HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

Le secret de ma vie

Série : Grey's Anatomy
Création : 07.08.2008 à 17h26
Auteur : Spyfafa 
Statut : Terminée

« J'aimerai l'écrire seule !  » Spyfafa 

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Les trois hommes en criant : Police !

Tout cela s’est passé très rapidement. Personne ne comprit vraiment ce qui s’était produit, du moins comment... Mais le résultat était là : Quatre personnes à terre. C’était le résultat, parce que pendant l’action la majorité était par terre. La majorité comptait toute la foule.

Maintenant, c’était l’inverse, tous les « spectateurs » s’étaient relevés, mais les personnes qui étaient malheureusement entrées dans « le Cercle » étaient allongées.

Seules deux personnes savaient décrire cette scène. Cette scène ô combien intéressante et sonore. Cette scène là...

- Flash Back -

Meredith : Trois.

Il ne bougea pas, la regardant.

Meredith à Tom : Tu me tiens de toutes tes forces et tu fermes bien tes oreilles.

Meredith à la foule : À terre !

Elle attendit une seconde et tira une fois dans le bras, tout en se déplaçant vers son ami. Alors qu’elle allait appuyer sur la détente une deuxième fois, il riposta tirant vers eux une balle, elle répondit à son geste en tirant les deux balles qui lui restait en plein coeur. Dans son élan, elle se laissa tomber au sol, entraînant avec elle Derek, qui avait toujours les yeux fermés.

Tous tombèrent en même temps, les corps des deux hommes se plaquèrent au sol, Meredith retomba sur Derek en protégeant le plus possible Tom.

Les trois hommes arrivèrent en criant : Police !

- Fin du Flash Back -

Après ça, tout le monde reprenait son souffle, en essayant de voir les dégâts causés par cette histoire. Un policier vint dans le Cercle pour voir l’état de l’homme.

Il mit deux doigts sur la jugulaire de celui-ci par pure formalité, car il était bel et bien mort... et tous les indices le prouvaient : les trois traces laissées par les balles, dont deux avaient traversé la poitrine et la quantité de sang qui tachait le sol. Il se releva et fit un signe à son chef d’équipe, la réponse fut négative donc il sortit de ce périmètre en laissant les autres personnes tranquilles.

Tom chuchotant : Tata Meredith ?

Meredith ouvrit les yeux : Tom, lève-toi et va voir ta mère, sans te retourner.

Tom chuchotant : Elle va pas me gronder ?

Meredith souriant légèrement : Non, elle va juste te serrer très fort dans ses bras. Vas-y maintenant.

Tom chuchotant : Et Tonton, il va bien ?

Meredith : Vas voir ta mère, Tom. S’il te plait...

Elle souleva doucement son bras, pour le laisser passer. Quand il fut debout, elle plaça sa main dans celle de Derek. Il partit sans regarder vers sa droite, où le cadavre gisait dans une marre de sang.

Meredith ferma les yeux, Derek ne bougeait pas, il ne bougeait plus. Il aurait sûrement serré ses doigts dans sa main s’ils les avaient sentis. Mais non, aucun mouvement.

Meredith en chuchotant : Derek... Derek, dis-moi que tu es vivant.

Elle enleva sa main de celle de son meilleur ami, pour caresser son épaule, son bras en espérant qu’il réagisse. Rien. Il lui avait appris, en tant que formateur dans leur équipe du FBI, à garder son sang-froid...

Chose qu’elle savait déjà faire, mais il lui avait permis de le perfectionner.Elle en était rendu à cette limite où, ne plus pouvoir garder son calme était quelque chose d’extrêmement rare...

Meredith en criant et frappant le sol : Derek !

...mais qui se produisit aujourd’hui.

Sa tête retomba sur le torse de son ami. Elle ne pleurait pas, mais elle respirait difficilement.

Je ne vois rien... Papa ? Papa c’est bien toi ? Est-ce que je suis... Mort ?


Spyfafa  (22.01.2009 à 19:26)

Non, je ne veux pas ! Je ne veux pas les quitter, non ! « Derek ...dis-moi que tu es vivant. Derek ! » Je ne sais pas, je ne crois pas Meredith, je suis désolé...

Il répondait mais le son ne franchissait pas cette limite, cette limite qui sépare les vivants des morts...

Il regardait son père et... il regardait ses deux bonnes étoiles en essayant de trouver un point positif à tout ça. « Derek, dis à ta mère et à ta soeur qu’on les aime, qu’on ne les a pas oubliées... Mais part, va retrouver les gens que tu aimes, les personnes que tu peux encore aimer au présent ! »

 

Elle tenait la tête de Derek entre ses mains. Celles-ci étaient mouillées... Elle se releva pour comprendre ce changement.

 Meredith : Derek, tu pleures ? Ça veut dire que tu es vivant ?! Ouvre les yeux, bon sang... Sinon tout le monde va me prendre pour une dingue !

Il quitta alors ses deux bonnes étoiles pour retrouver son rayon de soleil.

Derek : Je suis vivant, Meredith.

Toute l’inquiétude qui pesait sur Meredith disparaissait au son de sa voix.

Derek : Ça va ?

Meredith : Oui, tu es en vie. C’est génial !

Elle se relâchait pour s’écraser sur lui, la tête dans le creux de son cou.

Meredith : J’ai eu très peur pour toi.

Derek : Tu as pleuré ?

Meredith : Non.

Derek : Une respiration saccadée ?

Meredith : Oui.

Ellis : Meredith Grey !

Derek : Oh, alors ça va. Tu tiens un peu à moi.

Meredith : Beaucoup plus que tu ne le penses.

Il huma ses cheveux, à cette heure l’odeur de lavande était partie, mais son odeur naturelle faisait très bien l’affaire.

Derek : Meredith ?

Meredith : Oui ?

Derek : J’ai mal.

Meredith se redressa aussi sec.

Meredith : Où ? La balle t’a touché ou c’est peut-être le choc à la tête ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

Derek : Quelle balle ?

Meredith : Il me parait évident que je ne t’ai pas mis à terre par plaisir...

Derek souriant : Oh, je croyais.

Meredith : Abruti.

Derek : Donc, je viens sûrement de trouver la cause de ma douleur. Une femme aussi douce soit-elle en temps normal, m’a plaqué au sol avec une telle force que j’en ressens encore les effets.

Meredith : Si ce n’est que ça, tout va bien.

Derek : Pas besoin de paniquer.

Ellis : Meredith !

Derek tâtait de sa main les environs.

Derek : Où est Tom ?

Meredith : Avec sa mère, pas besoin de paniquer.

Derek : Il va bien ? Enfin, je veux dire... Tu ne l’as pas plaqué au sol lui aussi ?

Meredith : Non, il va très bien.

Derek : Merci... De l’avoir sauvé.

Meredith : C’est la seule chose que je pouvais faire...

Elle se replaça au creux de son cou.

Ellis : Meredith Grey !

Derek : Pourquoi ta mère crie comme ça ?


Spyfafa  (26.01.2009 à 17:18)

Meredith : Elle veut me parler.

Derek : Pourquoi tu n’y vas pas ?

Meredith : Je suis bien mieux ici.

Derek : D’accord, on attend encore un peu avant de se lever.

Derek serrait Meredith dans ses bras, en exerçant une pression sur la blessure. Ils restèrent un moment comme ça, faisant abstraction des appels d’Ellis.

Derek : Même si ce n’est ni dangereux et encore moins illégal, tu pourrais arrêter de me sniffer ?!

Meredith : Nhum...

Derek trois secondes plus tard : En réalisant que tu n’arrêtes toujours pas, ce son voulait dire non.

Meredith : Hum...

Derek : Ok, mais il faudrait peut-être que tu envisages la possibilité de te lever... Parce que tout le monde n’attend que ça.

Meredith : Hum...

Derek : Bien, c’est parfait.

Meredith : Il faut que je sois complètement raide pour pouvoir affronter ma mère hystérique.

Derek : Enfin, une réponse clair. Attends un peu, si tu es raide moi dans l’histoire je suis... Ta drogue.

Meredith : À ton avis, pourquoi je te prends toujours dans mes bras ?!

Derek : Pour ne pas être en manque, c’est tellement évident...

Meredith : Bien. Il sentait de l’air chaud sur son épaule et sur son cou.

Ellis : Dr Grey !

Derek : Tu devrais y aller cette fois...

Meredith : Encore une minute.

Derek : Accro !

La petite minute passa bien vite pour Meredith, mais elle se décida quand même à se lever... Prenant appui sur ses mains...

Meredith : Bye, mon héros.

... Puis se releva, sans regarder derrière : le corps de cet homme.

 

 Derek la regarda partir vers sa mère, il se releva sans oublier de reprendre l’arme à feu posée à ses côtés. Il marcha vers le policier qui l’attendait à sa droite, sa tenue de titulaire tâché d’un sang qui n’était pas le sien.

Derek en tendant l’arme : Tiens.

Mike : Ça va ?

Derek : Je n’ai servi à rien.

Mike : Tu lui a apporté mon arme, tu lui as permis de se défendre comme ça. Et, d’après ce qu’on m’a dit, tu as protégé deux de ses amies...

Derek : Qui l’a protégé elle ?

Mike : Derek, elle est vivante. Elle n’a quasiment rien, elle est forte, elle va s’en remettre.

Derek : Je ne m’inquiète pas pour ça, mais c’est juste que... Voilà, ça à peu d’importance.

Il se retourna pour regarder Meredith et Ellis.

Sa soeur vint se serrer contre lui.

Kate : Dieu merci, tu es vivant. Je n’aurais pas pu supporter le contraire, pas... Pas sans toi.

Derek : Calme-toi, tout est terminé.

Kate : J’ai eu...

Elle commençait à fondre en larmes, il tentait de la réconforter du mieux qu’il pouvait, tout en écoutant la conversation mouvementée d’Ellis et Meredith.

 

Meredith se tenait face à sa mère, essayant d’appuyer sur sa blessure. Elles se regardèrent un moment dans les yeux. Je peux vous dire que c’est pas très beau, avec tous ces petits éclairs de colère intense.

Meredith : Tu m’as appelée, dis-moi ce que tu veux.

Ellis : Tu as tué un homme.

Meredith : Oui.

Ellis : Tu as tué un homme et tu ne cherches même pas à...

Meredith : À te contredire ?! Pourquoi je le ferais, les preuves sont là, non ?

Ellis : Tu as tué un homme de trois balles dans le coeur !

Meredith : Alors d’abord, il y en avait que deux dans le coeur... Mais tu vas me répéter ça combien de fois encore ? Dis-moi ça m’aiderait !

Ellis : Tu n’as aucun problème de conscience ?

Meredith : Et toi, tu en as ?


Spyfafa  (27.01.2009 à 17:34)

Ellis : Je n’ai tué personne !

Meredith : Tu ne peux même pas savoir le nombre de femmes qui sont mortes à cause de toi ! Il les agressaient ! Il les tuaient !

Ellis : Qu’est-ce que tu racontes ?

Meredith : Ce que je raconte... Ce que je raconte c’est que je n’ai pas à avoir de problème de conscience, cet homme est mauvais, cet homme est un tueur en série !

Ellis : Tu mens !

Meredith : J’en tirerais quoi ?!

Ellis : Tu as tué cet homme juste pour protéger ton meilleur ami !

Meredith : C’est ça que tu veux que je dise ? Que j’ai sacrifié quelqu'un pour le sauver ?

Elle ne répondit pas.

Meredith : Même pas capable d’assumer ce que tu insinues... Et même si c’était le cas, même si j’avais tué ce monstre pour le sauver ! Qu’est-ce que ça changerait ? On en serait toujours au même point. J’ai tué un homme et c’est mal, très mal. Mais je le sais figures-toi ! Seulement, tu oublies qu’il n’était pas tout seul... Un enfant ! Tu crois qu’on peut retirer la vie à un enfant d’à peine sept ans ?!

Ellis : Lui aussi il a été gamin !

Meredith : Tu veux jouer à ça ? Très bien. Dans ce cas tout le monde a été, à un moment donné, môme. Mais lui, lui qui est mort en te regardant, lui qui est mort en trouvant, en sachant la vérité... Tu crois qu’il a une enfance ? Et je ne vais même pas te parler de moi... Parce que tu n’en as rien à faire ! Tu crois qu’il a eu ça ? Sérieusement, je vais te dire se faire élever par sa voisine, se trouver vraiment différente des autres, ne rien savoir de ses parents, ne jamais voir sa mère ce n’est déjà pas facile... Mais alors tu peux me croire, il a eu bien pire. Il n’a jamais été dans cette innocence, il a dû faire des choix très jeune et certainement pas les meilleurs, vu ce qu’il était...

Ellis : Tu n’étais pas obliger de lui tirer dessus ! Tu aurais pu négocier !

Meredith : Tu crois que je n’ai pas tout tenter ? Personnellement, je ne vois pas ce que j’aurais pu proposer d’autre...

Ellis : Alors lui dire ce qu’il cherchait...

Meredith : Lui dire...

Elle regarda attentivement sa mère.

Meredith : Tu aurais voulu que je lui donne la réponse ?

Ellis : Peut-être.

Meredith : Il y aurait eu un mort... Tu le sais ça ?

Sous le silence de sa mère, elle continua.

Meredith : Si j’avais su que tu réagirais comme ça, je lui aurais dit. Parce que la seule chose que je regrette maintenant, c’est que des personnes complètement étrangères à cette histoire ont risqué leur vie, ils auraient pu mourir... Mourir pour faire quoi ? Protéger une femme qu’il n’apprécie sûrement pas assez pour se sacrifier ?! Toi seule aurait pu comprendre pourquoi je n’ai pas bougé d’un millimètre, à par ces deux fois où je me persuadais qu’il ne regarderait pas autour de lui et qu’il se concentrerait sur moi. Tu aurais dû t’apercevoir que la femme que je cachais, cette femme sur cette photo, cette femme qu’il voulait tuer c’était toi !

Ellis : Tu mens !

Meredith : Ça fait mal de savoir ? J’en ai souffert beaucoup plus que toi, si ça peut te rassurer. Avant aujourd’hui, je ne savais pas que c’était toi, avant je croyais qu’il voulait vraiment ma mort, mais non, il n’a juste pas arrêter de me confondre avec toi... Moi et beaucoup d’autres ! Des femmes se sont faites agressées alors qu’elles n’avaient sûrement rien à se reprocher sauf peut-être leur ressemblance avec moi.

Ellis : Alors tu te trompes, si c’est leur ressemblance avec toi qu’elles doivent se reprocher...

Meredith : Qui d’autre mieux que moi te ressemble à tes 25 et 36 ans ?

Ellis : Personne.

Meredith : Bien, tu commences enfin à m’écouter. Qu’est-ce que ça fait de savoir que la personne que tu essaies de défendre depuis tout à l’heure aurait tout fait pour te voir mourir ?

Ellis : Je refuse de...

Meredith : L’accepter ? Si ça te fait un poids de moins sur la conscience, c’est sûr que c’est plus facile d’oublier.

Elle observait les personnes présentes derrière sa mère... Surprise, elle regarda tout autour d’elle.

Meredith : Tu vois, tu peux être contente... Tu as au moins un point commun avec lui, vous aimez tous les deux, voir tout le monde autour de moi avec un air dégoûté. Comme ci la coupable, c’était moi.

Ellis : Qu’est-ce que tu peux être d’autre ?

Meredith : Victime de tes actes et des répercussions que ça a pu avoir.

Ellis : Mais bien sûr... Tu as assassiné un homme et pour ça, tu n’as aucunes circonstances atténuantes, Meredith ! Tu n’es qu’une criminelle, tu étais déjà bien faible et tu l’es encore plus aujourd’hui ! Tu as toujours été comme ça et ce n’est apparemment pas près de s’arranger... Tu as tué un homme aujourd’hui ! Tu as tué...

Meredith : Vas-y dis leur à tous ce que j’ai réellement fait ! Mais avant, j’aimerais juste dire à ma famille dont tu n’as jamais fait parti que je leur expliquerais cette histoire...

Ellis : Tu as tué un homme, Meredith ! Tu as tué ton frère !


Spyfafa  (28.01.2009 à 18:58)

Sa main partie claquer la joue de sa mère.

Meredith : Ton fils voulait te tuer ! Ça rentre mieux comme ça ?!

Meredith se retourna et marcha vers l’homme encore à terre, recouvert d’un drap. Elle tomba à genoux, près du corps.

Derek était sous le choc, retenant son sang-froid. Cet homme lui avait fait tant de mal... Elle ne lui avait pas dit qui il était vraiment, elle ne lui avait jamais parlé de ce lien qui les rapprochaient. Le bien et le mal, le ying et le yang... C’était en quelques sortes eux.

Il s’agrippa à sa sœur. Une main vint se poser sur son épaule.

Mark : Je ne sais pas si l’on peut appeler ça de la chance, mais elle a tué son frère pour...

Derek : Ce n’était pas son frère, Mark. C’était juste le méchant de l’histoire, pas plus.

Il se tut, Mark aussi.

Richard : Derek...

Derek : Lâchez-moi un peu.

Il quitta sa sœur et ferma les yeux, essayant d’oublier tout ça. Quand, perdu dans ses pensées, il l’entendit crier.

 

Elle souleva le drap blanc.

Meredith chuchotant : Je suis désolé, mais tu as signé ton arrêt de mort en faisant ça... Et tu le savais. Je ... Je te comprends, moi aussi j’ai voulu le faire plusieurs fois, mais je ne peux pas et je ne pourrais sûrement jamais franchir cette limite. J’essaie de vivre, je m’en suis remise maintenant et c’est un peu grâce à toi. Si tu ne m’avais pas fait ça, il ne m’aurait sûrement pas remarqué. Je me suis battue pour y arriver, tu aurais pu aussi le faire, si tu l’avais accepté je t’aurais aidé. Alors, je ne t’aime pas pour tout ce que tu m’as fait subir, mais je ne déteste pas non plus car je te comprends et je me sens déjà mieux. Merci affreux pour toi mon frère l’Intouchable.

Elle s’allongea sur le dos.

Meredith : Emmenez-le.

Elle resta un instant allongée, avant de se redresser. Assise, la douleur se fit ressentir, un policier à côté s’en rendit compte.

Policier : Vous voulez que je vous aide à vous lever ?

Meredith : Non.

Policier lui prenant le bras : Vous avez mal, vous avez besoin d’aide.

Meredith s'enlevant de son emprise : Je n’ai besoin de l’aide de personne !

Elle ferma les yeux, elle n’aurait pas du crier. Elle s’était déjà assez fait remarquer pour aujourd’hui et pour les jours à venir d’ailleurs.

Meredith : Désolée.

Policier : Ne vous excusez pas, vous êtes un peu perturbée par ce qui vient de se passer, ça peut se comprendre...

Meredith : Je ne suis pas folle.

Policier : Je ne dis pas ça.

Meredith se leva, sans aide. Elle marchait difficilement, mais seule. Elle fermait les yeux à chaque fois qu’elle faisait un pas de plus, faible, elle l’était physiquement. Elle finit pas tomber dans les bras de Derek.

Meredith en essayant d'esquisser un bref sourire : Coucou.

Il la porta et l’allongea dans une salle d’examen.

 

Il voulu dire quelques mots mais...

Meredith : Ne dis rien. Laisse-moi un peu de temps...

...ne parla pas.

Il ferma le store et prépara, puis sutura la blessure.

Meredith avait détourné son visage, regardait sans le voir, le vide. Elle pensait à cette.... ou peut-être à ces heures. Elle n’avait aucune idée du temps qui s’était écoulé... Son visage était à la fois dur et triste.

Derek, après avoir fini, mit sa tête sur ce ventre pour la regarder songer. Observée, elle se retourna vers lui. Il sourit, elle lui répondit légèrement. Montrer un sourire béa après cette situation, il ne fallait pas trop lui en demander...

Meredith : Il faut que je parle maintenant, pas vrai ?

Derek : Rien ne t’y oblige.

Meredith : Mais il faut que je leur dise...

Derek : Je suis sûr qu’ils attendront, prends le temps qu’il te faut.

Meredith : Je suis désolée de ne pas...

Derek : Je m’en fiche, tu avais tes raisons. Il était ton secret, j’en ai aussi un.

Meredith : Garde-le, je ne veux rien savoir.

Derek riant : Je ne suis pas encore prêt à te le dire de toute façon...

Elle sourit, il se tut. Ils restèrent un moment dans ce silence, mais elle y mit fin.

Meredith : Ce que tu lui as dit était vrai ?

Derek : Si c’était moi qu’il cherchait, c’était juste... Si Izzie et Cristina était totalement innocentes, tu le sais aussi bien que moi, c’était vrai. S’il voulait te faire souffrir, malheureusement c’était aussi le cas. Si l’amour est plus douloureux que la haine, c’est ma mère qui dit ça, alors sincèrement je pense que c’est exact.

Il s’arrêta un seconde puis continua en souriant.

Derek : Si tu m’aimes à toi me le dire. Si... Se souvenant ce qu’il avait dit après, il se tut.Elle le regardait, impatiente qu’il énumère encore ses répliques. Le silence trouva à nouveau sa place dans la salle et encore cette fois c’était elle qui le rompit.

Meredith : Ce «Et le pire c’est que c’est réciproque.» était -il lui aussi sincère ou est-ce que c’était juste un argument de plus ?


Spyfafa  (10.02.2009 à 18:47)

Derek : Un argument.

Meredith : Oh... D’accord.

Elle quitta ses yeux bleus pour le beige du meuble présent dans la pièce.

Derek : Meredith...

Meredith : Laisse-moi seule.

Derek : Pourquoi ?

Meredith : J’ai besoin de réfléchir à tout ce qui vient de se passer, à ce que...

Derek : J’ai dis.

Meredith : Oui.

Derek : Pas la peine.

Meredith : Pourquoi ?

Derek : Assis-toi.

Elle s’exécuta, se retrouvant face à lui.

Derek : Pourquoi j’aurais dit ça, si ce n’était pas vrai ?

Meredith : Pour lui dire que tu étais un moyen sûr pour me faire souffrir... Contre ta volonté, bien sûr.

Derek : J’y ai réfléchi.

Meredith : À quoi ?

Derek : À ce « C’est réciproque »...

Meredith : Oh.

Derek : Mais je sais aussi qu’après ça, si le grand nous échoue, ce sera difficile de revenir en arrière. Alors même si je ne vois pour l’instant aucune raison qui ferait que ça ne marche pas, je voulais te prévenir que si jamais c’était le cas, j’aimerai retrouver ma meilleure amie. Parce que tu es la femme que je ne pourrais jamais quitter ou faire souffrir volontairement, tu es cette femme et je t’adore et à partir d’aujourd’hui je vais, si tu l’acceptes encore, commencer à dire : Je t’aime.

Meredith : Tu y as bien réfléchi...

Il se releva en riant, prit son visage entre ses mains. Il prit le temps de la regarder une dernière fois, avant de poser tendrement ses lèvres sur les siennes.

Ce baiser traîna en longueur, mais aucun n'allait s’en plaindre. Au bout d’un moment, quand même, il se termina.

Eh ouais, chaque chose a une fin... Mais rassurez-vous, à mon avis, ils vont vite... Bah qu’est-ce que je disais ?! Ça continue...

Il posa sa tête sur son épaule.

Meredith : Tu penses que tu vas survivre ?

Derek : À quoi ?


Spyfafa  (21.02.2009 à 09:34)

Meredith : À la nouvelle Meredith.

Derek : Quels sont les changements auxquels je dois m’attendre ?

Meredith : D’abord, je suis jalouse et, si le cœur m’en dit, je pourrais peut-être assommer quelques infirmières du service.

Derek : Je peux surmonter la jalousie. Ensuite ?

Meredith : Ensuite, je veux beaucoup d’amour, vraiment beaucoup.

Derek : Là, je te promets d’assurer.

Meredith : Et enfin, j’aimerais avoir des vêtements propres.

Derek : Alors pour répondre à ta première question, je vais survivre.

Il lui fit quelques bisous dans le cou.

Derek : Je vais te chercher des affaires.

Meredith : Merci.

Il partit, puis une minute après la porte s’ouvrit. Il recula, en faisant avancer un lit dans la pièce.

Derek : Allonges-toi, je reviens avec ce que tu veux.

Meredith : Je veux ma chemise noire s’il te plait.

 

Arrivant dans le vestiaire des internes, il ouvrit celui de Meredith. Il y trouva une tenue complète de rechange, mais pas de chemise noire. Il réfléchit un instant, puis sourit. Il quitta le vestiaire les mains vides et entra dans celui-ci d’à côté, ouvrit son propre casier et s’empara de sa chemise noire, qu’elle adorait mettre. Il avait espéré qu’en la gardant ici, elle n’irait pas tout droit sur les épaules de Meredith, et qu’il pourrait en profiter un peu. Raté !

 Il retourna la voir, lui apporta la chemise qu’elle mit aussitôt. Elle renifla le col en souriant, il caressa sa joue. Derek poussa le lit en dehors de cette pièce, où attendaient depuis déjà longtemps leurs amis.

Izzie voyant Meredith les yeux fermés : Elle dort ?

Meredith : Peut-être.

Izzie : Meredith ...

Elle ouvrit les yeux.

Izzie : Merci.

Meredith : Dans l’histoire, je n’ai fait que risquer vos vies, pour les remerciements c’est derrière...

Les deux filles remercièrent Derek avec un sourire.

... : Dr Grey ?

Elle se retourna dans son lit, Derek glissa une main sur son épaule, qu’elle attrapa. La femme qui se tenait à côté d’elle, était celle qui avait eu un couteau sous la gorge, avant que Meredith arrive.

Meredith : Si c’est pour me remercier...

Femme : Certainement pas.

Meredith : Qu’est-ce que vous voulez ?

Femme : Parler au nom de toutes les infirmières.

Meredith : Bien, allez-y.

Femme : Comment peut-on tuer son frère et frapper sa mère en si peu de temps ?

Meredith : Théoriquement, c’est assez simple. Pourquoi? Vous voulez essayer ?

Femme : Vous êtes dangereuse !

Meredith : Je n’ai jamais prétendu le contraire.

Femme : Horrible !

Meredith : Chacun son point de vue.

Femme : On dirait que vous n’avez même pas de coeur !

Meredith : Il faut un minimum de sang-froid pour affronter ça. Vous voulez que je mente et que je vous dise que je suis désespérée, que je regrette ces gestes. L’un a servi à sauver des personnes et l’autre à...

Femme : À quoi ?

Meredith : À respecter un minimum, l’unique volonté de la personne que j’ai tué.

Femme : Vous le respectez ?

Meredith : Qu’est-ce que ça peut bien vous faire ?

Femme : Vous êtes diabolique, aussi cruelle que votre frère !

Meredith se mit doucement à observer le plafond, le regard vide. Aussi cruelle que son frère ? Lui si ... Elle pouvait accepter beaucoup de remarques désagréables, mais celle-là... Elle ferma les yeux afin de se détendre, de garder un certain contrôle. « Vous êtes aussi cruelle que votre frère ! » Elle frappa son lit de son poing et se recroquevilla. Un minimum de sang-froid, un minimum de sang froid... Qui soudainement s’évapora.

Meredith : Qu’est-ce que vous attendez de moi ?!

La femme recula d’un pas, effrayée par cette réaction brutale. Meredith s’était assise soudainement, Derek avait enlevé sa main, et elle regardait dans le vide, encore.

Meredith : Qu’est-ce vous attendez de moi ? Que je sorte de ce lit pour vous montrer ô combien je suis monstrueuse ? Vous voulez quoi au juste ?

 

Une femme en retrait commentait la scène d’un murmure. « Elle a la rage ...? Tu as vu la façon dont elle nous regarde ? »

Meredith : Je suis monstre, une horrible femme, une criminelle...

Femme : Vous l’admettez ?

Meredith : Peut-être que je le suis effectivement, mais dans ce cas-là... Je serais incroyablement idiote vous ne trouvez pas ? Un monstre ne sauve pas de vies. De plus, si vous êtes toujours dans votre rôle de porte-parole, vous devriez probablement être de mon côté.

Femme : J’aimerais bien savoir pourquoi ?

Meredith : C’est très simple... À quoi occupez-vous vos journées quand vous n’êtes pas auprès de patients ?

Femme : Je ne comprends pas.

Meredith : Sans moi, plus de Dr Sheperd. Et là, ce serait la catastrophe car même si j’apprécie le Dr Sloan, je ne pouvais pas lui faire ce cadeau... Le laisser seul au milieu de toutes ces femmes.

Femme : Je suis à cent pour cent professionnelle ici !

Meredith : Vous m’en voyez ravie ! Seulement, parler au nom des infirmières de cet hôpital, c’est se mettre dans la majorité de celles-ci alors... Bref, vous avez autre chose à me dire ?

Femme : Vous êtes toujours aussi cruelle que lui !

Meredith : La partie est terminée. Arrêtez de juger ce que vous ne connaissez pas. Arrêtez de faire des remarques, je les ai prise sur moi et j’ai parfois réagi avec un semblant d’humour, mais stop. Je ne sais pas ce qui vous pousse à faire ça, à me décrire avec ces mots-ci, mais je peux vous assurer que votre innocence à cette histoire est le meilleur cadeau que vous avez pu avoir. Cette histoire m’a détruite, m’a rendu triste et heureuse à la fois, mais elle a laissé ses traces et je vivrai avec jusqu’à la fin, c’est le pire qu’on ait pu me faire. Vous devriez plutôt être contente de ne pas en faire parti, parce que vous n’êtes pas obligé de mentir à tout le monde, depuis des années...

Elle regardait ses amis d’un air à la fois honteux et triste.

Derek d’une voix basse : On y va.

 

Le lit entra dans une chambre du service de neurochirurgie, ainsi que tous leurs amis qui les avaient suivis. Meredith s’était rallongée, fermant les yeux et maudissant son passé.

« ...Aussi cruelle que lui ! »

Elle essayait de se rassurer sur le fait qu’elle était une bonne personne, qu’elle avait toujours fait ce qu’il fallait. Elle était agent fédéral et chirurgien, ce ne sont pas des métiers que l’on choisit quand on est quelqu'un de mauvais, un criminel qui plus est... Aujourd’hui elle avait sauvé des vies, c’était la seule chose à retenir. Seulement l’image de cet homme recevant ses balles, tombant au sol et d’une couleur de peau grise, ne l’aidait pas.

Elle ne disait mot et ne laissait personne la toucher. Allongé sur le côté, elle tournait le dos à Derek. Elle tapait sur son oreiller, montrant différents signes de colère.

Peu à peu elle se rallongea sur le dos, cachant son visage sous ses mains, respirant le col de sa chemise. Les personnes autour d’elle étaient attristées par cette scène. Meredith, leur amie, n’allait pas bien, ça c’était clair, mais la cause de tout ça était pour le moment encore très floue.

Derek était assis sur un fauteuil près de son lit, il tenta de poser sa main sur sa joue. Passant sous ses mains, il s’arrêta au niveau de son nez et enleva le tissu noir. Il continua son chemin pour atteindre son but, caressant sa joue il sourit.

Elle lia sa main à celle de Derek et posa sa tête dessus. Elle tendit l’autre qu’il attrapa.

Derek : Je crois qu’elle va bien.

Ils se regardèrent un instant et ils les laissèrent seuls dans la chambre.

Derek : Tu pourrais peut-être dire un mot.

Meredith : Je ne suis pas un monstre.

Derek : Je suis d’accord avec ça.

Meredith : De quel droit a-t-elle pu dire ça de moi ?

Derek : Mike n’avait pas l’air ravi, Richard non plus. Je pense qu’elle a du passer un mauvais quart d’heure après.

Meredith : Si c’est le cas, elle le mérite.

Elle se tourna vers lui, puis sourit. Sans la lâcher, il s’assit sur le lit. Il lui caressait les cheveux, elle ferma les yeux, laissant couler la douceur sur la tristesse et la colère.

Elle se redressa, se collant à lui.

Meredith : Merci d’être en vie.

Derek : Grâce à toi.

Il embrassa sa joue et lui susurra un « je t’aime ». Il colla sa joue contre la sienne et au bout de quelques minutes; reprit la parole.

Derek : Tu devrais te reposer et dormir.

Meredith : Je ne suis pas...

Derek la coupant : Je croyais qu’à partir d’aujourd’hui, tu n’allais plus mentir.

Meredith : D’accord, je suis épuisée, mais je ne veux pas dormir, je ne veux pas le revoir... même dans mon subconscient.

Derek : Allonge-toi, j’ai le remède à ton problème.

Meredith en s’allongeant : Vraiment ?

Derek : Bien sûr, je suis le meilleur.

Il quitta la chambre.

 

Derek : Les petits monstres !

 Ses deux neveux accoururent près de lui. Il se mit à leur hauteur, et après avoir reçu un bisou sur chaque joue de leur part, il les regarda.

Derek : J’ai une mission pour vous.

Leurs lèvres s’étiraient dans un sourire.


Spyfafa  (09.03.2009 à 18:46)

Derek : Vous allez tous les deux entrer dans la chambre. Vous ferez attention en escaladant le lit et vous avez deux places pour dormir avec Meredith.
Kate : Escalader le lit ?
Derek : Foncez !
Les enfants le contournèrent, il se releva.
Kate : Mais t'as perdu la tête ou quoi ?
Derek : Ce sont de bons cascadeurs.
Kate : Qu'est-ce que vous faîtes quand je te les laisse pendant une semaine ?
Derek : On s'agrippe aux arbres et à New York, on a escaladé un gratte-ciel... Kate, arrêtes d'avoir peur. Tu peux regarder par la vitre, je suis sûr qu'ils ont fini leur ascension.
Elle s'exécuta, observant ses enfants serrant Meredith dans leurs bras.
Kate : Derek je...
Derek souriant : Tu m'aimes, je sais.
Kate : Tu as de la chance d'avoir risqué ta vie aujourd'hui parce que sinon...
Il perdit son sourire à ces mots.
Derek : Chacun retourne à ses occupations, les patients n'attendent pas. Et personne n'entre dans cette chambre, elle a bien besoin de repos.
Le groupe se dispersa, ne restait ici que le frère, la soeur et le mari.
Derek : Bon, je vous emmène dans mon bureau, vous avez aussi besoin de repos après le vol et le stress qui a suivi.
Kate : Pourquoi tu obliges tout le monde à dormir ?
Derek : Pour votre bien.
Sur ces mots, ils marchèrent jusqu'à son bureau, pas très loin.
Il ouvra la porte, ferma les stores, bascula le canapé en lit et leur sourit.
Derek : Bonne sieste !
Kate : Attends ! Tu devrais appeler maman.
Derek : J'allais le faire.
Kate : Vraiment ?
Derek : Oui, ça fait une semaine que je ne l'ai pas fait.
Kate : Qu'une semaine, tu progresses.
Repensant à ce qu'il avait vécu -ou imaginé parce que ça ne pouvait être vrai-, il s'empressa de serrer sa soeur dans ses bras.
Derek : Papa et Steph t'aiment beaucoup.
Kate : Tu ne parles plus beaucoup d'eux, pourquoi maintenant ?
Derek : C'est sûrement un rêve, ça ne peut être autre chose de toute manière, mais je les aient vu et ils m'ont demandé de faire passer le message.
Kate : Oh... d'accord.
Derek : Bon, pas de bêtises, je veux retrouver mon bureau propre.
Kate : Je peux utiliser ton ordinateur ?
Derek : Dors.
Il sortit, les enfermant dans son bureau, ayant préalablement posé une autre clé de l'autre côté.
Il composa un numéro sur son portable, regarda par la vitre Meredith entourée de ses deux neveux et descendit au sous-sol.
Il discuta avec sa mère, l'informant de tout ce qui s'était passé aujourd'hui et précédemment, remontant à la dernière fois où il lui avait téléphoné...

L'appel terminé, il errait dans les sous-sols. Arrivant, dans un couloir peu fréquenté, il s'arrêta en regardant les internes tous assis sur le même vieux brancard.

Derek : Vous n'avez pas de patients ?
Cristina : Et toi ?
Derek souriant : Qu'en cas d'extrême urgence.
Cristina : Bienvenue dans le groupe.
Il vint en face d'eux.
Derek : Comment vous vous sentez ?
Cristina : Perdue
Alex et George : Triste
Derek : Izzie ?
Izzie : Terrorisée.
Derek : Pourquoi ?
Izzie : À ton avis ?! Cet homme me fait peur.
Derek : Depuis quand ?
Izzie : Depuis aujourd'hui, tiens !
Derek : Bien sûr... La lame est entrée ?
Izzie : Je vais bien.
Derek : La lame est entrée ?
Izzie : Oui légèrement, mais Bailey m'a mis un pansement et je vais bien.
Derek : Bien.
Il partit puis revint, il déplia puis s'installa sur le fauteuil roulant qu'il venait de ramener.

Cristina : Si tu voulais t'asseoir, fallait le dire.
Derek : Je préfère vous voir de face.
Les internes regardaient dans le vide
Derek : Qu'est-ce que vous voulez savoir ?
Cristina : Pourquoi est-elle si mal ? Pourquoi avait-elle autant peur de lui ?


Spyfafa  (31.03.2009 à 17:53)

Derek : J'imagine que tuer son frère n'est pas quelque chose d'agréable... même si on ne le connaît pas, même si c'est quelqu'un de mauvais.
Ils acquiescèrent, pensifs.
Derek : Meredith est la personne la plus courageuse que je connaisse. Pour avoir toute cette assurance, elle a dû surmonter beaucoup de difficultés...
Alex : Ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort.
Derek : Exact. Elle ne montre que rarement ses failles...
Cristina : Mais il est l'une d'elles...
Derek : Oui. C'est pour ça qu'elle en a tellement peur, il est son pire ennemi et son cauchemar. Elle peut mettre beaucoup de personnes à terre : Mark, moi, les hommes de notre équipe et même notre patron... Mais lui, lui.... elle n'avait jusqu'à aujourd'hui aucun moyen de lui échapper.
Izzie : Comment a-t-elle pu résister ?Comment a-t-elle réussi à ne pas céder à la peur, à ne pas craquer ?
Derek : On est entraînés à vivre des situations extrêmes, même si celle-ci est beaucoup plus étrange, c'est une part de notre boulot...
Georges : Alors c'est vrai, vous faîtes parti de la police.
Derek : Oui, agent fédéral au FBI.
Alex : Oh...
Derek : Tu as quelque chose à te reprocher, Alex ?
Alex : Non, rien. C'est juste que c'est tellement évident... Enfin, je veux dire si tu sais si bien te servir d'une arme, négocier comme elle l'a fait et tout le reste, c'était probable...
Derek : Peut-être, oui. Mais après un an à nous prendre pour des chirurgiens, ce que nous sommes également je tiens à le préciser, nous voir comme des policiers ne doit pas être évident.
Cristina : Après réflexion, c'est pas si dur que ça.
Derek : Pourquoi ?
Cristina : Vous avez le profil... Vous vous connaissiez depuis trop longtemps pour ne pas avoir partager quelque chose ensemble comme...un métier.
Derek : Ce qui ne prouve pas que nous sommes deux agents fédéraux.
Cristina : Toujours de preuves, vous en avez pas marre à la fin... La question que je me pose depuis un an, c'est pourquoi tu as quitté ta meilleure amie ?
Derek perdant son sourire : Qu'est-ce que tu sais ?
Cristina : Elle a cru pendant des semaines que tu avais disparu, voire pire. Elle n'a pas fait de recherches parce que tu le lui a gentiment demandé sur un bout de papier...
Derek : Si tu veux savoir, je le regrette.
Cristina : Pourquoi tu ne l'a pas appelé ?
Derek : Parce que c'est compliqué...Que je suis compliqué.
Cristina : J'avais remarqué. Pourquoi tu n'es pas avec elle là, maintenant ?
Derek : Elle dort et je ne veux pas la déranger.
Cristina : Tu dois savoir entrer dans une chambre sans aucun bruit...
Derek : Combien de série policière, regardes-tu ?
Cristina : Aucune, seulement Meredith c'est très bien le faire.
Derek : Et je suis censé être son alter-égo ?
Cristina : En quelques sortes.
Derek : Elle me bippera si elle a envie de me voir...
Il sortit son portable de sa poche, elle reprit sa place confortablement adosée au mur.

Quelques minutes après.
Cristina : Et tu es censé patienter la sonnerie de ton bipeur, en regardant des dizaines de photos.
Derek : Je m'occupe comme je veux.
Cristina : Tu pourrais aller la voir directement, rien ne t'en empêche.
Il la regarda un moment, un son retentit en faisant sursauter tout le monde.
Derek : Un peu de patience, c'est tout ce qu'il fallait.
Il regarda son bipeur en se levant.
Derek : Code bleu, c'était pas prévu ça !
Il se mit à courir, monter les marches quatre à quatre arrivant le premier dans la chambre.
Il regardait Meredith, se débattre contre le vent, une force invisible.
Derek : Qu'est-ce que tu fais là Mark ?
Mark : Qu'est-ce qui se passe ?
Derek : Sors !
Mark : Pourquoi elle...
Derek : Dehors avec les garçons !
Ils partirent.

Il restait un instant sans rien faire, prenant compte peu à peu de la situation.
Meredith était autre part, dans un cauchemar.
En la regardant et prenant en compte que ses mouvements n'avaient rien d'aléatoire, il fut inquiet.
Il essaya de s'approcher, de lui prendre une main mais soudainement elle se retourna.
Allongée sur le ventre, il vit une opportunité à ne pas rater. Il glissa une main sous sa chemise et tentait désespérément de lui masser le dos, souhaitant qu'elle réagisse, qu'elle s'apaise. Il s'assit sur le lit.

Ce cauchemar lui apprenait des choses à lui, ce n'en était pas vraiment un d'ailleurs, de cauchemar. Il y avait repensé depuis une semaine au moins, depuis qu'elle s'était persuadée qu'il reviendrait, qu'elle avait peur...
Bien sûr, il savait qu'elle avait souffert... même si elle ne lui avait jamais dit et qu'elle était restée de marbre quand elle l'avait endurée. Mais à cet instant, au présent, à se tourner dans tout les sens dans ce lit blanc hospitalier, elle voulait crier toute sa douleur. Elle était en train de montrer ce qu'elle avait caché, la souffrance que lui infligeait cette torture.
Non, ce mot ne semblait pas exagéré quand on connaissait l'histoire...


Spyfafa  (07.04.2009 à 17:12)

De l'autre côté de la vitre, les médecins et amis assistaient , impuissants, à cette détresse.
Cristina : Que s'est-il passé ?
Mark : Je ne sais pas.
Cristina : Comment ça a commencé ?
Mark : Elle a d'abord bougé dans son lit, je ne me suis pas inquiété. Mais ensuite, elle a failli frapper Tom et je les ai sortis du lit, puis j'ai bipé Derek.
Izzie : Qu'est-ce qu'il essaie de faire ?
Mark : Je n'en ai aucune idée, mais j'espère que ça marchera...
Cristina : Une technique à la Mamour devrait sûrement fonctionner sur elle...
Kate : Une technique à la quoi ?
Cristina : Oh, vous êtes là ! Une technique de votre frère si vous préférez...
Kate : Mamour, c'est mon frère ?
Izzie : En réalité, l'identité complète c'est Docteur Mamour.
Alex : À moins que Meredith ne préfère qu'on la nomme « Technique de l'abruti »...
Kate : Vous venez de traiter mon frère d'abruti ?
Alex : C'est juste que Meredith l'appelle comme ça depuis quelques jours...
Izzie rigola une seconde, avant de retrouver son air triste face à la situation.
Mark : Peu importe le nom que vous lui donnez, il me semble que le résultat est là. J'ai l'impression qu'elle se relaxe un peu.

En effet, elle se tournait plus lentement. Revenue sur son dos, elle resta une seconde sans bouger. Derek continuait son massage, avec un peu moins de facilité que précédemment. Brusquement, elle se releva. Haletante, elle s'accrocha à lui.

Derek : C'est fini ! Tout va bien, Meredith !
Meredith : C'est faux, c'est la première fois que je revis ça en entier, c'est horrible.
Il lui embrassa le front, et colla ensuite sa joue contre la sienne.

Derek : Je sais...
Meredith : Tu peux en savoir une partie, mais ça, heureusement que tu ne le connais pas.
Derek : C'est terminé, maintenant...
Meredith : Où sont-ils ?
Derek : Qui ?
Meredith : Tom et Martin.
Derek : Ils sont à l'extérieur.
Meredith : C'est pas vrai... Je... Je leur ai fait peur ?
Derek : Meredith...
Meredith : Dis-moi la vérité !
Derek : J'en sais rien.
Elle se laissa retomber sur le lit.
Meredith : Lâche-moi, sors d'ici !
Derek : Je ne te quitte pas une seconde.
Comprenant qu'il ne négocierait pas sa sortie, elle céda et regarda furtivement ses amis dehors.
Meredith : Il faut que je leur dise, pas vrai ?
Derek : Tu peux encore attendre.
Meredith : Si les garçons ont eu peur de moi, ils doivent aussi s'inquiéter. Alors, je n'ai plus le choix, il faut que je le fasse rapidement.
Derek : Je ne suis pas de cet avis.
Meredith : Mais ton avis ne compte pas !
Derek : Prends le temps qu'il te faut, Meredith. Il faut que tu te sentes prête à dévoiler tout ça...

Elle sortit de son lit.
Derek : Où vas-tu ?
Meredith : Prendre une douche.
Derek : Et je fais quoi en attendant ?
Meredith : Dis-leur que je vais bien, que... Dis-leur ce que tu veux !
Elle entra dans la petite salle de bain contiguë à la chambre ; il sortit de celle-ci et fut questionné de toute part.
Derek : Elle va bien.
Tout le monde se calma un peu.

George : Qu'est-ce qui lui est arrivé ?
Derek : Un... Un cauchemar.
Mark : C'est la cause de son agitation ?
Derek : Oui.
Izzie : Il a dû être affreux alors.
Derek : Probablement.

Quelqu'un le serra dans ses bras.
Mark : Je suis désolé. Je n'aurais pas dû... J'aurais dû les retenir.
Derek : La ferme !
Mark : À cause de moi, Tom...
Derek : Tais-toi, je ne t'avais rien demandé ! Et lâche - moi.
Il s'éloigna.
Mark : Si tu...
Derek : Tu as été génial, je n'aurais pas fait mieux sans me mettre en danger.
Mark : C'est vrai ?
Derek : Oui, certainement. Maintenant, écartez-vous j'ai... besoin d'air !
Kate : Ça va ? Tu as subi un choc et même si tu ne veux pas te l'avouer, tu n'es pas au meilleur de ta forme, Derek.
Derek : Par rapport à Meredith, je vais très bien.
Kate : Et sans rapport avec Meredith ?
Derek : Cette journée est indissociable de Meredith, alors je vais très bien.

(relect: jr)


Spyfafa  (17.04.2009 à 16:04)

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