Ça faisait déjà deux jours qu’elle était dans cette chambre. Elle en avait marre, marre de ce lit d’hôpital avec ces draps qui sentent le propre, de ces infirmières qui la réveillent aux petites heures du matin! Mais il faut dire qu’il y avait aussi des côtés positifs… Par exemple, ces amis venaient la voir durant des temps libres, donc elle n’était pratiquement jamais seule. De plus, Derek venait la voir aussi souvent qu’il le pouvait, il restait souvent jusque tard le soir pour arriver tôt le matin et rester ainsi après les visites. Elle se sentait bien, enfin son mari était là et s’occupait d’elle, mais en plus, son petit garçon, Guillaume, la faisait rayonner! Elle s’occupait de lui, mais à sa grande surprise, Derek était très très présent. Il s’en occupait, lui donnait de l’amour, tout comme elle. On aurait dit qu’ils formaient une famille parfaite, le seul hic était que Derek ne savait toujours pas pour David.
Il était à présent 17h30 et Meredith se préparait à sortir. Elle avait tout rangé, mais était un peu inquiète pour la suite des évènements. Elle se demandait comment Derek allait réagir lorsque David se présenterait. Lui qui avait été toujours là pour elle durant les deux derniers jours, il semblait croire qu’il la ramènerait chez lui, comme si tout était déjà prévu.
Finissant de se préparer, on cogna à la porte.
Mer : Derek?
Der : Salut! Alors, comment tu te sens?
Mer : Je vais bien, mais… Qu’est-ce que tu fais ici?
Der : Bien… Je viens te chercher! Tu sors aujourd’hui, non?
Mer : Oui, bien sûr, mais…
… : Salut!
Mer : Ha! Heu… Salut David!
Dav : Prête?
Mer : Oui… Tu peux m’attendre l’autre côté de la porte, j’arrive bientôt.
Dav : D’accord, mais fait vite, j’ai une surprise pour toi!
Il sortit et ferma la porte derrière lui.
Der : Tu… tu sors avec lui?
Mer : Non! Enfin si, il m’a demandé s’il pouvait m’accompagner, alors j’ai dit oui.
Der : Et c’est celui qui…
Mer : M’a soutenu pendant que j’allais accoucher, termina-t-elle.
Un silence se propagea, gênant et interminable. Chacun ne sachant quoi dire, ils regardaient tous deux dans une direction opposée.
Mer : Alors, dit-elle pour stopper ce silence qui les mettait mal à l’aise, je vais y aller. Donc… Au revoir Derek.
Der : Au revoir Meredith… Je passerai surement vous voir. Toi et le bébé, finit-il par préciser.
Elle prit son petit sac ainsi que son bébé et regarda Derek pour une dernière fois.
Mer : Heu… Tu peux m’ouvrir la porte s’il-te-plait?
Der : Bien sûr.
Il s’approcha pour lui ouvrir la porte, mais ne put s’empêcher de déposer un léger baiser sur les lèvres de Meredith.
Der : Bonne soirée.
En guise de réponse, elle lui offrit un sourire gêné, mais toutefois merveilleux aux yeux de Derek.
Mylene24 (09.05.2008 à 01:56)
David s’était montré galant tout au long de la soirée, un vrai gentleman. Il l’avait déposé chez elle et lui avait préparé un bon petit plat avec ce qui restait dans le frigo. Fort heureusement, il n’y avait qu’Alex dans la maison, mais il était dans sa chambre en train d’étudier la néonat. Il était d’une gentillesse débordante et il la faisait sourire, ce qu’elle lui en remercia. Il était passionné par tout ce qu’elle lui racontait, même lorsqu’elle lui parla des choses les plus banales qui soient.
Dav : Puis-je savoir le nom de ce petit bijou?
Ils étaient tous les deux dans le salon en train de boire tranquillement leur café.
Mer : À vrai dire, je n’en ai pas vraiment discuté avec Derek, mais j’aime bien Guillaume sinon.
Dav : Guillaume! Comme mon neveu! Enfin, je veux dire, c’est un très beau nom…
Le diner avait été fort agréable, comme je vous l’avais dit, mais le silence revenait au bout de chaque conversation terminée. Chacun de son côté essaya discrètement de trouver un sujet au plus vite, car ça en devenait gênant. Les minutes passèrent, tous deux regardant dans des horizons différentes, jusqu’à ce que la porte d’entrée s’ouvre.
Izz : Salut!
Elle était dans le hall d’entré, donc elle ne voyait pas que Meredith était en charmante compagnie.
Izz : Je suis contente que tu reviennes! Et Mamour, il est là?
C’est à ce moment là qu’elle entra dans le salon et vit Meredith avec un inconnu. Elle le dévisagea un instant avant de s’exclamer :
Izz : C’est qui?
Mer : Izzie, je te présente David, il était sur le ferry avec moi et David, mon ancienne colocataire et amie, Izzie.
Dav : Bonjour!
David dévisagea aussi Izzie, mais plutôt d’une manière agréable étant donné la pluie qui battait fort, elle était trempée et son t-shirt était devenu très moulant. Izzie le remarqua et rougit, tandis que Meredith était bien trop occupée à regarder son fils pour apercevoir quoi que ce soit.
Izz : Je pensais que Derek serait là…
Mer : Heu… non… Si tu veux, il reste une assiette de spaghetti.
Izz : Très bien, mais je vais monter, je suis tout trempée.
Dav : Je crois que je vais vous laisser entre copine.
Mer : D’accord.
Il se leva, prit son manteau et se retourna vers Meredith.
Dav : Bien! Au revoir Meredith! J’ai bien aimé cette soirée!
Mer : Oui, moi aussi.
Il se pencha pour l’embrasser sur la joue, mais ses lèvres, beaucoup trop curieuses, accrochèrent celles de Meredith, qui en une fraction de seconde se décolla de lui.
Mer : Heu… alors, au revoir! Bye.
Dav : Au revoir Meredith, à la prochaine peut-être.
Il partit, la laissant seule, complètement déboussolée par ce qui venait de se produire. Il l’avait embrassée, à moitié, devons nous préciser. Elle se sentit soudain nauséabonde et courra dans la salle de bain se laver le visage. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait… Pourtant, ce n’était qu’un petit baiser, sans langue, aucunement langoureux, mais elle se sentait mal. Tout lui refit alors penser à Derek. Il l’avait embrassé, plus qu’un simple baiser, il avait couché avec cette infirmière. C’est à ce moment qu’elle réalisa qu’il ne l’aimait pas comme elle l’aimait. S’il l’aimait comme il le prétendait, aussi fort qu’elle, un baiser l’aurait dégoûté pour le reste de ces jours.
Mylene24 (10.05.2008 à 06:17)
Contrarié qu’elle soit partie avec cet homme, il ne put trouver sommeil. Ses pensées se bousculaient dans sa tête, mais tout était noir. Cet homme, ce sourire, la manière dont il la regardait, tout lui dégoûtait chez lui. Il sentait une colère enflammer son corps, une colère si forte! Il n’avait jamais connu ça auparavant. Ha si! Lorsqu’il avait trouvé Mark au lit avec Addison. Mais cette colère était cent fois pire, mille fois! Il voulait juste arriver chez Meredith et lui dire pourquoi elle lui faisait ça. Il lui avait dit du fond du cœur ses sentiments, son amour pour elle ainsi que son regret, et elle, elle se dirige vers un autre homme! Qu’est-ce que je suis supposé comprendre? Elle essaie de me rendre jaloux? Non, c’est pas elle, alors pourquoi fait-elle ça!
Il ne s’endormit qu’aux petites heures du matin, mais encore, cet homme était présent dans ses cauchemars.
Réveillée lorsque le soleil était encore couché, elle se leva, encore tout étourdi du rêve qu’elle venait de faire. Et oui, il lui arrivait encore de rêver que Derek était là, juste à ses côtés. Mais aujourd’hui, il aurait pu être là, c’est seulement elle qui l’aie choisi autrement.
Mer : Doucement… Aller, calme-toi…
En plus d’être terriblement fatiguée, elle devait se lever, Guillaume pleurait à toutes les heures environ. C’était la troisième fois qu’elle se levait et il n’était que 2h00 du matin. Une fois pour lui donner le sein, l’autre pour le changer. Cette fois-ci, il parut qu’il avait encore soif! Dire que ce petit bout n’avait que quelques jours et déjà, c’était d’un grand exercice pour sa maman.
Debout devant son miroir, il se rasait de près, très près, pour lui prouver qu’elle avait tort d’avoir fait ce choix. Il se regardait sous différente forme… Pourtant, de côté, de devant, il se trouvait lui-même pas si mal… Enfin, s’il avait été une femme bien entendu! Il n’était pas rendu à jouir de son corps!
Soudain, la lame de son rasoir écorcha cette douce peau, et le sang se mit à couler sur sa joue, laissant place à un rire simultané, provocateur, qui l’avait ainsi déstabilisé.
… : Tu es très sexy! Si j’étais une femme, crois-moi, tu ferais parti de mon top 10! Peut-être même 5!
Der : Très drôle Mark, j’essaie juste de comprendre comment peut-on me remplacer par un mec, même pas si beau que ça en plus!
Mark : Je sais, mais, peut-être qu’elle veut faire changement et essayer plus jeune.
Der : Me traiterais-tu indirectement de vieux?
Mark : Bien sûr que non! Nous avons presque le même âge et je défie quiconque de me traiter de vieux!
Der : Qu’est-ce que tu fais ici, à part rire de moi?
Mark : Je voulais seulement passer te voir, mais si j’avais su, je serais venu bien avant et j’aurais peut-être assisté à un streap-tise en live! J’en ferai des jalouses, j’en suis sûr!
Der : Arrête tes plaisanteries, je dois me préparer!
Mark : Préparer à voir ta belle! J’espère au moins que cet homme n’a pas passé la nuit…
Der : Stop! Meredith ne ferait jamais ça, jamais! Arrête de dire n’importe quoi! juste les imaginer en train de...
Mark : C'est bon! Si quelqu’un m’avait dit que tu t’amouracherais d’une infirmière !
Der : Oh, silence! Tu crois que je ne suis pas assez puni comme ça! Seulement la savoir avec quelqu’un d’autre me lève le cœur…
Mark : Fragile en plus!
Der : Trêve de plaisanterie, aide-moi à choisir une tenue.
Mark : Très bien alors… voyons voir ce qu’il y a de potable!
Der : Hé! Je veux pas de tes commentaires, trouve-moi juste quelque chose de chic, pas trop, décontracté, sans trop faire osé.
Mark : Non, mais, c’est un peu compliqué ce que tu me demandes là!
Der : Allez, fais un effort, il faut que je sois parfait!
Mark : Je crois que c’est un peu trop demandé là…
Un coussin lui vint rapidement dans la figure, on aurait dit une bataille d’oreiller, vous savez celle qu’on fait dans les partys de fille!
Enfin, vingt minutes plus tard, il était près, élégant dans son beau costume, simple mais très chic à la fois, aucune, et je dis bien aucune femme n’aurait le courage de lui dire non! Seulement, une en était le principal attrait, il s’en allait faire la cour à cette femme, sa femme, pour lui démontrer que son amour était le même qu’au premier jour, si ce n’est qu’il a embellie, voyant la possibilité de la perdre.
Mylene24 (10.05.2008 à 22:10)
Enfin seule! Le silence total, pas un bruit, un cri, la maison était vide, pour une fois. Elle aimait pourtant être entourée d’amis, mais là, s’en était trop! Avec le bébé qui pleurait aux deux heures et ses amis qui pleurnichaient sur elle… Vous savez, quoi! Les problèmes de cœur! Ben apparemment, ils sont tous dedans. Et qui règle tout ça? Meredith Grey! Bon, je dois vous avouer que je suis pas mal à bout, gérer leurs petites crises et celle de Guillaume… J’ai pas vraiment le temps de me reposer avec tout ça. Heureusement, là, j’ai tout l’après-midi devant moi, à me reposer, prendre soin de moi. Richard garde Guillaume, il était plus qu’heureux de le voir. Autant en profiter…
Je m’installe confortablement dans mon bain. Mmm… Ça faisait si longtemps… Je ferme les yeux, je ne vois que du noir, je relaxe et je m’enfonce dans mon bain, je suis si bien…
Un bouquet de fleur à la main, il était sur le point de charmer sa femme. Avec son beau sourire, ses cheveux parfaitement placés ainsi que c’est yeux, il le savait, elle craquerait à coup sûr. Il cogna, son cœur battait plus vite… Il attendit, mais l’attente était trop longue, pourtant, il était sûr qu’elle était là, sa voiture y était et ses amis étaient tous à l’hôpital.
Peut-être dormait-elle? Un sourire se fendit sur ses lèvres. La regarder dormir et la caresser au réveil. Elle adorait ça, elle ne pouvait s’empêcher à chaque fois de poser sa tête dans le creux de son épaule et ils restaient ainsi, aussi longtemps qu’ils le voulaient dans cette position. Parfois, ils se tenaient la main, d’autre fois, elle lui caressait les cheveux, mais elle le savait, à chaque fois qu’elle les caressait, une suite était obligée, n’étant pas capable de garder son calme…
Il tourna la poignée de porte. Ouverte! Il entra et prit l’escalier. La porte de sa chambre était fermée… Et si c’était David? Et s’il était dans son lit! Un frisson le parcourut, non, c’était impossible! Pas lui dans cette chambre, cette chambre qu’il avait parfumé de son odeur sur chacun de ses murs, laissant place à leur plaisir commun d’être en l’autre, pour le plaisir de le faire sur un mur, ou tout simplement parce qu’ils n’avaient pas eu le temps de faire un mètre de plus, l’envie étant trop pressante…
Au risque d’en souffrir pour le restant de ses jours, il tourna la poignée, prêt à voir ce qui allait en ressortir.
Personne. Mais où était-elle? Il ouvra la porte de toutes les chambres, personne. Rendu à celle de la salle de bain, il ne put tourner la poigné. Il cogna, après tout, il était bien heureux de la savoir là, elle irait l’ouvrir en petite tenue, rien de mieux pour l’exciter! Elle ne répondit pas cependant, il se décida enfin à l’appeler.
Der : Meredith! Je sais que tu es là, ouvre s’il-te-plait!
Pas de réponse.
Der : J’ai une surprise pour toi!
Le point faible de Meredith était qu’elle ne pouvait résister à une surprise. Elle était trop curieuse et prenait plaisir aux belles surprises qui s’offraient à elle, car dans sa triste jeunesse, chacune était négative, mais depuis qu’elle connaissait Derek, elle ne pouvait se réjouir que d’entendre ce mot sortir de sa bouche.
Elle ne sortit pas. Inquiet, il la rappela encore une fois. Aucun signe de vie. Un flash lui passa par l’esprit. Meredith, morte dans l’eau… Non, pas maintenant, impossible…
Mylene24 (12.05.2008 à 04:11)
La panique le saisit, il frappa de toutes ses forces avec ses poings sur cette porte. Il retenait ses larmes à la pensée de ce souvenir. Trop douloureux, trop de mal avait été fait pour qu’elle ait décidé de recommencer. Il recula, prit son élan, et avec son épaule fonça dans la porte. Elle s’ouvrit enfin. La douleur qu’il ressentait à son épaule n’était rien comparée à celle que ressentait son cœur. Elle était là, en paix, au fond de sa baignoire. Les yeux fermés, les cheveux dans l’eau, elle était si belle, aucune trace de tristesse, de colère, un visage d’ange était dessiné. Il la regardait, elle, sa femme, celle qu’il aimait plus que tout au monde. Deux fois elle avait tenté de se suicider. La première, il croyait en être la cause, mais s’en était trompé, la deuxième, il en était certain, c’était lui seul qui lui avait brisé son espoir, l’espoir d’avoir cette vie heureuse, cette vie qui paraissait auparavant inaccessible, mais qui s’était approchée, les avait frôlée, pour ensuite partir en sens inverse.
Les larmes coulaient, il ne voulait plus vivre non plus, sans elle, tout lui paraissait impossible. Il se décida à la prendre et la mettre doucement dans son lit. Elle était comme une poupée qu’on pouvait placer, elle se laisse faire, elle est si belle et dort si paisiblement. Il la prit dans ses bras, voulant s’endormir à ses côtés pour une dernière fois. Il lui caressa son visage, si doux et si fin, pour en venir à cette douce poitrine. Il n’en était plus excité, que chagriné, ce corps qui avait cessé de vivre, ce corps qu’il avait tant aimé déshabiller, tant aimé regarder, ce corps était maintenant inerte.
Il passa une dernière fois la main où il y avait son cœur, ce cœur qui avait battu pour lui, et qui battait toujours pour lui…
Mylene24 (12.05.2008 à 04:16)
Ses yeux s’ouvrirent grandement, il battait toujours pour lui. L’information prit du temps à arriver à son cerveau. Il prit son pouls, elle avait un pouls… Faible cependant, mais elle en avait un. Il hésita à la réanimer. Pourrait-il un jour la rendre heureuse? Après tout ce qu’ils avaient traversé, les laisserait-on un jour en paix? Peut-être que vers la lumière blanche, sa vie était meilleure… Il repensa à tout ce qu’il avait vécu… À… Guillaume. Guillaume, son fils, Meredith ne pouvait pas avoir abandonné son fils, il le savait, jamais elle n’aurait fait ça, elle l’aimait trop pour le laisser seul. Sans attendre, n’ayant aucune conscience du temps qu’il s’était écoulé depuis que Meredith avait arrêté de respirer, il commença le massage. La respiration artificielle, le message… Il recommença et ne pouvait songer à s’arrêter. Aucune larme ne coulait maintenant qu’il savait qu’il avait une chance de la sauver. Il fit la respiration pour lui donner de l’air et enfin, elle toussota, une petite toux, faible, mais Derek était trop heureux, elle avait ouvert les yeux…
Étendue sur le lit, une femme était en train de reprendre conscience. Un homme était auprès d’elle, pour lui apporter son soutient, mais là, il la regardait avec un regard qui en disait long sur ces sentiments.
Mer : Salut…
Elle avait une voix faible, mais qui résonna dans toute la pièce. Derek s’approcha et sourit.
Der : Salut. Tu m’as fait une de ces peurs.
Mer : Oui, je sais…
Ils se regardèrent un bref instant dans les yeux, mais Derek fut le premier à craquer.
Der : Meredith, j’ai eu si peur de te perdre… En te voyant ainsi dans l’eau, j’étais sûr que tu étais… que tu étais… morte. Je peux pas te perdre Meredith, ces derniers jours passés sans toi et à t’imaginer dans les bras d’un autre homme sont les pires de ma vie. Je pensais que tu m’abandonnais encore une fois et je me suis dit… je me suis dit que peut-être tu étais mieux en haut…
Ce n’était plus des larmes, mais le désespoir d’un homme. Le voyant ainsi tout chaviré, elle ne put s’empêcher de verser elle aussi quelques larmes avant de caresser son visage.
Mer : Derek, je n’ai pas voulu… Ce qui est arrivé n’était pas supposé arriver. Je me reposais, j’ai fermé les yeux, je me suis assoupie, j’étais trop fatiguée et je me suis endormie. En aucun cas je n’ai voulu partir, crois-moi. Je n’aurais jamais eu le courage de laisser Guillaume, de partir sans toi…
Elle essuya les larmes sur le visage de son mari. Elle était toujours couchée et lui assis à ses côtés. Ses yeux bleus fusionnèrent avec les siens, le désespoir, la tristesse s’envolèrent, pour laisser place au plaisir, celui d’aimer, celui de se sentir aimer.
Der : Je te crois. Mais maintenant, s’il-te-plait, pardonne-moi. Pardonne-moi pour l’erreur que j’ai commise, cet égarement que je n’aurais pas du avoir. Celui qui m’a fait perdre toute lucidité. Tu es l’amour de ma vie Meredith, alors prend-moi, choisis-moi et aime moi comme je t’aime!
Contre toute attente, elle lui donna le plus merveilleux des baisers, celui qui voulait dire oui à toutes ces demandes. Il s’était trompé dans son choix, elle n’en ferait pas autant. Pris par l’amour et l’envie, le plaisir naquit dans ce baiser passionné, pour laisser place à tous leurs envies, ils se sont unis avec amour, la première fois depuis bien longtemps.
Mylene24 (13.05.2008 à 03:26)
Le bruit d’une sonnette retentit dans la maison, pour briser ce silence apaisant qui y régnait. Nous deux amoureux se regardaient depuis déjà un moment, yeux dans les yeux, ne voulant que cette magie s’arrête. Il s’approcha d’elle au ralentit et s’empara de ses lèvres, pour une dernière fois avant d’être dérangé.
Mer : Attends… Qu’est-ce que tu fais?
Der : Je vais répondre.
Mer : Je te signale que t’es quasi à poil là.
Der : On s’en fou, ce doit être richard qui remmène le petit.
Mer : J’aimerais mieux…
Der : T’as peur de quoi? Qu’il me saute dessus peut-être! Je peux t’assurer qu’il n’est pas mon genre et que je le repousserai.
Mer : Haha, très drôle, mais met ça. C’est peut-être mes colocs et j’ai pas le goût qu’ils te voient ainsi.
Der : D’accord, mais tu ne bouges pas. Je me débarrasse de Richard et je reprends là où nous nous sommes arrêtés.
Mer : Humm. Très tentant, mais fais vite! Sinon…
Der : Sinon quoi?
Mer : Richard attendra avant qu’on ait y ouvrir.
Der : Tentant, mais je vais tout de même y aller.
Il enfila son boxer ainsi que son jeans et dévala l’escalier.
… : Bonjour!
La lumière du jour l’aspergea, il mit quelques temps à reconnaitre son interlocuteur.
Der : Que faites-vous ici?
Une haine s’empara de Derek, il ne voulait pas voir cet homme. Ils étaient heureux ensemble, pas question qu’il vienne tout gâcher.
… : Je viens voir Meredith.
Der : Meredith n’est pas là pour l’instant, dit-il avec la même hostilité dans la voix.
… : Pourtant, sa voiture est bel et bien là.
Der : Je vous demande de partir…
… : Il faut que je lui parle.
Der : Je vous ai demandé de partir!
Il avait crié aussi fort qu’il le pouvait, car cet homme empêtrait son territoire, sa Meredith. Même cette Clara n’était pas parvenue à les séparer, après ce gros drame, alors surement pas celui-là…
Mer : Que se passe-t-il?
Elle était descendue, prenant seulement la peine de mettre une robe de chambre, laissant apparaître ses longues jambes fines. On apercevait aussi qu’elle était nue sous ce tissu, ce qui ne laissa pas les deux hommes indifférents.
Mer : David? Qu’est-ce que tu fais ici!?!
Dav : Il fallait que je te parle, mais cet homme veut m’en empêcher.
Mer : Derek, tu pourrais nous laisser quelques minutes?
Un sourire de victoire se dessina sur les lèvres du jeune homme et un sentiment d’immense jalousie s’empara de Derek. Il regarda Meredith une dernière fois, lui laissant deviner dans son regard tout l’amour qu’il portait pour elle. Elle essaya de le réconforter à travers le sien. Derek en fut quelque peu soulagé, mais pas assez pour effacer ses craintes. Il monta les marches et s’étala sur le lit de Meredith, le visage entre les mains.
Mylene24 (15.05.2008 à 01:05)
Depuis la montée de Derek, personne n’osait briser le silence qui s’y était installé. David essayait de captiver le regard de Meredith, mais sans succès, car celle-ci faisait tout pour l’éviter. Après un long silence gênant, David rompit le silence.
Dav : D’accord. Bien, je suis venue ici pour te demander si tu voulais m’accompagner à une soirée. En fait, c’est mon frère qui va se marier et j’espérais que tu m’y accompagne…
Qu’il est mignon! Il a pensé à moi pour l’accompagner au jour le plus important de son frère! En plus il me fait les yeux doux. Il a ce petit air de chien battu, il me fait pitié. Mais de la bonne pitié. Ça me fait mal de devoir lui dire non, il est si gentil!
Mer : Je regrette David, je ne peux pas.
Dav : Pourquoi? Je croyais que tu m’appréciais…
Mer : Bien sûr, mais maintenant…
Dav : Maintenant quoi?
Mer : Je suis avec Derek.
Dav : Et ce souper, il ne voulait rien dire alors?
Mer : Bien sûr que si, mais je suis mariée et puis…
Dav : Attends ne dis rien. Je dois t’avouer un truc. Quand je t’ai vu sur ce ferry, je t’ai porté secours parce que tu en avais besoin, mais je t’avais vu y monter et… Je n’ai pas pu détacher mon regard de sur toi. Je ne savais pas ce qui m’arrivait à cet instant, c’est seulement plus tard que j’ai compris, après ce souper ici. La vérité est que je suis amoureux de toi Meredith. Ça peut être difficile à croire, mais ta beauté m’a subjugué au premier regard. Ça fait à peine quelque temps que je te connais, mais j’ai l’impression de te connaitre depuis toujours. J’ai longtemps cherché, attendu, que la femme qui était dans mes rêves se présente. Et ce rêve est devenu réalité...
C’était une farce? Une mauvaise blague que quelqu’un avait voulu lui jouer? Mais où était la caméra! Je le regarde, me mordant la lèvre du bas pour ne pas éclater de rire, je crois qu’il va me crier surprise! Je t’ai bien eu hein? Mais non, au lieu de ça, il reste là à me regarder les yeux larmoyant. Il attend que je dise quelque chose, que je lui réponde que moi aussi je l’aime et que je vais quitter Derek. Mais en vain, je suis incapable de sortir un seul mot. Je suis tellement surprise et choquée, oui, terriblement choquée par ce que je venais d’entendre. Comment pouvait-il m’aimer après un seul souper!?! J’y comprends vraiment rien…Pourtant, c’est moi qui décide de briser ce silence embarrassant.
Mer : Écoute, je suis mariée, Derek est mon mari, et j’ai décidé de lui laisser une chance.
Dav : Tu sais ce qu’il y a de pire durant un mariage?
Mer : Heu… non.
Dav : Lorsqu’on veut tout retenter, on sent qu’on doit faire un effort pour sauver cette partie de notre vie, qu’on ne doit pas abandonner. Mais voilà, c’est trop tard Meredith, s’il t’aimait vraiment il ne t’aurait pas trompé…
Der : Parfois on fait des erreurs et j’avoue que celle-ci est de loin la pire que j’ai faite. Cependant, ne dites pas que je ne l’aime pas, c’est tout faux, j’en suis fou amoureux et cet incident m’a permis d’y voir plus clair et…
Dav : Ça suffit! aimer une femme c’est la respecter, pas la tromper!
Les deux hommes étaient dans une colère froide, ils élevaient la voix à chaque réplique. Ils se lançaient les pires insultes, les poings étaient encore à venir, mais personne n’avait dépassé la limite jusqu’à ce que…
Dav : Je t’aime Meredith!!!
Mylene24 (15.05.2008 à 03:07)
David ne put esquiver le poing, le recevant à plein visage, cassant son nez, le sang commençait à gicler. Les deux hommes fous de rage s’attaquèrent, comme des animaux voulant protéger leur territoire. Un premier lion s’ôta et le deuxième suivit. On entendait des cris lointains, les cris d’une femme en plein désespoir. Elle voulut s’approcher pour mettre fin à cette bataille, mais reçu par mégarde un poing en pleine figure.
Dav : Meredith!
Ils se lâchèrent, constatant l’état de chacun, mais plus exactement celle pour qui ils se battaient. Elle se tenait le visage, les larmes aux yeux, elles venaient de recevoir un vrai coup d’homme, y a de quoi pleurer!
Der : Meredith! Je suis désolé, je ne voulais pas…
Dav : Tassez-vous, je vais voir ça.
Der : Non, mais! Vous n’êtes pas médecin, alors tassez-vous vous-même!
Dav : Vous l’avez frappé, inutile de réparer les dégâts, j’en prendrai soins. Et moi si j’étais vous, j’aurais honte, honte d’avoir frapper la femme que vous supposez aimer…
Mer : Ça suffit! Arrêtez de vous discuter! David sort!
Un large sourire se fendit sur les lèvres de Derek, tandis qu’une déception s’installa sur le visage de David.
Dav : Mais…
Mer : Pas de mais! Va-t-en, je ne veux plus te voir!
Il lança un dernier regard plein de mépris à Derek et un regard de tristesse à Meredith, avant de tourner les talons et claquer la porte.
Der : Allez, viens.
Il lui prit la main et se laissa faire. Il l’emmena dans la cuisine et lui fit des sutures.
Der : Ça fait longtemps que je n’en ai pas fait alors…
Mer : Ça devrait aller. Merci!
Der : C’est le moins que je puisse faire, je t’ai cassé le nez!
Mer : Ouais et ne refait jamais ça! Te battre dans mon hall d’entrée…
Der : Je n’avais pas le choix! Ce type a dit que je ne t’aimais pas! Tu pensais quand même pas que j’allais le laisser dire des conneries comme ça!
Elle lui fit un sourire timide devant cette remarque.
La sonnette retentit.
Mer : Ha! Ce doit être Richard.
Der : Laisse, je vais y aller.
Der : Richard! Quel bonheur de vous revoir! Ça faisait longtemps!
Richard : Moi de même Derek. J’adore ton fils, il est si mignon. Mais, depuis environ cinq minutes il n’arrête pas de pleurer. Un jeune homme aux yeux verts est passé et c’est là qu’il a commencé… Tiens, peut-être tu arriveras à le faire taire.
Richard lui donna son fils et celui-ci mit quelques minutes avant de s’arrêter. Le choc était passé… Ils l’invitèrent à souper, parlèrent de tout et de rien, jusqu’à ce qu’il se fasse tard. Richard partit et les laissa en famille.
Mylene24 (17.05.2008 à 02:17)
Der : Je vais aller coucher le petit, va prendre un bain et repose-toi! Mais ne t’endors surtout pas! Dans dix minutes si t’es pas sorti, je rentre!
Mer : Vraiment! Humm Bon, alors à tantôt…
Ce « à tantôt » voulait dire plein de sous-entendu aux oreilles de Derek. Cinq minutes après, impatient de rejoindre sa belle, il entra dans la salle de bain.
Mer : J’avais dit dix minutes, là ça ne fait que cinq minutes et 33 secondes, dit-elle en regardant l’horloge.
Der : Je sais, mais j’avais peur, je voulais voir si tu allais bien…
Mer : Et bien, je vais bien, j’espère que ta curiosité est satisfaite!
Der : Non, ma curiosité n’est pas entièrement satisfaite si tu vois ce que je veux dire.
Mer : faisant mine d’hésiter non, je ne comprends toujours pas…
Derek ferma la porte derrière lui et commença à se déshabiller (là, on imagine qu’on est Meredith). Il enleva tout d’abord son chandail et le lança à travers la pièce. Il lui fit le coup du regard, tout pour faire exciter Meredith. Elle regarda son torse, si sexy! Il détacha son jeans d’une façon assez démonstrative de ce qui allait suivre. Le reste s’enleva si vite, elle en avait le sourire aux lèvres.
Il entra dans la baignoire et câlina Meredith de la façon qu’elle aimait tant. Ses mains glissaient sur la peau soyeuse de celle-ci. Elle frissonna, ce contact avec sa peau lui avait tellement manqué que maintenant, elle ne le lâcherait plus jamais.
Le bonheur dans lequel il était était si irréel, jamais il n’aurait cru que sa femme le pardonne aussi vite. La preuve que leur amour était indestructible! Après deux infirmières, une ex femme, un véto, personne ne pourrait les séparer. Le destin avait finalement décidé de les réunir, encore une fois, mais maintenant c’était pour toujours.
On rêve tous du grand amour, lire des histoires ne fait que nous faire espérer, mais Meredith et Derek est la plus belle des histoires d’amour. Des obstacles qui tardent le moment où ils seront heureux, mais qu’au final, ne fait que les rapprocher. Depuis ce temps, Derek Shepherd fut un mari non seulement présent pour elle et son fils, mais aussi attentif et très câlin! Toujours auprès de sa femme, il la dorlotait et chaque nuit était aussi différente, si ce n’est que la passion était toujours la même. Ils n’ont pas eu beaucoup d’enfant, seulement un, ce qui ne les a pas empêché d’être heureux, mais d’avoir du temps libre pour eux, à la maison tout comme dans les salles de garde qu’ils avaient tous baptisées. Ils ne se sont plus jamais quittés et vécurent heureux jusqu’à la fin des temps.
Fin
Mylene24 (17.05.2008 à 02:32)