Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Grey's Anatomy
Création : 19.04.2008 à 17h52
Auteur : Spyfafa
Statut : Terminée
« C'est parti pour la 2ème, j'espère que vous l'aimerai... Je veux l'écrire seule ! Bonne lecture » Spyfafa
Cette fanfic compte déjà 103 paragraphes
Aéroport de New York.
« Le vol #11328 en destination de Seattle va bientôt décoller, nous vous prions de bien vouloir rejoindre le quai #7 pour prendre le bus qui vous emmèneras à votre avion. »
Je me dirige vers le quai indiqué, j’ai démissionné il y a à peine, 2 heures, en pleine nuit. Je m’en vais de New York pour Seattle, une ville inconnue...
Je monte à bord de cet engin impressionnant par sa taille.
Je ne sais combien de temps, j’ai déjà passé dans cet avion, mais le soleil commence à apparaître.
Je regarde mon portable, pour voir si j’ai des messages, ah... Richard mon nouveau chef.
« Je suis désolé, mais tu devras attendre encore une semaine, pour prendre ton service. La nouvelle année commence, les internes passent en résidents et nous accueillerons les nouveaux internes...
Profites-en pour visiter la ville, te trouver un logement...
En espérant te voir quand même avant.
Richard »
« L’avion va bientôt atterrir dans l’aéroport de Seattle »
C’est bon, j’ai de nouveau les pieds sur terre, je vais chercher ma valise, puis je prends un taxi jusqu’au Seattle Grâce Hospital, mon nouveau lieu de travail...
J’entre dans ce bâtiment que je n’imaginais pas si grand, pas si beau.
Tout de suite, les infirmières me fixe.
Je ne suis pas malade ou blessé, et j’arrive une valise me suivant sur ses petites roulettes.
Je suis le chemin, regarde le plan qui s’offre à moi : étage de neurochirurgie, blocs, bureau du chef...
Une infirmière s’avance vers moi lentement, je reste toujours les yeux sur le plan, mais elle commence : - Je...
Je la regarde, après quelques secondes, elle reprend : Vous... Euh... Je ... Peux ... vous aider ?
Je rigole intérieurement, j’ai bien joué ce jeu là avec les filles, je les regarde, elles sont troublées et généralement, elles bégayent comme des enfants qui apprenne à parler. Je sais c’est un peu sadique, mais c’est une occupation comme une autre...
- Non, c’est bon, je sais lire un plan. Dis-je avant de partir vers l’ascenseur.
Je sais c’est encore plus sadique, mais des fois, ça détend... En plus, ça en fait une de moins autour de moi.
Le bureau du chef... je regarde un peu partout, un grand bureau avec une paroi vitrée attire mon attention, et bah le voilà le bureau du chef. Je m’avance, frappe à la porte.
- Entrez !
- Ravi de te revoir Richard.
- Ah Derek ! C’est un plaisir pour moi aussi ...
- Alors comment vas-tu depuis toutes ces années ?
- Très bien, et toi ?
- Bien, je vais avoir mon service, et de nouveaux internes à maltraiter, des infirmières autour de moi... Le plus dur c’est d’attendre une semaine sans rien faire...
- Tu sais où tu vas habiter ?
- À l’hôtel, provisoirement, je pense.
Le biper de Richard sonne : Désolé, je dois y aller.
- Bon, je vais aller traîner dans les galeries, je peux laisser ma valise ici, jusqu’à ce que je rentre ?
- Oui, mais tu es sûr qu’ils vont te laisser passer ?!
- Si personne ici, ne connaît le Dr Shepperd, c’est qu’il y a un problème dans cet hôpital !
- Bon, tu verras bien.
Il se dirige vers une direction et moi dans l’autre, j’ai déjà regardé où se trouvait les blocs, j’y vais donc sans aucun souci...
J’arrive au bon étage, une jeune infirmière me barre le passage :
- Je ne vous ai jamais vu ici, et vous n’avez ni badge ni blouse, c’est étage est réservé au personnel, veuillez redescendre immédiatement.
Je ne bouge pas d’un pouce, et regarde autour de moi. Un bureau d’infirmières, et différentes portes, certainement les blocs, un grand évier pour avoir des mains stériles avant d’opérer.
- Veuillez sortir immédiatement ou j’appelle la sécurité !
Je souris à cette remarque.
- Laissez-le passer ! S’exclama Richard du fond du couloir.
Je vais le rejoindre : Il y a un gros problème dans cet hôpital, Richard.
- Elle est nouvelle et ne te connais pas.
- Elle a failli avertir la sécurité !
- Elle ne l’aurait pas fait...
- C’est vrai, je lui aurait fait le coup du regard avant...
- T’es bête !
- Et c’est pour ça que je suis le meilleur...
Je regarde le planning des opérations. Tiens, je vais voir le Dr Burke.
Je monte dans la galerie, plusieurs femmes me regarde, on dirait qu’elles vont baver, au secours !
Une autre asiatique me regarde bizarrement, je lui renvois ce regard étrange.
Elle se lève et me tend la main : Le docteur Shepperd, ici, c’est un jour spécial, à cocher dans vos calendriers ! Bonjour !- La semaine prochaine sera encore plus spéciale. Dis-je en lui serrant la main.
Je m’assois à côté d’elle, j’entends déjà des chuchotements de jalousie, pas très discrets...
- Désolé, c’est les infirmières de Seattle... Dit-elle en regardant l’opération à travers la vitre.
- On a les même à New York ! Vous connaissez mon nom, mais je ne sais pas le votre, vous êtes ?
- Dr Yang, interne pour encore une semaine...
- Alors enchanté, mais vous êtes sûre de passer votre examen ?
- Je ne savais pas que vous étiez bête à ce point, je suis la meilleure interne ici.
- Une spécialité en vue ?
- Vous l’a regardez.
- La cardio, bon choix.
- Vous êtes neurochirurgien et vous vantez la cardio, vous êtes vraiment bizarre, vous...
- Merci, je vous retournes le compliment...
- Vous ne me connaissez même pas, comment vous pouvez dire que je suis bizarre ?
- Apparemment, vous êtes spéciale, ici. Tout le monde me trouve beau ...
- Ça va les chevilles ?
- Je ne dis que la vérité, demandez à toutes ces infirmières euphoriques... Mais vous, vous m’avez parler normalement, sans bafouiller. Vous répondez directement même si vous ne me connaissez pas non plus. Vous êtes la seule dans toute cette galerie, qui oses entamer la conversation, alors en ce moment vous êtes bizarre, car vous ne ressemblez à aucune de ces personnes...
- Ça se voit que vous faites de la neuro, avec ces réflexions aussi longues, mais justes... Pourquoi vous êtes venu là ?
- Un poste s’est présenté en tant que chef de la neuro...
- Vous allez travailler ici ?
- Oui, dans une semaine normalement...
- Pourquoi pas maintenant ?
- Il faut que j’attende l’arrivée des nouveaux internes, sur décision du chef.
- Un semaine sans chirurgie, je n’en serais pas capable, moi !
- Mais moi non plus, mais je me dis que je pourrais peut-être trouver un logement, même si j’ai pas trop envie de chercher... Enfin, je ne sais pas pourquoi je vous dis ça, vous vous en foutez, n’est-ce pas ?
- Allez voir le tableau d’affichage à l’accueil, il y a souvent des petites annonces, peut-être que vous trouverez votre bonheur...
- J’irai voir tout à l’heure.
- Il a fini, descendons le voir.On se lève de nos sièges peu confortables, et nous allons rejoindre le Dr Burke.- Bonjour Dr Burke !
- Shepperd... qu’est-ce que vous faîtes là ?
- Je vois que vous êtes ravi, je viens travailler.
- Richard vous a donné un poste ici ?
- Oui, ça vous dérange, moi je suis ravi de collaborer avec vous, qui êtes le meilleur dans votre spécialité.
- Pourquoi avoir quitter New York ?
- Le Grâce est un hôpital formidable, où on enseigne notre savoir aux internes et résidents... Ce qu’il n’y avait pas à New York.
- Bon, très bien. Et dans combien de temps devrais-je vous considérer comme confrère ?
- Une semaine, ravi de vous avoir revu... Je vais me promener dans cet hôpital.
Je fais mes repérages, je regarde l’agencement des services, mais surtout celui que je vais fréquenter le plus souvent et bientôt le mien, la partie neurochirurgie de l’hôpital...
J’ai ensuite regardé plusieurs interventions, de tout genre...
Il se fait tard, je reprends ma valise dans le bureau de Richard, et traîne dans le hall...
Voilà j'ai trouvé le panneau d'affichage, je m'approche et regarde toutes les annonces, une me plaît assez, même si je n'ai jamais fait de collocation, ça peut-être sympa... :
COLOCATION :
Une belle chambre avec salle de bain est immédiatement disponible.
Un magnifique terrain, une grande maison et peut-être votre place qui vous attend.
À proximité du Seattle Grâce, d'un café, des transports en commun, des boutiques...
Pas de fumeurs, ni d'animaux.
Je sais, c'est court mais je veux pas m'embêter.
Pour me contacter, appelez-moi au : 540 128 762 93
Cristina est là aussi, elle jette son regard sur tout les recoins du panneau. Moi, je note ce numéro.
- Bon, bah j'ai tout vu je vais aller voir mes patients. Lança-t-elle
- Vous n'avez pas fini votre garde, à cette heure-ci ?
- Si mais je vais toujours voir mes patients qui ne sont pas sortit, pour voir s'ils ne leur manque rien...
- Très bonne habitude, moi je vais appeler quelqu'un...
Je compose le numéro présent sur l'annonce en regardant Cristina partir en courant.
- Bonsoir, je suis intéressé par votre annonce pour une colocation, pourrais-je voir la maison prochainement ?
- Bonsoir Dr Shepperd, c'est le Dr Yang, rejoignez-moi je suis sur le parking de l'hôpital.
Je raccroche et me dirige vers la sortie, ma valise me suit comme à mon arrivée.
- Alors c'était vous ?!
- Oui, prenez votre voiture et suivez-moi, je vous guiderais jusqu'au terrain.
- Je n'ai pas de voiture, je peux prendre la place passager ?
- Bien sûr, venez.
Nous voilà sur la route, après avoir passer un labyrinthe qui faudra que j’apprenne par coeur, on file tout droit...
Elle se gare à côté d’une maison un peu ancienne, mais très jolie. Nous sortons de la voiture, et avançons vers cette maison, elle ouvre la porte...
Je rentre après elle et fais le tour de la maison... Belle baraque, mais j’ai du mal à croire que le Dr Yang est eue assez d’argent pour tout ça, surtout que je n’ai pas encore vu l’étage...- Dr Yang...
- Cristina !
- Cristina, si ce n’est pas trop indiscret, je ne crois pas qu’avec un salaire d’interne on puisse avoir une telle maison...
- Ce n’est pas la mienne !
- Et à qui appartient-elle ?
- Une amie, qui vit en ce moment à Boston...
- D’accord, je peux monter ?
- Oui, je vais vous monter votre chambre, si vous acceptez de devenir notre colocataire.
- Nôtre ? Vous êtes plusieurs ?
- Oui, je cohabite déjà avec le Dr Stevens.
- Oh, d’accord.
- Alors la voici ! J’ai oubliée de vous dire, la colocation, n’est que provisoire, le temps que mon amie de Boston revienne, mais le problème c’est qu’elle peut revenir dans une heure ou un an, je n’en sais rien.
Je rentre dans la pièce qui sera maintenant ma chambre. Assez grande, une porte me sépare d’une salle de bain...
- J’accepte d’être votre colocataire, même provisoirement. Dis-je en me tournant vers Cristina qui était restée dans l’encadrement de la porte.
- Alors bienvenue chez vous !
- Je pourrais avoir la clé de votre voiture pour reprendre ma valise ?
- Non.
Je l’a regarde bizarrement, j’ai dis quelque chose de mal dans cette phrase ?
- Arrêtez de me vouvoyez, je me sens vieille.
- Alors fais de même. Dis-je en tendant la main
Elle lâche ses clés à l’intérieur.
- Merci.
Je descends les escaliers sort de la maison, ouvre le coffre.
Une femme blonde me voit et me regarde bizarrement en passant son chemin pour rejoindre la maison.
- Qui est cet homme ? je reconnais sa tête mais où je l’ai vu je n’en sais rien ... Demanda-t-elle à Cristina.
Voilà je suis de nouveau « chez moi » c’est bizarre de dire ça... Enfin c’est là où je suis avec ma valise dans une main et je réponds : Dr Shepperd, votre nouveau colocataire !- Dr Shepperd, LE Dr Shepperd, mon nouveau colocataire ?? Vous vous foutez de moi, là ? S’exclama-t-elle en me regardant étonnée.
- Non.
- Non.
- C’est vrai ? Demanda-t-elle à son amie.
- Oui...
- MAIS TU ES COMPLÈTEMENT BARGE, MA PAROLE ! C’est le meilleur neurochirurgien du pays et tu lui propose d’être notre colocataire !
- Je suis encore là...
- Oh, c’est bon ... Dit-elle en ne détournant pas son regard dirigé vers Cristina
- Je ne vois pas ce qui te déranges à ce que le meilleur neurochirurgien vienne habiter ici ?!
- En fait ... Rien.
- Super. Dis-je d’un ton neutre
- Bienvenue ici, moi c’est Izzie Stevens.
- Merci, bon je monte.
Alors me revoilà dans la pièce que je devrais maintenant appelée : ma chambre.
Je dépose ma valise près du lit et ouvre les placards.
Tiens c’est bizarre, il y a déjà des vêtements...
J’en déplie quelque uns, enfin déplier est un grand mot plus qu’ils ne sont pas très bien pliés...
C’est sexy, mais je crois pas que ça m’irais, c’est une robe !
Je rangerais mes affaires dans cette armoire demain. Il se fait tard, je sors ma trousse de toilette et l’a pose sur l’évier de la salle de bain.
Je descends, une bonne odeur m’attire vers la cuisine, je vois Izzie en tablier rose pâle, derrière les fourneaux.
- Alors c’est toi, qui prépare le dîner ?
- Oui, tout les jours, j’adore cuisiner ! Me répondit-elle en souriant
- Tu fais partie de quelle spécialité à l’hôpital ?
- la néo natalité.
- Ah... Très bien.
- Tu peux mettre la table ?
- Bien sûr, où sont les assiettes ?
- Là, dit-elle en désignant un placard et en me montrant un tiroir, et ici il y a les couverts.
- D’accord.
On mange tous ensemble, on parle de tout et de rien...
- Au fait, à qui appartient la chambre que j’occupe ?
- Mon amie qui vit à Boston, comme je te l’ai dit je ne sais pas quand elle rentrera, alors tu peux la prendre.
- D’accord. Je monte me coucher, bonne nuit !
- Bonne nuit à toi aussi ! Répondirent-elles en choeur.
Je m’allonge sur le lit, mais je ne m’endors pas, ça fait déjà une journée que je suis là, je ne sais pas ce que je vais faire pour m’occuper pendant la semaine, ça me parait une éternité...
J’ai trouvé une maison, il faut que je visite la ville, qu’est-ce qu’il peut bien y avoir d’intéressant ici, j’en sais rien.
Après être resté un moment à rêvasser, je m’endors paisiblement.
6 jours ce sont écoulés, j’ai pas quitté l’hôpital sans pour autant faire de chirurgie, j’ai regardé des interventions tout la journée... Je n’ai pas encore pris le temps de visiter la ville, ma seule sortie a été prévue pour acheter une belle voiture grise métallisée, j’en suis fière, elle est superbe.
Aéroport de Seattle
Je reviens de Boston, j’y suis restée deux ans pour être interne en chirurgie, pourtant tout me plaisait à Seattle avant de partir. J’ai tout quittée Cristina ma meilleure amie, Richard l’homme qui m’a élevée, ma maison, ma ville... J’ai tout plaqué pour ses deux années en solitaire que je regrette à moitié : je ne connaissais ni le lieux, ni les personnes qui allait m’entourer !
Je suis revenue parce que j’ai un problème avec la solitude, je déteste ça. Mes proches, peu nombreux, me manquait et j’ai décidée de continuer mes études dans l’hôpital que j’ai côtoyé depuis le plus jeune âge, à attendre ma mère Ellis. Je n’ai prévenu que Richard de mon retour, pour Cristina ce sera une surprise totale...
L’avion a atterri depuis une heure au moins, mais vous savez sûrement ce que c’est d’attendre que vos valises passent sur le tapis roulant pour que vous puissiez les prendre : c’est très très long...
Ah enfin, je récupère mes deux valises noires à roulettes. À roulettes, oui c’est important de le préciser, ce sont les meilleures !
Je me dirige vers la sortie, j’aperçois Richard, il m’avait prévenu qu’il viendrait me chercher, mais ça fait tellement longtemps que je ne l’ai pas vu, j’en ai les larmes aux yeux...
On a marché jusqu’à sa voiture qui n’était pas très loin. J’ai déposé mes valises dans le coffre, nous voilà en route.
Richard : Tu veux être résidente en neurochirurgie, tu n’as pas changé d’avis ?
Meredith : Non, il y a encore beaucoup de choses à apprendre dans cette spécialité, je ne m’en lasserai jamais, j’en suis sûre !
Richard : Tu auras le meilleur neurochirurgien de l’hôpital comme titulaire...
Meredith : J’avais dit pas de traitements de faveurs !
Richard : Il y a un nouveau neurochirurgien qui vient juste d’arriver, il lui faut bien une résidente, alors je t’affecte à celui-ci.
Meredith : Bon, d’accord. Il s’appelle comment ?
Son biper sonne, il s’excuse, il comptait me déposer chez moi, mais c’est la route opposé au Grâce...
Meredith : Je récupérais mes affaires demain, vas-y le devoir t’appelles !
Je sors de la voiture au premier feu rouge, pour ne pas qu’il s’arrête juste pour moi. Je me promène dans un parc, je vois un sapin, vous allez me trouver idiote, mais je reconnais cet arbre...
Flash - Back
Il neige, une petite fille portant un manteau jaune écossais, est assise sur une luge rouge à côté d’un homme.
- Papa, t’as l’appareil photo ? Demanda-t-elle
- Oui.
- Alors prend-moi en photo, sil te plaît !
Elle s’amuse, joue la top model, en faisant plusieurs poses.
Fin du Flash - Back
C’était moi...
Je me dirige vers la sortie Nord, je traverse donc, une bonne partie du parc, en remarquant tout les changements.
Enfin sortie je me dirige vers la droite, voilà mon école primaire, oui c’est ça... La cour a tout comme le parc réellement changée, mais il y a toujours ses escaliers en pierres blanches, conduisant à la bibliothèque.
Je restais assise ici à toutes les récréations, regardant les autres enfants jouer avec leurs amis: j’examinais la façon dont ils bougeaient, leur stratégie de jeu, leur manière de lancer le caillou sur la marelle et de sauter, de se pencher pour aller le chercher... Je sais, ça peut paraître un peu monotone et surtout inintéressant, mais j’ai toujours été très observatrice...
Voilà il est déjà 22h30, je sors de l’hôpital et je prends ma voiture pour enfin visiter un peu la ville, de nuit toutes les lumières sont allumées, ça doit être super beau.
J‘ai entendu parler de ferry-boats dans les couloirs aujourd’hui, je vais m’y rendre.
Il fait déjà bien nuit, j’interpelle un taxi.
Chauffeur : Où je vous emmènes, jeune demoiselle ?
Meredith : Les ferry-boats, s’il vous plaît !
Chauffeur : C’est comme si c’était fait !
Après plus d’un quart d’heure, je les aperçois, les ferry, ils m’ont manqués aussi ceux-là, il n’y en a pas à Boston.
Il faut que j’arrête de parler de Boston, c’est fini ce calvaire de solitude...
Je m’avance, ça m’étonne, c’est désert ...
Je vais à l’accueil, une hôtesse m’interpelle :
Hôtesse : Désolé, c’est fermé, mademoiselle, on est dimanche et les traversées se termine à 22h30 aujourd’hui.
Je regarde ma montre : 23 heures !
Meredith : Désolé, je n’avais pas fait attention, au revoir.
Hôtesse : Au revoir.
Et je repars, il faut que je rentre maintenant, se coucher si tard pour un premier jour de travail demain, c’est pas terrible...
Je prends la rue qui rejoint la grande avenue, je sens qu’il y a quelqu’un derrière moi, et voilà que sa voix résonne dans mes oreilles.
...: Excusez-moi, vous avez l’heure ?
Cette voix, c’est une voix d’homme, il est maintenant plus de 23h , ça me rappelles un très mauvais moment, que j’essaie chaque jour, d’oublier... Je le regarde furtivement, je fuis, je cours n’importe où, le plus important est d’aller très vite...
Je reprends un taxi un peu plus loin, enfin j’arrive chez moi.
J’ai voulu aller voir les ferry, mais c’était fermé, je n’avais pas ma montre, j’ai dû la laisser sur la table de nuit, ce matin. Alors je demande à une passante, mais au lieu de me répondre, elle fuit en courant, bon tant pis, je rentre à la maison.
Je prends mes clés et ouvre la porte, je monte les escaliers en faisant le moins de bruit possible, Cristina doit déjà dormir, sur la porte d’une des trois chambres de la maison, je lis : Izzie. Peut-être que Cristina à une colocataire, ça serait pas plus mal en même temps, vivre seule ici c’est assez ennuyeux.
Il est presque minuit, je me dirige vers ma chambre, dernière porte à gauche.
J’ouvre la porte, j’allume la lumière...
Il y a quelqu’un dans mon lit :
Meredith et ... : AAAAAH !! ... AAH !
Deux cris, l’un après l’autre, moi et cet homme.
Meredith : Qui êtes-vous ? Dis-je après avoir reprit mes esprit.
... : J’habite ici, et vous ?
Meredith : Je suis la propriétaire de cette maison et de ce lit par la même occasion.
...: Oh, alors c’est vous cette femme ?
Meredith : Vous avez déjà entendu parler de moi ?
...: Non, mais en rangeant mes affaires dans l’armoire, j’ai vu des robes et ça m’étonnerait qu’un homme les portent...
Je regarde dans l’armoire, tout était parfaitement ordre, mes vêtements et les siens à côté.
Meredith : Vous avez tout repliés ?
...: Oui, mais c’est vraiment le moment de parler de ça ? Me demanda-t-il en souriant
Meredith : Oui, enfin non, je vais dormir sur le canapé.
...: C’est votre chambre, Je vais dormir sur le canapé.
Meredith : Je vous ai réveillé en pleine nuit ... Et en criant en plus ce n’est pas très correct, je vais dormir sur le canapé.
...: Arrêtez ces excuses à la noix, j’y vais.
Il descends du lit en pyjama, bel homme, méga sexy même... Il commence à s’approcher de moi.
Meredith : Hors de question !
Je bloque la porte avec mon corps.
... : Pourquoi ?
Meredith : ...Vous allez réveiller les autres.
... : Alors on fait comment ?
Meredith : Dormons ensemble ?! Proposai-je naturellement, ce qui me surprit moi-même.
... : Vous partagez votre lit avec des inconnus ?
« Quand ils sont aussi beau que toi, oui ! » Il faut que je me reprenne : Premièrement il me semble que vous êtes tout seul...
...: C’est vrai. Dit-il en riant
Meredith : Et quel est votre prénom ?
...: Derek
Meredith : Alors vous n’êtes plus un inconnu !
Derek : Je ne dors toujours pas avec une inconnue, moi !
Meredith : Meredith.
Derek : Bien.
J’entre dans la salle de bain, me changer. Je ressors habillée d’un pyjama : haut gris avec écrit « Dartmouth », et un pantalon marron. Je me faufile sous la couette.
Derek : Bonne nuit Meredith !
Meredith : À vous aussi.
Elle s’endors de suite, je la regarde, non je ne dors plus, je ne trouve pas le sommeil à côte de cette jolie femme... Derek reprend-toi ! Je me retourne, elle est maintenant hors de ma vue, oh je suis triste...
Elle se retourne, je sens sa main toucher mon dos, je ferme les yeux et profite de ce massage de minuit, mais si je suis sûr que c’est son subconscient qui agit, je profite de ces douces caresses...
Il est 4h10, le réveil sonne, je l’éteins.
J’ouvre les yeux, pour la première fois depuis longtemps je me réveille heureuse, même après juste 4 heures de sommeil. Il se retourne et me sourit, je souris à mon tour, soudainement je m’aperçois que j’ai ma main en dessous de son T-shirt.
Meredith : Oh c’est pas vrai... Qu’est-ce que j’ai fais ?
Derek : J’ai eu le droit à un massage pendant le restant de la nuit, mais rien de grave...
Meredith : Bon, ça vous a dérangé ?
Derek : Vous avez des mains très douces, mais j’en ai vite conclu que vous étiez en bonne compagnie... Dans votre rêve.
Meredith : Exact. « j’étais avec méconnu, méga sexy »
Derek : On se lève ?
Meredith : Je te suis ... Excusez-moi.
Derek : C’est rien, je vous ai pris votre lit...
Meredith : Oh non, on va pas recommencer avec cette histoire !
Derek : Et j’ai eu la chance d’avoir de sublimes caresses, on peut se tutoyer, non ?
Meredith : Je suis d’accord !
Derek : Bien.
On descend dans la cuisine en pyjama.
Cristina : Merediiith !!
Cristina me sert de toute ses forces dans ses bras, puis elle reprend : Tu aurais pu me prévenir de ton retour...
Meredith : Oui, mais une surprise c’est mieux, non ?
Cris : T’es revenue quand ?
Meredith : Hier après-midi, je me suis balader en ville...
Cris : Tu vas bien ?
Meredith : Parfaitement.
Je regarde la personne au fourneau, une blonde, très belle.
Meredith : Tu dois être Izzie ?
Izzie : C’est exact et tu es ?
Meredith : Meredith.
Cris : Comment tu sais son prénom, je ne t’en ai jamais parler !
Meredith : La porte d’une chambre peut apprendre des choses de temps en temps... Dis-je avant de manger un muffin.
Izzie : Une grande observatrice !
Meredith : Et une grande cuisinière !
Izzie : Ce n’est que quelques recettes que tout le monde peut faire... Il n’y a rien d’exceptionnelle !
Cris : ... Attends un peu, tu as dormi où cette nuit ?! Reprit Cristina après un moment de réflexion.
Meredith : Dans mon lit.
Cris : Alors toi, Derek, tu as dormi où ?
Derek : Dans son lit.
Cris ria nerveusement et une forte voix reprit interloquée : Ensemble ?
Meredith et Derek : Oui.
Elle me regarde bizarrement, après un moment, j’ai compris ce que son regard voulait dire...
Meredith : NOON, c’est pas parce que je suis dans un lit avec un autre homme que... Oh, c’est pas vrai, j’arrête pas aujourd’hui, excuses-moi Derek c’est ...
Derek : Rien.
Meredith : Changeons de sujet, tu fais quoi comme boulot ?
Derek : Dr Shepperd, chef du service de neurochirurgie du grâce, je commence aujourd’hui. Dit-il fier de reprendre enfin le boulot.
Derek : Qu’est-ce que j’ai dis de mal ?
Cris : Rien, ça là prends de temps en temps...
Meredith : JE NE SUIS PAS FOLLE, CRIS ! Dis-je en dévalant les escaliers
Je sors en claquant la porte de chez moi.
Derek : Qu’est-ce qu’elle a ?
Cris : T’inquiètes pas Derek...
Derek : Bon, je prends la salle de bain. Dis-je en sortant de la cuisine.
Izzie : Je prends l’autre ! S’exclama-t-elle en sortant juste après moi.
J’entends Cristina parler dans le vide : Eh bah voilà, il n’y aura que moi qui irai à l’hôpital en pyjama !
Elle continua à manger des muffins, lorsqu’au bout d’un moment, elle cria : Izzie !
J’arrivais au Grâce, je parcours les couloirs, une petite visite de rappel, même si je n’en ai pas besoin, j’ai de l’avance autant en profiter...
Je vais dans mon vestiaire, une femme de petite taille me tendit ma blouse.
Meredith : Dr Bailey, c’est ça ?
Bailey : Oui, Dr Grey.
Meredith : Je vais prendre un café, je reviens juste après.
Bailey : Grey, je me moque de ce que vous allez faire !
Meredith : Alors je ne me trompais pas, vous êtes bien le tyran, le Dr Yang me parle de temps en temps de vous.
Je me dirige vers la cafèt’, déguste un bon café bien chaud, puis je remonte.
Cristina, Izzie et d’autres étaient là.
Cris : Alex pousse-toi un peu, tu prends tout le banc !
Alex : Mal dormi, Yang ? Répondit un mec qui à l’air tout de suite arrogant.
Cris : Faux, je veux juste m’asseoir !
...: Taisez-vous, il y a une nouvelle chuchota un garçon plutôt timide.
Cris : Bambi c’est ... Commença Cris.
....: Allez on commence les visites !
Je sursaute et me retourne, elle me regarde en souriant, c’est Bailey...
Un premier cas , je rentre dans la chambre suivit des autres.
Bailey m’interroge, Hey mais on n’est plus internes, maintenant, tant pis je réponds quand même.
Je dis le diagnostic, puis comment procéder pour enlever la tumeur.
...: Très bien.
Bailey : Ah Dr Shepperd, voici les nouveaux résidents : Dr Karev, Stevens, O’malley, Yang...
Dr Shepperd la coupant : Meredith Grey, Grey comme Ellis Grey ?
Meredith : Je vous mentirai, si je répond non, en revanche, vous serez fier de vous si je réponds oui, ce que je ne veux pas...
Derek : Alors dîtes peut-être !Bailey : Dr Shepperd ! Grey !
Meredith et Derek : Excusez-nous, je rajoute : Je vais à la mine...
Bailey : Grey, tu as choisie d’être résidente en neuro, n’est-ce pas ?
Je ferme les yeux, respire et répond en regardant mon patron : Exact.
« J’ai dormi dans le même lit que lui et ces maudites mains sont baladeuses quand il ne faut pas... »
Il sourit, j’y crois pas.
Ils sortent tous de la chambre, sauf tous, évidemment c’est notre patient.
Derek : Faîtes une IRM, un scan et bipez-moi quand vous avez les résultats !
Meredith : Bien.
Je fais les examens, le bipe, interprète correctement les résultats, nous les annonçons à Mr Jackson, puis je réserve un bloc pour l’après-midi.
Je vais manger avec mon groupe.
Un peu plus tard, Derek arrive, un plateau à la main, il le pose sur la table à côté du mien, et dit :
Derek : Je peux m‘asseoir avec vous ?
Cristina, Alex, Bambi ?, Meredith, Izzie : Oui ... Oui ... Oui ...Non...D’accord
Derek : Désolé Meredith, mais la majorité est d’accord...
Avant même qu’il se soit assit, son biper sonne, le mien suit à deux secondes d’intervalle.
Meredith et Derek : Richard !
Je me lèves, il semble surpris, nous partons en direction du bureau de notre chef.
Derek : Depuis quand appelle-t-on le chef par son prénom, Dr Grey ?
Meredith : Depuis qu’on a 5 ans, Dr Shepperd ! Répondis-je en souriant.
Derek : Oh...
Nous voilà devant la porte, je frappe.
Richard : Entrez !
Meredith et Derek : Nous voilà.
Richard : Vous n’avez pas encore signer vos contrats, et il faut que je vous le rappelle en plus !
On s’approche du bureau, il nous montre à chacun un petit livret de deux pages.
Je remplis les informations demandées, je signe. Fini, je suis officiellement résidente ici.
Je regarde Derek, il bloque à un endroit. Je m’apprête à partir lorsque j’entend sa voix :
Derek : Dr Grey !
Meredith : Vous avez besoin de moi ? Demandais-je en me retournant vers lui.
Richard : Ce sont les cases donnés privées, Derek.
J’arrive à sa hauteur, je vois que l’espace données privées contient : l’adresse, le numéro de téléphone...
J’explose de rire, il se joint à moi peu de temps après.
Meredith : Vous ne savez pas votre adresse, Dr Shepperd ? Demandais-je en prenant un air innocent.
Derek : Meredith ...
Richard : Vous vous connaissez ? Demanda-t-il surpris
Derek : Depuis minuit seulement.
Meredith : Tu n’as pas été foutu de regarder plus bas que mon nom sur la boite aux lettres, c’est lamentable !
Derek : Dis-la moi s’il te plait !
Meredith : De la part d’un neurochirurgien, je m’attendais à mieux... 32, Sodempsey avenue.
Richard : C’est la tienne, celle-là !
Meredith : Le pauvre, il n’a pas de maison , il faut qu’il soit un de mes colocataires que j’ai rencontré très brusquement cette nuit en rentrant.
Richard : Si c’est juste temporaire, il ne vaut mieux pas le mettre.
Meredith : De plus, que ce n’était que provisoire, le temps que je revienne. Mais bon un homme comme lui, j’accepte qu’il vive avec moi, Izzie et Cristina, s’il le veut et en accepte la conséquence : de me supporter tout les jours 24h/24.
Derek : J’accepte !
Il termina d’inscrire le numéro de téléphone que je lui citait.
« Et c’est comme ça que mon patron habitait officiellement chez moi, je ne sais où il va dormir, il ne va probablement pas resté dans ma chambre avec moi pendant des lustres... Non, pas que je suis contre parce qu’il a de très beaux yeux, un sourire parfait et ... Je m’égare, je reprends non pas que je suis contre, mais c’est mon patron quand même... »
Alors que nous sortions du bureau, il remarque les valises :
Derek : Vous partez en voyage, Richard ?
Meredith : Non ce sont mes valises, Derek.
Derek : D’accord, je t’aiderais à les ramener, si tu veux.
Meredith : Merci.
Nous allons à la cafétéria retrouver nos plateaux, oui mes amis sont sûrement partit depuis le temps.
Nous mangeons tranquillement en discutant :
Meredith : Tu comptes dormir avec moi toutes les nuits, jusqu’à ce que tu déménages, à force de ne plus me supporter ?
Il regarda autour de lui.
Derek : Je pense que toutes les infirmières n’auraient même pas poser la question.
Meredith : Mais je ne suis pas une infirmière, complètement folle du Dr Mamour.
Derek : Dr Mamour, c’est comme ça qu’on m’appelle ?
Meredith : Pour être honnête, j’ai dis ça comme ça.
Derek : C’est toi, qui a trouvé ce surnom... Intéressant.
Meredith : Tu n’as pas répondu à ma question.
Derek : Je n’ai pas de réponse.
Meredith :Donc tu vas rester dans mon lit ?
Derek : Ça te gènes tant que ça ?!
Meredith : Je vais voir notre patient. Dis-je en partant déposer mon plateau.
Je m’apprêtais à sortir, lorsqu’il m’interpelle :
Derek : Dr Grey, je vous invite un boire un verre ce soir !
Je m’arrête net, fit demi-tour et reviens vers lui devant les regards jaloux des infirmières. Les mains posées sur la table, de chaque côté de lui, le retenant comme prisonnier par derrière.
Je m’appuie légèrement contre son dos, un frisson me parcours, étrange comme sensation...
J’approche ma bouche de son oreille et murmure :
Meredith : Et pourquoi ?
Derek : Il faut une raison ?
Meredith : T’es mon patron, je te signale.
Derek : Pour fêter la cohabitation et le partage d’un lit douillet.
Je croise les bras et pose chacun de mes coudes à gauche et à droite de son cou et reprends :
Meredith : 20h sur le parking, près de ta voiture.
Derek : Tu sais à quoi ressemble ma voiture ?!
Meredith : Tu regardes la boîte aux lettres, j’admire ta belle voiture.
Derek : Parlons boulot maintenant, je te laisse opérer Mr Jackson, seule.
Meredith : Non.
Derek : Quoi ? Tu ne veux pas voler en solo ?
Meredith : Non, pas aujourd’hui.
Derek : Bien... Ce patient mourra.
Meredith : Quoi ? Non, tu peux l’opérer ! Dis-je en retournant m’asseoir face à lui.
Derek : Toi aussi, c’est une opération facile. Parfaite pour une 1ère seule.
Je réfléchissais, regardant de tout les côtés, remarquant les infirmières rivées sur nous.
J’ai dit « nous »? Non, c’est sur lui !
Derek : Je resterais dans la galerie.
Meredith : Si tu restes dans la galerie, c’est que tu peux l’opérer.
Derek : Je reste en haut, c’est pour voir ton talent. On apprends beaucoup en regardant un chirurgien opérer.
Meredith : Une autre fois ...
Derek : Je n’aime pas faire ça, mais tant pis, c’est un ordre : tu vas opérer ce patient.
Je reste là, à le regarder surprise.
Derek : Je suis ton patron, je peux donner des ordres.
Meredith : D’accord, j’y vais.
Je tourne la tête, je l’a regarde partir.
Elle est tellement belle, elle a une de ces façons de marcher... Je suis sûr qu’elle a ressenti la même chose que moi, lorsqu’elle s’est posé sur mon dos... Derek, Derek c’est ta résidente, tu ne peux pas ressentir cette chose là... Une collègue, une amie, mais rien de plus...