Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic ne convient pas aux lecteurs de moins de 16 ans. Elle peut contenir des passages où la violence est suggérée, utiliser un langage susceptible de choquer ou comporter des scènes de sexe non explicites.
Ce pop-up te demande, lors de ta première connexion sur cette fanfic, de certifier que tu es âgé de plus de 16 ans pour pouvoir la lire. Si tu valides, ce pop-up n'apparaîtra plus. Si tu annules, ce pop-up réapparaîtra lors de ta prochaine visite.
Nous comptons sur ta franchise pour cliquer sur le bouton approprié :
Série : Grey's Anatomy
Création : 13.12.2008 à 12h04
Auteur : sodempsey
Statut : Abandonnée
« C'est re moi ! Pour de nouvelles aventures. Cependant comme je disais dans le forum je ne posterais aps tous les jours comme avant mais je ferai de mon mieux Merci à blandine encore et maluzo » sodempsey
Cette fanfic compte déjà 25 paragraphes
Never without you....
J'ai un jour dis que l'écriture était une addiction. Ce que j'en dis aujourd'hui c'est qu'elle est une maladie passionnelle avec mon clavier. Qu'on se le dise il n'y a pas meilleur plaisir que celui de taper frénétiquement sur un clavier les déboires de mon imagination. J'ai dis meilleur plaisir ? J'exagère peut être j'oublie le plaisir... de regarder Grey's Anatomy !
Meredith a une passion aussi. Elle fait partie de la médecine et la médecine fait partie d'elle. Je fais parti d'elle-même, je suis son subconscient. Elle pense pour elle et moi, me confie sa vie. Je la connais mieux que quiconque.
Je crois qu'elle est heureuse en fin de compte malgré tout ce qu'elle a vécu Ce n'est plus la Meredith froide et peureuse que nous connaissions. Loin de là. Il s'est passé depuis quelques années qui ont fait d'elle la femme radieuse qu'elle est désormais.
Elle ouvre justement les yeux. La lumière l'éblouit quelque peu irradiant ses yeux bleus. Elle doit se lever et donner le biberon à Cameron avant d'amener la jolie blondinette à la crèche.
La joie bouillonne en son fort intérieur comme à chaque fois qu'elle croise ce beau regard qu'elle connait temps. L'esquivant un instant elle porte ses bras jusqu'à la petite taille de sa fille qui déjà se réjouit de la présence de sa mère.
MEREDITH : Allez viens ma belle. On va te donner à manger.
CHRISTINA : Ah t'es là. Ca fait une heure que ce monstre braille.
Christina s'approche de Cameron et lui dépose un rapide baisé sur la joue. Je sens que Meredith s'amuse de l'attachement soudain de Christina. Elle qui avait juré détester les bébés.
CHRISTINA : Je te déteste toi et ton bébé. Ne me regarde pas comme ça ! Ne me souris pas ! Je suis de mauvaise humeur.
MEREDITH : Bonjour Christina.
CHRISTINA : Vivement que cette petite parte à l'école de médecine et nous laissent tranquille.
MEREDITH : Si Derek était là...
CHRISTINA : Et il ne l'est pas mais moi si ! Je n'ai pas de pénis mais cependant je suis là.. Et je fais ce que je peux.
MEREDITH : Je sais bien mais...
CHRISTINA : Il n'y a pas de mais... Tourne la page Meredith il est parti c'est fini.
MEREDITH : Pourquoi tu me dis ça !? Pourquoi aujourd'hui ?! Tu as oublié ?
CHRISTINA : Parce que tu ne veux pas accepter la réalité ! Ca fait un an aujourd'hui que Derek est parti je sais très bien !
MEREDITH : Il reviendra !
CHRISTINA : Mais comment tu veux qu'il revienne Meredith !
MEREDITH : Il m'avait promis qu'il serait là quand Cameron marcherait.
CHRISTINA : Tu te fais du mal à espérer. Tu ... Tu devrais essayer de voir quelqu'un d'autre. Je pense...
MEREDITH : Je suis très bien avec ma fille. Et puis je t'ai toi...
CHRISTINA : Je ne remplacerai pas un mec et puis moi aussi j'aimerais tourner la page avec Burke j'ai réfléchi... On doit toute les deux retrouver l'amour, le sexe... Appelle ça comme tu veux.
MEREDITH : Je vais faire un tour.
CHRISTINA : Arrête de fuir ! Réfléchis à ce que je dis.
OK en fait je me suis peut être un peu plantée sur la petite présentation du début. Meredith n'est pas si radieuse qu'elle veut le faire croire du moins pas aujourd'hui...
CHRISTINA : Ca va ?
MEREDITH : Je vais très bien. Pourquoi ça n'irait pas alors que ça fait une année entière que je pleure tous les soirs en espérant que l'amour de ma vie me donne des nouvelles et réapparaisse pour voir sa fille pour la première fois !
CHRISTINA : Où tu vas ?
MEREDITH : Je m'en vais !
CHRISTINA : Et Cameron ?!
MEREDITH : Occupe-toi-en !
CHRISTINA : Mais !
Je sentais dans mes veines la douleur de Meredith. Elle compressait ma poitrine si fortement... Elle avait de toute évidence terriblement envie de pleurer et je ressentais aussi cette envie. Elle se dirigea vers sa voiture. On va où là ? Hé oh ! Merdi chérie !
MARK : Tiens salut Meredith. Je venais voir Cameron.
MEREDITH : ...
MARK : J'ai besoin d'en parler moi aussi.
MEREDITH : Je n'ai pas besoin de parler. Cameron est à l'intérieur avec Chris.
MARK : Meredith attend !
Mark attrapa le poignet de Meredith.
MARK : Derek n'aurait pas aimé que tu réagisses comme ça.
MEREDITH : Derek ne m'aurait jamais laissé aussi s'il m'aimait
MARK : Il n'avait pas le choix.
MEREDITH : M'abandonner enceinte de sa fille ! Il a eu le choix !
MARK : Ne lui en veux pas !
MEREDITH : Je suis remontée ! Oui je lui en veux ! Je lui en veux de me faire souffrir chaque jour un peu plus ! Je lui en veux Mark ! Et pour ça je le déteste !
MARK : Ne dis pas ça !
MEREDITH : Je dis ce que je veux. Laisse moi monter dans cette foutue voiture !
MARK : Tu vas où ?
MEREDITH : Aide Christina à s'occuper de ma fille.
MARK : Pourquoi ? Tu vas faire quoi ?!
MEREDITH : Je pars quelque jours j'ai besoin d'air.
MARK : Non ! Reste ici. J'ai promis à Derek que...
MEREDITH : Derek est mort pour moi.
MARK : C'est la première fois que tu dis ça... Pourquoi tu...
Elle avait déjà mis le moteur en marche. Le bruit du moteur noyait désormais les vagues de paroles de Mark. Plus aucun son n'entrait dans les oreilles de Meredith. Elle voulait en finir avec Derek une bonne fois pour toute.
Elle repensait à quelque mois auparavant. Derek avait emmené Meredith chez sa mère qui avait déménagé à Seattle pour être plus près de son fils. Il caressait sans cesse le ventre rond de Meredith et jurait déjà qu'à l'automne prochain Meredith et lui seraient mariés !
Les larmes jalonnèrent la peau claire de Meredith...
Elle aimait cette femme. Elle lui rappelait Derek. Elle avait le même regard tranquille que lui. Au début c'est vrai, elles avaient toutes deux eu du mal à s'entendre mais dès que Meredith fut enceinte, elle devint comme sa propre fille.
De nombreuses fois elle était allée la voir alors que Derek n'était plus là. Elle non plus n'avait pas de nouvelles. Elle estimait que c'était la personne qui serait susceptible d'aimer Derek autant qu'elle et que par conséquent elle comprenait sa douleur.
Elle repensa aux nombreux soirs où, couverte d'une couverture polaire, elle pleurait dans les bras de sa belle mère.
Elle tourna à un carrefour et se gara devant une maison.
MEREDITH : Bonjour Dany.
MNE SHEPHERD : Bonjour Meredith...
MEREDITH : Je peux entrer ?
DANY : Bien sûr !
MEREDITH : Vous êtes la mère de Derek n'est- ce pas ?
DANY : Dis moi plutôt où tu veux en venir.
MEREDITH : S'il lui été arrivé quelque chose... Vous le sentiriez non ?
DANY : Et toi tu l'aimes plus que tout. Tu le sens ?
MEREDITH : Je ne sens rien justement. J'aimerais avoir un signe. J'aimerais qu'il me donne espoir. Que je sache s'il m'a oublié.
DANY : Où qu'il soit il pense à toi et à Cameron.
MEREDITH : Il ne sait même pas qu'elle existe...
DANY : Il sait. Il est parti Cameron n'était qu'un petit fœtus de 2mois c'est vrai mais... Pourquoi tu dis ça ?
MEREDITH : Parce que ça fait un an que je n'ai pas vu Derek et que je commence à croire ce que tout le monde dit.
DANY : Les gens ne connaissent aps Derek comme nous deux ! Il reviendra ! Je ne peux aps me mettre dans la tête que ce ne sera pas le cas sinon je mourrais de chagrin.
MEREDITH : Vous... Vous ne lui en voulez aps des fois ?
DANY : Lui en vouloir de quoi ? Mon fils n'aurait pas fait un autre choix.
MEREDITH : Moi je lui en veux. Je lui en veux d'avoir accepté cette mission. S'il n'était aps parti. Jamais il n'aurait été pris en otage. Jamais on ne se serait quitté ! Ils l'ont peut être tué ! Et nous on est là à espérer chaque jour que Dieu fait !
DANY : Tu veux refaire ta vie c'est ça ?
MEREDITH : Je... Non Pourquoi vous dites ça ?
DANY : Tu es faible. Tu abandonnes !
MEREDITH : C'est faux.
DANY : Tu as rencontré un autre homme ?!
MEREDITH : Non ! Mais...
DANY : Sors de chez moi ! Si tu aimais mon fils tu l'attendrais !
MEREDITH : Et si votre fils était mort ! Je n'aurais pas le droit de vivre ma vie aussi !?
Le vent n'arrivait pas jusqu'à ces terres, seule une petite lueur verte venant de l'extérieur éclairait la pièce. Une odeur de moisi inondait la pièce.
Il y avait une éternité qu'il n'avait pas vu le jour. Les yeux cachés, emprisonnés derrière un ruban noir qui lui sciait le cou depuis des mois, il n'avait pas ouvert les yeux depuis plus d'une semaine. Il se demandait si un jour il les rouvrirait.
Il aurait voulu qu'on lui ôte ce bandeau, qu'apparaisse devant ses beaux yeux bleus la femme de sa vie portant encore son bébé comme avant son départ.
Il était persuadé que rien n'avait bougé, que Meredith était toujours enceinte, qu'elle l'attendait. Que le temps n'avait pas poursuivi son chemin. Que tout s'était arrêté comme dans sa vie... Il avait l'impression d'être parti hier et pourtant si loin...
Les larmes coulèrent sous le bandeau noir. Il ne se rappelait plus d'un tee-shirt à Meredith qu'il adorait. Il avait peur d'oublier la courbe de son visage, peur d'oublier son regard, son corps. Il fut pris de panique et voulut se lever.
HOMME : (Avec un accent espagnol) : Stay here !
DEREK : Je vous en prie. Enlevez-moi ce bandeau !
HOMME : Shut up ! Stay here.
Derek parvint enfin à se lever. Il fut aussitôt frappé d'un coup dans les tibias ce qui le fit brutalement chuter au sol.
DEREK : Libérez- moi. Je dois voir Meredith.
HOMME : Chico estate quieto !
DEREK : Je ne comprends pas !
HOMME : Vamos a ver si me entiendes !
Il sentit soudain un canon de fusil dans sa nuque. Le métal froid lui glaça le sang.
Meredith était à nouveau au volant de sa voiture. Elle tourna la tête en direction de la boîte à gants. Elle l'ouvrit. Une photo d'elle et Derek glissa sur le siège.
Elle donna un violent coup de volant et prit la sortie « Aéroport ».
Meredith ! Ouhou ! Il y a quelqu'une? (Oui le quelqu'une est fait exprès) Je ressentais sa peine mais cette fois-ci s'y ajoutait une terrible colère. Si seulement elle pouvait m'écouter. Je n'arrive pas à savoir ce qu'elle a dans la tête mais je ne présage rien de bon.
GUICHET : Bonjour Madame que puis-je faire pour...
MEREDITH : Un billet pour la Colombie.
GUICHET : Vous n'avez pas de bagages ?
MEREDITH : Non ça vous pose un problème ?
GUICHET : Vous entrez dans une zone à risques puis-je contrôler votre passeport ?
MEREDITH : Le voilà.
J'avais beau taper sur toutes les parois de la tête à Meredith, j'avais beau hurler... Elle ne m'entendait pas et continuait son chemin vers la passerelle d'embarquement.
SOD : Non !
MEREDITH : Ah ça ne va pas recommencer !
SOD : Je suis ton amie imaginaire et tu m'obéis !
MEREDITH : Laisse-moi ! J'ai très bien vécu jusque là.
SOD : Quand tu étais petite tu me parlais !
MEREDITH : Maintenant non ! Je suis une grande fille. Et là tout le monde me prend pour une folle à parler seule alors tais toi. Retourne d'où tu viens.
SOD : C'est toi qui m'as appelé ! Tiens ton portable va sonner...
MEREDITH : Quoi ? Mais qu'est-ce que... Comment tu sais que...
BIP-BIP...BIP-BIP
MEREDITH : Allô ?... Oui Christina je vais bien. Il va falloir que tu t'occupes de Cameron le temps que je revienne... Non je t'expliquerais plus tard. Je vais chercher Derek. Non... Je sens qu'il souffre. Il est vivant. Non. Embrasse Cameron. Mark t'aidera. Bye.
SOD : Ah mais c'est pire que je pensais !
MEREDITH : Sors de ma tête toi, je t'ai dit ça n'y changera rien.Ca fait des années que je ne t'écoute plus.
PASSAGER : Excusez-moi Mademoiselle à qui parlez-vous ?
MEREDITH : Je suis comédienne. Je révise mon texte. Excusez-moi. J'ai presque fini.
L'homme passa devant Meredith quelque peu troublé.
SOD : Si cet homme savait que tu veux aller chez des fous dangereux pour à ton tour de faire prendre en otage il te prendrait vraiment pour une follasse !
MEREDITH : Bon ça suffit !
Je ne peux, dès ce moment, plus lui parler. Je suis une sorte de personnage imaginaire de Meredith. Elle m'a crée, je crois, il y a bien des années lorsqu'elle se sentait seule. Elle avait alors sept ans, sa mère venait de la gronder. Je m'en souviens comme si c'était hier... Je suis une sorte de mythomanie, une invention. Ce n'est pas facile pour moi de me dire qu'en réalité je n'existe pas...
MEREDITH : Et on va te plaindre...
SOD : N'écoute pas ce que je dis à mes amis !
Le vol devait durer près de dix huit heures. Meredith s'endormit bien vite. Alors j'en fis de même...
FEMME : Monsieur? Hé ! Vous êtes vivant ?
Derek se réveilla avec une douleur dans le front. Il s'était violemment cogné la tête dans sa chute.
DEREK : Non ça va... Comment vous vous appelez ?
DIANE : Diane !
DEREK : Derek. Je ne sais pas si je regarde vers vous. Vous êtes où ?
Elle lui prit les mains et dirigea celles-ci vers son visage.
Derrière la continuelle obscurité, Derek esquissa un sourire. Le premier depuis bien des mois.
DEREK : Effectivement je n'étais pas du bon côté.
DIANE : On m'a dit que vous étiez médecin. J'ai tout fait pour être dans votre cellule parce que je suis enceinte.
DEREK : Vous avez raison c'est la plus branchée... Bien que je ne puisse pas voir grand-chose.
DIANE : Comment pouvez-vous avoir encore de l'humour après tout ce temps ?
DEREK : Je ne suis pas arrivé ici il y a si longtemps que ça. Et puis ma femme aussi est enceinte. Vous m'y faites penser. Ca me rend heureux.
DIANE : Comment s'appelle votre femme ?
DEREK : Meredith et moi ne sommes pas encore mariés. Mais quand je la retrouverais on se mariera et on aura notre bébé. Elle était enceinte de deux mois tout juste.
DIANE : Vous savez Derek...
DEREK : Vous êtes enceinte depuis combien de temps vous ?
DIANE : Huit mois...
DEREK : Vous êtes ici depuis peu de temps ?
DIANE : Ca fait deux ans que je suis ici...
DEREK : Mais alors... Je... Qui est le père ?
DIANE : Et vous êtes ici depuis un an. Votre femme ne peut plus être enceinte.
DEREK (les larmes aux yeux) : Je ne suis pas ici depuis un an c'est ridicule. Je m'en serais rendu compte !
DIANE : Je vous l'assure. Le temps passe vite. Ici on ne se rend pas compte.
DEREK : Vous avez un bandeau ?
DIANE : Non... Juste les mains liées.
DEREK : J'ai l'air de quoi ?
DIANE : Quelle importance...
DEREK (hurlant): J'ai l'air de quoi !?
DIANE : Vous...
Elle regarda de bas en haut l'homme devant elle : Ses cheveux lui tombaient sur les épaules sans aucune grâce. Son visage était crasseux tout comme le ruban qui le partageait.
Sa barbe venait chatouiller son cou et son corps était martelé de coups. Il ne portait que pour seul vêtement le jean initial avec lequel il était arrivé un an auparavant. Une plaie imbibait un bout de tissu blanc enroulé autour de son biceps...
DIANE : Vous êtes très bien...
DEREK : Aidez moi à enlever ce foulard.
DIANE : Je ne peux pas.
DEREK : Ca fait une éternité que je l'ai. On me l'a mis pour me punir.
DIANE : De quoi ?
DEREK : J'espionnais par le trou de la serrure un...
Un homme entra et se dirigea vers la femme qu'il empoigna violemment. Il se dirigea vers Derek lui donnant un premier coup de point. Derek sentit son nez se casser.
L'homme l'empoigna par les cheveux et lui dit des mots en espagnol qu'il ne comprit pas tout de suite. Sa tête vint percuter le mur de droite. Ce fut le noir complet.
J'étais épuisée. Meredith avait fais le tour de la ville de Bogota puis de Mocoa. Elle avait dormi dans des endroits aussi sales que répugnants. Enfin, après cinq jours de recherche elle avait trouvé la trace de Derek.
Il avait été envoyé en mission dans un hameau près de la forêt amazonienne : Cordovas
Meredith se rendit d'abord à l'hôpital dans lequel Derek avait été appelé en renfort. Après près d'une heure de bus puis deux heures de moto, nous arrivions dans un village de forêt.
... : Hola senora !
MEREDITH : Hola. Busco al Doctor..euh... Jackson.
Elle suivit l'infirmier colombien qui la mena dans un bureau. C'était en réalité une hutte.
MEREDITH : Hola.
DOCTEUR JACKSON : Bonjour. Vous êtes le nouveau médecin ?
MEREDITH : Non mais...
DOCTEUR JACKSON : Alors vous êtes qui ?
MEREDITH : Je suis la femme de Derek Shepherd. Je...
DOCTEUR JACKSON : Je n'ai pas de nouvelles de lui. Et je ne suis pas autorisé à en donner. Veuillez m'excuser.
MEREDITH : Quel connard !
DOCTEUR JACKSON : Pardon ?
MEREDITH : Vous m'avez très bien entendu.
DOCTEUR JACKSON : Docteur Shepherd a disparu et a probablement été tué alors allez vous renseigner à la morgue.
MEREDITH : Mais vous n'êtes qu'un...
??? : Venez avec moi Mademoiselle.
MEREDITH : Vous êtes qui vous ? C'est quoi cet hôpital ?
DOCTEUR JACKSON : C'est un hôpital où des chirurgiens opèrent ce qui doit très certainement vous dépasser. Alors s'il vous plait allez faire votre couture ailleurs !
MEREDITH : Laissez-moi d'abord me présenter. Docteur Grey. La méthode Shepherd- Grey ça vous dit quelque chose à vous du fond de votre forêt perdue ? Vous n'êtes pas capable de faire le tiers de ce que je suis capable, croyez moi, je ne suis pas vantarde mais vous vous me... !
??? : Veuillez nous excuser Docteur Grey mon associé et moi nous ne...
MEREDITH : Lâchez mon bras vous ! Puisque vous êtes son associé j'aimerais avoir des nouvelles de Derek Shepherd, il a travaillé ici.
Dr PORTMAN : Je suis le Docteur Portman j'ai travaillé avec Derek... Mais il n'est plus ici. Nous sommes tombés dans une embuscade. Ils l'ont pris et je... Je suis désolé.
MEREDITH : Et vous non ?
Dr PORTMAN : Ils m'ont blessé et m'ont laissé à terre.
MEREDITH : Qui ils ?
DR PORTMAN : Ce sont des rebelles. Ils se déplacent beaucoup, personne ne peut savoir où ils sont.
MEREDITH : Vraiment aucun moyen ?
DR PORTMAN : Aucun. Ce sont eux qui vous trouvent s'ils ont besoin.
MEREDITH : Je comprends...
DR PORTMAN : Je sais déjà ce que vous avez en tête et je vous en empêcherais.
MEREDITH : Derek est... C'est... Mon fiancé.
DR PORTMAN : Je sais vous êtes Meredith. Il m'a beaucoup parlé de vous pendant ces deux mois où nous étions...
MEREDITH : Que vous a-t-il dit ?
DR PORTMAN : Que s'il lui arrivait quelque chose je devais vous empêcher de le retrouver en vous livrant ou je ne sais quoi.
MEREDITH : Je ferai ce dont j'ai envie. Poussez vous.
DR PORTMAN : Alors je vous suivrais. Je ne vous ai pas tout dit...
DR PORTMAN : Derek m'a sauvé la vie... Il m'a poussé dans un trou quand j'étais blessé. C'est pour ça qu'ils ne m'ont pas pris... J'ai promis de veiller sur vous si vous veniez donc je le ferai.
MEREDITH : Vous pensez qu'il est vivant ?
DR PORTMAN : Ce sont des sauvages ! On ne peut pas savoir !
MEREDITH : Vous me mentez... Je le sens.
DR PORTMAN : Ecoutez... J'ai des amis... Ils pourront peut être nous renseigner. Mais il est tard, vous devriez dormir. Permettez-moi de vous accueillir chez moi.
MEREDITH : Je... D'accord.
MATT : Je m'appelle Matt au fait.
MEREDITH : Merci de votre aide Matt.
Meredith considéra Matt pour la première fois depuis son arrivée. C'était un grand brun ténébreux à la peau aussi foncée que le marron clair des ses yeux. Elle pensa tout de suite que si elle n'aimait pas Derek plus que tout au monde, il lui plairait.
MATT : Voilà. C'est assez modeste mais au moins ici c'est tranquille. Les gardes nous protègent n'ayez pas peur.
MEREDITH : Il y a beaucoup de militaires...
MATT : Ne vous inquiétez pas. Je suis là si vous avez peur.
MEREDITH : Oh ! Il y a à manger !
MATT : Oui servez-vous. Moi, je dois partir.
MEREDITH : Où allez -vous ?
MATT : Vous me surveillez ?
MEREDITH : Non c'est juste que j'aimerais venir avec vous...
MATT : Je ne sais pas si c'est un endroit pour vous. Vous êtes si...
MEREDITH : Je suis quoi ?
MATT : Si... Trop habillée légèrement.
MEREDITH : Vous rigolez ?
MATT : Vous allez me déconcentrer. Si je dois veiller sur vous en même temps de sauver des pauvres gens. Je...
MERERDITH : Voilà je suis prête on peut y aller.
MATT : Je vous en pris, restez ici. S'il vous arrivait quelque chose Derek me tuerais.
MEREDITH : Bon je conduis ou vous conduisez ?
Je sentais Meredith toute excitée. Pour la première fois depuis bien longtemps elle ressentait cette envie d'aventure qu'elle allait pouvoir assouvir en sauvant des gens dans l'Amazonie profonde.
Dans l'Amazonie profonde... dis-je...
Derek se réveilla les mains liées, assis sur une chaise de bois bancale.
On lui avait enlevé son bandeau. Il regarda instinctivement la lumière du soleil qui lui avait tant manqué. Il esquissa un sourire. Le poing du chef guerrier frappa la table. Un enfant jouait avec une petite voiturette rouge aux pieds de Derek.
CHEF : Te gusta Diana ?
DEREK : Quoi ? No entiendo...
CHEF : Tù ! Traduce !
TRADUCTEUR : Il te demande si Diana te plait.
DEREK : Diana ? Diane ? Non pas du tout. Je ne la connais pas.
Les deux latins échangèrent une phrase.
TRADUCTEUR : Dans ce cas pourquoi a-t-elle voulu être dans ta cellule ?
DEREK : Elle... Parce que je suis médecin. Elle est enceinte. Elle a peur pour son bébé. Ma femme aussi est enceinte et je...
Derek fut violemment giflé.
CHEF : Soy padre ?!Otra vez ! (Je suis père ?! Encore !?)
TRADUCTEUR : Diane appartient au chef. Si tu la touches tu mourras.
DEREK : J'ai compris... Mais Diane n'est pas un objet elle ne...
TRADUCTEUR : La ferme ! Où je te fais torturer pendant deux semaines.
La voiturette de l'enfant qui jouait comme si tout ce spectacle lui était familier tomba au sol. Le jeune garçon tomba lui aussi.
Ses pupilles devinrent blanches. Ses membres semblaient vouloir se détacher de son corps...
Le chef se leva oubliant un instant Derek.
DEREK : Il faut lui donner du diazépam ! Hé oh ! Vous m'entendez !
TRADUCTEUR : Vous êtes vraiment médecin ?
DEREK : Détachez-moi ! Si je ne l'aide pas ce garçon va mourir !
Le chef ordonna aux hommes de détacher Derek qui se précipita sur l'enfant. Celui-ci avait tous les symptômes d'une tumeur...
DEREK : Dites lui que son fils à une tumeur qu'il faut opérer.
TRADUCTEUR : Il vous ordonne de l'opérer alors.
DEREK : Il me faut du matériel, des médecins.
TRADUCTEUR : Vous ferez ça seul et ici !
DEREK : Il mourra si je le fais ici. Je n'ai aucune stérilisation.
Le traducteur discuta plus d'un quart d'heure avec son chef. Celui-ci se retourna brutalement et empoigna Derek par la chemise. Derek ne comprit pas ce que lui dit celui-ci.
TRADUCTEUR : Je vous conduirais moi-même dans un de nos hôpitaux. Vous opèrerez Tsigan là-bas.
DEREK : Pourquoi je ferais ça ?
TRADUCTEUR : Parce que vous mourriez dans le cas contraire.
DEREK : Vous me tueriez de toute façon.
TRADUCTEUR : Des hommes tentent de vous rechercher depuis une semaine. Il s'agit d'une femme Docteur... Peut-être est-ce la votre ?... Vous ne voudriez tout de même pas qu'elle rejoigne Diane et tous vos amis ?
DEREK : Laissez ma femme tranquille !
TRADUCTEUR : Tu aurais du prévoir que ta petite américaine allait fourrer son nez partout croyant que tout paraîtrait invisible.
DEREK : Je ferai ce que vous voulez !
TRADUCTEUR : Mais je n'espérais pas le contraire...