HypnoFanfics

One Shot

Série : Grey's Anatomy
Création : 13.10.2008 à 20h13
Auteur : soleine92 
Statut : Terminée

Vous avez envie d'écrire une histoire ? C'est un petit texte d'un moment précis ? Vous pouvez le poster dans cet EV : One-shot. Il faut de préférence mettre un titre aux OS.

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Episode 205 : Panne d’ électricité

 

MYLENE24

 

« La vie peut parfois être pleine de surprises. Être chirurgien, c’est être à l’affût de tout : les accidents de la route, les bagarres dans les bars, les maladies… Nous nous devons d’être tenus au courant, car nous faisons partie intégrante des gens : les soigner, les guérir, les aider, c’est ce que fait un chirurgien.

Ponctuels, pointilleux et arrogants nous sommes, le seul souhait que nous formons en nous levant le matin, est de prier pour un gros carnage et ainsi obtenir le droit d’assister à une dure et longue opération. Mais, parfois, sans le savoir, Dieu nous punit, et l’intervention cardiaque que nous voulions avoir se transforme en… »

Cristina : Quoi ? Vous rigolez !

Bailey : Pas du tout, Yang.

Cristina : Je dois m’occuper d’un amateur de porno ! murmura-t-elle pour ne pas se faire entendre du patient.

Bailey : Tu te charges de ce cher Henry Lamott, c’est moi qui décide! Parait-il que cela libère des endorphines, et que sa douleur s’atténue! (Elle leva les yeux au ciel.) C’est Shepherd qui est en charge du cas, c’est donc à lui que tu en parleras !
Allez, on continue, cria Bailey en entraînant avec elle ses autres internes, pendant que le visage de Cristina se décomposait à vue d’œil face au patient qui lui avait été attribué.

Meredith lui fit une moue désolée, mais elle n’en eut cure : ses talents étaient gâchés à travailler sur ce patient trop spécial à son goût. Pour rajouter à son supplice, les lumières, pareilles à une boule disco, les narguaient en disparaissant, puis en apparaissant de nouveau, jusqu’à ce que la noirceur envahisse la pièce, et toute l’aile chirurgicale.

Cristina : Oh, ce n’est pas vrai ! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Lamott : J’en sais rien moi… Mais sans mon porno, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ?

Cristina : Visualisez ! Ne comptez surtout pas sur moi pour vous inventer des histoires de sexe ! Je suis chirurgien, je devrais être en train de sauver des vies, de tenir des cœurs…

Lamott : Et moi ? Vous croyez que ça me plait de vous supplier de me raconter des trucs salaces ? Grâce à mes pornos, je n’ai plus mal ! Je vous en prie, docteur…

Il lui lançà un regard suppliant qui laissa Cristina de marbre.

Lamott : Je ne le dirai à personne, je vous le promets ! Je sais que ça peut vous paraître complètement débile, mais mon mal est réel. Je suis allergique à tous les médicaments contre la douleur ! C’est la seule chose qui me fait me sentir mieux…

Elle s’assura qu’il n’y ait personne dans le couloir, puis en lançant un regard noir à son patient, elle déclara :

Cristina : Je ne suis pas aussi douée que le réalisateur de "cochonnes en blouse blanche", alors ne vous plaignez pas !

Lamott : Merci docteur !

Il s’installa confortablement, heureux. Elle s’assit sur la chaise des visiteurs, puis commença son récit.

Cristina : Bon… Alors j’utiliserai des noms purement fictifs ! Il était une fois une jeune femme. Elle s’appelait, heu… Meredith ! Oui c’est ça ! Elle était… dans un ascenseur, fatiguée de cette grosse journée. Elle travaillait en tant que secrétaire, et s’apprêtait à partir, lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur son patron. Il s’appelait…

Elle chercha quelques secondes, puis lasse, reprit.

Cristina : Et puis merde ! Il s’appelait Derek ! La jeune femme en question le regardait à la dérobée. Quant à lui, il lui lançait des regards peu subtils qui dévoilaient nettement ses intentions.

Lamott : C’est bon… Heu bien, je veux dire, c’est très bien !

Cristina : Tout à coup, Meredith appuya sur le bouton "arrêt" de l’ascenseur. Elle se retourna vers son patron et lui dit, d’une voix très sensuelle : « Lorsque je vous ai monté votre café tout à l’heure, je ne rêvais que d’une seule chose… »

Elle déboutonna sa chemise lentement, laissant le chirurgien en… heu je veux dire, laissant son patron en ébullition tant cette vue l’éblouissait.

Elle ôta son chemisier, puis, s’attaqua d’elle-même à son pantalon qu’elle défit rapidement. Derek la plaqua contre l’ascenseur et se mit à l’embrasser avec fougue. Il lui embrassa les épaules, puis d’une main habile, défit son soutien-gorge rouge. Il posa en douceur ses doigts sur ses seins et elle soupira de bien être. La secrétaire cochonne s’attaqua au pantalon de son patron et bientôt, plus rien ne les sépara de leur envie commune. Il allait enfin pouvoir s’aimer lorsque…

Burke : Docteur Yang ?

Horrifiée, elle ferma les yeux, essayant de se convaincre que la voix sortait de son imagination. Mais on la rappela de nouveau, et elle n’avait pas d’autre choix que de les rouvrir. Il lui fit signe de le rejoindre dans le couloir, ce qu’elle fit avec appréhension.

Burke : Alors, comme ça tu préfères inventer des histoires de sexe avec tes patients, plutôt que de me donner une réponse pour nous ?

Cristina : Ce n’est pas ce que tu crois. Bailey m’a mis sur le cas d’un patient qui a besoin d'un truc porno pour combattre la douleur. Comme il ne peut pas regarder ses vidéos, je n’ai pas eu le choix ! Enfin… tu comprends ?

Burke : Je ne suis pas sûr de tout saisir, mais j’aimerais avoir une réponse. Est-ce que tu veux, oui ou non, sortir avec moi ?

Un silence imprégna les lieux, jusqu’à ce qu’un cri le déchire.

Lamott : Docteur, il me faut mon porno, j’ai mal ! Dites-moi ce qui va se passer dans l’ascenseur avec Meredith et Derek !

Burke : Je vois que la vie sexuelle de tes amis t’intéresse !

Cristina : Non ce n’est pas ça, dit-elle au comble du malaise.

Sur ce, il la quitta, la laissant avec son patient et ses histoires érotiques avec comme acteurs principaux sa meilleure amie ainsi que son titulaire.

« Alors, comme je vous disais plus tôt, la vie nous réserve pleine de surprises, bonnes ou mauvaises. En tant que chirurgien, notre travail se résume à faire tous les efforts possibles pour sauver une vie. Seulement, parfois, il nous faut user de notre imagination. Choisir d’être chirurgien, c’est choisir un monde de surprises où on ne peut pas tout contrôler, où l’hôpital nous tient, jour et nuit.» 


maluzo83  (09.07.2009 à 15:46)

Episode 312 . la loi du silence.

MALUZO83

 

« Il existe des silences immuables,  fixés dans une rigidité définitive, d’autres les sont moins, mais cachent une certaine vérité, certains diront que se taire est parfois légitime. Certains silences seront la voie de la sagesse, de la grandeur, mais d’autres ne seront qu’incapacité,  peur, voire  trahison.

Mais en tant que chirurgien,  la vérité nous la devons et non pas seulement  envers nos patients… »

 

Cristina : George ? Qu’est ce que tu fais là ?

George : j’ai besoin de me changer les idées, rien de telle qu’un redressement de colonne vertébrale et Izzie y assiste finalement !

Cristina : tu vois, l’avantage d’hériter  de 8 millions de dollars, tu te payes les chirurgies que tu veux !

George : Izzie  ne s’est pas payée une chirurgie, comment peux-tu… ah oui  j’oubliais, tu es Cristina…

Meredith : comment ça se passe en bas ?

Cristina : ton  Mamour réalise un miracle !

Meredith : ce n’est plus mon… arrête de l’appeler comme ça !

George : tu as eu les derniers résultats, comment va  mon père ?

Meredith : Justement,  je suis venue pour ça, Le chef et Bailey veulent t’en parler ! Ils t’attendent  en salle de conférence avec ta mère et tes frères !

George : oh…….. tu viens avec moi ?

Meredith : oui  je te rejoins dans deux minutes !

Cristina : qu’est-ce qu’il se passe ?  tu sais quelque chose  dont  il ignore ?

Meredith : Bailey ne lui a pas tout dit,  son père a ordonné qu’on retire totalement la tumeur, peu importe son état d’avancement, et ses complications. Je n’aime pas mentir Cristina, et encore moins quand  il s’agit de l’un d’entre nous, c’est George !

Cristina : tu ne mens pas, tu ne dis rien, c’est différent, de plus est,  tu obéis aux ordres !

Un couloir à traverser, pourquoi est-ce si difficile d’approcher de cette salle de conférence ? parce tout médecin que nous sommes, anéantir les espoirs de nos patients et de leurs proches,  est une chose à laquelle on ne s’y fera jamais, nous vivons ça comme un échec et nous faisons face du mieux que nous pouvons à la détresse de nos interlocuteurs.

Mais cette fois-ci, c’est différent, je vais devoir assister à celle de mon ami, il est médecin, il s’attendait et s’est préparé à cette éventualité, mais certainement pas à cette dure vérité qu’on s’obstine à lui cacher.

Bailey : George je sais que c’est difficile à entendre, mais vous devez prendre une décision rapidement !

Mme O’Maley : George ? Tu en penses quoi toi ?

George : Maman, ne me laisse pas faire ce choix, j’avais pris mes dispositions pour le ramener à la maison et m’occuper de lui…Meredith qu’est qu’il y a ?

Meredith : rien pourquoi ?

George : je te connais, tu me caches quelque chose ?

Richard : pourquoi ferions-nous ça George ?

Bailey : enfin George, que vas-tu t’imaginer ?

Je suis en train d’assister à un grand acte théâtral, « Mascarade au Seattle Grace », avec pour rôle principal, le Chef Webber !

Je ne peux plus continuer de faire semblant, me taire,  tricher, trahir,  parle Meredith, dis quelque chose ! il est temps que la vérité soit révélée !

Meredith : non mais je rêve ! c’est George comment pouvez-vous lui mentir à ce point !

Richard : Meredith sort de cette pièce !

George : quoi ? Meredith attend !

Bailey: Elle a raison chef, moi je ne peux plus, je suis désolée George !

Richard : assis-toi George je vais t’expliquer !

Cela fait plus de deux heures que je n’ai pas revu George, ni mes supérieurs,  fuir est ma spécialité, je sais que je devrai être près de lui pour ce moment difficile qu’il est en train de vivre, il a du débrancher le respirateur qui maintenant son père en vie depuis quelques minutes, il n’est pas seul, il ne s’apercevra peut-être pas de mon absence…

Le fait d’avoir pris un peu l’air m’a remis un peu les idées en place, je vais rejoindre ma famille, avant qu’elle ne s’inquiète aussi pour moi,  tiens j’aperçois George, là où nous nous retrouvons tous les deux, sur le rebord de cette fenêtre, Cristina est avec lui, étonnant, je l’avoue, il est temps de les rejoindre, avec une crainte certaine mais j’y vais.

Meredith : George je…

George : y a plus rien à dire Meredith…

Meredith : je….

George : Merci, à toutes les deux ….

 

« Le silence est comme le vent : il attise les grands malentendus et n'éteint que les petits. Dans la colère rien ne convient mieux que le silence. On ne peut jamais être neutre. Le silence est une opinion. Certains le perçoivent comme une faiblesse, d’autres comme une force réfléchie, mais moi je dis qu’on exprime les mensonges les plus cruels par le silence nous prouvant notre lâcheté, la vérité peut blesser mais elle sera témoin de notre sincérité… »


maluzo83  (09.07.2009 à 15:47)

Mardi matin

 

Meredith écrivait. Elle était assise en tailleur sur son lit, elle réfléchissait à ce qu’elle voulait dire en mordillant le bout de son crayon. Elle laisserait sa lettre de démission et sa lettre personnelle sur le bureau de Richard. S’il savait, il essaierait de la retenir. Par contre elle préviendrait Cristina, après tout c’était « sa personne », et elle lui donnerait les lettres pour ses amis. Elle ne savait pas encore si elle donnerait la sienne à Derek, peut-être la poserait-elle avec celles sur le bureau du Chef.

 

 

Mardi soir

 

-          Cristina ! Ouvres c’est Meredith.

-          Entre.

Elle regarda Cris, ses yeux commençaient à brûler mais elle était décidée. C’était son choix, et certainement le mieux pour elle. Cristina comprit juste en la voyant.

-          Tu pars.

-          Oui.

-          Pour longtemps ?

-          Certainement.

-          Et tu ne changeras pas d’avis.

-          Non.

-          Ça fait si mal que ça ?

-          Plus que tu ne l’imagines.

-          Tu sais que je ne veux pas te perdre, que ça me fait peur, tu es ma personne.

-          Je sais. Laisse Burke t’aider. 

Elles s’adoraient, se comprenaient, alors elles n’avaient pas besoin de grandes démonstrations d’affection. Demain Cris la déposerait à l’aéroport.

 

 

Mercredi matin, 04h30

 

Elle se faufila dans le bureau du chef pour y déposer ses trois lettres, puis rejoignit Cris dans le hall.

 

 

Mercredi matin, 06h00

 

Cristina était assise sur le banc des vestiaires, seule, le regard dans le vide. Elle ne connaissait même pas la destination de Meredith.

 

 

Mercredi matin, 08h30

 

Cela faisait déjà plus de dix minutes que Richard restait fixé sur la lettre d’adieu de Meredith. Il finit par biper Shepherd.

-          Tiens, c’est pour toi.

-          Qu’es-ce que…c’est l’écriture de Meredith.

-          Oui. 

Sans plus attendre il déchira l’enveloppe. Petit à petit son visage se décomposa.

-          Où ?

-          Je ne sais pas, je viens juste de lire ma lettre. Elle n’est même pas venue me voir. »

 

 

Mercredi midi

 

-          Dr Yang ! Ça fait deux heures que je vous bipe.

-          Désolée Dr Shepherd, j’étais sur une intervention.

-          Où est-elle ?

-          Qui ça ?

-          Ne fais pas l’idiote…

-          Je ne vous permets pas de me parler sur ce ton !

-          Où est Meredith ?

-          Je ne sais pas.

-          Mais oui bien sûr, toi tu ne sais pas !

-          Elle n’a rien voulu me dire…

Cristina baissa la tête, Derek comprit qu’elle était sûrement aussi désemparée que lui. Mais elle au moins l’avait vue, lui avait dit au revoir. La tristesse fit place à la rage et il partit s’enfermer dans un placard à fourniture. Il n’en revenait pas. Il ressortit la lettre pour la relire.

 

« Un jour, tu m’as dit que tu ne me laisserais jamais, que tu serais toujours là pour moi.

Un autre, tu choisissais ta femme en me laissant sur le bas côté.

Aujourd’hui, c’est moi qui pars, qui t’abandonne. Dans un sens j’espère que ça te touchera, que tu n’as pas complètement balayé notre histoire. Même si j’en doute maintenant.

Deux mois, soixante et un jours, et tellement d’heures, tout ce temps qui est passé, sans même que tu ne poses un regard sur moi. »

 

 

Jeudi matin

 

New-York

Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas m’installer dans SA ville. C’est juste une escale, un voyage personnel pour un nouveau départ. Dans trois jours j’irais à Boston, là où j’ai fais mes études.

Cette ville est oppressante. Les gratte-ciels sont trop hauts, et la circulation est bien pire que celle de Seattle. Le ciel est bleu mais l’air est tellement étouffant que ça en devient insupportable. Comment a-t-il pu vivre ici aussi longtemps ? Pourquoi j’en reviens encore à lui ? Il n’y a même pas de ferryboats pour se vider l’esprit. Non…ne penses pas au ferryboats Meredith… Finalement je vais écourter mon voyage et avancer mon vol de deux jours.

 

 

Jeudi soir

 

La télévision était allumée dans le bureau du Chef, plusieurs personnes y étaient réunies.

 

« L’avion du vol 4503 qui s’est craché aujourd’hui à 21h34 a bel et bien fait plus d’une centaine de victimes. Les causes de l’accident ne sont pas encore connues. A la fin de cette émission, nous repasserons une nouvelle fois les visages des disparus, veuillez nous contacter au 307 05 89 24 11 s’il vous semble reconnaitre un proche. »

 

Richard devait se tromper, elle ne pouvait pas se trouver à bord de l’appareil. Il ne pouvait pas avoir vu son visage parmi les victimes… L’émission prit fin et les photos défilèrent.

 

Derek tomba à genou, sa gorge se serra. Il n’arrivait plus à respirer. Pas elle, je vous en supplie, pas elle. Cristina se jeta sur Preston en fondant en larmes, tandis que Richard et le Dr Bailey fixaient toujours l’écran.


Abcxyz  (21.02.2011 à 20:01)

bonjour

je dépose mon OS ceci est un epremiere pour moi

bonne lecture :-)

 

C’est un matin d’automne, les feuilles tombent, je marche en trainant les pieds sur le trottoir tout en mettant des coups de pieds dans les feuilles mortes. Je réfléchis, je remonte le col de mon manteau, le vent me fait frissonner. Je frotte et souffle dans mes mains.

Malgré cette humidité, une seule chose me hante, la peur de ne pouvoir y aller, de ne pouvoir supporter, de ne pouvoir la regarder, de ne pouvoir l’aimer comme elle m’aime.

Quelque chose me rend dingue depuis ce matin. je me dirige vers les marches, regarde cet immeuble, j’y vais ou pas ? Même si mes amis me disent fonce cours, je crains qu’elle ne veuille pas de moi.

J’appuie sur l ‘interphone. Pas de réponse, j’attends, je m’impatiente, toujours aucune réponse.

Je regarde les passants, ils me font un signe de tête, je leur réponds sans conviction.

J’appuie de nouveau sur cette satanée sonnette ! Toujours rien.

Une personne sort à cet instant de l’immeuble j’en profite pour m’engouffrer à l’intérieur, je regarde les noms sur les boîtes aux lettres, je trouve l’étage. Mon cœur bat à 100 à l’heure. Je manque d’air tellement je suis proche. Il va falloir que je retrouve mon souffle, que je respire. Aller, calme toi ! Encore quelques mètres et tu sauras !

Je redescends les escaliers. Je n’y arrive pas ! De plus elle ne m’a pas répondu. Je fais quoi  merde  dis-je haut et fort?

A ce moment là, je vois venir une fillette blonde avec des couettes, ses yeux verts sont en amende, elle est habillée d’un jean, des baskets bleu avec Hello Kitty dessus, et un tee shirt blanc. Elle me regarde, me sourit, je réponds à son sourire. Elle me demande ce que je fais ici tout seul dans le hall. Surpris je relève la tête. Elle se retourne, fronce les sourcils, croise les bras sur son torse et me répond : Tu dis des gros mots ! T’as le droit ? Moi je peux pas en dire, mes parents veulent pas. Ah les adultes, ils ont tous les droits, ils sont encore plus compliqué que je ne le pensais. Tu t’appelles comment ?, moi c’est Alycia et j’ai 9 ans ! Mon papa me trouve trop bavarde dit-elle en me souriant et jouant avec ses cheveux. Je le sais mais j’aime ça. C’est une fille que tu dois aller voir ? Pourquoi tu hésites à y aller ? C’est quoi sa couleur préférée ? Et ses fleurs ? Mon papa quand il est comme toi à ne pas savoir quoi faire, il sort et revient avec quelque chose pour maman. Ils discutent, et ensuite ils se font des bisous ! Je sais tout ça parce que j’entends et je vois tout. Et puis papa et maman sont tellement heureux que je me dis qu’une vie d’amoureux ça doit être ça non ? Hé dit-elle en me tirant sur le pantalon, tu réponds toujours pas, t’as perdu ta langue ou tu ne veux pas me répondre ? dit-elle en me regardant avec ses beaux yeux verts et en jouant avec l’une de ses couette. Au fait j’ai oublie de te dire j’habite au 4ème étage, la porte au fond sur ta droite quand tu sors de l’ascenseur. C’est juste en face de la jeune fille blonde. Parfois je te vois sortir de chez elle ou arriver ! Puis posant un doigt sur sa bouche et me regardant fixement, elle me dit tout bas, chut ! Dis le à personne mais quand j’entends du bruit dans le couloir je monte sur le tabouret et je regarde par l’œil de bœuf pour savoir qui fait du bruit. Tu es son amoureux ? Elle est gentille…..,

Et voila c’est reparti ! Pourquoi je suis resté dans le hall, pourquoi elle parle tout le temps ? Mais c’est fou d’être aussi petite et d’avoir un cerveau qui travaille à la vitesse grand V à une heure aussi matinale.

……. à chaque fois qu’elle me voit, elle me sourit ou bien elle me caresse les cheveux. Même mes parents l’adorent ! Donc imagine, la dernière fois, mes parents ont eu une dispute, eh oui, encore une fois, mais c’est pas grave, je suis habituée. Ils se chicanent souvent pour des bêtises comme le dit maman… Alors je te disais donc, quand ils sont fâchés, ils essaient, je dis bien essaient, car nous entres copines je t’explique pas comment ça se passe j’en aurais pour la journée et je crois que tu as pas le temps ! Enfin, voilà, papa et maman vont dans la cuisine, ils se regardent puis d’un coup ils se sourient et se font des câlins. Dis, tu comprends quelque chose à tout ça ? Car moi franchement je suis complètement perdue ! Hé tu m’écoutes toujours ? dit-elle tout en tournant autour de moi à cloche pied. Bon alors tu fais quoi ? Tu y vas ou bien faut que je vienne avec toi et que je te prenne la main ? Tu sais que j’ai un chien ? Il s’appelle Rip, c’est bizarre comme nom non ? Il est super mignon, et puis je crois que c’est un bichon mais je ne suis pas sûre. Il est petit frisé, de couleur blanche, il a un regard trop marrant ! Parfois il dort avec moi dans ma chambre. Je n’ai ni frère ni sœur. Heureusement me dit papa car deux comme moi il deviendrait chauve. Alors tu fais quoi on y va ?

….. Stop arrête, je n’en peux plus, il me faut une pause ! Tu as tellement parlé que je ne sais plus quoi faire ni quoi penser, si je sais quoi faire mais j’ai peur d’y aller !

Alycia : pourquoi ça parce que moi tu sais je peux t’ai …….

…… Arrête de parler s’il te plait, je t’en supplie stop, je comprends ton père rien ne t’arrête, un vrai moulin à paroles. Je vais y aller, rassures toi. Car vu tout ce que tu viens de me dire, j’ai compris ma peur, avec toi tout devient plus clair ! Merci infiniment Alycia. Grâce à toi je crois que je viens de comprendre beaucoup de choses, je dois aller la voir ! Il faut que j’y aille tout de suite. Aller salut Aly à bientôt ! Car je pense que tu me reverras.

Sur ce je laisse la petite qui me regarde courir. Je ne sais plus de quel côté je dois aller. Ca y est elle m’a rendu dingue. A trop l’avoir écouté je me trompe de direction, je prends l’escalier de peur de la croiser à nouveau. Elle risque de prendre l’ascenseur et j’en aurais encore pour un moment à l’entendre me parler de sa vie. Tout compte fait j’adore cette petite avec son franc-parler. La prochaine fois il faut qu’elle vienne nous voir chez nous. Oui je dis bien chez nous.

Hier j’étais indécis, j’avais peur de vivre avec elle. Au lieu de lui parler, de lui expliquer, je ne lui ai rien dit ; elle est partie sans un mot. Depuis je n’ai plus aucune nouvelles. J’ai beau lui téléphoner, lui laisser des messages et sonner à l’interphone, rien ! Elle ne veut pas me répondre.
Ma vie c’est elle, avoir des enfants avec elle ! Oh pas comme Alycia ! Quoique je vais y réfléchir. Ca y est je suis à l’étage mais tiens devinez qui je rencontre ? Tu es déjà là ?

Alycia : évidemment ! Tu n’écoutes rien, tu fonces, tu te trompes de direction, tu prends les escaliers. On t’a jamais dit que l’ascenseur ça va plus vite et puis regarde toi tu es essoufflé. Elle va te voir et tu n’auras pas encore repris ton souffle. Franchement tu es nul comme amoureux ! Quand je serais grande c’est pas un garçon comme toi que je veux me dit-elle tout en jouant encore avec l’une de ses couette et en me fixant avec ses beaux yeux verts. Me regarde pas comme ça, c’est vrai quoi ! Oui, oui je me tais. Ecoute quelqu’un ouvre une porte. C’est elle, je me cache. Je t’attends ici personne ne me verra. Aller vas y, qu’est ce que tu attends.

Elle ouvre sa porte, me demande avec qui je parle et pourquoi je suis là. Je lui fais un signe de la tête en disant : c’est rien je t’expliquerai après. Je regarde ses lèvres, m’approche d’elle, la prend par la taille. Je la soulève et la fais tourner avec moi dans le couloir, de loin j’entends des rires, Alycia. Je la repose enfin, la tourne afin que son dos soit contre mon torse. Je soulève ses cheveux blonds, les posent sur l’une de ses épaules, dépose un doux et tendre baiser dans son cou. Je lui mordille l’oreille, j’entoure mes bras sur elle et lui murmure à l’oreille :
Hier encore je ne savais pas ce que je voulais, aujourd’hui une petite fille que je dois absolument te présenter m’a fait découvrir le monde merveilleux qui m’attend. Je dis oui pour vivre avec toi, oui pour les enfants à venir, oui pour avoir un chien, oui pour tout car sans toi Meredith ma vie ne ressemble à plus rien. Je la serre plus fort. Un long soupir ainsi qu’un mouvement de bassin sur mon bas ventre me font comprendre qu’elle me pardonne. Une goutte tombe sur mon bras doucement. Je tourne son visage vers moi prend ses lèvres et cherche le passage pour pénétrer sa bouche. Nos langues se mélangent et commencent un balai sensuel et infini. Tout en récupérant notre souffle je lui dis : Ne pleure pas mon amour, pardonne moi.

Meredith : Derek j’ai eu tellement peur que tu ne prennes la fuite à cause de notre conversation d’hier. Je savais que c’était toi à l’interphone mais j’étais sous la douche, c’est pour cela que je n’ai pas pu te répondre de suite. Je descendais te rejoindre. Bien sûr que je te pardonne mais à l’avenir parle moi, ne reste pas murer dans le silence. Et puis la tout de suite j’ai envie que tu me serres dans tes bras et que tu me fasses à nouveau l’a………

Derek : Chut ! Des oreilles indiscrètes trainent dans le couloir. Tu peux sortir de ta cachette. Viens que je te présente.
Meredith voici Alycia, Alycia voici Meredith. Mais je suis bête tu la connais déjà. Jeune demoiselle sache qu’à compter de ce jour tu m’auras pour voisin, dit-il avec un clin d’œil.
FIN

 

 


malotte  (09.12.2011 à 15:25)

voici mon deuxième OS

bonne lecture ;-)

 

Je suis assis dans ce bar, il y a quelque temps déjà j’y venais avec mes amis, ma femme, et mes collègues de travail.

Je suis de retour avec un grand mal, un visage défiguré, une hanche qui ne m’obéit plus et qui a du mal à se remettre en fonctionnement, je marche avec une canne afin d’avoir appui sur elle.

Le travail a fait qu’un jour il a fallu que je lâche mon poste au SGH en tant que Neurochirurgien pour rejoindre une unité médicale au Koweït.

Ma femme savait que je devais y aller pour le travail mais jamais elle pensait que je ne reviendrais.

Déjà 5ans ….. Tout cela me semble irréel, ma vie s’est arrêtée pendant 3ans.

Tout à commencé lors de ma mission humanitaire, une attaque de rebelles à bouleversée ma vie, et m’a plongé dans un profond coma. A mon réveil j’ai tout eu à réapprendre, une année pour remarcher, une autre à me décider s’il fallait que je revienne sur mon passé.

Une seule chose m’à donné la force pendant toute ma convalescence, l’espoir de revoir ma femme et le fruit de notre amour.

Je bois mon verre de scotch pur malt, aperçoit différentes personnes qui me dévisagent, est ce de la curiosité, ou bien de la pitié, cela m’est égal.

La seule chose qui m’importe c’est de l’a revoir elle et personne d’autre.

Je sors avec grande peine de ce lieu chargé de souvenirs en disant à Joe à une prochaine !

Il me regarde surpris (tant pis il comprendra bien qui je suis en temps voulu).

Je me dirige vers ce grand hôpital avec ces vitres a pertes de vues, les multitudes d’étages qui semblent traversés les nuages qui se dressent devant mes yeux, cette grande allée bordée d’arbres, je m’assois sur le banc face à l’entrée, et j’attends.

Demain sera un autre jour, demain je rentre !

Aujourd’hui deuxième jour suivant mon arrivée à Seattle, le temps est toujours aussi humide, pour ne pas changer.

L’envie de caresser l’espoir de reprendre contact avec ma femme grandit en moi.

Je ne sais pas si elle habite toujours dans notre maison, ou bien si elle est ailleurs.

Je retourne chez Joe, lui demande un café assez fort sans sucre.
Accoudé au comptoir, quelque chose m’interpelle, un son, une odeur particulière que fait battre mon cœur.

C’est elle ! J’en suis sure! C’est elle!,

Je me retourne, nos regards se croisent et je vois que mon image lui fait peur, c’est plus fort que moi, je la dévisage avec insistance, me reprend, je baisse les yeux.

Elle ne peut me reconnaitre, avec cette cicatrice plus qu’affreuse, ce front brulé, ainsi que cette bouche complètement difforme, et un nez qui ne ressemble à rien, malgré la peur que je perçois en elle, je sens son regard me fixer. Elle semble s’interroger, je lui semble peut être familier car mes yeux ont gardé cette lueur mais cet instant est furtif, elle se retourne et pars.

Je la suis, elle accélère le pas, peu à peu je me rends compte que nous nous dirigeons vers cet hôpital ! Un frisson m’envahit de la tête au pied, que de souvenirs. Au moment ou les portes s’ouvrent, je m’arrête, mes jambes ne me portent plus, seuls mes étourdissements résonnent dans ma tête, je lâche prise et m’écroule plongé dans le noir le plus complet.

Je me sens entre deux mondes et commence à me réveiller. Je commence à distinguer un grand lit blanc, ou suis-je ? Qui est auprès de moi ?

Je me tourne vers cette fenêtre, des larmes coulent sur mon visage sans que je puisse les contrôler cela faisait 5 ans que je ne ressentais plus de sensation sur cette peau fine fragile prête à se déchirer a tout moment. Cet instant me paru une éternité, comme si ce flot d’émotions retenues depuis toutes ces années n’arrivaient pas à se tarir.

Mark est là, il me dévisage, pour lui c’est l’opportunité d’avoir à refaire une chirurgie esthétique complexe.

Son regard est étrange, car ni la peur, ni mes larmes ne lui font effet. La porte s’ouvre et je l’a voit, elle fait signe à Mark de sortir et je ne peux entendre ce qu’ils se disent.

Faut que je parte ! Je me lève, retire le drap, attrape ma canne et commence à me diriger vers la sortie. Je ne suis pas pret, je dois partir.

Mark : Hé vous allez ou comme ça je dois vous examiner,

…… Non faut que je parte très vite loin d ici

Meredith : Mark en lui posant sa main sur son bras laisse le tu vois bien qu’il a peur !

Mark : mais on ne peut le laisse partir il s’est évanoui en rentrant faut savoir si il a des personnes à contacter

…. Non personne ne sait que je suis ici !

Meredith : chut calmez vous respirez profondément et tout ira bien laissez moi prendre votre pouls

….. Ne me touchez pas !!!!!!

Son regard me transperce, nos regard ne peuvent plus se détacher et parlent pour nous, doucement je murmure pardonne moi !

Meredith troublée : Je sors Mark, rejoins moi à la maison, je prends au passage Noah à ce soir

Mark : A nous alors ! dites moi ce qui vous êtes arrivés ??

…… je ne peux pas je ne dois pas être ici, laissez moi partir

Mark : non jamais je ne ferais sortir une personne aussi émotive que vous, je suis très patient, Laissez moi vous ausculter ensuite je vous laisse tranquille
J’acquiesce, ses mains se dirigent vers mon visage, et là je comprends qu’il sait qui je suis.

Mark : Derek, c’est toi ! c’est bien toi dit ‘il avec les larmes aux yeux, vieux frère j’ai perdu espoir 5ans t’imagine, 5 ans et tu reviens. Je comprends pourquoi tu ne voulais pas que Mer te touche.
Je tiens juste à t’informer après tu feras ce que tu dois ! Meredith a été triste pendant toute sa grossesse, elle espérait à chaque minute de sa vie qu’un officier revienne et lui dise « nous avons retrouvé votre mari » même la chapelle de l’hôpital t’a rendu hommage, et tu es la, elle n’a pas refait sa vie Derek, chaque moment libre elle le passe avec Noah ton fils, qui te ressemble, va vite la rejoindre car elle n’attend que toi.

Je me redresse, attrape ma canne, mes affaires, Je lui souris.

En partant je me retourne et lui demande de se préparer pour une prochaine intervention !

Je cours comme je peux à perdre haleine rejoindre l’amour de ma vie et mon fils.

Je l’aperçois au loin auprès d’une petite tête brune avec des cheveux ondulés qui court autour d’elle !

Je l’appelle, elle se retourne me regarde et me dis : « c’est toi en pleure »

Oui c’est moi ! j’ai peur !

Elle relève sa main, caresse avec le bout de ses doigts mon visage, en faisant abstraction de mes cicatrices ! il me semble qu’a cet instant que rien n’a changé ! Elle passe une main dans mes cheveux et nous nous embrassons sous le regard de notre fils étonné !

Voila comment je suis revenu à la vie.

FIN


malotte  (09.12.2011 à 15:35)

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