HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

Le secret de ma vie

Série : Grey's Anatomy
Création : 07.08.2008 à 17h26
Auteur : Spyfafa 
Statut : Terminée

« J'aimerai l'écrire seule !  » Spyfafa 

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Meredith : J’ai été beaucoup moins discrète cette fois, je veux juste vous parler.

Policier : Allez -y.

Je m’approche de lui, les autres se méfient.

 

Meredith : Où est votre chef ?

Policier : Il ne va pas tarder à arriver.

Meredith : Ça fait déjà trop longtemps...

Policier : Il va arriver je vous dis !

Meredith : Je peux entrer ?

Policier : Non, pourquoi j’aurais changé d’avis depuis tout à l’heure ?

Meredith : Juste comme ça. Vous ne vous ferez pas sanctionner par votre chef, ne vous inquiétez pas.

Je replace ma veste laissant apparaître le badge du FBI.

Meredith : Je peux entrer cette fois ?

Policier ne s'apercevant de rien : Vous êtes tenace.

Un autre s’approchant : Laisse-la entrer.

 

Ils partaient tous les deux.

Policier : Pourquoi ?

L’autre : Sa ceinture, regarde-là.

Policier : Pour ... Oh c’est pas vrai...

Ils se rapprochent de moi.

 

Meredith : Et si c’est bien la vérité. Vous changez d’avis maintenant ?

Policier : J’ai vraiment le choix ?!

Meredith : Il faut juste que vous soyez prêt à ne rien dire à toutes les personnes qui nous entoure. De plus, donnez ça à votre chef, s’il arrive un jour.

Je lui tend ma carte.

Meredith en chuchotant dans son oreille : Et l’excuse que j’ai mis en place c’est de draguer un flic. Alors s’il vous plaît continuez dans ce sens...

 

Je ne perds pas une seconde de plus et court jusqu’au hall, monte quatre à quatre les marches jusqu’au toit.

Je m’approche à pas rapide du bord.

Meredith : Je ne vais pas t’empêcher de sauter... Tout simplement parce que je n’en ai pas le droit, mais s’il te plaît... reste.

Derek : Si je décide de partir, tout le monde m’oubliera très vite.

Meredith : Ça va vraiment paraître égoïste, parce que ça l’ait... Mais tu as pensé à moi ? Comment veux-tu que je t’oublie ?

Derek : Peut-être que tu ne pourra pas le faire, mais tu seras bien la seule...

Meredith : J’ai parlé avec Mark...

Derek : Stop.

Meredith : Il te considère toujours comme son meilleur ami.

Derek : Il peut toujours rêver pour me retrouver cet idiot !

Meredith : Il m’a aidé pour arriver ici.

Derek : Tu n’avais besoin de personne pour ça.

Meredith : Richard et beaucoup d’autres m’ont aidé... moralement.

Derek : Alors si je décide sauter, tu finiras par m’oublier, ce sera long et dur mais tu y arriveras avec eux.

Meredith : Arrêtes ! Arrêtes de dire ça ! Arrêtes de faire comme si tu allais mourir !

Derek : C’est sûrement ce qui va se passer, parce que je ne peux plus revenir en arrière maintenant; c’est fini.

Meredith : Derek ne dis pas ça...

Derek : Meredith, qu’est-ce que tu fais ?


Spyfafa  (03.10.2008 à 15:47)

- En bas -

Deux secondes après le départ de Meredith vers l’hôpital. Le chef de l’équipe était arrivé. Il passa dans la zone réservée.

Chef : Vous avez fait passer une personne à l’intérieur ? Mais qu’est-ce qui vous a pris ?

Richard de l’extérieur du périmètre : Tenez (en tendant la photo) c’est elle.

Chef : Elle... Comment est-elle entrée ?

Policier : Désolé chef, c’est honteux. Mais disons qu’elle ... Elle est ravissante et elle insitait alors j’ai cru bien faire...

Chef : Juste parce que vous l’a trouvé belle, vous l’a faite entrée. Mais qu’est-ce qui vous a pris, bon sang ?

L’autre : Chef, venez.

Il l’avait emmené à l’écart, lui avait montré discrètement sa carte.

Chef : Je me disais aussi que je la reconnaissais... Mais alors pourquoi il fait son cinéma ?

L’autre : Elle nous a dit qu’aucune de toutes ces personnes était au courant; et que son excuse pour venir était « je vais essayer de draguer un flic » alors...

Chef : Elle me surprenda toujours, bon je vais continuer de m’énerver sur lui dans ce cas.

Le quatrième qui n’était jamais intervenu auparavant : Chef je crois qu’il faut que vous regardiez ça...

 

Le supérieur s’avança vers son homme, lui prit les jumelles qu’il tenait dans ses mains.

Chef : Mais que fait-elle ?

Le quatrième : C’est bien ce que je me demande...

 

Cristina : Me dîtes pas qu’elle est...

 

Le supérieur s’avança au milieu et regarda toutes les personnes présentes. Chef : Il ne faut en aucun cas vous inquiétez pour votre amie ou votre collègue ! Je sais que cela fait beaucoup à digérer pour une seule matinée, mais surtout ne vous inquiétez pas ! Nous contrôlons la situation.

Cristina : Vous ne contrôlez rien du tout !

Chef : Calmez-vous mademoiselle, je vous en prie. Le silence sera beaucoup plus efficace pour suivre la suite des évènements...

Mark : Parce que vous n’allez pas envoyer un de vos hommes sur le toit ? Mon meilleur-ami est là-haut depuis déjà des heures et vous ne faîtes toujours rien !

Richard : Docteur Sloane, je vous demanderais de vous reprendre ainsi qu’à toutes les personnes ici. J’ai confiance en Meredith, si depuis le début elle nous dit que le Dr Shepperd ne sautera pas, je la crois et vous devriez tous en faire autant ! Ayez confiance en elle ! De plus, pour ceux qui sont plus attaché à Derek, ayez confiance en Meredith et à toute l’influence qu’elle a sur lui. Mais maintenant s’il vous plait je voudrais un peu de silence !

 

 

Tout le monde se tut.

Certains priaient, d'autres espéraient sans faire appel à une quelque conque religion.

Certains murmuraient quelques paroles inaudibles, d'autres commençaient déjà à pleurer.

Mais tous, regardaient vers le haut.


Spyfafa  (05.10.2008 à 16:10)

- En haut -

 

Derek : Meredith, qu’est-ce que tu fais ?

Meredith : Je me met au même niveau que toi.

Je descendais sur la plate-forme qui m'était encore inconnue, m'accrochant à la barre de fer. Me voilà plaquée contre la paroi de l'hôpital, pieds sur la plateforme qui devait faire pour je ne sais quelle raison le tour du bâtiment.

Derek : Pourquoi ?

Meredith : Pour être encore plus près de toi, pour te parler sans me pencher et voir le vide en dessous de nous.

Derek : Ne lâche pas cette barre Meredith !

Meredith : Ce n'est pas elle qui décidera si ma vie se finit tout de suite ou si j'ai encore quelques années.

Derek : Attends un peu, de quoi parle-t-on là ?

Je m'approche pas à pas de lui, restant bien collée au mur.

Meredith tendant sa main : Donne-moi ta main.

Il joignit sa main à la mienne.

Derek : Répond à ma question maintenant.

Meredith : Si tu sautes, emmène-moi avec toi.

Derek : Non.

Meredith : Pourquoi ?

Derek : Pourquoi ? Tu me demandes pourquoi ? Mais qu'est-ce qui te passe par la tête ?

Meredith : Et qu'est-ce qui se passe dans la tienne Derek ?!

Il ne répondit pas, il ne savait répondre à ça.

Meredith : Tu crois que si tu sautes je m'en sortirai ? Tu as tord, je mourrais à petit feu.

Derek : Je ne suis pas ta vie Meredith.

Meredith : Je suis d'accord mais tu en es une grande partie. Ça fait plus de dix ans que je passe avec toi.

Derek : Je suis parti sept ans.

Meredith : C'est pas ce qui m'a empêché de penser à toi. Alors je le redis, si tu sautes ne lâche pas ma main.

Derek : Je ne ferais jamais ça.

Meredith : Ça va vraiment te paraître surprenant, mais si tu sautes ne lâches pas ma main et embrasse-moi.

Derek : Euh... Encore une fois pourquoi ?

Meredith : Je n'aurais jamais imaginé que je te le dirais dans ces circonstances. Mais j'ai pas le choix si c'est le dernier jour de ta vie faut que tu le saches : Je t'aime.

Derek : ...

Meredith : Comme un service, fais-le si tu sautes. Si tu ne sautes pas, reste mon meilleur ami. Un simple meilleur ami, je ne veux rien de plus. Notre relation actuelle m'apporte déjà tout ce que j'ai réellement besoin, même si un jour je souhaite que ça devienne encore plus fort. Seulement ce n'est que dans un futur lointain.

Derek : Je ne m'attendais vraiment pas à ça pour aujourd'hui.

Meredith : Et tu crois qu'en me réveillant ce matin, je pensais que tu serrais en haut du bâtiment.

Derek : Non, je ne pense pas.

Meredith : Il y a des jours comme ça, où tout nous semble irréels. Il y a des jours où la routine s'estompe et fait place à des choses plus étonnantes, tristes ou au contraire magnifiques. De temps en temps même, plusieurs sentiments sont mélangés dans un seul instant.

Derek : Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas si je dois sauter ou pas. Je ne sais pas. Il y a des dizaines de questions qui me passent par la tête et aucune à de réponses claires. C'est pour ça que je reste aussi longtemps ici. J'essaie de trouver des réponses.


Spyfafa  (07.10.2008 à 18:50)

Meredith : Personnellement, je préfère réfléchir allongée sur mon lit qu'ici...

Derek : Je ne suis pas comme les autres.

Meredith : Ça c'est sûr !

Derek : Comprend-moi, je ne veux pas remonter et donner de faux espoirs aux personnes qui m'entourent, si je pense que je vais redescendre ici dans quelques jours. C'est mal.

Meredith : Je comprend, alors prend tout le temps qu'il te faut pour réfléchir. Je t'attends et si tu veux je peux même t'aider à trouver des réponses.

Derek : Non, je n'ai pas besoin de toi cette fois.

Meredith : Comme tu voudras. Je me tais en attendant ton choix. Ton choix qui j'espère tu penseras le meilleur.

Un silence s'installa, je caressais sa main tout en regardant la vue que j'avais d'ici, mais que je préférais voir du centre du toit.

Derek : Meredith...

Meredith : Si c'est ce que tu t'apprêtes à demander, je n'ai pas peur de mourir.

Le silence reprit sa place pour quelques minutes encore.

Meredith : Tu veux sauter ?

Derek : Oui. Je... je ne sais pas.

Je m'approche de lui, m'accroche à la barre, me retourne face à lui, devant lui. Je le serre d'un bras, l'autre étant fortement accroché au cylindre de fer.

Meredith : Fais le bon choix.

Je la regardais, cette femme qui avait tout fait pour monter jusqu'ici.

Je lui caressais doucement les cheveux, ceux qui sentent délicieusement la lavande chaque matin.

Je sentais la pression qu'elle exerçait de son bras pour se sentir près de moi.

Et j'imaginais rien qu'un instant que ce serait la dernière fois, qu'on partagerait cet instant.

Toutes les questions que je me posais, avaient peu à peu trouver une réponse.

Une larme coula sur ma joue, non je ne peux pas la quitter.

Je pourrais partir loin, sur un autre continent, dans un désert où personne ne me retrouverais.

Mais une chose est sûre je ne pourrais jamais partir sans elle.

Elle, cette femme. Ma meilleure amie. Je ne veux jamais la faire souffrir.

 

 Je la regarde, elle me fixe.

Meredith : Je recule ou j'avance ?

Derek : Tu fais deux pas vers ta droite et tu avances.

Elle commença à s'exécuter, s'arrêtant face au mur tenant la barre fermement. Je me retournais sur moi-même à mon tour, répétant ses gestes à l'identique.

Nous nous élevions grâce à la force de nos bras, basculèrent nos jambes jointes d'un côté, pour se hisser sur le rebord. Nous redescendions sur le toit. Beaucoup plus large et sécurisé.

Elle s'empressa de me serrer de toutes ses forces. Je déposais légèrement ma tête sur son épaule.

Meredith : Tu as fait le bon choix.

Derek : Je pense aussi.

Meredith : Merci, merci d'être toujours là Derek. À l'avenir essaie de me faire moins de frayeur de ce genre, s'il te plait.

Derek : Je ferrais mon possible Meredith.

Meredith : Merci. ... Oh j'ai eu tellement peur que tu sautes.

Derek : Je sais, mais c'est fini maintenant.


Spyfafa  (08.10.2008 à 12:49)

On restait encore un peu ici, profitant de cet instant qui nous redonnait de la force. Cette pause, notre pause : serrer l'autre dans ses bras.

Meredith : On va rejoindre les autres maintenant ?

Derek : Oui.

Je repris ma veste, replaça mon badge à ma ceinture. Nous redescendions par l’ascenseur, jusqu’au rez-de-chaussée.

 

Nous sortons du bâtiment, nous arrêtions près du chef de l’équpe de police.

Chef : Bonjour.

Meredith : Vous... Tu... Vous auriez quand même pu vous dépêcher de venir ! Faire votre boulot, c’est vraiment pas marrant.

Chef en souriant : Toutes mes excuses.

Meredith : Et arrêtez de sourire, ça ne marche pas avec moi !

Derek s’incrustant : Tu rigoles j’espère, ça marche très bien !

Meredith : Pas besoin d’en rajouter, toi.

Derek : Mais c’est mon option quand je veux tout savoir, alors peu importe qui vous êtes je vous interdis de lui sourire !

Meredith : Il y a trois secondes on parlait de suicide et maintenant on parle de sourire magnifique.

Derek en souriant : Sourire magnifique, tu dis ?

Meredith : Allez hop, on arrête toute conversation. Toi, tu viens avec moi jusqu’à la voiture et se tournant vers le chef toi, tu trouves mon numéro dans l’annuaire et si tu le désires tu m’appelles.

Je m’avançais accompagnée de Derek vers cette limite, cette limite que j’avais franchi sans en avoir le droit. Je m’avançais et pour la dernière fois, je sortais.

Nous marchions empruntant le chemin laissé par les policiers qui retenait la foule. Les « Dr Sheperd, vous allez bien ? » et autres phrases du genre étaient incessantes. Nous montons dans la voiture en direction de la maison.

 

Aussitôt arrivés, je prenais place dans la salle de bain, une bonne douche pour tenter d’oublier légèrement cette matinée, ne me ferait pas de mal. Un doux moment de détente et je sortis, les cheveux encore mouillés de cette pièce. Je fonçais dans ma chambre me changer, pendant ce petit trajet, j’aperçu Derek assis le canapé.

Je me change, je m’apprête à sortir quand je le vois dans l’encadrement de ma porte.

Meredith : Qu’est-ce que tu fais ?

Derek : J’admire ce que j’aurais perdu si j’avais fait le mauvais choix.

Meredith : Plus personne habiterait ici, si tu avais fait l’autre choix.

Derek : Probablement oui.

Meredith : Tu n’es pas fatigué de tout ça ?

Derek : Pas trop. Tu veux que je fasse quelque chose de spécial à manger pour ce midi ?

Meredith : C’est toi qui décides.

Derek : Tu n’as pas envie d’un plat précis ?

Meredith : Pourquoi tu me demandes ça ? Tu fais à manger presque tous les jours...

Derek : Je pensais que pour oublier ou apaiser cette journée, je pourrais faire quelque chose que tu aimes.

Meredith : Fais ce que tu veux, tu connais mes goûts.

Derek : Ok.

Meredith : Je vais dormir un peu, tu me réveilles quand tout est prêt ?

Derek : Bien sûr, repose-toi, je te laisse.

Il repart, je m’allonge sur mon lit.

 

Mon téléphone portable sonne. C’est Richard.

Meredith : Coucou mon chef adjoint préféré !

Richard : Bonjour.

Meredith : Je suppose que tu nous accorde notre journée de repos...

Richard : Bien sûr. Merci Meredith, merci de nous l’avoir ramené.

Meredith : Tu crois que je l’ai fait pour toi ou l’hôpital ? Faut pas rêver, je prendrais certainement pas autant de risques, même si je savais ce que je faisais.

Richard : Il va bien ?

Meredith : Disons que ça peut aller,il est probablement presser d’opérer pour redevenir utile.

Richard : C’est pour ça que je t’appelle.

Meredith : Précise un peu.

Richard : La procédure veut que quand un acte comme celui-ci se produit, la personne en question doit avoir l’accord d’un spécialiste pour mettre un pied dans un bloc.

Meredith : Un psy ? Tu veux envoyer Derek chez un psy ?

Richard : Il le faut.

Meredith : Tu crois que Derek n’a pas toute sa tête ?

Richard : Écoute...

Meredith : Attends, tu le connais un peu tout de même, tu penses vraiment qu’il est fou ?

Richard : Pas moi, même si pendant quelques minutes je t’avoue que je l’ai pensé. Maintenant, le procédure est à respecter.

Meredith : Tu m’appelles pourquoi au juste ? Tu veux que je te donne mon avis ? Mon autorisation ? Qu’est-ce que tu veux ?

Richard : Ne t’énerves pas...

Meredith : Si je m’énerve, je suis énervée. C’est une journée étrange et j’aurais préféré ne pas la vivre et là tout de suite tu m’embêtes, tu m’embêtes pour je ne sais quelle raison encore ! Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?

Richard : Tu connais Derek mieux que quiconque à Seattle, je me demandais si tu trouvais utile de lui demander d’aller consulter.

Meredith : Ce n’est pas la meilleure chose à faire, il déteste parler de sa vie à une personne qu’il ne connaît pas.

Richard : Alors quelle est la bonne solution ?


Spyfafa  (13.10.2008 à 19:34)

Meredith : Il se confie librement avec moi, mais je ne suis pas psy et je ne peux en aucun cas signer un papier disant qu’il est apte à opérer.

Richard : Pour toi, est-ce qu’il est capable d’intervenir sur un patient ?

Meredith : Totalement, mais mon avis ne compte pas et quoi que je dise, ou quoi que je fasse ça ne servira à rien. La procédure est là, elle ne peut pas disparaître. Suit les ordres Richard, tu n’as pas d’autres choix que celui-là.

Richard : Tu peux essayer de lui parler ?

Meredith : J’essaierais d’aborder le sujet, mais je ne promet rien du résultat. À demain.

Richard : À demain, vous commencerez qu’à 8 heures.

Je raccroche et tombe rapidement dans un profond sommeil.

 

Je suis ici, assis sur son lit où elle dort paisiblement. Elle sourit tout en ronflant, ce qui je dois l’avouer, est assez marrant à regarder. Je sais que je lui ai fait peur ce matin, je le regrette. Je vais la laisser dormir encore un peu, se détendre et se reposer, elle en a besoin. En tant qu’interne et meilleure amie de Derek Sheperd, sa vie doit être assez pénible quotidiennement. Je souris en disant cela, mais c’est sans doute la vérité.

Je l’admire, Meredith est certainement la femme la plus courageuse que je connaisse. Elle ne montre que rarement ses faiblesses, je ne sais pas vraiment, si c’est une qualité ou un défaut, mais c’est elle; son caractère et sa vision des choses. Montrer sa douleur ou ses craintes ne fait pas parti de ses habitudes.

Au contraire de moi, je lui annonce tous mes problèmes et au jour d’aujourd’hui, ils sont assez nombreux.

En plus d’être courageuse, elle est forte. Elle a due surmonter pas mal d’épreuves pour être ce qu’elle est maintenant. Vous en avez marre ? Oui, c’est vrai je ne fais que la complimenter. Vous voulez un défaut ? Je vais essayer d’en trouver un.

Dire qu’elle ronfle, en est un ? Personnellement, je me suis habitué à ce petit bruit et je trouve ça charmant, même si je ne pense pas que ce soit le bon mot pour qualifier un ronflement. Désolé, là tout de suite, je n’ai pas de défaut à donner.

 

Je place ma main dans la sienne, d’un petit geste elle l’a place sous sa tête. Quelques minutes passent, ces mimiques se font de plus en plus présentes et son réveil imminent.

Meredith : Hey...

Derek : Bien dormi ?

Meredith : Ça peut aller. Derek, Richard m’a appelé tout à l’heure.

Derek : Qu’est-ce qu’il disait ?

Meredith : Il te faut une autorisation d’un spécialiste pour réopérer.

Derek : Un psychologue ?

Meredith : Oui.

Derek : J’irais à ces séances.

Meredith : Vraiment ? Excuse-moi mais ce n’était pas cette réaction que j’attendais de ta part.

Derek : Et tu as bien raison; j’espère juste que je pourrais la faire signer ce fichu papier avec un beau sourire.

Meredith : Voilà à quoi je m’attendais.

Derek : Et cela pourrait marcher dans presque tous les cas; sauf si c'est un homme.


Spyfafa  (15.10.2008 à 18:28)

Meredith : Si on allait manger... Je suis pressée de voir ce que tu nous a fait de bon.

Derek : Ne t’attend pas à un festin.

 

Nous mangions la salade faite avec soin de Derek, tout en parlant.

Meredith : Derek...

Derek : Oui ?

Meredith : Je sais que ça ne va pas te faire plaisir, mais j’aimerais comprendre ...Pourquoi tu es allé là-haut ?

Derek : Pour répondre à des questions.

Meredith : Quand on fait quelque chose du genre, il y a d’autres raisons, je ne sais pas moi ! Tu es triste en ce moment à cause de certains problèmes, tu ne veux pas vivre ainsi, tu ne me supportes plus ? Il y a pleins de raison possibles et imaginables, mais s’agripper à une barre de fer en haut d’un hôpital pour pouvoir répondre à certaines questions n’en fait pas parti !

Derek : Meredith...

Meredith : Dis-moi, ça me rassurait de savoir, comme ça je pourrais me convaincre que tu ne recommenceras pas. Aide-moi Derek !

Derek : Laisse-moi un petit peu de temps, d'accord je te le dirais, ce soir ou même dans quelques heures, mais pas maintenant.

Meredith : D'accord. Merci pour ce repas, je vais faire quelques courses et te laisser réfléchir seul... Tu as besoin de quelque chose ?

Derek : Céréales ! Pénurie de Muesli dans le placard !

Meredith : Va pour les céréales, je n'oublierais pas de prendre un paquet avec un cadeau si j'ai le choix !

Derek : Bien sûr, comme d'habitude !

Je pars de la maison pour faire mes petites emplettes au supermarché du coin.

 

Je sais très bien ce qui m'a fait monté, seulement il faut que je mette au clair certaines questions, celles encore sans réponses.

Deux choix se présentent à moi : - Trouver une réponse                                     

                                            - Cesser de chercher

Pour la plupart, j'ai choisi le second. Pour les autres, celui qui reste. Et je me suis aperçu, qu'après cette longue durée de réflexion, que je pourrais recommencer à vivre normalement, presque comme avant. Les seules différences : sans femme ni meilleur ami.

J'entend la porte de la maison s'ouvrir, puis claquer fortement grâce à un bon coup de pied. J'entrevois Meredith par la porte donnant sur la cuisine. Je me lève du canapé pour la rejoindre.

Derek : Tu as ramenée tout ce qu'il fallait ?

Meredith : Tes céréales... Voilà trois paquets, ça devrait suffire pour deux semaines.

Derek : Arrêtes tu me fais passer pour un goinfre.

Meredith regardant dans le salon : Il n'y a personne d'autre que nous ici.

Derek : C'est vrai, mais imagine que j'ai invité quelqu'un.

Meredith : Il ou elle aurait fait une remarque sur la porte que j'ai fait claquée et aurait su la vérité à propos de toi et de tes céréales. Complètement dingue de tes supers Muesli !

Derek : Je te signale qu'il n'y a pas que moi qu'en mange !

Meredith : Exact.

 Nous continuons de ranger les courses pendant une heure à peu près.

La vérité, c'est que Meredith fait les courses à chaque fois qu'il n'y a plus aucune nourriture dans la cuisine. La raison aussi, pour laquelle je n'ai fait qu'une simple salade ce midi...


Spyfafa  (16.10.2008 à 17:54)

L’après-midi passa bien vite, entre repos devant une télévision, lire un peu de son livre. Le temps filait et personne ne s’en apercevait. J’avais arrêté toutes occupations pour faire la cuisine. Meredith était resté sur le canapé en train de lire, rallant un peu au moment où mon épaule qui lui servait de repose-tête s’était enlevé. Tout avait reprit, comme si ce matin je n’avais pas essayé de jouer avec la mort.

Nous mangions tranquillement devant le journal télévisé. Pour une des rares fois qu’on peut s’informer de ce qui se passe en dehors de la maison et de l’hôpital, nous en profitons. Meredith décida d’aller se coucher tôt, les longues nuits de sommeil sont très espacées, quand elle sont là, il ne faut les lâcher. Quelques minutes après qu’elle soit entrée dans sa chambre, je frappais à la porte.

Meredith : Tu peux entrer !

J’entre, je m’adosse sur le mur.

Derek : Tu m’as demandé des raisons et je vais te les dire. Mais avant, j’aimerai que tu sois sûre que je ne recommencerais pas; je ne veux pas que chaque jour tu t’inquiètes pour moi; je ne veux que chaque jour où je ne t’aurais pas comme interne tu te dises que je suis encore en haut du bâtiment., d’accord ?

Meredith : Tu me dis que tu ne recommenceras pas, je te crois, je te fais confiance.

Derek : Maintenant, je suis monté en haut parce que j’en ai marre de Mark, d’Addison qui font comme si rien de tout ça ne s’était passé. C’est assez dur à gérer, parfois j’aimerais savoir pourquoi ils ont fait ça ? J’aimerais savoir si c’était contre moi ou si la première fois c’est arrivé par erreur ? Il y a quelques questions du genre qui m’énervent tout simplement parce que je veux une réponse, mais aujourd’hui j’ai longuement réfléchi et je n’en aurais sûrement jamais... Mais peu importe. Peu importe, parce je sais que je peux compter sur toi. Peu importe, parce que je pense que je vais réellement faire ces séances chez le psy. Ça va peut-être m’aider...

Meredith : D’accord. Je suis contente que tu trouves enfin la force d’avancer, c’est bien. Tout ne va pas se faire d’un seul coup, mais c’est un bon début. Et pour les séances, sincèrement je pense que ça ne pourra pas te faire de mal...

Elle s’approche de moi et m’enlace, sur la pointe des pieds. Sa tête sur mon épaule, sa douce voix reprend.

Meredith : Bonne nuit Derek.

Derek : Bonne nuit à toi.

Lentement , on se séparait. Elle, en direction de son lit et moi de ma chambre.

 

Les premiers rayons de soleil traversait les volets électriques encore entrouverts. Une petite lumière vint réveiller nos deux chirurgiens, ainsi que tous les autres de cette ville, qui dormaient à point fermés.

 Derek se leva rapidement, au contraire de Meredith qui se replaçait bien confortablement, dans les oreillers qui étaient disposés à côté d’elle. Il prit une rapide douche et s’habilla. En passant par le salon, arrivant dans la cuisine; il s’empara de ses céréales préférées. Il prépara une table avec tout ce qu’ils mangeaient au petit déjeuner. Il alla réveiller Meredith. Ils se préparèrent et prirent la route de l’hôpital.

Derek : Voilà, on est arrivé.

On sort en même temps de la voiture.

Aujourd’hui, je suis déterminé. Prêt à aller voir ce spécialiste. Je quitte Meredith à l’entrée de son vestiaire, lui souhaitant une bonne journée.

Un passage, un étage à monter dans l’ascenseur. Quelques pas à réaliser, ouvrir une porte non fermée à clé. Rien qu’un pas, et total fut l’étonnement.

Derek : Ne me dit pas qu’il a fait ça !


Spyfafa  (19.10.2008 à 18:29)

... : Tu devrais plutôt être content.

Derek : Il a appelé ma soeur et je devrais être content ?

Soeur : Je suis douée dans mon domaine, ça devrait être un honneur pour toi !

Derek : Une horreur Kate ! J’aurais plutôt choisis ce mot ...

Kate : Tu me vexe là !

Il se tourna vers son bureau.

Derek : C’est mon fauteuil, rends-le-moi.

Kate : Tu comptes me parler...

Derek la coupant : Je n’arrête pas là !

Kate se levant du fauteuil : De ce qui s’est passé hier !

Je m’assois dans mon fauteuil, ma soeur en face de moi dans le siège qui lui est destiné, à elle ainsi qu’à tout mes invités.

Derek : Tu es au courant ?

Kate : Bien sûr, il me fallait bien une raison pour me déplacer professionnellement jusqu’à Seattle.

Derek souffla.

Kate : Pourquoi Derek ?!

Derek : Je sais très bien effectuer un interrogatoire.

Kate plus que surprise : Je ne vois pas le rapport.

Derek : Si je sais parfaitement le faire, je sais aussi très bien ne pas y répondre.

Kate : Et moi, je sais parler à mes patients.

Derek : Sauf qu’au lieu d’être ton patient, je suis ton frère et ça c’est une grande différence par rapport aux autres !

Kate : Tu me l’aurait dit si je n’avais pas été appelée hier par ton chef ?

Derek baissa légèrement les yeux.

Kate : Tu n’aurais rien dit ? Mais qu’est-ce qui t’arrives bon sang ? Tu dis que je suis ta soeur, mais je m’aperçois que je ne sais pas grand chose de toi...

Derek : C’est faux.

Kate : Au contraire Derek ! Tu ne me dis pas que tu as failli de suicider...

Derek : Ça date d’hier !

Kate : Admettons, mais ton divorce lui, il date d’hier aussi ?

Derek : Tu ...

Kate : Je ne suis peut-être pas experte pour poser des questions, mais je sais très bien observer !

Derek : Je n’ai pas vraiment envie d’en parler avec toi... Je sais que tu es ma soeur mais, je ne veux pas. Je ne veux pas redire des choses déjà exprimées.

Kate : C’est sur la décision d’une seule personne ou c’est commun ? Je me lève.

Derek : Viens.

Kate : Où ?


Spyfafa  (21.10.2008 à 18:56)

Derek : Tu veux savoir ce qui se passe en ce moment dans ma vie ? Très bien. Tu vas le savoir, mais pas par moi.

Kate : Allons-y dans ce cas.

On sort du bureau.

Kate : Qu’est-ce qu’elles ont toutes ses infirmières ? Bon, je sais que tu es un Shepperd, mais tout de même...

Je souris à cette remarque.

Derek : Ne t’en fais pas pour ça !

Elle posa sa main sur mon épaule.

Derek : Mais ne commences pas à les inciter au meurtre s’il te plait.

Kate : Pas grave, mon petit frère me défendra comme il l’a toujours fait...

Derek : Si je frappe quelqu'un de cet hôpital je risque ma carrière...

Kate : Ma vie est en jeu, peu importe ta carrière !

Derek : Enlèves ta main et arrêtes ton délire.

Elle retira sa main, et arrêta de parler un moment... puis recommença.

Kate : Tu m’emmènes où ? Déjà que cet hôpital est grand, maintenant que tu me fais tourner en rond...

Derek : J’essaie de trouver...

Kate : T’es perdu toi aussi ?

Derek : Mais non, je cherche quelqu'un c’est tout.

Kate : Qui ? Addison, Mark ?

Derek : Ne dis plus un mot ! Tiens, vas t’asseoir là-bas, j’arrive.

Elle alla s’installer sur le brancard que je lui avait désigné.

 

Je me rends près d’un bureau d’infirmières.

Derek : Pouvez-vous bipez le Dr Grey ?

Infirmière : Je pense que vous parlez du chef, plus que vous pouvez opérer aujourd’hui...

Derek : Je demande le Dr Meredith Grey.

Infirmière : D’accord, je l’a bipe tout de suite. Vous allez bien ?

Derek : L’avez-vous bipé ?

Infirmière : Oui.

Derek : Merci.

Je rejoins ma soeur sur le brancard.

 

Kate : Qu’est-ce que t’as dit à cette infirmière ?

Je ne répondis pas, faute de temps. Plus que la réponse était déjà arrivé sous nos yeux.

Meredith : Alors comme ça on me bipe même s’il l’on n’a pas de cas intéressants ?

Derek : T’es déjà là...

Meredith : Quand on me bipe, je rapplique... Surtout quand c’est toi d’ailleurs. Un problème ?

Derek : J’ai à te parler...

Elle ne bougea pas.

Derek : En privé.

Meredith : Tu ne peux pas me parler devant Kate ?

Derek : Non.

On s’écarte un peu de sa soeur.

 

Meredith : Richard a des idées, ta belle gueule ne te servira pas à l’amadouer.

Derek : Je ne veux pas lui parler.

Meredith : Derek... Tu m’as dit hier soir que...

Derek : Je sais ce que j’ai dit mais je ne veux pas répéter les choses, c’est déjà assez dur de trouver les bons mots une fois.

Meredith : Pourquoi tu as besoin de moi ?

Derek : J’aimerais que tu lui parles de moi à ma place.

Meredith : Qu’est-ce que je gagne ?

Derek : Toute mon amitié.

Meredith : Garde ta soeur, j’ai déjà ce que tu veux m’offrir.

Derek : Une super opération ?

Meredith : Ça ne marche que si tu demandes quelque chose à Cristina ça...

Derek : Tu es vraiment difficile...

Meredith : Mais grâce à moi, tu ne parles pas à ta grande soeur.

Derek : Dans ce cas, n’oublie pas que c’est ma soeur et qu’elle m’a vu grandir.

Meredith : Des détails sur l’enfance de Derek Sheperd... Ça me plait.

Derek : Génial.

Meredith : Qu’est-ce que je dois dire ou au contraire ne pas dire ?


Spyfafa  (24.10.2008 à 19:25)

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