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Série : Grey's Anatomy
Création : 11.09.2008 à 18h55
Auteur : maluzo83
Statut : Terminée
« en avant pour la 16ème.. j'écris toujours seule merci ! » maluzo83
Cette fanfic compte déjà 44 paragraphes
Cher journal
9 sept 2008 06:58:
Je ne sais pas si à mon âge il est bon de commencer un journal, mais j'ai besoin de me confier, à quelqu'un sans pour autant subir ni jugement ni doute, ni écouter mes amis me dire que tout va bien se passer, que le temps guérira ma peine, c'est facile de dire ça, ils ne sont pas à ma place personne ne peut l'être.
encore une nuit blanche, impossible de dormir depuis que.. même ici je n'arrive pas à libérer mes mots, je suis encore bien trop meurtrie, je souffre tellement, que je ne comprends toujours pas comment j'en suis arrivée là, j'ai perdu ce que je croyais être ancré en moi pour le restant de ma vie, voilà où j'en suis.
A quoi bon me noyer dans l'alcool ça ne ferait qu'empirer et je pleurerai d'autant plus, alors je vais me défouler ici, avec toi, j'espère que tu m'aideras à surmonter tout ça, je reviendrai le plus souvent possible te parler, mais en attendant Izzie m'appelle, et le travail m'attend, je t'emporte avec moi de toute façon, je crois que nous allons plus pouvoir nous passer l'un de l'autre..
9 sept 10h02
Difficile de passer inaperçue dans cet hôpital, je subis les moqueries de tout le personnel, mais j'en suis que très peu touchée à vrai dire, ce que je redoute le plus, c'est de le croiser, lui ou elle, je serai incapable de le regarder sans laisser passer toute la peine qu'il m'a causé, alors j'évite les endroits le plus fréquentés, je fais ma pause café dehors sur un banc et tente d'écrire quelques mots, juste parce que j'en ai besoin, me déconnecter de cette réalité douloureuse.
Voilà c'était juste quelques mots, mais je me sens bien mieux, je vais pouvoir entrer au bloc relativement sereine, il faut que je te laisse cher journal, mais j'ai bien envie de te donner un nom plus intime, on en reparlera, je vais être en retard alors à très bientôt..
9 sept 21h35
Cher journal
Je n’ai pas eu une minute à moi depuis ce matin, débordée par mon travail, d’un côté c’est pas plus mal, puisque je me suis sentie un peu vivante et utile à quelque chose, mais maintenant, je suis seule dans mon lit et je sais déjà que ma nuit va être très courte.
Comme je te disais je n’ai pas eu le temps de me morfondre aujourd’hui, sauf que je l’ai croisé à deux reprises, malgré toutes mes tentatives pour l’éviter il y a des situations inévitables.
Si tu savais dans quel état j’étais quand je me suis retrouvée seule avec lui dans ce foutu ascenseur. Je ne l’ai à peine regardé juste au moment ou je suis entrée, il avait l’air aussi triste que moi, le voyage s’est déroulé dans un silence de mort, il est descendu un étage plus bas que le mien, et quand il m’a frôlé pour sortir, son odeur m’a imprégnée pour un très long moment, comme cette chambre, je sens qu’il est toujours là, mais c’est tout ce qu’il me reste de lui.
Au fait il serait que tu connaisse l’acteur principal de mes souffrances, il s’appelle Derek Shepherd, un de mes titulaires avec lequel j’ai eu un brève et intense aventure. J’emploie le terme aventure maintenant, puisque notre histoire est terminée, mais j’y ais tellement cru, tu sais, la vraie et grande histoire d’amour, celle qu’on lit ou qu’on voit au cinéma, je suis tombée amoureuse de Derek, je pensais pourtant que nos sentiments étaient partagés, nous étions si bien ensemble, j’ose plus prononcer le mot heureux en fait.. parce que sans lui je pense que plus jamais je le serai..
Il est tard, je suis épuisée de ma journée, je vais peut-être réussir à dormir alors je te raconterai la suite de mes déboires demain, parce qu’il y a beaucoup à raconter, et moi j’ai tant besoin de sortir de cet enfer, et je suis sûr que tu vas m’aider à le faire.. bonne nuit cher journal à très vite.
Cher Journal
11 sept 12h22
J’étais de garde hier et je t’ai oublie sur ma table de chevet, de toutes façon je n’aurai pas eu trop de temps pour te parler, j’ai à peine dormi deux heures, je profite d’un tout petit moment de répit après mon déjeuner si vite englouti pour t’offrir quelques lignes. Je me suis isolée, n’en déplaise à mes amis, mais je ne tiens pas à ce qu’ils apprennent ton existence, je les ais déjà assez sur le dos comme ça.
J’avais commencé à te parler de Derek je crois, oui un peu, celui qui est la cause de ma tristesse indéfinie, celui avec qui je me voyais pour le reste de ma vie, comme quoi, aimer n’est jamais suffisant, il faut être deux à le penser pour envisager une relation bien plus sérieuse que de multiples relations sexuelles merveilleuses je tiens tout de même à le préciser, je crois que je m’égare là.. et mon bipper sonne encore.. vivement 17h que je rentre chez moi..
A ce soir promis.
18h06
Me revoilà, je pour une garde de 30 heures j’ai encore la forme, j’ai même eu le courage de faire un footing, pour libérer tout le stress et la colère qui me lâche plus depuis quelques jours, mais cela est du principalement au fait que Derek ait voulu me parler, il a osé m’approcher, non mais des fois je me demande s’il réfléchit un peu avant d’agir..
Je sais que c’est pas évident de parler de ce qui c’est vraiment passé, que tout le monde me conseille d’aller voir un psy, ça c’est vraiment pas pour moi, je vais tenter peu à peu, de te raconter mes malheurs, de ce qui c’est vraiment passé entre moi et Derek, et pourquoi je suis dans un tel état de déprime, enfin je vais essayer de libérer par mes mots ce qui me tant souffrir, peut-être que comme ça je vais me relever peu à peu.
Mais il suffit que je m’installe confortablement pour que nous soyons enfin tranquilles et seul tous les deux, pour que je sois aussitôt dérangée par le téléphone. Et bien ce sera pour plus tard, je dois passer voir ma mère, un sujet dont il faudra aussi que je te confie.
12 sept 6h02
Je suis déjà prête à partir pour l’hôpital, avec plus d’une heure d’avance, je vais enfin avoir le temps de te parler, hier soir je suis rentrée tard et j’ai pris un somnifère pour être sûre de pouvoir dormir, j’avais vraiment besoin de récupérer.
Je me sens bien triste ce matin, il me manque encore plus jour après jour, moi qui croyait que ce serait le contraire, cela fait une semaine qu’il a mis fin à notre relation, 7 jours qu’il ne m’embrasse plus, ne me serre plus dans ses bras, que je suis seule dans mon lit, déjà tout ce temps qu’il a mis fin à notre histoire, qu’il a décidé de reconstruire son mariage.
Et oui il était marié détail dont il a omis de me précisé jusqu’à ce que sa légitime épouse débarque, si belle et talentueuse, même s’il persistait à vouloir sauver notre relation, qu’il ne lui pardonnerait jamais son adultère, il est retourné gentiment auprès d’elle, comme un fidèle toutou.
Plus j’y pense plus je me demande si ce n’est pas moi qui l’ais éloigné de moi et rapproché d’elle, est ce que j’aurais du lui imposer ce choix, lui avouer mes sentiments, lui dire que je l’aime et ne lui donner que quelques heures pour se décider, je suis peut-être la seule responsable de mon malheur finalement..
Et voilà que je pleure à nouveau, moi qui croyais avoir vidé mon stock de larmes, j’ai encore quelques réserves, je te laisse quelques instants, je vais prendre l’air me servir un bon café avant que mes colocataires se réveillent et s’apitoient sur mon sort.
J’ai pas envie de tourner en rond dans ma chambre, je vais partir pour l’hôpital dès maintenant, c’est plus difficile que je ne pensais de te parler de lui, autant ne pas arriver trop déprimée, je pense que ce soir j’y arriverai mieux..
Izzie se lève je préfère disparaitre avant de subir les comment tu vas, tu te sens mieux, je suis là pour toi … à ce soir, je prie juste avant de partir pour ne pas être en neuro, je sais que tôt où tard il le faudra mais le plus tard sera le mieux.
22h38
Cher journal
Moi qui pensais avoir le temps de te parler ce soir, je me suis retrouvée embarquée de force par Cristina pour boire un verre chez Joe, sachant très bien que j’allais y passer toute la soirée. Je rentre à peine, j’ai bu un peu trop cette fois ci mes anciennes habitudes ont repris le dessus, mais ça m’a fait du bien de voir un peu de monde, je me suis même fait dragué par un séduisant inconnu, mais il a vite fuit tellement mon silence en disait long.
Et puis franchement je n’ai pas envie de me jeter dans les bras du premier venu pour apaiser ma peine. Je vais prendre une douche et me coucher, l’alcool va vite m’aider à sombrer dans un sommeil profond, et en plus ma journée a été très éprouvante, professionnellement parlant on dira.
Bailey m’a pris sous son aile, et compte bien me garder pour les quelques jours à venir, elle me protège à sa façon, je l’apprécie énormément pour ça, même si son rythme de travail est très intensif je n’ai pas le temps de penser à autre chose, et de toute façon je ne l’ai pas vu de la journée incroyable mais vrai, par contre sa femme elle était partout où j’allais, un vrai cauchemar..
23h01
Je suis dans mon lit, je vais éteindre maintenant j’ai vraiment sommeil, c’est bon signe, j’ai juste eu un petit moment de faiblesse sous la douche, en me remémorant ces moments merveilleux que nous partagions, il ne pouvait jamais s’empêcher de me rejoindre dès qu’il entendait l’eau couler, c’était plus fort que lui.. Enfin il faut que je dorme et me fasse à l’idée que mes douches seront solitaires désormais.
Bonne nuit Cher Journal à demain.
13 sept 6h45
Cher Journal
Juste quelques mots,pour une fois je vais être en retard, ce qui veut dire que j’ai très bien dormi, juste un petit mal de crâne au réveil, un bon café et un aspirine et je devrais être d’attaque.
Je t’emmène avec moi aujourd’hui je pense que j’aurai le temps de te confier quelques lignes au moins pendant l’heure du repas, Izzie et Georges m’appellent, il faut que j’y aille.
Même si le moral est toujours aussi bas, que c’est à lui que je pense à la première seconde de mon réveil, je me sens un peu mieux, le temps n’est pas suffisant, si je pouvais accélérer ma vie de quelques mois, mais je me demande si ça serait suffisant..
Cette fois çi il faut que je descende, à plus tard…
12h25
Comme promis je suis de retour, j’ai tant de choses à te dire et vu que j’ai une bonne heure de pause, je me suis enfuie de l’hôpital pour être tranquille, même si retourner dans notre restaurant favori n’est pas vraiment bon pour mon moral, autant que j’apprécie un bon repas.
Je repense un peu à tous ce que m’a dit Cris hier soir, elle qui est tout l’opposé de moi, fonceuse et optimiste à toute épreuve, elle pense que je ne devrais pas abandonner, si je tiens vraiment à Derek, que je me batte pour lui, pour nous, marié ou pas..
Comment je peux me battre pour quelque chose à laquelle il a renoncé, c’est perdu d’avance, même s’il parait bien malheureux aussi, c’est le bruit qui court, mais si on doit prendre toutes les rumeurs pour des vérités, je serais déjà renvoyée du SGH pour avoir séduit un titulaire à des fins purement professionnelles.
Tout ce qui donne un peu de baume au cœur dans tout ça c’est qu’il n’est pas heureux, autant être deux à souffrir, chacun à sa façon, puisque lui a une femme dans son lit, sa femme pour être plus précise , que c’est dur de l’écrire, j’aurai tout donné pour être à sa place, je me demande s’ils ont recouchés ensemble depuis..
oh là je vais perdre l’appétit si je m’embarque dans ces pensées. Autant que je profite de ce calme, ce rayon de soleil, cette fontaine qu’il aimait tant, je suis assise à notre table, celle que nous réservions à chaque fois, bien discrète se laissant aller à promener sa main sur mes cuisses, caressant chaque partie si sensuellement, il avait le don de me mettre hors contrôle en quelques secondes.. ses caresses me manquent, son corps, ses lèvres, non pas le sexe, mais lui et la manière dont nous faisions l’amour, c’était tellement unique et magique à chaque fois..
Il faut que je redescende sur terre, le serveur m’apporte le café, il va déjà falloir que je retourne dans ce bâtiment en face, il me reste un peu de temps, mais rester ici est bien plus difficile que je ne le pensais. Je ne sais pas si je rêve toujours ou si c’est la réalité, mais..
c’est bien Derek qui s’approche de moi, je ne sais pas comment réagir là.. Il faut que je ferme mon journal déjà, je te raconterai ça c’est certain.
C’est bien lui, mon dieu j’en tremble à chaque pas qu’il fait vers moi et pourquoi il me sourit il n’a pas le droit de me faire ça.
14h05
Je viens d’assister à une chirurgie des plus passionnantes, j’avais pas encore vu jusqu’à présent à quoi ressemblait un éclatement d’ulcère, et bien c’est vraiment pas beau à voir de l’intérieur. Bailey m’a accordé une pause café, je prends le temps de te parler, ça devient une drogue maintenant de t’ouvrir et de laisser aller mon stylo, très agréable comme drogue cela va de soit.
J’ai tellement à dire, mais je n’aurai pas le temps, je te parlerai de Derek ce soir tranquillement, de nos quelques minutes seuls à seuls, nous nous sommes enfin parlés plus de 30 secondes et je dois dire que ça m’a fait plus de bien que de mal. Pas facile d’être tranquille ici, Cristina est en approche..
15h35
J’ai un peu de temps, je remplis tous les post-op du jour, en fait j’ai fini mais je fais comme si ce n’était pas le cas, au moins je peux te parler un peu. J’ai recroisé Derek, enfin Derek et sa femme, mais il ne s’est pas gêné pour me sourire, comme si de rien n’était, si vous aviez vu la tête de cette imposteur j’ai retenu mon fou rire du mieux que j’ai pu.
C’était assez drôle comme situation la plus gênée c’était elle, c’est pour dire, je me sens bien mieux du coup, même si elle s’appelle Shepherd et a son mari dans son lit tous les soirs, je doute qu’ils s’éclatent au lit, j’ai une bonne intuition sur ce coup là et puis d’après les dires de Derek, c’est pas vraiment ça, il n’a rien pardonné..
Mais j’aurai le temps de t’en parler ce soir, Bailey est en approche, je te camoufle vite fait et je lui tends telle une interne fière de son travail tous les dossiers qu’elle attendait..
18h42
Voilà nous sommes enfin tranquilles, je suis à la maison, je vais me préparer un petit plateau repas et je m’enferme dans ma chambre, ce soir c’est juste toi et moi. Je crois que je nous serons tranquilles Izzie est de garde et Georges n’est pas encore rentré.
Excuses moi pour les miettes, un sandwich vite englouti pour te raconter tous les évènements de cette journée, enfin un moment en particulier plutôt. Je pense que tu dois savoir de quoi je parle, ce moment où il m’a rejoint, mon cœur s’accélérant de plus en plus à chacun de ses pas vers moi, il n’a pas hésité ni m’a demandé l’autorisation, il s’est assis comme à sa place habituelle, tout prêt de moi, rien que d’y penser j’en tremble encore.
Oui, je disais il s’est assis, m’a sourit timidement, du coup j’ai fait de même, il nous a commandé deux cafés, et ne savais pas trop de quoi parler, alors il m’a parlé de chirurgie.
C’est moi qui ais évoqué le délicat sujet, celui nous concernant enfin celui de notre rupture. Je ne lui ais rien caché, ni rien omis de lui dire, qu’il sache à quoi ressemble ma vie depuis son choix, à quel point il me fait souffrir, et je lui ai même dit qu’il me manquait toujours autant, je n’ai rien gardé, je me suis enfin libérée, j’en suis encore étonnée.
C’est pour ça que je me sens bien ce soir, j’ai vidé mon sac à la personne concernée, mais ce qui me donne encore plus d’espoir, non je dirai ce qui fait que je me sens plus seule dans ma douleur, c’est qu’il a mal, peut être pas autant que moi, mais il souffre, je lui manque, et il regrette énormément le mal qui m’a fait, oui, oui il m’a dit tout ça, incroyable non ?
Il est loin d’avoir sauvé son mariage, ça c’est certain, je lui ais même proposer de retourner à NY, oui je sais des fois je ne réfléchis pas avec de parler, mais il est venu à Seattle pour fuir sa femme, alors autant qu’il s’éloigne, je guérirai peut-être plus vite si je ne le vois plus.
De toute façon, il ne partira plus, il compte s’installer définitivement ici, faire construire un maison sur son terrain, dommage j’aimais bien la caravane moi, enfin de toute façon je n’y remettrai plus les pieds, tout ça pour dire qu’il ne compte pas partir, et il me l’a assuré avec son regard intense et plein de certitudes, celui qui me déstabilise tant..
Enfin voilà, je crois que nous allons pouvoir dorénavant nous côtoyer sans pour autant verser une larme, il va falloir que nous avancions tous les deux, séparément certes mais, nous allons pouvoir nous entraider, enfin nous allons essayer, parce que ce qu’il ne sait pas c’est que s’il y a la moindre chance de récupérer notre amour, je le ferai, sans forcer, si nous devons nous retrouver ce sera nos cœurs qui le décideront..
Tu vois que je vais mieux, que ma vision n’est plus dramatique, il restera prêt de moi, d’une autre manière dans le pire des cas mais il ne sera jamais bien loin, alors je vais reprendre peu à peu goût à la vie, et m’accrocher à ce qu’il nous reste. Tellement que je sens mon moral à la hausse, j’ai décidé de sortir ce soir, je vais voir du monde, m’amuser un peu, ne pas boire hier c’était déjà trop, mais je compte bien me défouler un peu.
Merci de m’aider, tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait du bien. Je te dis à demain assurément j’aurai ma soirée à te raconter et même plus qui sait.
14 sept 8h05
Cher journal
J'ai vraiment bien dormi pour une fois sans aucune aide médicamenteuse, je profite de rester au lit,c'est enfin mon jour de repos, si rare qu'il faut en profiter. Je vais juste descendre me préparer un café et je reviens te raconter ma soirée bien sage mais agréable.
Alors je disais, je vais essayer de ne pas renverser mon café, je suis un peu maladroite par moments, oui ma soirée contrairement à ce que j'avais prévu, je n'ai pas rejoins mes amis au pub, j'en ai marre de voir toujours les mêmes têtes les mêmes ragots, j'ai embarqué Cristina, quelques heures pour nous faire un ciné, no comment sur le film, j'aurai jamais du la laisser choisir.
Après le film nous nous somme baladées sur le port, m'interdisant de monter sur un ferry bien évidemment, mais je lui tout de même raconter pour Derek, elle en a sourit et a maintenu le fait qu'il ne fallait pas que j'abandonne. J'ai beau l'aimer toujours, voir plus qu'avant maintenant qu'il est loin de moi, mais comment faire, attendre et laisser venir, ça risque de prendre une éternité.
Mais le point marquant de notre soirée, tu ne me croiras jamais, ah c'est vrai que tu ne me réponds pas, c'est en repartant, le dernier Ferry accostait et je n'ai vu qu'une seule silhouette parmi la foule, mon endroit, le notre, il était là, triste et les yeux dans le vide et bien seul..
Sur le moment j'ai vraiment eu l'irrésistible tentation de le rejoindre, tenter de lui décrocher ne serait ce qu'un sourire, il avait l'air encore plus malheureux que moi, mais Cristina m'en a empêché, d'un côté elle me dit de foncer, de l'autre elle me dit de patienter et de le laisser venir à moi, c'est à ne plus rien y comprendre, et puis de toute façon je n'allais pas l'abandonner sur le quai, alors nous sommes rentrées..
Bizarrement le fait de le voir souffrir a fait que ma douleur s'était envolée hier soir, je me suis endormie rapidement, un nuit pleine de rêves jusqu'à mon réveil.
Je profite de ma bonne humeur qui ne va pas s'éterniser, c'est évident, pour aller voir maman, je lui parle un peu de Derek aussi sachant qu'elle ne s'en souviendra pas une heure plus tard, ça me fait du bien aussi.
Je t'emmène avec moi, je vais prendre l'air aujourd'hui, j'ai envie de respirer, de vivre malgré mon cœur brisé, je veux profiter de cette belle journée, alors à très vite.