HypnoFanfics

Graisse Anatomy

Série : Grey's Anatomy
Création : 15.12.2008 à 18h44
Auteur : JeanRoger 
Statut : Terminée

« Attention, ceci est UNE PARODIE, donc à ne pas prendre au sérieux, si vous manquez d'humour sur vos personnages préférés, n'allez pas plus loin... le nombre de chapitres dépendra de mon état » JeanRoger 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 11 paragraphes

Afficher la fanfic

 Merci de me laisser finir cette fic seul !

 

Chapter One (en anglais c'est plus classe)

Mitchell se la joue looser !

Mon premier stage au Seattle Grace Hospital, que je vous avais raconté (1) m'avait au moins  donné l'avantage de me faire bien voir par le playboy de service, j'ai nommé l'irremplaçable Derek Shepherd, -Derekounet pour les plus excitées-,  qui m'avait à la bonne depuis que je lui avais filé un truc génial à base d'ammoniaque mélangé à du Fanga Citron, pour qu'il puisse enfin se débarrasser de ses pellicules.

 

En effet, quand tu te tapes un mec comme ça, et que t'as plein de petits confettis plus ou moins malsains sur le drap, ça le fait pas vraiment... il m'était donc reconnaissant de lui avoir dégotté ce produit miracle qu'un de mes copains chinois fabriquait et dealait en douce dans les bas fonds de Chinatown, bien loin de Seattle.

 

C'est pourquoi le petit père Derek - qui devrait d'ailleurs surveiller sa ligne, vu le bide qu'il est en train de se fabriquer à coup de hamburgers- m'avait chaudement recommandé pour ce que ces enfoirés de la faculté appellent "un stage d'immersion" dans cet hôpital merdique, où même les ascenseurs tombent en panne, en général quand il y a un malade en train d'agoniser à l'intérieur.

 

Ce stage de plusieurs jours, (comme si j'avais que ça à foutre, vu le nombre de matches importants qui se jouent ces temps-ci) je devais me le farcir avec une autre étudiante en médecine ; cette compagnie imposée ne me disait rien qui vaille : en général les nanas qui embrassent la profession (à défaut de pouvoir embrasser quelqu'un, vu leur tronche) sont plus proches du musée des horreurs que de la page centrale de playboy... Mais bon, j'en avais pas grand chose à faire de cette nana, et j'avais prévu d'améliorer mon score en matière de séduction d'infirmière (et quand je dis séduction, vous traduirez par vous même) pour, au minimum, battre celui de Shepherd et de son pote Mark Sloan, dont on disait que la liste des conquêtes et des tirages vite fait ne tenait même plus sur le tableau du personnel...

Mais les gens sont méchants et disent n'importe quoi...

 

Fidèle à la méthode Bukowski, j'avais entamé la journée avec quelques bières à prix réduit, moins bonnes, certes, mais plus économiques quand on est fauché comme moi, et je me pointais avec seulement une heure de retard à mon premier jour de stage dans le temple du révérend Webber, qui ne se sentait plus depuis l'élection d'Obama. Je me dirigeai donc vers l'accueil...

 

(1) : La première visite de Mitchell est racontée dans un "One shot" de ce même quartier.


JeanRoger  (15.12.2008 à 18:47)

Chapter 2  (chapitre pour les francophones)

 

Où Mitchell a un vieux choc !

 

A l'accueil, ma vieille copine du Var était toujours là,  en train de mater ses écrans de contrôle ou de dialoguer avec dieu sait qui, dieu sait où, dans la mesure bien sûr où dieu sait quelque chose, ce qui est loin d'être prouvé.

-         Alors Val, on s'éclate ?

-         Tiens, Mitchell, t'es encore là ? Pourtant les éboueurs sont passés ce matin...

-         Toujours autant d'humour provençal, hein, pas la peine d'avoir franchi l'Atlantique pour me sortir les même vannes qu'à Toulon !

-         Qu'est ce que tu viens foutre ici ?

Je mimai une nage plus ou moins incertaine :

-         Stage d'immersion ma vieille !

-         Si moi je suis vieille, va peut être falloir aller directo à l'hospice, mon pauvre Mitchell... Je te signale que ta consœur étudiante est arrivée depuis une heure...

-         C'est quel genre ?

-         Le genre à faire péter les boutons de braguette de Shepherd, pour peu qu'il lui en reste encore...

-         Merde, une de plus à draguer... ils sont où ces braves gens ?

-         J'en sais rien moi, ça traîne par là, Shepherd l'a prise sous son aile déjà... et quand je dis son aile...

-         OK, je m'en jette un à la cafète et je les rejoins.

 

La cafétéria était un peu moins crade que d'habitude, ils avaient du la nettoyer, ce qui n'arrive qu'une fois tous les six mois dans cet hôpital. Au bar était accoudée une silhouette plutôt enrobée qui me disait vaguement quelque chose... c'était une femme, en train d'écluser une boisson que n'aurait pas renié Al Capone et ses potes du temps de la prohibition... et visiblement, ce n'était pas le premier verre...

-         Vous n'avez pas une petite bière qui traîne ? demandai-je au barman.

-         C'est pas un peu tôt ?

-         Ben la brave dame enrobée là, elle s'est servie avant moi hein !

-         Ben oui, mais c'est le docteur Grey, j'ai pas envie de me faire virer moi !

 

Si je n'avais pas été assis sur le tabouret du bar, je serais tombé sur le cul : c'était ça Meredith Grey, une espèce d'alcoolo bouffie (elle devait être à pas loin de cent kilos) à qui il fallait, du moins d'après ce que je pouvais voir, deux tabourets minimum pour s'asseoir ?

 

J'avais su, par un pote de Shepherd, qu'après les démêlés sentimentaux largement racontés dans la série qui lui était consacrée, et dans les conneries qui avaient été ensuite écrites sur elle, que le docteur Grey s'était un peu laissée aller à des... comment dirais-je ? Dérives alimentaires, alcooliques et peut être plus, mais à ce point là ! Je m'étonnais que Derek, que j'avais eu au téléphone pour mon stage, ne se soit pas étendu, non pas sur Meredith, on le comprend, mais sur sa déchéance... Possible qu'il se soit senti coupable...


JeanRoger  (17.12.2008 à 19:20)

CHAPTER 3

(çà veut dire que c'est le 3°, juste après le second)

 

Sainte Mère Edith

 

Muni de ma bière, je m'approchais de ce qui fût -paraît il- une des plus belles femmes de cet hôpital pourri, en me demandant si cette brave dame avait encore accès aux salles d'opérations, dans l'affirmative il y avait de quoi éprouver quelques frissons, non pas érotiques, mais bien d'épouvante...

-         Docteur Grey ?

 

La femme me jeta un regard glauque, de ses yeux rougis, elle était manifestement complètement bourrée à huit heures du matin, mais après tout, mon idole Bukowski n'avait pas décuvé de toute sa vie et n'en était pas pour autant un si mauvais poète...

-         Qu'est ce que tu veux, mec ? articula-t-elle d'une voix pâteuse.

-         J'ai beaucoup entendu parler de vous...

Elle éclata d'un rire sinistre, à côté de quoi les gonds de porte d'une grange rouillés auraient fait figure d'une musique angélique (marquise des anges...)

 

-         Si c'est par cet enfoiré de Shepherd, ça m'étonnerait que ça soit en bien !

 

-         C'est du pur malt, dis-je embarrassé ?     

 

 

-         Cuvée 1930, je te dis pas le truc, même chez Destop ils font pas mieux... tu viens faire quoi ici, guérir des malades ?

 

Elle rit à nouveau, et replongea dans son verre...

 

-         Non, dis-je, je suis en stage et je dois passer par tous les services...

 

-         Eh ben t'as pas fini mon pote, cet hôpital compte le plus grand nombre de toubibs nuls au mètre carré de tous les Etats-Unis... voire même du monde entier : il y a plus de cadavres à la morgue que de patients qui repartent guéris, ici... et tout ça la faute à qui, l'infect Shepherd et son âme damnée, le bellâtre Mark Sloan.

 

 

La discussion prenait un tour quelque peu déplaisant, mais fort intéressant... Je me promis de relancer Meredith sur ce sujet avant de me décider à rejoindre les chefs pour montrer quand même que j'étais là : ça risquait de pas être triste, la suite devait me prouver que j'avais raison...

 

Note  de l'Auteur : Vu l'état de délabrement mental où je me trouve, ce chapitre est un peu plus court... donc le prochaine sera un peu plus long... Je tiens à préciser que je sais aussi écrire des histoires à l'eau de rose, mais là on s'amuse...


JeanRoger  (20.12.2008 à 18:02)

Chapter 4

 

Voyez comme la vie est bien faite, le chapitre 4 suit le chapitre 3...

 

Où Mitchell rencontre Solayne et commence à fantasmer...

 

Pendant ce temps-là, (comme on dit dans les bonnes bandes dessinées), le début du stage avait bien commencé pour la petite étudiante en médecine, aussitôt récupérée par Shepherd qui s'était débrouillé pour se débarrasser de  Mark en l'envoyant vérifier les ampoules de la salle d'opération...

 

Malheureusement pour le toubib au strabisme convergent (ou divergent, ça dépend où il regarde) Solayne Norwood n'avait pas pour Derek une attirance particulière... il faut dire que la sinistre réputation du chirurgien du Seattle Grace Hopital avait fait le tour de toutes les facs de médecine du pays. Solayne se méfiait donc comme de la peste du gominé en chef...

 

La jeune fille qui, pour une fois aux Etats-Unis, n'était pas blonde, descendait en ligne directe (sans passer par la case départ) d'un des plus grands chefs indiens qui, au temps de la conquête de l'Ouest avait combattu avec l'illustre Cochise... Outre un physique plus qu'attrayant et un corps de rêve, l'étudiante était dotée d'un des plus sales caractères de son école de médecine : pour parler clairement, il ne fallait pas la faire chier...

Depuis toute petite, elle rêvait d'être chirurgienne et disséquait dès l'âge de trois ans, tout ce qui lui tombait sous la main et qui avait le malheur de traverser son jardin : sauterelles, souris, son père avait mis le holà quand elle s'était mise en tête de trucider le chat de la maison pour en étudier les entrailles.

Par ailleurs la jeune fille avait connu vers treize ans son premier flirt, qu'elle embrassait dans les toilettes de son collège (comme tout le monde quoi) jusqu'à ce qu'on lui dise que le jeune boutonneux couvert d'acné qu'elle considérait comme la septième merveille du monde, descendait lui du général Custer, qui fut le plus grand massacreur d'indiens de toute l'histoire de l'Ouest. Ce bel amour se termina donc par un grand coup de pied dans les parties précieuses du pauvre garçon qui ne comprit jamais pourquoi il était entré aussi rapidement en disgrâce...

 

Autant vous dire que dans ces conditions, le pauvre Shepherd n'avait pas l'ombre d'une chance, mais comme il l'ignorait, il continuait à fanfaronner devant Solayne, qui le prenait pour ce qu'il était : une espèce de demeuré dont on se demandait comment il était devenu un chirurgien aussi célèbre...

 

Je les retrouvai, alors qu'ils commençaient une série de visites, le but du stage étant de passer par tous les services...


JeanRoger  (21.12.2008 à 19:12)

Chapter 5

 

Où le tyran use de ses charmes...

 

Derek ne parut pas enchanté de me voir... sans doute redoutait-il que je lui pique la petite étudiante...

 

-         Il serait temps que tu te pointes, dit Derek, ça fait déjà une heure qu'on bosse...

-         Y a pas le feu au lac, dis-je, j'étais en train d'admirer un Botero accoudé au bar...

 

Derek me jeta un regard de travers, ce qui ne me gêna pas beaucoup, vu que chez lui tout était de travers. Le fait qu'il puisse séduire autant de femmes me paraissait comme un fait absolument inexplicable, mais nous savons tous que les femmes ont des goûts étranges... Il me présenta à la jeune étudiante qui, sous des airs pas commode, me parut tout à fait digne de passer une nuit ou deux à compter mes poils de barbe...

 

-         On a pas que ça à faire, dit Derek...en plus, plusieurs services de cet hosto pourri sont en grève, donc c'est absolument n'importe quoi.

 

Il désigna un chariot, où reposait une forme à priori humaine recouverte d'un drap, garé au milieu du couloir :

 

-         Par exemple ce mec là, qu'est ce qu'il fait ? Il est mort ou pas ?

-         Facile à vérifier, dis-je...

 

Je retirai du revers de ma veste une épingle à nourrice (un peu rouillée je le reconnais, mais au point où en était le type...) et lui enfonçai dans le ventre ; pas de réaction...

 

-         Il est mort, dis-je !

-         Pas étonnant, dit Derek en soulevant le drap : c'est un patient de Mark, je le reconnais : il en a beaucoup plus de morts que de vivants...

-         Vous êtes sérieux, dit Solayne ?

-         Bien sûr, dit Derek en essayant de prendre une voix enjôleuse, mais il ne réussit qu'à imiter le cri d'un chat dont la queue se prend dans une porte...

 

En effet, si la voix de Derek est acceptable en version française, elle fait fuir toutes les souris des Etats-Unis en version originale : nul n'est parfait...

 

-         Ceci dit, reprit il (en français) (je peux aussi vous faire la version italienne, mais c'est plus cher), le cas suivant que je dois vous exposer est le malade de la chambre 123, (je vous dis ça, mais si ça se trouve c'est la 124) (on s'en fout un peu) : il s'appelle Dominic Badrog, et souffre de priapisme...

 

J'éclatai de rire :

 

-         Le priapisme, c'est quand tu bandes vingt quatre heures sur vingt quatre, c'est ça ?

-         Tout le monde sait ça, dit Solayne, et vous marrez pas, c'est excessivement douloureux... et épuisant !

-         Surtout, dit Derek, que, depuis qu'elles le savent, toutes les infirmières du service viennent passer leur pause assise sur... on va dire le lit de ce pauvre homme... ce qui ne contribue pas à sa guérison et achève de l'épuiser ; et comme en plus il est plutôt beau garçon...

-         Vous êtes homo, dit Solayne froidement ?

 

Là, Derek comprit que ce n'était pas gagné, et il esquiva prudemment la réponse...

 

-         Et on est censé faire quoi, demandai-je ? Lui couper ?

-         On en est à je ne sais pas combien de piqûres, dit Derek, sans résultat : il reste aussi dur que le pic à glace de Basic Instinct !

-         J'ai peut être une solution dis-je : On appelle le tyran, ça devrait suffire...

-         Le tyran ? demanda Solayne.

 

J'expliquai à ma jeune consœur qu'on surnommait ainsi le Docteur Bailey, en charge des nouveaux internes, aussi haute que trois pommes pourries et une des toubibs les plus moches que les Etats-Unis ont diplômé depuis la création du pays...

 

-         Et alors ? demanda Solayne.

-         Et alors ? répéta bêtement Derek.

-         Ben alors comme tue-l'amour, y  pas mieux, donc logiquement votre patient devrait retrouver un état, comment dire, normal rien qu'en la voyant...

 

Derek éclata de rire.

 

-         On peut toujours essayer !

 

Il bipa Bailey, qui rappliqua quelques minutes après, se dandinant comme une oie de retour de gavage, essayant en levant la tête bien haut de gagner quelques millimètres de taille :

 

-         Qu'est ce qu'on a ? aboya-t-elle (ce qui prouve qu'elle ne manquait pas de chien)

-         Regardez ce patient, dis-je...

-         Ben quoi, fit-elle ?

 

Effectivement il n'y avait plus rien à voir : dès que le jeune homme avait aperçu le faciès simiesque du docteur Bailey, son érection permanente avait subitement disparu et le drap était aussi plat qu'un discours de qui vous savez là où vous savez... (modif demandée par notre responsable bien aimée !)

 

-         Je vous l'avais bien dit !

-         On peut savoir de quoi vous parlez ? râla la vieille...

-         Une petite erreur, une petite erreur, dit Derek, qui ne tenait pas à affronter le dragon du service...

 

Solayne soupira et se demanda dans quel hôpital elle était tombée et quel était le genre de médecins qui y travaillaient. Le Tyran haussa les épaules (elle gagna ainsi trois millimètres) et repartit de la même démarche que j'aurais plutôt décrite comme celle d'un canard, ça me paraissait plus approprié.

 

Pendant que Dominic remerciait le seigneur sans trop savoir s'il lui devait quelque chose ou pas, le petit groupe poursuivit ses visites, pendant que Mark dans son bureau venait d'ouvrir son classeur à strings...


JeanRoger  (24.12.2008 à 18:22)

 Chapter 6

Où Sloan met ses collections à jour. 

 

Le classeur de Sloan était une simple reliure de type scolaire, sans doute piqué à sa nièce, et remplie de pochettes plastifiées ; à l'intérieur de chaque pochette, Mark avait glissé le string ou le sous-vêtement porté par la conquête -en général infirmière ou aide-soignante- du docteur au moment où il se la faisait tranquillement dans un coin discret de l'hôpital.

 

Cela pouvait être une salle de garde, une lingerie, une chambre de malade vide... Mark sourit en se rappelant une petite infirmière, prise sur le deuxième lit d'une chambre dont l'occupant dormait dans l'autre lit : ça vous avait un petit côté excitant qui n'était pour lui déplaire... le malade ne s'était pas réveillé malgré les couinements de souris de la donzelle, preuve que les anesthésiques, c'est quand même puissant.

 

Chaque pochette était agrémentée d'une petite fiche précisant heure, date et lieu où le coup avait été tiré (comme dirait Derek), et surtout une note allant de zéro à vingt concernant les performances de la jeune femme... Rares étaient les notes supérieures à douze !

 

Sloan avait quelques bons souvenirs, cela va sans dire (mais cela va mieux en le disant) (quoique si je ne le disais pas, vous ne le sauriez pas) (donc il est préférable que je vous le dise) (car si je ne vous le disais pas, vous me reprocheriez de ne pas vous l'avoir dit) (bon aller, ça suffit comme ça, j'ai gagné quatre lignes)...

 

Son pote Derek possédait le même système de classement, mais lui préférait accrocher les pochettes à l'intérieur des portes des armoires de son bureau, qu'il entrouvrait discrètement lorsqu'il recevait une visite féminine, histoire de la motiver un peu... Sloan trouvait que Derek notait beaucoup plus généreusement que lui, c'était une source de conflit entre les deux amis, surtout lorsqu'il s'agissait de la même fille... l'ensemble du personnel féminin relativement baisable du SGH étant passé à la casserole, forcément les comparaisons s'imposaient...

 

Sloan se demandait si une des raisons de la rupture de Derek avec Meredith ne résidait pas dans la découverte par celle ci, de l'exposition string des armoires de Shepherd... si toutefois Sloan ne possédait pas de string du docteur Grey, il n'était pas peu fier de posséder la culotte antique de la mère de celle-ci, qui avait eu un moment d'abandon, un jour d'alcoolisation excessive... évidemment, certaines pochettes étaient vides : rien à y mettre, les infirmières en question trouvant plus rapide de se passer de string quand ces messieurs rodaient dans les parages...


JeanRoger  (29.12.2008 à 17:46)

Chapter 7

 

Où Sloan reçoit de drôles de visites...

 

Sloan en était là, dans ses pensées nostalgiques, se demandant comment justifier auprès du chef le turn-over incessant du personnel féminin du SGH : en effet, Derek et lui s'arrangeaient pour faire muter rapidement les filles qui ne donnaient pas satisfaction sur le plan sexuel, mais Webber commençait à trouver ça bizarre, et le potentiel de personnel médical de Seattle n'était pas infini... Déontologiquement, les deux toubibs, aussi obsédés sexuels l'un que l'autre, s'interdisaient de se taper des malades qui, de toute façon, étaient rarement en état de faire des galipettes avec des perfusions, des sondes ou autres gadgets médicaux... Essayez de vous taper une nana avec une sonde, et revenez m'en parler après...

 

Sloan, toutefois, se rappelait d'une jeune française arrivée là par erreur et qui... il s'interrompit dans ses pensées : une gamine venait de frapper à son bureau...

 

- Qu'est-ce-que tu veux, toi ? demanda-t-il sèchement

- Vous êtes le docteur Sloan ?

- C'est possible...

- Ben non c'est sûr, dit la gamine, c'est marqué sur la porte et sur votre badge, on vous a dit qu'il fallait laver vos blouses de temps en temps, la votre est dégueulasse ?

 

Il s'agissait d'une fillette d'une douzaine d'années, plutôt mignonne, avec de longs cheveux blonds et un regard perçant qui détaillait le toubib sans aucune pitié :

 

- Vous êtes vieux en plus, dit elle en s'asseyant sur le bureau.

 

Sloan n'avait pas un amour particulier pour les enfants, surtout les petits qui braillent et pissent partout, et en aucun cas il n'aurait pu être pédiatre... mais les ados et pré-ados, là, il ne supportait pas du tout et il sentit que cette môme allait repartir d'où elle venait avec un coup de pied aux fesses, fesses du reste moulées dans un jean serré qui parut particulièrement inconvenant au docteur pour une gamine de cet âge : Mark Sloan était un baiseur, un feignant et était affligé d'un nombre considérable de défauts, mais il avait des principes...

 

- Bon, dit-il en se maîtrisant, tu me dis ce que tu veux, et tu retournes à tes barbies...

 

La gamine éclata de rire :

 

- Vous avez dû y jouer, vous, aux barbies, apparemment... et aux vraies...

- Pourquoi dis tu ça ? fit il, de plus en plus énervé, mais aussi intrigué par cette petite peste sortie d'on ne savait où.

- Ben tout simplement parce qu'on m'a dit que vous étiez mon père...

 

Pendant ce temps là, l'éminent docteur Meredith Grey, à qui le barman de la cafète venait de refuser un dernier verre, tentait de se lever de son tabouret, ce qui n'était pas une mince affaire vu le paquet de graisse à déplacer. Elle se foutait éperdument des kilos qu'elle avait pris, c'était bien fait pour Derek, il n'avait qu'à pas la larguer... cette rupture accompagnée d'une cure de hamburgers et autres produits bien gras made in USA l'avaient fait ressembler peu à peu à une barrique de vin dont, du reste, elle aurait volontiers sifflé le contenu...

 

En se dandinant comme Bud Spencer quand il essaie de monter à cheval, la jeune femme (enfin ce qu'il en restait) entreprit la délicate ascension de l'escalier, le poids toléré par l'ascenseur lui interdisant de l'utiliser.

 

Elle devait rencontrer Izzie (tiens on l'a pas encore vue celle-là) qui devait être quelque part à l'étage, en train de se goinfrer de chips en buvant du coca et en pensant à ses amours aussi compliquées qu'éphémères.

 

Izzie et Meredith avaient en effet décidé de fomenter un complot pour se venger de Shepherd, complot qui nécessitait toute une mise au point qui s'avérait fort difficile, vu l'état d'ébriété permanent de Meredith et le je m'enfoutisme d'Izzie qui ne faisait ça que pour le plaisir de mettre un peu plus de panique dans la vie de ce grand couillon de Derek, qu'elle supportait de moins en moins...


JeanRoger  (02.01.2009 à 19:48)

Chapter 8

 

Où Mere se fait sortir en beauté (tout est relatif)

 

Pour les dons aux JR nécessiteux et malheureux, mon compte en banque est à votre disposition... bon allez, on continue !

 

Au bout d'une heure, le docteur Grey parvint péniblement au premier étage où elle tomba, non pas par terre, mais ce n'était pas loin, mais sur le chef Webber qui l'apostropha aussitôt :

 

- Vous tombez bien vous, dit il, j'ai deux mots à vous dire !

- Vas-y ducon, dit Meredith, si tu savais ce que j'en ai à foutre !

- Justement, dit le chef, vous n'allez pas avoir à en foutre longtemps : j'ai le plaisir de vous annoncer que vous êtes virée...

 

Meredith éclata de rire :

 

- Voilà une bonne nouvelle... de toute façon ça fait un mois que je ne fiche plus rien dans cet hôpital !

- Je vous interdis de toute façon d'y remettre les pieds...

 

Meredith souffla au visage de Webber une haleine aussi chargée qu'un camion de quinze tonnes :

 

- Tout ça parce que j'ai refusé de coucher avec vous ! Mais ça peut encore s'arranger !

- N'importe quoi, dit il... Allez cuver, prenez vos affaires et disparaissez le plus rapidement possible...

- Disparaître avec tous mes kilos, ça va pas être facile, chef !

 

Elle voulut lui taper sur l'épaule, le manqua et s'étala comme une crêpe, si tant est qu'il existât des crêpes de cent kilos...

 

-         Quelle misère, dit le chef tout en essayant de sortir une crotte de son nez.

-         Mais vous ne perdez rien pour attendre, rajouta Meredith, je vous prépare une... elle s'interrompit.

 

Il haussa les épaules et appela quatre infirmiers costauds :

 

- Expulsez moi de l'hôpital ce paquet informe, et avertissez la sécurité : je ne veux plus la revoir...

 

Derek, lui, poursuivait ses visites avec Solayne et je me demandais comment échapper à cette suite de malades sans intérêt :

 

- Ici nous avons un cas assez intéressant : une jeune femme qui se prend pour une A.S....

- C'est quoi une A.S. ? dit Solayne.

- Une assistante sociale, dis-je, évidemment !

- Pas vraiment, dit Shepherd en grattant une de ses puces, mais ça y ressemble...

 

Etendue sur son lit, la jeune femme psalmodiait sans arrêt "on écrit pas en SMS s'il vous plait", ou encore "Assez de jeux dans les forums"... Personne ne comprenait la signification de ses propos, mais tout le monde s'en foutait : du moment que l'argent rentrait, la direction du SGH se moquait éperdument de la pathologie du malade.

 

- Il y a plus intéressant, dit Derek d'un air sournois (en fait on ne peut pas parler d'un air sournois, mais si ça ne vous plait pas vous n'avez qu'à sauter la ligne). En plus de ça, il semblerait que cette jeune femme soit légèrement nymphomane...

- Ca ça me plait, dis je...

- Vous ne seriez pas tous un peu tarés dans cet hôpital ? demanda Solayne.

 

 

Effectivement, sur la table de chevet de la malade, une pile impressionnante de romans érotiques les plus célèbres se dressait à côté des pilules, flacons et d'une bouteille de rhum dont on se demandait ce qu'elle fichait là... il y avait là "Emmanuelle", bien sûr, mais aussi "Justine" de Sade, "Les onze mille verges" d'Apollinaire, sans parler de toute la collection des Joy en livre de poche et d'une dizaine d'autres bouquins plus ou moins pornos de moindre renommée...

 

- En effet, dis je, cette demoiselle a des lectures des plus saines !

- Question de point de vue, dit Solayne...

- Tu te l'es faite ? demandai-je à Derek.

 

Il eut l'air gêné :

 

- C'est à dire que... je t'expliquerais ça dans le prochain épisode, là l'auteur a un rendez vous urgent, donc !


JeanRoger  (07.01.2009 à 16:27)

Chapter 9

( Quoi, déjà? )

Où Sloan se les coince méchamment

 

 

Pendant ce temps là, Mark Sloan était aux prises avec cette jeune demoiselle qui prétendait comme ça, crac, être sa fille... Il la dévisagea, perchée sur son bureau avec cette insolence dans le regard qui n'aurait pas été sans lui déplaire dans toute autre situation...

 

-         Mais qu'est ce que tu me racontes ? fit-il l'air gêné. (quoique là où il y a de la gène, dit le proverbe, il n'y a pas de plaisir...) Je n'ai jamais eu de fille !

 

A vrai dire, il n'en était pas certain ; il y a quelques années, il avait laissé traîner son membre viril (enfin bon, ce qu'il en restait) un peu partout à droite et à gauche, et il n'était pas exclu qu'un accident se fut produit... Mais que cette gamine apparaisse des années après, il avait comme un vieux doute...

 

-         La preuve que si, dit-elle, suffit de faire un test ADN !

-         Minute, minute, dit-il, qui es-tu d'abord, comment t'appelles-tu, et qui t'envoie ?

-         On s'en fout de tout ça, dit-elle... d'ailleurs, il y a une autre preuve : nous avons en commun une tâche de naissance située, comment dirais-je, à un endroit très particulier... pour tout vous dire, en haut de la fesse gauche...

 

Mark soupira : il avait effectivement une tache en forme d'étoile très particulière, juste en haut de la fesse gauche, lui même avait quelques difficultés à la voir, et de plus, bien peu de ses maîtresses avaient eu l'occasion de contempler cette particularité physique ; en effet -mais il n'allait pas le crier sur les toits (où d'ailleurs il montait rarement) (ceci est une plaisanterie)- en effet, disais-je, avant de me perdre dans les parenthèses, les relations sexuelles du toubib le plus nul (après Derek, quand même) du SGH avaient cette particularité de durer aussi peu de temps que celles d'un lapin ; de ce fait, ses conquêtes n'avaient jamais le temps de voir son côté face et il était extrêmement étonnant que cette gamine fut au courant...

 

-         Effectivement, dit-il, je crois avoir une tache placée à cet endroit...

-         Une tache pour une tache comme vous, fit-elle en rigolant ; je peux même vous dire qu'elle est en forme d'étoile !

-         Et tu aurais la même ? fit-il intrigué.

-         J'arrête pas de vous le dire... ça rend sourd hein !

 

La gamine prit un air enjôleur :

 

-         Vous voulez la voir ?

 

Mark n'eut même pas le temps de répondre : la gamine avait déjà baissé son jean, et lui montrait ses fesses (du reste très mignonnes pour son âge), à genoux sur son bureau, position plus que gênante s'il en fût...

 

-         Tenez, regardez, dit-elle, en haut à gauche...

 

C'est à ce moment là que les deux flics firent irruption dans le bureau de Sloan, tombant en arrêt devant ce spectacle pour le moins douteux :

 

-         On nous avait prévenu, dit le premier ! Mets-lui les pinces, Joe !

-         Ok Joe, fit l'autre...

 

Les deux flics s'appelaient en effet tous les deux pareil et s'amusaient beaucoup avec cette coïncidence... mais mettez vous à leur place : ils tombent sur une gamine à moitié nue et un toubib dans la force de l'âge, le nez sur ses fesses : ça prête à confusion...

 

-         C'est un examen médical je suppose, dit Joe ?

-         T'es trop fort, Joe, dit Joe.

-         Attendez, dit Sloan, c'est pas du tout ce que vous croyez ! Elle m'a...

-         On vous embarque d'abord, dit Joe, on verra ça au poste !

-         Ouais, dit Joe, t'as raison Joe, on verra ça au poste... En tout cas le coup de téléphone anonyme était justifié !

-         Je te le fais pas dire Joe !

-         C'est pour ça que je le dis Joe !

-         Et au fait, dit Joe en désignant le classeur de Mark, c'est quoi ça ?

 

Mark eut l'air gêné ; les flics ouvrirent le classeur et tombèrent sur la collection de strings du docteur.

 

-         Voilà qui va pas arranger vos affaires, dit Joe !

-         Ca non, dit Joe !

-         Mais c'est juste une collection privée, tenta Mark !

-         On embarque ça aussi dit Joe.

-         T'as raison dit Joe...

 

En quelques secondes, la gamine avait repris une tenue décente, les flics avaient passé les menottes à Sloan, et s'apprêtaient à l'embarquer avec le classeur compromettant. C'est ça qui est un peu compliqué : ça se passe en un rien de temps et il me faut deux heures pour le décrire, ah quel dur métier !

 

-         Mais enfin ! protesta Sloan, je ne faisais rien de mal !

-         Tu parles, dit la gamine, c'est lui qui m'a obligée, avec une histoire invraisemblable de tache de naissance que nous aurions en commun...

-         Mais c'est un coup monté, hurla Sloan !

-         Je sais pas s'il est monté, dit Joe, mais vous, vous allez descendre, le poste n'est pas bien loin, un peu de marche à pied vous fera pas de mal !

-         Excellent ça Joe, dit Joe !

-         Merci Joe !

 

Et malgré ses protestations, le grand docteur Mark Sloan, chirurgien du cerveau, fût embarqué manu militari (pour les ignares c'est du latin) (si en plus il faut vous traduire le latin, je n'en sortirai plus !) par les deux flics plutôt costauds, devant tout le personnel de l'hôpital.

A ce moment-là, Izzie sortit de derrière la porte et dit...


JeanRoger  (18.01.2009 à 21:19)

Chapter 10

 

Où JR s'autorise à faire un flashback... faut oser quand même !

 

Donc vous vouliez savoir ce qu'elle dit...

 

-         Bien joué, la miss, dit-elle en s'adressant à la gamine, c'est exactement ce qu'on voulait !

-         Ouais ben, j'aime pas trop montrer mes fesses, même à un toubib, et comme celui-là est vieux et moche, il faudra rajouter cinquante dollars de prime de risque... envoyez le fric...

-         Tu perds pas le nord toi, dit Izzie !

-         Et pourtant je suis du sud, rigola la gamine.

 

Izzie sortit une poignée de dollars de sa poche, que la gamine récupéra prestement, avant de disparaître aussi rapidement qu'elle était apparue... Izzie prit son portable et composa un numéro :

 

-         Allo Mere, c'est Izzie !

-         Oui je suis pas sourde, une voix comme la tienne, on la reconnaît vite, tu pourrais doubler Marge Simpson !

 

(Cette réflexion est passablement stupide, vu qu'on est aux Etats Unis et que Mere n'a aucune raison, même alcoolisée à fond, de connaître la voix française de Marge. Mais si je m'arrête à des détails comme ça, cette fic finira jamais, et il y en a qui attendent derrière moi, ce qui, soit dit en passant, n'est pas désagréable vu leurs mains baladeuses)

 

-         Alors ? interrogea Mere.

-         Parfait, dit Izzie, opération Sloan réussie à cent pour cent, la gamine a été géniale, Mark n'a pas fini de se justifier chez les flics !

-         Excellent, dit Mere ! Au suivant !

 

Au moment où Derek allait répondre à Mitchell, ils furent interrompus par le passage d'une jeune infirmière qui poussait un fauteuil où un vieillard fatigué (pléonasme) semblait avoir subi un tremblement de terre... Derek soupira : il s'agissait de Lucy, récemment engagée, une des seules à lui avoir résisté. Il lui jeta un regard torve. (Si vous ne savez pas ce que c'est qu'un regard torve, il y a des dictionnaires pas trop mal faits pour ça.) Lucy était une grande fille très jolie avec des cheveux mi-longs noir de jais et une mèche rebelle qui lui tombait sur l'œil droit et qu'elle repoussait régulièrement depuis qu'elle était en âge d'avoir des cheveux. La jeune fille était originaire de Floride (tant qu'a faire) où ses parents possédaient une entreprise de location de planches de surf. Quelques problèmes relationnels avec son père qui avait un amour immodéré pour le Clan Campbell, à même le flacon, l'avait poussé à s'éloigner de la douceur de la Floride pour le climat plus rude de Seattle.

 

Dès son arrivée, Derek avait essayé sa méthode habituelle : pendant que je contemplais la malade nymphomane avec une Solayne de plus en plus lointaine et hautaine, il se rappela avec un certain déplaisir, ce premier entretien...

 

Flashback :

 

(Tout le monde, dans toutes les fics, fait des flashbacks : il n'y a aucune raison que je ne m'en offre pas un moi aussi, la différence c'est que les miens sont très bons)

 

Quand il la vit entrer dans son bureau, Derek eût tout de suite envie de rajouter cette petite Lucy à son palmarès. De plus, et bien que son petit fiancé de l'époque le lui ait fortement déconseillé, la jeune fille arborait une mini jupe qui aurait tenu  dans un étui à lunettes, mettant en valeur de longues jambes superbes sur lesquelles louchait Derek, ce qui n'arrangeait pas le strabisme dont il était atteint auparavant.

 

-         Bon alors, dit il en ouvrant imperceptiblement (mais non, pas sa braguette, cette correctrice est vraiment obsédée) l'armoire où était épinglée sa collection de strings...

-         Alors quoi, dit Lucy ?

-         Alors vous êtes contente de travailler pour moi ?

-         Pour vous, sûrement pas, en plus je vais en pédiatrie... et désolée, les cheveux gras, moi je supporte pas...

 

Lucy n'avait pas la langue dans sa poche, et il faut bien le reconnaître, un caractère à l'emporte pièce qui la faisait démarrer au quart de tour, quand on la gonflait un peu... quand je parle de gonfler, il s'agit bien sûr du sens figuré...

 

-         Calmez vous, dit Derek sans parvenir à détacher son regard (dans ces cas là on dit lubrique) du bas de la mini jupe. Il se demanda si Lucy était une avec ou sans string, et fit tomber un crayon au cas où... malheureusement, comme sa vue baissait toujours un peu plus, il ne put déterminer si oui ou non...

-         Bon, je signe où ? demanda Lucy en croisant exprès les jambes, je n'ai pas que ça à faire !

-         Eh oh, changez de ton, dit Derek, je suis chef de service... (en même temps il se mit à bafouiller, le croisement de jambes ayant dévoilé... eh non vous saurez pas quoi !)

-         Je m'en fous dit Lucy, c'est Webber qui m'a engagée, et de plus, si vous pouviez arrêter de reluquer mes jambes... mes yeux ne sont pas mal non plus...

-         Ok, dit Derek... est-ce que vous et moi on ne pourrait pas...

-         On ne pourrait pas rien du tout, dit Lucy. J'ai un petit copain, je l'aime, je sais très bien ce que vous voudriez, mais vous pouvez toujours vous la mettre sous la bras...

 

Cette expression m'a toujours fait rigoler : il faudrait vraiment être très souple...

 

C'est ce jour-là que Derek prit conscience que toutes les infirmières n'étaient pas aussi faciles qu'il le croyait ; il se jura bien de voir avec Webber, malheureusement la suite devait lui donner tort : le chef refusa catégoriquement de licencier la jeune fille qui avait des qualités professionnelles exceptionnelles...

 

Fin du flashback (ça veut dire que le rappel du passé est fini, et j'explique parce que j'ai quelques lectrices un petit peu fatiguées intellectuellement.)

 

Lucy passa donc son chemin sans un regard pour Shepherd, ni d'ailleurs pour moi, ce que je regrettais aussitôt car la petite avait un charme certain... peut être réussirais-je là où Derek avait échoué ? Mais en général ces filles du sud sont d'une fidélité décourageante...

 

Lucy, quant à elle, venait de se payer une partie de quille-chariot avec sa copine Lesly, infirmière dans le même service. La règle en est simple : on prend deux papys très très fatigués (donc ils ne protestent pas) on les colle sur des fauteuils roulants, au bout du couloir on place un obstacle genre brancard, on pousse les fauteuils et on lâche,  après avoir bloqué les roues avant. Le fauteuil gagnant est celui qui arrive le premier sur l'obstacle, et à ce jeu là, Lucy était très forte... évidemment, de temps en temps, un des occupants du fauteuil tombe, mais comme on est dans un hôpital, ce n'est pas très grave... et là, Lucy venait de gagner par quatre à trois, (donc Lesly lui devait un Mac Do) mais il avait fallu ramasser un des papys un peu chiffonné qu'elle emmenait maintenant à la radio pour réparer les dégâts de la compétition...

 

Lucy avait toutefois pu jeter un coup d'œil au groupe de Derek et elle me trouvait plutôt mignon d'après ce que j'ai su par la suite, mais ceci est une autre histoire...

 

Le trio continua ses visites, la nymphomane ayant été calmée par quelques piqûres bien placées, et le remplacement de ses lectures par une cure des fics de VM, ce qui eut pour effet de la calmer aussitôt... Derek résolut de me laisser finir le tour de l'étage avec Solayne, ce qui ne m'arrangeait pas outre mesure : le match des Chicago bulls allait commencer à la télé et il me fallait trouver d'urgence une chambre avec un malade à l'agonie (où que je shooterais moi même) si je ne voulais pas rater le début de la partie. Derek avait bipé Izzie qui devait nous piloter dans la suite de la visite, et entre Izzie et le match, le choix était bien difficile... Par ailleurs, j'aurais bien voulu pousser un peu mes avantages éventuels vers la jeune Lucy, bien que je fus persuadé de l'échec de l'entreprise... mais qui n'essaye rien n'a rien...

 

Derek regagna son bureau de fort mauvaise humeur : le passage de cette jeune infirmière rebelle lui avait rappelé de mauvais souvenirs, et de plus, ses boutons qui revenaient régulièrement sur son torse velu (beurk) étaient subitement réapparus...     


JeanRoger  (21.01.2009 à 15:57)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E201
Lundi 8 juin à 20:40
2.12m / 11.3% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E201
Lundi 8 juin à 19:15
2.04m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Netflix dévoile son Scooby-Doo pour la série live-action Scooby-Doo : Origins

Netflix dévoile son Scooby-Doo pour la série live-action Scooby-Doo : Origins
Scooby-Doo montre enfin le bout de sa truffe ! Netflix a dévoilé la première image du célèbre chien...

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

HypnoRooms

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Avant-hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Avant-hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages