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Série : Grey's Anatomy
Création : 07.07.2009 à 06h43
Auteur : maluzo83
Statut : Terminée
« fic complète postée intégralement - bonne lecture » maluzo83
Cette fanfic compte déjà 30 paragraphes
Et si c'était à refaire
Maluzo
1. Chapitre un : Un rayon de soleil californien
Comme chaque matin, je suis là, les pieds dans le sable, mon mug de café à la main, face à cet océan, sur cette plage encore déserte ; je me laisse bercer par ce va et vient, vagues apaisantes, embrun enivrant, ce doux soleil naissant, je n'ai que très peu de temps pour en profiter, comme chaque matin, je me pose toujours la même question.
Est-ce vraiment la vie dont je rêvais ?
Une réponse à laquelle j'acquiesce inconsciemment : j'ai une vie très enviée ; neurochirurgien renommé, propriétaire de la clinique la plus cotée de Los-Angeles, ayant pour associé mon meilleur ami, collectionnant les femmes les plus belles qui puissent exister, un choix de vie auquel je ne renoncerais pour rien au monde.
Mais, à en écouter mes proches, ma mère, mes sœurs, je ne suis plus "moi", je ne suis plus ce Derek, ce natif new-yorkais, abandonnant toutes ses convictions, une carrière prometteuse, un mariage réussi, l'espoir d'être père ; tout ça fut bien éphémère, la déception, la douleur m'a fait fuir très loin, je suis ce que je suis aujourd'hui, et je m'efforce de penser que je suis heureux.
Je suis au volant de ma décapotable, profitant de chaque feu rouge pour rendre ces sourires qui me sont destinés, je profite de la vie, celle que j'ai choisi de vivre ; dans quelques minutes, je vais opérer une tumeur, décontracté jusqu' à l'entrée du bloc, j'ai trouvé mon équilibre, alors pourquoi vouloir me changer ?
***
Mark : tiens, te voilà ! Encore une jolie poupée que tu as eu du mal à éjecter ?
Derek : non, pour une fois, je suis rentré seul hier soir !
Mark : tu es souffrant ?
Derek: tu sais, j'ai plus de succès que toi, mais je ne suis pas une usine à sexe non plus !
Mark : tu me cherches direct ! Tu es persuadé que tu as plus de succès que moi, et je préfère te laisser le croire !
Derek : ah oui ? Parce que tu sais très bien que j'ai raison !
Mark : peu importe, tant qu'on ne rompt pas notre pacte !
Derek : plutôt mourir, que tomber amoureux à nouveau !
Mark : tu peux interpréter ça comme ça ! Moi, je dis juste : pas de relation sérieuse avec une femme !
Derek : oui, c'est pareil ! Parce que le jour où tu rappelleras une femme c'est que tu seras vraiment tombé amoureux !
Mark : je ne sais pas ce que c'est et je ne veux pas savoir !
Derek : il ne vaut mieux pas ! Et si nous nous mettions un peu au boulot ?
Mark : nous sommes les patrons ! J'ai une chirurgie dans une heure et toi dans trente minutes ! Moi j'ai encore un peu de temps pour admirer les deux dernières infirmières que j'ai embauchées !
Derek : il faut arrêter avec les infirmières, on passe notre temps à embaucher, coucher, et réembaucher !
Mark : j'y peux rien, moi, si elles sont frustrées après !
Derek : il faut que j'aille me préparer ! On se voit pour le déjeuner, on doit parler de la conférence !
Mark : je ne pense qu'à ça ! De nouvelles têtes venant des quatre coins du pays !
Derek : de nouvelles paires de seins, tu veux dire, plutôt !
Mark : tu veux que je détaille encore plus ?
Derek : non ça va aller, je préfère me concentrer sur la chirurgie !
Mark : je sens qu'il va me plaire ce séminaire !
Derek : ça va me rappeler le bon vieux temps !
Mark : je n'ai jamais aimé ça moi ! Je te laisserai parler bien sûr ! Je m'occuperai de la publicité de la clinique ! Voire un peu de… recrutement !
Derek: on en reparle à déjeuner !
Mark : va sauver une vie ! Et moi la mienne !
Derek : comme si tu étais à plaindre ! Toute seule la nuit dernière, aussi ?
Mark : le bloc t'attend Derek !
Derek : oui patron ! Ah, et tu me laisses la brune, s'il te plait !
Mark : tu prendras ce qui restera !
Mark : quand j'y repense, qu'est-ce - qui t'as pris d'organiser cette conférence ?
Derek : je sais que tu n'aimes pas ça, mais il faut se tenir informés des dernières technologies !
Mark : il y a des revues pour ça !
Derek : justement ! Tu ne lis pas grand-chose ! Et si tu veux continuer à rester le meilleur, après moi bien sûr, i l va falloir que tu te montres un peu, il n'y a pas que le bloc!
Mark : si j'ai bien compris, tu prends soin de l'image de marque de notre clinique !
Derek : on va dire que c'est à peu près ça !
Mark : on va endormir tout le monde, avec ces discours stupides, jusqu'à s’aliéner la gent féminine présente !
Derek : moi, je dirais plutôt le contraire : n'oublie pas qu'elles viennent pour nous écouter !
Mark : De toute façon, tu auras toujours le dernier mot ! Je vais finir de reporter les dernières chirurgies du week-end, et préparer un petit discours, je te laisserai faire le reste !
Derek : je n'en attendais pas plus de toi mon cher Mark, tu ne viendras pas te plaindre si j'ai plus de succès que toi !
Mark : nous en reparlerons après ce week-end intense ! J'ai une dernière chirurgie qui m'attend, on se voit demain matin !
Derek : je vais rentrer et fignoler mon sujet !
Mark : tu te mets à la diète pour être en forme ce week-end ?
Derek : il m'arrive d'être professionnel, en dehors d'un bloc, de temps en temps, Mark !
Mark : eh bien sois-le pour deux ! Moi j'ai un rancard des plus excitants !
Derek : va retirer cette tumeur d'abord ! Demain matin, dix heures, sans faute !
Mark : c'est où déjà ?
Derek : tu te fous de moi là ?
Mark : c'est un grand hôtel mais je ne sais plus lequel !!
Derek : mais, il est sérieux, en plus ! Le "Wilshire" Mark !
Mark : je le note cette fois-ci ! Quelle heure as-tu dit ? Non je plaisante, là !
Derek : je t'appelle demain pour te réveiller, je prends mes précautions ! Oust ! Le bloc t'attend !
Je rentre tôt ce soir, aucun plan sexe de prévu, concentré sur la neurochirurgie pour les prochaines soixante-douze heures, disons au moins pour mon premier exposé du matin, après je verrai bien.
Je suis tout de même légèrement stressé, mon mentor a accepté mon invitation, j'ai hâte de la revoir après toutes ces années, mais je redoute déjà ses premières critiques. Autant ne pas y penser, j'hésite maintenant à sortir pour trouver de la compagnie pour ce soir. Une bonne douche et je me déciderai à ce moment - là.
***
Aéroport de Los-Angeles.
Meredith : bouge- toi un peu, nous allons être en retard, à ce rythme-là !
Cristina : calme-toi, rabat-joie, tu m'as traînée de force à une conférence qui va m'ennuyer profondément, un long week-end pourri d'avance !
Meredith : arrête de te plaindre ! Nous sommes à Los-Angeles ! Tu vas profiter du soleil au moins, tu n'as pas oublié ton maillot de bain ?
Cris : Moi tout ce que je dis, c'est qu'il va falloir que tu apprennes à dire NON à ta mère ! Elle s'est débarrassée de cette conférence trop facilement à mon goût !
Meredith : arrête ! Je sais dire non à ma mère, mais là je ne pouvais pas refuser!
Cris: bien sûr ! Tu as horreur de ça ! Qu'est-ce qu'elle t'a promis, pour que tu acceptes ?
Meredith : rien du tout, je voulais vraiment venir ! Et je ne veux vraiment pas être en retard ! Alors récupère ta valise, bouge, taxi et hôtel !
Cris: je crois que je vais squatter le sable chaud, pendant que tu t'endors, enfermée dans une salle ! Avec un peu de chance, elle sera climatisée !
Meredith : un peu d'enthousiasme s'il- te -plait ! Moi je dis qu'on va s'éclater !
Cris : bon sang c'est le paradis, ici, comparé à Seattle, j'ai chaud ! Urgence : achat de lunettes de soleil, mate- moi un peu tous ces beaux surfeurs !
Meredith : ah ben voilà, je te retrouve ! Mais nous sommes encore à l'aéroport, les californiens ne sont pas tous surfeurs !
Cris : Saute dans ce taxi ! The beach, s'il –vous - plait !
Meredith : Ne l'écoutez pas ! L'hôtel Wilshire, s'il- vous- plait !
***
C'est le grand jour, je suis un peu nerveux, la majorité des médecins est arrivée, je suis devant cette porte à attendre la seule que j'ai envie de revoir.
Non pas que la Grande Elis Grey m'ait manqué, loin de là, elle m'a fait vivre un enfer, durant tout mon internat ! Je veux l'accueillir comme il se doit, je sais qu'elle a suivi ma carrière ces dernières années, je la lui dois un peu, malgré toute la haine que j'ai pu ressentir pour elle.
Il est déjà l'heure d'ouvrir les débats, pas d'Elis Grey à l'horizon, je suis déçu, mais j'ai une conférence à assurer, parce que si je dois compter sur mon associé, c'est cause perdue. Il a déjà mis le grappin sur les deux seules médecins plus jeunes que nous, ravissantes et totalement sous son charme déjà, une petite présentation s'impose, un peu de plaisir avant de passer aux choses sérieuses !
Derek : Mark ! Et si tu conviais nos dernières invitées en salle de conférence ? Nous allons commencer !
Mark : Déjà ! Laisse-les patienter un peu plus, je n'ai pas encore eu le temps de bien faire connaissance avec nos ravissantes collègues de Seattle !
Derek : Seattle ?
Cris : oui, un problème avec Seattle, Monsieur, Docteur ?
Derek : Non aucun, Derek Shepherd l'organisateur de ce colloque ! C'est juste que de Seattle j'attendais impatiemment la venue de quelqu'un d'autre !
Meredith : désolée de vous décevoir, mais c'est moi qui vais diriger le service de neurochirurgie d'ici peu !
Cris : et moi on m'a traînée de force, ne soyez pas surpris, si je m'ennuie lourdement, ou si je fais semblant de vous écouter !
Mark : nous serons deux comme ça ! Maintenant que vous connaissez nos noms, j'aimerais bien connaître les vôtres !
Derek : eh bien ! On verra ça plus tard ! On nous attend, Mark !
Cris : ça ne rigole pas ! Meredith, je te déteste pour le reste du week-end !
Meredith : ça ne changera pas grand-chose ! Entre là - dedans et essaie de ne pas te faire remarquer !
Derek : Meredith ? C'est un joli prénom, peu commun !
Meredith : Je le déteste, mais moins que mon nom ! Bref, je crois qu'on vous attend !
Mark : je te laisse prendre la parole, je vais aller installer ces demoiselles !
Derek : je mets une option sur Meredith, pas touche sinon je t’appelle pour venir prononcer un discours !
Mark : trop coincée pour moi, je préfère l'effarouchée !
Qu'est-ce -qu'il m'arrive ! Je suis quelque peu troublé par cette femme, ma déception que mon mentor ne soit pas présent s'est vite envolée, je suis subjugué par cette Meredith, ravissante, troublante, et mystérieuse à la fois : j'ai comme l'impression de l'avoir déjà rencontrée...
Il faut que je reprenne mes esprits, que j'arrête de la regarder, sinon je vais être incapable d'exposer la moindre théorie neurochirurgicale, il ne faut plus que je pense à cette Meredith…
***
C'est bien la première fois que je n'ai pris aucun plaisir à exposer mes techniques, propres et innovantes, qui ont fait de moi le grand neurochirurgien renommé que je suis aujourd'hui.
Deux heures à parler sans y trouver la moindre satisfaction, une éternité à éviter de regarder dans une direction bien précise, de capter un regard, qu'est ce qu’il m'arrive, j'ai l'impression de remonter le temps, de revivre mes premiers émois : à cette époque, je croyais tant en l'amour, celui qu'on croit trouver et qui va durer pour toujours.
Temps révolu, je ne crois plus en rien depuis bien longtemps, je suis devenu celui que j'ai toujours désiré être, le plaisir ne blesse pas, lui ! Je compte bien continuer dans ce sens, une longue pause pour tenter d'approcher ma future proie, qui m'excite bien plus que les autres qui ont défilé, je l'avoue, mais elle reste celle qui reprendra un avion, bien plus facile à oublier.
Cris : viens on se tire d'ici, et vite, le soleil nous attend !
Meredith : minute, j'ai quelques questions à poser au sujet du dernier point exposé !
Cris : j'ai faim, bordel ! Tu en parleras à notre retour ! Les beaux surfeurs nous attendent !
Mark : tous des adolescents, les surfeurs du coin ! Ce n'est pas vraiment ce qu'il vous faut !
Meredith : nous n'avons besoin de rien ! Ma chère consœur cherche juste un moyen de s'échapper d'ici !
Mark : je vous invite à déjeuner ? Je vous servirai de guide, s'il le faut !
Cris : proposition intéressante ! Tant que nous sortons d'ici !
Meredith : t'es vraiment incroyable, Cris ! Tu pourrais au moins faire un effort, et t'intéresser un peu à l'excellente chirurgie qu'on t'expose !
Derek : merci du compliment !
Cris : rien à foutre de la neuro ! Tu m'as traînée ici de force, alors laisse-moi en profiter comme bon me semble !
Mark : un déjeuner alors ?
Cris : avec plaisir ! Tant que c'est au soleil ! Je te laisse poser toutes les questions que tu veux, Meredith ! Amuse- toi bien !
Meredith : mais !! Tu ne vas pas me laisser ? Cris !
Derek : Je peux vous inviter aussi à déjeuner, je serai ravi de répondre à toutes vos questions !
Meredith : n'y voyez rien de personnel, mais non, merci, je ne déjeune pas avec des inconnus rencontrés deux heures plus tôt !
Derek : vous connaissez mon nom, et m'avez écouté attentivement toute la matinée, un déjeuner entre confrères, alors ? Docteur Meredith ?
Meredith : Grey ! Un problème, Docteur Shepherd ?
Derek : Docteur Grey !!! Je n'en reviens pas !
Meredith : comme à chaque fois que je révèle mon patronyme !
Derek : Docteur Grey…
Meredith : Génial ! Encore un traumatisé en entendant citer l'illustre Grey ! Je vous laisse vous remettre de ce choc ! Bon appétit !
Derek : non attendez ! Mon invitation tient toujours !
Je suis là, à trifouiller mon assiette, je fais semblant de manger, je n'ai point d'appétit, elle m'a coupé toutes mes envies, depuis cette révélation : un choc, comme elle l'a si bien dit, pourquoi ça me perturbe-t-il autant ?
Meredith : vous ne mangez rien ?
Derek : je n'ai pas très faim, pour tout vous avouer !
Meredith : moi c'est tout le contraire, le changement de climat sûrement !
Derek : vous vous plaisez à Seattle ?
Meredith : comment pourrait-il en être autrement, je suis née, j'ai grandi dans cette ville !
Derek : et vous exercez également aux côtés de votre mère ?
Meredith : elle ne m'a pas trop laissé le choix ! Mais je préfèrerais parler de la météo, plutôt que de ma mère, cela risque de me faire perdre l'appétit !
Derek : message reçu ! Ah, vous n'avez pas d'alliance ! Je vais retrouver l'appétit, subitement !
Meredith : je vois ! Vous pouvez parler de ma mère finalement ! C’était mieux !
Derek : eh bien ! Cachez votre enthousiasme de partager un repas avec un charmant et renommé chirurgien !
Meredith : gardez votre baratin pour les autres femmes que vous mettrez dans votre lit ! Je ne suis vraiment pas intéressée !
Derek : D'accord, vous avez quelqu'un dans votre vie, mais ne me dites pas que je ne suis pas attirant !
Meredith : en quoi cela vous regarde-t-il ? Attirant, vous ! Demandez plutôt l'addition, je prendrai un café en meilleure compagnie !
Derek : allez ! Ne vous fâchez pas, je promets de ne plus être indiscret ! Restez encore un petit peu avec moi, s'il vous plait !
Meredith : si vous croyez que je vais succomber à votre charme d’ailleurs inexistant, vous allez vite être déçu !
Derek : je crois que nous prenons un mauvais départ !
Meredith : ni départ, ni arrivée ! Je repars dans moins de quarante-huit heures, vous m'aurez vite oubliée !
Derek : certainement pas !
Meredith : ah oui ? Et pourquoi ? Je sens que ça va être passionnant, je vous écoute !
Derek : bon, bon je vais payer l'addition ! Vous êtes vraiment le portrait tout craché de votre mère !
Meredith : hey ! Attendez, vous allez me ramener au moins ?
Derek : je vous appelle un taxi ! À plus tard, Docteur Grey !
Meredith : non mais je rêve ! Pour qui se prend-il, celui là !
Quel con, sur ce coup là ! Je n'ai pas su réagir face à cette arrogante vérité, elle n'avait pas tort : pour qui je me prends ! Je n'ai que ce que je mérite. Alors, pourquoi suis-je toujours là, à attendre qu'elle sorte de ce restaurant ? Je serais incapable de revenir vers elle, pour lui présenter mes excuses, juste la voir, observer sa réaction, la contempler, l'admirer, elle est si…
***
Je l'ai regardée s'éloigner dans son taxi ; j'ai ensuite profité de mon bolide pour arriver bien avant elle à l'hôtel, je suis à l'accueil, à l'attendre depuis d'interminables minutes, je doute qu'elle soit ravie me voir, mais des excuses s'imposent, j'ai tellement envie de la connaître plus ! La voilà qui arrive.
Derek : Meredith ! Pour tout à l'heure je voulais…
Meredith : j'en ai fini avec vous ! Évitez de m'adresser la parole, désormais !
Derek : je tiens quand même à vous présenter mes plus plates excuses !
Meredith : si cela peut vous soulager ! Tant mieux pour vous !
Derek : écoutez, reprenons tout depuis le début !
Meredith : vous me suivez où, là ?
Derek : partout où vous irez !
Meredith : je monte dans ma chambre me détendre un peu ! Oubliez-moi !
Derek : c'est impossible ça ! Pas avant que vous ayez accepté mes excuses et m’ayez accordé un dîner dès ce soir !
Meredith : c'est la meilleure, celle là !
Derek : je vous laisse allez vous relaxer, rendez-vous dans le hall à dix-neuf heures !
Meredith : qui vous dit que je vais accepter ?
Derek : je vais avoir tout l'après-midi pour vous convaincre !
Meredith : je compte bien vous écouter attentivement, mais ce ne sera que professionnel ! Où allez-vous, là ?
Derek : je prends l'ascenseur juste pour prolonger ma présence auprès de vous !
Meredith : si ça vous amuse de vous balader dans les ascenseurs !
Derek : en charmante compagnie oui !
Meredith : pourquoi faut-il que ma chambre soit au neuvième étage !
Derek : quelle chance !
Meredith : qu'est ce que vous faites ? Ne me touchez pas !
Derek : je voulais juste effleurer ce visage si doux !
Meredith : et alors ? Satisfait ? Retirez votre main, maintenant !
Derek : je ne peux pas, j'en veux plus, vous m'avez totalement envoûté, je veux goûter à ces lèvres qui m'attirent irrésistiblement...
***
Impossible de reculer, je la désire tellement, au risque de me prendre une belle claque qui marquerait mon visage, je m'approche irrésistiblement de ses lèvres, j'ose à peine la regarder, de peur d'y entrevoir un tout petit rejet dans ses yeux, ses lèvres m'obsèdent, je les effleure, les goûte, c'est divin.
Je sens que nous sommes en train de partager quelque -chose d'unique, de grand, ça faisait très longtemps que je n'avais pas ressenti un tel plaisir avec un unique baiser, elle ose me regarder, ne me dit rien, ce qui se passe à cet instant est indescriptible.
J'en lâche ma sacoche contenant ces foutus exposés, ma seule obsession du moment c'est ELLE ! Je me jette sur ses lèvres et là plus rien ne va m'arrêter, tellement je la veux toute entière, j'en ressens déjà les effets sous mon boxer, mes mains partent à la découverte de ce corps qui m'appelle. Je la caresse de toute part, ses fesses me transcendent, je l'attire contre moi, pour lui faire ressentir toute mon excitation, elle en gémit, elle me rend complètement fou.
Nos corps ne peuvent plus se déprendre, nous sortons de l'ascenseur précipitamment, pressés de vouloir retirer nos vêtements, elle me sourit, elle est magnifique, je n'ai jamais autant désiré une femme presqu’inconnue, Je la plaque conte la porte de sa chambre, avant qu'elle ne l'ouvre, je déboutonne son chemisier, défais son soutien-gorge, je caresse ses seins, si parfaits, juste le temps d'en lécher ses pointes durcies instantanément.
Enfin la porte s’ouvre, je ne doute pas une seconde du plaisir qui va suivre, cette folie qui s'est emparée de nous, va nous transporter vers les plus hauts sommets.
***
Il est quatorze heures, inutile de me rappeler que je suis attendu en salle de conférence, je n'ai vraiment pas envie de me rhabiller, j'en veux tellement plus encore, elle fait de même en silence, que dire ! Voilà des années que je prononce les mêmes banalités après une partie de jambes en l'air, mais cette fois-ci j'en reste muet, je n'ai pas envie que ça s'arrête.
Il va bien falloir dire quelque chose, je plane encore depuis mon extase, et quel orgasme ! Waouh!
Elle a l'air encore plus gênée que moi, le temps n'est pas mon allié, je n'en aurai jamais assez pour lui avouer qu'en l'espace d'une petite heure, elle m'a comblé de bonheur, elle m'a totalement chamboulé, mes convictions auxquelles je tenais tant, s'envolent, qu'est –ce- qui m'arrive, qu'est-ce-qui m'attend ?
Derek : euh... on doit déjà me demander, il faut que j'y aille ! Mais j'aimerais te dire que ce moment était fabuleux et que…
Meredith : oui, bon, ne te fatigue pas à réciter ton discours post-sexe, tu devrais y aller, on t'attend !
Derek : ce n'est pas ce que je voulais dire, au contraire !
Meredith : moi, si ! J'avoue, c'était fabuleux, mais restons- en là ! Nous sommes deux adultes responsables ayant succombé à une agréable tentation, rien de plus !
Derek : C'est ce que tu penses ?
Meredith : oui ! Je repars demain, je ne serai plus qu'un souvenir pour toi, qu'il soit bon ou mauvais, je m'en fous un peu !
Derek : j'en ai assez entendu, je préfère descendre !
Meredith : parfait, tout est dit ! À tout de suite Docteur Shepherd ! Je suis impatiente de vous écouter !
J'ai claqué la porte en partant, ma dernière pensée était loin de toute la passion que nous avions partagée auparavant. Je n'en reviens pas, j'ai du mal à y croire ! Moi qui pensais que quelque chose de très fort venait de naître, je me suis planté en beauté, elle s'est amusée avec moi, rien de plus, ma déception est immense.
Je suis dans cet ascenseur, là où tout a commencé, j'ai envie d'en sortir au plus vite, j'ai l'impression qu'il descend à la vitesse d'un escargot, les derniers mots de Meredith résonnent sans cesse, je ne veux pas que ce ne soit déjà qu’un souvenir, pas tout de suite, voire jamais, qu'est- ce- qu'il m'arrive ?
Je ne sais plus vraiment qui je suis, où je vais, je suis perturbé à un point tel que je me sens incapable d'assurer le moindre discours.
Enfin, ce maudit ascenseur s'ouvre.
Mark : mais qu'est-ce - que tu foutais ? Tout le monde t'attend !
Derek : je ne me sens pas bien Mark, il va falloir que tu me remplaces !
Mark : c'est ça ! Y aurait-il un rapport avec le seul médecin manquant, et qui ne va pas tarder à arriver par ce même ascenseur ?
Derek : déduis ce que tu veux ! Je rentre à la clinique ! Remplace- moi, t'as pas le choix !
Mark : oh là, et je dois parler de quoi ?
Derek : tout est là dedans !
Mark : tu peux me dire au moins ce qui t'arrive ?
Derek : quand je le saurais, je te le dirais ! À plus tard, Mark !
Mark : toi, t'as un sérieux problème ! Qu'est ce que je disais ! Qui voilà : notre charmant médecin de Seattle !
Meredith : Désolée, je n'ai pas le temps je suis en retard !
Mark: prenez le temps de vous installer, c'est moi l'orateur, aujourd'hui !
Meredith : ah bon ?
Mark : je ne sais pas ce que vous avez fait, ou pas fait d'ailleurs, à mon associé, mais vous l'avez mis en fuite !
Chapitre deux : Pluie de sentiments
La convention s'est achevée il y plus de quarante-huit heures déjà, je m'efforce de ne plus y penser, en vain, je ne pense qu'à cette femme !
Je ne l'ai pas revue depuis, ses derniers mots résonnent encore, je n'ai pas pu l'affronter de nouveau, je n'ai pas réapparu du tout, malgré le nombre de questions me concernant, mon absence ne l'a vraiment pas perturbée.
Elle est rentrée à Seattle, pour toujours, et maintenant je suis là, tout seul, comme un con, à me remémorer ces brefs instants partagés ; je suis pitoyable, Mark se fout de ma gueule, me rassurant en me disant que je vais vite reprendre goût à la vie passionnante et légère que j'avais.
Tu parles d'une vie passionnante ! En surface peut-être, mais au plus profond de moi je réalise que je ne suis pas si heureux que ça. J'en ai marre d'être dans cet état, il faut que je l'oublie, ou que… non j'en n'aurais pas le courage, l'appeler, lui écrire, à quoi bon, pour me faire rembarrer à nouveau !
Mark : désolé de te sortir de ton désespoir, mais tu es attendu au Bloc !
Derek : je sais ce que j'ai à faire Mark, je n'ai pas besoin que tu me le rappelles !
Mark : ça va durer combien de temps, à ton avis ?
Derek : quoi ?
Mark : ton chagrin d'amour ! Autant t'éviter au maximum durant cette période !
Derek : arrête un peu ! Je traverse juste un mauvaise passe, c'est tout !
Mark : à d'autres ! Et ne me sors pas l'excuse bidon de la crise de la quarantaine !
Derek : le bloc m'attend !
Mark : si j’étais toi, je l'appellerais! Tu n'as rien à perdre !
Derek : stop !!! Arrête de me parler d'elle, compris !
Il n'a même pas prononcé son prénom, ça a suffi pour que je m'emporte, il faut que je me reprenne et vite, d'abord ma chirurgie, et après je me remets en selle, oui c'est décidé : Meredith Grey, c’’ est du passé, point final, si ça pouvait être aussi facile, pff !!! Elle n'est plus là, et elle me fait perdre encore la tête.
***
Seattle Grace Hospital
Meredith : tu voulais me voir, maman ?
Elis : quand même oui ! Je ne t'ai pas revue depuis ton retour de Los-Angeles ! Comment était cette convention raconte-moi un peu !
Meredith : Ce n'est pas trop le moment, là ! Les visites commencent dans quelques minutes !
Elis : on peut se passer de toi, pour une fois! Raconte-moi ! Tu as rencontré personnellement le Docteur Shepherd ?
Meredith : oui, maman !
Elis : ma plus belle fierté parmi tous mes étudiants, à ce jour !
Meredith : merci pour moi, ça fait plaisir !
Elis : tu es brillante Meredith, Mais loin, très loin de Derek Shepherd !
Meredith : il était déçu de ne pas te voir en tout cas !
Elis : pourtant il m'a détesté pendant des années, mais il a compris que c'était pour son bien ! Il t'a transmis un message pour moi, je suppose !
Meredith : Euh… non pas vraiment !
Elis : surprenant de sa part ! Si seulement j'avais des chirurgiens comme lui à la tête de mes services !
Meredith : eh, oh, c'est bon là ! Le quart d'heure Derek Shepherd est fini ? J'ai un service à faire tourner, bien que je ne sois pas à la hauteur de l'inégalable neurochirurgien !
Elis : calme ta joie, ma chérie ! Si mon futur Gendre pouvait lui ressembler, ce serait l’aboutissement de toutes mes attentes !
Meredith : et c'est reparti ! Dylan n'est pas médecin, et alors ! Ça ne m'empêchera pas de l'épouser, maman ! Que tu l'apprécies ou non, ton avis m'importe peu !
Elis : calme-toi ! Qu'est-ce -qui te prend, à la fin ! Je ne m'opposerai pas à ton mariage, je suis impatiente même de marier ma fille ! J'ai le droit de donner ma vision du gendre idéal quand même !
Meredith : Derek Shepherd ! Le gendre idéal ! Laisse-moi rire !
Elis : tu ne le connais pas Meredith, crois-moi !
Meredith : Je ne prends pas le temps de m'intéresser aux hommes volages, qui sautent sur tout ce qui bouge !
Elis : eh bien, tu te trompes complètement, ma fille !
Meredith : va savoir ! Je peux aller travailler maintenant ?
Elis : je ne vais pas te retenir ! Juste une dernière question !
Meredith : oui, maman !
Elis : j'aimerais bien le revoir ! Je peux l'inviter à ton mariage !
Meredith : quoi ??? Non c'est un mariage en petit comité ! Tu ne vas pas inviter tous les chirurgiens du pays non plus !!! Hors de question !
Elis : Meredith, mais enfin ! Meredith !!! Et puis, ce ne sont pas tous les médecins, juste lui, c'est la bonne occasion pour des retrouvailles mémorables, je vais lui envoyer un faire-part, quoique en dise mon effarouchée de fille !
Il ne manquerait plus que ça, qu'il débarque à mon mariage ! Non mais ! Parfois j'ai envie de l'étrangler, ma mère !
N'empêche que ce souvenir me hante depuis mon retour, non pas d'avoir trahi Kévin, d'ailleurs je me demande bien pourquoi je ne ressens aucune culpabilité, juste qu'il avait raison sur un point c'était fabuleux.
Je ne l'ai pas revu depuis, je l'ai touché dans son estime certes, j'y suis allée un peu fort je l'avoue, au moins ça a facilité beaucoup de choses. Je ne sais pas comment je vais réagir si un jour je me retrouve à nouveau en face de lui. Pourquoi je parle de lui, et ne cesse de penser à lui, au boulot Meredith, ne te laisse pas distraire par cette folle et merveilleuse aventure de très courte durée.
Chapitre trois : un choix pas si facile
Une semaine supplémentaire s'est écoulée depuis, rien n'a changé, je pense toujours à elle, je n'ai pas touché une autre femme depuis, au grand désespoir de Mark qui doit « chasser » tout seul.
Je ne suis cependant pas désespéré ! Je me consacre beaucoup plus à mes chirurgies en ce moment, quand le manque sexuel se fera sentir, j'aviserai en conséquence ; mais pour l'instant, je veux que ma dernière relation avec une femme reste le plus longtemps possible celle vécue avec Meredith ; c’est un peu stupide, mais c'est comme ça.
Je me souviens de chaque détail, de son numéro de chambre, de la couleur de ses sous-vêtements que j'ai retirés, de la douceur de sa peau, de ce grain de beauté situé sur l'aine, de ces jambes si parfaites que mes mains n'ont cessé de parcourir, et de ces seins que j’aime tant, de cette nuque, de ces cheveux, de ce parfum...
Heureusement, ma secrétaire me ramène à la réalité.
Kelly : voilà votre courrier Docteur Shepherd !
Derek : merci Kelly ! Annulez mon rendez-vous avec le représentant en produits pharmaceutiques ! Je n'ai pas la tête à supporter le moindre acharnement commercial !
Kelly : Comme vous voulez, Docteur Shepherd ! Sinon je le fais recevoir par le Docteur Sloane ?
Derek : Excellente idée ça !
Mark : on parle de moi ?
Derek : oui ! Tu as un rendez-vous à quatorze heures ! Cogne-toi un peu les représentants !
Mark : pourquoi pas ? Tu as lu ton courrier ?
Derek : non ! Kelly vient de me le poser à l'instant ! Pourquoi ?
Mark : commence par la petite enveloppe rose ! Qu'elle te mette de mauvaise humeur ou pas !
Derek : qu'est- ce - que c'est ? Ça vient de … Seattle !
***
Le seul fait de prononcer le nom de cette ville me déstabilise de nouveau ; pourtant, j'en gardais un très bon souvenir depuis mon internat, la pluie en moins, bien évidemment. Maintenant, tout ce qui me fait penser à Seattle, c'est elle.
Quelque chose me dit que cette enveloppe va ne faire qu'accroître mon malheur, je n'ose même pas l'ouvrir, du coup !
Mark : tu vas contempler ce timbre encore longtemps ?
Derek : le temps qu'il faudra ! Et si je n'ai pas envie de l'ouvrir ?
Mark : mais si, tu vas le faire !
Derek : apparemment tu as reçu la même chose ! Annonce, ça ira plus vite !
Mark: euh… non, je ne veux pas être celui qui, euh… dépêche-toi d'ouvrir ! Comme ça, nous pourrons en discuter juste après !
Derek : Kelly, vous pouvez nous laisser ? Merci !
Mark : oui, Kelly, merci !
Kelly : n'oubliez pas votre rendez-vous de quatorze heures, Docteur Sloane !
Mark : oui, au pire vous me le rappellerez ! (…) Enfin seuls ! Tu l'as sautée, au fait, Kelly ?
Derek : hein ! Quoi ! Qui ?
Mark : complètement chamboulé, à ce que je vois ! Ta secrétaire, tu te l'es faite quand ?
Derek : la première semaine de son arrivée !
Mark : Pauvre Kelly ! Ça ne te dérange pas si je…Enfin, je ne suis pas là pour ça !
Derek : tu veux me voir me décomposer, c'est ça ? Qu'est-ce que tu cherches, à la fin ?
Mark : rien ! Je suis là en tant qu'ami, et pour savoir combien je dois réserver de places d’avion !
Derek : donc, nous sommes invités à Seattle, et vu la couleur de cette env…
Mark : Derek ça va ?
Derek : elle n'a pas osé me faire ça quand même ? Elle m'a jeté à la seconde où j'ai remis mon boxer, ok, mais elle cherche quoi en m’invitant à son ma… ! Je n’arrive même pas à prononcer le mot !
Mark : Lis bien, Derek, je doute qu'elle soit si sadique que ça !
Derek : Elis !!! Mais elle doit savoir qui invite sa mère, c'est pareil !
Mark : alors je confirme, et je réserve pour deux ?
Derek : j'ai besoin d'y réfléchir, Mark !
Mark : Dis-toi que c'est une occasion de la revoir, elle te hante depuis le séminaire !
Derek : la revoir, tu parles ! En robe blanche, disant « oui » à un autre !
Mark : au moins, tu la reverras ! Et tu auras peut-être l'occasion, qui sait, d'avoir l'honneur d'enterrer sa vie de jeune fille !
Derek : m'enterrer moi, tu veux dire !
Mark : t'es vraiment accro, toi ! C'est dingue, je ne t'ai jamais vu dans un tel état, même pas envers ton ex-femme, à ses tous débuts !
Derek : la ferme, Mark !
Mark : alors, Direction Seattle dans deux semaines, ou non ?
***
Pourquoi ai-je répondu oui ? J'avais vraiment besoin qu'il me foute la paix, alors j'ai parlé sans réfléchir, je le regrette depuis.
Je me suis moi-même chargé de confirmer notre présence à ce foutu mariage, en prenant soin d'appeler Elis, et de la remercier d'avoir pensé à moi. Notre conversation a vite dérivé sur la conférence, celle-là même qui a changé ma vie, me questionnant sur sa fille, voulant connaître mes premières impressions la concernant.
Que dire, sans éveiller le moindre soupçon, ni trahir ma fébrilité en parlant de Meredith ? J'ai prétexté une urgence, et mis fin à notre conversation en toute politesse.
Et depuis, j'ai ce billet d'avion sur mon bureau, je compte les jours qui me séparent de l'embarquement, encore six jours, six jours à fixer ce billet, six jours à me demander comment je vais réagir à la seconde où je vais la revoir, l'aborder, lui parler, que lui dire, quelle sera sa réaction à elle ?
Ce qui est fait est fait, je ne vais pas me défiler, malgré les circonstances, j'ai très envie de la revoir de toutes façons, je ne m'attends pas à un accueil chaleureux, loin de là, mais quelque part, je garde un infime espoir ; si minime qu'il puisse être, je me raccroche à ce que je peux, parce que je ne suis pas encore prêt à y renoncer.
Pauvre de moi, j'ai passé la quarantaine sans crise aucune et me voilà complètement désemparé, pour ne pas dire désespéré.
Vivement que j'aille à Seattle, qu'elle se marie et que je passe enfin à autre chose ! Il le faut, tirer un trait sur ce trésor des plus raffinés, qui a ressuscité le plus beau et le plus pur de mes sentiments…
Mark : tu comptes encore passer la soirée dans ton bureau à rêvasser ?
Derek : non je suis crevé, je vais rentrer me coucher !
Mark : c'est ça ! Deux chirurgies qu'un interne aurait pu pratiquer, çà t’a épuisé !! Tu viens avec moi, un bon Scotch te fera le plus grand bien !
Derek : je ne suis pas d'humeur à chasser la poulette, Mark !
Mark : qui te parle de chasser ! Je vais faire ceinture ce soir, et me consacrer à mon meilleur ami !
Derek : j’ai encore moins envie d'en parler !
Mark : interdiction de parler de Seattle, et d'une quelconque Grey ! Ça te va ?
Derek : marché conclu ! Mais je t'invite au resto, ça doit faire trois soirs que je n'ai pas mangé autre chose qu'un bol de céréales !
Mark : alors dépêche- toi de te changer, parce que si tu sors dans cette tenue, nous serons vite en charmante compagnie !
Derek : j'y vais et merci Mark, pour… !
Mark : faut bien que je serve à quelque chose ! Je t'attends sur le parking !
***.
Seattle
Elis : ah, te voila ! Je t'ai bipé il y a vingt minutes, quand même !
Meredith : j'étais au bloc, maman ! Tu ne voulais pas que je laisse mon patient la poitrine ouverte parce que tu désirais me voir ?
Elis : ça va, Meredith, je n'ai pas fait attention au tableau ce matin, je suis débordée avec ce futur conseil d'administration ; et surtout avec ton mariage !
Meredith : c'est ton problème si tu as transformé un mariage tout simple en une cérémonie dont je connaîtrai à peine le quart des invités ! Ne viens pas te plaindre maintenant !
Elis : je ne me plains pas, au contraire ! Le jour J approche ! J'ai l'impression d’être plus angoissée que toi !
Meredith : moins j'y penserai, moins je le serai maman, alors évite d'en rajouter !
Elis : ah ! Il faut que je réserve deux chambres supplémentaires, je viens d'avoir la confirmation de Los-Angeles !
Meredith : Los-Angeles ?
Elis : J'ai tout de même invité Derek Shepherd et Mark Sloane !
Meredith : ce n'est pas vrai ????
Elis : deux de plus, Meredith, ça ne changera rien ! Arrête de faire cette tête : on dirait que j'ai invité les monstres de tes plus horribles cauchemars !
Meredith : quand vas-tu me demander un jour mon avis ? Ah non, j'ai oublié, tu m’avais consultée, mais pour ce que tu en as tenu compte ! Continue comme ça, maman, c'est parfait !
Elis : Meredith, tu ne vas pas t'emporter pour deux petites invitations supplémentaires !
Meredith : mes patients m'attendent !
Elis : Meredith !!!! Mais qu'est- ce qui lui prend, ce matin ?
C'est la catastrophe, j'ai envie de tuer ma mère là, oui, oui j'en serais capable, tellement elle m'a mise hors de moi ! Cela dit, elle a invité le meilleur interne qu'elle n'ait jamais eu, un ami, et pas l'homme qui a couché avec sa fille il y a si peu de temps !
Comment vais-je faire ? Et pourquoi a-t-il accepté de venir, cet abruti, aussi ? Non mais parfois, les hommes devraient réfléchir, je suis dans une belle merde, moi maintenant !
Je me demande vraiment quelles sont ses intentions, il ne va pas tout gâcher, j'espère ! Il n’est pas aussi con que ça quand même, il est neurochirurgien ! Quoique ça ne veuille pas dire grand chose ! Si je l'appelais pour mettre les choses au point, vaux mieux prévenir que guérir, non ? Mais en serai-je capable, pourquoi ai-je si peur de lui passer un coup de fil ?
Chris : tu rêvasses au beau milieu du couloir ?
Meredith : non, j'élabore un plan !
Chris : un plan de quoi ? T'as une occase pour une super chirurgie, c'est ça ?
Meredith : ça aurait été plus simple à imaginer ! Je suis en train de récolter le résultat de la seule connerie que j'aie osé semer !
Chris : tu peux développer un peu ? Parce que je suis un génie de la compréhension "Meredithienne", mais là il m'en faut un minimum !
Meredith : il vaut mieux que tu ne saches rien ! J'ai un patient !
Chris : quoi ? Tu crois que tu vas me laisser comme ça ? Meredith !!
Meredith : t'y mets pas toi, aussi s’il te plait !
Chris : oh, toi t'as fait une grosse bêtise…
***
Chris est vite revenue à la charge à l'heure du déjeuner, elle me connaît si bien ! Je n'ai pas eu d'autre choix que de tout lui raconter, depuis les premiers moments torrides dans l'ascenseur, jusqu'à l'invitation de ma chère mère.
J'ai quelque peu omis des détails, mais maintenant elle sait, elle a cet air style bombardement de questions, et son petit sourire en coin me dit qu'elle cautionne mon égarement.
Chris : je le savais, qu'il s'était passé quelque - chose de pas clair à Los-Angeles !
Meredith : bien sûr !!! T'as rien capté, tu veux dire !
Chris : je me suis surtout demandé pourquoi on n'avait pas revu le célèbre Shepherd ! Qu'est-ce que tu lui as fait pour qu'il disparaisse comme ça ?
Meredith : je l'ai juste largué avant qu'il ne le fasse! "Monsieur" a été blessé dans sa virilité, sûrement !
Chris : sinon côté "baise", il est aussi talentueux qu'en chirurgie ?
Meredith : tu ne sauras rien du tout à ce sujet !
Chris : il t'a fait crier plus fort que Kévin ne le fera jamais, c'est ça ?
Meredith : mais de quoi je me mêle ?
Chris : je t'avais dit que comparer un chirurgien à un flic, y'a pas photo !
Meredith : sûr! T'es avec un chirurgien ! Tu devrais tester les flics c'est pas mal !
Chris : je suppose que tu n'as rien dit à Kévin ?
Meredith : bien sûr que non ! Je peux dire adieu à notre mariage, si je le fais !
Chris : tant pis pour les détails, mais une idée me vient tout à coup !
Meredith : je sais déjà ce que tu vas me dire ! N'y pense même pas !
Chris : ça changerait du strip-teaseur habituel ! Et puis, au moins, tu pourrais te l'envoyer, lui !
Meredith : j'ai fait une connerie, Chris, ce n'est pas pour recommencer la veille de mon mariage, je culpabilise déjà assez comme ça !
Chris : quand ça ? Je n'ai pas vu l'once d'un soupçon d'une quelconque culpabilité sur ton visage depuis notre retour, moi je dirais plutôt le contraire !
Meredith : tu te trompes ! Un moment d'égarement, à vite oublier, c'est tout ! On change de sujet, si ça ne te dérange pas ?
Chris : j'ai vraiment hâte d'y être, subitement, je sens que je vais bien me marrer !
Meredith : sinon, tu comptes te marier quand, avec Burke ?
Chris : la ferme ! On parle plus mariage, t'as dit !
Meredith : on s'est comprises, enfin !
Chris : il va à l'Archfield ?
Meredith : Christina !!!!!!!
Chris : c'était vraiment un bon coup ??? Ok, je la ferme !
Meredith : sauvée par le bipper ! Merci cher trauma !
Chris : je compte bien savoir !!!
Meredith : tu lui demanderas quand il sera là, si tu y tiens vraiment !
Chris : chiche ! Il arrive quand ?
Meredith : demande à ma mère ! J'ai une urgence, moi !!!
Chris: ok, miss "orgasme californien" !
Meredith : répète-le encore une fois, et je te fais avaler ton bipper !
Chris : oh, que j'ai peur ! Ton trauma t'attend, non ?
Meredith : j'y cours !
Chris : je vais passer saluer ta mère, moi !!
Chapitre quatre : impatience et appréhension…
Cette balade matinale n'a plus la même saveur ces derniers temps, je n'apprécie plus rien, j'avale ma dernière goutte de café, et j'écourte ce grand moment de solitude.
J'ai repris un peu le cours de ma vie, Mark ne me laisse pas trop le temps de m'apitoyer sur mon sort ; j'ai tout de même replongé dans le plaisir, si on peut l'appeler ainsi, sans aucun sentiment, ni frisson.
Et dire que, si je ne m'étais pas imaginé son visage, son corps, fermé les yeux pour me transporter avec elle, jamais je n'aurais été capable d'honorer sexuellement cette inconnue ! Bon sang ! Elle va me hanter encore combien de temps ?
Et plus la date approche, et moins je me sens le courage de le prendre, cet avion.
Pourtant mes bagages sont déjà faits, pourtant mon billet d'avion je le conserve précieusement, bien sûr que je veux la revoir, poser mes yeux à nouveau sur ce visage, lui dire que depuis notre folie, je ne pense qu'à elle…
Je suis ridicule, je suis invité à son mariage, je l'oublie constamment, çà !
--- : salut !!! Tu as de quoi faire un café ?
Derek : euh... Non et puis je dois aller à la Clinique !
--- : je vois, je me dépêche !
Derek : merci euh… ?
--- : Catherine et non pas Meredith, qui t'a bien plus excité que moi !
Derek : on fait ce qu'on peut ! Il faut que j'y aille ! Claque la porte en partant si ça ne te dérange pas !
Catherine : c'est ça, oui ! Pauvre mec !
Mark : oh ! En retard !! T'es tombé sur une bombe ?
Derek : oublie-moi Mark ! Comme tu le dis, je suis en retard, le bloc doit m'attendre !
Mark : quoi !! Ne me dis pas que toi, le "baiseur fou," t'as déclaré forfait ! "Popol" a fait des caprices ?
Derek : "Popol" va bien ! C'est tout le reste qui ne va plus !
Mark : et c'est reparti ! Tu vas bien finir par l'oublier ! En tout cas je commence sérieusement à me demander si c'est une bonne d'idée d'aller à Seattle !
Derek : pour une fois, nous sommes d'accord ! Assister à son mariage…pff !
Mark : tu sais ce que tu comptes lui dire ?
Derek : non, et c'est pour ça qu'on va le prendre cet avion ! Une fois en face d'elle, je saurai !
Mark : et moi je crains le pire ! Bon, eh bien nous serons fixés dans deux jours !
Derek : une éternité Mark, si tu savais !!
Mark : oui je sais ! Allez va sauver des vies ! On s'occupera de la tienne en temps voulu !
Seattle
Kévin : Meredith, je te trouve vraiment bien distante, ces derniers temps !
Meredith : je ne suis pas distante, plutôt nerveuse, mais demain ça ira mieux !
Kévin: moi c'est tout le contraire, j'ai vraiment hâte que tu sois ma femme, que nous partions en lune de miel, de te faire pleins d'enfants, et surtout de t'aimer chaque jour un peu plus !
Meredith : je vois que tu as déjà tout programmé !
Kévin: quelque - chose te dérange dans ces projets biens banals ?
Meredith : non rien ! Mais nos carrières vont quelque peu freiner tout ça !
Kévin: rien ne ralentira mon envie de fonder une famille, mon amour !
Meredith : nous aurons tout le temps d'en reparler, toute la vie même ! Je file à l'hôpital !
Kévin: ne rentre pas trop tard ce soir, la journée va être longue, demain !!
Meredith : je ferai de mon mieux ! A demain Kévin !
Kévin: puis-je vraiment faire confiance à Christina ?
Meredith : et moi, à David ?
Dylan : ça va, ça va, mais promets-moi de ne pas faire de bêtises !
Meredith : c'est ça, la confiance que tu mets en moi la veille de notre
mariage ?
Kévin: mais ces soirées sont particulières, et si tu bois trop…
Meredith : ne bois pas, toi non plus, alors ?
Kévin: et si nous la passions ensemble, cette dernière soirée mon
amour ? C'est un peu égoïste je sais, mais…
Meredith : tu vas bien t'amuser, profites-en !
Kévin: comment veux-tu que je m'amuse sans toi ?
Meredith : Moi je vais m'amuser !
Kévin: Meredith Grey !
Meredith : je vais être en retard ! À ce soir, - plutôt demain -, futur mari !
Kévin: Meredith Grey future Freeman! Reviens au moins m'embrasser !
Meredith : un bisou express !! Je t'aime !
Kévin: mouais… et ne sois pas en retard à l'église demain !
Je ne suis pas en retard, je commence déjà à fuir des sujets qui me font peur. Mentir, Je n'ai pas pu faire autrement, j'ai pensé un bref instant à tout lui raconter ; mais à quoi bon ? Tout briser, tout perdre, pour à peine deux petites heures de trahison ?
Cent-vingt minutes d'un bonheur intense, oui je peux le dire, si peu et si fort, que je ne peux le comparer à rien, mais demain j'épouse l'homme que j'aime, et si je peux éviter de revoir l'autre, ça m'arrangerait fortement!
Meredith : allo ? Maman ! Je partais pour l'hôpital justement !
Elis : eh bien, tu vas devoir t'en passer quelques heures : j'ai besoin que tu me rendes un service, je suis coincée par une réunion du conseil d'Administration !
Meredith : que puis-je faire pour toi ?
Elis : oh, je vois que ton mariage te met de bonne humeur !
Meredith : maman !
Elis : il faut que tu ailles à l'Aéroport accueillir les Docteur Shepherd et
Sloane, pour les conduire à l'Archfield !
Meredith : pardon ?? Ils ne sont pas assez grands et intelligents pour prendre un taxi ?
Elis : ne commence pas à y mettre de la mauvaise volonté ! Va les accueillir comme il se doit, et dis au Docteur Shepherd que je passerai le voir dès que j'aurai un moment !
Meredith : maman appelle-les, et dis leur de prendre un taxi ! J'ai un programme chargé à l'hôpital aujourd'hui !
Elis : je m'occupe de dispatcher tes patients en attendant ; s'il - te - plait, Meredith rends- moi ce service ! Oh ! Je te laisse, le grand chef est là !!!
Meredith : Maman ???? Et merde ! Il ne manquait plus que ça ! Je vais envoyer Chris ! Réponds, bordel !!! Jamais là, quand on a besoin d'elle, celle-là !
Eh bien, je crois que le moment de vérité va avoir lieu plutôt que prévu ! En route pour l'aéroport...
Je panique déjà, alors que je suis encore à quinze kilomètres de l'aéroport, et que son vol n'atterrit que dans trente minutes. Je suis incapable de réfléchir à ce que je vais bien pouvoir lui dire.
Si ça se trouve, il m'a oublié et déjà tourné la page, pourquoi je m'en fais tant que çà ? Je vais jouer les indifférentes, les accueillir poliment, et les accompagner à leur hôtel, vite fait bien fait et je file à l'hôpital sans paraître la moindre seconde embarrassée.
Voilà je vais procéder de la sorte, ce n'est pas compliqué, je peux y arriver : il me suffira de rester concentrée sur son associé, je ne me rappelle même plus de son nom, ce n'est pas grave. Je vais m'en tenir à ça, et tout se passera bien…