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Série : Grey's Anatomy
Création : 11.09.2008 à 18h55
Auteur : maluzo83
Statut : Terminée
« en avant pour la 16ème.. j'écris toujours seule merci ! » maluzo83
Cette fanfic compte déjà 44 paragraphes
9h35
Je me suis pas trop éterniser à l'institut, maman n'était vraiment pas réceptive, juste le temps de remplir beaucoup de paperasse et je me suis enfuie, ça me torture de plus de la voir comme ça, son état empire et je peux rien y faire, elle ne me reconnaît pratiquement plus de toutes façons, mise à part Richard qui lui rend visite bien plus souvent que moi. J'ai compris rapidement qu'ils avaient eu une liaison tous les deux et que leurs sentiments ne se sont jamais vraiment éteints malgré toutes ces années écoulées..
Du coup je suis dans le centre de Seattle, à profiter de ce soleil généreux au bord d'une terrasse d'un café, j'ai fait un peu de shopping, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivée, il est temps de rafraichir ma garde robe, je vais même faire un petit passage chez le coiffeur tiens.
Je m'occupe de moi aujourd'hui et rien que de moi, sans penser à qui que ce soit, personne à part moi. Je vais faire tout ce qui me fais envie depuis longtemps ou subitement, je sais déjà que je vais manger mexicain tiens, cette journée est vraiment agréable. Je finis mon café et hop je vais continuer à dévaliser quelques magasins.
Je vais arpenter les rues, regarder les vitrines, telle une illustre inconnue, je vais passer inaperçue, je ne serai plus Meredith Grey la pitoyable interne, je vais sourire aux passants, certains hommes vont peut -être se retourner sur mon passage, juste montrer que j'existe, je survis à mon malheur.
Allez c'est parti, je vais dépenser sans compter, me faire pomponner.. on se retrouve pour le déjeuner.
12h20
Tu ne peux pas savoir comme je me sens bien, je viens déjà d'engloutir mon repas mexicain, bien épicé en plus, après cette matinée intense, j'ai des paquets partout autour de moi, une nouvelle coupe de cheveux très sympa, enfin elle me plait à moi c'est déjà ça, nous verrons bien demain quel effet je ferai..
Je n'ai pas envie de rentrer, et tourner en rond à la maison, et encore moins faire du ménage, je vais juste balancer tout ces paquets dans la voiture, je vais faire un petit tour au Space Needle, je n'y suis pas retournée depuis tant d'années. Je crois bien que la dernière fois c'était avec mon père, encore un sujet à éviter ou dont il faut que je te parle, mais c'est vraiment pas le moment..
Je viens de recevoir un message de Cristina qui s'ennuie à mourir à l'hôpital, étrange de sa part, mais j'avais tout lu, elle a été affectée en néo-nat, je comprends mieux maintenant, je crois que je vais en savoir un peu plus sur le couple Shepherd dès demain matin.
Moi qui ne voulait pas y penser, j'écris son nom, c'est encore pire, autant ne pas lire mes messages, ça ne va pas vraiment m'aider. Sans parler de ceux que j'ai jamais effacé, tous les siens, 58 au total, tous pleins de tendresses et remplis de bonheur, il faudrait que je le fasse, mais je ne suis pas encore prête ce sont les seules preuves écrites de notre histoire, alors pourquoi s'en séparer.
Et voilà il a suffit d'un rien pour qu'il reprenne place dans toutes mes pensées, c'est terrible comme sensation, j'aimerai tellement partager cette journée avec lui, c'est évident que nous aurions éviter le shopping, mais se balader main dans la main tout simplement.
Ma main se sent bien seule, elle ne sert plus qu'à tenir ce stylo pour te dévoiler tous mes maux, malgré mes efforts pour tenter de surmonter mon chagrin, il revient sans prévenir, incontrôlable, je ne peux rien faire là, si ce n'est de retenir mes larmes à nouveau, je ne dois pas offrir ce spectacle à tous ces illustres inconnus qui m'entourent, autant vite régler mon addition et m'enfuir.
Et voilà, j'ai changé mes plans, mon chagrin intérieur m'a mené au même endroit que lui la veille, au bout du pont sur ce même Ferry, laisser aller ma tristesse, elle se rejoint à lui, nous partageons encore quelque chose, triste à souhait, j'ai enfin laissé coulé mes larmes, juste au moment ou j'ai aperçu au loin son terrain, une caravane, là où il s'est dévoilé peu à peu à moi, là où pour la première fois nous avons pleuré notre bonheur tellement nos orgasme étaient si..
Il faut que je rentre à la maison c'est trop dur, vivement que le Ferry accoste, que je me refugie dans ma chambre, verrouille ma porte, musique ou somnifère, que Derek disparaisse de mes visions, de mes pensées, de mon cœur jamais, je l'aime..
15 sept 6h12
Cher journal
Dire que je me réveille serait bien trop facile, une difficile nuit et une fin de journée bien déprimante, il a suffit d'un rien pour que je sombre une nouvelle fois, mais comment pouvait il en être autrement, je ne peux pas guérir comme ça du jour au lendemain, ce serait trop facile.
Maintenant il va falloir que je me prépare pour une journée de travail, je suis épuisée, comment cacher ça, j'étais censée être de repos, j'ose même pas approcher mon miroir, seule ma nouvelle coupe de cheveux sera positive.
J'ai passé le reste de ma journée d'hier si joliment entamée à me défouler musique à fond à changer complètement la disposition de ma chambre, j'ai du mal à me repérer ce matin pour tout te dire, du changement radical, c'est ce qu'il me faut, j'ai trié une bonne partie de mon linge, viré les quelques affaires de Derek, je ne compte même pas lui rendre, direct dans un sac pour l'œuvre humanitaire au coin de la rue, plus rien de lui, je ne m'en sortirai jamais sinon..
Après ma furie du déménagement, j'ai pris deux somnifères, et malgré tout j'ai fini par me réveiller un dizaine de fois, c'est dire la forme que je tiens pour attaquer une interminable garde qui va durer pratiquement 48 heures, et oui la deuxième de la semaine, la dure vie d'une interne.
Je vais devoir te laisser, je suis prête mais faut que j'engloutisse un méga petit déjeuner pour paraître un semblant en forme, je crois que je vais avaler quelques vitamines pour m'y aider, je t'emmène avec moi de toutes façons, je vais vraiment avoir besoin de ton aide, rester aussi longtemps dans cet hôpital m'angoisse déjà, je vais le croiser plus d'une fois c'est évident..
Je me donne tout le courage que je peux trouver, mais j'ai vraiment pas envie d'y aller, je vais descendre avant qu'on vienne me chercher de force.. à très vite j'espère..
19h15
Toute une journée sans te parler, et pourtant j'avais tellement à te raconter, mais trop débordée pour te consacrer quelques minutes, je vais avoir un peu plus de temps maintenant, j'ai une heure de pause avant d'enchaîner sur la garde de nuit, j'ai déjà pris une bonne douche, et je grignote un morceau tout en te parlant, je profite d'être seule, je doute qu'on me laisse tranquille bien longtemps.
Je tenais à te dire que je me sentais mieux, j'ai eu tellement de travail que je n'ai pas eu le temps de penser à cette nuit cauchemardesque, j'ai même assisté Derek sur une intervention aujourd'hui, inutile de te dire que j'ai vraiment apprécié être à ses côtés. Il a une façon d'expliquer ses gestes que la chirurgie est un jeu d'enfants avec lui, bon je l'admets c'est plus facile quand on est subjugué par son enseignant.
Tout ça pour dire que tout s'est bien passé, nous avons échangé une belle complicité, aucune tristesse n'est venue perturber notre petit moment rien qu'à nous. Ce qui m'a rendue ma bonne humeur pour le reste de la journée.
En attendant la reprise de ma garde, je ne sais même pas avec qui je suis cette nuit, concernant le titulaire, je suis seule interne ce soir, personne d'autres ; des fois nous sommes deux, enfin je verrai bien qui va débarquer d'ici quelques minutes à la cafétéria, prendre son repas, et venir à ma rencontre pour certainement me donner l'ordre de ne le réveiller qu'en cas d'extrême urgence.
Tiens en parlant du loup, mais là j'en ai lâché mon stylo, tu devineras jamais qui est de garde avec moi cette nuit. Je te laisse il s'approche vers moi..
16 sept 2h du matin
Cher journal
Je vais enfin pouvoir dormir un peu, nous avons eu deux urgences qui nous ont retenus au bloc jusqu'à maintenant, j'était tellement excitée et angoissée à la fois de partager cette garde avec Derek, je me doute que tu avais deviné de qui je parlais, que je n'en ressens aucune fatigue, j'ai pas sommeil, mais je pense à la journée qui va m'attendre, alors sur son ordre je suis partie me reposer.
Il a fait de même, il est dans la salle de garde juste à côté, t'imagines même pas ce qui passe dans la tête là, non je préfère garder ça pour moi, mais j'aimerai bien savoir ce qu'il pense lui aussi à cet instant.
Il a été tellement gentil avec moi jusqu'à maintenant, comme si notre rupture n'avait jamais existé, aussi proche qu'avant, mais sans nous toucher bien évidemment, sinon je ne serais pas là en train de parler avec toi n'est ce pas..
C'est étrange quand même, je sais qu'il est marié, qu'il m'a quitté et je n'ai qu'une envie c'est de le rejoindre, pas cet homme qui m'a fait tant de mal, mais ce Derek que j'ai connu, dont je savais rien, celui dont je suis tombée amoureuse, faire comme si le reste n'existait pas, mais je n'aurai jamais le courage de franchir cette porte, je m'imagine juste ce que nous serions en train de faire si... faut que j'arrête de fantasmer, il faut que je me repose, voir que je dorme, je sais que ça va tenir de l'impossible, mais je vais au moins essayer.
Tu vois que je suis raisonnable je suis installée sous les draps, mon bipper tout prêt, et le réveil activé, il ne me reste plus qu'à te dire à très bientôt, parce que je sens l'insomnie arriver, et que tu vas vite me revoir, il suffise que je m'apprête à me coucher pour que..
J'ai mon cœur qui s'accélère, on vient de cogner à la porte, et je n'ai aucun doute de qui ça peut être, que peut il me vouloir à part.. non , si, il pensait la même chose que moi, au lieu de me poser tant de questions si je ne vais pas ouvrir il va croire que je me suis endormie et va très vite faire demi-tour, est-ce bien raisonnable.. de toute façons je meurs d'envie de lui ouvrir, donc j'y vais..
17 sept 6h20
Cher journal
Par quoi commencer, je t'ai quitté en pleine nuit, dans une situation vraiment troublante si on peut dire ça, je vais vite me chercher un café et je te raconte ces quatre heures passées bien trop vite, mais pas seule.
Me revoilà, pas facile de m'isoler l'équipe de jour commence à arriver, éviter les bonjours surtout, et les détails de ma garde, sinon je ne pourrai t'écrire à peine 3 lignes, nous voilà enfin seuls.
Alors par quoi commencer, je ne fut pas surprise en allant ouvrir la porte, je savais que c'était Derek, il tenait de gobelets de soupes , prétextant que le dossier de notre dernier patient avait besoin de compléments, j'en souris tellement j'ai trouvé ça bidon, mais ravie qu'il ait osé venir, alors je l'ai laissé entré sans me soucier de ce qu'on allait penser et sans la moindre hésitation j'ai verrouillé la porte, Derek était rien qu'à moi à partir de cet instant.
Nous avons commencé par avaler notre breuvage bien chaud, il se tenait bien loin de moi, comme s'il prenait une distance raisonnable de peur de ne plus pouvoir se contrôler, du moins c'est mon avis, mais il a fallu fignoler ce dossier, vraiment incomplet, il n'avait pas menti en fait, mais ça n'a pas pris le reste de la nuit.
Nous avons continué à discuter de notre patient, puis peu à peu, avons tenté d'effacer cette tension qui nous habitait, d'être enfermés tous les deux, seuls, dans cette chambre, avec un lit tout prêt, nous en avons tellement si bien profités jadis que notre fébrilité fut compréhensible à cet instant.
Il a fallu que je trouve un sujet de conversation, parce je le sentais prêt à partir, tellement mal à l'aise de la situation, j'ai senti à ce moment qu'il ne se passerait rien de ce que j'espérais, même si ça n'aurait fait qu'empirer mon état, mais je l'ai quand même retenu, en lui parlant de ma mère, des ragots de l'hôpital, j'ai tenté de faire sourire, ça a suffit pour qu'il reste, et finisse par s'asseoir, loin de moi, mais il est resté.
Bien sûr, nous n'avons pas pu échapper à notre ancien « nous », cette fois ci ce fut lui l'initiateur, sachant pertinemment qu'il était venu pour ça, je sens qu'il doute toujours d'avoir fait ou non le bon choix, je ne me suis pas gênée pour lui poser des questions vraiment personnelles sur son mariage actuel, mais ce que je retiendrai le plus , c'est qu'il est perdu, il n'a même pas su me répondre s'il aimait toujours sa femme, mais je n'ai pas eu le cran de lui demander s'il m'aimait toujours moi, s'il m'avait aimé, si je lui manque un peu, beaucoup..
J'ai lu dans son regard à ce moment là, qu'il redoutait ma question, alors je l'ai gardée pour moi, je l'ai pris dans mes bras, en le serra très fort, lui disant que c'était vraiment difficile de poursuivre ma vie sans lui, mais que je finirais par surmonter cette terrible épreuve, il m'a serré encore plus fort.. Sensations retrouvées l'espace de quelques secondes, je me suis laissée aller à lui déposer un baiser dans le cou, espérant qu'il réponde à ma tendresse, oublier un instant l'homme marié, un dernier moment rien qu'à nous..
Il a caressé mon visage, m'a souri, les yeux à la limite de l'humidité, il voulait tant me dire, il aurait tellement aimé me faire l'amour c'était flagrant, mais s'est contenter de frôler mes lèvre, ne pouvant aller plus loin, il a préféré reprendre ses dossiers, et s'en est allé, évitant de se retourner, de peur de changer d'avis, de s'avouer qu'il s'est trompé, qu'il me dise que c'est moi qu'il aime mais il est sorti sans un mot..
17 sept 22h45
Cher journal
Il est bien tard, après cette longe et interminable garde, mais j'ai fait un détour chez Joe, j'en avais besoin, en fait on m'a un peu forcée, mais je ne le regrette pas, j'ai bien décompressée, pas trop bu, juste un verre mais ça a suffit pour que cette nuit s'efface, que Derek ne me hante cette nuit, je sais que c'est difficile aussi pour lui, j'ai compris une chose aujourd'hui..
Je pense qu'il va falloir que je m'éloigne de lui, rester proche ne pourra que nous déchirer encore plus, nous souffrirons bien trop, et lui ne saura jamais si son choix s'est avéré le bon, alors je vais devoir prendre mes distances, facile à te l'écrire mais en serais-je capable, c'est moins sûr, ce qui est sûr c'est que je ne veux pas renoncer à lui , à notre amour, mais est je crois que je n'ai pas trop le choix.
J'ai besoin de dormir, et cette fois -ci la fatigue l'emportera, je lutte déjà pour finir ces dernières lignes, je ne peux pas écrire plus, à demain matin, je serai en meilleure forme.
18 sept 6h20
Cher Journal
J'étais vraiment fatiguée, j'ai dormi d'un traite, et le réveil m'a sorti d'un rêve merveilleux, inutile de te préciser qui était avec moi, à vrai dire c'est souvent le même rêve que je fais, le même endroit, seules les situations varient un peu, mais nous sommes tous les deux, si bien, si heureux..
Stop, je suis réveillée, je bois mon café, la médecine m'attend et que ça, il est temps d'avancer et je suis bien déterminée ce matin, alors que ça le reste, du moins tant que je ne le verrai pas, mais il faudra que je dépasse cette fébrilité, je vais le voir tous les jours, j'y arriverai, je veux y arriver.
Je finis de me préparer, et je file à l'hôpital, en avance cette fois çi, je vais tenter d'avoir le meilleur cas, tant qu'il n'est pas neurochirurgical, une bonne chirurgie pour démarrer cette matinée, puis un déjeuner en charmante compagnie, j'étais trop fatiguée hier pour t'en parler, mais j'ai rencontré un gentil et charmant pompier.
Nous allons juste faire connaissance, je ne me sens pas capable d'aller plus loin, mais tu vois, j'ai accepté un déjeuner c'est déjà bien.. je te raconterai ça, dès que j'aurai un petit moment, mais pour l'instant je vais jouer les internes motivées et avides de chirurgie..
12h38
Je n'ai pas trop le temps, mais juste pour te dire que ma matinée s'est déroulée comme je l'avais souhaité mon avance a permis de trouver un super cas, certes en cardio mais c'était grandiose, du coup Cristina m'a boudé toute la matinée mais tant pis.
Je vais bientôt reprendre, juste pour te dire que mon rendez vous s'est relativement bien passé si on peut dire, il a débarqué sans prévenir, en tenue au lieu de m'attendre dehors, inutile de te raconter les réactions de tout le service.
Mais il a fallu qu'à ce moment là, il sorte du bloc, qu'un silence se fasse, que tout le monde le regarde pour constater la moindre réaction de jalousie, cette situation fut très plus pénible à vivre, même si elle n'a duré que quelques secondes, je me suis vite enfuie avec Brad, (c'est comme ça qu'il s'appelle), je n'ai pas pu affronter son regard, de peur de le décevoir peut-être, pourquoi je me sens si coupable, cette sensation de l'avoir trahi, je sais que je ne lui doit plus rien, mais mon cœur lui appartient toujours, alors je me sens mal maintenant.
Il va falloir que je reprenne, espérant ne pas le croiser évidemment, ni entendre quoi que ce soit à son sujet, et encore moins subir les premiers interrogatoires concernant Brad, agréable déjeuner, mais pas plus, il va certainement me rappeler, nous vivons semblablement la même douleur, nous nous comprenons si bien, mais je t'expliquerai ça quand j'aurai plus de temps, je dois y aller, à ce soir..
19h48
Me voilà enfin rentrée, je me fais couler un bon bain, j'en ai vraiment besoin, ma journée avait si bien commencée, elle ne s'est pas vraiment si bien terminée que ça.
Je me sens un peu mieux, j'ai tenté de faire le vide, un peu de détente dans un bon bain ça aide, mais pour le peu que ça dure. Si seulement je n'avais pas été bipée aux urgences, si ce patient n'avait pas eu un traumatisme crânien, je n'aurai pas eu à bipper Derek, et je me sentirai un peu mieux ces soir, mais non, et j'ai l'impression que plus je vais essayer de m'en éloigner, plus les circonstances vont s'y opposer.
Comme je disais, j'ai du l'appeler, mon patient avait besoin d'une intervention d'urgence et pour t'expliquer ce que j'ai vécu à ce moment là était.. comment dire, j'ai découvert un nouveau Derek, se comportant à la limite de la méchanceté avec une quelconque interne, et son regard rempli de déception et de mépris m'a déstabilisée pour le reste de la journée.
Inutile de préciser que je n'ai pas assisté à sa chirurgie, il m'a clairement fait comprendre qu'il ne tenait pas à ma présence, comme j'étais énervée tu peux pas savoir, mais pour qui se prend il, certes il est jaloux, et alors, il est marié lui, alors je dois cesser de vivre parce qu'il en a décidé ainsi, il na pas le droit de me faire ça, non ? il va falloir que nous ayons une conversation, je ne vais pas le laisser m'enfoncer encore plus. Et je doute que cette fois mes mots soient tendres..
Voilà dans quel état je vais tenter de m'endormir rapidement, je n'ai aucun appétit, je vais tenter d'y parvenir sans l'aide de somnifères mais je n'y crois pas trop, je te parlerai de Brad une autre fois je ne suis vraiment plus d'humeur, j'ai le cœur gros, j'en veux à Derek, tellement que j'en pleure de nouveau, je le déteste à cet instant, il faut que je te laisse..