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Série : Grey's Anatomy
Création : 26.10.2009 à 16h37
Auteur : ValDerek
Statut : Terminée
« énième fic dont je suis la seule à écrire (valderek et maluzo83 sont une et même personne ) ce ne sera pas du DerMer pour une fois mais du DEM/PEO » ValDerek
Cette fanfic compte déjà 48 paragraphes
Nous n’avons jamais reparlé des reproches de Jill, l’un comme l’autre n’osant vraiment plus s’aventurer dans ce qui nous a valu des semaines de silence et d’indifférence. Pourquoi revenir là dessus alors que nous nous entendons si bien de nouveau.
Le tournage nous prend énormément de temps cette année. Passer d’une saison de 9 à 27 épisodes est plus qu’épuisant, je ne sais pas vraiment dans quel état je vais finir à la fin de cette saison.
Mais en tout cas, je m’amuse toujours autant sur les plateaux et continue toujours de m’entendre très bien avec tout le cast, même si certaines affinités se sont créées de part et d’autre. J’avoue, au risque de vous surprendre, que j’apprécie particulièrement la compagnie de Kate Walsh.
Non pas que je la déteste pas d’être la femme de Derek, et ça elle l’a compris parce qu’elle me taquine à ce sujet à la moindre occasion. J’adore sa façon de grimacer dès que le tournage s’arrête ! Dommage, vous ne verrez pas ça, peut-être dans un bonus dvd, qui sait, mais sa bonne humeur à tout épreuve est très communicative et je ne regrette qu’une chose, c’est de n’avoir que très peu de scènes en commun avec elle.
Mais espérons que ça change ! Je ne m’aventure pas trop dans les scripts, parce que j’ai eu mon lot de surprises pour le moment et je reste dans mon rôle de la jeune interne, trahie et abandonnée, qui va se consoler avec sa bouteille de téquila et pire encore…
Je préférais sincèrement jouer les internes amoureuses…
Sandra : Tu rêves à ton prince charmant ?
Ellen : Tu crois pas que j’ai passé un peu l’âge pour ça ?
Sandra : Non ! Tu planais tellement à 10 000 lieues que ça avait vraiment l’air très jouissif !
Ellen : Je ne répondrai même pas à cette énorme stupidité, sortie de la bouche de Cristina, je dirai en plus ! On commence sur quel plateau ?
Sandra : Toi, je ne sais pas ! Moi, je dois aller dans l’appart de Burke et lui gâcher sa surprise de sapin de Noël !
Ellen : Ah c’est vrai, les fêtes ! Je me rappelle maintenant sur quel plateau je vais… Faut que je calme Izzie sur la décoration !
Sandra : Ok ad’taleur alors, on se reverra rapidement dans la matinée !
Ellen : Oui certainement ! Tiens Patrick, bonjour ! Que me vaut ce sourire de si bon matin ? Non, me dis rien !
Patrick : Tu vas t’imaginer quoi là ! Rah là là, ces femmes ! J’aime les fêtes et toute l’ambiance qui les accompagne, donc je suis de bonne humeur !
Ellen : C’est toi qui va te déguiser en Père Noël alors ? J’espère que tu as bien reçu ma lettre !
Patrick : Reçu, emballé, prêt à livrer !
Ellen : Alors ça, c’est impossible…
Patrick : Chut, tu ne connais pas encore tous les pouvoirs du Père Noël ! En attendant le jour J, Shonda te lance un regard qui me fait peur !
Ellen : Apparemment, faut que j’aille admirer le beau sapin d’Izzie ! Bonne journée alors ! On se voit pratiquement pas aujourd’hui !
Patrick : Je sais, hélas !
Ellen : C’est dur de….
Patrick : Tu me manques aussi tu sais… Allez, vas-y, ne va pas faire enrager Shonda plus qu’elle ne l’est déjà !
Ellen : J’y vais ! Tu me manques aussi Derek, euh… Patrick …les deux…
(relu par gringo06)
C’est vrai que d’habitude je suis d’une humeur plus joyeuse à l’approche des fêtes mais là, le cœur n’y est pas. Rien de ce que j’aurais aimé ne s’est produit, Chris est en voyage en Europe pour tout le mois de décembre et j’avoue ne pas lui avoir vraiment pardonné de m’abandonner à cette période de l’année.
Je vais probablement accepter l’invitation de Sandra, passer au moins le réveillon avec elle au Canada, ça me changera sûrement les idées.
En attendant ma prochaine scène, je prends plaisir à assister à celle de Patrick et Kate. Moi, je n’ai eu droit qu’à 10 secondes avec lui à la sortie de l’hôpital. Que c’est dur de ne plus tourner avec lui… Ils sont chez Joe’s et y’a un truc qui cloche à en voir la tête de malheureux que peut avoir Patrick ! Ca m’apprendra à ne pas lire les scripts en entier et me concentrer uniquement sur mes répliques.
Derek : Qu’est-ce que tu bois ?
Addison : C’est un lait de poule ! Délicieux !
Derek : C’est très Dickens !
Addison : Non ! Enfin si ! C’est une boisson de Noël ! Noël, tu te rappelles Derek ? On aime Noël ! Enfin, on aimait !
Derek : Oui ! Noël donne envie d’être avec les personnes qu’on aime ! Je dis pas ça pour te blesser ou parce que je veux te quitter parce que ce n’est pas le cas. Meredith n’était pas une passade, elle n’était pas une revanche ! J’étais amoureux d’elle ! Et ça ne disparaît pas parce que j’ai décidé de rester avec toi !
Shonda : Coupez !!! On la garde ! Fantastique, Patrick, très convaincant !
Ellen : Oui, je confirme !
Shonda : C’est Meredith qui parle, je suppose !
Ellen : Ca laisse entrevoir de l’espoir au moins ! Il était temps que ça bouge un peu !
Kate : Merci pour moi !
Ellen : Tu sais très que je ne te déteste pas Addison, voyons !
Kate : Tant que Shonda ne nous prévoit pas un crêpage de chignon dans l’ascenseur !
Shonda : Tiens, je note cette idée !
Patrick : Ah oui, j’aimerais voir ça moi !
Ellen : Je veux bien jouer les internes mais pas les catcheuses ! J’espère que c’est clair !
Shonda : Le message est passé, Ellen ! Mais je suis encore la scénariste il me semble ! Allez, une pause bien méritée ! Reprise du tournage dans 30 minutes, profitez-en bien !
Ellen : Oh que oui, je vais en profiter ! Trop court pour une petite sieste dans ma loge, mais je vais en profiter pour me préparer un vrai capuccino !
Kate : J’ai bien entendu là ?
Patrick : Tu as bien entendu, oui ! Elle a la super machine dans sa loge, qu’elle cache égoïstement !
Ellen : Moi égoïste ? Tu disais pas ça hier !
Kate : Apparemment, tu en profites aussi Patrick ! T’es gonflé de dire ça !
Patrick : Ouh là, coincé entre la femme et l’ex maîtresse, il va m’arriver des bricoles moi ! Je vous offre un café Mesdames ?
Kate : Bien rattrapé ! Efface ce sourire, ça ne prend plus en dehors des caméras !
Patrick : Vous êtes pires que des… Vas-y Ellen, fous-toi de moi !
Ellen : Je me moque pas, j’adore le franc-parler de Kate !
Kate : Sur ce, je vous laisse j’ai plein de coups de fil à passer ! Profitez bien de votre pause capuccino !
Ellen : Merci, et si l’envie te prend, tu sais où est ma loge ! Tu attends quoi Patrick ? Que la demi-heure soit passée ?
Patrick : Je suis convié dans ta loge ! Hum ! Ca se refuse pas, ça !
Ellen : Tu veux que je change d’avis !
Patrick : Tu ne le feras pas, je te manque suffisamment sur les plateaux ! Nous avons une demi-heure rien que pour nous…
(relu par gringo06)
Ellen : Tiens ! Corsé et sans sucre ! Pourquoi tu me regardes comme ça, Patrick ? C’est quoi ce petit sourire malicieux, là ?
Patrick : J’ai appris quelque chose de Shonda qui devrait te ravir ! Même si je ne suis pas censé te le dire encore !
Ellen : Depuis quand vous avez des secrets vous deux ?
Patrick : Ce n’est pas vraiment un secret, elle voulait juste mon avis sur une scène future, assez lointaine ! Ce canapé, je commence à ne plus pouvoir m’en passer !
Ellen : De quoi tu parles ? Et oublie mon canapé sinon je reprends mon café !
Patrick : Curieuse ! Si tu savais !
Ellen : Et tu attends quoi pour me le dire ! Ca t’amuse on dirait de me faire languir !
Patrick : Un petit peu oui ! Mais moi au moins, je sais ce qu’il va advenir de Derek et Meredith !
Ellen : Nonnnnnnnn ! Si ? Oh, et vu ton sourire, toi tu vas commettre un adultère, je me trompe ?
Patrick : En effet, Derek ne va plus tenir bien longtemps sans toi !
Ellen : Raconte ! Quand, où, comment, quel épisode ?
Patrick : Du calme ! Je n’ai pas tous les détails, enfin si presque tous ! Aïeeeeeee !
Ellen : Dis-moi tout, raconte vite, s’il te plaît !
Patrick : En tout cas, ça me fait plaisir de te voir si heureuse de retrouver Derek !
Ellen : Tu sais très bien que je me languis de toi depuis toujours !
Patrick : Merci, ça fait plaisir ! Tu promets de ne rien dire et surtout pas à Shonda !
Ellen : Promis !
Et pendant qu’il me révélait tous les détails des retrouvailles spectaculaires de Derek et Meredith, car je tiens à vous le dire ça va être spectaculaire, je ne pouvais m’empêcher de regarder son regard briller à chaque petit détail précisé avec tant de minutie, comme si ce final de seconde saison était pour nous une délivrance, ou quelque chose que nous attendions encore plus que les fans et téléspectateurs eux-mêmes.
Ce manque de Derek et Meredith se faisait sentir de plus en plus, aux dires de tous. Les plateaux ne vivaient plus de cette fusion qui nous habitait, quelque chose avait disparu, sans pour autant que ce soit préjudiciable à la série, mais ni Patrick ni moi n’arrivions à retrouver ce souffle supplémentaire, celui pour lequel on se surpassait pour rendre notre image la plus belle possible, il manquait, ce « nous », ce DerMer ou MerDer, si joliment surnommé.
C’est à cet instant que je compris, dans ce regard et qu’il comprit dans le mien, que Derek et Meredith sont liés à Grey’s Anatomy, sans eux, c’est l’âme de la série qui n’est plus, ce que tout le monde nous dit depuis le début, ça prend toute sa valeur aujourd’hui, mais…
Ce que je ressens, pour lui à cette seconde, là où il a arrêté de me sourire, parce qu’il s’est plongé dans mes yeux, qu’il s’y noie, et que ce n’est plus Derek qui me regarde là mais Patrick et ce regard là est encore plus troublant….
Ellen : Pat…..
Patrick : Ne dis rien…
Il pose son doigt sur mes lèvres pour que je n’émette plus un son…Ce silence nous transporte loin, ce regard me transcende, j’en tremble…Il me prend dans ses bras, juste ses bras, il me serre un peu plus fort et ne dira plus rien jusqu’à la sonnerie de reprise…
(Relu par Gringo06)
Depuis ce jour là, tout me paraît plus simple, j’ai retrouvé ce sourire que Shonda aimait tant, et pas qu’elle. Je sais désormais que la saison va se terminer en apothéose pour Derek et Meredith, bien que je ne connaisse pas encore les détails, ça me suffit pour me booster et avancer d’épisode en épisode, je n’en suis pas encore arrivée à décompter, mais presque.
En attendant ce fameux 27ème épisode, je me concentre sur ma scène à venir, parce que ce n’est pas tous les jours que ma main tient une bombe coincée dans le corps d’un patient, non mais des fois je me demande où elle va chercher toutes ces idées.
Faut pas oublier que Grey’s Anatomy est classé dans les séries dramatiques, et je peux dire qu’avec cet épisode là, les téléspectateurs vont être servis. J’ai la scène surréaliste à tourner avec Derek, je suis donc déjà sur le plateau et prête à ce face-à-face avec lui.
Shonda : Vous êtes prêts les enfants ?
Ellen : Comme toujours !
Patrick : Les enfants ! J’aurai tout entendu ! Au moins, ça me rajeunit !
Shonda : N’oublie pas, Ellen, que tu as toujours ta main dans le corps du patient !
Ellen : Pas facile de l’oublier, non ! Je suis prête !
Shonda : Action !
Meredith : J’ai peur !
Derek : Je sais ! Tu peux le faire, ça ne prendra que quelques secondes ! Tu peux le faire Meredith !
Meredith : Ok !
Derek : Très bien !
Shonda : Coupez ! Parfait ! Je vous retrouve tous les deux sur le plateau 5 pour la dernière scène de l’épisode et si tout continue à bien se passer, je dirai dans 2 heures !
Patrick : Alors à dans deux heures, Meredith !
Ellen : A tout à l’heure, Derek !
Il ne me reste plus qu’à sortir cette bombe du corps du patient avant qu’elle n’explose, ce qui va arriver mais pas au bloc. Heureusement pour moi sinon ça voudrait dire que mon rôle dans la série serait terminé, mais vu l’intensité de cet épisode, vous allez trembler jusqu’à la dernière seconde, avec en prime une belle explosion qui va me projeter sur quelques mètres. Merci aux effets spéciaux pour ça, parce que je ne suis pas vraiment du genre cascadeuse.
Me voilà redevenue un jeune femme, à me morfondre au fond de mon lit de ce qu’il me manque le plus, et de ce que j’ai tout failli perdre aujourd’hui, j’ai l’impression de plus en plus que je ne joue plus, que c’est moi qui commence tout ce que Meredith peut ressentir…
Etrange sensation que de tourner cette dernière scène, une joie certes que de me retrouver seule avec lui, mais de plus en plus étouffante…
Les caméras tournent et j’ai cette boule au ventre, il m’attend devant l’entrée et ce regard me suffit à comprendre qu’il a failli tout perdre aujourd’hui… Nos répliques sont si naturelles que j’en oublie les caméras. J’en veux même énormément à Shonda, pourquoi il part comme ça, sans rien me dire…
Je sens dans son regard qu’il veut me dire plus que le script ne l’y autorise, mais nous ne sommes pas les maîtres de nos sentiments. C’est ce qui me dévore petit à petit… je reste là à le regarder fermer la porte, je n’entends même plus le « coupez », je reste là, seule avec mes sentiments interdits…
(relu par gringo06)
Les jours de tournage défilent. Malgré ma fatigue, j’appréhende vraiment le clap final qui mettra un terme à une deuxième saison de tournage interminable. Si tout le cast attend ce moment avec impatience pour profiter enfin de ses vacances, moi pas…
Je me rends compte à présent que Patrick avait peut être raison dès le départ. Je m’en veux terriblement de l’avoir nié et remballé de la sorte, comment rattraper ça maintenant, comment lui dire que je ressens quelque chose d’indéfinissable ? Tout aurait été si simple si nous n’étions pas engagés tous les deux, alors à quoi bon espérer l’impossible…
Je suis pire que Meredith maintenant et il faut vraiment que je me reprenne, parce que beaucoup commencent à se poser des questions. Et là, il y a danger, parce que la moindre fuite pourrait atterrir en première page des journaux à sensation, mais que faire …
Patrick : Eh salut ! Tu es bien songeuse ce matin, tout va bien ?
Ellen : Bonjour, oui ça va, juste quelques soucis personnels que je m’efforce de vite oublier.
Patrick : Si tu as besoin d’en parler, n’hésite pas, je suis là !
Ellen : Je doute que tu puisses … non ça va aller, merci !
Patrick : J’espère que tu iras mieux très vite alors !
Ellen : Ca, j’en doute !
Patrick : Tu es sûre que tu ne veux pas m’en parler ? Tu veux qu’on s’échappe au déjeuner tous les deux, ça te ferait du bien de t’éloigner des plateaux et peut-être que tu voudras te confier à moi ?
Ellen : Tu ne peux rien faire pour moi, Patrick ! Laisse-moi tranquille, s’il te plaît !
Patrick : Très bien, je te laisse tranquille, mais tu n’es pas obligée de t’énerver contre moi ! A tout à l’heure pour notre scène chez le vétérinaire !
Ellen : Oui, à tout à l’heure !
Sandra : Qu’est-ce qu’elle a ? Elle n’a pas vraiment l’air de bonne humeur !
Patrick : J’en sais rien et je te déconseille de lui demander ! Ca lui passera !
Sandra : Hum, tu crois ça ! Un jour ou l’autre, il faudra vraiment que vous vous parliez tous les deux !
Patrick : Quoi ? Qu’est-ce que tu entends par là ?
Sandra : Je n’entends rien, je ne fais que constater !
Patrick : Tu peux être plus claire ?
Sandra : Je préfère ne pas m’en mêler !
Patrick : Mais qu’est-ce que j’ai fait encore ? Elle m’en veut à moi ? Pourquoi ?
Sandra : J’en ai trop dit ! Je préfère me sauver avant que tout ne me retombe dessus !
Patrick : Je suis paumé, moi !
Kate : Tu viens, on nous attend Patrick ! Y’a un problème ?
Patrick : Apparemment, oui ! Tu sais ce qui ne va pas avec Ellen ? C’est de ma faute paraît-il ! Pourquoi tu souris ?
Kate : Tu veux vraiment le savoir ? Même si tu le sais déjà au plus profond de toi !
Patrick : Je sais quoi ? Mais parle, bon sang !
Kate : Très bien, alors comment te présenter ça ? Tiens, ça me rappelle une de mes répliques pour le prochain épisode !
Patrick : Tu peux aller à l’essentiel s’il te plaît !
Kate : Très bien, je vais rester dans la fiction si tu permets, après tu en déduiras ce que tu voudras. Alors, tout ce que je peux te dire, c’est que : « les seules personnes qui ignorent que Meredith aime Derek, sont Derek et Meredith…. » Ne reste pas bouche bée comme ça, t’as voulu savoir ! Et je te signale qu’on nous attend sur le plateau, reprends figure humaine et vite !
(relu par gringo06)
Shonda : Coupez ! Ca ne va pas du tout ! Patrick, tu as un problème particulier avec cette scène ou un problème tout court ?
Patrick : Désolé, je n’arrive pas à me concentrer, ce matin, mais ça n’a rien à voir avec le script !
Shonda : Si je devais supporter vos états d’âmes à tous, nous en serions toujours à la première saison ! Reprends-toi tout de suite Patrick, qu’on en finisse avec cette scène !
Kate : On pourrait lui accorder juste quelques minutes…
Patrick : Ca n’ira pas mieux dans quelques minutes ! Qu’on en finisse, je m’en vais après !
Shonda : Pardon ?
Patrick : Oui, tu as bien entendu, je m’en vais ! J’ai vraiment besoin d’air ! Et puis, je préfère m’en aller tout de suite, vous pouvez vous passer de moi jusqu’à demain !
Shonda : Non mais, qui dirige ici ? Qu’est-ce qui se passe ? Kate ?
Kate : J’en sais rien moi !
Ellen : Qu’est-ce qui se passe ?
Shonda : Ca, j’aimerais bien le savoir ! Patrick nous a planté, il est vraiment contrarié, tu ne saurais pas pourquoi par hasard ?
Ellen : Moi ? Non, j’ai suffisamment les miens à… enfin bref, non je ne sais pas !
Shonda : Pause déjeuner anticipée pour tout le monde ! Et toi, tu vas le rattraper vite fait dans sa loge avant qu’il ne disparaisse et tenter de le ramener à la raison !
Ellen : Moi ?
Shonda : Oui toi ! Si quelqu’un peut le convaincre de changer d’avis, c’est bien toi !
Ellen : S’il a tout lâché, c’est qu’il a besoin d’être seul et je doute pouvoir faire quoi que ce soit !
Shonda : Essaie au moins, non ?
Ellen : D’accord je vais essayer, mais ça ne m’enchante guère !
Shonda : Merci ! En attendant, je vais tout réorganiser au cas où il ne change pas d’avis !
Kate : Ellen, attends ! Il y a quelque chose que tu dois savoir !
Ellen : Quoi donc ?
Kate : Euh… comment te dire ça sans que tu me détestes ! En fait, c’est Sandra qui a commencé et moi…
Ellen : Bon sang, vous lui avez dit quoi ?
Kate : Ce que tu n’oses lui avouer, je lui ai juste ouvert les yeux….
Ellen : Eh merde ! De quoi tu t’es mêlée là, pourquoi tu as fait ça ?
Kate : Calme-toi et respire à fond ! Vu ta réaction, il fallait que ça sorte, parce que ça devenait un peu trop pesant sur le plateau, sans parler de ton humeur de chien…Désormais, c’est fait, à vous d’en discuter calmement maintenant !
Ellen : Ben voyons ! Comment je vais pouvoir tourner une scène avec lui maintenant ?
Kate : Comme tu l’as toujours fait ! Mais avant ça, il faut crever l’abcès de ce qui vous ronge à tous les deux depuis des mois ! C’est le moment, tu peux plus reculer ! Va le rejoindre dans sa loge avant qu’il ne disparaisse pour le reste de la journée !
Quel cauchemar je suis en train de vivre là ! Il sait, tout le monde sait, et pour qu’il plante le tournage c’est qu’il ne doit pas être bien. Je déteste Kate, mais au moins je ne peux plus reculer, elle a raison il est temps de vider mon sac, et quoiqu’il adviendra, nous devons avant tout rester professionnels, des acteurs, deux chirurgiens très fusionnels et pour le reste… J’ose à peine cogner à sa porte tellement je tremble…
Patrick : Je ne veux voir ni parler à personne ! Foutez-moi la paix !
Il ne va vraiment pas bien, ce ton là me rappelle douloureusement notre première dispute, mais je ne dois pas le laisser dans cet état, tant pis s’il me rejette mais je vais entrer que ça lui plaise ou non.
Patrick : J’ai dit je ne ….Ellen !
Ellen : Il faut que je te parle…
(Relu par Gringo06)
Patrick : Commence par fermer la porte !
Ellen : Très bien… Ecoute, je ne sais pas vraiment ce que Kate ou Sandra ont pu te dire !
Patrick : Vraiment ? Si tu es là, c’est bien pour quelque chose !
Ellen : A vrai dire, Shonda m’y a un peu forcée…
Patrick : Ah, je vois, c’est toi qui vient me traîner de force sur les plateaux, c’est ça ?
Ellen : Commence par te calmer, sinon jamais je ne pourrai…
Patrick : Me dire ce que je tout le monde sait, alors que je suis venu plusieurs fois vers toi pour t’inviter à te confier et me dire ce qui te préoccupait ?
Ellen : Mais je n’en sais rien, moi, de ce que les autres savent ou pensent. Je suis déjà bien assez paumée comme ça, alors s’il te plaît, tu ne m’aides pas vraiment là !
Patrick : Tu voulais que je réagisse comment ?
Ellen : Elle t’a dit quoi au juste, Kate !
Patrick : Ce que tu ne veux pas m’avouer, et compte pas sur moi pour te le dire, j’ai osé aborder le sujet il y a quelques mois et vu le résultat, non merci, j’ai retenu la leçon !
Ellen : T’avouer quoi ? Je ne le sais même pas moi-même ! On peut en parler calmement parce que là, franchement, j’ai surtout envie de courir très loin de cette loge !
Patrick : C’est ce que tu sais faire de mieux de toute manière !
Ellen : Tu veux quoi à la fin ! Que je te dise que je pense à toi constamment et que de ne plus tourner avec toi comme dans la première saison m’est vraiment insupportable ? Tu le sais déjà, non ?
Patrick : A qui tu penses, et qui te manque ? Moi ou Derek ?
Ellen : C’est bien ça mon problème, je suis bien trop confuse, fiction ou réalité, je crois que je n’arrive plus à les dissocier !
Patrick : Tu te caches derrière cette excuse surtout !
Ellen : Tout ce que je sais, c’est que je pense beaucoup trop à toi !
Patrick : Et c’est ce qui te rend de mauvaise humeur et de plus en plus distante à mon égard ? Ce n’est pas très logique !
Ellen : Je sais, c’est bien là mon problème !
Patrick : Tu crois quoi ? Que j’ai enterré depuis ce fameux soir tout ce que je ressentais aussi ? Je vis avec chaque jour et, crois-moi, c’est très difficile, mais de te voir chaque jour sur les plateaux me suffisait à oublier !
Ellen : Mais il y a une frontière à ne pas dépasser !
Patrick : Tu as peur d’éprouver pour Patrick ce que tu éprouves pour Derek ?
Ellen : Peur, non ! Nous n’avons pas vraiment le droit !
Patrick : Ca ne se commande pas des sentiments, Ellen !
Ellen : Merci, je sais !
Patrick : Donc, tu éprouves quelque chose pour moi !
Ellen : Tu es marié…
Patrick : Et toi aussi bientôt, non ? A ce sujet tiens, tu aurais au moins pu me le dire ! Je l’ai appris dans la presse !
Ellen : Je ne l’ai annoncé à personne !
Patrick : Donc pour résumer tout ça ! Tu vas te marier, je suis marié, tu penses à avoir des sentiments pour moi, ce qui fait que tu n’oses même plus me sourire, que tu t’éloignes de moi petit à petit et que tu es de mauvaise humeur à mon égard !
Ellen : C’est à peu près ça en résumé ! La fin de saison arrive, les vacances vont m’éloigner de tout ça et tout rentrera dans l’ordre ! En attendant, restons professionnels, d’accord ?
Patrick : Non, pas d’accord, tu comptais partir comme ça ?
Ellen : Que veux-tu que je te dise de plus ?
Patrick : Que tu saches peut être ce que j’éprouve pour toi, non ?
Ellen : Je préfère ne pas le savoir !
Patrick : Ellen ! Attends…
Ellen : Lâche ma main s’il te plaît ! Il vaut mieux que je parte ! Je t’attends sur le plateau…
Patrick : Il n’y aura personne sur le plateau, c’est la pause déjeuner ! Je ne te lâcherai pas et tu vas m’écouter !
(Relu par gringo06)
Je crois qu’il est inutile de fuir d’avantage, il ne tient pas à me laisser franchir cette porte, il resserre ma main davantage, quoi qu’il ait à me dire, je vais devoir y faire face.
Ellen : Très bien, je t’écoute !
Patrick : Je vais commencer par refermer cette porte, ce que j’ai à te dire ne concerne que toi et moi !
Ellen : La verrouiller est aussi nécessaire ?
Patrick : Nous ne serons pas dérangés ! Viens t’asseoir, tu veux boire quelque chose ?
Ellen : Si tu as quelque chose de fort, oui !
Patrick : Non, désolé !
Il me rejoint dans ce mini canapé et ne se gêne pas vraiment pour s’installer tout près, si près, trop près de moi, mais je ne suis pas la seule à me sentir de plus en plus mal à l’aise, il cherche ses mots c’est évident.
Ellen : Ecoute, tu n’es pas obligé de me dire quoi que ce soit, on peut très bien en rester là et…
Patrick : C’est à moi de parler, non ?
Ellen : Oui, mais c’est suffisamment embarrassant comme situation !
Patrick : Embarrassant ? Non, je dirais peut-être libérateur pour toi comme pour moi ! Quoi que tu aies pu penser la première fois, rien n’a changé pour moi depuis. Moi aussi je pense à toi constamment, mais à la différence de toi, rien n’est confus, ce n’est pas Meredith qui m’empêche de dormir, mais bien toi ! Regarde-moi !
Ellen : Patrick, n’en dis pas plus, par pitié !
Patrick : Pourquoi, parce que je suis marié et que tu vas l’être ? Tu crois que ça ne me torture pas cette situation ? J’aime ma femme et ma fille et pourtant je ne pense qu’à toi ! Tu crois que c’est facile pour moi ?
Ellen : Il faut oublier tout ça ! Les vacances vont nous y aider !
Patrick : Tu crois vraiment ? J’appréhende déjà rien qu’au fait que je ne vais pas te voir pendant un mois, tu me manques déjà sur les plateaux, parce que nous ne tournons pratiquement plus de scènes ensemble !
Ellen : Des scènes de Derek et Meredith amoureux, oui, et c’est ce que je dis, c’est aussi confus pour moi que pour toi !
Patrick : Non, tu veux juste te cacher derrière Derek et Meredith !
Ellen : Peu importe, nous ne pouvons pas franchir la limite ! Nous ne pouvons pas, Patrick !
Patrick : Quelle limite, Ellen ? Celle de la « morale » ? Tu n’as pas envie de laisser ton cœur définir sa propre limite ?
Ellen : Si c’était aussi facile ! Je pense aux conséquences surtout !
Patrick : Je sais ! Ces conséquences m’on fait me taire pendant tous ces mois, mais tu vois, la preuve est que je ne m’étais pas trompé la première fois, nous sommes encore plus mal aujourd’hui !
Ellen : Il va falloir surmonter ça Patrick, nous n’avons pas d’autre choix !
Patrick : Et si je n’en ai pas envie ? Tu sais ce dont j’ai envie, là ? Te prendre dans mes bras, te serrer très fort et te dire à quel point je…. Juste te serrer dans mes bras !
Ellen : Ne me regarde pas comme ça ?
Patrick : Comme quoi ?
Ellen : Comme… comme si… prends-moi juste dans tes bras !
Patrick : Viens !
Ellen : Serre-moi fort !
Patrick : Chut… Nous allons surmonter tout ça, je te le promets !
Ellen : Je ne vois pas comment !
Patrick : Chutttttt !
Je l’ai écouté cette fois-ci, et ce silence valait plus qu’un réconfort, son étreinte valait tous les mots, il attendait que j’en fasse autant, mais je sais que si mes bras le rejoignent, nous risquons de basculer dans un monde qui nous est interdit, mais cette limite, comme il vient de me le dire, je vais laisser mon cœur la définir…
Ce bref moment nous appartient, ce sera peut-être le seul, l’unique, rien qu’à nous, nous en sommes conscients, c’est pour cette raison que nous nous laissons emporter là où n’existe aucune frontière…
(relu par Gringo06)
Nous avons repris le tournage plus résolus que jamais à donner le meilleur de nous-mêmes sans que n’interfèrent nos états d’âme, nous savons désormais ce qui l’en est, bien que libérée, je me demande toujours comment tout cela va se terminer, qui va en souffrir au bout du compte ?
Je garde précieusement et jalousement ce moment inoubliable que nous nous sommes donnés, parce qu’il sera peut-être le seul, la seule fois où nous avons réussi à oublier nos vies respectives bien construites et engagées, la seule fois ou nous avons été égoïste et penser qu’à nous.
C’est pour cela que ce moment si précieux je ne pourrai le partager, je le conserve là où il ne pourra jamais se perdre, dans mon cœur…
Shonda : Coupez ! ça ne va pas ! Patrick tu n’es pas vraiment convaincant ! tu es censé être en colère contre Meredith et montrer un signe de jalousie ! reprends ton humeur de ce matin et ce sera parfait, mais sans t’enfuir cette fois-ci !
Patrick : ça va , ça va, je me suis assez excusé pour ce matin, tout le monde à ses petits moment de faiblesse ! en colère contre Meredith ! je vais faire de mon mieux mais ça ne va pas être facile !
Shonda : je sais que tu as hâte de tourner le final ! mais pour l’instant tu es censé la détester si on peut le dire ainsi !
Ellen : une minute ! il a le script du final ? et pourquoi je ne l’ai pas eu ?
Shonda : il est dans ta loge depuis ce matin ! tu n’y es pas passée au déjeuner ?
Ellen : euh non… je suis… j’ai déjeuné en dehors des studios !
Shonda : eh bien tu l’auras une fois que je serai satisfaite de cette scène ! vous êtes prêts ?
Patrick : pas très convaincant ton déjeuner à l’extérieur !
Ellen : no comment ! Efface ce sourire tu es censé me crier dessus !
Shonda : c’est quand vous voulez !
Patrick : nous sommes prêts !
Shonda : Action !
Meredith : j’aurai jamais du te parler de George !
Derek : Non je suis ravi d’être au courant, pour lui et pour le véto, je vois que tu te lâches !
Meredith : qu’est-ce que tu viens de me dire ?
Derek : c’est impardonnable !
Meredith : je ne t’ai pas demandé ton pardon, il me semble !
Derek : alors y a eu la phase tricot ! et ensuite quoi ? Alex ? on dit aussi qu’il couche avec n’importe qui ! vous avez ça en commun !
Meredith : tu n’as pas le droit de me traiter comme ça ! quand je t’ai rencontré, je croyais avoir trouvé la personne avec qui je passerai le reste de ma vie, j’y voyais clair, j’avais trouvé, alors tous les mecs, tous les bars et toutes les petites névroses c’était oublié puisque j’avais trouvé ! tu m’as laissé tombé, tu as choisi Addison, je me suis enfin ressaisie ! Je n’ai pas d’excuses à te faire pour la façon dont j’essaie de réparer ce que tu as brisé ! et tu n’as pas le droit de me traiter comme ça !
Derek : Cette histoire entre nous est finie ! c’est terminé !
Meredith : enfin oui !
Derek/Meredith : oui c’est fini !
Shonda : coupez ! eh bien voilà, quand vous voulez vous pouvez retrouver cette magnifique étincelle qui vous habite ! repos pour tout le monde à demain !
Ellen : enfin ! 22 heures ! Elle va nous achever ! Bonne nuit Patrick à demain !
Patrick : tu t’en vas comme ça ? Ellen…
Ellen : ne commence pas à tout compliquer, je croyais que nous étions d’accord !
Patrick : oui, mais pas de la sorte, enfin, ce que je voulais dire, c’est que, eh merde je ne sais même pas quoi dire, tu as raison il vaut mieux que je rentre chez moi…
(relu par gringo06)
4h du matin, et je n’ai toujours pas réussi à fermer l’œil, seule sur la terrasse de ma luxueuse villa, à boire de la vodka. Tu parles d’une vie de star ! Tout ça est de plus en plus superficiel, comme dirait un célèbre adage, « un seul être vous manque… » je n’ai plus vraiment envie de rien d’autre. Mais ce que je veux, jamais je ne l’aurai.
Autant mettre à profit mon insomnie et m’avancer sur les scripts prochains et particulièrement ce fameux final qui fait déjà parler beaucoup de lui. Je le survole rapidement jute pour repérer les seules scènes qui peuvent m’intéresser, je m’attarde sur celle qui va se dérouler chez le véto, très triste de me séparer de « Doc », je l’adorais ce chien, il mettait vraiment le bazar sur le plateau mais tellement attachant.
Voilà que je parle toute seule au beau milieu de la nuit, il est grand temps que je prenne des vacances, et étant donné la décision que je viens de prendre, je ne sais pas où mais je sais que je serai sûrement seule.
Autant aller au bout de ce script, je ne dormirai même pas une heure. Il suffit que je ferme à peine les yeux et ce sont les mêmes images qui reviennent sans cesse… Comment les oublier et pourquoi le faire, ce moment unique que j’ai partagé avec Patrick est gravé, marqué à jamais dans ma mémoire, mon corps, mon cœur… Comment se concentrer dans de telles conditions.
La sonnerie de mon téléphone me ramène à la réalité, 5h du mat qui ose appeler à une heure pareille ? Chris ! Il a lu mon mail, mais je n’ai pas la force de l’affronter pour le moment, en aurai-je la force demain, il faudra bien.
Vu l’heure, il ne me reste plus qu’à filer sous la douche et partir sur le plateau, je tourne en rond ici de toute façon et je deviens folle ! Autant tenir compagnie à l’équipe technique et me préparer à cette très rude journée ! La fin du script m’a laissé perplexe, c’est la première chose dont je vais discuter avec Shonda et Patrick en arrivant. Merde, moi qui croyais arriver la première, c’est raté !
Ellen : Tu es tombé du lit ?
Patrick : Je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit, toi non plus apparemment vu ta tête de zombie !
Ellen : C’est si visible que ça ? La maquilleuse va avoir du boulot ! J’ai lu le fameux script ! Elle entend quoi Shonda par « à convenir avec Pat et Ellen » ?
Patrick : Tu préfères me parler boulot que de ton insomnie ?
Ellen : C’est préférable pour tout le monde !
Patrick : Tu veux vraiment oublier ce qui s’est passé hier ?
Ellen : Non, certainement pas ! Mais… qu’est-ce que tu fais ? Lâche ma main, l’équipe technique doit déjà être là !
Patrick : Et si je te disais que je m’en fous qu’on me voie te tenir la main !
Chris : Eh bien pas moi !!!! Je comprends tout maintenant !
Ellen : Chris ???
Chris : Tu croyais vraiment que j’allais accepter une pseudo rupture par mail ? J’ai sauté dans le premier avion et, si tu avais répondus à mes appels, j’aurais évité la maison et serais venu directement ici ! Alors, t’as passé la nuit dans ta loge avec lui ?
Patrick : Je viens à peine d’arriver et Ellen aussi et je vais vous laisser !
Chris : C’est ça, éloigne-toi d’elle ! Ta femme est au courant ?
Ellen : Chris, arrête ! Ca n’a rien à voir avec lui !
Chris : Ne me prends pas pour un con !
Ellen : Calme-toi, allons prendre un petit déjeuner dehors et en discuter calmement !
Chris : Je ne te laisserai pas faire ça Ellen, on devait se marier ! Tu entends !
Ellen : Tu me fais mal, Chris ! Arrête !
Patrick : Lâche-la !
Chris : Toi, dégage ou je te refais le portrait !
Shonda : Mais qu’est-ce qui se passe ici ?
Ellen : Plus rien, Chris était sur le point de partir !
Chris : Je m’en vais, je t’attends ce soir à la maison !
Shonda : Parfait ! On se met au travail ! Mais Patrick et Ellen, vous allez devoir me donner une explication !
Ellen : Y’a rien à dire !
Patrick : Vraiment ?
Shonda : Je la sens mal, cette journée, et je n’ai même pas bu mon café !!! Réglez vos problèmes et rapidement ! Puisque vous êtes là, tournage dans 30 minutes ! Et ne vous faites plus remarquer d’ici là !
(relu par gringo06)