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Série : Grey's Anatomy
Création : 02.06.2008 à 14h21
Auteur : maluzo83
Statut : Terminée
« à toi de jouer Mylène ... » maluzo83
Cette fanfic compte déjà 60 paragraphes
Il était couché sur son lit et avait les yeux humides. Comment pouvait-il espéré, qu'après ces deux dernières années, qu'elle n'ait pas changé son numéro de portable ! Vraiment, quel idiot ! Maintenant, il ne pouvait plus la rejoindre, il n'avait plus aucun contact ! Peut-être était-elle mariée ? Peut-être avait-elle trouvé un autre homme, un homme qui ne la laisserait pas tombé ? Et elle avait une famille et était une femme heureuse. Tout ce semblant le bonheur le dégoutait. C'était décidé. Il irait à Seattle, lui dire qu'il ne vivait plus depuis qu'elle l'avait quitté, qu'il ne cessait de penser à elle et que ses aventures sans lendemain étaient en faite un moyen dégoutant de l'oublier.
Mark : Ça va ?
Derek se leva, la tête haute, avec beaucoup d'assurance ce qui surprit Mark, habitué de le voir si triste.
Mark : Mais qu'est-ce qui se passe ! T'es... bizarre. Tu as l'air...
Der : Assuré ? Parce que je sais enfin ce que je veux, ce que je vais faire !
Mark : Et...
Der : Et j'en ai marre de toutes ces nanas, aucune ne peut la remplacer et puis c'est pas moi ça !
Mark : Et...
Der : Et je m'en vais à Seattle de ce pas ! ET je vais tout lui dire ce que j'ai sur le cœur !
Mark : Très bien, tout ce que je peux te dire, c'est enfin ! J'espère juste que tu n'arriveras pas chez elle et qu'il y aura des gosses partout dans la maison...
Der : Non ! Ne me dis pas ça !
Mark : Et qu'elle sera mariée et que...
Der : Ça suffit ! Arrête de me rabaisser !
Mark : Oh ça va ! Je fais juste te prévenir des risques ! C'est vrai, une si jolie femme ne doit pas rester seule trop longtemps...
Lui qui avait pris de l'assurance, tout s'était volatilisé en quelques minutes, les doutes revinrent. Car ce n'était pas impossible qu'en effet, elle ait une famille, un petit ami, en deux ans, sa vie avait surement du évoluer. Pas comme lui qui s'était calé et qui ne pouvait pas remonter... pour l'instant ! Si Meredith et lui recommenceraient leur histoire, il pourrait de nouveau respirer, de nouveau vivre, mais si c'était un refus, plus jamais il ne s'en remettrait.
Ça faisait déjà un petit moment que ça durait. Quelques regards par ici, un sourire par là, le flirt quoi. Mais elle n'était pas intéressée. Loin de là, Derek était encore trop présent dans sa tête pour penser à un autre homme. Mais encore une fois, ce matin, cet homme lui faisait de l'œil. Mais s'en était devenu plus subtile du tout ! Tous ses amis l'avaient remarqué.
Izz : Pas très subtile...
Chris : Non, pas du tout ! Si tu veux mon avis, vous êtes seuls et il te sauterait dessus !
Izz : Moi je dis que tu devrais aller lui parler ! Il est mignon en plus...
Mer : Non...
Izz : Et pourquoi pas ? Il a l'air sympa ! Et en plus il est infirmier ! Bon, c'est vrai que c'est pas le top, mais c'est pas mal.
Chris : Oublie ça ! Meredith tu vaux mieux !
Mer : Les chirurgiens sont arrogants et prétentieux et ils sont vraiment... Non, les chirurgiens pour moi c'est fini !
Izz : Heu... Pourquoi tu t'emportes comme ça ?
Chris : Shepherd, souffla-t-elle.
Izz : Mais non ! Ça fait deux ans ! Meredith est passée à autre chose, n'est-ce pas ?
Le silence lui donna la réponse.
Izz : Oh... Mais tu ne crois pas que tu devrais... essayer ?
Mer : Essayer ?
Izz : Oui ! Essayer de te faire belle, de t'arranger les cheveux, de te maquiller et essayer de sortir un peu ! Comme avant !
Meredith haussa les épaules, cette conversation n'avait pas grand intérêt pour elle.
Chris : Pas la peine de s'arranger, elle a déjà un mec super mignon qui la veut. Imagine, elle aurait tout l'hôpital à ses pieds et tu n'aurais plus personne...
Izz : Oh ça va !
C'était toujours comme ça maintenant entre elle, il y avait Izzie qui essayait de caser Meredith, Christina qui s'en foutait pas mal et lançait des sarcasmes à Izzie et Meredith qui était au milieu de tout ça et qui ne disait presque jamais rien.
Elles étaient toujours ensemble, trois filles totalement opposées l'une de l'autre, mais amies depuis leur premier jour d'internat ! Ou du moins, lorsque Christina a accepté Izzie et sa bonne humeur, qui était très difficile à supporter de temps à autre.
L'avant-midi était vite passée, une opération réussie haut la main, une vie de sauver, c'est ce qu'elle faisait de mieux maintenant.
... : Dre Grey !
Meredith se retourna, se demandant qui pouvait bien l'interpeller. Seulement ses amies osaient lui parler, pas qu'elle faisait peur... mais presque.
Mais c'est l'infirmier mignon qu'Izzie aime tant ! Mais qu'est-ce qu'il me veut ?
Mer : Un problème ?
Inf : Non ! Je me demandais si...
Il l'amena dans l'ascenseur, là où ils étaient seuls.
Inf : Si vous accepteriez de diner avec moi... ce soir !
Pauvre garçon... Il avait l'air effrayé ! On aurait dit que c'était son premier rancart. Il jouait nerveusement avec sa blouse d'infirmier et ne la regardait pas droit dans les yeux, de peur de voir une réaction négative. De toute évidence, il était nouveau, il ne savait rien de ce qui s'était passé à New York. En fait, personne ne le savait vraiment mise à part Christina et Izzie. Les autres savaient qu'il s'était passé quelque chose avec Derek Shepherd, mais ils ne savaient quoi. C'est pourquoi personne ne voulait l'inviter à diner, la sachant malheureuse et désespérée.
Elle le regarda longuement puis...
Mer : Diner... Je ne sais même pas qui vous êtes et... je ne rencontre pas vraiment mes amants à l'hôpital...
Inf : Oh... ce n'est pas grave... Je...
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, il ne fut obligé de finir sa phrase. Il avait l'air tellement triste, mais tant pis, elle n'était pas d'humeur pour s'envoyer en l'air.
Elle entra dans la cafétéria et repéra Christina, seule, jouant sa nourriture.
Mer : Tu sais que c'est pas bon de jouer avec la nourriture.
Chris : Tu sais qu'Izzie avait raison lorsqu'elle t'a dit qu'il faudrait que tu te bouges le cul !
Mer : Elle n'a jamais dit ça.
Chris : Mais c'est ce qu'elle voulait dire ! Je ne suis pas pour les infirmiers, tu me connais, je suis contre tous ceux qui ne sont pas chirurgiens, mais je crois que tu devrais aller lui parler et discuter... avec lui.
Mer : Discuter ? Depuis quand on discute avec un homme ?
Chris : J'en sais rien, mais change toi les idées ! Invite-le à diner et tu verras !
Mer : Ben... en fait il me la demandé tout à l'heure, mais j'ai dit non.
Chris : Tu lui as dit non ! T'as du culot d'le faire !
Mer : Comment ça ?
Chris : Son père est dans le conseil d'administration.
Mer : Et alors ?
Chris : S'il va se plaindre à son papa que la titulaire de neuro ne veut pas un diner avec lui, on ne sait jamais ce qui peut arriver...
Elle regarda Christina un instant, comme pour vérifier si elle ne plaisantait pas. Mais s'en avait pas l'air, aucun sourire, aucun signe de moquerie.
Elle se leva et partit, mais fit demi tour.
Mer : Arrête de jouer avec ta nourriture !
Et elle partit, laissant son amie dans son jus de ragout.
Elle le chercha partout, fit les étages, monta dans les escaliers et descendait dans l'ascenseur. Elle le vit enfin discuter avec une jolie infirmière. Elle s'avança quand même, après tout, elle n'avait rien à perdre.
Mer : Bonjour.
L'infirmière la regarda bizarre, comme si un titulaire n'avait pas sa place ici. Mais elle n'avait pas pensé à ça ! Que dirait les gens ! Un titulaire et un infirmier ! Au moins, ce n'était pas son interne, mais ça faisait mal à son égo. Tant pis, quand il faut remonter à la surface, peut importe avec qui, il le faut !
inf: Vous avez besoin de quelque chose Dre Grey ?
Mer : Si, j'aimerais parler à... à...
inf: Ken. Bon je te laisse, on se voit plus tard ?
Ken : D'accord.
Ken ! Pfff. Comme Barbie et Ken ! Mais disons que la Barbie ne faisait pas son mètre quatre vingt et n'avait pas les cheveux blonds, les yeux bleus et ses sandales à talon aiguille.
Mais bon, il peut être gentil même si il s'appelle Ken !
Ken la regardait, ne sachant ce quel voulait. Elle mit quelques temps à comprendre qu'elle devait parler en premier. Super pour une deuxième conversation ! Mais tant pis, il s'appelle Ken, il devrait être habitué aux filles bêtes ? Non ?
Mer : Je me demandais si... enfin, si ça tenait toujours pour ce soir.
Ken : Bien sûr !
Il avait retrouvé le sourire, un sourire à la colgate, mais bon, il était pas si mal.
Mer : Bien. Je finis ma garde à 18h00 donc... 19h00 chez moi ? Vous savez où j'habite ?
Ken : Oui. Parfait ! Alors... à ce soir !
Il partit, très heureux que je l'accompagne à son « premier rancart ». Il avait l'air du type gentil, du type qui s'occupe de toi et qui n'est pas jaloux. Bref, un type bien ! Mais je suis quasi persuadée qu'Izzie et lui s'entendraient bien, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs !
Mais bon, c'est elle qui va être contente ! Meredith Grey qui a un rancart ! C'est nouveau. Au moins, je vais peut-être cesser de penser à Derek pendant ce diner. Parce que pour l'instant, je me dis que je trompe notre liaison, même si elle est inexistante.
Voilà, ma garde est finie, je vais chez nous prendre une douche et... m'habiller. Mon dieu, ça fait si longtemps, qu'est-ce que je peux bien mettre ?
Izzie est entrée pas longtemps après moi, elle a pu me conseiller sur mes vêtements. Je crois être prête. Je me regarde dans le miroir et c'est bien moi. En noir, je ne porte que du noir depuis deux ans, c'est rendu ma couleur favorite. J'ai les cheveux détachés, pourquoi prendre un temps fou pour se mettre belle ? J'ai à peine mis du crayon noir. Mais là je me dis, que si c'était avec Derek que j'irais manger, je me serais fait une belle peignure et je me serais fait belle pour lui. Est-ce possible d'aimer toujours un homme lorsqu'il vous a fait tant de mal ? Plusieurs auraient dit non, très certainement, moi aussi avant, je me disais, pourquoi continuer d'aimer quelqu'un qui te fait souffrir ? La réponse est simple, c'est que justement, tu l'aimes. Et s'il revenait ? S'il revenait maintenant, est-ce que je lui sauterais au cou ou je le renverrais chez lui ? Probablement aucun des deux, même si ma joie serait immense.
Je suis prête ! J'attends dans le salon et je commence à stresser ! Parce que, mine de rien, c'est mon premier rendez-vous en deux ans, mon premier mec quoi ! Suis-je censée me rappeler comment ça fonctionne ça, un rendez-vous galant ? Et s'il ne m'aime pas en dehors de l'hôpital ? Eh bien tant pis, en plus c'est même pas moi qui voulait ce rendez-vous alors... Je respire un grand coup, une façon stupide et inutile pour moi d'évacuer le stress que je ressens pour... un infirmier ! Christina me prendrait en pitié.
La sonnette retentit. C'est parti !
Et ça commence bien ! Je m'enfarge dans le tapis, va pour tomber, mais je me retiens après la poigné de porte que j'ouvre... Résultat, j'ai l'air rouge et tout essoufflée ! La soirée commence bien...
Cela fait deux heures que nous sommes là, au restaurant, à parler. Il me parle de lui, de ses passions, de ses expériences et de sa vie en tant que célibataire. Rare sont les hommes qui avouent n'avoir eu aucune aventure pendant trois ans... C'est pire que moi, imaginez la scène au lit ! Je n'ose même pas imaginer. Mais sans ce célibat de trois ans, il est assez sympa. On a beaucoup de choses en commun et il me fait bien rire. Bon, ce n'est pas LE mec le plus classe, ni le plus séduisant, mais il est pas mal. Je remarque que lorsqu'il sourie ou lorsqu'il rie, il a les dents croches, mais sinon... il est beau. Sans plus ni moins.
Pendant ce temps, à l'aéroport de Seattle...
Derek Shepherd descendait de son avion en compagnie de son meilleur ami, Mark.
Mark : Je ne comprends toujours pas pourquoi je suis venue ! Elle va te pardonner, vous allez rester ensemble et que va-t-il arriver du pauvre Mark ?
Der : Si elle me rejette, j'aurai besoin de toi !
Mark : Ha super ! Je suis là dans le seul but que je te réconforte si elle ne veut plus de toi !
Der : Mais si on revient ensemble, Seattle est remplie de jeune femme très jolie !
Mark : Comment sais-tu ? Tu n'as jamais mis les pieds ici !
Der : Meredith m'a parlé de son amie, elle est blonde et ancien mannequin et célibataire...
Mark : Qui te dit qu'elle est toujours célibataire ? Elle est peut-être mariée à cette heure-ci.
Der : Ne parle pas de mariage, ni de fille qui pourrait potentiellement être mariée.
Mark : Bon très bien ! Tu sais où on va au moins ?
Der : À l'hôpital ! Avec un peu de chance, elle y est.
Ils prirent leurs bagages et montèrent dans le premier taxi.
Mark : Tu as préparé un truc ?
Der : Quoi ?
Mark : Ben... Tu ne vas pas arriver là-bas, lui dire : « Meredith, je t'aime et je suis désolée, on pourrait reprendre là où je t'ai laissé il y a deux ans ? »
Der : Heu... dit-il d'un ton incertain.
Mark : Je ne suis peut-être qu'un charmeur, mais écoute-moi bien ! Premièrement, tu ne dois pas te présenter les mains vides !
Der : Monsieur, on pourrait s'arrêter chez un marchand de fleur ?
Mark : Classique, mais ça devrait faire l'affaire! Deuxièmement, tu dois savoir quoi dire ! Parce que tel que je te connais, tu vas avoir la bouche grande ouverte, la langue pendante et...
Der : Bon ça va ! Je crois que je sais toujours m'y prendre avec les femmes quand même ! Laisse-moi gérer la situation !
Mark : Comme tu voudras.
Celui-ci se tut et croisa les bras. Derek lui était ailleurs. Il allait lui parler bientôt. Il regarda sa montre. Elle indiquait 21h15. Le temps d'arriver à l'hôpital, il serait peut-être 21h35. Et si elle n'est pas là, il irait chez elle. Le seul problème c'est qu'il ne savait vraiment pas où elle habitait. Tant pis, quelqu'un devait bien le savoir. Il la verrait ce soir, peut importe l'heure, il était décidé plus que jamais !
Comme prévu, ils s'arrêtèrent acheter des fleurs, les plus belles du magasin et le prix en disait long ! Après quelques minutes, ils se stoppèrent devant l'hôpital. Ils sortirent, les valises à la main.
Mark : Bon sang ! Je n'imaginais pas ça comme ça ! C'est immense !
Der : Allez, dépêche toi !
Derek lui s'était déjà approché, impatient qu'il était de la revoir. Après deux ans, avait-elle changé ? Il repensa premièrement à ses cheveux, ses yeux, sa peau si soyeuse, ses seins, ses... ses formes en fait ! Il entra dans l'hôpital avec Mark, peu bondé à cette heure-ci. Les personnes de garde étaient les seules présentes et le tableau était peu rempli. Aussitôt arrivé, bon nombre d'infirmières les dévisagèrent.
Mark : C'est vrai ce que tu dis. Elles sont pas mal... carrément canon.
Der : Amène-toi !
Il accosta une infirmière, qui lui faisait un large sourire, démontrant au passage ses dents blanches.
Inf : Puis-je vous aider ?
Der : Oui, je cherche une certaine Meredith Grey.
L'infirmière, déçue, dit d'un ton presque méchant.
Inf : Le Dre Grey n'est pas de garde ce soir.
Der : Ok... Très bien, merci beaucoup !
Inf : Mais ça m'a fait plaisir de vous aider!
Mark : Alors... Quel est ton plan maintenant ? On est au SGH, au milieu de nulle part, et on ne sait même pas où elle habite !
Derek se mit la main dans les cheveux, déçu qu'elle ne soit pas ici. Il essaya de trouver un plan, mais rien ne vint.
Mark : Qui aurait cru que Mark Sloan et Derek Shepherd, les meilleurs chirurgiens du pays soient ici pour... pour une fille qui n'est même pas là et peut-être même plus sur le marché !
Der : La-ferme !
Une femme qui passait par là les avait entendus discuter et lorsqu'elle avait entendu le nom Derek Shepherd, elle ne put s'empêcher de s'avancer vers eux.
... : Bonjour.
Cette femme n'était pas comme les autres, à sourire bêtement devant ces deux bels hommes.
Der : On peut vous aider ? demanda-t-il en grinchant.
La jeune femme, asiatique, lui fit un regard noir.
... : Vous êtes Derek Shepherd ?
Der : Oui, mais je suis très occupé alors si vous pouvez nous laisser tranquille je vous en serai bien reconnaissant.
... : Oh mais on se calme Dr Shepherd ! Je me demande vraiment ce qu'elle vous trouvait !
Der : Pardon ?
Pour la première fois, Derek leva les yeux sur elle.
... : Vous êtes venu pourquoi ? Une femme ?
Mark et Derek la dévisagèrent.
Der : Heu... oui. Qui êtes-vous ?
Chris : Dre Yang. Christina.
Mark : Enchanté, moi c'est Mark Sloan, dit-il en lui serrant la main.
Chris : Heu... très bien...
Der : Juste pour être sûr qu'on parle de la même personne... Meredith ?
Chris : Meredith est ma meilleure amie. Et vous, enfin je vous rencontre ! Le crétin fini dont elle n'arrêtait pas de me parler !
Der : Crétin fini...
Chris : Salop si vous aimez mieux ! Et pourquoi vous êtes ici ? Vous voulez la revoir deux ans plus tard ! Vous ne manquez pas de culot !
Der : Dites-moi où elle est.
Chris : J'en sais rien.
Der : Où demeure-t-elle.
Chris : À dix minutes d'ici.
Der : Mais où ?
Chris : Vous n'allez plus lui briser le cœur ?
Der : Je suis là pour elle, pour lui dire que je l'aime toujours alors non !
Chris : Promis ?
Der : Promis ! dit-il impatient.
Christina le regarda, méfiante, elle sortit un papier de sa poche, inscrit l'adresse, puis la lui tendit. Derek va pour la prendre, mais...
Chris : Et je vous assure que si vous lui faite du mal, vous allez avoir à faire à moi, dit-elle pleine de méchanceté.
Derek n'attendit pas une seconde, il lui prit le billet des mains et courut vers l'extérieur. Mark, quant à lui, faisait son au revoir à Christina.
Mark : Au revoir mademoiselle, à un de ces jours, j'espère.
Der : MARK !
Meredith et Ken avait décidé d'aller prendre un verre après leur somptueux repas, ce qu'ils savaient faire de mieux tous les deux. Je ne vous l'avais pas dit ? Ken était comme moi avant. Enfin, avant sa petite aventure avec une haïtienne, il buvait, buvait et buvait. Quand ils se sont quittés, il s'est remis sur le droit chemin, et maintenant il sait qu'il a fait le bon choix puisqu'il m'a rencontré. Un peu trop charmeur peut-être, étant donné que c'est notre premier rendez-vous aujourd'hui et la première fois qu'il m'adresse la parole...
On est rendu à quelques verres, l'ambiance change radicalement, ce n'est plus le charme, les blagues de tantôt, mais plutôt une ambiance plus romantique plus...
Ken : Je te dépose chez toi ?
Plus partie de jambes en l'air si voyez ce que je veux dire. Mais je ne suis pas sûre de vouloir ça tout de suite. C'est mon premier rancart depuis Derek, et je ne veux pas que notre histoire se finisse au lit. Mais je ne suis pas prête non plus. Cette soirée était super, mais je ne crois pas être prête à m'abandonner à lui. Mais il est si gentil... Je crois que je lui ferais du mal si je lui disais non. Mais après tout, c'est moi qui décide ! C'est mon corps. Et puis peut-être que je me suis trompée, peut-être veut-il seulement me porter chez moi, sans plus.
Mer : D'accord.
On se lève, il paie, et on part dans sa voiture.
Toujours en taxi, Derek avait le visage étampé dans la fenêtre. Il regardait le numéro de porte de toutes les maisons depuis qu'il était parti, même si ce n'était pas sur la bonne rue. Enfin, le chauffeur s'arrêta devant une maison.
... : Voilà, c'est ici !
Der : Très bien, merci.
Il sortit, mais Mark resta à l'intérieur.
Der : Qu'est-ce que tu fais ?
Mark : Je vais aller à l'hôtel, je préfère vous laisser seuls pour vos retrouvailles. Je reviendrai pour la belle blonde que tu m'as parlée.
Der : Heu... très bien, dit-il déconcerté.
Mark : T'inquiète pas, je serai à l'hôtel où qu'on a passé devant tout à l'heure. Alors tu sais où me rejoindre si ça ne se passe pas bien.
Der : Très bien. Alors... à demain j'espère !
Mark : Moi aussi ! Bonne chance !
Il sortit ses bagages
Le taxi partit, laissant Derek seul au milieu de la rue.
Il s'avança, trainant ses valises derrière lui. Une fois en face de la porte, il vérifia le petit bout de papier pour être sûr que c'était bel et bien là. Il allait la voir... Son cœur fit un double battement, elle était à peine à quelques mètres lui. La vérité allait bientôt être annoncée, si un mec lui ouvrirait la porte, il s'en irait, sachant qu'il était revenu trop tard. Mais si c'était elle... Assez pensé, il devait agir ! Il souffla et cogna. Trois fois. Il retint sa respiration, il voyait une ombre derrière la porte et enfin, elle s'ouvrit.
Ce n'était pas Meredith, ni même un homme, elle était blonde et assez grande. Bon, Meredith n'était pas lesbienne... ? Blonde à grosse poitrine, ce doit être cette amie dont elle me parlait. Il était temps de parler, ça faisait quelques secondes qu'elle le regardait d'un œil bizarre.
Der : Heu... C'est ici que... que... elle habite ?
Pas terrible comme première impression, pensa-t-il. Elle le regarda encore plus étrangement que deux minutes auparavant.
Der : Enfin, je veux dire, Meredith est là ?
Elle ne savait pas si elle devait répondre ou non. Qui était cet homme ? Et que lui voulait-il ?
... : Meredith n'est pas ici pour l'instant, je peux lui dire que vous êtes passé, d'accord ? Votre nom ?
Der : Derek. Derek Shepherd.
La bouche entre-ouverte, elle le regarda de la tête au pied, avant de se lancer, d'une façon grossière.
... Qu'est-ce que vous lui voulez ? Pourquoi être revenu après deux ans ?
Il prit une grande inspiration avant de tout avouer.
Der : Je suis ici pour qu'elle me pardonne, parce que... parce que je l'aime toujours et je veux la voir, peut importe si elle a refait sa vie sans moi, si elle a une famille, je veux lui parler.
Il avait l'air sincère, triste, tellement désolé, elle devait le laisser entrer.
... C'est-à-dire que... Elle n'est pas là pour l'instant, mais elle va revenir bientôt. Vous pouvez... entrer.
Derek se sentit soulagé. Il entra et regarda autour de lui. La maison était très grande. Y habitait-elle seule ?
... : Au fait, je m'appelle Izzie. Izzie Stevens.
Il ne semblait pas s'en préoccupé plus qu'il ne le faut.
Der : C'est grand ici. Elle vit seule ?demanda-t-il sur un ton des plus légers.
Izz : Non.
Le sang de Derek se glaça. Elle n'habitait pas seule, elle n'était pas seule. Son visage dû démontrer sa faiblesse, car elle ajouta :
Izz : Je vis avec elle et Christina.
Quel soulagement ! Son cœur se remit à battre normalement.
Der : Et... Elle est où ?
Izz : Heu... Elle est... sortie ! Avec un ami ! Oui, c'est ça, elle est sortie avec un ami, dit-elle d'une voix plus assurée.
Derek la regarda avec méfiance.
Der : Avec un ami ? Elle m'avait jamais parlé de cet ami.
Izz : C'est tout récent, balbutia-t-elle.
Der : Dans ce cas, c'est son futur petit ami !
Izz : Peut-être...
Derek sourit puis lui dit :
Der : Tant qu'il ne l'est pas encore, j'ai pas de souci à me faire !
Izz : Oui ! Heu... Vous voulez quelque chose à boire en attendant ?
Der : Non merci.
Il s'assit dans la cuisine, Izzie en fit de même, le silence arriva et personne ne savait quoi dire pour le rompre, jusqu'à ce que Derek demande :
Der : Depuis... Depuis deux ans, comment va-t-elle ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il voulait en savoir le plus sur elle, sur comment elle avait vécu leur rupture, son comportement, ses sentiments... Bref, il voulait savoir ce qu'elle était devenue maintenant. En deux ans, avait-elle beaucoup changé ? Était-elle restée la même ? Ça faisait sept ans qu'ils se connaissaient, sept ans à s'aimer à distance, à penser à celui et celle qu'ils aiment en secret. Il en avait marre de rêver d'elle, il voulait la voir près d'elle, la toucher, la sentir, lui parler et lui dire ces mots si tendres, ces mots qu'il n'a jamais pu lui dire, qui n'ont jamais dépassé ses pensées. Et c'est ce soir qu'il le fera, quoiqu'il arrive.
Sa joue était accotée contre la vitre, son souffle faisait de la bué sur celle-ci. Elle avait passé une superbe soirée et durant celle-ci, elle n'avait pas pensé à Derek une seule fois. Était-elle guérie ? Non, certainement pas, car elle y pensait encore et ça lui faisait mal. En voie de guérison peut-être ? Probablement, elle se sentait bien, ou mieux serait la meilleure définition sur son était de santé psychologique. Ils s'arrêtèrent devant chez elle, il arrêta le moteur, puis ils se regardèrent.
Meredith ne savait pas trop quoi dire.
Mer : Bon alors... Merci pour le souper, la soirée, c'était génial.
Elle le regardait, mais elle ne savait plus trop quoi faire. L'embrasser ? Lui donner un bisou sur la joue ? Sortir tout simplement ? Au secours !
Mer : Bon ! Je vais y aller moi...
Elle décida de rien tenter, mieux valait attendre. Elle détacha sa ceinture, et s'apprêtait à ouvrir la porte lorsqu'un bras l'en empêcha. Elle se retourna et le vit s'approcher lentement d'elle.
Ken : Moi aussi j'ai adoré cette soirée, mais comme chaque belle soirée, il y a une fin et je vais te dire, j'adore ces fins lorsqu'il y a un cadeau...
Il se pencha et l'embrassa. C'était... dégoutant ! Ce baiser goutait l'ail plus qu'autre chose. Bordel, que pouvait-elle faire ? Se décoller et partir en courant. Non, mais comment lui expliquer ? Car il en rajoutait toujours et elle priait le ciel pour qu'il s'arrête. Ouf ! Elle se retira enfin et pu sortir de la voiture. Elle avait juste le goût de cracher à terre. En tous cas, pour une fin de soirée, on peut dire que c'était pas très réussi !
Elle se retourna et vu l'auto partir. Quel baiser ! C'était un de ces plus poches baisers ! Elle s'avança dans l'entré et tourna la poigné. Des valises étaient là, à côté du hall. De qui était ses valises ? Pour toutes réponses, elle appela Izzie.
Mer : Izzie ! À qui sont ces valises dis-moi. Tu t'en vas ? Ou c'est Chris qui part ?
Meredith mit son manteau dans la garde-robe et ôta ses souliers.
Mer : J'te jure, c'est la dernière fois que je suis t'es conseils et ceux de Christina ! Le souper était bien, mais je te parle pas du bai... Mais qu'est-ce que.............................
Mon cœur s'arrêta. Ou semblait s'arrêter, peut importe. Que faisait-il là ? Toujours aussi beau, sinon plus, pourquoi est-il dans ma cuisine ! Je reste figée, j'ai l'impression de manquer d'air. Il me regarde, avec le même regard qu'il y a deux ans, qu'il y a cinq ans. Je ne sais plus quoi penser, quoi faire. Fuir ou rester ? Affronter la réalité maintenant ou plus tard ?
Elle est là, surprise de ma venue. Elle semble perdue, elle ne comprend pas pourquoi je suis là. Pourtant, ce n'est pas difficile. Je l'aime. Oui ! J'en suis sûre, peut importe le temps, peu importe la distance, peut importe l'endroit, je l'aime et je l'aimerai toujours. Mais va-t-elle comprendre ? Va-t-elle comprendre que je tourne en rond depuis deux ans, que je la trompe, dans le seul de l'oublier ? Va-t-elle comprendre qu'elle est la seule qui fait battre mon cœur ? Je suis là à la regarder, à essayer de capter son regard, mais en vain. Elle me regarde sans me voir, elle a l'esprit embrouillé. Que dois-je faire ? Lui dire que je suis désolé ? Me lever et la serrer dans mes bras ? Tant pis, je me lance.
Der : Salut...
Elle relève brusquement la tête et pendant une fraction de seconde, je croise son regard. Elle est triste et je le sens. Je m'en veux terriblement. J'ai souffert, mais surement pas autant qu'elle. Elle a du se sentir trahie, tout comme moi je l'étais lorsqu'Addison m'a dit qu'elle en aimait un autre. Pourquoi je n'ai pas eu le courage d'en faire de même. Elle, elle l'a fait. Résultat, elle vit un parfait amour avec cet homme, elle n'est pas encore mariée, mais elle est enceinte. Et moi, je ne fais que penser que si j'aurais fait pareil, c'est peut-être Meredith qui le serait aujourd'hui. Nous serions surement heureux. Parent peut-être. Et je lui aurais surement demandé sa main. Hum... C'est beau rêvé, mais revenons à la réalité, elle est là, en face de moi, perdu, l'esprit embrouillé.
Izz : Je crois que je vais vous laisser...
Tant pis, la réalité peut attendre, là je crois que j'ai besoin d'une bonne dose d'alcool ! Je fuis, je cours hors de la cuisine.
Der : Meredith !!!!!
Je monte à ma chambre et m'y enferme. Comment ose-t-il revenir après tout ce qu'il m'a fait subir ? Comment ose-t-il pénétrer chez moi ! Ce n'est qu'un lâche, qu'un... je ne sais plus ! Il est là, il me regarde, il...
Elle s'approche de sa garde de robe, l'ouvre et trouve en bas, au fin fond de celui-ci, une bouteille de téquila. Elle se souvient en avoir mis une là il y a deux ans, aller dans la cuisine était tout simplement trop loin. Elle l'a pris et commença à boire. Hum ! Que ça faisait du bien ! Elle avait presque fini la bouteille lorsqu'on cogna à sa porte. Meredith se balançait d'un côté et l'autre, l'alcool lui faisant perdre l'équilibre. Elle mit enfin la main sur la poigné et Derek était devant ses yeux à 30 centimètres d'elle.
Der : Meredith... On doit parler.
Il était anxieux, comment allait-elle réagir ? Allait-elle le gifler, lui dire de revenir, le laisser entrer... Mais non, elle eut une réaction des plus surprenantes. Elle lui prit la main, lui fit signe d'entré et s'approcha de lui. Elle lui murmura au creux de l'oreille :
Mer : Je te déteste tu sais, mais si tu veux commencer par te faire pardonner, j'ai une excellente idée...
Elle lui prit les deux mains, les mit autour de sa taille, de façon qu'ils soient plus en contact. Derek ne comprenait pas ce qu'elle faisait, ce qu'il lui prenait.
Der : Meredith, qu'est-ce que...
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, que les lèvres d'elle vinrent se poser sur lui. Hum... Il avait oublié comment c'était bon, un vrai baiser d'amour. Il y prenait plaisir, mais en même temps, il ne cessait de se dire que ce n'était pas Meredith qui l'embrassait, mais l'alcool. En effet, même si ce baiser était délicieux, il goutait la téquila.
Der : Meredith... arrête...
Elle fit la sourde et s'attaqua à son pantalon. C'est maintenant qu'il devait agir, car après, il le savait, il ne voudra plus s'arrêter.
Il se retira doucement, mais elle s'avança, il recula et elle s'avança encore, il était maintenant pris au piège.
Mer : Allez Derek, pourquoi tu viens pas ? Tu fuis encore, tu n'as pas changé...
Ces quelques mots brisèrent le cœur de Derek, elle ne s'en était pas remise, tout comme lui. Depuis deux ans, pourquoi avait-il fait ça ? Il lui avait brisé le cœur et maintenant il devait le réparer et il était prêt à tout, prêt à faire n'importe quoi pour se faire pardonner.
Der : Je suis désolé Meredith, je...
Meredith l'écoutait plus où moins, elle souleva son chandail, révélant sa douce poitrine. Elle défit elle-même son pantalon et était à présent en sous-vêtement. Elle le regarda droit dans les yeux et...
Mer : Là tu vois, je suis presque nue, alors sois tu viens, sois tu pars... encore...
Il ne se fit pas prier, saoul pas saoul, il ne pouvait la laisser pour une deuxième fois, car il en avait autant envie qu'elle, si ce n'est pas plus. En un instant éclair ils se retrouvèrent seuls au monde, unis, dans leur propre univers. Seuls eux existaient. La même passion qu'il y a sept ans, qu'il y a cinq ans, elle n'avait pas disparu, et était revenue par cette nuit étoilée. Les deux corps frissonnèrent, par leurs gestes tendres, ils étaient faits l'un pour l'autre, il le savait, ses yeux lui disait je t'aime et ses lèvres en voulaient encore. Cette chaude nuit atteignit de hauts sommets pour eux, et elle finit par s'endormir dans ses bras paisiblement, sur son cœur qui battait et battrait toujours pour elle.