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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Grey's Anatomy
Création : 07.08.2008 à 17h26
Auteur : Spyfafa
Statut : Terminée
« J'aimerai l'écrire seule ! » Spyfafa
Cette fanfic compte déjà 90 paragraphes
Elle ne répondit pas et continua :
...à prendre possession de mon bureau quand elle le désire, ainsi que de mon ordinateur pour qu’elle puisse aller sur Internet afin d’écouter de la musique, faire des recherches médicales ou consulter sa boîte mail. Bien sûr, elle me laissera tranquille lors d’éventuelles réunions. Le 25/08 à Seattle »
Elle s’arrêta, posa le stylo. Il approcha sa main pour le prendre à son tour. Rapidement, elle le reprit et griffonna un petit gribouillis.
Derek : Tu signes toi-même... C’est du joli !
Il ouvrit un tiroir, où il mettait ses clefs.
Meredith : Je suis déjà entrée dans ton bureau sans clés, pas besoin de double.
Derek : Com... C’est pas vrai Meredith me dit pas que ?
Meredith avec un air d’enfant prit au piège : Pas de traces d’effraction, avec moi c’est toujours propre !
Derek : Je te donne la clé, ça ira plus vite pour ouvrir, quoi que...
Elle se blottit dans ses bras quelques instants, leurs bipeurs se mirent à sonner simultanément.
Ils se levèrent et se précipitèrent vers la chambre de leur patiente.
Une infirmière : Elle bouge un peu, puisque vous vouliez être averti de tout, je me suis dit...
Meredith : Merci.
Patiente : Il y a quelqu'un ?
Meredith se précipitant : Oui, je suis là. Je m’appelle Meredith Grey.
Patiente : Je ne vois rien, je n’arrive pas à ouvrir les yeux !
Meredith : Cela arrive, rarement, mais avec la lourde opération que vous avez subi, c’est normal.
Patiente : Vous êtes sûre ?
Meredith : Oui, ça va revenir, il faut juste attendre.
D’autres médecins firent irruption dans la chambre.
Meredith : Bon, on va déjà faire un petit contrôle neurologique.
Patiente : Je suis prête.
Meredith : Dites-moi votre nom.
Patiente : Marks, Emma Marks.
Meredith : Ok, votre âge ?
Emma : 25 ans, bientôt 26.
Meredith : Je vais vous dire trois mots, dans quelques minutes vous allez devoir les répéter : Ami, Gris, Voiture. Maintenant, le premier jour de la semaine.
Emma : Lundi.
Meredith : La date d’aujourd’hui.
Emma : Lundi 25 août 2008. C’est bien ça, je ne sais pas vraiment ?!
Meredith : C’est ça. Les trois mots que je vous ai dit tout à l’heure.
Emma : Ami, Gris, Voiture.
Meredith : C’est parfait pour un petit test, bravo. Je vais vous laisser avec d’autres médecins pour qu’ils vous parlent de votre opération.
Emma : Vous reviendrez ?
Meredith : Oui.
Richard prit place près de la jeune femme.
Meredith : Je vais sortir un moment.
Elle partit de la pièce. Elle fit un rapide constat, ce n’était pas un hasard, pas le moins du monde... malheureusement.
Le reste de sa garde, elle la passa avec sa patiente entre bilans et discussions.
Le soir, elle partit se coucher assez vite. Derek revint un peu plus tard qu’elle, et devant commencer tôt le lendemain, il s’allongea dans son lit quasiment aussitôt.
Beaucoup de nos grands Seattleites dormaient à point fermés quand soudain...
...: Aaaah !
Derek se réveilla en sursaut et se précipita dans la chambre de son amie. Meredith, la tête sur les genoux, assise sur son lit. Sa respiration saccadée était le seul son que l’on pouvait entendre.
Derek : Meredith, c’est moi.
Il alluma la lumière et vint s’asseoir à côté d’elle. Elle semblait trembler légèrement.
Derek : Que se passe-t-il ?
Meredith : Si les rêves que l’on fait peuvent se réaliser, est-ce que les cauchemars prennent aussi, parfois, ce même chemin ?
Derek : Non, ils ne se réalisent pas.
Meredith : Es-tu sûr ?
Derek : Oui, ne t’inquiètes pas.
Meredith : Alors c’est bon, tu peux aller te rendormir. Je ne vais pas te déranger plus longtemps.
Derek : Tu veux venir dormir avec moi ?
Meredith : Ce n’est pas...
Derek : De doute manière, je ne vais pas te laisser seule dans ta chambre après un terrible cauchemar !
Il la porta jusqu’à sa chambre, éteignant les lumières sur son passage. Après un massage, comme elle les aimait tant, elle s’endormit. Il s’allongea de nouveau dans son lit et fut happé par un profond sommeil.
Une frappe soudaine le réveilla, Meredith s’agita puis se calma, sa respiration fut presque inexistante l’espace de quelques secondes. Derek, par inquiétude, la secoua un peu. Elle ouvrit les yeux, le regarda d’un air « Ne t’inquiètes pas, je vais bien », ensuite elle serra sa main dans la sienne, et ferma les yeux pour finir sa nuit.
Derek, au contraire de son amie, ne souhait plus dormir; pour être sûr qu‘elle aille bien. Il prenait plaisir à la regarder, il se questionnait sur un sujet qu’il avait oublié, ou plutôt mis à l’écart, pour l’instant...
Il n’avait pas fermé l’œil après. Il s’empressa de désactiver le réveil avant même qu’il ne sonne, laissant Meredith dormir encore un peu.
Meredith s’étira dans le lit, remarquant qu’aucune personne ne gênait le passage de son bras. Elle ouvrit un œil, puis l’autre pour s’apercevoir qu’il n’y avait, en effet, personne d’autre qu’elle dans la pièce. Elle se posta de travers dans le lit, pour prendre le plus de place possible.
Derek : On ne se gêne pas à ce que je vois !
Elle s’apprêtait à aligner quelques mots, mais quand elle sortit la tête des draps, elle y renonça pour mieux se pencher sur l’observation de ce torse parfaitement dessiné, comme elle le savait déjà.
Derek en souriant : Et là non plus !
Meredith : Tu rentres torse nu dans la chambre, c’est de ta faute aussi !
Derek ironiquement : Bien sûr.
Il chercha une chemise dans l’armoire.
Derek : Bien dormi ?
Meredith : Ici, oui ça va et toi ?
Derek : Je n’ai pas dormi.
Meredith sortant du lit : Pourquoi ? Oh non, Derek fallait pas...
Derek : Quoi ?
Meredith : Tu t’inquiètes trop pour moi, c’est gentil mais ce n’est pas la peine. Je vais bien.
Derek : Ok.
Il lui donnait raison, mais au fond de lui, il savait qu’elle mentait. Ce fut comme ça durant quelques jours. Elle avait peur, il tentait de la rassurer; elle disait qu’elle allait bien, il acquiesçait. Ils savaient, tous deux, que ce qu’ils déclaraient était faux. Cependant, comme des acteurs, ils répétèrent chacun leur réplique.
Un matin, elle était dans la salle de bain depuis déjà une bonne demie heure. Derek avait frappé à la porte, elle lui avait permis d’entrer. La première chose qu’il avait vu c’était l’eau ruisselant sur son visage.
Pleurer, ce n’est rien, ça arrive à tout le monde... Sauf à elle. En tout cas, il ne l’avait jamais vu dans cet état...
Meredith : Ne sois pas choqué, ce n’est pas salé.
Elle était appuyée sur la vasque de l’évier, simplement entourée d’une serviette de bain. Il l’a pris dans ses bras, même si elle n’avait apparemment pas pleurer, elle était sans aucun doute possible, triste.
La tête sur sa chemise noire qui s’imprégnait d’eau, elle s’interrogeait. Meredith : Et si je n’y arrive pas, si...
Derek : N’y penses pas.
Meredith : Derek...
Derek : Je n’accepte pas cette possibilité.
Meredith : Mais ça peut arriver...
Derek : Non, c’est hors de question, Meredith. Pas ça...
Meredith : Je ferais tout pour que le contraire se produise !
Derek : Ça, c’est déjà mieux.
Ils finirent de se préparer et partirent à l’hôpital.
Dans le vestiaire des titulaires
Derek était assis sur le banc qui s’installait entre les rang de casier. Mark fit son entrée dans la salle.
Mark : Pourquoi es-tu toujours prêt avant tout le monde ?
Derek : Je vis avec une interne qui doit faire des pré-visites.
Il se leva et frappa un casier à coup de pieds.
Mark : Arrêtes Derek !
Mark se retrouva plaqué contre la porte du casier précédemment cogné.
Mark : Lâche-moi ! Mais qu’est-ce qui te prend aujourd’hui ?
Derek se détacha de lui et revint s’asseoir sur le banc. Le Dr Sloan à côté.
Mark : Qu’est-ce qui ne va pas ?
Derek : Elle est inquiète et je n’arrive plus à la rassurer. J’essaie... j’essaie vraiment de la soutenir, mais j’ai autant peur qu’elle, alors c’est compliqué.
Mark : Je vois ça, oui. De quoi avez-vous peur ?
Derek : On a peur qu’il revienne.
Mark : Qui est «il» ?
Derek : Je ne peux le dire, mais je vais te demander de protéger l’hôpital de cette personne.
Mark : Quoi ?
Derek : Quand il viendra tu le sauras, essaies de veiller sur l’hôpital.
Mark : Tu me prends pour Superman ou tout autre super héros ? Moi seul, pour plus d’une centaine de personne.
Derek : S’il te plait. Je vais même te faire une faveur, tu as deux personnes de moins à ta charge : Meredith et moi.
Mark : Merci. Mais je vais être honnête, je ne crois pas vraiment à ce que tu dis. Cependant, je ne te vois pas inventer une telle histoire, alors si je peux faire quelque chose; s’il arrive. J’essaierai.
Derek : Une dernière chose : pas un mot de cette conversation à Meredith. Je ne t’ai rien dit et tu n’as rien entendu.
Mark : Tu as des secrets pour elle ?!
Derek : Je tiens à ma vie, c’est tout.
Il partit des vestiaires, laissant son collègue surpris par cette dernière phrase.
Mais nous revoilà, au présent, maintenant.
Emma Marks était toujours à l’hôpital, mais son état s’améliorait. Meredith s’en chargeait personnellement, en s’assurant tout de même qu’elle faisait ses heures d’opérations. Et en parlant de chirurgie, elle assistait en ce moment le Dr Sheperd.
Les rumeurs circulaient, celles-ci disant qu’elle allait depuis pratiquement une semaine dans le même service, chaque jour. Et là était la vérité. Derek pouvait argumenter en déclarant au Dr Webber, que la patiente Emma, serait préoccupée si le Dr Grey ne venait plus s’occuper d’elle. Et ce n’était pas sans hésitation sur ses propos que le chef adjoint approuvait ces dires. Mais il la laissait tout de même rester dans ce même service... c’était le plus important.
Le bloc maintenant, pensons un peu à ce patient.
Derek : Clamp !
Ils avaient ensemble cette harmonie, si unique, si réelle. Ensemble, ils étaient plus forts. Mais soudain, une autre interne fit son apparition dans cette pièce.
Cristina : Dr Grey, il faut que vous veniez tout de suite dans le hall !
Derek : Elle m’assiste.
Cristina : Je suis désolée, vraiment, mais vous aller devoir vous en passer jusqu’à la fin de cette intervention.
Derek : Pourquoi ?
Cristina : Un homme veut la voir, impérativement.
Derek : Et ?
Cristina : Selon le Dr Sloan, il est peut-être violent.
Meredith : J’y vais ! ...Si vous me le permettez, bien sûr.
Derek murmurant : Fais attention à toi... J’en ai plus pour longtemps, un quart d’heure maximum.
Meredith s’avançant vers le patient : Vous avez plutôt intérêt à ne pas faire de complications, Mr Arnold.
Elle s’apprêtait à sortir, mais elle déclara une dernière chose.
Meredith : I love New York !
C’était pour le moins... Inattendu.
Derek avait trouvé trois potentielles raisons à cette exclamation.
La première disait que Meredith admirait, comme beaucoup, cette métropole pour ces gratte-ciels et tout ce qui faisait que New York était une belle ville.
La deuxième indiquait qu’elle appréciait son ancien boulot, et la sécurité qui s’en dégageait...
Et enfin, la troisième affirmait que Meredith Grey aimait les new-yorkais, ou plus particulièrement, le seul présent dans ce bloc, c’est-à-dire... Lui.
Après une infime réflexion, il avait opté pour un mixe de ces idées.
Elle avait retiré tout ce dont elle n’avait plus besoin, après un rapide lavage de mains, elles attendaient l’ascenseur.
Meredith : T’es avec qui aujourd’hui ?
Cristina : Burke, une belle journée en gros.
Meredith : Tu veux t’investir dans cette spécialité ?
Cristina : Oui, je pense; comme toi qui veut faire neuro !
Meredith : Il ne faut pas croire que c’est pour Derek ou à cause de lui, je ne me laisse pas influencer. J’ai juste cette impression de changer des mentalités en touchant au cerveau, même si ce n’est réellement pas le cas.
Cristina : Tu n’as pas à te justifier, je respecte ton choix.
Les portes s’ouvrirent, elle rentrèrent.
Meredith : Tu vas y arriver, comme tous les autres de la bande d’ailleurs, vous avez l’énergie et le talent pour progresser et devenir bons. Vous êtes tous des amis extraordinaires pour moi, c’est... Dis aux autres qu’ils sont géniaux, que ce n’est que bonheur de partager la médecine avec vous... Que je vous remercie pour cette année presque entière passée à vos côtés.
Cristina abasourdie : Qu’est-ce que tu fais là ?
Meredith : Et s’il te plaît, dis à Derek... dis-lui qu’il est superbe, qu’il devrait penser un peu plus à lui au lieu des autres et qu’il restera la meilleure personne que j’ai rencontré dans ma vie... Ah et oui, dis-lui aussi que je l’autorise à tout vous dévoiler.
Cristina voulait protester, continuer dans ses questions, lui demander pourquoi elle disait tout ça, mais le trajet fut terminé et elles étaient obligées de sortir.
Mark était proche du groupe qui s’était formé sous la terreur de cet homme. Il se recula quand il la vit arriver. Mark allait dire quelque chose, mais Meredith lui fit signe de ne pas y penser.
Meredith retirant son bipeur et les stylos qu‘elle avait, dit en chuchotant : Tiens, prends ça ou donne-les à quelqu'un d’autre, mais je veux les retrouver après.
Elle l’enlaça brièvement.
Mark chuchotant : Désolé, je ne peux pas remplacer ceux de Derek...
Oui, c’est ce qu’elle voulait. Une pause, un réconfort très important à son bien-être. Elle tentait de l’avoir avec lui, mais comme il l’avait deviné, c’était impossible.
Meredith chuchotant : Fais attention à lui...
Elle s’avança vers le groupe, poussant les gens pour voir ce qu’il se passait concrètement.
... : Ravi de te revoir Meredith !
Elle leva les yeux sur lui, pendant la courte trajectoire qui allait du sol à la tête de cet homme, elle avait vu une femme, qu’il retenait avec un couteau sous la gorge.
Meredith : Lâches-la !
... : Je suis un homme qui adore avoir une raison pour faire ce qu’on lui demande, et tu le sais, alors vas-y, lances-toi.
Meredith : C’est elle ou moi... Lâches-la !
Il la balança comme une vulgaire paire de chaussettes, avant de se reculer lui-même.
...: Avances-toi maintenant.
Elle avançait pendant que beaucoup se reculaient, laissant devant eux un grand espace.
Meredith : Qu’est-ce que tu veux ?
...: Achever ce que j’ai déjà commencé...
Meredith : Me tuer ?
...: Tu n’es pas si idiote en fin de compte...
Meredith : C’est ce que tu veux vraiment ?
...: Je n’attends que ça.
Elle leva les mains et se mit à genoux.
Meredith : Vas-y, mais fais ça vite, tu n’as plus beaucoup de temps.
On aurait dit que Meredith avait perdu la tête, elle se mettait à genoux devant lui, devant cette ordure ! Cela voulait-il dire qu’elle acceptait ? Cela voulait-il dire qu’elle signait son arrêt de mort ? Cela voulait-il dire qu’elle était comme contrôlée par lui ? Ses amis, qui n’en croyaient pas leurs yeux, sont restés immobiles, la peur au ventre de voir le départ de leur amie vers un autre monde...
Il s’approcha, son couteau à la main.
...: Minable pour un flic !
Meredith : Je suis chirurgien.
Quelques étages plus haut, Derek sortait du bloc. À quelques mètres de là, une infirmière allait descendre mais sa collègue le lui déconseillait.
Infirmière : Je ne ferais pas ça à ta place, je suis en sécurité ici... En bas c’est une autre histoire, d’après ce que j’ai entendu.
D’habitude, il ne s’intéressait guère aux ragots, mais il fit une exception pour cette fois.
Infirmière : Le Dr Grey la petite protégée de Mamour, apparemment elle a essayé de jouer à un jeu dangereux et elle est en train de se faire avoir...
Il n’attendit pas plus longtemps pour s’avancer et prendre le téléphone posé sur le bureau.
Derek s’adressant aux infirmières : Partez, s’il vous plait.
Une voix sortit du combiné.
Derek : Je veux une équipe au Seattle Grace Hospital, maintenant et de préférence sans sirène et gyrophare.
Voix : Que se passe-t-il ?
Derek : Il est très probable qu’une femme soit en danger de mort, à cause d’un homme dangereux, alors venez.
Voix : Vous pouvez expliquer un peu mieux votre situation, monsieur...
Derek s’énervant : Je n’ai pas le temps.
Voix : Je suis désolé, mais les canulars existent même ici alors...
Derek : Je suis Derek Sheperd, un homme que quelques uns d’entre vous avez déjà rencontré d’ailleurs, mais le plus important en ce moment, c’est que j’ai un passé d’agent fédéral... alors les canulars, je n’en fais pas.
Voix : Il y a une équipe à cinquante mètres de l’hôpital, je vous l’envoie.
Derek : Merci.
Peu de minutes plus tard, Derek était dehors et les trois policiers aussi.
Derek : Je veux une arme.
Policier : S’il le faut, on peut intervenir, mais c’est à nous de le faire.
Il avait dans sa ligne de mire, un des trois hommes, celui qu’il avait déjà rencontré lorsqu’il était en haut de ce bâtiment... Ensuite, il l’avait revu quelquefois, puisqu’il était ami avec Meredith. Et, il comptait négocier qu’avec lui.
Derek : Meredith est en danger.
Mike : Alors, j’y vais... seul.
Derek : Non, si je prends ce flingue, je serais de nouveau dans ma fonction de flic et c’était mon équipière alors laisse-moi le faire...
Mike : C’est ta meilleure amie ! Je ne peux pas.
Policier : Je vous donne mon arme...
Mike : Non !
Derek : Pourquoi ?!
Mike lui passant son arme : Tiens, tu as trois balles, à chaque coup de feu on s’avance, au troisième, on entre.
Il ne prit pas la peine de le remercier, chaque seconde comptait.
... : Pourquoi je n’ai pas beaucoup de temps, au fait ? ... Ah oui, c’est encore lui... où est-il ?
Meredith : De qui parles-tu ?
Il passa doucement la lame de son couteau le long du dos de Meredith. Elle en ressentit un frisson.
... : Réponds !
Meredith : Je ne sais pas de qui tu parles, alors tu n’auras aucune réponse.
Il la poussa violemment contre le sol puis lui ordonna de se retourner, elle obéit. Il était à présent assis sur ses jambes, d’un coup rapide elle roula avec cet homme de façon à être au-dessus de lui.
Meredith : Tu ne mettras pas fin à mes jours, aujourd’hui... Tu n’es pas le maître de la situation. Tu n’as rien de bon en toi, aucune qualité...
En colère, il se saisit des mains de Meredith et la poussa pour la faire rouler. Il planta ensuite son couteau dans le ventre de Meredith.
...: Ça t’apprendra à essayer de vouloir être supérieure !
Le plus surprenant, c’est que Meredith n’avait pas crié, pas pleuré, pas grincé des dents ni même grimacé. Elle s’était simplement contentée de le regarder dans les yeux.
...: Où est-il ?
Meredith : Je ne sais pas...
Il appuya son genou sur la blessure qu’il avait laissé à Meredith. Volontaire ou non ? Personne ne le savait...
Il entra dans l’hôpital, l’arme dans la poche de sa blouse. Mark l’interpella, il vint le rejoindre.
Derek : Tu veux me dire quelque chose ?
Mark : J’ai peur pour elle.
Derek : Tu as peur pour une femme ?
Pour la première fois, il regardait cet espace, où seuls eux deux régnaient.
Mark : Ce n’est pas le moment, Derek.
Derek : Je sais, qu’est-ce qu’il veut ?
Mark : Il cherche aussi un « il », vous êtes vraiment énervant parfois, vous le savez ?! Si tu pouvais faire quelque chose en ce moment, qu’est-ce que ce serait ?
Derek : La rejoindre... Et c’est ce que je vais faire !
Mark : Et tu comptes vraiment mourir aujourd'hui ?
Derek : Elle ne va pas mourir, elle ne doit pas mourir...
Mark : Comment veux-tu te défendre ?
Derek : Ma poche...
Mark : L’étouffement... il regarda dans la poche de son ami Derek tu ne peux pas.
Derek : Je sais m’en servir, Mark.
Mark : Je ne te laisserais pas y aller... Pas pour que tu ailles en prison après. Je vais te retenir de toutes mes forces, pour ne pas que tu t’avances...
Derek : Tu te rappelles quand je t’ai demandé de protéger l’hôpital, j’ai bien dit que tu ne devais pas nous protéger, moi et Meredith... Tu t’en souviens ?
Mark : Oui, mais...
Derek : Alors, ne le fais pas, je n’ai pas vraiment envie que tu y restes... Maintenant j’y vais.
Il avança doucement sans aucun bruit, espérant que les spectateurs n’en feront pas de leur côté.
...: Où est-il ?
Meredith : Qu’est-ce que tu veux faire ?
...: Ça ne regarde que moi !
Meredith : C’est évident...
Une main vint gifler sa joue, puis sa voix continua avec entêtement ses questions.
...: Où est-il ?
Derek : C’est moi que tu cherches ?
Il voulut se retourner, mais contre toute attente il sentit sur son crâne, une arme.
...: Dis-lui de reculer.
Meredith : Pourquoi... tu as peur de mourir ?
Il retira son genou qui empêchait au sang de couler rapidement.
...: Tu veux mourir, lentement ? Même si on est d’un hôpital n’oublie pas une seconde que je suis armé, moi aussi.
Meredith : D’accord, recule-toi.
Derek se recula de quelques pas.
...: Lève-toi !
Elle se leva, non sans quelques difficultés. Derek triste de la voir dans cet état, se laissa surprendre et avoir par un croche-pied qui le fit tomber par terre. Meredith qui était à peine levée, se laissa retomber sur le sol.
Meredith : Ce n’est rien, Derek.
Derek : Je ne t’ai pas servi à grand-chose, je suis désolé.
Meredith : C’est pas la fin du monde, je... On va s’en sortir indemnes.
Derek lui passant l’arme : Tiens, trois chances de l’avoir.
... : Assez papoté, viens.
Elle prit le pistolet et se releva.
Meredith : Quel est ton plan ?
...: Je n’en ai pas.
Meredith : C’est ennuyeux. Chaque chose fonctionne selon un plan. Tu n’es pas venu ici par hasard, tu n’as pas envie de me tuer sur un simple coup de tête... Tu as un plan dis-le-moi.
... : Tu as une meilleure amie ?
Meredith : Non.
... : Vraiment ?
Meredith : Fais-moi confiance !
... : Je ne peux pas.
Izzie : Et vous avez raison ! Je suis sa meilleure amie.
Cristina lui interdisait de bouger, lui demandant pourquoi elle était aussi idiote. L’homme le vit.
... : Vous venez toutes les deux, la blonde et la Chinoise !
Si tout fonctionnait avec un plan, apparemment le sien s‘était barré...
... : Tu veux que je tire sur une de tes amies, pour te réveiller ?
Meredith sortant de ses pensées : Non. Qu’est-ce que tu veux leur faire ?
... : Je n’ai aucun plan.
Un petit garçon arrive en courant dans le cercle.
Gamin : Tonton !
Meredith se précipita et le prit avec elle. Il encercla le cou de Meredith de ses bras. Elle le tenait de son bras gauche, son autre bras étant dans le prolongement de l'arme.
Meredith au gamin : Tom, n'écoute personne sauf moi et ferme tes yeux. Tu es grand maintenant , il ne faut pas avoir peur, d'accord ?
Pour simple réponse, il serra un peu plus son étreinte et vint poser son front sur son épaule.
... : C'est honteux. Comment tu peux me faire ça ? Tu détestes les enfants et maintenant tu en prends un, devant moi !
Meredith : J'aime bien les enfants...
...: C'est faux ! Sinon tu ne m'aurais pas...
Il se tut mais la regarda sévèrement.
Dans la foule qui entourait ces quelques personnes. Une mère était dans les bras d'un homme, en pleurs.
Mark : Kate, arrête de pleurer... Tom est avec Meredith, il va bien.
Le mari était à côté, il ne pouvait rien faire pour la rassurer, alors il tenait bien fort son autre fils, Martin, dans ses bras. L'enfant pleurait aussi, le père quand à lui essayait de retenir ses larmes, pour paraître moins inquiet.
Kate : C'est un fou. Mon fils est en danger, et tu veux que je me sente bien ?! Mark : Non, je veux juste que tu apparaisses un peu plus forte pour tes fils. Tu imagines, s'il lève les yeux et qu'il te voit pleurer, il ferait quoi à ton avis ?
Elle essuya l'eau présente sur son visage.
Mark : Derek est aussi avec lui...
Kate : Et ça devrait m'apaiser ?
Mark : Tu connais Derek et Meredith mieux que moi... Dis-moi si ça peut nous rassurer ?
Kate : Normalement, oui. J'ai peur, Mark...
Mark : Moi aussi, mais je veux y croire. Je veux penser que tout se passera bien.
Dans l'espace presque vide, l'homme n'avait pas changé de regard, toujours aussi froid, on y voyait toujours autant de haine.
Meredith avait compris pourquoi il agissait comme ça, pourquoi il se vengeait sur elle.
Elle sourit nerveusement.
... : Tu es fière de toi ?
Meredith : C'était incorrect, pardon.
... : Te pardonner de tout ce que tu m'as fait endurer ? Jamais !
Il s'approcha des filles. Derek s'était relevé doucement.
Derek : Épargnes-les. Ne fais rien à ces deux femmes, elles sont totalement innocentes à toute ton histoire !
... : Je lui ferais mal autant qu'elle m'en fait.
Derek : Tu veux la faire souffrir... J'ai compris. Dans ce cas, je suis un atout remarquable !
... : Pourquoi j'échangerais deux jolies femmes contre toi ?
Derek : L’amour peut être beaucoup plus destructeur que la haine.
...: Tu en aimes une des deux ? C’est pour ça que tu veux prendre leur place !
Derek : Non, mais j’en connais qui m’aiment et qui seraient sûrement triste de me perdre. Le pire c’est que c’est réciproque. Alors tue-moi... Vas-y... juste pour ne pas voir la mort atroce que tu lui réserves.
Tom à Meredith : Tonton t’aime ?
Meredith à Tom : Je t’ai dit de ne rien écouter, Tom.
... : Tu es médium ? Tu prédis tout ce qui va se passer ?
Derek : Non, mais je t’ai déjà vu à l’oeuvre.
... : C’est le problème qu’on doit supporter quand on se trouve sur les lieux au mauvais moment...
Derek : En faisant abstraction de tout ce que tu lui as fait, c’est un des plus beaux moments de ma vie.
... à Meredith : Comme c’est touchant...
L’homme fit un signe au deux femmes de partir. Elles coururent jusqu’à la foule aussitôt récupérées par leur ami respectif. Il braquait son arme sur Derek. La main de Meredith se resserra sur l’arme qu’elle tenait.
Meredith : Arrêtes, arrêtes tout maintenant. Ce n’est pas moi que tu cherches ! Ce n’est pas moi cette femme que tu veux tuer ! Je ne suis pas cette personne que tu as vu sur cette photo ! Je ne suis pas cette femme...
... : Tu as peur ?
Meredith : Non.
... : Tu mens.
Meredith : Toi aussi.
... : Qu’est-ce que je cache ?
Meredith : Tout. Tu t’es toi-même emprisonné dans cette idée de vengeance. Mais tu as un sérieux problème; tu ne peux tuer ni moi, ni cette femme.
... : C’est faux !
Meredith : Vraiment ? Alors pourquoi tu ne le fais pas ?
... : Dis-moi où elle est et je le ferais sans hésiter !
Meredith le regarda un moment, lui et tout ce qu’il pouvait faire en ce moment.
... : Dis-le moi et tu auras une chance de voir ton ami vivant.
Meredith leva son bras droit, braquant son arme sur cet homme.
... : Tu essais de me faire peur ?
Meredith : Je sais ce que tu ressens.
... : Je ne pense pas non.
Meredith : Tu veux la tuer, mais une fois que tu la regarderas dans les yeux, tu ne pourras plus agir.
... : Je suis sûr que j’y arriverais.
Meredith : Souviens-toi du rôle qu’elle a dans ta vie. Elle ne fait qu’une rare apparition dans le film que tu pourrais réaliser, mais elle t’obsède. Tu as fait de cette vengeance ta raison de vivre. Tu peux changer, je peux t’aider, je peux vraiment faire beaucoup de chose pour que ta vie bouge. J’ai le pouvoir de te donner cette seconde chance... Alors accepte-là. Pose ton arme et ton couteau, fais-les glisser vers moi et chacun oubliera tout ce qui s’est passé...
... : Qu’est-ce que j’y gagne ?
Meredith : La vie... mais je ne peux en aucun cas te promettre qu’elle sera superbe...
... : La prison, ce n’est pas la vie !
Il se tourna vers Derek, le flingue toujours dans la main.
Meredith : Réfléchis bien à ce que tu comptes faire... Si tu tires, tu meurs. Si tu te rétractes, tu vis.
Ensemble, ils enlevèrent la sécurité de leur arme à feu. Dans même un bruit, dans ce même « clac ».
... : Si tu tires, tu changeras ta vie.
Meredith : Si tu tires, tu changeras ma vie.
... : Pourquoi as-tu aussi peur ?
Meredith : Pourquoi ressens-tu autant de haine vis à vis d’elle ?
... : Je n’ai pas eu d’enfance.
Meredith : Moi non plus.
... : Je n’ai pas eu de famille.
Meredith : Je considère mes amis comme ma seule famille.
... : Tu mens.
Meredith : En es-tu sûr ?
Il la regarda attentivement.
... : Non.
Il songea quelques instants.
... : J’aurais aimé te connaître en fin de compte.
Meredith : Peut-être que si tu te rendais, on aurait cette chance. On pourrait probablement parler de cette histoire qui nous lie, de cette enfance solitaire et de bien d’autres sujets encore.
... : Peut-être que si je le faisais, ce serait le cas.
Meredith : En fait, j’ai peut-être eu tord tout à l’heure... Quand j’ai dis que tu n’étais pas le maître de la situation. Tout dépend de toi : si tu tires, je tire; si tu parles, je te réponds; si tu veux me connaître, je t’apprendrais des choses sur moi.
... : Arrêtes ! Je ne veux pas que tu penses une seconde que j’aurais pu être sympa avec toi.
Meredith : Ce n’est pas le cas ?
... : Il ne faut en aucun cas que tu te l’imagines !
Meredith : Pourquoi ?
... En mettant une main sur son cœur : Parce que tu vas tirer là. Peut importe quand, peut importe comment...
Meredith : Je peux l’éviter.
... : Non, je sais que tu tires proprement et vraiment très bien. Alors si jamais je tire sur ton ami, tu viseras mon cœur pour être sûre de ma mort.
Meredith : Alors change d’avis si tu ne veux pas mourir...
... : Ma mort arrivera... Aujourd’hui.
Meredith : Je peux très bien...
... : Non ! Tu ne peux rien faire pour moi, si tu ne me dis pas où elle est...
Meredith : J’aurais pu. Dans une autre vie, j’aurai sûrement pu... Le problème c’est que je suis comme toi, je ne peux que la critiquer, mais physiquement je ne peux rien faire ni la blesser, et encore moins dire... Te dire... de la tuer !
Il la regarda, dans un des ces rares moments de compassion, il la comprit. Elle le savait, elle ne bougeait pas. Après ce court instant, retour à la réalité.
Meredith : Je vais compter jusqu’à trois, si tu tiens encore ton arme, je tire.
Derek avait fermé les yeux depuis un bon moment déjà , ne voulant pas voir l’homme qui pouvait certainement le tuer. L’homme qui, depuis des années, le forçait indirectement à mentir à beaucoup de ses proches. Cet homme encore qu’il n’arrivait pas bien à cerner. L’homme intouchable et invisible. Ce même homme qui mettrait fin à toute son existence...
Il profitait du temps qui lui restait pour faire un bilan de sa vie :
Il avait été flic, il était chirurgien et bientôt il occuperait une place au paradis. Au paradis, parce qu’il méritait probablement d’y aller. Un bel homme ne s’occupant que du bien durant toute sa vie, si Dieu existait, il lui devait au moins ça.
Il avait des amis, plus ou moins proches et sincères avec lui, mais il avait eu de très bons amis. Il se passerait de les détailler, mais une fit exception.
Meredith, cette femme extraordinaire, vraiment... En tout point. Depuis leur rencontre, ce jour où le temps était passé d’une pluie battante à un soleil radieux en quelques heures. Ce jour, où il avait posé son premier regard sur elle... Celui-ci était ni neutre (comme quand on rencontre une personne dans la rue)... Et encore moins heureux (comme s’il savait que cette femme serait dans le futur, la femme la plus importante à ses yeux). Ce regard était terrorisé...
Après cet instant d’intense frayeur, la véritable rencontre se fit : les premiers mots, les premiers rires, mais tout aussi rapidement se fut les premiers mensonges à deux qui prenaient place...
Depuis, ils prenaient soin l'un de l’autre à New York. Ils passaient leur temps ensemble, jusqu’à ce qu’il parte pour Seattle. Sans le lui dire, il fit ses études de médecine. Ils étaient complices depuis ce jour... Depuis ce jour où l’importante frayeur et l’extrême bonheur s’étaient succédés pour faire de ces vingt-quatre heures un cocktail à la fois affreux et délicieux...
Il avait une famille, composée d’une soeur, d’une mère et de deux autres bonnes étoiles. Là était sa famille directe qui devait le supporter.
Cette soeur, l’aînée, qu’il protégeait depuis des années, avait un mari. Et tous deux s’entendaient bien. Ils lui offrirent deux adorables neveux avec lesquels il partageait d’excellents instants. « Des petits monstres » comme il les appelait... Mais avec une belle tête d’ange qui assurait à tous, qu’ils faisaient parti de la famille Sheperd.
Sa mère, qui attendait des appels téléphoniques de sa part toute la journée... Peut-être était-elle, en ce moment, entrain de guetter une sonnerie ? Cela lui importait peu, mais il se promit que si, par miracle, il survivait... Il prendrait le temps de lui parler, pas seulement cette fois, mais plus souvent, régulièrement. Ce serait sa bonne résolution... Pour le restant de sa vie. Elle était merveilleuse, l’amour qu’elle éprouvait pour chacun de ses enfants était débordant. Elle avait franchi de dures étapes dans sa vie, mais elle surmontait tant bien que mal. L’une d’elles était de vivre sans son mari, décédé. Cet homme d’importance, ce grand personnage qu’il admirait encore aujourd’hui.
Son père, son modèle, celui qui lui avait appris tant de choses... comme à se défendre, garder un sang-froid inébranlable jusqu’à une certaine limite, plein de petites choses utiles. Il lui avait donné une arme pour la première fois, sous sa surveillance bien sûr, mais ça lui avait quand même valu de se faire gronder par sa femme. Tout ça, parce qu’il le désirait depuis longtemps déjà... Tenir une arme... Son père avait accepté pour la simple raison que Derek défendait à quiconque de monter sur une chaise pour apercevoir l’arme parfaitement rangée dans son précieux coffret. À chaque fois que cela s’était produit - et elles étaient nombreuses - par sa rapidité, il montait toujours avant sa soeur et sa deuxième bonne étoile.
Il appelait « ses bonnes étoiles » les personnes qui étaient parties trop vite. Ses personnes qu’il avait profondément apprécié, mais à qui il n’avait pas eu le temps de dire au revoir. Enfin, jusqu’à maintenant car la seule chose qui pouvait le rendre heureux, à cet instant, les yeux fermés, prêt à être attraper par la mort... C’était qu’ils allaient se revoir, dans un futur proche, très proche... Encore plus proche quand....
Meredith : Trois.
PAN PAN PAN PAN