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Série : Grey's Anatomy
Création : 13.10.2008 à 20h13
Auteur : soleine92
Statut : Terminée
Vous avez envie d'écrire une histoire ? C'est un petit texte d'un moment précis ? Vous pouvez le poster dans cet EV : One-shot. Il faut de préférence mettre un titre aux OS.
Cette fanfic compte déjà 25 paragraphes
Bonjour,
Alors voilà, sur cet page vous pourrez trouver tous les One Shot de Grey's anatomy écrient par divers membres. Donc si vous êtes inspiré pour en écrire un c'est ici qu'il faut le poster.
Qu'est ce qu'un One Shot (OS) ?
Les One Shots sont des fictions courtes, en un seul chapitre (ou plusieurs si ils sont très petits).
Merci à tous ceux qui nous font réver en écrivant des fictions sur ce quartier !
Et ... A vos clavier ^^
Je disparais..
J'ai froid cette eau est glacée, le quai n'est pas très loin, pourquoi je fais du sur place, j'agite tous mes membres mais je n'avance pas, personne ne fait attention à moi, je suis seule et j'ai froid.
J'ai cette sensation bizarre, je l'ai déjà vécu, celle qui me dit que je vais peut être mourir aujourd'hui, j'ai beau m'agiter, j'ai l'impression que mon cerveau ne transmet rien à mes membres, je ne suis plus là, je me dirige vers quelque chose d'inconnu.
Non ce n'est pas une lumière, c'est brumeux, j'entend des voix, mais je ne les reconnais pas, elles m'attirent, elles viennent d'en dessous, si je m'immerge je sais que je ne reviendrai pas, elles se font plus fortes, je comprends leur sens..
Je ne suis plus moi, je suis un pantin qu'on guide vers le bas, je n'arrive pas à m'accrocher, à me battre, j'ai beau penser à ce qui peut me faire remonter à la surface, seul Derek peut m'y aider, mais ce n'est pas suffisant, tout devient noir, je flotte je m'en vais, moi qui voulait tant rester, je ne l'ai pas suffisamment aimé, je ne le mérite pas..personne ne m'a jamais aimé, comment puis-je aimer..
C'est ainsi que va finir ma triste vie, seule et désespérée, mon corps n'a plus froid, cette fois ci je vois la lumière, c'est la fin, Derek si je pouvais tout changer.. tu as été le seul à me faire entrevoir un soupçon de bonheur..
Au-revoir Derek...
Puis tout est devenu clair, comme si l'eau avait été nettoyée, comme si une force divine s'était emparée de moi, à bout de bras me remontant vers la surface, vers cette lumière lumineuse remplit d'étoiles, la vie voulait encore de moi, cette force ne m'a plus lâchée, malgré les douleurs que m'infligeaient ma réanimation, ce fut long, très long, mais il était là, cette force, cette lumière, ces étoiles, c'était lui, son amour.. Un seconde chance..
J'ouvre enfin les yeux, je suis sauvée.. et c'est lui que je vois, tellement rassuré, je vais t'aimer Derek, je te le promets..
On se retrouve
Il ne souhaitait qu’une chose : la rejoindre. Son esprit est parti avec elle…mais son corps refuse de bouger… il est incapable d’esquisser le moindre geste…son souffle est coupé… elle a rompu…tout est fini…alors elle ne se sent pas engagée ? Non, c’est impossible…ils s’aiment…il l’a vu dans ses yeux ! Mais alors pourquoi rompre ? Mais pourquoi est-ce que tout est aussi compliqué ? Et pourquoi diable a-t-il été lui dire qu’il avait rencontré une autre fille « Chez Joe » ? Que cette fille fût le rayon de soleil de sa semaine ? Elle fait enfin ce qu’il espère depuis des jours…se rapprocher de lui…elle lui dit qu’elle a envie de lui, qu’il lui a manqué et lui il la rejette… lui avoue avoir flirté avec une autre ! Non mais quelle andouille ! Et pourtant, Dieu sait à quel point il l’aime et qu’il tient à elle ! Il en est fou. Depuis le premier jour…
Ce fameux soir où, après la soirée dédiée à la présentation des nouveaux internes, elle s’était rendue dans ce petit bar juste en face de son nouveau boulot. D’après les rumeurs, il s’agissait du QG du personnel de l’hôpital…Chez Joe. Il était assis dans un coin du bar… il portait une chemise rouge avec un jean noir… il l’avait vu arriver dans une magnifique robe noire qui soulignait ses courbes parfaites…Son cœur s’était mis à battre la chamade… c’est ce qui s’appelle un coup de foudre !! Il s’était approché du bar où elle s’était installée…il avait commandé un double scotch, elle une tequila sans glace…il avait entamé la conversation…il la désirait…ils avaient passé la soirée ensemble à parler de tout et de rien… ils avaient bu, beaucoup bu… ils étaient allé chez elle…ils étaient tellement assoiffés l’un de l’autre qu’ils n’avaient même pas pris la peine d’aller dans une chambre… ils avaient fait l’amour dans le salon… une grande partie de la nuit…Sa peau était si douce, son corps ferme et délicat… Il ne pourrait pas l’oublier ! Il l’avait dans la peau !
Voilà un peu plus d’un an qu’ils se sont rencontrés et il n’est déjà plus le même homme qu’à NY. Beaucoup de choses ont changé depuis son départ de la « grosse pomme » mais pour rien au monde il ne laisserait tout ce qu’il possède maintenant… Là-bas, il avait une belle et grande maison dans un des plus beaux quartiers de Manhattan… Désormais, il vit dans une caravane près d’un lac. Il avait sa propre clinique de chirurgie… il n’est « plus que » titulaire en neuro dans un hôpital public. Il n’avait jamais voulu d’enfants avec Addison … il meurt d’envie d’en avoir avec Meredith… Mais maintenant tout est brisé… Ses rêves de famille… son couple… Non, il ne la laissera pas partir ! Il ne gâchera pas la chance qu’il a d’être avec elle… pas à nouveau. Il l’avait déjà humilié en choisissant Addie… en essayant de respecter cet engagement pris il y a 11 ans devant le maire. Mais il n’avait pas pu l’oublier… il l’avait blessé… il le sait… elle avait voulu se venger en quelques sortes avec un dénommé Steeve tout d’abord… ça lui avait fait mal ! Puis avec Georges… Mais le pire pour lui ce fût ce foutu véto, Finn, qui avait faillit la lui faire perdre à jamais… Mais il lui avait parlé… enfin il lui avait fait comprendre qu’il devenait fou à force de la voir dans les bras de ce semi médecin… ils avaient fait l’amour … merveilleux souvenir… salle d’examen au bal de promo… A cette pensée, un sourire s’esquisse sur son visage… Il avait enfin réussi à lui avouer ses sentiments tout en lui laissant le choix … ne sachant pas si elle était vraiment amoureuse du véto… mais c’est lui qu’elle avait choisi… il avait voulu prendre un peu d’espace pour lui… elle avait attendu et quand enfin il s’était décidé, elle l’avait accueilli…
Tant de choses leur sont arrivées …ils ont tout surmonté… alors après tout ça, leur histoire ne peut pas s’arrêter comme ça… Non, il doit la rattraper…
Enfin, il sort de sa torpeur et revient à la réalité… pour se retrouver dans une église vide… Il est resté si longtemps que ça dans ses pensées ?... Il court à travers l’allée centrale… sort de l’église… se dirige vers l’unique voiture du parking… l’ouvre… se faufile à l’intérieur… il prend son portable et compose un numéro…
Derek : « Réponds, chérie, réponds… ! Merde, foutu répondeur ! »
Répondeur : « Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur du Docteur Meredith Grey. Je ne suis pas joignable pour le moment. Merci de laisser un message ainsi que vos coordonnées et je vous rappellerai dès que possible. A bientôt. »
Derek : « Meredith…c’est moi… je t’en prie… nous devons parler… rappelles moi… je t’aime »
Il composa fébrilement le numéro de chez elle…
Répondeur : « Maison Grey … A vous de parler. Bye ! »
Derek : « Mer, c’est moi… tu es là ?... réponds s’il te plait… Bon rappelles moi… je t’en prie… je t’aime »
Mais que peut-elle bien faire ? Il l’a appelé partout… sur le portable… chez elle… il l’a bipé… rien à faire… elle ne répond pas…
« Cristina, elle doit être avec Cris… »
Il met le contact et roule en direction de chez Burke… arrivé sur place, il ne voit aucune voiture, ni celle de Cris, ni celle de Preston, ni celle de Mer.
Mais où sont-elles ? Il essaye de la rappeler… Répondeur…. Encore… il repasse chez lui pour se changer… puis il passe chez Joe, après tout, après ce qu’il s’est passé, ca ne leur aurait pas fait de mal…Il a beau scruter le bar de part et d’autre, il ne les voit pas… il ne LA voit pas…il jette un regard interrogateur à Joe derrière le bar… non il n’a pas vu Mer… Tout à coup, une grande sirène retentit… Les ferries … mais bien sûr !
Il sort du bar en courant… démarre et roule aussi vite que possible…il arrive sur place… fait le tour du parking et enfin il voit la voiture… il ne reste plus qu’à espérer qu’elle n’a pas prit le ferry… Enfin, près des terrasses d’attente, il la voit… elle n’a plus sa robe mais elle porte un jean et un chemisier blanc… elle est belle… Non, vraiment il ne pourrait plus vivre sans toucher sa peau… sans sentir ses caresses… sans l’embrasser…sans lui faire l’amour… Quand Mer l’aperçoit, elle le regarde et il comprend qu’il ne faut rien tenter maintenant… Ils se comprennent encore par un regard sans parole… Alors il attendra…pour elle… parce qu’elle est ce qui est le plus important à ses yeux…
A l’hôpital, les internes sont devenus résidents… Cris s’est jeté à corps perdu dans le boulot… Apparemment, ça ne lui réussi pas trop mal… elle tient le coup. Mais elle s’est trouvé un défouloir… Lexie… Lexie Grey… la demi-sœur de Mer. Après tout, cette tension entre le couple est sa faute… Il faut qu’elle fasse son possible pour que ses amis se remettent ensemble… Elle n’est pas une agence matrimoniale mais ce sont ses amis et elle les aime…alors elle fera tout ce qu’elle peut pour qu’ils connaissent à nouveau le bonheur… et puis Mer a été là pour elle quand Preston l’a laissé pratiquement au pied de l’autel… Mer avait mit sa vie sentimentale de côté pour passer tout son temps avec elle… Elle lui avait fait comprendre que Preston ne la méritait pas… Malgré toutes les concessions qu’elle avait fait…elle qui s’était fait épiler les sourcils pour devenir une « Burke », elle qui avait accepté une cérémonie religieuse alors qu’elle souhaitait un petit mariage devant le maire… elle encore qui avait accepté cette liste interminable d’invités alors que seuls Derek, Mer et ses amis internes lui auraient suffit… elle aussi qui pourtant si réfractaire au mariage avait accepté de l’épouser… Et maintenant, que lui reste-il ? Rien… Plus de mariage… ni de mari… plus de maître de chirurgie… ni d’appartement… Juste ses amis…
Meredith n’osait plus regarder Derek mais il faisait tout son possible pour qu’elle soit au bloc avec lui à chacune de ses interventions…
Ils n’avaient pas encore réussi à se parler…ils avaient peur l’un comme l’autre de ce qu’il pouvait résulter de leur conversation… un nouveau départ ? Une rupture définitive ?
Elle était assise à la cafétéria quand la sonnerie de son téléphone retentit. Et si c’était Derek ?
Meredith : « Dr Grey, j’écoutes… »
Cris : « Mer, c’est moi rejoins moi dans la salle de repos du 4°… ca ne va pas du tout…s’il te plait… j’ai besoin de toi… »
En un bond, Mer était debout et s’était mit à courir pour rejoindre son amie.
Elle arrive près de la salle, elle entre et ne sait plus que penser… elle voit Cris assise sur le lit du bas près de Derek… elle s’apprête à repartir mais la voix de Cris l’empêcha de bouger…
Cris : « toi tu t’arrêtes de suite d’avancer… Vous devez vous parler… Vous vous aimez … cela se voit et vous n’avez pas le droit de gâcher ce qu’il y a entre vous… »
Mer : « mais… »
Cris : « non, y’a pas de mais… Mer, écoutes moi. D’accord Burke m’a lâché comme un lâche, d’accord il m’a laissé tomber, mais c’est à moi que c’est arrivé pas à toi… je sais ce que tu penses… entre Burke et moi ça n’a pas marché mais entre Mcdreamy et toi c’est différent… maintenant, je vais sortir d’ici et vous laissez ensemble… et si jamais je vous vois sortir avant au moins 1h, bon sauf si il y a une urgence évidemment, vous verrez de quel bois je me chauffe ! »
Elle ferme la porte les laissant en tête à tête… L’atmosphère est lourde et la tension à son comble… Chacun dans un coin de la pièce, Meredith près de la fenêtre et Derek adossé a la porte, ils n’osent pas se regarder. Maintenant, ils ne peuvent plus reculer… il va falloir que l’un ou l’autre se jette à l’eau… Derek ne veut qu’une chose…
Mer : « Cris a raison, il faut vraiment que l’on se décide »
Derek : « oui, elle est bizarre mais elle a raison…, écoutes, Meredith, je suis désolé…
Mer : « désolé de quoi ? »
Derek : « de tout…de t’avoir repoussée au moment ou tu avais le plus besoin de moi, de t’avoir raconté cette histoire chez Joe, je te jure qu’elle ne représente rien pour moi, tu es la plus importante… la seule que je veux…j’ai fait le con… je ne veux pas te perdre… »
Mer : « tu m’as blessée en me parlant de cette fille… Si je t’ai quitté dans l’église c’est parce que tu me l’as demandé. Dans les vestiaires… tu te souviens ? »
A ces mots, il blêmit…
Derek : « tu t’éloignais de moi, tu n’étais la que pour tes amis… rarement pour moi…tu ne m’as même pas dit que tu n’as rien marqué pour tes examens… Quand on est un couple, on se dit tout… je ne veux rien te cacher…mais tu ne me parles pas… tu es la physiquement mais ta tête est ailleurs… »
Les yeux pleins de larmes, il continua
Derek : « J’ai besoin de toi… pas pour être chef, mais je ne peux vivre sans toi… tu es ma vue, mon oxygène… je meure sans toi Si on fait ce qu’il faut, rien ne pourra nous empêcher d’être heureux… et …»
Mer : « tu seras plus heureux sans moi… je ne peux rien t’apporter, je suis comme ça… mes amis sont ma seule famille… j’ai perdu ma mère, mon père ne veut plus entendre parler de moi, ma belle-mère est morte, j’ai une sœur que je ne peux pas supporter et qui drague mon petit ami à la moindre occasion… et je t’ai perdu»
Derek : « non tu ne m’as pas perdu, je suis là a vouloir prendre un nouveau départ pour toi… pour nous »
Meredith : « ecoutes Derek, je ne sais pas…
Il ne peut s’empêcher de la regarder… la douceur de sa peau lui manque… il n’aurait jamais cru qu’en si peu de temps sans elle, il ne vivrait plus… il est en manque d’elle… de son corps… de sa chaleur… de ses savantes caresses…
Ils se rapprochent doucement, d’une main, il lui prend la tête et doucement approche ses lèvres de celles de sa douce… de sa deuxième main, il ferme la porte a clé… Il ne veut surtout pas être dérangé au moment où enfin elle revient vers lui… Il prend la main de Meredith et enlace leurs doigts… Il rapproche leurs deux mains de son propre torse, y dépose en douceur la main de Meredith et entoura le visage de sa belle de ses deux mains… Leurs langues se mélangent avec la même fougue qu’auparavant… Ses mains descendent le long du cou puis le long du dos de Meredith… Elle monte ses mains vers ses cheveux… Elle les redescend le long de ses épaules et abaisse la blouse blanche… elle met ses mains sur le torse de Derek… au travers le haut du pyjama de chirurgien, elle sent la chaleur de son corps… elle n’en est que plus troublée… elle descend les mains le long de son torse…et les passe sous le pyjama… il descend ses mains au bas des reins de Meredith… il lui retire facilement sa veste de chirurgien… il laisse une main dans le bas de son dos et avec l’autre il s’attarde sur la poitrine qui le fait fantasmer depuis des mois… elle lui enlève aussi sa veste… et retourne a la douceur de sa peau… il s’enhardit en retirant le nœud du pantalon… il l’abaisse et découvre qu’elle a mit ce superbe ensemble de lingerie qui lui plait tant… celui qui dessine bien ses seins et remonte ses fesses ce qui la rend encore plus sensuelle et désirable…
La vérité fait mal...
J'ai l'impression de m'être fait avoir à mon propre jeu... Un jeu cruel où les coups bas sont permis. Une partie de moi espérait tant de lui. L'autre partie me disait de ne pas trop m'attacher, que ce bonheur était d'une durée limitée. Les autres me disaient ce que ma seconde voix intérieur voulait me faire comprendre : il en aime une autre, toi et lui, ça ne durera pas.
Elle n'a pas voulu voir les signes, les sourires, ceux qui manifestaient le retour du couple légende. L'amour rend aveugle à ce que l'on dit. Peut-être est-ce vrai, ou peut-être faisait-elle semblant que tout allait pour le bien, quand elle savait qu'elle et lui, ce n'était pas pour toujours. Comme quoi les bons moments ont toujours une fin.
Je me suis accrochée à un homme qui en voulait une autre, il ne voyait qu'en moi une personne de remplacement, j'étais cette fille qu'il attendait de rembarrer au moment où cette résidente allait enfin décider d'avancer dans la vie. Je ne mérite pas de compassion... avoir cru à cet amour impossible était inespérée et stupide.
Même lorsqu'il était avec moi, il ne voyait qu'elle. Je fermais les yeux, espérant qu'un jour il s'aperçoive que je suis celle dont il a toujours rêvé. Une femme différente de celle dont il avait l'habitude, une femme qui pouvait lui donner tout ce qu'il voulait...
Maintenant, je les croise chaque matin dans les couloirs, leurs regards en disent long sur l'amour qu'il lui porte, suis-je jalouse ? Non... Car au fond de moi, je savais que Meredith Grey m'avait déjà vaincu d'avance.
Excusez-moi j'avais oublié de mettre un titre.
Un dénouement heureux.
Burke: Qu'est-ce qu'elle fait ?
Derek: Vous voulez que j'aille voir?
Burke: Si ça ne vous dérange pas.
Derek: J'y vais et je reviens tout de suite.
Burke: Merci.
Derek traversa l'allée de l'église pour aller voir ce que faisait Cristina.
De l'autre côté de la porte.
Meredith: Allez, Cristina il faut y aller.
Cristina (paniquée): Mes voeux, ils se sont effacés, je me suis lavée les mains et ils sont partis.
Meredith: Ca va aller, calme-toi.
Cristina: Quoi, comment veux-tu que je calme.
Izzie: Respire, elle a raison.
Cristina: Meredith, aide-moi !
Meredith: Comment ?
Cristina: Je sais, euh... dis-moi ce que tu dirais à Derek si tu étais à ma place.
Meredith (surprise): Quoi ?
Cristina: S'il te plaît.
Au moment où Meredith allait commencer à parler Derek s'approcha de la porte et entendit la conversation, il n'osa pas ouvrir la porte, curieux d'entendre ce que Meredith allait dire.
Meredith: Euh, ben, je lui dirais.
Izzie: Tu y arrives là!
Meredith: Bon ça va, nous sommes ici parce que nous avons décidé de suivre le même chemin jusqu'à la fin de notre vie et ce malgré les nombreux obstacles qui nous ont poussé à nous séparer.Je sais que mes amis font partis de ma vie et que par moment tu ne sais plus où est ta place et je te comprends, pourtant je veux que tu saches que sans toi je n'aurai jamais sorti la tête de l'eau et que tu m'as redonné l'envie d'aimer. Tu me redonnes confiance en moi et je sais que je peux compter sur toi car tu es toujours auprès de moi. Sans toi ma vie n'a plus aucun sens et par moment je me demande pourquoi je n'arrive pas à te dire tout ça.
Cristina: Je, je ne sais pas quoi dire .
Izzie: Meredith, c'était. Tu ne lui as jamais dit ce que tu ressentais vraiment ?
Meredith (confuse): Non
Izzie: Tu devrais parce que ça vaut le coup d'être entendu.
Toutes les filles tournaient le dos à la porte sauf Cristina qui avait vu Derek entrer.
Cristina: Izzie a raison c'est à lui que tu devrais dire tout ça.
Meredith: Bon ça va ce n'est pas mon mariage mais le tien.
Izzie: Peut-être que Derek te demandera.
Derek: Oui peut-être.
Callie, Izzie et Meredith se retournèrent surprises, Cristina avec un beau sourire aux lèvres.
Meredith: De...depuis quand tu es là ?
Cristina: Depuis le début.
Meredith se tourna vers Cristina.
Meredith: Tu l'as vu entrer ?
Cristina: Oui mais tu étais partie à me dire tes voeux je n'allais pas te couper.
Meredith: Tu, dépêches-toi Burke t'attend.
Derek: Je peux te parler.
Meredith: Euh, Cris ...
Cristina:Ecoutez, je me marie et après vous parlez, ok ?
Meredith: Bien allons-y.
Ils entrèrent enfin dans l'église, Burke était rassuré de voir Cristina s'avancer vers l'autel.
Prêtre: Bien par les pouvoirs qui me sont conférés je vous déclare mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Burke embrassa Cristina, tous applaudirent, ils sortirent tous de l'église. Il ne restait que Meredith et Derek.
Meredith était confuse et n'osait pas regarder Derek.
Derek: Alors ?
Meredith: Oui, quoi ?
Derek: Meredith sérieusement tu sais que je t'ai entendu.
Meredith:Oui, et tu n'aurais pas dû entendre tout ça.
Derek: Je comprends,mais pourquoi le dire à tes amies et pas à moi.
Meredith: Je sais c'est stupide mais ce n'est pas facile pour moi.
Derek: Oui je sais que c'est mais tu as des sentiments pour moi et tout ce que tu as dit était magnifique et je suis heureux d'occuper une place aussi importante dans ta vie.
Meredith: Derek, tu es ma famille et mon futur que veux-tu que je fasse sans toi ?
Derek la regarda, lui caressa la joue et l'embrassa en passant sa main dans ses cheveux.
Derek: Allez, allons-y ils vont se demander ce que nous faisons.
Meredith: Oui.
Derek s'avança pour sortir quand Meredith se stoppa et le regarda.
Derek: Quoi ?
Meredith (hésitante): Je, je t'aime Derek.
Derek eu un léger sourire, il lui prit la main et sortirent ensemble de l'église, personne n'avait remarqué leur absence à part les mariés.
Derek:Je désespérais que tu me le dises un jour.
Meredith: Je sais pas pourquoi je ne te l'ai dis plutôt.
(histoire de régulariser le truc je poste mes OS que j'avais mises sous le titre La ronde)
La ronde.. "Certains pensent que notre destin se trouve au creux de notre main. Pourtant j'ai beau observer, fixer attentivement les lignes qui y sont creusées, je n'y vois rien. Tour à tour je les vois partir et je suis impuissante. Est-ce par envie, par déni ou par simple protection? J'aimerai tant... Je l'ai vu sombrer dans la folie, s'enraciner dans ce monde imaginaire où rien ne paraissait compliqué. Je l'ai porté à bout de bras malgré les plaies encore loin d'être cicatrisées. Et malgré ce, j'ai à nouveau subit la sentence du bourreau. Comme si je devais rester enchaîner à ma médiocrité. Finalement elle a lâché prise, sans même me laisser le temps de m'en remettre... Les pommes tombent parfois très loin des pommiers... J'aimerai tant... Je l'ai cherché, puis fuis, puis voulu... Le jeu du chat et de la souris. Celui qui n'a pas de sens quand on frémit sous la caresse. Il me rend dingue, je l'obsède. Mais sa vie si parfaite me répugne. Il est le miroir brisé de mon père. Son inverse, terriblement différent. Mon père ce lâche. Qu'il soit beau, sexy ou toutes ces choses que nous les femmes nous aimons, tout ceci lui importe peu. Ce qu'il veut c'est moi. Ce que je veux c'est être désirée... Etre comme l'écume qu'on ne peut saisir, juste voir et appréciée. Triste âme torturée... Lorsque nos peaux se frôlent c'est l'extase mais lorsque nos sentiments se rencontrent j'aimerai me terrer au fin fond d'une grotte. Pleurer à m'en bloquer le souffle, hurler... Je me sens perdue dans une vie trop propre, comme si j'avais volé l'enveloppe de quelqu'un d'autre... J'aimerai tant... Et puis il y a celle que j'ai du abandonner. Une longue histoire elle et moi, certainement ma plus longue histoire. Je l'entends encore, se déversant dans les verres, prête à atteindre ma bouche et à m'enivrer. L'alcool. Elle a d'abord enchanté mon monde déséquilibré, m'a déshiniber, pour enfin m'en rendre dépendante. Tantôt breuvage rouge et épais, tantôt transparent et léger, je la sens encore couler au fond de ma gorge. Mais c'est terminé. Surtout ne plus y penser, trop d'envie et de douleur se mélangeraient... J'aimerai tant... J'aimerai tant... Oui, j'aimerai tant lâcher prise. Comme en ce moment même où je me bats dans l'eau glacé pour aller sauver des vies. Je dois me battre, montrer l'exemple, être une bâtante. Mais j'aimerai tant lâcher, relâcher tout mes muscles endoloris, ne plus m'essouffler à essayer de respirer. Ne plus penser, à elle, à lui à eux... Je veux juste pour une fois, me sentir en paix. Ne plus être galvaniser par l'étanchéité de la vie, laisser l'eau m'emporter... " *** "Je suis forte, certainement la plus forte dans cet hôpital. Je suis la meilleure aussi. Meredith et moi sommes les meilleures. Je suis douée, mais en plus j'étudie. Beaucoup, deux fois plus que les autres. Je suis forte, je suis la meilleure. Je suis dure aussi. Ca va de soit, ne jamais laisser empiéter les sentiments, ne jamais m'agenouiller devant le sexe opposé. Je suis forte. Je sais qu'il m'a choisi pour mon côté... Spéciale. Alors pourquoi changer? Lui, le meilleur chirurgien cardio-vasculaire et moi la future meilleure chirurgien de... Cardio. Tant pis nous serons deux. Enfin deux pour flatter son ego... ...une pour dire la vérité. Il sait comment je suis, et pourtant il m'a imposé ce mariage ridicule. Il faut dire que pour une fois, j'ai laissé la porte de mon coeur entrouverte, pour lui. Je lui ai dis oui. Il veut me passer la bague au doigt. Il faut bien avouer que je l'aime. Il est tellement différent de moi. Il a décidé que se serait moi. Alors comment résister? Ne croyez pas! J'ai lutter, je m'appelle Christina Young, bientôt Burke tout de même! Mais il faut croire que dans les livres, ils ont parfois raison : Le coeur à ses raisons... Je suis forte, solide comme un roc, même si là tout de suite, avec mes faux sourcils, et ma robe qui ressemble à celle des catalogues, je me retiens pour ne pas pleurer. Oui car je l'aime. Un beau mariage lui fait plaisir? Ok, soit. Mais bon sang que cette robe me serre. Je suis derrière la grande porte. Je suis forte mais j'ai peur, c'est le grand saut. Après, plus de pas en arrière. J'ai peur. J'y vais. ... La porte s'ouvre. C'est lui, il devait être inquiet. Il me parle, je ne comprends pas ce qu'il dit. Fini? Annuler? De quoi? Pourquoi? Mais je suis forte! Pourquoi? Au mon dieu la nausée, la robe semble s'enliser dans mon corps, comme des racines dévorant la terre. Je... Je... Je suis forte." *** "C'est un peu comme si la terre s'était arrêtée de tourner. Un regard, un seul regard pour que je comprenne. L'homme de ma vie, celui qui respire en même temps que moi, celui dont le simple contact m'envoie au paradis. Et en même temps cette vie si futile. Cette vie qui peut vous être arrachée à tout moment. J'aurais du le prévoir, j'aurais du m'y attendre. Pourtant quand Denis m'a demandé en mariage je n'ai pas réfléchi : c'est l'homme de ma vie. Et il est mort. Dévoré par la maladie, son nouveau coeur a eu raison de lui, a eu raison de nous. Quand sa main caressait mon visage, j'avais l'impression d'être sur un lit de coton. Je veux être dans ses bras, peu importe où. Au dessus, des flammes, devant affronter les brasiers. Enterrés dans une couche indestructible de terre... Dans un ciel où nous marchons sur des perles de buée. Peu importe. Au lieu de ça, mon corps gît sur le carrelage froid. Je ne peux plus bouger. Je suis cette jolie poupée de cire que l'on reçoit en cadeau. Avec une jolie robe qui reste intacte des années. Je suis là, sur le carrelage, attendant que la souffrance s'estompe un peu pour que je me relève... Et pourquoi est-ce si difficile? Pourquoi ai-je l'impression que même si la terre s'ouvre sous mes pieds je ne sentirai rien? Pourquoi? C'est un peu comme si la terre s'était arrêtée de tourner. Mes ongles tentent de creuser le carrelage. Mon maquillage s'estompe partiellement au rythme de mes larmes, et moi j'attends. J'attends que la terre reprenne sa route. J'attends... Torturée par mes souvenirs, torturée par ce que je suis, torturée par ce besoin de lui qui m'empêche d'agir. Peut-on s'exulter de ses souffrances? Je ne veux pas tourner la page, je ne veux pas m'éloigner de lui. C'est un peu comme si la terre s'était arrêtée de tourner. Denis."
La clé... Je cherche à travers les collines qui bordent mon esprit. Rien. Dans ce petit village au coin de mon cervelet, je crois l'entr'apercevoir derrière un arbre, je cours l'attraper... Mais rien. J'ai l'impression qu'elle me nargue : sur son visage, sur son sourire... "Derek, s'il te plait arrête... Non continue..." Elle est partout et en même temps nul part. Je vogue à travers mes souvenirs, soulevant le drap de la paternité, le chandail de la maternité... Mais rien. Je n'aime pas le jeu. Je suis une scientifique, j'aime que les choses soient claires et pourtant, là, elles m'échappent. Je suis au milieu de la foule, enfermée dans ma bulle. Je vois les clés. Leurs clés, sur leurs visages, ils l'affichent tous comme un trophée, victorieux. Ils me débectent. J'ai beau baisser la tête, analyser le sol parcelle par parcelle, je ne vois rien. Pourquoi est-ce si dur? Et voilà qu'il me tend à nouveau la main, la clé entre les dents, prête à l'ouvrir. Je m'en saisie mais elle glisse de mes mains. S'écrasant sur le sol, disparaissant peu à peu, invisible. Geste involontaire? Je ne sais pas, je ne sais plu. Je suis épuisée de chercher. Un jour j'ai cru la saisir, mais ce n'était qu'illusion que l'ivresse m'avait portée... Elle n'a aucune odeur, aucune couleur, aucune matière... Ellle est juste la clé. La clé du bonheur, celle qui pourrait percer à jour le mystère de mon coeur.
Cette impression.
J’ai cette sensation bizarre, pas celle qui nous dit que l’on va mourir, celle qui nous prédit la fin de notre bonheur. Je suis tout près de lui, ce bonheur, cet homme, qui, depuis peu, se bâtit une place dans ma vie. Mais il a suffi d’un regard pour que, tout à coup, les battements de mon cœur s’accélèrent, et que mes membres se figent. Durant quelques millièmes de secondes, j’ai voulu l’ignorer, me persuader que je ne lisais ni peine, ni culpabilité, ni remords sur son visage… Mais j’ai vite été ramenée à la réalité, lorsque qu’il a prononcé ces mots : « Je suis vraiment désolé ».
Je suis son regard, qui se dirige vers une femme, une belle rousse parfaite, qui s’approche vers nous avec un air supérieur. Je ne peux toujours pas bouger, mais pourtant , j’aimerais tellement fuir à cet instant, courir le plus vite et le plus loin possible d’elle, de lui ! Bizarrement, je n’éprouve aucune colère, j’ai juste mal, très mal.
Elle est devant moi, ses lèvres remuent, mais je ne perçois pas vraiment tout ce qu’elle dit, du moins je ne le veux pas. Seuls quatre mots résonnent dans ma tête : « Adisson Sheperd : mon mari !». Cela ne pouvait pas être plus clair.
Ce bonheur m’échappe, ce n’est plus une sensation, mais la réalité. Et je ne fais rien, aucun mot ne peut sortir de ma bouche, pourtant, ô combien, j’aimerais crier de toutes mes forces ! Je fixe Derek, en espérant encore qu’il dise quelque chose, qu’il me sauve, qu’il nous sauve, mais rien…
J’avais cru à notre histoire, vraiment, mais à cet instant tout s’effondre. Mon cœur ne bat plus la chamade, au contraire il ralentit peu à peu. Tout bouge très vite autour de moi…Je viens de le perdre. Je n’ai même pas eu le temps de lui dire que je l’aime. Je ne pensais, voulais, pas que ça s’arrête, pas maintenant, pas comme ça ! Pourquoi m’a-t-il menti ? Pourquoi m’a-t-il caché qu’il avait une femme ? Je me sens tellement pathétique à cet instant ! Ma vue se trouble, je ne comprends pas ce qui se passe, j’entends une sonnerie au loin… ça se rapproche...
J’ouvre les yeux. Je ne comprends pas. Ma tête tourne … je suis dans ma chambre. Il est six heures du matin, et mon réveil vient de sonner. D’un geste brusque, je me retourne. Il est là. Un sourire se dessine sur mon visage et je laisse tomber ma tête sur le coussin, soulagée. Ce n’était qu’un mauvais rêve ! Je me blottis doucement dans ses bras, et lui murmure : "Je t’aime mon amour… "
(rel/jr)
(Merci beaucoup à Jr de m'avoir corrigé mon premier One Shot mais surtout de m'avoir poussé à le poster !!)
BESOIN D'AIDE
Mais qu'est-ce que je fais là? S'il me voyait, je suis sûre qu'il rigolerait. C'est tout simplement pathétique d'en arriver là pour un homme...
Je ferais mieux de lever mes fesses de ce fauteuil et partir en courant. Non! Elle me prendrait pour une folle, si ce n'est déjà fait... Et puis je suis bien là. Ici, je suis sûre de ne pas le voir débouler, lui, ses cheveux et son magnifique sourire... c'est vrai, que viendrait faire Derek Shepherd à l'étage de psychiatrie? Rien! Et puis comme on dit, loin des yeux, loin du cœur. Si seulement ce dicton pouvait marcher avec moi...
J'ai qu'à pleurer un bon coup. Après ça ira mieux... En plus, j'en ai vraiment envie là... Mais j'y arrive pas... Je devrais hurler alors. Non! On est quand même dans un hôpital... Et si je parlais tout simplement...? Après tout, cette endroit est fait pour ça... Bof... Pour dire quoi? Qu'il m'a abandonné pour une infirmière de bloc. C'est quand même dingue! Même une infirmière de bloc me surpasse...
J'aurais du faire interne en psychiatrie, ou en dermatologie ou... Tout sauf chirurgie! Parce que la chirurgie ça...
Dr Wyatt : C'est votre troisième séance, et vous n'avez toujours pas prononcé un mot.
Et alors?
Dr Wyatt : Bien que j'apprécie le calme, je suis...
Moi aussi j'aime le calme... Bon... Autant lui répondre maintenant. Juste par politesse...
Meredith : J'ai lu une étude qui dit que le simple fait d'aller en thérapie est bénéfique même si on reste assis...
J'ai dit quelque chose au moins. C'est un bon début non? En espèrant que je continue comme ça. De toute façon, je n'ai pas vraiment le choix... Il faut bien que je me l'avoue, j'ai besoin d'aide...
Avertissement à la population : ceci est une parodie de fic, c'est pour rigoler, pour changer un peu de genre... donc si vous n'avez pas l'humour nécessaire, je vous conseille vivement de ne pas la lire ! Quant au style, il est parodique aussi... de qui ? Cherchez !
Naturellement il flottait quand je me suis pointé au Seattle Grace Hospital, déjà, rien que le nom de cet hosto où je venais faire un stage d'une journée, ne me disait rien qui vaille. La façade était moche, mais pas pire que celle de la majorité des centres hospitaliers américains conçus par des architectes ayant manifestement des problèmes d'alcool...
Les stages moi ça m'emmerde, surtout pour une journée ; en général je m'arrange pour me planquer dans la chambre d'un malade, de préférence un convalescent, personne ne vient jamais les voir (un jour ils en ont oublié un plus de quarante huit heures !). Je lui colle une piqûre d'anesthésiques, et je passe ma journée à mater les matchs sur sa télé en bouffant son plateau repas, la plupart du temps dégueulasse, mais on peut pas tout avoir...
Il faut vous dire que moi, la médecine, c'est mon père qui m'a obligé : c'était ça ou sa chaîne de supermarchés, au moins dans les hôpitaux, les infirmières ont de jolies fesses et le temps qu'elles n'accordent pas aux malades, elles me le réservent à moi... Ma copine de l'accueil m'avait parlé du Docteur Shepherd en des termes dithyrambiques : faut dire que c'est une ancienne correspondante du journal français Var Matin et que là bas, les filles s'emballent pour pas grand chose ; comme elle avait rien à faire (Seattle ils s'en foutent un peu dans le Var), elle avait pris ce petit boulot en plus...
Manque de bol, le premier mec que je croise dans l'escalier c'est le fameux Derek, plutôt petit, mal peigné, la blouse crade, je me demande même s'il louchait pas un peu : rien à voir avec la bombe sexuelle décrite par ma copine, qui n'a décidément aucun goût... Moi qui avait connu Doug Ross au Cook County, là d'accord, c'était un beau mec !
- Tu viens pour le stage ?
Futé le mec, j'avais un petit badge marqué Mitchell (c'est mon nom, on se refait pas), stagiaire : fallait pas être sortit de la cuisse de Jupiter pour le deviner...
- Oui chef, lui répondis je avec la veulerie qui me caractérise quand je veux lécher le *** d'un supérieur.
- Ramène ta fraise, j'ai un truc à te faire faire...
- Théoriquement je dois faire un stage de dermato...
- On s'en fout, dit il (en anglais puisque de toute façon il n 'allait pas le faire en français), ça urge...
Et me voici donc embarqué dans une salle d'op, avec une mamie le ventre à l'air et deux chirurgiens qui paraissaient un peu perplexe... ces andouilles avaient fait tomber un portable dans les entrailles de la grand mère et se demandaient s'il fallait le laisser pour se marrer un peu après ou pas...
- ça dépend de la sonnerie, dis je, si vous la recousez, et qu'on le fait sonner, ça peut être rigolo...
Il se trouve que l'autre chirurgien était Meredith Grey, dont tout Seattle savait qu'elle essaie de se taper le docteur Shepherd depuis quinze siècles, un coup je te prends, un coup je te lâche, le genre de minette qui sait pas ce qu'elle veut, quoi...
- On lui a mis la « marche funèbre » en sonnerie, répondit elle en me regardant comme si elle allait me bouffer au petit déjeuner...
- On recoud, dit Derek, c'est pas souvent qu'on peut rigoler cinq minutes...
Ce fut mon premier contact avec cette bande d'illuminés, théoriquement neurochirurgiens, dont on se demandait pourquoi ils opéraient les intestins d'une mamie qui ne demandait rien à personne et qui allait se retrouver avec un portable stomacal...
Mon deuxième patient me fut présenté par Meredith, que je trouvais de plus en plus froide surtout quand elle me passait la main dans un endroit que la décence m'interdit de vous décrire ici... c'était une jeune fille (pas Meredith, hein, qui commence à faire plutôt vieille fille, ce qui explique les valses hésitations du fameux Derek) qui avait fait une crise de boulimie soudaine et qui avait prit quinze kilos en trois jours... la boulimie Shepherd s'en foutait un peu, le problème c'est que la gamine ne pouvait plus sortir de la chambre, elle passait plus dans la porte. Meredith était partisane de tailler dans le gras, c'est pas ça qui manquait, moi il m'a semblé plus marrant de l'enduire d'huile de ricin et de pousser un bon coup : elle s'est retrouvée dans le couloir, certes enduite d'huile, mais libre... On se marrait finalement bien, dans cet hôpital et je regrettais pas mon stage de dermatologie, d'autant qu'il n'était absolument pas question que j'approche de près ou de loin un eczéma purulent.
Le reste de la journée fut plutôt banale : Shepherd était parti ronfler, planqué dans une armoire, Grey en avait profité pour essayer de me dragouiller un peu, manque de bol, j'aime pas les vieilles, et on m'avait refilé en vrac une jambe cassée (j'avais évidemment plâtré la jambe valide), un panaris que j'avais refilé au premier interne qui passait et deux trois bricoles sans intérêt, ce qui m'avait permis de finir ma journée devant la machine à café, en train de mater les infirmières qui défilaient de plus en plus régulièrement, sortant curieusement de la pièce ou Shepherd s'était planqué pour dormir...
Je referais peut être un stage dans cet hôpital où les malades m'ont plutôt semblé être les mecs en blouse blanche, s'ils m'ont pas viré d'ici là, je vous raconterais peut être la suite... En repartant j'ai rendu ma blouse à l'accueil, sans oublier de retirer de l'intérieur le string que Meredith m'avait filé en souvenir... j'aurais préféré celui d'Izzie, dont on m'avait aussi beaucoup parlé, mais elle était pas là ce jour là... je rentrai donc chez moi, non sans avoir fauché tout ce qui m'avait paru inutile dans la chambre des malades que j'avais visités...
Il faut toujours savoir profiter de ce que la vie vous apporte, et ça me payerait toujours quelques bières comme aurait dit mon vieux copain Bukowski, s'il était encore de ce monde...