour chasser Laura c’est ça !
Meredith : non , tu comprendras bientôt.. à demain alors !
Derek : d’accord à demain !
Bon il faut que je passe au plan B, impossible de faire ça ici, et j’ai déjà la solution, il faut que je retourne voir Richard, j’ai déjà besoin d’une demi journée de congé, mais il va comprendre pourquoi, et me la donnera sans aucun problème, il ne peut rien me refuser.
Richard est un amour, il a tout de suite accepté, heureux pour moi, de m’être enfin décidée, heureux pour nous surtout, je suis à nouveau dans un taxi, sinon Izzie va rentrer à pied ce soir, le chauffeur est un peu surpris, je n’ai aucune adresse à lui fournir, mais je le guide sans souci, je connais parfaitement le chemin qui me mènera enfin à lui.
Je le fais arrêter un peu avant, sa voiture est là, j’y suis, plus rien ne peut nous arriver désormais, c’est nous maintenant et rien que nous. Je prends la peine de frapper, je n’ai rien préparé de ce que j’allais lui dire, à part qu’il va savoir que je suis libre.
Derek : Meredith ? mais qu’est ce que tu fais là ?
Meredith : j’avais à te parler tu as oublié ?
Derek : je croyais que ça pouvait attendre demain !
Meredith : tu vas me laisser entrer au moins ?
Derek : euh oui .. si tu y tiens vraiment ! j’espère que tu n’es pas venu jusqu’ici pour me parler d’Ethan ou de to mariage ou de…
Meredith : y aura pas de mariage !
Derek : tu l’as encore repoussé ! tu ne seras jamais prête tout compte fait !
Meredith : si un jour sûrement !
Derek : Docteur Grey ça sonne tellement mieux ! alors qu’est ce que tu voulais me dire de si important !
Meredith : Docteur Shepherd ça sonne encore mieux !
Derek : tu peux répéter là , parce que c’est vraiment pas drôle !
Meredith : mais je suis plus que sérieuse, je suis libre Derek, j’ai quitté Ethan, parce que je ne peux plus continuer à vivre sans toi !
Derek : je sais que je ne suis pas en train de rêver, depuis ce matin j’ai ce sentiment d’être heureux.. , alors nous sommes enfin libres, libres ?
Meredith : oui , libres de nous aimer !
Derek : alors maintenant je peux t’embrasser, te toucher, te déshabiller, et te faire l’amour en toute liberté !
Meredith : je t’appartiens maintenant !
Nous nous redressons tous les deux de la banquette, l’envie de nous rejoindre, nous nous rapprochons peu à peu, nous voulons immortaliser ce moment, c’est le début de notre vie à deux, pas de larmes, mais deux sourires, deux regardent qui s’illluminent, nous allons enfin avoir droit au bonheur, et je sais qu’il durera toute notre vie. Nos lèvres se régalent déjà et nos mains ont repris leurs anciennes habitudes, nous sommes déjà nus sur le lit tellement pressés de nous unir.

Derek : attends une seconde !
Meredith : quoi ! mais t’arrêtes pas maintenant juste avant de…..
Derek : nous avons toute la vie pour ça ! juste une précision, ou une confirmation !
Meredith : t’ès pas trop drôle là !
Derek : non je suis plus que sérieux ! Docteur Meredith Shepherd ?
Meredith : ahhh…oui c’est sorti comme ça, mais ça me plait beaucoup !
Derek : alors je vais te dire oui !
Meredith : mais…… je n’ai pas ..........je ne pensai pas….
oui c’est d’accord … mais attends toi à ce que je repousse la date sans arrêt !
Derek : et moi je n’y crois pas une seconde !
Meredith : tu as raison, je t’épouse demain si tu veux !
Derek : maintenant que tout est clair, passons aux choses sérieuses, j’en étais où déjà ?
Meredith : sur le point de me faire l’amour !
Derek : oui, et jusqu’à la fin de ma vie !
…..
Nous nous sommes mariés seulement deux mois après. Inutile de dire à quel point nous sommes heureux et ce jour après jour.
Deux ans que nous vivons dans cette caravane, elle nous suffit amplement, nous avons déjà planifié notre future maison, mais juste quand viendra le moment de nous agrandir.
Nous profitons pleinement de notre vie à deux, c’est Derek qui retarde ce moment, il me désire tellement qu’il n’est pas prêt à me partager, nous avons notre temps, et je ne suis vraiment pas pressée non plus.
Je suis la plus heureuse des femmes, et notre amour est mon unique raison de vivre,
une vie qui aurait du prendre fin,
je ne suis pas une miraculée,
le destin l’a guidé vers moi,
il s’est battu pour ma vie,
j’ai combattu pour me redonner goût à la vie,
mais nous avons vaincu ensemble le plus beau des combats,
nos vies ne forment plus qu’une,
Notre amour en sort l’unique vainqueur.
FIN