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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Grey's Anatomy
Création : 31.07.2008 à 20h07
Auteur : piikachu
Statut : Terminée
« voila !! fais nous réver ^^ !! » piikachu
Cette fanfic compte déjà 52 paragraphes
L'eau chaude embuait les vitrines de la douche. Elle avait pris l'habitude à chaque fois d'y inscrire quelque chose, la première qui lui venait à l'esprit. Peu importe la connerie qui en sortait, son subconscient voulait que ces mots sortent. C'est sa psy, au temps où elle en avait besoin, qui lui avait dit que le premier mot qui vous vient à l'esprit, est celui qui vous trotte dans la tête.
C'est les yeux rougis qu'elle sortit de la douche, en se demandant pourquoi y pensait-elle encore ? Cette fois, elle n'avait rien inscrit.
Une serviette à la taille, elle rejoignit son mari au salon. Elle l'observa un moment, puis sourit. Elle avait douté un instant, pourquoi, elle n'en savait rien, mais elle avait eu des doutes sur l'amour que lui portait son époux.
Mer : Hum...
Elliot regardait la télévision, sans regardé quoi que ce soit d'autre.
Elliot : C'est vraiment drôle, tiens, écoute ça !
Il leva le son pour que celle-ci puisse entendre, mais il ne vit pas son air « je m'en fou complètement ».
Mer : Elliot, sérieusement, je m'en moque pas mal. Va te doucher avant que le traiteur n'arrive !
Elliot : Tu as raison, plus vite je vais me doucher, plus vite on pourra penser aux choses sérieuses ! À tantôt et regarde, dit-il en pointant la télé, c'est trop marrant !
Elle s'en alla dans sa chambre, leur chambre et fouilla dans la garde robe. Elle y avait installé toutes ses choses : ses jeans, ses blouses, ses souliers ainsi que ses robes. Elle regarda dans cette dernière rangée. Le choix était assez limité, seulement deux y étaient accrochées : une noire, arrivant jusqu'au genou, une fente sur le côté droit, laissait apparaître ses fines cuisses. Un décolleté plutôt large, faisant ressortir sa douce poitrine.
Une seconde, blanche, était beaucoup plus longue, jusqu'à ses chevilles. Un léger décolleté s'en suivait, ni trop plein, ni trop petit. Un atout particulier était que cette robe mettait en valeur son dos, l'autre ses jambes. Ne sachant quelle choisir, elle se décida à les essayer, même si au fond d'elle, elle savait que son mari ne s'en préoccuperait guerre et la déshabillerait en deux temps trois mouvements.
Elle essaya premièrement la noire et se regarda devant le miroir sous différents angles. Elle allait l'ôter pour essayer la seconde, lorsqu'on frappa à la porte. « Ce doit être le souper, pensa-t-elle. » Elle se dépêcha d'ouvrir la porte et que ne fut pas sa surprise d'y voir un beau brun aux yeux bleus, accoté sur le bord de celle-ci, leur souper à la main.
Mer : Oh non ! Pas vous !
Der : Hé si, dit-il en montrant toutes ses dents blanches. Avouez que je vous manquais !
Mer : Mon poisson rouge me manque autant que vous...
Der : Je ne savais pas que vous l'aimiez à ce point !
Mer : Que faites-vous ici ? demanda-t-elle abruptement. Vous n'êtes pas supposé vous la couler douce sur le bord de la plage en train de mater les jeunes filles ?
Der : Oui, mais j'avais envie de vous rendre visite ! Vous me manquiez, dit-il avec un clin d'œil.
Sous le regard sans faille de Meredith, il continua.
Der : Et je dois avouer que je vous ai un peu menti. Je bosse le soir dans cet hôtel, mon père m'a forcé à travailler, alors... je suis celui à qui demander de l'aide en cas de besoin !
Mer : Très bien... le repas, dit-elle en lui tendant les mains.
Der : Alors cette journée, comment ça s'est passé ?
Il s'était introduit dans leur chambre, regardant un peu partout autour de lui. Attendant une réponse, il s'assit sur le sofa.
Mer : Très bien, merci de vous en soucier, mais pouvez-vous partir avant que mon mari ne revienne ?
Elle serra les poings, signe de frustration chez elle.
Der : Pourquoi ? On est bien ici, racontez-moi votre journée et je vous raconterez la mienne.
Meredith le regarda froidement, cet homme ne manquait pas de culot, pensa-t-elle. S'introduire chez elle pendant que son mari était sous la douche, faut vraiment le faire !
Mer : Je ne vous dois rien, alors partez ou j'appelle la sécurité, menaça-t-elle.
Der : Mais calmez-vous Meredith, on ne fait que parler ! dit-il avec colère. C'est pour moi que vous vous êtes fait belle comme ça ? demanda-t-il en changeant de ton radicalement.
Il avait à présent déposé le plateau sur un bureau. Il était étendu sur le canapé, bien à son aise.
Elle ne répondit pas et le regarda fixement.
Der : Je vois que vous avez perdu la langue. Laissez-moi la retrouver...
Il se leva à peine, pris Meredith dans ses bras et la fit tomber sur lui. Ils étaient à présent tous deux sur le canapé, dans une drôle de position.
Mer : Mais que faites-vous... ?
Il l'embrassa soudainement, sans prévenir. Déboussolée, elle ne put que lui rendre ce baiser. C'est alors qu'il poussa sa langue entre les lèvres de la jeune femme qu'il tenait prisonnière, mais celle-ci, reprenant peu à peu ses esprits, revint aussitôt à la réalité et n'eut que pour réflexe une violente gifle avec une telle force qu'elle en avait mal à la main.
Mer : Mais vous... Vous êtes complètement fou !
Elle se releva, ajusta sa robe qui avait été déplacée et avec un regard glacial, lui fit savoir qu'il valait mieux qu'il parte.
Der : Je suis désolé si je vous ai brusqué, seulement, ma mission première était de trouver votre langue par tous les moyens possibles. Ne croyez pas une seule seconde que je voulais vous embrasser, car c'est absolument faux !
L'arrêt de l'eau se fit entendre, Meredith regarda Derek, le suppliant de bien vouloir quitter.
Der : Il se fait tard, je crois avoir assez abusé de votre générosité. À demain j'espère !
Il partit, laissant enfin cette dernière seule. Elle s'apprêtait à fermer la porte lorsqu'un pied l'en empêcha.
Der : Ah oui, j'oubliais, murmura-t-il. J'adore votre robe, bien que je préfère le bikini !
Meredith forçait la porte sur le jeune homme.
Der : Et, dit-il en forçant pour que la porte ne se referme, vous embrassez terriblement bien ! À défaut d'un autre baiser...
Elle réussit enfin à fermer et barrer la porte. Elle se retourna juste à temps pour voir son homme sortir de la salle de bain en smoking.
Elliot : Qui est-ce ?
Mer : Le traiteur. Il nous a apporté notre souper.
Elle rougit un peu, mais pas assez pour qu'il ne s'en aperçoive.
Elliot : Chéri tu es...
Il respira l'odeur de parfum qui embrumait la pièce et regarda sa femme avec autant de désir qu'un homme pouvait le faire et on pouvait très bien connaitre ses intentions.
Elliot : Splendide...
Il lui susurra à l'oreille le plan de sa soirée, évoquant chaque détail. Une onde de désir lui parcourra le corps, Meredith en sourit.
Mer : Et si on commençait par manger ?
Elliot : Très bonne idée !
Il la souleva dans ses bras, elle ne touchait plus le sol, et l'embrassa avec fougue. Il fit un tour sur lui-même et Meredith poussa un cri.
Mer : Haaaa!! Je ne voulais pas parler de cette nourriture, mais d'accord !
Impatient, ne prenant pas la peine de se diriger vers le lit, il tassa le souper sur le sofa et assit sa bien-aimée sur le bureau.
L'embrassant violemment, ou presque, il lui fit comprendre qu'il ne voulait plus attendre, que cette journée allait au moins bien finir. Cette robe noire que Derek lui avait dite magnifique, s'envola sur le sol, lui qui l'avait regardé avec désir, comment la regarderait-il sans ?
Cet homme, sous un prétexte des plus stupides soit-il, l'avait embrassé avec tant de douceur qu'après ces quelques minutes passées, ses lèvres étaient encore sous le charme.
Égaré dans ses pensées, elle sursauta lorsqu'il vint en elle et honteuse, elle le chassa vite de ses pensées pour bien profiter du moment présent.
Jeudi
Humm. J'adore ces réveils... Ces lèvres contre ma joue, ces mains habiles qui se promènent sur mes cuisses... C'est comme ça qu'on s'est rencontré, que je suis tombée amoureuse. Il n'était qu'un coup d'un soir, un homme que je pensais ne plus jamais revoir, mais qui au réveil s'est montré si charmant ! En tous cas, tant mieux, il n'a plus l'air fâché. C'est décidé, je ne parlerai plus à Derek ! Car après avoir réfléchit encore et encore, je me suis rendue à l'évidence. Ce n'est qu'un crétin qui veut me mettre dans son lit et foutre mon mariage en l'air. Mais là, je dois arrêter de réfléchir, de penser à lui, il y a Elliot qui se promène partout sur mon corps et j'ai de la difficulté à retenir mes soupirs.
Je me retourne et l'embrasse à pleine bouche, mes mains dans ses cheveux, ces mains sur mes seins.
Mer : On ne devrait pas profiter de cette superbe journée ?
Elliot : Et qu'est-ce qu'on fait tu crois ?
Il lui baisa les lèvres et descendit, jusqu'au ventre et là où Meredith ne pouvait plus se taire.
Elliot : Tu veux toujours profiter de cette superbe journée ?
Mer : La-ferme !
Et cette matinée commença bien mieux que celle d'hier, dans le bonheur, l'amour, on oubliait tout, aujourd'hui était le présent, le passé ne comptait plus, on le rayait définitivement, et on profitait des minutes, des secondes qu'on passait ensemble.
Ils sortirent finalement du lit à 11h30 et descendirent prendre leur petit-déjeuner tardif. À cette heure, ils n'étaient que quelques couples dans le restaurant de l'hôtel. Deux œufs brouillés se posèrent devant eux.
Mer : Alors, il y a un programme pour aujourd'hui ?
Elliot : Ça te dirait d'aller faire une promenade en bateau ?
Meredith releva la tête, très excitée.
Mer : Oh que oui ! Ça serait génial !
Elliot : Mais oui, rien de mieux que de s'éloigner un peu...
Il ne voulait pas lui dire, mais elle vit dans son regard que c'était pour ne pas voir Derek de la journée. C'était dommage qu'il ne lui faisait pas si confiance, mais elle ne voulait pas briser le charme de cette journée qui avait si bien commencée.
Une fois le repas engloutit, ils se dirigèrent vers la plage, là où un grand bateau les attendait.
Mer : Mais... nous sommes seuls ?
Elliot : Que t'attendais-tu ? Un bateau rempli de gens ! Tu sais bien que je veux que toi et moi. Et attends de voir... Je suis sûr que tu vas adorer !
Ils montèrent à bord du yacht, Meredith toute émerveillée de l'attention que lui portait son mari. Certes, il faisait toujours attention à elle, mais là, tout ça avait du lui coûter une fortune ! Et en plus, elle n'était pas au bout de ses surprises......
Ils étaient seuls au milieu de la mer, profitant pleinement du soleil, un verre de champagne à la main, ils ne disaient rien, jouissant du silence, de seule leur présence. Le capitaine était le seul intrus à bord, mais peu importait, ils étaient à l'arrière du bateau, où on ne pouvait les apercevoir.
Couchée sur son torse viril, elle souri. Quelle chance elle avait d'avoir trouvé chaussure à son pied ! D'avoir réaliser ce rêve, le rêve de toute jeune fille, celui d'un jour trouver le prince charmant avec qui on se mariera et formerons une famille. Enfin elle l'avait trouvé, le bonheur.
Ne restait qu'une chose pour que celui-ci soit parfait, que cet homme disparaisse, cet homme qui avait été son ami, cet homme qui par la suite s'était montré vulgaire, était maintenant devenu un homme qui n'avait pas froid aux yeux, un homme dont elle redoutait secrètement. Mais pourquoi fallait-elle qu'elle pense à lui ! Car étrangement, à chaque fois qu'elle avait une pensée pour lui, aussi petite soit-elle, il apparaissait, comme s'il n'attendait que ça, la surprendre, venir à l'imprévu. D'abord le lac, ensuite l'hôtel, que sera la prochaine. Ne vaut mieux pas s'imaginer.
Elliot : On est bien...
Mer : Ouais...
Elliot : J'ai l'impression d'être dans un four.
Mer : Et moi, je suis quoi ? Le poulet à côté duquel tu fris ?
Elliot : Belle métaphore chéri ! Non, toi tu es plutôt...
Mer : Je suis...
Elliot : Désolé, je ne suis pas comme toi, je dois t'avouer que je n'ai jamais été très fort en poésie.
Il jouait à présent avec la bretelle de la robe de sa belle, comme si il allait lui enlever et lui faire l'amour dans ce bateau, là où le capitaine aurait tous les détails croustillants.
Mer : Vraiment... Alors, tu n'es pas un de ceux qui chante des poèmes à la fenêtre de leur femme ?
Elliot : Pas vraiment... Je suis plutôt du genre à sonner à la porte avec un bouquet de rose à la main.
Mer : Romantique tout ça...
Elliot : Désolé chéri, mais je peux me rattraper sur beaucoup de points...
D'un mouvement d'un doigt, il détacha le nœud de sa robe dans son cou. Elle était maintenant en bikini et ses mains n'avaient maintenant plus aucune gêne. Il commença par masser son ventre, ses bras et pour finir ses cuisses.
Mer : Je crois qu'on ferait mieux d'être raisonnable. Le capitaine est juste à quelques mètres...
Elliot : Et il est beaucoup trop occupé pour se préoccuper de nous.
Mer : Peut-être, dit-elle à cours d'argument, mais il pourrait nous entendre.
Elliot : En effet, mais là, il va falloir que tu cris moins fort...
Mer : Premièrement, je ne suis pas bruyante, deuxièmement, tu ne fais rien pour m'en empêcher !
Il se releva doucement, de façon à ce qu'il soulève Meredith pour que celle-ci soit couchée face à lui.
Elliot : Eh bien, je vais essayer de t'empêcher de crier, mais ce ne sera pas facile...
Mer : Elliot, tu peux attendre tantôt ?
Elliot : Non, dit-il en l'embrassant entre ses seins.
Mer : Elliot..., supplia-t-elle pour une dernière fois.
Elliot : Chuttt, dit-il en lui posant deux doigts sur sa bouche. Je veux à tout jamais gravé ce moment dans ma mémoire, donc tais-toi et laisse moi faire.
Elle abandonna, il pouvait lui faire ce qu'il voulait, elle n'avait plus la force de résister. Elle subit une première vague de plaisir, se mordant les lèvres pour ne pas faire de bruit, mais c'était quasiment impossible, son mari faisait tout pour la rendre folle.
Mer : Eh merde ! Dépêche-toi ! Où est mon bas de maillot ?
Elliot : J'en sais rien.
Mer : Quoi ! Comment ça t'en sais rien !
Elliot : Ben... J'étais tellement pressé que je n'ai pas remarqué où je l'ai lancé.
Mer : Et je fais quoi moi ! s'exclama-t-elle dans une colère froide. En plus, on est arrivé et il y a plein de gens sur la plage qui nous regarde bizarre.
Elliot : Tant pis s'ils n'ont rien de mieux à faire.
Mer : Mais... mais où sommes-nous ? On n'est pas revenu à la plage ?
Elliot : Non ! Nous sommes sur une île !
Mer : Super, en plus je peux même plus me baigner !
Elliot : Tu rigoles ! On n'a qu'à se retirer un peu et comme ça, on pourra être à notre aise !
Mer : Ouais...
Elle s'était à présent revêtis, mais malheureusement, ce jour-là, elle avait opté pour une robe qui lui arrivait juste au bas des fesses, une qu'Elliot lui avait offerte le matin même. Elle se regarda dans la vitrine, replaça quelques mèches et se pencha pour prendre ses lunettes de soleil.
Elliot : Heu... Tu devrais faire attention, pas que le paysage me déplaise, dit-il avec un sourire charmeur, mais je ne saurais m'imaginer la réaction de certains ou certaines.
Il lui pointa du doigt son derrière et cette dernière rougit.
Elliot : Mais t'as pas à rougir, j'adore tes fesses, elles sont si jolies !
Elle lui lança un regard noir tout en essayant de descendre sa robe, pour essayer de cacher qu'elle était nue dessous. Légèrement gênés, ils sortirent du bateau pour mettre les pieds sur le sable chaud.
C'était une petite île, avec quelques cabanes en bois, là où les repas étaient servis. Les gens étaient étendus sur leur serviettes de plage, d'autres s'amusaient dans la mer, jouant à qui pouvait aller le plus loin ou au ballon. Les enfants s'amusaient dans l'eau pendant que les parents, eux, se faisaient bronzer sous les rayons de soleil éclatants. C'était la belle vie, la chaleur en devenait presque insupportable, dans les 40C°, mais chaque visage souriait, chaque personne ne se souciait plus de rien.
Elliot : C'est magnifique, n'est-ce pas ?
Mer : Je dirais même plus, merveilleux, dit-elle en prononçant chaque syllabe. T'as amené nos serviettes ?
Elliot : J'ai oublié ! Tu n'auras qu'à t'étendre sur moi.
Meredith tourna les yeux, toujours autant de sous-entendu, pensa-t-elle. Il ne changera dont jamais.
Elliot : Bien... Moi je dois aller au toilette, je reviens heu... plus tard.
Mer : Dis-moi pas que tu m'as fait l'amour en ayant envie de...
Elliot : Je dois y aller ! À tantôt !
Elle se dirigea un peu à l'écart, pour pouvoir être seule. Elle marchait le long de la plage, passa devant toutes ces personnes qui s'amusaient et relaxaient. Elle était à présent loin, le rire des enfants résonnait faiblement. Elle ferma les yeux quelques secondes, question de bien se remémorer ce souvenir lorsqu'elle serait de retour à Seattle. Des bras quelques peu musclé l'encerclèrent, elle sourit, voilà qu'Elliot était rendu doux.
Mer : Déjà fini ? demanda-t-elle avec le sourire.
Il ne répondit pas et commença à lui donner quelques petits baisers dans le cou. Elle soupira, elle était si bien, il avait enfin compris ce qu'elle aimait.
Mer : Je dois dire que t'améliore de jour en jour mon amour... J'ai envie de toi.
Il se stoppa un instant, ne sachant que faire.
Mer : Elliot, qu'est-ce que tu fais ? D'habitude je serai déjà à poil, remarque que la, par ta faute, t'as juste à me soulever ma robe et le tour est joué!
Il réfléchit un moment et la retourna brusquement pour l'embrasser à pleine bouche.
Elle fléchit, elle était dans un univers parallèle, jamais il ne l'avait embrassé de la sorte. C'était si bon, si intense, elle ne voulait jamais reprendre son souffle. Elle promenait ses mains sur son corps légèrement plus musclé que d'habitude et sourit entre ses baisers. Lui lui caressait les cuisses, il en frissonna, il n'avait jamais touché des cuisses si douces. Il soupira à son tour, ses caresses que lui faisaient la jeune femme l'excitait comme jamais.
Meredith lâcha son torse pour s'attaquer à ses cheveux et c'est seulement à cet instant que, surprise, elle se recula violemment : soit ses cheveux avaient poussé à une vitesse suprême, soit il s'était mise une perruque, ou soit...
Mer : HAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
Son cri résonna parmi le silence, des oiseaux qui s'étaient perchés sur les branches d'arbre prirent peur et partirent loin d'eux. Le silence revint, elle, toujours sonnée, lui heureux et quelque peu déçu.
Mer : Mais qu'est-ce que... que vous faites ici ?
Pour seule réponse, il lui offrit son plus beau sourire au quelle aucune femme ne résistait.
Mer : Pourquoi tu me suis partout ? J'en ai marre, éloigne-toi de moi, de nous, je suis mariée, va donc courir après tes autres nanas qui n'attendent que ça, tirer un bon coup !
Der : Donc, tu admets que je suis un bon coup ! Pas mal pour seulement un baiser. Dommage que tu t'es mis à me jouer dans les cheveux... Parce que moi aussi, j'ai envie de toi !
Ne sachant que dire, les mots ne pouvaient plus exprimer ce qu'elle ressentait, elle commença à paniquer et à donner des petits coups à l'arbre.
Derek, surpris de son comportement, s'approcha d'elle, mais fut très vite dissuadé lorsque celle-ci lui pointa un petit point sur la poitrine.
Der : Ça alors, tu es beaucoup plus forte qu'on ne puisse l'imaginer, dit-il en se massant la poitrine.
Elle continuait à se déchainer sous l'œil inquiet de celui-ci. Aussi, il ne voulait pas être pris en sa compagnie lorsque son mari reviendrait, bien qu'il n'ait aucune peur de lui faire face.
Der : Meredith, je t'en pris, arrête, tu me fais... peur. Tu es...bizarre.
Mer : Moi, bizarre ! s'exclama-t-elle en lui lançant pour la première fois un regard depuis sa petite crise d'angoisse.
À présent, elle le regardait et ne frappait plus l'arbre, elle lui jetait un regard glacial qui pour la première fois, le fit reculer.
Elle s'emporta de nouveau.
Mer : Qui n'arrête pas de me suivre partout, qui encore essaie de profiter de moi ! Après ça, on me dit bizarre ! Franchement Derek, je suis venue ici pour profiter de ces vacances avec mon mari, car je n'ai pas eu de vacances depuis très longtemps contrairement à toi qui s'amuse à surfer et à trouver les plus grosses vagues. Avant, je n'avais pas de vie personnelle, mais depuis que j'ai rencontré Elliot, je suis heureuse, oui moi, heureuse ! Mais depuis que je suis ici, tu ne me lâches pas une seconde, je ne peux plus respirer, j'étouffe ! À chaque fois que je pense à toi, tu apparais comme par magie !
Il sourit, elle pensait à lui, c'était déjà ça.
Et elle continua son très long discours, Derek avait cessé de l'écouter durant un bout, car mine de rien, ça faisait à présent dix minutes qu'elle lui injuriait toutes sortes de noms. Il la regarda en souriant, il ne s'était pas douté que cette femme avait un sal caractère !
Der : Meredith, je...
Mer : Non, laisse-moi finir ! T'es qu'un salaud, tu me...
Der : MEREDITH !
Mer : Fais chier.
Elle reprit sa respiration, contente d'avoir dit ce qu'elle avait sur le cœur. Mais à présent, c'était au tour de Derek de parler. Il s'approcha d'elle doucement, elle recula. À chaque pas, elle reculait, pour se trouver finalement coincé contre un arbre. Face contre face, rage contre amusement, il posa un doigt sur ses lèvres lorsqu'il savait qu'elle allait protester.
Der : Tout d'abord, je suis content que tu penses à moi !
Il lui sourit, elle lui jeta un regard glacial.
Der : Ensuite, je ne te suis pas et n'essaie pas de profiter de toi ! Le hasard fait qu'on se croise souvent, c'est vrai, mais... Je ne peux pas dire que je suis contre. Et puis, c'est moi qui suis arrivé le premier sur cette île, donc c'est toi qui me suivais !
Mer : Mais c'est faux...
Der : Meredith, je te jure que je ne te suis pas !
Mer : L'hôtel...
Der : D'accord, je me suis proposée quand j'ai vu que c'était pour Mr et Mme Johns, mais je ne voulais pas te faire de mal. Je suis désolé.
Il lui fit son regard de chien battu auquel aucune femme ne pouvait résister. Mais Meredith elle, était différente.
Mer : Si tu crois que je vais te pardonner pour ce que tu as fait, tu te trompes ! Maintenant, lâche-moi et fou le camp avant qu'il ne revienne.
Der : Mais tu viens de me dire il y a à peine 10 minutes que tu avais envie de moi ET, dit-il en haussant la voix, voyant que Meredith voulait l'interrompre, moi aussi, j'ai envie de toi, dit-il en souriant.
Elle n'avait plus la force de le retenir, elle voulait qu'il parte, elle avait beau crié, crié son désespoir, jamais il ne lâcherait le morceau.
Mer : Que veux-tu ? demanda-t-elle découragée.
Der : Ce que je veux ? demanda-t-il étonné.
Mer : Pour me laisser tranquille.
Der : Mais, mais je...
Il ne s'était certainement pas attendu à ça ! Jamais aucune femme ne lui avait demandé une telle chose, jamais une femme le regardait en le suppliant de bien vouloir la laisser. Il se sentit soudain mal, honteux, il n'était pas habitué à ça, dans la vie, il avait toujours eu ce qu'il voulait : l'argent et les femmes. Assez pour vivre heureux !
Il la regarda dans les yeux, puis lui dit :
Der : Je veux... je veux seulement ton amitié.
Il se trouvait lâche de lui demander une dernière volonté, mais lorsqu'il lui avait parlé pour la deuxième fois et qu'ils avaient marché le long de la plage, il l'avait trouvé très gentille. Il pouvait discuter avec elle sans se soucier de quoi que ce soit.
Elle le regarda étrangement, comme pour s'attendre à ce qu'il lui dise que c'était une simple plaisanterie. Voyant ses doutes, Derek rajouta :
Der : Je te promets de ne plus te dérangé, je veux juste... être prêt de toi.
Mer : Près de moi ?
Der : Tu sais, on s'entendait bien toi et moi avant que je ne fasse le con.
Mer : Ouais...
Un sourire se décrocha sur ses lèvres, elle lui sourit et dit :
Mer : Si tu promets de ne plus me toucher, me draguer ou toute autre chose du genre, si tu promets de ne pas t'approcher d'Elliot et surtout de ne plus venir nous déranger Elliot et moi lorsqu'on est ensemble, d'accord.
Elle lui présenta sa main en signe de marché, « je t'offre mon amitié et tu arrêtes de me draguer ». Il la serra, heureux.
Un cri se fit entendre.
... : Meredith !
Celle-ci se retourna et regarda Derek.
Mer : Va-t-en, souffla-t-elle.
Der : Mais...
Mer : Aller !
Il partit de nouveau vers la plage mais en passant dans les bois.
Elliot : Ha te voilà ! Mais que fais-tu ici ? Je te cherchais partout !
Mer : Je me promenais et j'ai pas vu que je suis allée un peu loin.
Elliot : Un peu ? demanda-t-il incrédule. On doit être à un kilomètre des autres.
Mer : Si loin !
Elle ne s'en était pas rendu compte, elle avait marché, perdu dans ses pensées, elle n'avait pas vu le paysage défilé ainsi que l'absence total d'être humain. Ils se dirigèrent vers les cabanes en bois, silencieux.
Elliot : On va manger, d'accord ? Avec tout ça, tu dois avoir faim !
Et ils dinèrent là, le repas était excellent, mais ils ne parlaient presque pas et regardaient autour d'eux le paysage pour justifier ce silence pesant.
Ils étaient de retour à l'hôtel, la journée avait été épuisante, Elliot était entré se doucher tandis que Meredith elle, regardait le coucher de soleil à l'horizon, assise sur le sable frais en cet heure tardive.
... : Pas trop froid ?
Je sursaute et regarde mon interlocuteur.
Mer : Non ça va. Tu ne joues pas le traiteur aujourd'hui ?
Der : C'est ça, moque-toi ! Non, je ne fais ça que quelques jours, histoire de faire plaisir à mon père.
Il s'assit à ses côtés, regardant les vagues qui montaient et descendaient sur ses pieds.
Mer : Et toi alors ? T'as pas de projet, nul autre que des femmes et le surf ?
Der : À vrai dire... Je n'y aie jamais vraiment pensé. Je vis au jour le jour.
Mer : Mais... Ça ne t'a pas venu à l'esprit de vouloir construire une famille, avoir une épouse, des enfants ?
Il la regarda et sourit. C'était la première qui osait lui parler de tout ça, après son père qui voulait que son fils se prenne en main.
Der : Ouais, j'y aie déjà pensé. Mais... je n'ai pas de job, aucune technique, alors je ne vois pas vraiment comment je pourrais nourrir et héberger toute une famille !
Mer : Suffit de croire en ses rêves. Si un jour quelqu'un m'avait dit que je me marierais, je ne sais pas si je l'aurais cru !
Der : T'es enceinte ?
Mer : Non pourquoi ? demanda-t-elle en regardant sa taille.
Der : Oh non, ne t'inquiète, dit-il en riant ! Seulement, on dit qu'après le mariage, c'est les enfants !
Mer : Peut-être... mais je ne suis pas de cet avis. Je veux avancer, je veux avoir une belle carrière.
Der : Tu fais quoi dans la vie ?
Mer : Chirurgienne ! Enfaite, résidente. Mais dans deux ans je serai titulaire !
Impressionné, il regarda Meredith.
Der : Et moi, je fais pas mal bas avec mon surf !
Mer : Commence à étudier, et qui sait, tu trouveras peut-être un job bien et tu ne seras plus sous l'aile de ton père. T'as bien quelque chose que tu aimerais faire, non ?
Der : Ouais...
Mer : Et ???
Elliot : Derek ! Ça faisait longtemps ! Je venais te chercher pour te dire que j'avais fini, dit-il en s'exprimant à Meredith.
Mer : Ha... Très bien ! Alors... Au revoir Derek !
Der : Oui, bonne soirée à vous deux !
Ils montèrent silencieusement dans l'ascenseur, on pouvait entendre le bruit sonore de celui-ci.
Mer : Ça va ? Tu ne parles pas...
Elliot : Non ça ne va pas ! dit-il en bloquant l'ascenseur, fou de rage. Il se trouve qu'on est supposé passer des vacances juste tous les deux, mais il y a toujours ce type entre nous !
Mer : Ce type comme tu dis est un ami ! Il m'a promis qu'il nous laisserait tranquille ! Et on a parlé, c'est vrai, mais j'étais seule et j'étais consentante !
Elliot : Bien sûr que tu l'étais ! Un mec musclé aux yeux bleus, qui ne le serait pas ? Tu crois vraiment que je ne vois pas son petit jeu hein ? Que je ne vois pas qu'il veut seulement de mettre dans son lit et se débarrasser de toi après ? Mais merde Meredith, ouvre les yeux ! Ce n'est pas quelqu'un de bien, il veut juste profiter de toi et il voit comment tu es une fille facile !
Clap ! Première claque sur la gueule pour le marié !
Mer : Moi, une fille facile ! Tu n'as aucun droit de me dire ça Elliot, tu m'entends, aucun !
Elliot : On n'a qu'à repenser comment on s'est rencontré...
Mer : Et bien je te ferai remarquer que je n'ai pas baisé seul ce soir-là ! Alors t'es aussi bas que moi !
Elliot : Non Meredith, parce que ce n'est pas moi qui regarde les femmes en maillot sur la plage, ce n'est pas moi qui dans le dos de ma femme va voir une d'elle. C'est toi ça, entièrement toi !
Mer : J'en ai marre, je me tire !
Mais pour aller où ? Voilà la question ! Elle ne connaissait pas d'endroit pour dormir, elle n'avait même pas son argent ! Les larmes se mirent à couler, cela faisait seulement 4 jours qu'ils s'étaient mariés et déjà, le divorce semblait plus proche que le mariage.
Une jeune femme pleurait sur la plage, seule, vidant toutes les larmes de son corps. Elle nourrissait le désespoir, comme lui nourrissait la beauté de celle-ci. Il s'approcha, s'assit et mit ses mains sur ses épaules.
Mer : Je... je suis partie, dit-elle en sanglotant. Il... il ne comprend pas que tu peux être seulement un ami. Et... il a dit que j'étais une fille facile.
Elle pleura, pleura pendant encore cinq bonnes minutes. Derek s'assit à ses côtés et lui essuya les larmes avec son pouce.
Der : Écoute-moi dit-il doucement. Ce type, ton mari, il n'a pas à te traiter ainsi. Tu es une femme extraordinaire Meredith et personne ne peut le contredire. Tu es brillante, gentille et magnifique. Et surtout, tu es très loin d'être une fille facile. La preuve, tu m'as résisté, et dieu sait comment tu en as envie !
Un sourire se dessina sur ses lèvres, il avait réussi !
Der : Je savais que j'arriverais à te faire rire. Viens, lève-toi.
Ils marchèrent en silence lorsque celle-ci, un peu inquiète, demanda :
Mer : Où va-t-on ?
Der : Chez moi !
Mer : Heu... non ! Je ne veux pas te déranger et...
Der : Mais non, tu ne déranges pas Meredith, ça me fait plaisir ! Et puis, dit-il les yeux au sol, je me sens un peu coupable de ce qui t'arrive. Si je n'étais pas venu te parler...
Mer : Mais non ! C'est pas ta faute, c'est Elliot qui a capoté et s'est imaginé toute sorte de choses !
Il lui sourit et lui dit :
Der : On est arrivé !