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Série : Grey's Anatomy
Création : 12.04.2009 à 10h21
Auteur : kitty1980
Statut : Terminée
« L'histoire commence au moment ou Derek est avec Rose. » kitty1980
Cette fanfic compte déjà 21 paragraphes
Meredith et Derek s'installèrent dans une salle de garde, Derek n'y tenait plus, il attendait ses explications.
Meredith : Surtout, ne m'interromps pas, je vais tout te dire.
Derek lui fit un signe de tête pour qu'elle poursuive.
Meredith : Comment te dire...si je suis partie c'est aussi parce que...je venais de découvrir que...
Derek très calmement : Que quoi ?
Meredith : J'étais... enceinte et je ne voulais pas gâcher la relation que tu avais avec Rose. Tu avais l'air heureux. Je ne voulais pas non plus que tu te sentes obligé de revenir vers moi, alors j'ai poursuivi mon internat à Miami. Et j'ai tourné la page sur mon passé, sur toi. Je me suis consacrée à notre fille et à la médecine. Et...
Derek (abasourdi par la nouvelle) : Donc, si je comprends bien, j'ai une fille, tu es partie pour ne pas gâcher ma vie, mais ton départ a gâché la mienne ! Tu aurais dû me le dire Meredith, avec Rose c'était juste pour te rendre jalouse.
Meredith : Comment voulais - tu que je le sache, on venait à peine de rompre, le soir même, tu l'invites au restaurant ! Tu aurais pensé quoi à ma place ? Et le mois qui a suivi, tu t'affichais dans tout l'hôpital avec elle, tout sourire, tu avais l'air heureux.
J'avais déjà donné, à l'époque d'Addison, et là, j'aurais dû repasser par là ?
C'était hors de question. Ton regard me transperçait à chaque fois qu'on se croisait dans les couloirs. Et tu faisais en sorte de m'exclure de toutes tes interventions. Tu voulais une femme, des enfants, et moi je n'étais pas prête, mais apparemment Rose l'était. C'est à ce moment - là que j'ai posé ma candidature dans d'autres centres hospitaliers. Mais j'hésitais encore à partir, jusqu'au jour où j'ai appris que j'étais enceinte de trois mois. C'est ce qui ma décidée à partir, et à tirer un trait sur ma vie à Seattle et sur tout ce qu'elle comprenait.
Plus Derek en apprenait sur les raisons du départ de Meredith, plus son visage se décomposait.
Il se leva, et sortit de la salle de garde sans dire un mot. Il était furieux que Meredith lui ait caché sa grossesse, et l'existence de sa fille pendent tous ce temps.
Il était furieux aussi envers lui-même de l'avoir poussée à partir. A ce moment précis, Derek n'en pouvait plus, il rentra dans son bureau, ferma la porte et se laissa glisser le long du mur. Il se passa les mains sur son visage et craqua.
Mark avait vu que Derek n'était pas bien, il entra dans le bureau quelques minutes après son ami, et s'installa à ses cotés. Derek leva la tête, le regarda et la baissa de nouveau .
Mark : C'est à cause de Meredith ?
Derek : Elle est partie à cause de mes conneries, j'ai été un vrai crétin d' avoir voulu la rendre jalouse dans le but de la récupérer...j'ai perdu bien plus que ce que je croyais.
Mark : Comment ça ?
Derek : Quand elle est partie, elle était enceinte de trois mois. Mark, j'ai une fille et elle me l'a cachée.
Mark : Donc, la petite fille qui est arrivée avec Meredith c'est ta fille ??
Derek : Quoi ?
Mark : J'ai entendu une rumeur comme quoi le Dr Grey avait une fille, et je les ai aperçues, peu après l'heure du déjeuner. Meredith donnait la main à une petite fille blonde, j'en ai déduit que c'était la sienne.
Derek : Quoi ! Ma fille est ici ?
Mark : Elle t'a dit que tu avais une fille, sans t'informer qu'elle était ici ?
Derek : Je crois que je ne lui en ai pas laissé le temps. Quand on était dans la salle de garde, après avoir entendu les raisons de son départ et le fait qu'elle m'ait caché l'existence de notre fille, je me suis levé et je suis venu ici directement.
Mark : Donc, tu l'as laissée en plan en salle de garde ?
Derek : Je sais.
Mark : Maintenant que tu es calmé, tu devrais aller la rejoindre et finir votre discussion.
Derek (qui séchait ses larmes) : Tu as raison !
Cristina avait vu Derek fuir la salle de garde, se doutait que Meredith avait dû lui parler de Marine, et que ça c'était mal passé. Elle y entra et s'installa à coté de son amie.
Meredith : Il doit me détester, il s'est levé d'un coup, sans un mot , sans un regard et il est sorti. Je n'ai pas eu le temps de lui dire que Marine était ici, qu'il...
Les larmes qui coulaient le long de ses joues augmentaient, elle ne pouvait plus parler, elle était en train de craquer, Cristina la prit dans ces bras pour la calmer.
Cristina : Calme - toi, il va se calmer aussi ! Je pense que ça a dû lui faire un choc d'apprendre qu'il était père. Il n'est plus lui-même depuis que tu es partie, en six ans, je ne l'ai pas vu sourire ; ou bien très rarement. Il opérait à la chaîne pour éviter de penser à toi. Il a même engagé un détective pour te retrouver. Mais apparemment, ce privé n'était pas doué !
Meredith esquissa un sourire à la dernière remarque de Cris, elle se redressa, sécha ses larmes.
C'est à ce moment là que Derek revint dans la pièce. Il vit Meredith, et s'avança calmement vers elle.
Cristina : Je vous laisse, à tout à l'heure !
Derek : Je suis désolé d'être sorti comme ça, mais il le fallait !
(correc-JR)
Meredith : Je comprends !
Derek : Parle - moi de notre fille.
Meredith : Marine est très intelligente pour son age, elle a tes yeux, ton regard, tout comme toi elle parle beaucoup. Elle est ici, c'est avec elle que j'étais ce midi. Je lui ai parlé de toi, mais je ne lui ai pas dit que tu serais sûrement à Seattle.
Derek : Qu'est- ce - que tu lui as dit sur nous ?
Meredith : Elle sait que ses parents s'aimaient, qu'elle était désirée. Je lui ai dit que tu avais ta vie ailleurs, que tu étais un homme bien, qui tu faisais le même métier que sa maman. Que, toi aussi, tu sauvais des vies. Elle ne sait pas pourquoi nous ne sommes plus ensemble, elle sais juste que nos chemin se sont séparés.
Derek : Est- ce - que je peux la voir ?
Meredith : Bien sûr, mais pas tout de suite, il faut que je lui parle avant.
Derek : Alors quand ?
Meredith : Si tu veux, viens manger à la maison ce soir, ça serait mieux pour que vous puissiez faire connaissance tranquillement.
Derek : Oui c'est une bonne idée. Je viens à quelle heure ?
Meredith : Pour 18 heure 30, ça te va ?
Derek : C'est parfait ! Alors, à tout à l'heure.
Meredith venait juste de d'arriver chez elle avec Marine.
Meredith : Marine tu peux venir t'asseoir ? Il faut que je te parle de quelque - chose d'important.
Marine : Oui maman, j'arrive. Mais avant je veux un câlin, je ne t'ai presque pas vue de la journée.
Meredith : Tu sais bien qu'avec mon travail, je ne fais pas toujours comme je veux. Je préfèrerais rester avec toi. (Meredith prend sa fille dans ses bras) Et puis, tu sais, moi aussi je veux ma dose de câlins !
Meredith caressait les cheveux de sa fille en lui parlant tout doucement.
Meredith : Tu te rappelles ? Je t'avais dit que ton papa faisait le même métier que moi.
Marine leva la tête et regarda sa mère : Oui !
Meredith : C'est avec lui que je travaille depuis ce matin ; tu sais, je lui ai parlé de toi...et il vient manger ce soir à la maison pour te rencontrer.
Marine avait les yeux brillants : Maman, tu crois qu'il est en colère après moi ?
Meredith : Non il ne l'est pas ! tu sais, je te l'ai déjà dit, tu n'es pas responsable de notre séparation. Ne te sens pas coupable de cette vieille histoire, elle ne concerne que ton père et moi. N'oublie jamais : tu es le fruit de notre amour.
Elle embrassa sa fille sur le front, et c'est ensemble qu'elles préparèrent le dîner, Derek arriva juste à l'heure, Meredith alla lui ouvrir avec Marine.
Meredith : Rentre, Derek ! Marine va t'accompagner dans le salon, je vais finir de préparer le dîner, et je vous rejoins.
Derek (étonné) : Tu as appris à cuisiner ?
Meredith (en souriant) : Derek, tout le monde change ! J'ai énormément évolué en six ans.
Marine : Et en plus, maman c'est la meilleure, tout ce qu'elle cuisine c'est toujours bon.
Derek suivit sa fille ; ils étaient tous les deux dans le salon, il ne savait pas trop comment s'y prendre avec elle. Elle ressemblait tellement à Meredith ! Il se demanda si Marine avait le même caractère que sa mère.
Il fut tiré de ses pensées par l'enfant.
Marine : Je suis vraiment contente de pouvoir te rencontrer !
Derek : Moi aussi, Marine, j'ai vraiment envie de te connaître, de savoir ce que tu aimes, ce que tu détestes, ta couleur préférée, enfin tout ce que tu voudras bien me dire.
Marine (souriant) : Alors : j'adore l'école, ma couleur préférée est l'indigo. J'adore cuisiner avec maman ; tu sais, je l'ai aidée à préparer le dîner. J'aime beaucoup la maison de grand-mère aussi. Par contre, ce que je n'aime pas trop, c'est quand maman est de garde à l'hôpital, même si je sais que ce sont des obligations professionnelles. Et puis elle passe tout son temps libre avec moi, alors ...
Derek : Je comprends, tu sais on ne fait par toujours ce qu'on veut !
Marine : Je peux te poser une question ?
Derek : Bien sûr, je t'écoute.
Marine : Maman ma dit que, tous les deux, vous vous aimiez très fort, et que j'étais le fruit de votre amour, alors pourquoi vous vous êtes séparés ?
Derek ne savait pas du tout comment répondre à cette question, c'est à ce moment que Meredith arriva, devinant l'embarras de Derek.
(correc: JR)
Meredith : Marine, les raisons de notre séparation ne concernent que ton père et moi, je te l'ai déjà dit.
Marine ( les larmes au yeux ) : Mais je suis sûre que c'est de ma faute, si je n'avais pas été là, ça ne serait pas arrivé, tu ne serais pas partie.
Derek se rapprocha de sa fille, la prit dans ses bras. Meredith sentit son cœur se serrer en voyant la tristesse de sa fille, elle se rapprocha aussi, mais laissa faire Derek.
Derek : Tu sais, ta mère a raison, tu n'as rien à voir avec notre séparation, tu n'en es pas la cause. On ne savait pas à ce moment- là que tu étais conçue. Ta maman a raison aussi, quand elle te dit que tu es le fruit de notre amour. Tu n'es pas responsable de notre rupture. Alors maintenant, tu vas me sécher ces larmes , et arrêter de culpabiliser.
Marine : D'accord !
Meredith resta en retrait toute la soirée, laissant Derek et Marine faire connaissance. Elle intervenait dans la conversation seulement quand sa fille lui parlait, ou pour aider Derek qui était vite déstabilisé par les questions pertinentes de Marine.
Il était maintenant l'heure pour Marine d'aller se coucher.
Meredith : Ma puce! C'est l'heure d'aller au lit.
Marine : D'accord !! Dis, maman, ça te dérange si pour une fois c'est pas toi qui me couche ?
Meredith : J'ai compris, et non, ça ne me dérange pas ! Derek, je crois que Marine voudrait que ce soit toi qui la monte au lit.
Derek regarda sa fille et lui sourit : Si tu veux, en route!!
Il accompagna sa fille, la borda, lui raconta une histoire, et l'embrassa sur le front, Derek s'apprêta à sortir de la chambre mais l'enfant l'en empêcha :
Marine : Comme tu es mon père, est- ce que je peux t'appeler...papa ?
Derek (ému ) : ça me ferait énormément plaisir, tu sais, je suis fier que tu sois ma fille !
Pendant ce temps, Meredith avait débarrassé la table et fait la vaisselle, elle venait juste de terminer de tout remettre en ordre au moment où Derek vînt la rejoindre.
Derek : Merci pour le dîner, c'est vraiment toi, tu as tout cuisiné ?
Meredith : Bien sûr, tu sais, il a bien fallu que je m'y mette! Et j'avoue que j'aime cuisiner, maintenant.
Derek : Tu as raison quand tu dis que tu as évolué !
Meredith : Que penserais- tu d'aller prendre un café dans le salon ?
Derek : Que c'est une bonne idée!
Derek et Meredith étaient assis chacun d'un coté du canapé.
Derek : Merci de m'avoir laissé la voir !
Meredith : Tu es son père : je ne vais pas t'empêcher de la connaître!
Derek : Mais tu n'étais pas obligée de te mettre en retrait toute la soirée.
Meredith : Je ne veux pas m'immiscer dans votre relation. Je sais trop bien ce que ça fait de ne pas connaître son père et d'avoir une mère absente ! Alors, je fais tout ce que je peux pour que Marine ne vive pas la même chose.
Derek : En tout cas, je dois reconnaître que tu t'es bien occupée d'elle. Tu avais raison : elle parle beaucoup, mais elle te ressemble énormément. Quand je pense à toutes les choses que j'ai ratées ! Tu sais, je suis vraiment désolé pour la façon dont j'ai agi il y a six ans, j'ai été un vrai crétin.
Meredith : Ecoute - moi bien : le passé c'est le passé, on ne peut rien y changer. Mais en ce qui concerne le présent et pour le futur, c'est à toi de voir si tu veux vraiment faire partie de la vie de Marine. Tu es son père, même si je sais que je n'aurais pas du te cacher ma grossesse, je ne regrette pas d'être partie.
Ce départ m'a fait du bien, même si j'étais seule, j'ai évolué, j'ai réussi dans ma vie professionnelle, je suis chef de service. Et ça, j'en suis fière, tout mon temps libre, je l'ai entièrement consacré à Marine : tu sais, je n'aurais jamais cru pouvoir y arriver, au début. J'étais complètement paniquée à l'idée d'avoir un enfant. Mais quand je l'ai vue à la première échographie, que j'ai entendu son petit cœur battre, je me suis dit que je ferais tout ce qui serait en mon pouvoir pour protéger ce petit bout de chou ! J'ai été égoïste de la garder pour moi toute seule pendant ces années. Je m'en suis rendu compte ce soir, en te voyant avec elle.
Derek : Bien sûr, je veux faire partie de sa vie, mais de quelle manière ? Là est toute la question. Dans quelques jours, tu vas repartir pour Miami.
Meredith : Dans un premier temps, j'ai des jours de congé à prendre, et là, Marine est en vacances scolaires pour deux semaines. Ensuite on pourrait voir et s'organiser.
Derek : J'ai du mal à réaliser que c'est ma fille, et çà n'a pas dû être facile pour toi durant toutes ces années.
Meredith : Mais j'y suis arrivée, et maintenant j'ai mes priorités ; Marine passe avant tout le reste.
Derek : Tu sais, j'ai été impressionné par ta méthode, et par ta réussite professionnelle. J'ai été étonné que tu aies fait ta spécialisation en neuro.
Meredith (en souriant) : Quand j'étais en première année d'internat, j'ai bénéficié de l'enseignement d'un des meilleurs neurochirurgiens du pays, et il m'a transmis son amour pour cette spécialité.
Derek (souriant aussi): Alors, j'ai été un bon enseignant !
(relecture : jr)
Ils continuèrent de discuter un bon moment, il commençait à se faire tard, Derek venait de partir. Meredith se sentit beaucoup plus légère : ils avaient réussi à passer la soirée sans crier, sans se disputer.
Il allait falloir qu'elle trouve une solution pour que Marine puisse voir son père régulièrement. Elle irait voir Richard pour essayer d'avoir un poste au SGH., même en tant que simple titulaire, Marine étant sa priorité. Elle était prête à revenir à Seattle à plein temps. Elle voulait profiter de ces deux semaines de vacances avec Marine, pour lui faire connaître la ville et surtout lui faire découvrir les ferries.
Derek venait d'arriver à la caravane, il s'allongea sur son lit, et se remémora toute la soirée ; il était fou de joie d'avoir fait la connaissance de sa fille. Et Meredith, il la trouvait tellement sereine, elle avait beaucoup changé, cela devait sûrement être dû à sa maternité, elle était devenue une personne responsable, stable.
Elle était toujours aussi belle, même plus encore que six ans plus tôt. Elle lui avait fait le plus beau cadeau qu'il pouvait espérer, sa fille. Mais s'il arrivait de nouveau à être vraiment avec Meredith, il en serait fou de joie. Il décida de tout faire pendant ces deux semaines pour passer le plus de temps possible avec Marine, et essayer de reconquérir Meredith, mais il doutait d'y arriver : elle avait vraiment l'air d'avoir tourné la page sur leur histoire.
L'intervention venait de commencer ; depuis la galerie, Mark et Cristina observaient leurs amis.
Mark : Quand on les voit, on a du mal à croire que ça fait longtemps qu'ils n'ont pas opéré ensemble. Tu as vu ?
Cristina : Ils n'ont rien perdu de leur complicité au bloc, c'est une vraie osmose.
Mark : En tous cas, ça fait du bien de revoir Derek souriant et surtout de bonne humeur. Je pense que ça va être plus dur encore pour lui , quand elle va repartir à Miami.
Cristina : Meredith m'a dit ce matin qu'elle allait rester à Seattle jusqu'à la fin des vacances scolaires de Marine. Si j'ai bien compris, à peu prés deux semaines, pour que sa fille puisse passer du temps avec Derek.
Mark : Meredith a beaucoup changé, elle n'a plus grand chose à voir avec celle qu'on connaissait.
Cristina : Elle a mûri, mais je pense qu'elle doit se sentir seule. A Miami, elle ne vit que pour sa fille et le boulot.
Mark : Ne me dis pas que Meredith Grey a renoncé aux hommes !
Cristina : D'après ce qu'elle m'a dit, elle n'a eu personne depuis leur séparation.
Mark : Est-ce qu'elle t'a parlé de redonner une chance à Derek ?
Cristina : A ce jour, je ne sais pas. Mais en tout cas, elle ne voulait pas aborder ce sujet quand on est allés la voir avec Izzie. Elle nous a bien fait comprendre qu'elle avait tourné la page, mais je pense qu'elle se ment à elle-même. Il suffit de voir la façon dont elle le regarde.
Mark: Et lui, tu as vu, il a les yeux qui brillent quand il pose son regard sur Meredith.
Cristina : J'espère qu'ils arriveront à se retrouver tous les deux.
L'opération s'était très bien déroulée, Derek et Meredith étaient en train de se laver les mains.
Derek : Tu te rends compte que pour une fois, c'est moi qui t'ai assisté !
Meredith releva la tête, le regarda : Oui, c'est le monde à l'envers, sur ce coup- là, c'est toi l'élève !
Ils se mirent à rire, sans que Meredith s'en rende compte, d'instinct elle se rapprocha de Derek, d'un coup ce fut le silence ; ils s'étaient perdus l'un dans le regard de l'autre, leur visage se rapprochait petit à petit. Leurs lèvres n'étaient qu'à quelques millimètres , leurs souffles se mélangeaient.
Meredith se recula brusquement, en réalisant qu'elle avait failli l'embrasser ; elle ne savait plus où elle en était.
Meredith (embarrassée): Je vais aller voir Mr et Mme Adams pour leur donner des nouvelles de Lola.
Meredith ne laissa pas le temps à Derek de dire quoi que ce soit, et partit
.
Derek venait de passer la porte , et vit Marc qui l'attendait.
Mark : Tu en fais une de ces têtes, pourtant au bloc, ça avait l'air d'aller ?
Derek : Oui, et même très bien , tu sais c'était... - comment pourrais-je t'expliquer ? -Le fait d'opérer avec elle, au moment où on a fait les injections en même temps, au même rythme, j'avais l'impression que nous ne faisions qu'un. C'était un de ces instant magiques, c'était fabuleux! Je ne trouve pas de mots suffisamment forts pour exprimer ce que j'ai ressenti.
Mark : Je vois ça, alors pourquoi fais-tu cette tête ?
Derek : Disons qu'on a failli s'embrasser, et qu'au dernier moment, elle s'est reculée, elle a prétexté devoir parler aux parents de la patiente, pour s'enfuir.
Mark : Quand je pense que j'ai dit à Cristina qu'elle avait changé, je crois que je me suis bien planté !
Derek : Non je t'assure, elle a beaucoup changé, mais elle a simplement dû tourner la page, depuis le temps, et passer à autre chose.
Mark : Mais en tout cas, son "autre chose", ce ne sont pas les hommes : elle n'a eu personne depuis votre séparation.
Derek : Comment sais-tu ça, toi ?
Mark : Quand vous étiez au bloc, on vous a regardés, avec Cristina, et forcément, on a parlé de vous. Cristina et Izzie sont passées l'autre soir voir Meredith, et elles ont pas mal discuté.
Derek : Et ?
Marc : C'était le jour de son arrivée, et elle a vivement réagi quand Stevens a voulu parler de toi, et c'est Meredith qui leur a dit qu'elle n'avait eu personne depuis votre rupture.
Derek : Si tu le dis !
Mark : Allez, ne te laisse pas abattre. J'ai encore une question à te poser.
Derek : Laquelle ?
Mark : Qui a commencé à se rapprocher quand vous avez failli vous embrasser ?
Derek (se remémorant la scène) : C'est elle, pourquoi ?
Mark : A mon avis, rien n'est perdu, il lui faut seulement du temps. Là, ça va peut- être un peu trop vite pour elle.
Derek (sceptique) : Je verrai bien.
Meredith venait d'informer les parents de Lola que l'intervention s'était bien passée. Elle se dirigea vers une salle de garde pour s'isoler, et repenser à ce qui avait failli se produire avec Derek. C'est à ce moment -là qu'elle croisa Cristina.
Cristina : Ton intervention avec Shepherd, c'était vraiment un régal pour les yeux.
Meredith : Si tu le dis !
Cristina : Qu'est - ce qui t'arrive ?
Meredith : Non, rien, laisse tomber.
Cristina : Qu'est -ce que tu as bien pu faire, encore ?
Meredith (soupirant) : Ok... disons plutôt ce que j'ai failli faire !
Cristina : Je t'écoute.
Meredith : J'ai failli embrasser Derek.
Cristina : Ok, et ?
Meredith : Et... rien du tout, puisque je me suis reculée juste à temps. Et je suis partie en lui disant que je devais voir les parents de Lola.
Cristina : Bon, je résume : tu es revenue il y a peine trois jours, il est venu dîner chez toi hier, et aujourd'hui tu as failli l'embrasser ?
(relecture: jr)
Meredith : Oui, mais n'oublie pas que s'il est venu hier soir, c'était surtout pour voir Marine.
Cristina : Qu'est - ce que tu comptes faire maintenant ?
Meredith : Je te l'ai dit, je vais passer deux semaine ici, et j'aviserai après, selon ce qu'en pensera Marine.
Cristina : D'accord !! Mais je parle de Derek.
Meredith : Je ne sais pas encore, une chose est sûre : il va falloir que j'aie une discussion avec lui.
Cristina : Vu l'heure qu'il est , il doit sûrement être en train de prendre un café à la cafeteria.
Meredith : Bon, alors je vais essayer de le voir et mettre les chose à plat.
Cristina : Bon courage !
Meredith : ça va aller, ne t'inquiète pas.
Derek n'était pas à la cafétéria ; au moment où Meredith allait remonter dans l'ascenseur, elle l'aperçut : il était dehors, assis seul sur un banc, il avait ce regard si triste, à le voir ainsi elle sentit son cœur se serrer dans sa poitrine et sa gorge se nouer au fur et à mesure qu'elle s'approchait. Elle s'installa juste à coté de lui.
Meredith : Derek, je suis vraiment désolée pour ce qui s'est passé tout à l'heure.
Derek : Tu es désolée d'avoir fui, ou d'avoir failli m'embrasser ?
Meredith : Pour être honnête avec toi, je n'aurais pas dû fuir, mais j'ai paniqué, ça ne m'état pas arrivé depuis très longtemps ! Et nous deux, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
Derek : Si tu le dis...
Meredith : Ecoute, je ne suis plus seule, je ne veux pas que Marine en souffre. A chaque fois qu'on s'est retrouvés, ça a mal fini.
Derek : Tu as sûrement raison, et je ne veux pas que ce soit Marine qui en fasse les frais.
Meredith : Donc ... on est d'accord ?
Derek : Oui... dis, que fais- tu à l'heure du déjeuner ?
Meredith : Je comptais emmener Marine manger un sandwich sur le ferry, si tu veux tu peux te joindre à nous ?
Derek : Avec plaisir ! On se donne rendez-vous à midi, dans le hall.
Meredith : Ok, on sera à l'heure.
Meredith se releva, et rentra dans l'hôpital, laissant Derek seul.
Derek était déçu, mais savait qu'il devrait s'accrocher, s'il voulait la récupérer. Il voulait profiter au maximum de tous les moments qu'il pourrait passer avec Meredith et leur fille.
Il savait que le temps serait son allié, du moins il l'espérerait.
Meredith venait de sortir des vestiaires, elle attendait l'ascenseur, quand une infirmière se mit a coté d'elle : c'était Rose. Meredith la reconnut aussitôt.
Rose : Bonjour, Dr Grey !
Meredith : Rose...
C'est dans un silence des plus glaciaux qu'elles entrèrent dans l'ascenseur.
Rose (très mal à l'aise) : Félicitations pour votre publication, Docteur.
Meredith : Merci.
Rose : Vous êtes seulement de passage , ou vous faites votre retour parmi nous ?
Meredith : Vous êtes bien curieuse, et vous n'aurez pas de réponse à votre question.
Rose : Je ne voulais pas vous offenser !
Meredith : Ben voyons, bien sûr que non !
Rose : Est -ce que vous allez encore... le faire souffrir ?
L'ascenseur s'ouvrit sur Derek, qui y entra en ignorant complètement Rose, il fit un grand sourire à Meredith.
Derek : Tu es prête ?
Meredith : Oui ! J'allais récupérer Marine, pour te rejoindre.
Derek : ça te dérange si je t'accompagne pour venir la chercher ?
Meredith : Bien sûr que non !
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent de nouveau pour que les deux chirurgiens puissent se rendre ensemble à la garderie.
Une fois sur place, lorsque Marine eût vu que Derek accompagnait sa mère elle devint folle de joie et sauta dans leurs bras.
Marine : Dis, maman, on va manger avec papa ?
Meredith : Oui ma puce !
Marine se plaça entre ses parents, leur donna la main à tous les deux, c'est ainsi qu'ils sortirent de l'hôpital, sous les regards étonnés du personnel.
(relecture jr)
Ils étaient en train de manger sur le ferry :
Meredith : Alors, ma puce, ça te plait ?
Marine : Mais j'adore cet endroit, c'est super beau !
Meredith : Je suis contente que ça te plaise !
Marine : Papa, est - ce que je peux te poser une question ?
Derek : Je t' écoute !
Marine : Tu vas me trouver curieuse, mais elle est comment, ta maison ?
Derek : En fait, je crois que tu vas être étonnée quand tu verras où j'habite !
Meredith : Ne me dis pas que tu vis toujours dans la caravane ?
Marine : Tu vis dans une caravane ?
Derek : Oui, pourquoi ?
Meredith : Je pensais que, depuis le temps, tu aurais fais construire la maison de tes rêves.
Derek : Non, je n'en ai plus eu envie ; et puis à quoi me servirait une grande maison pour moi tout seul ?
Marine : Eh bien, peut- être que si tu avais une maison, je pourrais venir dormir chez toi de temps en temps ?
Derek : Voilà une bonne raison !
Marine : Et j'en ai une deuxième : tu n'es plus seul maintenant, je suis là !
Derek embrassa sa fille sur le front, l'heure était vite passée, ils venaient de déposer Marine à la garderie.
Meredith : Tu sais, elle a raison quand elle dit que tu n'es plus seul.
Derek : Je sais, j'aimerais beaucoup qu'elle vienne voir le terrain.
Meredith : Tu finis à quelle heure ?
Derek : Dans deux heures au plus tard, pourquoi ?
Meredith : J'ai pas mal de chose à régler aujourd'hui, tu pourrais l'emmener à la caravane ?
Derek : Tu es sûre ?
Meredith : Ecoute, d'abord ça vous ferait du bien de vous retrouver seuls tous les deux, et ensuite, oui, j'en suis sûre ! Tu n'auras qu'à la ramener chez moi pour le dîner.
Derek : Pas de problème, vous allez faire quoi pendant ces quinze jours de vacances ?
Meredith : Je pensais l'emmener visiter les environs, faire du shopping, et faire en sorte que Marine et toi passiez le plus de temps possible ensemble. Et pourquoi pas prendre aussi un peu de temps pour moi, je ne l'ai pas fait depuis très longtemps.
Derek : C'est un bon programme ! Bon, je te laisse, je vais faire mes visites, pour pouvoir aller chercher ma fille !
Meredith : Ok, si je ne te revois pas, passe un bon après-midi, et à ce soir !
Derek : Merci , toi aussi !
Meredith avais pris rendez-vous avec Richard, pour voir avec lui s'il avait un poste de titulaire de libre . Il lui avait promis de faire le nécessaire. Plus elle voyait Marine avec son père, plus elle réalisait qu'il était essentiel à l'équilibre de sa fille. Elle avait fait ce qu'il fallait à Miami pour qu'ils recrutent un nouveau chef de service pour la remplacer.
Sa décision était prise, elle savait que Marine serait folle de joie quand elle lui annoncerait la nouvelle.
Marine fut plus qu'heureuse de pouvoir s'échapper de la garderie plus tôt que prévu, surtout en compagnie de son père.
Derek et Marine venaient d'arriver à la caravane.
Marine : Mais en plus, tu vis à coté d'un lac ! C'est génial, j'adore cet endroit !
Derek : Je suis content que tu l'aimes.
Marine : Quand tu es ici, qu'est - ce que tu fais?
Derek : Eh bien... je regarde un peu la télé, et je pêche.
Marine : Dis, tu pourras me montrer comment on pêche ?
Derek : Bien sûr, quand tu voudras !
Marine : Et pourquoi pas maintenant ?
Derek : Si tu veux !
C'est ainsi que Derek initia sa fille à la pêche, une bonne partie de l'après midi. Ils étaient en train de ranger le matériel de pêche.
Marine : Est- ce que tu en veux à Maman pour ne pas t'avoir dit, pour moi ?
Derek : Non... je ne lui en veux plus !
(relecture: JR)
Marine : Donc, tu lui en as voulu ?
Derek : Au début oui, mais après avoir discuté avec ta mère, j'ai compris pourquoi elle avait fait ça.
Marine : Je peux te poser une autre question ?
Derek : Je sens que je vais avoir droit à un véritable interrogatoire ! Vas-y, pose !
Marine : Est- ce que tu as une petite amie ?
Derek : Non.
Marine : Est-ce que tu aimes toujours ma mère ?
Derek : Tu sais, avec ta mère, c'était il y a longtemps maintenant...et...
Marine : Je ne le dirai pas à maman ! Si tu veux, ce sera notre secret.
Derek : Je tiens toujours à ta mère, mais ne va pas t'imaginer qu'on va se remettre ensemble un jour. Je ne dis pas ça pour te faire de la peine, mais ça fait à peu près six ans que l'on ne s'était pas vus. Tu sais, ta mère a beaucoup changé depuis qu'elle est partie. Et je ne pense pas qu'elle imagine rester vivre ici.
Marine : Je n'ai jamais vu maman avec un homme, à part ses collègues de l'hôpital. Je pense que maman doit se sentir seule. Tu sais, je vois bien, le soir, son air triste quand elle part dans ses pensées. Elle change d'expression dès qu'elle me voit !
Derek prit sa fille dans ses bras : Je vais devoir te raccompagner chez ta mère, elle m'avait demandé de te ramener pour le dîner, et il va être l'heure.
Marine : D'accord ! Mais dis rien à maman pour ce que je t'ai raconté, promis ?
Derek : Promis ! allez, on y va.
Derek et Marine venaient d'arriver chez Meredith :
Marine : Maman, tu es où ?
Meredith sortait de la cuisine à ce moment -là.
Meredith : Je suis là, vous avez passé un bon après midi ?
Marine (surexcitée) : Il est super grand le terrain de papa, en plus, il y a un lac juste à coté ! Et puis, il m'a appris à pêcher, c'était génial!
Meredith : Tu lui as appris à pêcher ?
Derek : Oui ! et elle est douée !
Meredith : Marine, tu vas aller te laver les mains avant de passer à table.
Marine : Oui maman! Dis, est- ce que papa peut manger avec nous ?
Meredith : Tu vas te laver les mains !
Marine : D'accord !
Marine monta à la salle de bain. Meredith se tourna vers Derek.
Meredith : Si tu veux, tu peux rester manger avec nous.
Derek : Je ne voudrais pas m'imposer, tu as peut - être envie d' un peu de solitude avec Marine.
Meredith : Ne t'inquiète pas pour ça, je vais avoir du temps à passer avec elle pendant les deux prochaines semaines. C'est surtout qu'il faut qu'on parle de certaines choses, sans que Marine écoute.
Derek (légèrement inquiet) : Si tu veux! C'est d'accord je reste pour le dîner.
Marine (venant juste de revenir) : C'est super ! alors je vais pouvoir profiter d'avoir mon père et ma mère toute la soirée. (Elle s'approcha de sa mère, et lui fit un bisou sur la joue) : tu sais que je t'aime maman, tu es la meilleure maman du monde.
Meredith : Marine tu es gentille mais là, tu en fais un peu trop! Viens m'aider à mettre la table, le repas est prêt.
Marine : Oui maman !
Derek : Je peux faire quelque - chose pour vous aider ?
Meredith : Oui, peux- tu aller à la cave chercher une bouteille de vin ?
Derek : Ok, j'y vais !
Ils étaient tous les trois à table.
Marine : C'est très bon, maman !
Meredith : Merci , ma puce !
Derek : Je n'en reviens pas, tu as vraiment fait d'énormes progrès en cuisine!
Marine : Maman cuisinait aussi mal que ça, avant ?
Meredith et Derek se regardèrent et éclatèrent de rire.
Marine : Qu'est - ce que j'ai dit de drôle ?
(relecture: jr)
Derek : En fait, je me souviens : une fois, elle avait voulu faire le petit déjeuner pour remonter le moral de Lexie, et c'était immangeable ! Lexie en avait fait une crise d'urticaire!
Meredith : L'important, c'est que maintenant, je me débrouille.
Marine : Lexie, c'est ta sœur du coté de ton père, c'est bien ça ?
Meredith : Oui, je vais organiser quelque - chose avec elle, pour que tu la rencontres.
Marine : Si tu étais aussi catastrophique en cuisine, comment faisais - tu pour manger ?
Meredith : C'est Izzie qui s'occupait des repas.
Derek : Et quand on allait à la caravane, c'était moi le cuisinier !
Meredith : Ton père est le meilleur pour préparer le poisson, ( elle éclata de rire) , il excelle dans la préparation de la truite.
Derek (entre deux éclats de rire ): Avoue quand même que tu l'aimais bien, ma truite maison.
Meredith : j'avoue!
Une fois Marine couchée, ils s'étaient installés dans le salon :
Derek : Alors de quoi voulais - tu me parler ?
Meredith : Voilà, j'ai trouvé une solution pour que tu puisses vraiment faire partie de la vie de Marine.
Derek : Je t'écoute.
Meredith : Cet après- midi, j'avais rendez-vous avec Richard pour qu'il me trouve un poste de titulaire, donc je vais pouvoir rester à Seattle, je n'ai plus qu'à trouver une école pour Marine, et une nourrice à domicile.
Derek : Tu abandonnes ton poste de chef de service à Miami ? Mais...
Meredith : Il n'y a pas de mais ! De toutes façons, Richard m'a bien dit que, lorsqu'il prendra sa retraite, ce sera toi le nouveau chef de chirurgie, et moi, je te succéderai à ton poste de chef. Marine est ma seule priorité, donc voilà.
Derek : Donc , je n'ai plus qu'a faire construire ma maison !
Meredith : Si tu veux Marine chez toi régulièrement, il vaut mieux qu'elle y ait sa chambre. Et ne lui dis rien pour le moment , je lui en parlerai demain.
Derek : Tu ne lui as pas déjà dit ?
Meredith : Non, mais je suis sûre qu'elle en sera ravie! Toi, par contre, ça n'a pas l'air de te faire plaisir ?
Derek : Bien sûr que je suis content que vous restiez! Ce doit être l'effet de surprise, je ne m'attendais pas à ça.
Meredith : Tu t'attendais à quoi ?
Derek : Je ne sais pas trop, mais pas à ça. Je n'en reviens pas!
Meredith : De quoi ?
Derek : Ne le prends pas mal, mais là, tout va si vite, ton retour, Marine, et voici que tu m'apprends que je vais pouvoir être près de ma fille, et participer à sa vie, c'est ...merci !
Meredith : Tu n'as pas à me remercier, tu es son père c'est normal, et comme je te l'ai dit, j'ai été égoïste, je l'ai gardée pour moi seule pendant cinq ans.
Derek : Avec du recul, je comprends, et je ne t'ai pas vraiment laissé le choix, je ne t'en veux plus, l'important c'est que maintenant vous êtes là, et que vous restez!
Meredith : Veux tu boire quelque - chose ?
Derek : Je veux bien un café.
Derek la regarda partir vers la cuisine en se disant que, si cela ne tenait qu'a lui, il irait la rejoindre, l'attirerait vers lui, en l'embrassant passionnément, pour lui montrer l'ampleur de son désir encore plus fort aujourd'hui que six ans plus tôt ; il fut tiré de ses pensées par la tasse de café que Meredith lui tendait.
Meredith : A part la pêche, vous avez fait quoi de beau ?
Derek : On a discuté.
Meredith : J'espère qu'elle ne t'a pas trop ennuyé avec ses questions !
Derek : Non, ne t'inquiète pas.
Meredith : Si jamais elle dépassait les bornes, il faudrait que tu la remettes en place, sinon elle va exagérer.
Derek : Si jamais ça arrivait, je le ferais ; mais tout s'est bien passé.
Il se remémora la conversation qu'ils avaient promis de ne pas répéter à Meredith.
Après avoir discuté un bon moment, Derek reprit le chemin de la caravane. Maintenant, il en était sûr, le temps serait vraiment son allié ; il était encore fou amoureux de la jeune femme, mais toute la question était de connaître les vrais sentiments de Meredith.
Il savait, grâce à sa fille, qu'elle se sentait seule : il se mit réellement à espérer de nouveau pouvoir se réveiller chaque matin dans ses bras.
Meredith avait observé Derek depuis le perron, pendant qu'il rejoignait sa voiture ; elle le trouvait encore plus séduisant qu'il y avait six ans ; il lui avait tellement manqué pendant toute ces années, elle le désirait toujours, c'était comme si une bactérie la rongeait de l'intérieur.
Elle l'aimait encore, elle aurait tout donné pour être avec lui ; mais à cette pensée, elle se remémora leur histoire. Elle se dit qu'il ne fallait vraiment pas que ça arrive, parce que Marine risquerait d'en souffrir beaucoup , et ça, il n'en était pas question. Mais combien de temps pourrait- elle lutter contre elle-même ? Elle ne le savait vraiment pas.
Le lendemain matin pendant le petit déjeuner :
Meredith : Il y a quelque chose qu'il faut que je te dise.
Marine (toute joyeuse) : Je t'écoute.
Meredith : On ne va pas rentrer à Miami : j'ai vu avec le chef pour avoir un poste de titulaire au SGH, j'ai fait le nécessaire pour que notre propriétaire nous fasse parvenir toutes nos affaires ; j'en ai déjà parlé hier soir à ton père.
Marine (surexcitée par la nouvelle) : ça veut dire que je vous verrai tous les deux !!
Meredith : Oui, tu pourras aller chez ton père, et revenir ici.
Marine (un peu déçue) : Super...
Elle aurait voulu que ce soit chez son père ET chez sa maman. Mais apparemment, ses parents ne voyaient pas les choses comme elle, il allait falloir qu'elle s'en mêle.
Cela faisait déjà quatre mois que Meredith et Marine étaient installés à Seattle, Derek voyait souvent sa fille et travaillait avec Meredith. Ils avaient retrouvé leur complicité, ils étaient des parents exemplaires pour leur fille, mais ça s'arrêtait là. Plus le temps passait, plus il se disait qu'elle le considérait seulement comme le père de sa fille.
Meredith luttait constamment contre son envie de lui sauter dessus : plus le temps passait, plus elle se rendait compte que, quoi qu'elle fasse, ou qu'elle dise, il était l'unique amour de sa vie. Chaque jour, elle regrettait l'époque où elle se réveillait dans ses bras. Mais la peur d'un nouvel échec la terrorisait.
Meredith et Derek passaient toutes leurs pauses communes ensemble ; il était en train de déjeuner.
Derek : Les travaux de ma maison vont commencer lundi prochain.
Meredith : Tu te rends compte que dans quelque mois tu auras un vrai toit au - dessus de la tête ?
Derek : La caravane va me manquer !
Meredith : Pourquoi, tu ne vas pas la garder ?
Derek souriant : Si ! Mais tu sais, j'ai plein de beaux souvenirs qui s'y rattachent !
(relecture : jr)
Meredith (se souvenant des nombreuses nuits qu'elle avait passé là- bas) : Tu as raison, mais tu ne vas quand même pas dormir dans la caravane pendant la durée des travaux ?
Derek : Bien sûr que si! Pourquoi pas ?
Meredith : ça va être trop bruyant, tu ne pourras jamais te reposer.
Derek : Au pire, allez, j'irai à l'hôtel.
Meredith : Si tu fais ça, Marine va m'étriper! Si tu veux, il reste l'ancienne chambre de George, elle ne sert à rien pour le moment.
Derek : Je ne sais pas, je ne voudrais pas que Marine se fasse des idées.
Meredith : On lui expliquera que c'est en dépannage, le temps des travaux, et de toutes façons, elle n'acceptera pas que tu restes à l'hôtel pendant ce temps, et moi non plus.
Derek : Alors je te dis oui, et puisqu'on parle de Marine, c'est bientôt son anniversaire.
Meredith : Oui, justement, je voulais te dire : si tu es d'accord, je comptais organiser un barbecue avec quelques amis.
Derek : C'est une bonne idée.
Meredith : Tu n'as qu'à ramener tes affaires vendredi, je suis de garde, tu pourras passer le week-end avec la puce.
Derek : C'est encore une excellente idée!
Dans l'après - midi, Derek s'était retrouvé dans l'ascenseur, avec Mark.
Mark : Quoi de neuf ?
Derek : La construction de ma maison commence lundi.
Mark : Tu ne vas tout de même pas rester à la caravane pendant la durée des travaux ?
Derek : Non, Meredith m'a proposé l'ancienne chambre de George.
Mark : Et ?
Derek : Et rien du tout ! Je vais pouvoir ramener mes affaires ce week-end, ainsi je pourrai rester avec Marine pendant que Meredith sera de garde.
Mark : Tu comptes passer à l'action quand ?
Derek : A l'action ?
Mark : Ben oui, quand comptes- tu la reconquérir ?
Derek : Mark ! Ce n'est pas à l'ordre du jour.
Mark : Alors là, je ne te comprends pas.
Derek : Qu'est - ce que tu ne comprends pas ?
Mark : Elle n'était pas là, tu ne faisais qu'espérer son retour, maintenant qu'elle est revenue, qu'elle s'est installée ici, tu ne tentes rien, mais tu la dévores du regard !
Derek : Elle m'a clairement dit qu'il n'y aurait plus de nous , sinon en tant que parents de Marine.
Mark : Vous êtes vraiment les deux personnes les plus stupides que je connaisse !
Derek (ironique): Merci, ça me fait plaisir de l'apprendre!
Mark : Derek !!! Elle est toujours raide dingue de toi, il suffit de vous regarder pour le savoir. Vous vous dévorez des yeux tous les deux, je ne sais pas ce qui me retient de vous mettre un bon coup pied au fesses à chacun ! C'est à se demander si vous n'êtes pas aveugles.
Derek : Mark, ça suffit! Tu ne parles de ça à personne, surtout pas à Meredith je n'ai pas envie que tu mettes le foutoir dans ma vie ; si un jour, elle et moi, ça doit se refaire, ça se refera sans que tu t'en mêles, c'est clair ?
Mark : C'est clair !
Derek sortit énervé de l'ascenseur, et alla s'enfermer dans son bureau.
Pendant ce temps, Meredith prenait son café avec Cristina.
Meredith : J'ai proposé à Derek de prendre l'ancienne chambre de George, le temps de la construction de sa maison.
Cristina : Et tu vas me faire croire que c'est juste pour lui rendre service ?
Meredith : Ne va pas t'imaginer que...
Cristina : Que tu vas sauvagement lui sauter dessus ?
Meredith : Cristina !
Cristina : Ben quoi, qu'est - ce que j'ai encore dit ? Bon, blague à part, Marine va être aux anges. Elle vous aura tous les deux sous le même toit.
Meredith : Il faut surtout qu'elle comprenne que c'est du dépannage, et que ça ne sera pas permanent. Bon , je te laisse, j'ai une intervention dans un quart d'heure avec mon chef.
Cristina : Ok, à plus tard !
(relecture: jr)
Derek vivait chez Meredith depuis maintenant deux semaines, ; ce matin-là, Derek préparait le petit déjeuner, Marine, et enfin Meredith arrivèrent dans la cuisine.
Marine : Hum, ça sent bon !
Meredith : Tu as raison, ma puce, et c'est très agréable de se faire servir...
Derek : Il faut bien que je me rende utile !
Marine : Maman, papa j'ai quelque - chose à vous demander.
Meredith : On t'écoute !
Marine : Est - ce que je peux aller dormir chez Lucy, vendredi prochain ?
Derek : Moi je n'y vois pas d'inconvénient, et toi ?
Meredith : Moi non plus, mais je veux avoir le numéro de téléphone de sa mère pour l'appeler et voir les détails avec elle.
Le vendredi était vite arrivé, Meredith venait de déposer Marine chez sa copine, elle ne reviendrait que le dimanche matin ; même si elle appréhendait de se retrouver seule avec Derek, Meredith était heureuse de passer du temps avec lui. Sa présence la rassurait, de toutes façons, ils étaient deux adultes, ils devaient être capable de rester seuls dans la maison sans se sauter dessus. Elle était sûre que Derek avait dépassé ce stade. Après tout, ils allaient être sans Marine pendant deux nuits, plus le samedi toute la journée.
Derek était lui aussi ravi de se retrouver en tète à tète avec Meredith ; il se demandait si, toutefois, Marine ne l'avait pas fait exprès. Plus le temps passait, et mieux il la connaissait. Quand elle savait ce qu'elle voulait, elle faisait tout pour l'avoir. Depuis le début elle rêvait de remettre ses parents ensemble.
Meredith venait juste de revenir à la maison.
Meredith : Quand je pense qu'elle a réussi à nous convaincre de la laisser dormir chez sa copine deux nuits , au lieu d'une !
Derek : Tu sais qu'elle est très douée pour ça !
Meredith : Oui j'ai remarqué, ! Je pense qu'elle tient ça de toi...
Derek : Comment ça ?
Meredith : Je me rappelle qu'à une époque tu arrivais à me convaincre de faire pas mal de choses !
Derek : Comme quoi ?
Meredith : Tu te rappelles le jour de notre rupture, à cause du baiser que tu avais échangé avec Rose ?
Derek (méfiant) : Oui.
Meredith : Juste avant que j'apprenne pour Rose, j'avais décidé d'emménager avec toi, et de construire cette maison.
Derek : Je sais : je m'en souviens comme si c'était hier.
Meredith : Moi aussi.
Derek : Bon... si on changeait de sujet ? Tu as prévu quelque -chose pour ce soir ?
Meredith (souriant légèrement) : Non, pourquoi ?
Derek : ça fait combien de temps que tu n'as pas mis les pied chez Joe ?
Meredith : Je n'y suis même pas allée depuis mon retour en ville.
Derek : ça te dit de sortir boire un verre ?
Meredith : C'est une bonne idée, mais je te préviens, je n'abuserai pas de la tequila !
Une vingtaine de minutes plus tard, ils arrivèrent chez Joe.
Joe : Meredith !!!! tu viens enfin me voir ?
Meredith : Je suis contente de te revoir aussi.
Joe : Quand j'ai su que tu étais de retour, je me suis dit que tu allais passer me voir, et toi, (Joe fit mine de bouder) tu n'es même pas passée !
Meredith : Je suis vraiment désolée, mais entre le boulot et ma fille...
Derek : En fait, « notre » fille...
Joe : Là, il va falloir m'expliquer, je n 'ai pas tout suivi ! Je vous sers un scotch pur malt et une tequila sans glace et vous me racontez !
Derek: Ok !
Meredith: ça marche !
Derek et Meredith firent à Joe un résumé de la situation ; plus la soirée passait, plus les verres se suivaient.
Meredith (légèrement éméchée) : Derek il se fait tard , on ferait mieux de rentrer.
Derek dans le même état : Tu as raison, on y va !
(relu par JR)