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Série : Grey's Anatomy
Création : 26.06.2009 à 12h13
Auteur : maluzo83
Statut : Terminée
« Nouvelle fiction totalement dépaysante... J'écris toujours seule. » maluzo83
Cette fanfic compte déjà 35 paragraphes
39.
Derek : pourquoi regarde-tu ailleurs que dans ma direction ?
Meredith : c’est pas facile à digérer tout ça Derek, ce n’est pas pour ça que je me suis portée volontaire pour l’Irak, je m’attendais à tout sauf à ça !
Derek : dis-toi que c’est mieux que de se faire tirer dessus non ? Nous nous sommes retrouvés par je ne sais quel miracle !
Meredith : justement…
Derek : qu’est-ce que tu veux dire ?
Meredith : ce n’est qu’un pur hasard Derek ! et aussitôt tu m’avoues tes sentiments qui soient disant l’ont toujours été ? Pourquoi maintenant ?
Derek : je comprends Meredith les questions que tu te poses ! pourquoi avoir attendu que le hasard nous réunisse à nouveau, que je sois veuf , tu me croiras si je te dis que mon choix je l’ai regretté dès le moment ou j’ai quitté le sol de Seattle, que j’ai essayé de te prendre de tes nouvelles, même téléphoné une fois , mais tu as quitté Seattle pratiquement en même temps que moi…
Meredith : tu as fais ça ?
Derek : demande à ta mère et à Richard ! ils m’ont poliment envoyé sur les roses, et se sont bien tenus à ce que je ne sache pas où tu étais partie ! j’ai ratissé tous les hôpitaux du pays en quête d’une interne se prénommant Grey ! Mais en vain, j’ai abandonné peut-être trop vite je l’avoue, et puis juste après…
Meredith : qui aurait eu l’idée de me chercher à West-point aussi… et quoi après ?
Derek : c’est un sujet qu’il m’est difficile d’évoquer, mais tu dois savoir…
Meredith : ta tristesse subite, me perturbe un peu Derek !
Derek : peu de temps après, Addison m’annonçait qu’elle était enceinte… alors j’ai renoncé définitivement à toi et j’ai tenté de sauver ce qu’il restait de notre mariage, je me suis dit que fonder une famille allait être salutaire pour nous !
Meredith : et ça l’a été ?
Derek : j’y ai cru un moment, puis après la naissance de Christopher, elle s’est exclusivement concentrée sur lui… !
Meredith : alors tu as un fils…
Derek : j’avais…
Meredith : oh mon dieu !
Derek : elle était partie rendre visite à ses grands parents dans le Minessota, le crash du vol 748…
Meredith : mon dieu…je suis désolée !
Derek : voilà pourquoi je suis ici, je surmonte mon drame à ma façon aussi, même si ça peut te paraitre déplacé, je suis heureux à ce moment, j’ai retrouvé ce que j’avais cru perdu à jamais, et c’est ce qui va me redonner le goût à une vie heureuse !
Meredith : donne-moi du temps Derek, je n’ai pas la même capacité de rebondir et ton optimisme, je suis bien trop perdue là pour prendre une quelconque décision ! et surtout te pardonner…
Derek : je suis là, et je n’ai plus l’intention de m’éloigner de toi, alors quand tu seras prêtes à venir vers moi et là ce sera pour toujours, je serais le plus heureux des hommes !
Meredith : je vais te laisser te reposer, Owen ne devrait pas tarder à arriver, il va avoir besoin de moi !
Derek : je vous rejoindrais rapidement… hey, attends !
Meredith : tu as répondu à toutes mes questions, tu as quelque chose d’autre à rajouter ?
Derek : non, je veux juste tes lèvres !
Meredith : c’est comme ça que tu me laisses du temps ?
Derek : il fallait bien que j’essaye non ?
Meredith : eh bien il faudra que tu réessayes plus tard ! à tout à l’heure Derek !
40.
Je me demande pourquoi je ne suis pas restée près de lui, Cristina est déjà réveillée et au boulot, elle m’épate cette fille, toute la grandeur d’une femme soldat dans ce monde masculin, l’espace d’un seconde, j’envisage de faire demi-tour, mais je ne pourrai pas longtemps résister à ses requêtes qui je l’avoue me brûlent d’envie également.
Il ne faut pas oublier le pourquoi je suis ici, si je commence à être distraite je cours les plus grands dangers, tiens voilà Owen, et vu son empressement et sa détermination à organiser je ne sais quoi encore, je ne m’attends pas à une journée calme et sereine.
Meredith : Capitaine ! Ravie de vous revoir enfin !
Owen : moi de même ! Je veux toute l’équipe en débrief dans 5 minutes !
Meredith : qu’est-ce qu’il se passe ?
Owen : tu le seras bien assez vite ! le temps de confirmer avec Bagdad à la radio et je vous rejoins ! Occupe-toi de réunir tout le monde !
Meredith : Tout le monde est là, sauf le Capitaine Shepherd, je vais le chercher !
Je ne m’étais pas trompée et quelque chose me dit qu’il va falloir décamper au plus vite. Derek a déjà le sourire en me revoyant, il doit certainement croire que j’ai changé d’avis sur sa dernière requête, même si je le voulais, ce n’est pas le moment de batifoler.
Derek : je te manquais déjà ?
Meredith : n’exagère pas ! Owen nous attends dans, maintenant 3 minutes, débrief des plus importantes apparemment !
Derek : je te suis ? tu sais ce qu’il se passe ?
Meredith : non , mais j’ai bien l’impression qu’il va falloir vite décamper !
Derek : nous allons être vite fixés ! Owen ! il faut qu’on bouge ?
Owen : j’en ai bien peur ! 3 troupes dissidentes, s’amusent à bombarder tout ce qui est civil et médical ! et selon les troupes de reconnaissances, ils sont tout proche d’ici !
Derek : t’as pas demandé du renfort ?
Owen : je préfère évacuer, avant qu’ils arrivent il risque d’être trop tard !
Derek : on évacue alors ! les hélicos seront là quand ?
Owen : 20 minutes ! juste assez temps pour préparer nos patients et ramasser nos affaires !
Meredith : je vais prévenir les autres !
Owen : très bien, autant gagner du temps, vous prenez le strict nécessaire, nous seront en stand-bye à l’hôpital de Bagdad pour le moment avant d’être réaffecté ou qu’on nous renvoie à la maison ?
Meredith : rentrer ?
Derek : c’est fort possible oui ! le temps d’installer un nouveau camp plus sûr et réaffecter une nouvelle équipe !
Meredith : je venais tout juste d’arriver !
Derek : et bien au moins tu repartiras en vie !
Owen : vous croyez que c’est le moment de papoter ? allez on s’active !
Meredith : oui Capitaine, on s’active désolée !
Je ne réalise pas vraiment, les hélicos sont déjà là, les patients commencent à être chargés dans l’hélico, et je suis là au milieu de toute cette agitation, mon barda à mes pieds, perdu et totalement immobile, qu’est-ce qui me terrorise autant ?
Courir un danger en m’éternisant ici, ou rentrer à la maison… parce que je sais à cet instant qu’on ne me laissera pas rentrer seule… je n’ai plus droit à ce répit.
Derek : Meredith ! qu’est-ce que tu fais ? il faut y aller ! Meredith ? bon sang viens donne moi tes affaires et monte dans l’hélico !
Combien de temps je serais restée là immobile s’il ne m’avait pas embarquée presque de force dans l’hélico, bon sang qu’est-ce qu’il m’arrive ? où est passé le soldat tari d’éloges, j’ai honte de moi à cet instant, l’hélico quitte le camp, sa main n’a pas lâché la mienne une seconde, mais il a agi en soldat lui, et moi je me sens ridicule et bien troublée quant à l’avenir notre unité.
41.
Notre arrivée ne passe pas inaperçue, en plein cœur de bagdad, l’hôpital américain est le bâtiment encore debout et le plus moderne de la ville ! au moins nous allons retrouver des salles de soins et des blocs dignes de ce nom pour un temps incertain certes, mais autant en profiter au maximum.
J’ai très vite retrouvé mes esprits, il le fallait, je ne veux plus montrer cette faiblesse, Derek me connait si bien il va s’y faufiler intelligemment et la je ne pourrai plus m’enfuir, mais est-ce que je le veux ? là est la question, celle que je m’efforce de mettre de côté pour l’instant.
Cris : bon sang ça faisait longtemps que je n’avait pas vu un bloc stérile ! et cette odeur ! j’adore l’odeur de cet hôpital !
Meredith : un rien de réjouis toi ! pour le peu de temps que nous allons y rester profite !
Cris : qui te dis qu’ils n’ont pas besoins de renforts d’excellents médecins et chirurgiens ? je le sens bien moi !
Meredith : Owen risque d’être réaffecté ne l’oublie pas…
Cris : tout comme ton Capitaine à toi !
Meredith : c’est bon j’aurai mieux fait de me taire !
Owen : ce sont bien les femmes ça !
Cris : quoi ? c’est professionnel ! sinon nous aurions déjà fait un caprice pour obtenir les meilleures chambres !
Derek : justement puisque le sujet est évoqué… il va falloir se serrer ! seulement 3 chambres de deux places !
Cris : inutile de me demander avec qui je vais !
Meredith : eh bien le reste du partage va être facile !
Derek : c’est ce que je pensais aussi…
Meredith : ah bon ? je doute que nous n’ayons la même répartition ! Cathy je suis désolée mais je ronfle un tout petit peu !
John : effectivement c’est logique !
Derek : me regardez pas tous comme ça ! j’avais pensé à la même chose ! et pour Info Cathy, Le Lieutenant Grey ronfle tout cours… !
Meredith : oui bon ça va ! je vais m’installer rapidement et voir s’ils ont besoin de nous !
Owen : moi je vais appeler le QG et prendre les ordres !
John : Capitaine je vous suis !
Derek : j’ai une question John…
John : je vois déjà de quoi il peut s’agir !
Derek : tu t’entends bien avec Cathy ?
John : m’entendre oui, mais de là à partager une chambre avec elle, il faudrait lui demander !
Derek : eh bien, débrouille- toi pour le faire rapidement !
John : c’est un ordre ?
Derek : non un service que je te demande ! s’il te plait John, je ne sais pas ce qu’il va advenir de notre unité, et je ne veux pas perdre le peu de temps que nous risquons d’avoir en commun !
John : je vais voir ce que je peux faire Capitaine !
Derek : Merci John ! je ne défais pas mon sac alors, si tout se passe comme je l’espère Cathy viendra s’installer ici…
42.
Je ne me suis pas attardée dans ce que peut l’on appeler ma chambre… les salles de garde du SGH sont des 3 étoiles à côté, j’ai vite pris mes repères, l’accueil de nos confrères est plus que chaleureux et notre renfort n’est pas du luxe.
Des patients à traiter avec tous les moyens que le médecine moderne peut nous offrir, ça oui ça m’a vraiment manqué, et je ne suis pas la seule, mise à part Owen qui assure l’avenir de notre unité, nous sommes déjà tous à la tâche, Derek est même sur le point d’entrer au bloc, je l’envie un peu là…
Cris : t’as vu il va au bloc, je suis jalouse tu ne peux pas savoir là !
Meredith : je crois que le bistouri nous manque à tous ! demande à l’assister, il ne refusera pas l’aide d’un talentueux médecin !
Cris : comme si j’avais mes chances, s’il a besoin de quelqu’un il te fera signe ! je me fais déjà une raison !
Meredith : mais, non pourquoi tu dis ça !
Cris : des fois tu planes un peu trop ! tu ne prends rien au moins ?
Meredith : bien sûr que non ! vous vous faites tous des idées reçus ! c’est bien plus compliqué que vous ne le pensez tous !
Cris : c’est toi qui te complique toute seule ton existence !
Derek : je vous dérange pas j’espère mesdemoiselles !
Cris : pas du tout ! prêt pour aller au bloc ?
Derek : plutôt deux fois qu’une ! Meredith tu m’assistes ? c’est une simple craniotomie !
Cris : qu’est ce que je disais !
Meredith : je suis occupée là, prends Cris, elle n’attend que ça !
Derek : comme tu voudras ! Cris j’espère que t’y connais un peu niveau neuro ?
Cris : pffff ! je connais tout, j’excelle partout ! je vais me préparer et vite ! Merci Meredith !
Meredith : mais je t’en prie !
Derek : va te préparer, je te rejoins Cris ! qu’est-ce qu’il se passer Meredith ? je suis surpris que tu ais refuser une chirurgie qui te passionne tant !
Meredith : me passionnait, c’est du passé ça fait un long moment que je n’ai pas touché un cerveau !
Derek : juste le mien il y a quelques jours, et je te dois la vie ! dommage, j’aurai aimé formé à nouveau notre duo de chirurgiens si harmonieux !
Meredith : oui dommage ! ce n’est que partie remise !
Derek : c’est optimiste ça, alors je vais pouvoir rejoindre Cris l’esprit serein !
Meredith : tu n’en as pas besoin, ta phrase fétiche aurait suffi !
Derek : c’est du passé ça… la dernière fois que je l’ai prononcée c’était au Seattle Grace !
Meredith : oh…. Bon je vais m’occuper de mon patient ! à plus tard Derek !
Derek : oui à plus tard c’est certain…
Tiens voilà Owen… et quelque chose me dit que les nouvelles ne vont pas me ravir, mais j’attends quoi au juste ? je ne le sais même pas ! je préfère retarder un peu l’échéance et m’occuper de mon patient, mais il ne trouve ni Cris, ni Derek il se dirige vers moi.
Owen : où sont Shepherd et Cristina ?
Meredith : au bloc !
Owen : quoi ? déjà ?
Meredith : l’urgence n’attend pas ! Alors que dit le Qg ?
Owen : nous en parlerons une fois que nous seront tous ensemble !
Meredith : et je doute que la nouvelle soit bien reçue, c’est ça !
Owen : plus ou moins ! dès qu’ils sont sortis du bloc préviens moi, que tout le monde soit fixé rapidement !
Meredith : pas de problèmes !
43.
Je n’ai vu le temps passer, je n’ai plus de patient traiter, l’heure du déjeuner approche, c’est bien la première fois que j’ai envie de m’assoir à une vraie table et manger peu importe ce que contiendra mon assiette, en attendant que Derek et Cris sortent du bloc, je vais rejoindre Cathy et John, qui eux n’ont pas perdu de temps pour trouver la cafetière.
Meredith : vous mijotez quoi tous les deux ?
John : rien pourquoi tu dis ça ?
Meredith : vous avez arrêté subitement de parler à mon arrivée !
Cathy : on ne parlait pas de toi si ça peut te rassurer ! tu as des nouvelles d’Owen ?
Meredith : oui, il va venir nous en parler une fois que Derek et Cristina seront sortis du bloc !
John : en attendant que nous passions tous à table je t’offre un café sans sable !
Meredith : que c’est gentil merci ! vous êtes bizarres tous les deux !
John : mais non !
Cris : je vois qu’on prend du bon temps, pendant que d’autres sauvent des vies !
Meredith : n’en rajoute pas Cristina, jubile en silence !
Cris : t’avais qu’à y aller au lieu de m’offrir ta place !
Meredith : passons ! Owen veut tous nous voir et c’est urgent ! où est Derek ?
Derek : je suis là ! tu as raté une belle intervention Meredith !
Meredith : peu importe ! Owen veut tous nous voir, maintenant que nous sommes au complet je vais le chercher ! Aucun ne bouge d’ici !
Cris : vlà qu’elle commence à nous donner des ordres !
Derek : John au fait !
John : c’est réglé Capitaine !
Derek : merci je vous revaudrai ça !
Cris : j’ai raté un chapitre ? j
Cathy : non, non ! j’ai faim moi, j’espère que la débrief d’Owen ne va pas s’éterniser !
Owen : je vais être bref Cathy rassure toi !
Derek : alors, tu as eu l’Etat-Major ? On fait quoi, On va où ?
Owen : nous restons tous en Iraq ! Cathy en renfort ici avec 2 médecins et les 3 restants dans le nord du pays à Mosul avec l’unité 10 !
Derek : Merde !
Cris : qui part, qui reste ici ?
Owen : nous parton !
Cris : comment ça ?
Derek : attends un peu, j’ai mon mot à dire non tu crois pas ?
John : et merde moi qui voulait souffler un peu !
Owen : vous étiez nos renforts ! je ne vais pas diviser mon unité non ?
Derek : nous avons été intégrés à la votre nuance ! nous ne sommes plus que 2 ! l’unité 15 n’existe plus !
Owen : tu veux que je fasse quoi que je tir au sort dans un chapeau ?
Derek : tu parles ! tu fais comme ça t’arrange surtout !
Cris : on va se calmer les capitaines ! il serait peut être bien que nous y réfléchissions tous, et pas le ventre vide en passant, et que nous émettions chacun notre souhait, après vous déciderez !
Meredith : c’est ce que j’allais dire ! même si la décision vous appartient !
Derek : voilà des paroles censées !
Owen : allons tous manger alors ! le départ est prévu pour demain matin alors réfléchissez vite ! je dois transmettre au plus vite l’équipe partante pour Mosul !
Y réfléchir…Si c’était aussi simple, j’évite de regarder en sa direction, je sais qu’il me fixe, il ne veut plus s’éloigner de moi, c’est confirmé, qu’est-ce que je dois faire moi maintenant ? je suis sur le départ pour le moment, si j’émets le souhait de rester, je lui ouvrirais toues les portes que j’ai encore envie de maintenir fermées pourquoi ? allez savoir !
Mais j’en ai marre de tout ça ! et si je me concentrais sur ce, pourquoi j’ai signé ! oui, voilà ma décision est prise… j’ai moins faim subitement.
44.
Le déjeuner se déroule dans une ambiance mortuaire, aucun d’entre nous n’oser aborder le sujet, ni même engager la moindre conversation, et le pire dans tout ça c’est que j’ai la désagréable impression que tous essayent de percer ma décision… Je deviens parano là !
Meredith : quel silence de mort ! Cris raconte ta chirurgie !
Cris : rien de très passionnant !
Derek : tout ça parce qu’elle s’est contenté de regarder et de me servir d’infirmière de bloc !
Cris : si j’avais su, je t’aurai forcé à y aller Meredith !
Derek : Owen ! tu croirais pas qu’il serait préférable de garder ici les médecins convalescents ?
Meredith : tu veux dire quoi par là ? tu réfléchis pour moi maintenant ?
Owen : j’y avais pensé aussi !
Meredith : ma jambe va très bien ! et puisque tout le monde décide pour moi ! je vous annonce que j’ai fermement l’intention de partir rejoidre l’unité 10 !
Derek : Meredith non !!!
Owen : eh bien je crois qu’il n’y a plus besoin d’en débattre !
Cris : euh… et nous on ne compte pas ?
Owen : toi tu pars avec moi ! non ?
Derek : je pars également !
John : ça se complique là !
Cathy : on dirait bien !
Meredith : toi tu n’es pas en état contrairement à moi !
Owen : non mais vous vous croyez où là ? on va s’en tenir à ce qui était prévu ! point final !
Derek : hors de question ! je pars avec elle ou elle reste ici !
Cris : trop bon là !
Meredith : tais toi Cristina ! je suivrai les ordres de Mon Capitaine ! je vais préparer mes affaires !
Derek : tu ne les as pas encore déballées ! elles sont donc prêtes ! Owen il faut que nous parlions en privé !
Meredith : non mais de quel droit tu te mêles de ma vie ? je pars rejoindre l’unité 10 point final ! je vais me calmer dans ma chambre ! venez me chercher si vous avez besoin d’un médecin !
John : très remontée là !
Cris : c’est compréhensible ! des deux points de vues ! Owen tu aurais fait pareil non ? Owen ?
Owen : oui bien sûr ! mais vous avez un peu tous trop tendance à oublier que nous sommes des soldats !
Derek : justement ! mets-toi à ma place un peu ! elle est trop préoccupée pour agir en soldat, c’est un danger ambulant pour elle et pour vous !
Cris : euh c’est moi la psy ! mais j’avoue il n’a pas tord !
Owen : oh vous m’énervez avec vos histoires de cœur ! tu veux ma place pour la protéger ! vas-y !
Cris : euh… là c’est moi qui ne suis plus d’accord !
Owen : tu es un roc toi ! tu ne cours aucun danger !
Derek : parfait ! je te laisse le soin de donner l’équipe définitive au QG, moi je vais aller la prévenir !
Cris : là ça va chauffer ! un peu maso Capitaine non ?
Cathy : je sens que je vais voyager de chambre en chambre aujourd’hui moi !
Derek : je garde cette clé ! installe-toi définitivement avec John, Cathy ! et venez me chercher si vous avez besoin de médecin !
Cris : je sens qu’on ne va pas les revoir de si tôt !
45.
J’ai envie d’hurler ! sortir toute ce qui me ronge, me défouler sur la première chose que je pourrais détruire de toutes mes forces ! ou disparaitre, partir loin d’ici, de lui, pourquoi a-t’il fallu qu’il réapparaisse ! bordel l’armée était la meilleure des planques…
j’ai fermé à clé pour rien, Cathy a la sienne, je n’ai envie de voir personne, je veux la paix c’est trop demandé ?
Meredith : Cathy s’il te plait, j’ai besoin d’être seule !
Derek : nous avons besoins d’êtres seuls effectivement !
Meredith : Derek ! tu es bien la seule personne que je ne veux pas voir à cet instant !
Derek : quand va tu enfin affronter tes pires démon et décider enfin de l’avenir que tu mérites !
Meredith : sors !
Derek : c’est fermé à clé ! et les clés sont dans ma poche !
Meredith : tu espères quoi que je vienne les chercher ?
Derek : non je veux que nous parlons tranquillement et sans rien dramatiser !
Meredith : je ne dramatise pas ! j’étouffe !
Derek : tu vas prendre l’air demain te plains pas ! enfin si on veut !
Meredith : ne me dit pas que tu as convaincu Owen de me suivre !
Derek : nous formons un joli duo non ? de soldats je veux dire !
Meredith : j’ai plus envie de discuter là, à quoi bon tu prends des décisions sans te soucier de ce que je pourrai en penser, enfin si tu le sais, mais tu t’en fiches royalement !
Derek : je ne vois pas ça comme ça ! j’ai peur tout simplement !
Meredith : peur ? De ne plus me revoir ! tu t’en es bien sorti durant 3 ans, ça peut continuer non ?
Derek : on retourne au point de départ là ! nos conversations n’ont servi à rien ?
Meredith : je ne sais pas, je sais plus, je suis perdue Derek, et ce n’est pas en t’ayant sur le dos que ça va s’arranger !
Derek : et moi je crois le contraire ! regarde-moi ! tu te forces à résister à ce que tu veux par-dessus tout ! je peux t’y aider à briser ces barrières qui te retiennent !
Meredith : ah oui ? Comment ! tu veux quoi ? noyer ton chagrin en t’envoyant en l’air avec moi ?
Derek : ça je l’ai déjà entendu ! non te faire l’amour serait plus approprié ! tu dis plus rien ?
Meredith : que veux-tu que je réponde à ça ?
Derek : j’attends que tu fasses un pas vers moi, si tu n’as jamais cessé de m’aimer comme je lis et le ressens au plus profond de toi, avance vers moi, tends moi une main, le bonheur, notre bonheur est tout prêt Mer !
Il m’a touché en plein là où il fallait, il est très fort ! et ce regard qui me supplie tant ! comment je peux reculer, fuir, je n’ai plus d’issue, je n’ai qu’un geste à faire, il n’attend que ça, c’est le moment ou jamais…
46.
Je sais que si je vais un pas vers lui, tout va s’accélérer, à commencer par ce qu’il va se passer dans le minutes qui suivront, je ne veux certainement pas brûler étapes, mais comme il le dit si bien, notre bonheur est tout près, serai-je assez stupide de renoncer à ce que j’ai attendu depuis toujours ?
Ma main en a marre de mes réflexions interminables, elle est déjà partie s'unir à la sienne, je pense pouvoir maintenant être capable de maîtriser ce qui en suivra.
Meredith : je suis là Derek, sois patient et compréhensif, et notre bonheur devrait être au rendez-vous !
Derek : tout ce que tu voudras ma Mer ! viens dans mes bras !
Meredith : serre-moi fort, j’ai peur de me réveiller d’un énième rêve !
Derek : enfin !!! Plus jamais je ne te laisserai partir, jamais tu m’entends ?
Meredith : tu n’as pas intérêt Derek parce que cette fois-ci tu ne survivras pas à ma colère !
Derek : alors plus de larmes ! à commencer par celles-ci !
Meredith : embrasse-moi !
Derek : je n’attendais que ça !
Nos lèvres se sont précipitées pour s’unir et ne plus s’en décoller, des sensations indéfinissables se sont emparées de nous, une allégresse signe d’une tendresse retrouvée, nos langues s’entremêlant me faisaient tourner plus que la tête.
Je n’étais pas encore prête à poser mes mains sur ce corps que j’ai tant aimé caressé, désiré, lui par contre il l’était déjà. un frisson me transperça, à sentir sa main déjà caressant ma peau, atteindre ce qu’il aimant tant dévorer, un sein qu’il ne voulait déjà plus lâcher, j’ai envie de lui c’est plus que certain, mais pas maintenant, pas ici, pas si tôt… Je réunis toute la force et ma lucidité pour l’arrêter.
Je me détache de lui, faisant le pas inverse, qu’il comprenne que je ne suis pas encore prête à me donner à lui, pas tant que mes craintes seront définitivement envolées, j’espère qu’il me comprendra.
Meredith : N’allons pas plus loin pour l’instant…j’ai besoin de temps, je me répète je sais, mais j’ai fait un pas vers toi, il va falloir que tu sois patient pour les suivants !
Derek : ne fait pas cette tête, je ne vais pas me fâcher parce que tu ne me laisses pas te faire l’amour, dieu si l’envie me dévore, mais j’attendrais que tu sois prête ! Te serrer dans mes bras et te faire pleins de bisous je vais m’en contenter pour le moment !
Meredith : oui ça tu peux !
Derek : tu sais à peu près combien de temps je vais devoir calmer mes pulsions ? (souriant)
Meredith : tu commences déjà ? ça promet ! Autant ne pas rester seuls enfermés ici alors ! Allons rejoindre les autres !
Derek : déjà ? je suis bien là moi avec la femme de ma vie !
Meredith : on sort et vite !
Derek : (soupirant) je vais obéir aux ordres du lieutenant alors !
Meredith : tu peux lâcher ma main maintenant tu sais..
Derek : pourquoi ? je veux ne veux rien leur cacher, au contraire leur montrer mon bonheur !
Meredith : ton ? ou le notre !
Derek : ne joue pas sur les mots ! il sera notre quand tu m’auras laisser fait trembler ton corps et….
Meredith : tais-toi maintenant ! Nous revoilà ! des patients pour nous !
Cris : ohhhhhh ! mignons tout plein! Vous comptez travailler en siamois ?
Derek : pourquoi pas !
Meredith : y a du boulot ou pas ?
Cris : aucun sens de l’humour ! souris un peu Meredith ! tu as enfin retrouvé ce que tu attendais, profite !
Derek : excellent conseil ! il faut en profiter pleinement !
Meredith : ils vont me rendre dingue ces deux là ! je vais voir Owen, un soldat un vrai ! Lâche ma main Derek… s’il te plait !
Derek : déjà elle m’abandonne ! c’est triste !
Cris : so sad !
47.
J’ai passé la plupart du reste de la journée à m’occuper de patients qui n’avaient vraiment pas trop besoin de l’attention d’un médecin, mais j’évitais Derek au maximum, non pas parce que j’ai changé d’avis sur ma décision, mais plutôt par jeu, ridicule je l’admets, mais j’ai toujours adoré le voir aves ses yeux de chien malheureux, et ça a marché.
Il va me le faire payer c’est évident mais ça pimente encore plus nos retrouvailles, parce que le retour à la réalité, dès demain n’est pas très enchanteur, je regrette de m’être imposée pour partir, même s’il me suit, il me suivra partout maintenant.
Mais une désagréable appréhension s’empare peu à peu de moi, que cette mission que nous allons partager pourrait être la dernière, pour l’un d’entre nous, voire tous les deux…
Derek : tu penses à quoi de si terrible ?
Meredith : euh à rien…
Derek : tu m’as évité tout l’ après-midi non ?
Meredith : mais non ! pourquoi vas-tu penser ça ! j’avais des patients et toi aussi !
Derek : mouais, j’ai l’ordre de mission à récupérer et je te rejoins pour le dîner !
Meredith : ah oui c’est vrai…Derek ? es-tu sûr d’être vraiment rétabli pour cette nouvelle mission !
Derek : je le suis tout autant que toi !
Meredith : ne compare pas nos blessures, une égratignure contre une neurochirurgie pratiquée par un médecin pas très qualifié !
Derek : tu cherches les compliments là ! je vais très bien rassure-toi ! et il était hors de question que je te laisse partir au fin fond du pays sans moi ! surtout que le nord iraquien est vraiment la zone la plus dangereuse !
Meredith : c’est bien ce qu’il m’inquiète ! mais bon nous sommes là pour ça, nous avons tendance à l’oublier de plus en plus en ce moment !
Derek : je sais, mais une fois embarqués dans l’hélico nous reprendrons nos esprits ! j’y veillerai !
Meredith : toi ?
Derek : oh ça va ! Efface moi ce sourire moqueur ! le devoir m’appelle ! tu me rejoins au dîner ou tu préfères que nous partagions un repas en tête à tête !
Meredith : pourquoi tu as réservé dans le meilleur restaurant de la ville ?
Derek : si cela avait possible je l’aurais fait volontiers, tu sais très bien que nous ne pouvons pas sortir du périmètre de l’hôpital !
Meredith : on se contentera d’un dernier dîner avec toute l’unité !
Derek : je te rejoins ! Je te vole un bisou, ça t’apprendra à m’avoir fui toutes ces heures !
Meredith : mais… deux alors !
Derek : pas plus parce que sinon….
Meredith : file !
Le sourire qu’il m’a provoqué s’est aussitôt effacé dès qu’il est sorti de mon champ de vision, la région ou nous allons débarquer confirme cette peur qui me tiraille, j’ai un mauvais pressentiment, mon dieu ne me l’enlevez pas déjà, donnez moi un peu le bonheur qu’il m’a tant promis…
Je perds complètement les pédaler, je suis là au milieu du couloir à prier… non il ne va rien se passer, nous allons accomplir cette mission, y survivre, et vivre heureux pours les années qui suivront, voilà je dois continuer de penser de la sorte, et vite rejoindre mes camarades, ils m’éviteront de penser à tout sauf à ça, je connais déjà leur sujet de conversation autant alimenter leur curiosité.
48.
Meredith : bon appétit tout le monde ! je vois que vous nous avez pas attendu !
Cris : j’aime bien manger chaud ! tu as perdu ton siamois ?
Meredith : il s’occupe de l’ordre pour mission pour demain !
Cris : Owen je commence sérieusement à te détester pour avoir céder aux caprices de l’amoureux transi !
Owen : il fallait bien mettre un terme à tout ça ! on en va pas y revenir pas pitié !
Cris : mouais, et moi dans tout ça je ne compte pas !
Meredith : tu n’as pas tenté d’échanger avec John ? étonnant !
Cris : je suis les ordres sans faire de caprices moi !
Meredith : alors ne te plains pas !
Owen : elle a marqué un point là !
Cris : bon ok je me tais, mais je vous préviens pas de batiffolage en ma présence !
Derek : j’arrive au bon moment ! bon appétit à tous ! qui batiffole et avec qui !
Meredith : devine !
Derek : euh bon… sujet que je vais éviter alors !
Cris : nous décampons à quelle heure ?
Derek : 7h demain matin devant l’hélico !
Cris : ça nous laisse une bonne nuit longue et bien remplie ça ! n’est-ce pas Owen !
Owen : bien remplie j’ai compris !
Derek : je t’envie là Owen !
Meredith : sers toi Derek c’est déjà froid !
Derek : je n’ai plus droit de rien dire moi !
Cathy : vous avez récupéré vos affaires capitaine ?
Derek : oui à l’instant encore merci Cathy !
John : ne me regarde pas comme ça Meredith ! j’y suis pour rien moi !
Meredith : c’est quoi ce plan foireux que vous avez mijoté derrière mon dos ?
Derek : je t’ai dit que j’avais la clé de notre chambre non ?
Meredith : mais… on en reparlera plus tard !
Cris : oui plus tard ! regardez ce que je vous ai dégoté ! un bon whisky pour trinquer à l’éclatement de cette unité !
Meredith : Cris tu ne serais pas en train de nous faire une petite dépression là ?
Owen : impossible ça !
Cathy : moi je veux bien boire un coup ! et trinquer à cette unité qui va beaucoup me manquer !
Derek : ce n’est qu’une mission ! Nous serons rapidement de retour, mais trinquons !
Meredith : euh moi je préfère ne rien boire !
Cris : pourquoi ? ferais-tu des bêtises sous l’emprise de l’alcool ?
Derek : euh…
Meredith : aucun commentaire Derek !!! donnez moi un verre ! voilà cul-sec vous êtes satisfait ?
Cris : tu aurais pu trinquer tout de même ! oui bon je ne dis plus rien ! ça réchauffe bien en tout cas !
Derek : çe n’est pas un pur malt écossais, mais je m’en contente fort bien !
Meredith : je vais vous laisser ! je suis fatiguée, autant être en pleine forme pour demain !
Derek : je te suis ! Cris demain 7h et en pleine forme !
Owen : je vais y veiller !
Cris : pffffff !
Derek : je vous revois tous demain matin pour vous saluer ! Meredith ? elle aurait pu m’attendre…
49. Derek : tu es partie sans moi ?
Meredith : tu veux survivre sans moi quelques secondes tout de même !
Derek : j’ai fait quelque chose qui t’as déplu ?
Meredith : et tu me le demandes en plus ? tu aurais pu demander mon avis avant de te débarrasser de Cathy !
Derek : euh en fait j’ai la clé depuis ce matin, bien avant que nous… enfin t’as compris, je suis désolé d’avoir agis dans ton dos, mais c’était une occasion à ne pas laisser passer !
Meredith : une occasion ? tu espères quoi au juste ?
Derek : rien de plus que ce que tu voudras me donner ! calme toi, pourquoi es-tu autant sur la défensive ? tu as vraiment si peur de te retrouver seule avec moi toute une nuit dans ces deux minuscules lits séparés !
Meredith : mais non, je sais que tu ne me sauteras pas dessus, n’est-ce pas ?
Derek : tu me fais passer pour quoi là ?
Meredith : un mec tout simplement !
Derek : je suis vexé là !
Meredith : tant mieux !
Derek : ne me cherches pas trop quand même !
Meredith : je vais prendre un douche et me coucher ! la journée va être longue et épuisante demain !
Derek : te coucher à 20h40 ?
Meredith : oui ! j’ai besoin de repos physique et moral ! tu veux faire quoi d’autre à part…
Derek : je ne te propose même pas de te suivre sous la douche, tu as vu comme je suis sage ? ok j’arrête… ton regard de tueur n’a pas changé ! nous pourrions discuter, dans les bras l’un de l’autre, j’ai besoin de te sentir tout contre moi, rien de plus je te le promets !
Meredith : et parler de quoi ?
Derek : de nous , de notre avenir, non ?
Meredith : laissons faire les choses au jour le jour pour le moment, l’avenir ne nous appartient pas vraiment dans ce pays !
Derek : tu n’as pas tort, mais je veux que tu connaisses quand même tous les projets que j’ai pour nous !
Meredith : tu as déjà fait des projets ! tu ne vas pas un peu trop vite là ?
Derek : tu ne crois pas que j’ai perdu déjà quelques années !
Meredith : je vais me doucher !
Derek : moi aussi ! juste à côté arrête de paniquer !
Je me sens de plus en plus ridicule à vouloir le repousser constamment, je sais qu’à la seconde où je lui montrerai le moindre signe de mon envie déjà bien présente pour lui, il se montrera plus que gourmand, mais je me dis que plus je le ferai attendre et moi par la même occasion, plus cet instant sera inoubliable.
Il n’a rien tenté alors qu’il me savait tout près, nue, il est même déjà retourné dans notre chambre, à vrai dire je ne sais pas si j’aurai résisté s’il avait eu l’idée de me rejoindre, rien qu’à l’idée de me l’imaginer dans sa plus belle tenue sous mes yeux…
Stop Meredith ! Un petit coup d’eau froide pour sortir tout ça de mes pensées et je me hâte de le rejoindre…
Meredith : bon sang qu’est-ce que tu fais ?
Derek : ben notre lit…
50.
Meredith : Ils étaient très biens là où ils étaient tu ne crois pas ?
Derek : je veux dormir près de toi ! si ? non ?
Meredith : dormir ? tu n’es pas vraiment convaincant là !
Derek : mais si, il va falloir que tu commences à me faire confiance un peu !
Meredith : je ne demande que ça ! ok fini de préparer notre lit alors, j’ai vraiment hâte de me coucher… et de m’endormir… tout près de toi ! ça te va comme ça ?
Derek : c’est parfait ! mais ne ronfle pas tout de suite je t’en prie !
Meredith : non mais, non mais y a pas d’options possible, tu prends tout ! mes ronflements avec ! (lui balaçant un oreiller en pleine figure )
Derek : là ! tu l’auras voulu ! viens par ici, je me rappelle encore ton point sensible dont je vais prendre plaisir à torturer !
Meredith : Derek non ! t’approche pas ! non !
Derek : la chambre ne fait que 5 m2 tu ne m’échapperas pas bien longtemps ! viens par ici !
Meredith : non pitié pas ça ! Derek !!!!!!!!!!!
Effectivement il n’avait vraiment pas oublié le point sensible qu’il ne fallait absolument toucher, celui qui me fait faire des bonds, celui qu’il prenait plaisir à chatouiller à la moindre occasion, il jubile là, son emprise est trop forte, malgré mon entraînement intensif de soldat ,je ne peux m’en libérer, ou ne le veux au plus profond de moi, je ne lutte même pas.
Je suis si bien prisonnière de ses bras, mon cœur se libère enfin, sa rage du jeu nous emporte sur le lit, et là je ne suis plus sûre de contrôler quoi que ce soit. Pour l’instant c’est de la torture, j’hurle de supplice pour qu’il arrête, il diminue son emprise mais n’arrive pas à retirer sa main qui s’était faufilée sous mon tee-shirt…
Les chatouilles tortueuses faisant place à des caresses d’une tendresse infinie, tout en restant discrètes, il ne s’aventure pas plus loin, il tient sa promesse, il m’épate là.
Derek : c’est si bon de te retrouver, tu ne peux pas t’imaginer à quel point !
Meredith : oh que oui je me l’imagine bien !
Derek : je t’aime !
Meredith : je le lis dans tes yeux tu n’as vraiment pas besoin de me le dire !
Derek : je rattrape le temps perdu, je vais te le répéter jour après jour !
Meredith : ne compte pas sur moi pour t’en empêcher !
Derek : ta peau est si douce, tes cheveux ne sentent plus la lavande par contre !
Meredith : eh non j’ai mis un terme à quelques habitudes après ton départ…
Derek : je suis là maintenant ! on reprendra nos belles habitudes petit à petit !
Meredith : ah oui lesquelles ?
Derek : tu veux vraiment que je te les énumèrent ?
Meredith : les principales !
Derek : à commencer pas la façon dont tu avais de caresser mon torse, ta main dans mes cheveux… moi te parcourir le cou de baisers si doux qui te donnent la chair de pouls instantanée !
Meredith : j’avais oublié ces passages là !
Derek : menteuse ! peut-être, veux-tu que je rafraichisse la mémoire ?
Meredith : la moindre brèche tu vas t’y engouffrer hein !
Derek : non je ne craquerai pas… j’enlève juste mon tee-shirt au cas où tu veuilles à nouveau parcourir ce que tu aimais tant !
Meredith : Derek !!! hum, dis moi tu t’es bien entretenu ! un vrai corps de marine’s !
Derek : fallait bien que je trouve une occupation autre que le… !
Meredith : tu n’oses pas prononcer le mot ? tu es si frustré que ça ?
Derek : tu veux la vérité ?
Meredith : évidemment !
Derek : tout ce que j’ai en tête là, c’est de te faire l’amour, te faire frémir, te crier des je t’aime à n’en plus finir, te faire oublier ces années sans moi, ou pour faire plus court : j’ai envie de vous lieutenant !
Meredith : ça a le mérite d’être clair, précis et sincère !
Derek : et toi ? tu as envie de moi ?
51.
Derek : tu as perdu la parole ? je ne suis pas un Apollon non plus, respire !
Meredith : je respire rassure-toi !
Derek : tu n’as pas répondu ma question ?
Meredith : quelle question ?
Derek : fais comme si tu l’avais déjà oubliée !
Meredith : bien sûr que j’ai envie de toi…mais !
Derek : il y a un mais… c’est moi qui vais trop vite ou tu culpabilise peut-être pour ton petit-ami ?
Meredith : hein ?
Derek : j’avoue que je viens de me rappeler que tu partageais ta vie avec quelqu’un et que tu semblais à peu près heureuse non ?
Meredith : où as-tu été cherché ça ?
Derek : c’est faux c’est ça ? et tu m’as fait croire le contraire !
Meredith : oui bon nous étions en plein désert et j’ai jute dit que j’étais heureuse tu en as déduis toi-même le reste !
Derek : alors ce mais… qui t’empêche de me sauter dessus me concerne !
Meredith : oui et non, c’est pas facile … J’ai envie de toi, mais j’ai peur, peur du lendemain dans ce pays, de te décevoir…
Derek : alors tu n’as personne dans ta vie, enfin si tu as moi, la peur que tu éprouves chaque soldat en est habité, mais je ne vois pas comment tu pourrais me décevoir ?
Meredith : contrairement à toi, je n’ai pas… touché un homme depuis…
Derek : depuis moi ?
Meredith : oui… tu vois n’as pas fait que briser mon cœur, tu as réussi à me dégoutter de la gente masculine !
Derek : eh bien heureusement que tu as choisi la voie militaire plutôt que celle des bonnes sœurs ! ah enfin un sourire ! ces choses là ne se perdent pas, et crois moi rien que de penser à tes qualités…et puis nous serons deux à redécouvrir ces plaisirs que je n’ai pas ressentis depuis toi !
Meredith : comme si depuis moi…
Derek : chut, pose ta main sur moi et tu vas vite retrouver tes sensations !
Meredith : tu crois ça ?
Derek : je vais comnencer moi alors ! tu enlèves ton tee-shirt où je m’en charge ?
Meredith : euh Derek…
Derek : laisse-moi découvrir le corps de la femme que j’aime ! j’ai envie de caresser tes seins…
Meredith : tu le fais déjà là !
Derek : oui, c’est divin, je vais les embrasser maintenant…
Meredith : Der….
Derek : oublie-tout le reste Meredith ! pense juste à nous, pose tes mains sur moi…
52.
Comment ai-je pu oublier ces sensations divines, le contact de sa bouche sur ma poitrine, ses mains caressants le reste de ce que mon corps découvert pouvait lui offrir me transportait là où j’avais toujours rêvé d’être depuis tout ce temps, dans ce monde appartenant seulement à lui et moi…
Il a fait voler en éclat toutes mes barrières et mes craintes, mes mains redécouvrent ce torse, je prends le temps d’en apprécier chaque millimètre, lui, par contre, est plus impatient que moi, tentant de retirer déjà le reste de mes vêtements…
Je veux que notre première nuit soit inoubliable, interminable je vais tout lui donner, bien au-delà de mon amour, je ne veux plus rien retenir désormais, qui sait ce que demain peut nous réserver.
Je l’aide à retirer mes vêtements, admirant son regard illuminé sur mon corps dénudé…
Plus rien ne pourra m’arrêter désormais, il découvre avec une tendresse infinie mon corps qui lui retrouve toutes les sensations que je croyais perdues à jamais, j’en fais autant que lui, nous nous retrouvons enfin, cette osmose corporelle qui nous habitait n’attendait que nos retrouvailles.
Je retire de moi-même le dernier rempart qui vont unir nos corps, nous unir bien au-delà, j’e caresse l’irrésistible envie qui s’offre à moi, celle qui va me posséder, me faire crier, c’est certain, il en gémit déjà…
Derek : Mon dieu que tu m’as manqué !
Meredith : Chut, fais moi l’amour ! viens !
Derek : attends pas tout de suite, je veux m’imprégner de tout ton corps, de ton odeur, de tes caresses…
Meredith : ça fait plus de 3 ans que j’attends ça ! tu as toute la nuit pour t’imprégner de moi ! viens, j’ai besoin de te sentir m’appartenir, de ….
Derek : je t’ai toujours appartenu… et maintenant là c’est pour toujours !
Nous y voilà enfin, il me possède… et c’est bien au-delà de son sexe au plus profond de moi, nos cœur battent à un rythme qui feraient pâlir tout cardiologue, je n’entends plus que ça, il en reprend son souffle alors qu’il n’a pas encore fait le moindre effort physique, il n’ose même pas bouger, juste savourer cet instant qui nous unit pour le meilleur et que le meilleur…
***
6h30… ce réveil fait bien son boulot, sans lui, dur, dur d’ouvrir les yeux et d’affronter ce subit retour à la réalité… le Mosul nous attend.. je n’ai même pas le temps de me laisser aller à me remémorer cette nuit fabuleuse, épuisés nous allons l’être, inconscients aussi, maintenant que je retrouve peu à peu mes esprits, mais peu importe, je ne regrette rien et je veux profiter des dernières minutes loin de tout danger.
Il faut que je le réveille, je veux être si près de lui quand il va ouvrir les yeux, briller d’un fond bleu des plus déroutant, s’illuminer quand ils croiseront les miens et lui dire mon premier je t’aime, plus rien ne me retiens de lui dire, non qu’il l’entende à quel point mon cœur a toujours battu pour lui.
Meredith : Capitaine il serait temps d’ouvrir les yeux, l’hélico ne nous attendra pas !
Derek : oh bon sang quelle heure il est ? hum tu es bien là… ce n’était pas le plus beau rêve de ma vie cette nuit alors !
Meredith : le plus beau des rêves éveillés ! Je t’aime Derek !
Derek : et mon rêve se poursuit ! promets-moi de me réveiller chaque matin de la sorte !
Meredith : j’y compte bien, maintenant debout ! il nous reste exactement 25 minutes pour rejoindre l’hélico !
Derek : moi qui voulais profiter encore un peu de toi…
Meredith : eh bien il faudra attendre ce soir… je file vite prendre une douche ! sors immédiatement cette pensée que je lis dans tes yeux !
Derek : de quoi tu parles ?
Meredith : ne compte pas venir me rejoindre sous la douche !
Derek : je m’occupe de nos affaires pendant que tu es nue sous la douche ! ça m’évitera toute tentation !
Meredith : très bonne idée ! à tout de suite !
Derek : je n’ai pas droit à un petit bisou ?
Meredith : bien sûr, mais tes mains restent où elles sont !
Derek : qui de nous deux ont les idées le plus mal placées !
Meredith : j’avoue je risque de vite succomber, mais maintenant nous sommes deux soldats qui doivent partir dans 20 minutes ! mmmm , ce n’est pas suffisant je l’avoue mais faudra s’en contenter ! je me sauve !
53.
Cris : bon sang vous foutiez quoi ?
Meredith : c’est bon 5 minutes de retard !
Cris : va dire ça au pilote rabat joie ! vu vos mines plus que radieuses je connais la cause de votre retard !
Derek : je lui ai fait l’amour sous la douche !
Meredith : Derek !!!!
Derek : ben quoi ? Elle l’avait deviné de toute façon !
Cris : je regrette déjà de monter dans cet hélico moi !
Meredith : Owen n’est pas là ?
Cris : j’ai pris le temps temps de dire au revoir à chaque membre de notre unité moi, bon Owen plus que les autres !
Derek : je crois qu’il est temps de dire au revoir à Bagdad !
Cris : tant que ce n’est pas un adieu…
Même Cris le ressent, ce poids constamment sur nous, cette désagréable impression qui fait que notre vie peut s’achever à tout moment, et cette fois ci les pâles de l’hélico qui se mettent en route en est le parfait témoin, il ne reste plus qu’un bruit assourdissant reflétant ce réveil bien trop rapide.
Cette nuit remplie d’amour est déjà bien loin, ne reste que pour m’en souvenir sa main dans la mienne, mais mon regard me trahit, il ne reflète plus que de la peur, il ne peut que la serrer d’avantage pour me faire comprendre qu’il est là désormais, à nous de nous protéger, de survivre à cette guerre, il le faut, je ne peux me contenter d’une nuit, je veux vivre cet amour pour un temps infini.
Ce voyage me parait interminable, alors qu’il est censé ne durer que 20 minutes, Cris admire le paysage, une pays en paix à cette heure-ci, Derek quant à lui, les yeux fermés il se perd dans ses pensées ou tente de rattraper quelques minutes de sommeil, je n’ose pas bouger ma main de peur de le troubler, je préfère me concentrer sur le cockpit, de l’altitude, de la position qui me renseigne sur l’arrivée très prochaine de notre future mission…
Et je tente de me convaincre, je me le répète, au plus profond de moi que ce ne sera pas la dernière.
Cris : je vois le camp !
Derek : nous y voilà ! il est bien plus grand que le notre !
Pilote : normal ! c’est la première unité médicale du pays ! vous n’allez pas vous ennuyez croyez moi !
Meredith : c’est bien ce qu’il me fait peur !
Derek : Mer…je suis là, sors-toi ces idées pessimiste de ta tête, une bonne fois pour toutes !
Cris : une mission de routine ! zen vous deux ! commencez pas à nous porter la poisse !
Derek : une mission de routine rien d’autre d’accord ?
Meredith : oui je vais essayer, allons sauver des vies !
Cris : c’est parti ! Capitaine le comité d’accueil c’est votre corvée !
Derek : c’est Mike Tobias ! ça va faciliter les choses !
Mike : Derek te voilà enfin ! ça faisait longtemps dis-donc !
Derek : Mike heureux de te revoir ! ça doit faire 10 ans je pense, depuis ma formation militaire express ! toi tu as signé à vie on dirait !
Mike : à vie en effet, tu me présente le reste de ta charmante équipe ?
Derek : voici le lieutenant Yang , pour info ne t’en approche pas, tu risques la colère du capitaine Hunt !
Mike : je vois que tu me connais toujours aussi bien !
Cris : Capitaine Tobias ravie de servir pour votre unité !
Mike : bienvenue au Mosul ! et ce sublime lieutenant se prénomme ?
Meredith : Lieutenant Grey ! Enchantée Capitaine !
Derek : euh… tu ne la regardes même plus de cette façon dès maintenant ! je te présente l’amour de ma vie !
Mike : euh… oui bon j’ai compris le message, mais dis moi j’ai du raté quelques passages là, et Addison ?
Derek : on en reparlera plus tard si tu veux bien ! on s’installe où ?
Mike : les trois tentes là bas ! mais je suppose qu’il ne vous en faudra que deux !
Derek : deux suffiront en effet ! nous allons nous débarrasser de nos affaires rapidement !
Mike : je vais récupérer les médocs dans l’hélico et je vous présenterai à l’équipe rapidement !
Derek : parfait à tout de suite alors ! tu viens mon amour !
Cris : j’ai déjà la nausée ! des soldats ça ?
Meredith : arrête de ronchonner Cris, Owen te manquerait-il déjà ?
Cris : je ne suis pas une sentimentale moi ! je suis un soldat, un chirurgien !
Meredith : je te prouverai rapidement que moi aussi je suis un soldat et un chirurgien et en plus un excellent pilote !
54.
Nous n’avons pas vraiment eu le temps de faire connaissance avec l’équipe en place, si ce n’est durant les soins que l’ont a prodigués aux nombreux patients, je croyais que jamais je n’en verrai le bout, cette unité est de loin bien plus importante, en effectif, besoins, et surtout remplis de patients.
Je me mets à penser subitement que nous sommes autant en sécurité ici qu’à Bagdad, les moyens sont au moins 10 fois plus importants que là où nous étions, et je doute qu’une attaque ennemie puisse aboutir.
J’ai perdu Derek de vue il y a au moins deux heures de ça, non pas que je m’inquiète, mais l’idée d’être séparée de lui-même quelques instants me tiraille bien plus que je ne l’aurai pensé, l’heure du déjeuner approche, je le retrouverai à ce moment là, je peux survivre jusque là, oui, oui.
Cris : ah te voilà ! t’as vu ça ? c’est la jungle ici !
Meredith : Ne m’en parle pas ! Je n’ai pas pu souffler une minute !
Cris : Owen m’avait prévenue, mais je ne m’attendais pas à ça !
Meredith : tu as croisé Derek ?
Cris : pas depuis un moment, mais je crois qu’il est parti avec Mike pour organiser les futures sorties !
Meredith : ça fallait s’y attendre, c’était trop beau de rester au camp !
Cris : j’adore ça moi, pas toi ?
Meredith : aurais-tu oublié que mon unique sortie fut chaotique !
Cris : héroïque je dirais ! tu ne pourras pas vivre pire !
Meredith : juste y rester !
Cris : ça il ne faut jamais y penser !
Meredith : facile à dire…
Derek : enfin te voilà !
Meredith : je dirais la même chose !
Cris : faites comme si je n’étais pas là surtout !
Mike : au rapport en salle de débrief avant le déjeuner !
Derek : je comptais les prévenir Mike !
Meredith : Je n’aime pas la tête que tu fais, qu’est ce qu’il se passe Derek ?
Derek : rien du tout, ne t’inquiète pas ! tu seras vite au courant !
Meredith : je suis déjà sur la liste pour une mission ?
Derek : nous ? j’ai insisté pour que tu ne partes pas sans moi !
Meredith : encore pire !
Derek : pourquoi tu dis ça ?
Meredith : tu ne te rappelles déjà plus notre seule et unique mission ensemble !
Derek : nous avons vécu le pire ! c’est rarement comme ça Meredith et puis nous aurons en permanence un hélico d’escorte !
Meredith : t’auras beau me dire que nous risquons rien, j’ai toujours ce pressentiment qui ne me quitte pas !
Derek : il va falloir que tu te reprennes Meredith ! fai- moi confiance, là où nous allons nous ne risquons strictement rien !
Meredith : nous sommes en Iraq, tout le pays est dangereux !
Derek : chut maintenant ! va dans notre tente, je vais prendre l’ordre de mission et je te rejoins !
Meredith : mais Mike nous attends pour le débrief !
Derek : t’occupe pas de ça… prépare nous juste quelques affaires, nous allons rester au moins deux jours !
Meredith : aussi longtemps hors des bases sécurisées et tu ne veux pas que je m’inquiète ?
Derek : non pas tant que tu seras avec moi ! c’est compris ?
Meredith : je vais essayer…
Derek : je te rejoins vite ! si tout se passe comme prévu , nous devrions partir dans une heure !
Meredith : mais… ok je me tais et vais préparer mes affaires..
Derek : Lieutenant !
Meredith : oui Capitaine ?
Derek : je t’aime !
Meredith : je t’aime…
55.
C’est la peur au ventre que je me dirige vers cet hélicoptère… Nous avons partagé cette dernière heure en tête à tête, Derek nous a ramené un déjeuner digne d’un grand restaurant, nous avons profité pleinement de ce moment de répit, avons occulté tout ce qui me préoccupait, parce qu’étrangement lui semblait pressé de s’envoler…
Nous avons fait l’amour, rapidement, mais ce fut encore meilleur, nous avons retrouvé tous nos repères d’antan, malgré le temps qui nous était compté nous avons plus qu’apprécié ce délicieux plaisir que j’ai moi-même eu l’audace de provoquer, une simple caresse bien placé a suffit à lui faire comprendre que je le voulais, lui et rien que lui, au moins je n’ai ressenti que du plaisir pour quelques minutes…
Mes pas se font de plus en plus lourd, pourquoi ais-je si peur de monter dans cet hélico ? il est temps que je me ressaisisse, à me comporter de la sorte je vais passer pour une trouillarde et surtout décevoir Derek ! me voilà devant l’hélico, je respire un grand coup et je reprends tous mes esprits il serait temps…
Meredith : c’est parti ! mais il est vide cet hélico ? Derek tu es sûr que c’est bien l’heure convenue !
Derek : oui , l’escorte est en vol et nous attend , il ne te reste plus qu’à nous faire décoller ?
Meredith : quoi ? c’est une plaisanterie là ?
Derek : pourquoi réquisitionner un pilote alors que tu l’es ! installe-toi je charge le matos et je monte à côté de toi après !
Meredith : waouh !!! si j’avais su !
Derek : tu m’as l’air bien excitée subitement !
Meredith : oh que oui !!! presque comparable avec ce que tu viens de me faire !
Derek : j’ai rien entendu là ! grimpe dans cet hélico ! comparable ! pfff ! je commence à regretter d’avoir insisté auprès de Mike !
Meredith : tu dis quoi ?
Derek : rien….
Il ne peut pas comprendre, mais cette sensation qu’éprouve tout pilote dès qu’il entend ronronner son joujou de vol est autant jouissif qu’un acte sexuel… je suis plus que prête, pressée de décoller même, mais qu’est-ce qu’il fout ? il en met du temps pour embarquer notre équipement…
Meredith : Derek !!! qu’est-ce que tu foutais ?
Derek : voilà que tu es pressée maintenant ! laisse-moi juste le temps de m’attacher et m’équiper et tu peux prendre ton pied !
Meredith : oh que oui je vais le prendre !
Derek : j’ai déjà mon casque Meredith ! j’ai attendu !
Meredith : oups… merci pour m’avoir offert ce plaisir !
Derek : je savais que j’allais réussir effacer cette peur qui te tiraille depuis notre arrivée !
Meredith : accroche-toi ! Nous décollons ! Préviens l’escorte que nous quittons la base !
Derek : oui Meredith ! je sais ce que j’ai à faire…
L’hélicoptère s’éloignait de la base aussi vite qu’une bourrasque qui effaça les traces de l’engin qui avait emporté bien plus que deux soldats, bien plus que deux médecins, deux âmes sœurs que rien n’aurait pu séparer à nouveau, ils survolaient le nord du pays le cœur bien soulagé de pouvoir battre de nouveau l’un pour l’autre, leur amour : c’est certain, ils en étaient les maîtres, quant à leur destin, il ne leur appartenait plus…
Camp de base du Mosul –
14h10
Un appel de détresse radio informa le Capitaine Mike Tobias qu’un tir ennemi avait atteint en plein vol l’ hélico 24 de son unité qui venait de décoller il y a tout juste 30 minutes.
Selon l’hélico d’escorte, celui-ci avait explosé en plein vol tout proche de la frontière turque…
Mike Tobias détestait faire ça, mais c’est avec deux dossiers ouvert à la partie « personne à contacter », qu’il essaya d’abord de joindre une certaine Ellis Grey à Seattle…
56.
Chypre - 1 mois plus tard
Un homme attendait impatient devant ce que l’on pouvait appeler un bureau de poste, il se fondait parfaitement avec l’apparence d’un chypriote, la barbe bien en évidence, portant des lunettes de soleil ne laissant apparaître ce bleu azuréen dans son regard.
Enfin, ce qu’il avait attendu depuis des jours et des jours, venait d’être lui déposé dans la main par un passant qui avait déjà disparu, il ne s’éternisa pas et rejoignit au plus vite celle pour qui il était en arrivé là…
Au plein cœur de la ville, loin des hôtels de luxe de l’île. l’Euronapa était un petit bâtiment vétuste, pouvant accueillir une vingtaine de touristes les plus modestes ou certains qui prétendaient l’être en passant inaperçus. C’est au 1er étage que cet homme se rua son enveloppe à la main et le sourire aux lèvres quand il pénétra dans sa chambre rejoindre la femme qui l’attendait.
Femme : tu les as ?
Homme : oui mon amour ! (lui montrant deux passeports) à partir d’aujourd’hui nous sommes Mr et Mme Donovan !
Femme : tu as réussi dans ta folie ! j’ai encore du mal à réaliser ce que tu as osé me faire faire !
Homme : sans regrets ?
Femme : non !
Homme : regarde ! Mike a tout prévu ! Certificat de mariage et même les alliances ! tu es officiellement ma femme pour mon plus grand bonheur !
Femme : alors comme ça je suis ta femme ? tu aurais pu me faire une demande avant que je le devienne non ?
Homme : quoi ? tu …
Femme : Je plaisantais Derek !
Homme : Patrick ! Efface ce nom de ta mémoire pour le moment, d’accord Ellen ?
Femme : laisse-moi le temps de m’y faire !
Patrick : il ne nous reste plus qu’à choisir le premier endroit où aller pour commencer notre lune de miel ! tous les endroits qui te feront envie !
Ellen : tous ? au risque d’être un peu plus réaliste que toi, nous ne pourrons pas vivre bien longtemps d’amour et d’eau fraiche Der.. Patrick !
Patrick : ne te t’inquiète pas pour ça ! il a fallu mettre ma mère dans la confidence, même si elle m’en veut terriblement de disparaitre, elle a respecté mon choix et a accompli des miracles, tous mes fonds sont transférés sur un compte suisse au nom de Mr et Mme Donovan ! nous n’avons plus qu’à vivre notre amour et rien que notre amour !
Ellen : tu as vraiment tout prévu, c’est incroyable !
Patrick : allons quittons cet hôtel sordide, en route pour l’aéroport nous déciderons de la destination en cours de route !
Ellen : éloignons – nous le plus possible de toute unité militaire américaine !
Patrick : c’est évident ! que penses-tu d’un petit Transit à Paris, j’ai toujours rêvé de t’y emmener, ensuite nous pourrons choisir toutes les destinations que nous voudrions !
Ellen : je vois que tu lis dans mes vœux les plus chers ! Paris nous voilà !
Voilà 3 jours que nous étions arrivés à Paris, je vis un conte de fée, aujourd’hui je ne regrette vraiment rien, malgré le fait que je suis censée être morte au combat ainsi que le Capitaine qui m’accompagnait lors de cette mission, le chagrin que nous avons causés me ronge de moins en moins, seuls deux personnes nous savent vivant, je n’ai pas jugé utile de mettre ma mère dans la confidence, son Alzheimer progressant bien trop vite, le risque était inutile.
Les premiers jours à Chypre, je les ai vécu comme un déserteur, je le suis et je le serai toujours, mais cette folie je la lui doit, il avait tout calculé déjà depuis Bagdad, il savait fort bien que nous allions être rapidement séparés, lui étant réserviste, moi engagée au moins pour 5 ans, il a échafaudé ce plan inimaginable, une pure folie, sans prendre la peine de m’en parler, je lui en un peu voulu au début, me connaissant fort bien, il sait que jamais je n’aurai accepter.
Ce jour là, je le revis encore chaque jour dans mes sommeils, je ne le qualifierai pas de cauchemar, mais un tournant plus que marquant de ma vie, je revis chaque seconde à partir du moment où tout proche de la frontière turc, il m’a fait enfiler ce parachute et fait sauter de l’appareil en plein vol, « fais-moi confiance » avait-il insisté, je commençais à réaliser ce que tout allait signifier mais je n’ai pas réfléchi longtemps… nous avons sauté, atterris en Turquie et mis deux jours à rejoindre l’île de Chypre…la suite vous la connaissez.
Je m’habitue peu à peu à cette nouvelle vie, nous n’exercerons peut-être plus la médecine, je ne sais pas vraiment quel avenir nous attends, tout ce que je peux dire c’est que l’amour peut faire basculer deux vies radicalement, comment puis-je regretter ce qu’il a fait pour nous, il m’aime chaque jour encore plus, comme si ce n’était jamais assez suffisant, il veut peut-être effacer à tout jamais de ma mémoire ces trois années de souffrance, c’est déjà fait, une vie remplie d’amour nous attend que demander de plus ?
Patrick : le Taxi pour Roissy nous attend ! ça ne va pas ?
Ellen : oui très bien au contraire ! il y a un Hôpital convenable aux Seychelles ?
Patrick : sûrement… tu crois que ne plus exercer ronger de plus en plus ?
Ellen : non pas du tout, juste que…
Patrick : quoi ? tu m’inquiètes un peu maintenant !
Ellen : non, juste que je crois que j’aurais besoin dans quelques mois de séjourner en maternité !
Patrick : quoi ? c’est pas vrai ? si c’est vrai ? mais comment….
Ellen : tu veux que je te fasse un dessin peut-être !!
Patrick : mais nous avons pris nos précautions avant que tu ne reprennes une contraception !
Ellen : pas notre tout première fois à Bagdad Derek…
Patrick : oh Meredith c’est merveilleux ! je t’aime, je t’aime....
Ce fut la dernière fois que nos vrais prénoms furent prononcés, nous nous sommes envolés bien plus heureux que nous puissions nous-mêmes, l’imaginer,
Notre enfant portera le seul lien de ce que nous étions, le symbole de notre amour, il s’appellera Derek ou Meredith…
FIN