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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Grey's Anatomy
Création : 07.08.2008 à 17h26
Auteur : Spyfafa
Statut : Terminée
« J'aimerai l'écrire seule ! » Spyfafa
Cette fanfic compte déjà 90 paragraphes
Meredith : Je suis désolé de t’avoir mis dans cette situation...
Derek : Tu n’y est pour rien. Ce n’est pas toi qui a dit à Addison de coucher avec Mark, pas vrai ?
Meredith : Certainement pas...
Nous montons le reste des étages à pieds.
Meredith : Oh non, il y a ma mère dans le bureau, on devrait attendre.
Derek : Meredith ...
Meredith : Je ne veux pas la voir, pas maintenant, pas aujourd’hui.
Derek : Pourtant tu vas devoir la supporter tout la journée.
Meredith : Quoi ? Non ! Je retourne au urgences, prend quelqu'un d’autre.
Derek : Mais je n’ai confiance qu’en toi !
Meredith : Parce que tu as besoin d’avoir confiance pour opérer ?
Derek : D’habitude...
Meredith : Et pour opérer qui au fait ?
Il ne disait rien, je le regardais. Son regard exprimait tant de choses à la fois que je ne pourrais pas vous les citer.
Meredith : Oh non...
J’ouvre la porte juste à ma gauche, celle du bureau du chef adjoint.
Meredith : Qui de vous deux à besoin des compétences de Derek ?
Richard : Moi...
Meredith : Qu’est-ce qu’il t’arrive ?Un diagnostic ? Il va falloir t’opérer ?Il...
Ellis : Une seule question à la fois, Meredith.
Derek était derrière moi, il m’avait suivi et s’était empressé de fermer la porte après son passage.
Richard : On m’a diagnostiqué une tumeur sur le nerf optique. Je vais de suite faire une IRM et un scanner. S’il faut m’opérer, j’ai déjà demandé à Derek de le faire.
Meredith : Alors, je n’ai plus besoin de m’inquiéter. Derek va t’opérer et tout rentrera dans l’ordre.
Derek : Meredith tu sais très bien que chaque opération...
Meredith : Comporte des risques et encore plus sur le nerf optique, oui je sais. Mais tu es le meillur alors je suis sereine... En profitant que l’inquiétude ne prenne pas place maintenant, Richard lève-toi, je vais te faire tes examens.
Les examens fait, j’emmenais les résultats dans le bureau de Derek où celui-ci m’attendait. Nous les étudions très sérieusement.
La porte s’ouvrit, nous nous tournions dans sa direction.
Richard : J’ai une opération à effectuer, Derek.
Derek : Entres. Tu es dans l’incapacité de faire une quelconque intervention chirurgicale. Tu dois l’annuler.
Richard : Ce sera peut-être la dernière de ma vie, je veux la faire, Derek.
Derek : À une seule condition, Meredith t’assistes.
Meredith : Je suis d’accord.
Richard : Aucun problème pour moi.
Derek toujours en regardant Richard : Meredith si tu vois qu’il fait quelque chose d’anormal, n’importe quoi... Tu bippes ta mère pour qu’elle prenne le relais et tu m’appelles ensuite.
Richard : Tu ne crois pas que c’est un peu trop....
Derek : Dans une situation tout à fait ordinaire, tu serais déjà allongé dans un lit alors non, je crois qu’en ce moment je ne fais que le strict minimum.
Richard : Bon, très bien. Meredith viens je vais t’expliquer un peu le cas avant qu’on aille se préparer.
L’opération s’est bien passée, la patiente va sûrement s’en sortir. Je rejoins rapidement Derek dans son bureau.
Assis derrière son bureau, il écrit quelque chose.
Meredith : T’écris quoi ?
Il sursaute légèrement, et referme le cahier où il rédigeait je ne sais quoi.
Derek : Rien, je ne fais rien d’important.
Meredith : Tu veux redevenir le mari exemplaire ?
Derek : Non, ça... Je ne pourrais pas.
Meredith : Alors il n’a plus qu’une chose à faire...
Derek : Divorcer ?
Meredith : Non, avant cela, faut l’admettre et j’imagine que c’est dur et encore une fois j’en suis navrée parce que c’est en partie de ma faute, mais il faudra un jour ou l’autre reconnaître que ton mariage est terminé, Derek...
Derek : Concentrons-nous sur Richard !
Nous avons passés la matinée sur le cas.
Meredith : Je vais manger, tu veux venir avec moi ?
Derek : Non, va rejoindre tes amis. Sinon, tu vas devoir me supporter toute la journée et vu l’humeur dans laquelle je suis, c’est certainement pénible.
Meredith : Si tu as besoin de moi pour parler, pour avoir une épaule sur laquelle pleurer, si...
Derek : C’est bon, je n’ai pas besoin de toi. Je vais m’en sortir tout seul.
Meredith : Ok, mais si... Ce que je veux dire c’est que je suis là.
Derek : Je sais et je t’en remercie, mais pour le moment je préfère être seul.
Meredith : Viens me chercher ou bipe-moi, si tu changes d’avis.
Je sors de son bureau, je marche jusqu’à la cafétéria pour y retrouver mes amis. Je prends un plateau et viens m’asseoir à leur table.
Nous parlons de notre journée, j’ai pris le soin de ne pas citer le nom de mon patient. Un certain temps est passé et nous ne sommes plus que trois.
Cristina : Meredith...
Meredith : Quoi ?
Cristina : Derek te regarde.
Meredith : L’une d’entre vous pourra vider mon plateau ?
Izzie : Bien sûr, je le ferais.
Meredith : Merci.
Je me lève, me retoune et son regard n’est plus posé sur moi, mais sur la table des chefs de services, où deux d’entre eux sont en train de manger heureux.
Je m’aproche de lui.
Meredith : Viens, on va autre part.
Derek : Ils font comme si de rien était, comme s’il ne m’avaient pas détruit.
Meredith : Et moi, je vais t’aider à te reconstruire. Allez viens...
Derek : Attends je veux les voir quand...
Meredith : Tu lui enfonceras une fourchette dans la nuque, quand tu le frapperas à coups de poing, quand tu essaieras de joindre tes deux mains autour de son cou pour l’étrangler ?
Derek : Je retiens très bien mon sang froid...
Meredith : Oui, au même niveau que moi quand je cuisine, c’est-à-dire très mal dans cette situation.
Nous avons passés le reste de la journée dans son bureau, parlant de l’opération de Richard. Il n’a pas évoquer le sujet de son malheur, je le respecte, il m’en parlera quand il le décidera.
Richard est sur la table, nous dans la salle d’habillage. Il ne parle pas, moi non plus. Je commence à paniquer légèrement mais je ne le montre pas.
Nous rentrons. Dans le bloc, il n’y a que Bailey, ma mère et nous.
Derek : Alors c’est maintenant que tout commence...
Richard : Je crois, oui. Il faut que je respire et que je dorme.
Derek approchait le masque de Richard.
Richard : Attends.
Il le retira.
Richard : Je t’ai choisi parce que j’ai confiance en toi, tu dépasses sûrement toutes les personnes ici... Même Ellis. C’est pour ça que je suis sûr que dans quelques heures, je vais me réveiller et dans quelques temps après, tout sera comme avant.
Derek : Tu as tellement confiance, je ne suis plus le meilleur Richard, je ne sais même plus qui je suis en ce moment. J’ai moins d’espoir que toi sur la réussite de cette intervention...
Richard : Tu auras tout donné, c’est ce qui compte.
Derek approcha le masque de Richard.
Richard : Une dernière chose !
Derek : Tu es bien bavard, toi.
Richard : Ne laisse jamais une femme autre que Meredith te rendre triste au point de ne plus savoir qui tu es. Meredith arrêtes de me regarder comme si j’avais dit une connerie, tu ne pourras jamais le rendre malheureux alors...
Meredith : Alors, il est tant de respirer dans ce masque. À plus plus tard Richard.
Les yeux de Richard se fermaient peu à peu.
Moi, les yeux bien ouverts je regardais Derek et Bailey parlés.
Bailey : Docteur Sheperd vous ne pouvez pas...
Derek mettant une main sur l‘épaule de Richard : Je suis désolé...
Sans un regard vers nous, les trois chirurgiens présents, il partit du bloc.
Je le rejoignis en courant, évitant de justesse de me faire écraser par la porte coulissante.
Il avait une main sur la poignée.
Meredith : Ne sors pas, au risque de le regretter.
Derek : Je ne peux pas faire cette opération, je ne peux pas y arriver. Pourquoi il m’a demandé à moi ?
Meredith : Parce que tu es le meilleur et ça pour encore longtemps.
Derek : Je ne suis plus rien...
Meredith : Arrêtes ! Arrêtes Derek ! Qui m’a aidé quand j’étais dans un pire état que le tien ? Toi. Qui va t’aider a surmonté cette épreuve ? Moi. Et tu vas... Nous allons y arriver ! Mais pour le moment, laisse tes soucis de l’autre côté du bloc et sauve Richard. Je t’en prie, Derek...
Derek : Je suis désolé, j’aurais aimé pouvoir le faire, mais c’est au dessus de mes forces. Trouves quelqu'un d’autre.
Meredith : Qui ? Donne-moi le nom d’un neurochirurgien aussi doué que toi et à ce moment là, j’irais le chercher.
Il n’avait pas arrêter de regarder la porte, celle qu’il ne devait pas franchir au risque d’avoir des remords. Pour la première fois de la conversation, il s’était retourné.
Derek : Grey.
Meredith : Je sais que ma mère est douée, mais pas autant que...
Derek : Toi. Je parle de toi Meredith !
Meredith : Je suis interne. Juste interne.
Derek : Une brillante interne.
Meredith : Peut-être mais... Je...
Derek : Tu quoi ?
Meredith le regardant au plus profond de ses yeux couleur océan : D’accord. Je ferrais cette opération avec toi... Après tout, on s’est entraînés ensemble alors je peux y arriver. Maintenant que j’ai enlevé la moitié du poids qui pesait sur tes épaules, mets calots, masque et gants et c’est parti !
Il se prépara pendant que moi je restais appuyée sur le lavabo.
Derek : Tu as réussi à me convaincre de continuer, alors qu’est-ce qui te tracasses ?
Meredith : Je n’aurais jamais imaginé cela comme ça... Je n’aurais jamais pensé que la première fois que je ferrais plus qu’observer et tenir un écarteur, ce serait sur une intervention avec Richard sur la table.
Derek : Je n’aurais jamais cru que j’allais opérer Richard.
Meredith : Prêt ?
Derek : Oui, enfin. Mais la porte elle est...
Meredith : Laisse tomber la porte, vas-y.
Nous avancions tout les deux vers la table. Cette même table où notre collègue et ami était installé anesthésié. Cette table que d’autres surnomment : le billard.
Et le voilà qu’il reperdait tout ces moyens. Non, Derek, tu ne peux pas me faire ça.
Il regarde dans le vide...
Meredith : Derek...
...Puis se tourne vers moi. Il me fixe, je lui donne une partie de ma force et mon courage.
Meredith : Quatres mains pour un cerveau.
Derek : Quatres mains pour un cerveau...
Ellis : Qu’est-ce que vous avez fait à la porte ?
Meredith : C’est Derek qui l’a bloquée.
Derek murmurant à Meredith : Qu’est-ce que tu racontes ?
Meredith : Si tu réussis l’intervention, elle ne te fera pas payer alors que moi...
Derek : Tu te sers de moi, là ?!
Je lui souris.
Il s’empara d’un scalpel, puis commença l’intervention.
Un silence. Un silence s’imposa devant ces deux êtres. Ces quatre mains qui s’entremêlaient ou se contournaient. Ces deux cerveaux en ébullition pour sauver leur supérieur. Ces deux êtres qui se complétaient dans chacun de leur gestes...
Un silence. Un silence pour ne pas nuire à leur concentration... Ou un simple silence d’admiration. Il n’y avait pas à se poser la question, il fallait choisir les deux options.
Trois jours après, Richard allait bien mais avait tout de même besoin de repos. Derek lui avait ordonné de rentrer chez lui, ce qu’il avait accepté difficilement. Dix jours après, il était revenu. Si quelqu’un le rencontrais maintenant, il ne saurait pas que notre chef-adjoint avait eu besoin d’une intervention chirurgicale. Derek lui avait donné l’autorisation d’opérer à nouveau.
Aujourd’hui, je commence à dix heures. Derek est déjà parti à l‘hôpital. J’ai retrouvé mon lit et ma chambre blanche, il faut vraiment que je fasse quelque chose à cette pièce. Mais le temps ne me le permet pas, les horaires d’internes sont assez dures à gérer.
Ensemble, Derek et moi, nous avons quand même déballés quelques dizaines de cartons qui étaient encore dans le salon. Même si comme quasiment le reste de la maison, il n’y a aucunes couleurs sur les murs c’est tout de suite plus gai. Je vais vous parler de l’état de Derek.
Il ne s’est pas beaucoup amélioré, mon meilleur ami est toujours aussi triste, j’essaie de le faire sourire, de lui changer les idées, mais même s’il passse de bons moments, peu de temps après il se renferme dans son malheur.
Ah tiens en parlant du loup, je viens de recevoir un SMS de sa part.
« Je suis désolé... »
Que veut-il dire par là ? Pourquoi ? Pourquoi est-il désolé ?
Je l’appelle.
« Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Derek Sheperd. Veuillez laissez un message ou me rappeler ultérieurement. À plus tard. »
Bip Bip Bip.
Mon dieu, ça m’inquiète tout ça !
Je monte dans ma voiture, évidemment au moment où il faut surtout pas m’énerver, ça circule mal.
Enfin arrivé sur le parking, je vois des dizaines de personnes dehors. Blouse blanche pour la plupart.
Qu’est-ce qui peut bien se passer ici ?
J’essaie de me frayer un chemin dans tout ce monde.
Meredith : Excusez-moi... Pardon...Excusez-moi...
Une femme m’arrête.
Cristina : Ça doit être dur de le voir comme ça ?
Toutes les personnes s’écartent, nous laissant dans une espèce de cercle.
Meredith : Qui ?
Cristina me regardant surprise :...Derek.
Je fais un tour sur moi-même regardant les personnes qui m’encerclent.
Meredith : Je le reconnaîtrai de près comme de loin avec sa touffe de cheveux bruns et bouclés... Où est-il ?
Je suis de nouveau face à Cristina.
Je suis là bouche bée, je ne prononce plus un mot. Je ne regarde qu’elle, son visage au trait asiatique, ses yeux marrons dans lesquels je ne vois aucunes failles.
Je frissonne, non pas parce que Cristina a les yeux légèrement bridés, ni pour leur couleur, et encore moins parce que je ne vois pas de faiblesse.
Je frissonne pour la direction que me montre son bras tendu vers le haut.
Sachant que Derek ne vit pas sur un petit nuage en ce moment, je pense directement au toit.
Meredith : Dis-moi que je suis dans un cauchemar et que je vais me réveiller ?
Cristina : Je suis désolé...
Meredith : On est le premier avril ?
Cristina : Non.
Meredith : Alors c’est une mauvaise blague ?! Chapeau, c’est génial, vous avez réussi à me faire peur... maintenant il peut redescendre !
Cristina : J’aurais aimé que ce soit le cas, mais encore une fois je suis dé...
Meredith en criant : Tais-toi !
Je m’appuie sur mes cuisses.
Meredith : Excuses...
Je m’assoie par terre, sur le sol goudroné. Recrovillée, les coudes sur les genoux, ma tête entre mes mains.
Meredith : Il n’a pas le droit de faire ça !
Richard : Aucune lois l’en empêche.
Meredith : Il n’a pas le droit ! Il n’a pas le droit de m’abandonner !
Richard : Meredith...
Meredith : S’il revient maintenant, je le tue.
Alex : Au moins, s’il saute, tu n’auras pas besoin de l’achever, tu auras toujours la conscience tranquille.
Meredith : Si tu redis encore une seule chose du genre, c’est toi que je frapperais.
Cristina : Meredith...
Je relève la tête.
Cristina : Tu pleures.
Meredith : C’est faux.
Cristina : Tes yeux sont brillants et des larmes coulent sur tes joues, tu pleures Meredith...
Je ferme les yeux, essuie l’eau salée présente sur mon visage. Je regarde le vide, pensant au passé.
Je me lève brusquement et marche fermement droit devant moi. La police est là. Sans attendre, sans réfléchir, je passe dessous la banderole sans la faire bouger. Le plus silencieusement possible. Je marche.
... : Ne bougez plus !
Je m’arrête, levant les mains.
Un flic à ma gauche : Je vais devoir vous fouiller.
Meredith : Si c’est vraiment nécessaire.
Je me tourne vers la droite, regardant un autre des quatre hommes.
L’homme : Pourquoi êtes-vous venu dans une zone réservé à la police ?
Meredith : Vous êtes plus que quatre, n’est-ce pas ?
L’homme : Non, nous sommes tous là.
Meredith : Alors qui est là-haut ?
L’homme : Nous attendons les ordres de notre chef pour faire quoique ce soit.
Meredith : Où est-il ?
L’homme : Je n’en sais rien, il va venir.
Meredith : Génial ! Quand ?
L’homme : Bientôt.
L’homme qui me fouillait : C’est bon, vous pouvez partir.
Je m’avance vers la banderole que je vais devoir franchir de nouveau. Je me retourne, je le regarde une dernière fois avant de partir de cette zone.
Partir ? Je ne peux pas. La seule chose que je trouve à faire c’est d’avancer. Les hommes me disent d’arrêter.
Pourquoi ? Pourquoi tu me mets dans cet état Derek ? Pourquoi mes membres ne m’obéissent plus ? Pourquoi je tombe lentement au sol ? Pourquoi mes yeux se ferment progressivement ?
Homme : Mademoiselle !
Je l’entend crier, je le sent me retourner.
Homme : Mademoiselle !
Meredith : Hum...
J’ouvre péniblement les yeux.
Homme : Bien, vous êtes toujours avec nous. Il faut que vous partiez maintenant.
Meredith : Non, je veux rester ici.
Homme : Pourquoi ?
Meredith : J’en sais rien.
Homme : Levez-vous.
Meredith : Non.
Il réfléchit un instant.
Homme : Vous voulez rester pour voir votre ami s’écraser sur le sol à quelques mètres de vous, c’est ça ?!
Je me lève à une vitesse folle et me place devant lui.
Meredith : Il ne va pas tomber, il ne va pas sauter ! Tout simplement, parce que je vous demande qu’une chose : Faîtes votre boulot ! Je veux faire le mien, mais à cause de ça, je ne peux même pas entrée dans ce bâtiment. Vous devez monter là-haut, lui parler, le convaincre de ne pas sauter...
Il me regardait. Un regard qui me disait de sortir de ce périmètre au plus vite.
Meredith s’éloignant de lui peu à peu : Vous devez le faire. C’est votre devoir. Vous devez le faire !
Je pris la banderole et passa en dessous.
Cristina : Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ?
Meredith : Se faire fouiller est très exitant, je devrais peut-être me changer et y retourner ?
Cristina : Meredith, ton meilleur ami est là-haut !
Meredith : Et tu crois que j’ai oublié ? Tu crois que je ne fais rien ? Tu crois que je ne me casse pas la tête pour tenter de trouver une solution ?! Tu crois ça Cristina ?
Cristina : Non, bien sûr que non mais...
Meredith : Alors tais-toi !
Richard : Meredith, calmes-toi...
Meredith : Comment ? Comment veux-tu que je me calme dans cette situation ?
Il s’approche de moi et me serre dans ses bras.
Richard : Je crois que c’est la première fois que je te vois pleurer...
Meredith : Je ne pleures jamais. Je ne pleure pas là...
Richard : Alors ton coeur pleurs à la place.
Meredith : C’est pas le moment de philosopher. Il y a une chose beaucoup plus importante à régler...
Richard : Tu as raison, mais qu’est-ce que tu vas faire ?
Meredith : S’il saute, si Derek saute, je quitte cet hôpital, je démissione.
Richard : Meredith , tu sais très bien que...
Meredith : Je sais très bien que je peux reprendre ma vie comme je l’ai laissé, je ne dis pas que la chirurgie ne me plait pas, parce que ce n’est pas le cas. Mais ma principale motivation, mon objectif c’est d’être à sa hauteur voire de le surpasser en neurochirurgie.
Richard : Dans chacun des cas je suis sûr que tu y arriveras.
Meredith : Mais je ne veux pas le faire, s’il n’est pas là pour me féliciter. Pour m’enseigner tout ce qu’il sait. Je ne veux pas y arriver sans lui.
Richard : Ce n’est pas une raison pour...
Meredith : Si au contraire, comme ça toi aussi tu es dans une situation impossible. Je peux très bien retourner d’où je viens et reprendre mon...
Je m’écarte de lui en souriant.
Meredith en regardant vers le haut : Il n’a pas encore sauté...
... : Non, je crois qu’il n’en a pas vraiment envie, qu’il est en pleine réflexion.
Meredith : Enlevez votre main de mon épaule... Merci. Vos propos sont contradictoires Addison, « Il n’en a pas vraiment envie », là c’est positif et tant mieux. Mais « il est en pleine réflexion » ça veut dire qu’il peut sur un coup de tête se laisser tomber et dans ce cas je ne survivrai pas moralement.
Addison : Vous tenez vraiment à lui ?!
Meredith : Pourquoi cette question inutile ?
Addison : Je suis persuadée qu’il a pensé à moi et Mark quand il est allé là-haut, mais maintenant en restant au même endroit depuis environ une heure, il pense certainement à vous et il va revenir ça aussi, j’en suis persuadée...
Meredith : Arrêtez ! Arrêtez de vous persuader ! Quand j’étais encore gamine, je me suis persuadée que j’aurais une vie sans problèmes, que tout ne serait que bonheur. Comme un véritable comte de fée. Et résultat : là seule chose que je trouve aujourd’hui, c’est mon meilleur ami qui tente de mettre fin à sa vie ! Alors arrêtez de vous leurrer...
Richard : Meredith...
Je me déplace un peu et commence à m’étirer. Je ne sais pas ce que pensent tous les personnes présentes de mon comportement et je m’en fiche royalement.
Ellis : Qu’est-ce que tu fais ?
Meredith : Ça ne se voit pas assez ?
Ellis : Tu te donnes en spectacle ?!
Meredith : Certainement pas, je réfléchis. Après si tout le monde me regarde ce n’est en aucun cas de ma faute.
Ellis : À quoi réfléchis-tu ?
Meredith : À comment ramener Derek Sheperd, mon meilleur ami mais aussi le meilleur des neurochirurgiens à la raison. C’est mon principal sujet, le deuxième étant : « Comment faire taire Ellis pendant ma précieuse réflexion ? ».
Ellis : Tu n’as pas le droit de me parler comme ça.
Meredith : Je suis plus que majeure, j’ai le droit de faire ce qui me plait. Et ne me contredis pas, surtout quand j’essaie de ne pas te faire perdre 25% de la réputation de ton service.
Ellis se tut.
Meredith : C’est comme ça que tu comprends les choses ? Tu considères Derek comme un « 25% » mobile et talentueux ?
Ellis : Non, j’ai de l’admiration pour Derek.
Meredith : Ouais, c’est sûr... Hey Alex, tu veux pas faire quelques pompes avec moi ?
Alex : Quoi ici mais t’es folle ?
Meredith : Oh, c’est pas grave je proposais c’est...
... : Je prend la place de Karev.
Je me retourne vers cet homme, je ne croirais pas qu’il ferait ça.
Meredith : Pourquoi vous vous proposez ?
... : Vous venez de dire que vous cherchiez un moyen de sauver mon meilleur ami, s’il faut faire des pompes pour une concentration parfaite alors je les fait.
Meredith : Vous le considérer toujours comme votre meilleur ami ?
Mark : Je ne devrais plus ?!
Meredith : J’en sais rien, lui seul vous le dira.
Mark : Alors on en fait combien ?
Meredith : Cinquante.
Mark : Quoi ? Non, c’est trop...
Meredith : Vingt-cinq, c’est bon ?
Mark : C’est parti !
Les deux personnes commencèrent leurs pompes. Izzie et Cristina comptaient discrètement celles-ci. Ce petit spectacle fini,Mark s'arrêtant à la vingtième; Meredith se releva.
Meredith : Il n’a pas sauté, c’est terminé.
Cristina : Il est toujours au même endroit, Meredith. Rien n’est fini pour l’instant.
Mark : Qu’est-ce que vous allez faire ?
Meredith : Vous auriez pu m’aider s’il y avait une femme dans le lot, mais malheureusement ce n’est pas le cas. Alors, je vais me débrouiller comme une grande...
Mark : Les draguer, c’est ça votre solution ?
Meredith : Un seul suffira, du moins je l’espère. Après, si vous avez une autre solution, je prend.
Mark : Désolé de ne pas pouvoir vous aider...
Izzie : Ça doit être dur...
Meredith : Quoi ?
Izzie : De voir un ami là-haut.
Meredith : C’est vrai, mais j’ai déjà vécu des choses pire alors...
Izzie : Pire que ça ? J’aimerais bien savoir.
Meredith : Un jour peut-être.
Je me retourne et me dirige vers ma voiture, je m’attache les cheveux en queue de cheval, je change de veste - au lieu de ma blouse, je prend la veste noire qui est à l’arrière du véhicule - je ferme la porte arrière et m’empare deux éléments dans la boite à gants.
Cristina : Qu’est-ce que tu fais ?
Meredith : Je me prépare.
Cristina : À quoi ?
Je prends la photo posé sur le levier de vitesse.
Meredith : Peut-être aux derniers moments que je vais passer avec Derek.
Cristina : Tu viens juste dire qu’il ne sautera pas !
Meredith : Je ne suis sûre de rien.
Cristina : Qu’est-ce que tu tiens dans les mains ?
Meredith : Tu l’as donneras à Richard.
Cristina : Vous êtes heureux sur cette photo.
Meredith : J’espère que ça continuera.
Cristina : Vas-y. Vas draguer les quatre flics, vas faire ce que tu veux, mais rammène-le-nous.
Je ferme la voiture et avance.
Je marche droit devant moi, sans me soucier des autres, sans cesser de penser à Derek.
Je saisis la banderole, la soulève un peu et passe. Les policiers me voyent tout de suite entrer.
Policier : Encore vous ?