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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Grey's Anatomy
Création : 07.08.2008 à 17h26
Auteur : Spyfafa
Statut : Terminée
« J'aimerai l'écrire seule ! » Spyfafa
Cette fanfic compte déjà 90 paragraphes
Kate : Derek...
Derek : Kate...
Ils se regardèrent dans les yeux un moment.
Derek : Tu veux jouer à ça ? Super !
Richard : Derek !
Derek ne lâchant pas sa soeur du regard : Tu veux me faire perdre, c'est pas sympa ça...
Richard : Ellis demande à vous voir.
Derek : Depuis quand tu me... Oh, Meredith n'ira pas. Pas maintenant du moins.
Richard : Elle y sera obligée.
Derek : Et elle le fera, mais je peux encaisser la première dose d'injures tout seul !
Richard : Ce n'est pas toi le plus impliqué dans l'histoire.
Derek encore en confrontation avec Kate : Dans les personnes disponibles, si. Tu veux m'emmener maintenant ?
Richard : Ce serait préférable.
Derek : Bien. Kate, tu m'accompagnes ?
Kate : C'est bon, tu es le meilleur. Je ne tiendrai pas plus, surtout en marchant.
Derek avec un sourire vainqueur : Encore une fois, je gagne la partie, ouais !
Il perdit son air joyeux et partit avec Richard.
Elle essayait de rester le plus calme possible, tentant d'utiliser un vocabulaire assez soutenu et professionnel pour évoquer ce qu'elle pensait. Il l'écoutait, assis sur un fauteuil, attendant le moment où sa colère vaincrait sa « zen attitude », émettant quelques mots quand c'était nécessaire. Elle le congédia, et il repartit vers cette chambre.
Personne n'était devant, ce qui l'étonna, puis elle comprit que, s'ils n'étaient pas à l'extérieur, ils étaient tous entrés. Logique !
Meredith : Ils m'ont dit que tu étais avec le chef...
Derek : Je l'ai trouvé très calme, mais ça va pas durer.
Meredith : Calme ?
Derek : Moi aussi, ça m'a étonné. Les garçons, montez sur le lit, si vous ne voulez pas que je vous écrase!
Il prit place sur le fauteuil maintenant libre. Il regarda tous les visages présents, puis se tourna vers elle.
Commença alors une longue conversation en langue des signes.
Meredith : Il faut que je leur dise.
Derek : Es-tu prête ?
Meredith : Je ne sais pas, mais ils sont tous là : autant en profiter!
Derek : Prends ton temps, on les fera tous venir le moment venu.
Meredith : C'est quoi le problème, tu ne veux pas que je le dise maintenant ?
Derek : Non, ce n'est pas ça. Je te le répète, je veux juste que tu sois prête.
Meredith : Tu ne veux pas dire à tout le monde ce que tu es ?
Derek : Ce que je suis ?
Elle répliqua et Derek vint casser ce silence en riant.
Derek reprenant la parole : Vas-y, si tu en as envie.
Meredith : Je ne pense pas que Tom et Martin devraient rester.
Derek : Tu peux leur demander, ils se prennent pour des grands!
Elle les regarda un instant, s'assit sur son lit. La porte s'ouvrit.
Mike : Oh ! Je dérange ?
Meredith : Non, tu peux rester si tu as du temps devant toi.
Il ferma la porte et resta debout.
Meredith : Si vous voulez sortir, même si je suis en train de parler, vous pouvez. Ça ne me gênera pas du tout. Je vous préviens ça risque d'être long parce que... Je ne ai jamais dit çà à qui que ce soit.
Cristina : Mais Derek le sait ?
Meredith : Je ne lui ai pas dit.
Elle respira doucement, ferma les yeux, les rouvrit.
Meredith : C'était il y a quelques années déjà. J'étais assise sur un banc dans un parc, et je réfléchissais au comportement humain... Oui, je sais, ce n'est pas ce qu'il y a de plus marrant, mais je n'étais pas vraiment d'humeur : je venais de me faire larguer depuis quelques heures. Oh, j'allais bien, je n'allais pas pleurer toutes les larmes de mon corps pour lui, mais seulement, j'étais triste.
Un homme est venu s'asseoir à mes côtés.
Flash Back
Homme : Bonjour.
Meredith : Bonjour, vous vous appelez comment ?
Homme : Pourquoi se soucier de ça ?
Meredith : J'aime juste savoir à qui je parle.
Homme : Bon, d'accord. Je m'appelle l'Intouchable.
Meredith : Oh ! Eh bien moi, c'est l'Imbécile.
Fin du Flash
(relect : jr)
Meredith : L'imbécile... à ce moment précis, j'en étais vraiment une. J'ai dit ça parce que j'étais en plein dans le chapitre de l'imbécillité humaine.
Il m'a invité à boire un verre, j'ai accepté pour je ne sais quelle raison. Peut-être voulais-je savoir ce qui se cachait derrière ce mystère qu'il m'avait imposé ? En fait, je l'ignore, mais maintenant... avec le recul, je n'aurais vraiment pas dû.
On est sortis du parc, le bar se trouvait en face. J'ai traversé, sans vraiment regarder avant, puisque que la rue n'était pas très fréquentée. Quand je me suis aperçue qu'il ne me suivait pas, je me suis retournée. Il me regardait avec un air étrange. Je me suis approchée de lui, et une seconde après , j'étais déjà par terre.
Elle arrêta son récit, regarda le vide d'un air horrifié. Une main s'approcha d'elle, elle s'y agrippa et continua à respirer profondément avant de reprendre le fil de l'histoire.
Meredith : Il s'est amusé... Oh oui, il s'est vraiment éclaté avec moi. Il riait aux éclats quand je souffrais, chaque fois un peu plus fort, chaque fois un peu plus...
Attirée par le bruit, la rue vide se remplissait au fur et à mesure des coups.
Ma mort arrivait, je le savais et il le savait... Il était au summum de la joie. Ma mort approchait et je prenais un malin plaisir à regarder les personnes qui allaient y assister. Certaines étaient tristes, d'autres choquées, ou encore quelques unes priaient.
Ils ne l'étaient pas pour moi, j'espère qu'ils ne l'étaient pas... Qu'ils éprouvaient tous ces sentiments juste parce qu'ils avaient eu le malheur de passer par là et qu'ils seraient traumatisés pendant un temps encore indéterminé...
Seulement, comme si cela ne suffisait pas, un des ces inconnus pleurait. Je me suis promis de ne jamais lui dire qu'il était ridicule. C'est vrai, après tout, moi je ne versais aucune larme et lui, il y mettait tout son coeur... Ce n'est pas lui qui endurait tout ça, alors qu'est-ce -que ça pouvait bien lui faire ?
Un son vint s'ajouter aux murmures, aux prières. Un son qui n'allait sûrement pas dans leur sens d'ailleurs. Ma mort avait un moteur bruyant. Ma mort roulait. Ma mort était une voiture qui allait m'écraser achevant le massacre auquel j'avais étrangement survécu.
L'homme partit en courant, personne n'osa le poursuivre. La voiture approchait, je fus soulevée dans les airs, avant d'entendre un crissement de pneus. Il avait beau être ridicule, je ne pouvais plus lui en vouloir pour ça... Il avait risqué sa vie pour sauver la mienne, celle d'une inconnue prête à rencontrer la mort. Cela avait beau être abruti, c'est encore aujourd'hui la meilleure chose qu'il ait faite pour moi...
Voyant qu'elle avait terminé, son auditoire se détendit un peu. Elle ne lâchait ni ne desserrait sa main pour autant.
Derek : Moi, je félicite l'homme ridicule !
Mark : Moi aussi.
Cristina : Chapeau !
Meredith : Tu es ridicule...
Derek : Non, il t'a sauvé la vie, c'est très bien ! La seule chose qui soit ridicule chez moi, c'est mon surnom, mais je ne dirais rien à tes amis. J'accepte ça.
Meredith : Alors c'est égoïste.
Derek : Égoïste... Moi ? Si j'étais vraiment égoïste... Serais-tu encore en vie, aujourd'hui ?
(relecture jr)
Meredith : Probablement pas.
Des chuchotements se firent entendre.
Derek prenant un dossier caché sous l'oreiller : Et comme je suis encore moins égoïste, je vais aussi remercier un brillant chirurgien.
Il déposa le dossier sur la table, placée au pied du lit.
Derek : Merci Richard !
Richard : Non, c'est impossible !
Derek : Bien sûr que si, ça l'est ! Avec nous, tout est possible. La première chose qu'elle m'ait dite, c'était : Je ne veux pas qu'Ellis Grey soit au courant ; après, elle s'est évanouie mais peu importe. Alors dans mon âme de super héros, je me suis dit : Ok, pas de souci. Et je n'ai cherché longtemps d'ailleurs...
Meredith : Ça c'est sûr, mais c'est très bien comme ça!
Derek : Kate, dis bonjour à ta pseudo cousine... je vous présente : Emmanuelle Sheperd.
Il fit glisser son siège au plus près de Meredith.
Derek en ouvrant les bras : Maintenant, et il était temps, je viens réclamer mon super câlin !
Elle se blottit contre lui pendant que tous les autres réalisaient peu à peu ce qui les liaient .
Cristina : Je sais !
Ils se tournèrent tous vers elle, surpris.
Cristina : C'était une question d'égalité ?
Meredith : Quoi ?
Cristina : Oui : chacun a déjà sauvé la vie de l'autre au moins une fois alors... Vous êtes quittes !
Ils rirent à la remarque.
Derek : Si on veut... Bien qu'étant toujours supérieur, j'ai arrêté de travailler durant un mois pour elle.
Meredith : Comment as-tu fait ?
Derek : Une promesse ! Que je n'étais même pas sûr de tenir, d'ailleurs.
Meredith : Quel genre ?
Derek : Je savais qu'il recherchait une personne dans l'équipe, alors ils l'ont eu.
Meredith : C'est pas vrai ! Tu n'as pas fait ça !
Derek : Tu veux que j'avoue que je ne serais pas resté à tes côtés si tu n'avais pas été flic... J'aurais trouvé une autre solution, ç'aurait peut-être duré un peu moins longtemps, mais j'aurais attendu une amélioration.
Tom : Tonton c'est le plus fort !
Il se tourna vers son neveu.
Derek : Vraiment ? Ça me fait plaisir que tu penses ça, c'est génial... Mais c'est faux!
Martin : Et Tata Meredith c'est la meilleure !
Derek : C'est déjà mieux !
Meredith : Je t'ai déjà dit que le tata n'était...
Tom : On sait, tu le répètes tout le temps.
Meredith : Bon, qui est le plus nul alors ?
Ils scrutèrent toute la pièce du regard.
Tom tendant le doigt : Lui !
Meredith : Mike ? Mais vous ne le connaissez même pas !
Derek : Je suis en partie d'accord avec eux, cependant.
Meredith : Et qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Derek : À moi ? Rien. Mais je vais t'apprendre une chose, plus que les flics, les enfants savent tout... même ce que tu essaies de cacher. Et lui, il a fait une belle connerie !
Meredith : Ce pourquoi tu pourrais peut-être le remercier...
Derek : En effet, mais peu importe. Vous allez bien ?
Meredith : Derek, mais ça va pas bien ou quoi ?
Derek : Je demande juste s'ils vont bien, je m'inquiète pour leur état, je ne vois pas ce qu'il y a de mal !
Kate : Meredith...
Meredith : Qu'est-ce qu'il y a ?
Kate : C'était il y a combien de temps ?
Meredith : Onze ans après-demain, pourquoi ?
Kate : Tu as failli mourir, Derek!
Derek : Mais je suis encore en vie.
Kate : Meredith, tu sais si la voiture était proche de toi quand Derek t'a soulevée?
Meredith : Je n'en sais rien Kate, j'allais mourir !
Derek se leva et vint près de sa soeur.
Derek : Qu'est-ce que tu insinues ?
Kate : Tu ne tenais plus à la vie...
Derek : Arrête, tu sais que c'est faux. Je n'ai pas envie de mourir.
Kate posa sa tête sur le torse de son frère.
Kate : Ne me laisse pas.
Derek : Chut...
La journée passa vite, chacun au "Grace "se remettait de l'évènement du jour. Les internes et titulaires avaient repris le chemin du travail. Ellis n'était pas sortie de son bureau et avait refilé à Richard toutes ses interventions. Meredith joua avec les enfants le reste de la journée, jusqu'à s'endormir sous leurs yeux, épuisée.
Derek arriva, puis repartit avec les enfants dans le couloir.
Derek : Vous voulez que je vous accompagne à la maison ? Vous pourriez y passer la nuit.
Kate : Mais tu ne vas pas rester ?
Derek : Non, je reste avec Meredith cette nuit.
Kate : On n'a pas besoin de toi, donne-nous l'adresse, on y arrivera seuls.
Il prit le carnet et un stylo qu'il avait dans sa poche, puis écrivit son adresse.
Derek : Si vous avez un problème, vous m'appelez. Tenez, la clé.
Ils se souhaitèrent une bonne nuit, et la famille Brandster partie en direction du parking. Derek, retourna dans la chambre de Meredith. Il ôta T-shirt et chaussures puis se glissa sous la couette. Meredith gênée par ce mouvement, se retourna et ouvrit les yeux.
Meredith : Coucou.
Derek : Je ne voulais pas te réveiller, désolé.
Meredith : Faut pas, c'est pas dramatique.
Elle l'embrassa.
Meredith : Mais si tu te sens vraiment coupable, tu peux toujours essayer de te faire pardonner...
Derek : Excuse-moi !
Ils s'embrassèrent pendant un moment, récupérant le temps perdu.
Meredith : J'ai une question !
Ils arrêta de l'embrasser et la regarda attentivement.
Meredith : Pourquoi ta soeur a-t-elle dit que tu ne tenais plus à la vie ?
(relecture:JR)
Derek : C'est une longue histoire...
Meredith : Je ne suis plus fatiguée.
Derek : Pas aujourd'hui, je ne suis pas prêt à te dévoiler cette partie de mon passé.
Meredith : Tu voulais mourir ?
Derek : Non, ce n'est pas ça ! S'il- te - plait, ne pose plus de questions!
Meredith : Mark est-il impliqué de près ou de loin dans cette longue histoire ?
Derek : Depuis quand te soucies-tu de Mark ?
Meredith : Depuis qu'il m'a demandé de l'aider à prendre un nouveau départ.
Derek : Un nouveau départ ?
Meredith : Est-il impliqué ?
Derek : Pourquoi me demandes-tu ça ?
Meredith : Parce que je suis flic !! J'ai remarqué son expression étrange.
Derek : Alors c'est possible...
Meredith : Tu le connais depuis combien d'années ?
Derek : Plus longtemps que toi... Pourquoi fais-tu cette tête ?
Meredith : Je croyais que notre amitié était la plus longue de toute ta vie, moi !
Derek : Tu n'as pas tort, on est réellement amis depuis quelques petites années seulement.
Meredith : Et avant ?
Derek : Avant, on se voyait de temps en temps, mais on se parlait rarement.
Meredith : Ça t'ennuie ces questions ?
Derek : Non, on n'a pratiquement jamais évoqué le passé... on peut commencer maintenant.
Meredith : Pose-moi des questions, alors !
Derek : Donc, tu vivais chez ta voisine ?
Meredith : En quelque sorte. Je passais beaucoup de temps avec, puisqu'Ellis Grey restait ici , à l'hôpital. Elle était sympa, mais j'ai perdu le contact avec elle et je ne sais même pas si elle habite encore là.
Derek : On pourra aller voir quand tu sortiras.
Meredith : Ça pourrait être une idée, oui. Donc, je passais beaucoup de temps là-bas, elle m'aidait pour tout et n'importe quoi, et je pouvais absolument tout lui dire, c'était génial... Mis à part, le fait que j'ai longtemps regretté de ne pas vivre avec ma mère... Elle m'a appris à grandir, jusqu'au moment ou le besoin d'indépendance a surgi... Ensuite j'ai loué un appartement. Au fil du temps, les appels se faisaient de moins en moins fréquents, puis inexistants. Tout s'est enchaîné, Mike m'a quittée, et tu es arrivé!
Derek : Plutôt intéressant!
Une heure plus tard, ils s'endormirent. La nuit passa vite, le soleil commençait à poindre, quand la porte s'ouvrit.
Bailey : Docteur Meredith Grey, en observation, suite à un coup dans le ventre...
Cristina la coupant : Docteur Bailey, ils dorment encore !
En levant la tête de son dossier, elle découvrit son interne endormie dans les bras de Derek. Tous deux complètement recouverts par la couverture, ne laissant apparaître que leurs têtes.
Bailey : Oh, alors, nous reviendrons.
Ils allaient sortir, quand quelques mots, à peine audibles, se firent entendre.
... : Attendez, restez... Je suis réveillée!
Cristina : Comment vas-tu, Meredith ?
Meredith : Très bien. Juste une minute pour que je le réveille, et vous pourrez recommencer votre visite.
Elle tenta de le tirer du sommeil en douceur, mais n'y arrivant pas... elle décida d'utiliser une autre méthode, plus violente.
Meredith : Cris, tu peux me passer mon portable..? Merci !
Portable en main, elle chercha l'enregistrement désiré, augmenta le volume et le mit près de l'oreille de la marmotte. Le résultat fut très rapide, il se réveilla en sursaut, regardant avec méchanceté le Docteurr Bailey , avant de se rallonger.
Derek : Je te déteste Meredith...
Meredith : Je suis désolée. Écoute-les...
Derek : Je sais ce qu'ils vont dire... Bonne nuit.
Meredith : Comment ça ?
Derek : Je connais ton dossier et au cas où ça t'aurait échappé, je m'occupe personnellement de toi. Maintenant laisse-moi dormir !
Meredith : Je vous écoute.
Izzie : Meredith Grey...
Meredith : Quoi ? Ils n'ont même pas gardé le nom !
Derek riant : On ne le mérite pas , quand on ne sait pas me réveiller.
Meredith : Dors, au lieu de dire des âneries ! Continue, Izzie !
(relu à la loupe par jr)
Il l'enlaça à nouveau et ferma les yeux.
Izzie : En observation, tu passeras un scanner pour voir l'état des anciennes cicatrices.
Meredith : C'est toi qui as demandé ça ?
Derek : Non, c'est Richard, il veut savoir s'il a bien fait son travail.
Izzie : Nous te garderons quatre jours.
Meredith : Quatre jours ?! Je vais très bien, pourquoi aussi longtemps ?
Il inspecta le pansement qu'il avait soigneusement placé sur sa blessure.
Derek : Peut-être que tu peux gagner un jour , tout dépend de ton état.
Meredith : C'est toi qui as décidé ça ? Abruti !
Derek : Ce ne sont que quatre jours...
Meredith : Mais il n'y a rien d'inquiétant chez moi !
Derek : Oh si, tu as bien quelque chose d'inquiétant, mais je ne le dévoilerai pas en public.
Meredith : De quoi parles-tu ?
Derek : Bien qu'il y ait des travaux, je n'ai pas entendu de tronçonneuses cette nuit...
Elle riait aux éclats.
Meredith avant de l'embrasser : J'adore la comparaison !
Après ce baiser échangé sous le regard à peine surpris des personnes présentes, Derek se rallongea confortablement près de Meredith.
Bailey : Docteur Shepherd...
Il la regarda.
Bailey : Le Dr Webber vous demande, pour vos jours de congés.
Derek : Très bien.
Il commença à se lever mais s'arrêta brusquement, à cause des têtes étranges que tirait le groupe.
Il les regarda une à une, ne comprenant la raison de leur état que lorsque la porte s'ouvrit sur Mark, qui stoppa net ; il suivit son regard et réalisa qu'il était torse nu.
Derek riant : Meredith...
La porte se referma, Meredith s'accrocha à lui et lui donna son T-shirt .
Meredith : Tu es beaucoup mieux sans, mais bon...
Il l'enfila.
Mark : Comment ... ?
Derek : Toute une façon de vivre pour ne pas détruire une amitié...
Il embrassa Meredith et se leva pour rejoindre la porte.
Derek une main sur son épaule : Allez, tu t'en remettras...
Il sortit et tourna en direction de l'ascenseur.
Cristina : Wouah !
Izzie : Ouais...
Mark vint s'asseoir sur le lit et un rire nerveux lui échappa.
Meredith : Quoi ?
Mark : Rien... vraiment rien. Au fait, je vous souhaite une belle vie de couple.
Meredith : Merci, c'est sympa!
Elle semblait paralysée, ne lâchant pas du regard le drap qui la recouvrait.
Alex : Qu'est-ce que tu as ?
Meredith : Allez-y, balancez... balancez vos réactions.
Cristina : Je pense que je peux m' exprimer au nom de tous ici : on est heureux pour vous, c'est chouette... C'est seulement que... Que...
Meredith : Quoi ?
Cristina : Que tu es une belle veinarde, Meredith ! Un flic et un médecin réunis en une seule personne...Faut le faire !
Tout le monde se mit à rire et Meredith se joignit à eux rapidement.
Derek avait tout juste fait quelques pas, quand celle qu'il vit au loin l'arrêta net. Il se retourna vivement pour l'éviter, mais son adjoint avait déjà sa place à l'autre bout du couloir.
Chacun se regardait étrangement.
Ellis : Docteur Shepherd !
Il se tourna vers elle.
Ellis : Vous êtes viré !
(relecture-JR)
Tout le couloir, brusquement, se retourna vers eux.
Richard : Ellis...
Derek : Je pourrais l'accepter si vous me donnez des arguments.
Ellis : Vous nous apportez beaucoup de soucis, Shepherd...
Derek : Lesquels ?
Ellis : La police vient souvent ici...
Derek : Vous avez fait quelque chose d'illégal ? Parce que si c'est le cas, la police n'a même pas à prendre la peine de venir, je m'en chargerai personnellement.
Ellis : Je me fous de votre passé !
Derek : Pas moi, mais continuez, admettons que la police vienne souvent ici en partie à cause de moi... Qu'est-ce que ça peut faire ?
Ellis : L'hôpital est parmi les meilleurs.
Derek : En partie grâce à moi, également. Mais ne nous éloignons pas, vous comptez me virer, très bien... Donnez m' en la raison !
Ellis : Ma fille n'est qu'interne.
Derek : Je ne vois pas le rapport entre elle et moi...
Ellis : Ne vous foutez pas de moi Sheperd ! Je n'apprécie guère ce genre de comportement ! Vous voulez sauver votre carrière ? Je ne vois qu'une solution... Abandonnez-la.
Derek : Sauver ma carrière ou la réputation de l'hôpital ? Je suis bien ici, c'est vrai, c'est un bel établissement, avec de bons équipements... Mais j'ai entendu dire que Mercy West n'était pas mal non plus !
Ellis : C'est du chantage ?!
Derek : Non, il faudra bien que je trouve un job, c'est tout.
Ellis : Réfléchissez rapidement.
Derek : Ma décision est prise.
Ellis : Alors ?
Derek : Alors, ça m'étonnerait que ce soit vous qui deviez en être informée la première !
Il fit marche arrière et retourna dans la chambre.
Mark : ...lui aussi c'est un sacré veinard !
Son regard se figea sur Mark, un court instant.
Derek : C'est terminé.
Meredith : Derek...
La porte s'ouvrit brusquement, Derek disparut en une seconde.
Ellis : C'est dur, n'est-ce pas ?
Meredith : Quoi ?
Ellis : Il a choisi son métier, pas toi...
Elle voulut continuer sa phrase, mais sa fille l'en empêcha :
Meredith : Ce n'est pas important. Et tu veux savoir pourquoi ? J'ai l'habitude... tu l'as déjà fait.
Ellis : Même si je suis sûre qu'il ne le voulait pas, il y est obligé.
Meredith : Sinon quoi... Tu le vires ?
Ellis : Oui!
Meredith : Tu sais très bien qu'on ne peut pas virer un titulaire, chef de service - et l'un des meilleurs - comme ça ! Il faut réunir les deux conseils de l'hôpital, et avoir la majorité des votes pour que tu gagnes...
Ellis surprise que sa fille en sache tant que ça : Je les aurai !
Meredith : Comment ? Tu n'as pas d'arguments valables !
Ellis : Je n'en ai pas besoin !
Meredith : Bien sûr que si, sinon comment convaincre tout le monde de ton choix ?!
Ellis : Le Docteur Shepherd est différent des autres.
Meredith : Je te l'accorde !!
Ellis : Il aurait été beaucoup plus difficile pour moi de virer le Dr Sloan, ou Burke, ainsi que n'importe quel autre, d'ailleurs... Mais lui, il n'a pas cette chance. Je peux, sur ma simple décision, le faire tomber bien bas, plus encore que sa réputation.
Meredith : Pourquoi ?
Ellis : Il a compris, lui...
Meredith ferma les yeux, elle aussi avait réfléchi, elle aussi avait trouvé la réponse à ces sous-entendus.
Ellis : Son internat, il a voulu gagner des années... mais il perdra beaucoup plus, aujourd'hui.
Meredith : Il est brillant, il maîtrise parfaitement la neurochirurgie...
Ellis : Tu l'idolâtres beaucoup trop...
Meredith : Je te permets de dire qu'il est différent. C'est vrai, son parcours est atypique, il est doué dans son domaine, et peu de patients décèdent sur sa table. Alors je ne vois pas pourquoi un chirurgien devrait être viré pour son talent.
Ellis : Un chirurgien ? Mais ce n'en est même pas vraiment un !
Meredith : Alors pourquoi est-il là, dans un établissement géré par Ellis Grey ?
Ellis ne dit rien. Elle ne savait que répondre à cette question.
Meredith : Il a réussi. Tu le savais, et tu l'as pris dans ton hôpital ! Il est devenu brillant et tu as eu tous les bénéfices de ça... À quoi te servirait-il de virer meilleur que toi ?
Ellis : Meilleur que moi ? Tu veux rire ?!
Meredith : Si tu n'as plus rien à dire, sors d'ici !
Elle lui montra la porte de la main.
Ellis désignant les faibles cicatrices : Qu'est-ce que c'est que ça ?!
(rel: JR)
Meredith : Dégage !
Ellis : Je veux savoir !
Meredith sortit du lit et regarda sa mère.
Meredith : Ces marques sont celles que tu aurais dû avoir, c’est toi qui aurait dû endurer tout ça ! Maintenant, tu le sais ! Tu es contente ?
Ellis ne répondit pas.
Meredith : Hors de ma chambre !
Elle sortit sans mot ni un regard, pour les personnes présentes.
Derek : Fallait pas...
Meredith se rassit sur son lit.
Meredith : La ferme !
Derek : Je vais devoir partir...
Meredith : Quoi ?!
Derek : Ce soir, je prends l’avion pour New-York, je vais voir ma mère.
Meredith : Pourquoi ?
Derek : Un repas de famille...
Meredith : Tu mens. Il y a un repas par an et c’était il y a longtemps déjà !
Derek : Disons que c’en est un autre.
Meredith : Je ne peux pas t’accompagner ?
Derek : Pas cette fois.
Meredith : Je vais très bien !
Derek : Peut-être, mais même si tu disais que tu pouvais courir un marathon, je ne t' emmènerais pas. Je voulais juste te prévenir...
Meredith : D’accord.
Le lendemain, Meredith passa sa journée avec ses amis qui venaient le plus souvent possible. Un moment, peu après midi, elle se retrouva avec Mark. Il commencèrent à parler de leur meilleur ami commun : Derek. Il lui parlait de ce qu’elle n’avait pas pu voir de lui, ses premières années en tant que chirurgien.
Mark : Je pense que tu le sais, Derek a un rituel.
Meredith : Quel genre ?
Mark : Tous les matins en arrivant, ou lorsqu’il doit faire une dure opération, il va dans les vestiaires et regarde un dessin affiché dans son casier.
Meredith : Continue, il ne m’a pas parlé de ça...
Mark : Sérieusement ? Oh, alors tu ne pourras pas m’aider !
Meredith : Pour faire quoi ?
Mark : Eh bien, ce dessin, c’est son portrait et il ne veut pas me dire qui l’a fait... Une fois, j’ai regardé et il n’est pas signé.
Meredith : Tu peux aller me le chercher ?
Mark : Non, certainement pas. Pas touche à son dessin, s’il l’apprend, je vais me faire tuer !
Meredith : Si je le vois, je pourrais peut-être t’aider, tu ne veux toujours pas... ?
Mark : Après tout, il n’est pas là.
Quelques minutes après, Mark revint avec un cadre dans les mains. Il lui tendit.
Meredith regarda minutieusement le dessin et un sourire s’afficha sur ses lèvres.
Mark : Pourquoi réagis-tu comme ça ?
Meredith : Ce portrait a presque douze ans, Mark !
Mark : Alors tu l’as déjà vu ?
Meredith : Non.
Mark : Tu te fies aux marques du crayon ? À l’usure du papier ? Je regarde quelques séries américaines... Tu fais partie de ces gens-là ?
Meredith : Quand tu lui as dit que le dessin n’était pas signé, il a dit quoi ?
Mark : Il m’a affirmé le contraire, sans plus d’explications.
Meredith : Et il a raison.
Il l’a regarda complètement perdu.
Meredith : J’ai fait ce dessin et je l’ai signé, Mark.
Mark : C’est toi qui ?
Meredith : Oui, c’est moi qui l'ai dessiné.
Mark : Alors pourquoi m’as-tu dit que tu ne l’avais jamais vu ?
Meredith : Ça peut paraître bizarre, mais j’ai fait ce portrait, aveugle. Je suis restée dans cette état quelques heures et j’ai dessiné l’abruti qui m’a sauvé la vie. La signature, ce sont ses yeux. Là seule partie de lui que j’avais mémorisée et du coup, coloriée.
Mark : Comment peux-tu dessiner quelqu'un que tu n’as presque pas vu ?
Meredith : Une bonne description de la part du modèle.
Mark : Tu pourrais me faire un portrait ?
Meredith : D’accord, mais pas maintenant, pas dans cette chambre. Je n’en ai fait qu’un et c’est celui-ci, je veux que ça le reste.
Mark : Sans problème. Tu dessines vraiment bien, félicitations.
Le bipeur de Mark sonna.
Mark : Désolé, il faut que j’y aille, je reviens le plus tôt possible !
(relu par jr)
Un peu plus d’un an passa. La vie avait continué son cours, comme toujours.
Les internes étaient passés résidents.
Meredith et Derek étaient partis plusieurs fois en vacances à New York pour voir leurs amis, ou les amis étaient venus à eux...
Derek avait pardonné à son meilleur ami, et ils s’étaient rapprochés. Ils organisaient quelques soirées entre collègues, entre amis...
La relation de Cristina et Burke avait été dévoilée au grand jour, à l’étonnement de chacun sauf des anciens policiers, ils étaient ensemble depuis quelques mois déjà.
Meredith s’était décidée, comme prévu, à inviter ses amis chez elle, le jour où ils avaient passé leur examens et après aussi d’ailleurs...
Elle essayait de décorer la maison et avait bien avancé dans ce travail. Le salon et la salle à manger étaient peints, et c’était réussi.
Une chose qui a quand même son importance : Meredith était enceinte.
Comme je le disais, la vie a continué et le bonheur s’y est installé !
Meredith arriva près de l’hôpital, et bipa Derek qui était de garde. Il arriva le plus rapidement possible.
Derek : Tu n’as pas pris la voiture, j’espère ?!
Meredith : Nous n’en avons qu’une je te signale, et tu l’as garée ce matin sur le parking...
Derek : Oui, c’est vrai... Alors comment es-tu venue ? Tu n’as pas fait tout le chemin à pied ?!
Meredith : Bonjour ma chérie, tu vas bien ? Oui, merci, je suis venue pour te voir et j’ai appelé un taxi pour venir, parce que je savais que, sinon, tu t’inquiéterais une fois de plus pour pas grand chose. J’ai aussi préparé un sac avec quelques unes de nos affaires, car je pense que la prochaine fois que j’irai chez moi, je serai accompagnée de mes deux bébés...
Derek : Je suis désolé mais... Je t’aime.
Meredith : Faut pas être désolé pour ça ! Bon, si on y allait... Tiens mon sac, cette fois je veux que tu surprotèges mon sac adoré !
Ils marchèrent main dans la main jusqu’au hall, où Mark se précipita sur eux.
Mark : Hey, comment allez-vous, tous les trois ?
Meredith : Très bien. L’un des deux n’arrête pas de bouger, mais ça va.
Mark : Alors il tient plus de toi !
Meredith : Quoi ?
Mark : Bah s’il frappe, c’est qu’il te ressemble.
Meredith : Je frappe moi ?
Derek détourna son regard.
Meredith : Je frappe ? Est-ce que j’ai tapé quelqu'un ici ?!
Mark : Tu t’en souviens pas ?!
Meredith : Oh, toi, si. Mais tu l’avais mérité !
Mark : Dès ton premier jour ici !
Meredith : Tu l’avais cherché c’est bien ce que je dis ! Mais en définitif, je ne frappe que rarement... Hein Derek, tu peux leur dire !
Derek : Je t’aime !
Meredith : Tu insinues que... Oh bordel !
Elle fit quelques pas.
Meredith à un infirmier : Merci pour le fauteuil, il me sera fort utile !
Elle roula aussi vite qu’elle pouvait jusqu’aux toilettes.
Mark : Elle frappe souvent ?
Derek : J’y échappe ! Amour, merci ! Mais disons qu’elle arrive toujours à ses fins... quelque - soit la personne qui se trouve en face !
Il parlèrent pendant quelques minutes, mais Meredith ne revenait toujours pas.
Inquiet, Derek alla voir ce qui se passait. Il ouvrit et referma la porte silencieusement, puis admira la scène qui se déroulait sous ses yeux. Meredith se regardait dans un miroir, en train de caresser tendrement son ventre.
Derek : Magnifique...
Elle se retourna vivement vers lui et sourit.
Meredith : Tu parles, je ressemble à une baleine !
Derek : Pas du tout, tu ressembles à une superbe femme enceinte.
Meredith se rassit rapidement.
Derek : Qu’est-ce qui se passe ?
Meredith : L’un n’arrête pas de me donner des coups.
Derek s’empressa de passer ses mains sur ce ventre rond.
Meredith : Et toi tu veux juste les sentir... Merci pour ta compassion.
Derek : Je veux juste qu’ils arrêtent de faire mal à leur mère...
Meredith : Rattrape-toi ! Ça marche...
Elle posa sa tête sur son épaule.
Meredith : Continue, surtout.
Derek : Pour qui ? Les enfants ou leur mère ?
Meredith : Tout le monde.
Ils restèrent quelques minutes comme cela, rien qu’à profiter de cet instant.
Derek : Il serait peut-être temps de se mettre d’accord sur les prénoms, je pense...
Meredith : Oui. J’aime bien David et Kévin.
Derek : David et Michael ?
Meredith : D’accord.
Derek : Tu es sûre ? Parce que ce n’est pas quelque - chose qu’il faut prendre à la légère et...
Meredith : On a réfléchi chacun de notre côté pendant longtemps, maintenant on a choisi : David et Michael Shepperd !
Derek : Ça sonne très bien.
Ils s’embrassèrent, heureux, et quittèrent la pièce.
Mark était toujours assis à les attendre. Il se dirigèrent vers lui.
Meredith : Qu’est-ce que tu fais ?
Mark : Ça fait quelques jours que je ne t’ai pas parlé... et dès que tu auras donné la vie à ces adorables bébés, tu seras monopolisée par Derek. Alors je veux en profiter un peu, moi !
Meredith riait, et après l’avoir embrassée une dernière fois sur le front, Derek partit pour les laisser seuls. Il respectait leur amitié et avait toute confiance en eux. Mark avait trouvé auprès de Meredith, une confidente et une véritable amie... Ce qu’il comprenait d’ailleurs très bien !
(relu par jr)
Mark : Je peux ?
Meredith : Bien sûr.
Mark passait ses mains sur le ventre arrondi de la jeune femme.
Mark : Regardez qui voilà, tonton Mark !
Il avait l’air émerveillé, et elle sourit en fermant les yeux.
Mark : Qu’est-ce qu’il y a ?
Meredith : Rien, rien du tout...
Elle ouvrit les yeux et s’aperçut qu’il la dévisageait.
Meredith : J’aime Derek !
Mark : J’espère bien, il est quand même le père de tes enfants.
Meredith : J’aime Derek, j’aime Derek et je veux l’épouser !
Mark : Oh, c’est une bonne chose, il a fait une demande dernièrement ?
Meredith : Non, mais je vais le faire... Je vais lui demander moi-même pour devenir Mme Sheppherd.
Mark : Oh !
Meredith : Quoi ?
Mark : C’est inhabituel !
Meredith : Et tu crois que notre histoire est ordinaire ?!
Mark : Non, en effet. Ça en rajoutera juste une dose, c’est plutôt bien.
Meredith :Mais j’ai la trouille, Mark !
Mark : Je sais. C’est humain, t’inquiète pas pour ça...
Meredith : Comment veux-tu que je reste calme ?
Mark : Il le faut, c’est tout.
Meredith : Pourquoi ?
Mark : Dans ton cas, pour les bébés... Mais pour tout le monde, avant le grand saut, pour que tu prennes la bonne décision et que tu ne bafouilles pas. Ce n’est pas bien, dans ce genre de déclaration !
Meredith : Et si ça m’arrivait ?
Mark : Oh, calme-toi !
Meredith : Oui...
Elle caressa son ventre et sentit ses bébés bouger, ce qui la ramena sur terre.
Meredith : Depuis quand connais-tu l’appréhension de la demande en mariage, toi ? C’est Derek quand...
Mark : Non. Je l’ai vécu, Meredith.
Meredith : Oh ! Désolée si mes mots ont pu te blesser, je ne savais pas...
Mark : Peu sont dans la confidence. En fait,, personne !
Meredith : Addison ne le sait pas ? Derek non plus ?
Mark : C’est pas si simple que ça...
Meredith : Tu veux qu’on trouve un endroit tranquille, pour que tu puisses me parler ?
Mark : Il n’y a pas beaucoup d’infirmières ici, ça devrait aller... Mais si tu pouvais t’asseoir sur mes genoux ça me ferait plaisir...
Meredith : Va pour les genoux de Mark Sloan, si c’est un endroit tranquille et confortable !
Elle se leva, se plaça sur ses genoux, et il commença à raconter son histoire.
Mark : C’était il y a longtemps déjà, nous avions tous les deux réussi à avoir notre week-end. Je l’ai emmenée au restaurant, on a discuté de tout et de rien... À la fin, j’ai fait ma demande. Je lui ai offert une bague très simple mais qui lui allait à merveille... Elle était un peu comme toi, elle n’avait pas besoin d’un maquillage extravagant : magnifique au naturel.
Elle m’a regardé longtemps et m’a demandé du temps. J’ai accepté, moi aussi j’avais réfléchi à la situation avant de faire le dernier pas; alors pourquoi pas elle ? Bien sûr, j’aurais préféré une réponse spontanée, mais je l’aimais alors...
Elle m’a embrassé, s’est levée et elle est partie avec la bague après un dernier « je t’aime » qui m’a bien rassuré. Je suis sorti du restaurant, après avoir payé la note. J’ai rejoint mon appartement, je lui ai envoyé un texto avant de m’endormir.
Le lendemain, je me suis réveillé et j’ai allumé la télé dans ma chambre. Il devait être huit heures, car un journal télévisé régional commençait. Il y avait eu un accident de la route ; au début, je ne ressentais rien de particulier, car malheureusement il y en a tous les jours des accidents comme ça... Seulement, je sais pas si je te l’ai dit, mais j’ai l’habitude de regarder toutes les plaques d’immatriculation qui passent dans mon champ de vision... Ça peut vraiment paraître ridicule, mais c’est le cas... Et quand j’ai vu que c’était sa voiture, qu’elle avait eu cet accident, je me suis effondré sur mon lit.
Je n’ai pas arrêté de pleurer de toute la journée ; à un moment, j’ai regardé l’heure, et je me suis aperçu que j’avais un match de football à faire, je faisais partie d’un club. J’ai pensé que ça pourrait me changer les idées, et surtout que grâce à un choc avec un adversaire, je pourrais enfin sortir de ce cauchemar...
Je suis allé sur le terrain, j’ai joué. J’ai marqué plein de points... La rage de vaincre ! J’ai essayé d’utiliser mon malheur comme moteur et ça a marché, je me suis défoncé pour ce match. Mais on n’a pas gagné. On n’a pas remporté la victoire parce qu’il y avait un autre type aussi désespéré que moi sur le terrain. Un autre gars de l’équipe adverse. Je l’avais à peine remarqué, mais j’ai fait attention à lui quand il m’a violemment donné un coup de poing.
Quelques minutes après, j’étais à l’hôpital. Il m’avait cassé le nez. J’ai demandé à une infirmière de rester , je n’avais pas la force de retourner chez moi. Il est entré dans le hall et m’a remarqué tout de suite. Il est venu s’asseoir à côté de moi. Il s’est excusé pour le coup, et on a parlé d’elle. C’était sa petite sœur, et moi c’était la femme de ma vie. On avait beaucoup à dire sur le sujet. On se rappelait des bons moments passés avec elle et ça nous faisait du bien. Ensuite, on a eu la mauvaise idée de parler du présent et on a tous les deux éclaté en sanglots sous les regards inquiets du personnel. Lui plus que moi...
Il s’est repris quand il a eu versé une dose suffisante de larmes. Il s’est levé, et m’a dit qu’elle portait la bague pendant l’accident. Qu’elle avait accepté cet engagement. J’ai souri légèrement ; il m’a dit qu’il la gardait pour l’instant, mais qu’il me la redonnerait plus tard, si j’en avais envie. Il est parti et j’ai recommencé à verser mes larmes...
Quand il a arrêté son récit, il avait les larmes aux yeux; il posa sa tête sur l’épaule de Meredith, qui tenta de le réconforter. Cela devait être dur pour lui, comme pour la famille de la jeune femme.
Meredith : Qui t’a cassé le nez ?
(relu par jr)
Mark : J’aurais voulu que tu l’apprennes par quelqu'un d’autre... Mais s’il ne s’était pas rendu compte qu’il fallait qu’il le fasse aujourd’hui, tu aurais été perdue demain.
Meredith : Pourquoi ? Qu’est-ce que ton passé a à faire avec demain ?
Mark : Vos deux familles seront sûrement réunies et je sais que toi, ta famille, ce sont tes amis et nous serons là, mais je ne sais pas si je vais pouvoir rester longtemps...
Meredith : Pourquoi ?
Mark : La mère de Derek me déteste. Je ne l’ai pas vue depuis une éternité...
Meredith : Alors, elle a peut-être changé vis-à-vis de toi.
Mark : Non. Elle est têtue. Et depuis ce jour, elle me croit responsable de la mort de sa fille.
Meredith : La mort de sa fille ? Derek a une soeur ? Derek est cet...
Elle venait de réaliser. Derek était cet homme. Cet homme qui avait cassé le nez de Mark, cet homme qui avait gagné le match de football américain, cet homme ,enfin, qui avait perdu une soeur... Derek était cet homme, et cette épreuve lui était encore inconnue.
Meredith : Pourquoi ne me l’a-t-il pas dit ?
Mark : Il ne le dit à personne. Addison n’est pas au courant non plus.
Meredith : Je me fous d’Addison ! Je ne suis pas elle ! Je connais Derek depuis...
Elle se tut et plongea son regard dans le vide.
Mark : Meredith...
Meredith : Ce n’est pas grave, il ne voulait pas me le dire. Je ne vais pas lui en parler et attendre qu’il le fasse, je ne sais rien du tout.
Mark dans un murmure : Je suis désolé...
Meredith n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit, Derek courait vers la sortie.
Meredith : Derek !
Il fit mine de l’ignorer même si un mouvement imperceptible lui prouvait le contraire.
Meredith : Il faut que je le rejoigne.
Elle quitta les genoux de son ami pour retrouver son fauteuil.
Il se leva et la poussa jusqu’à la sortie.
Mark : Je ne vais pas plus loin, il va me détester pendant une heure ou deux.
Elle le rejoignit alors par ses propres moyens et s’arrêta près de lui.
La tête dans les mains, il ne la regarda pas; préférant se replonger seul dans ses souvenirs malheureux.
Meredith : Je suis désolé...
Il releva la tête.
Derek : Je comptais te le dire, mais... Heureusement qu’il la fait. C’est peut-être mieux en fin de compte. Ma famille arrive demain et ma mère n’a revu qu’une seule fois Mark, à l’enterrement. Tu sais sûrement ce qu’elle pense de lui et ça va pas être joli... Et personnellement, je te déconseille de faire quelque chose, tu pourrais risquer gros...
Meredith : Je comprends, on verra bien ce qui se passera ; une chose est sûre, je veux que toute ma famille soit réunie...
Derek : On verra demain.
Il la serra dans ses bras.
Dans la nuit, Meredith donna naissance à deux garçons. Ils se portaient tous les deux très bien et la petite famille put se rendormir dans une chambre d’un blanc médical.
En fin de matinée, la famille de Derek arriva : les amis chirurgiens avaient pris leurs dispositions pour n’être dérangés qu’en cas d’urgence.
Tout le monde vint alors dans la chambre , où patientaient Meredith avec ses deux bébés.
Ils étaient heureux de pouvoir enfin voir les deux nouveaux Shepherd, aux visages d’anges.
Lors d’un léger silence, Meredith remarqua un regard, entre Caroline -la mère de Derek- et Mark, qui était loin d‘être sympathique d’ailleurs...
Elle regarda alors Derek et il lui fit signe de se taire. Elle soupira pour faire part de son mécontentement.
Caroline : Que se passe-t-il ?
Là, Meredith qui ne voulait plus rien cacher à qui que ce soit, décida contre l’avis de Derek, d’exprimer ce qu’elle ressentait de cette situation. Elle lui donna alors son avis face à son attitude par rapport à Mark. Même si Caroline n’était pas encore prête à pardonner, elle se montra plus chaleureuse pour le bonheur des nouveaux parents.
Ainsi, en fin de journée quand Derek la regarda, elle se mit à s’exprimer en langage des signes.
Il se figea alors, et dès qu’il fut convaincu du sens de ses gestes, il l’enlaça. Il farfouilla silencieusement en dessous de l’oreiller et en toute discrétion, installa une bague au doigt de sa bien-aimée.
D’abord surprise par cette réponse, on ne peut plus claire, elle l’embrassa passionnément dévoilant au passage cette belle bague de fiançailles.
Dès la sortie de l’hôpital, ils se marièrent à la mairie et organisèrent un petite fête chez eux.
Si l'on pouvait changer de vie, oublier le passé et ses malheurs, oublier tout ce qui nous traumatise... le ferait-on ?
Peut-être ! Mais dans ce cas, ce sera sans moi. J'accepte mon passé, aussi dur soit-il...
La roue tourne et à présent je suis heureuse, peut-être même la plus emplie de bonheur de toutes.
(relecture : JR)
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Note de l’auteure :
Il n’y aura jamais de fin à ce couple, ni à cette histoire. Toutefois, vous ne pourrez en partager plus...
Mettre tous ces instants qu’ils ont vécu sur papier, c’est beaucoup de travail et d’écriture.
C’est long et parfois difficile à exprimer.
Alors je m’arrête là.
A bientôt, je l’espère.
Spy’
FIN