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Série : Grey's Anatomy
Création : 16.05.2010 à 17h27
Auteur : koala
Statut : Terminée
« Me voici de retour avec une nouvelle histoire!! Bonne lecture et j'attends vos impressions » koala
Cette fanfic compte déjà 75 paragraphes
Elle est passée de l’énervement au sourire ébahi. Chacun de nous la fixe, attendant patiemment la suite. Bah oui on veut savoir nous quand même !!
Cristina (toute fière de sa trouvaille) : Dr Mamour !
Izzie (tapant dans ses mains) : trop bien !!!!! Ça colle super bien. Je l’imagine te coincer dans un coin de l’hôpital pour te faire pleins de petits mamours et…
Georges : mauvaise image ! Mauvaise image !
Alex (prenant un air dégouté) : je suis d’accord avec Bambi, c’est…tu es ma copine…beurk.
Dr Mamour…C’est vrai que ça en jette…Pourquoi pas après tout…
Plusieurs plus tard, chacun de nos amis est couché dans son lit.
Izzie et Alex sont étroitement enlacés dans le lit de ce dernier.
Georges bave sur son oreiller tout en rêvant.
Cristina reste fidèle à elle-même et conserve l’air sérieux qu’elle arbore à l’hôpital (qui sait peut être qu’elle opère un pauvre jeune homme avec un couteau et une carotte dans son rêve ??).
Quant à Meredith, le sommeil n’est pas venu aussi facilement. Les évènements de la soirée repassaient en boucle dans son esprit, peut-être avait-elle tord ? Au bout d’un moment, Meredith décida de mettre un terme à ce débat absurde : Derek étais son ami rien de plus rien de moins ! Et c’est sur cette pensée que Meredith finit par tomber dans les bras de Morphée.
2h10. Cinq bipers s’affolent perturbant le sommeil de cinq personnes.
Je cherche à tâtons l’origine de ce vacarme afin de l’envoyer valser contre le mur lorsque la porte de ma chambre s’ouvre brusquement et que quelqu’un allume les lumières.
Meredith : dormir…éteindre lumières.
… : oublie le sommeil, l’hôpital nous bipe d’urgence !
Meredith : (ouvrant les yeux et saisissant son biper) : « urgences » ? Mais qu’est-ce qu’il se passe ?
… : j’en sais rien mais ça doit être énorme car Alex, Georges et Izzie ont été bipé aussi. Maintenant bouge tes fesses, on part dans dix minutes !
Cristina repart aussitôt dans sa chambre et moi je décide de ne pas bouger. Seulement, lorsqu’on vit avec quatre colocataires qui sont aussi quatre collègues, il est difficile d’avoir la paix…
… : c’est bizarre, il me semble que tu dois venir avec nous aussi.
Meredith : fais-moi plaisir Alex, éteints la lumière et laisse moi dormir.
Je me retourne dans mon lit afin de ne plus voir Alex et pouvoir reprendre ma nuit de sommeil. Cependant Alex ne l’entendait pas de cette oreille. Il s’est approché de moi puis il a enlevé les couvertures et pour finir il m’a soulevé afin de me sortir de mon lit. Le tout ayant été exécuté sous mes cris de protestations.
Autant dire que je n’avais plus le choix ! J’ai donc enfilé un jean et un pull et je suis descendue grignoter quelque chose car mon petit doigt me dit que la nuit va être très longue…
Vous savez quoi ? Si je n’aimais pas tant être médecin je crois que j’aurai fait une super voyante ! Sérieusement ! Je suis aux urgences du SGH et disons que Francis Ford Coppola aurait pu s’inspirer de la scène pour son film « Apocalypse Now ». J’aperçois Richard qui nous fait signe de le rejoindre.
Richard : je vais être très bref. Deux bus de touristes se sont rentrés dedans entrainant un carambolage monstrueux avec d’autres voitures. Il y a des morts et surtout des blessés, il va donc falloir être efficace et rapide. O’Malley, Grey et Karev vous restez ici pour aider les internes et résidents. Stevens, tu montes aider la nouvelle chef du service, le Dr Montgomery est arrivée dans la soirée et n’est pas familière avec l’hôpital donc aide-la. Yang tu files tout droit au bloc, un patient a besoin d’un pontage sans attendre. Maintenant au boulot et que ça saute !
Je n’ai pas eu le temps d’émettre une quelconque protestation que Richard est parti avec Cristina. J’ai donc attrapé une paire de gants et j’ai commencé à examiner les patients nécessitant une consultation neurologique. C’est ainsi que pendant deux bonnes heures j’ai jonglé entre les examens, les ordres, les réponses aux questions divers et variées, les interprétations de résultats et les diagnostiques. Une grande partie des patients ne présentaient qu’une légère commotion ce qui facilitait le travail ; mais certain avait besoin d’une opération, opération que je n’ai pas pratiqué vu que je faisais la baby-sitter aux urgences.
Meredith (suturant le bras d’un homme) : je suis jalouse d’Izzie et Cristina. Elles opèrent tous ces patients et nous on est là à faire le boulot des internes !
… (Posant un plâtre à une petite fille) : je suis chirurgien plastique ! Je pose un plâtre alors que je devrais aider des gens à retrouver leur visage ! Mais non c’est Sloan qui prend son pied au bloc pendant que je pose un plâtre !
Meredith : la vie est injuste !
Patient : j’étais dans ma voiture avec ma fille lorsqu’une autre voiture nous est rentrée dedans. Je devrais dire quoi moi ?
Alex (souriant): merci l’airbag et la ceinture de sécurité ?
J’aurai bien éclaté de rire mais il faut l’avouer cela aurait été inapproprié.
Meredith (camouflant son rire) : toutes nos excuses monsieur. On ne voulait pas vous offensez.
Patient : je ne me sens pas offensé. Je voulais juste souligner le fait qu’il y a plus malheureux que vous. (Désignant les urgences de la main) regardez tous ces gens, ils sont blessés, certains ont également perdus un proche. Ces personnes peuvent dire que la vie est injuste, je ne vous connais pas mais je n’ai pas l’impression que vous souffriez comme eux.
Alex (ne souriant plus du tout) : vous avez raison notre réflexion était déplacée.
Patient : je vous l’accord jeune homme. Désormais, avant de faire une remarque de la sorte, regardez d’abord autour de vous et demande-vous si parmi la foule il n’y a pas quelqu’un de plus malheureux que vous qui mériterait de s’apitoyer sur son sort.
Après ce petit discours ni Alex ni moi n’avons été capable de dire quoi que ce soit. On a finit de prodiguer nos soins puis on les a laissé partir. J’en ai alors profité pur aller chercher deux cafés et entrainer Alex sur un banc devant l’entrée des urgences. On discute tranquillement lorsqu’une voiture surgit et s’arrête devant l’entrée des urgences. Un homme en descend complètement paniqué.
Homme: je…ma femme…un accident…
Alex : calmez-vous monsieur.
Homme : ma femme…dans la voiture…elle saigne beaucoup…
Aussitôt je me précipite vers la voiture où je trouve une femme la jambe couverte de sang le poignet violet et à moitié consciente.
Meredith (faisant un rapide bilan) : elle a une plaie de cinq centimètres à la jambe assez profonde son poignet est cassé et je ne détecte pas de dommages crânien pour le moment. (À l’interne arrivant avec un brancard) Il lui fait un radio du poignet et une IRM cérébrale.
La femme est amenée à l’intérieur de l’hôpital tandis qu’Alex et son mari sont toujours à l’extérieur.
Meredith : vous avez mal quelque part monsieur ?
Homme : ma femme…je veux qu’on s’occupe de ma femme…
Alex : les médecins s’occupent d’elle en ce moment mais il faut nous laisser vous examiner.
L’homme nous regarde tour à tour puis décide de nous suivre dans une salle d’examen.
Alex (examinant l’homme) : vous pouvez nous donnez votre nom, celui de votre femme et nous expliquer ce qui s’est passé ?
Homme : je m’appelle James Christen et ma femme s’appelle Cassie. On était en route pour le restaurant lorsqu’une voiture nous a percuté et nous a projetés un peu plus loin sur la chaussée. J’ai appelé une ambulance mais Cassie saignait trop alors je l’ai emmené ici directement. Je vous en supplie docteur sauvez ma femme !
Meredith : ne vous inquiétez-pas Mr Christen, votre femme est entre de bonnes mains. (Parlant à Alex) je vais voir les résultats et tu t’occupes de lui plâtrer le bras ?
Je suis donc sortie de la salle de trauma et me suis dirigée vers la salle où se trouver Cassie Christen. Elle était à présent consciente, sa jambe avait été recousu et son poignet immobilisé dans une attelle en attendant.
Meredith : bonjour Mrs Christen, je suis le docteur Grey. Vous vous souvenez de ce qui s’est passé ?
Cassie : on a eu un accident de voiture (paniquant) mon dieu ! James ! Il va bien ?
Meredith (posant une main sur l’avant-bras de sa patiente) : ne vous inquiétez- pas, il est dans une autre salle de trauma. Avez-vous mal quelque part ?
Cassie (soulagée) : s’il est encore en vie c’est tout ce qui compte. J’avais mal à la jambe mais depuis que l’infirmière m’a fait cette piqûre je ne sens plus mes jambes.
J’attrape le dossier de Cassie et jette un regard à l’infirmière qui me fait « non » de la tête. J’attrape une petite roulette et la passe sur la jambe de ma patiente.
Meredith : vous sentez quelque chose ?
Cassie : euh non. Je devrais ?
J’ordonne à l’infirmière de prévenir la radiologie et j’emmène d’urgence ma patiente passer un scan lombaire.
Cassie (affolée par l’agitation autour d’elle) : qu’est-ce qu’il se passe ? Dr Grey ? Répondez-moi s’il vous plait !
Meredith : on doit vous emmenez passer un autre scan.
Cassie : je ne comprends je croyais que les autres examens n’avaient rien montré de concluants.
Meredith : c’est un autre scan qu’on doit vous faire passer.
Cassie (commençant à s’énerver) : bon (lisant le badge de Meredith) Meredith, on va passer un bon moment ensemble à mon avis. Donc on va partir sur de bonnes bases, et ça commence par me dire la vérité ! C’est clair ?
J’hésite à lui faire part de mes soupçons je préfèrerai attendre les résultats du scan pour être sûre. D’un autre côté elle souhaite, non plutôt elle exige (vu son ton c’était plus un ordre qu’une demande) savoir ce qui se trame. Je le regarde un instant dans els yeux et décide d’être honnête.
Meredith (lentement) : Mrs Christen…
Cassie (coupant Meredith) : Cassie. Mrs Christen c’est ma belle-mère et je ne la porte dans mon cœur.
Meredith (souriant) : très bien Cassie. Je disais donc qu’il faut faire un scan de vos vertèbres lombaires.
Cassie : mais je n’ai pas mal à cet endroit !
Meredith : justement, vous n’avez pas de sensations à ce niveau ce qui me laisse penser que lors de l’accident vos vertèbres ont subi un gros trauma.
Cassie (comprenant où Meredith voulait en venir) : je serais donc handicapée…à vie ?
Meredith : pour le moment je n’en sais rien, le scan va nous en dire plus. Après on verra quelles solutions s’offrent à vous.
Cassie (les larmes aux yeux) : d’accord.
Meredith : on est arrivée au scan je vous laisse ici mais je reviens dès que j’ai les images. Pour l’instant essayez de vous détendre et n’imaginez pas le pire, d’accord ?
Cassie hoche la tête puis un radiologue vient l’installer. Je me dirige vers la cabine où m’attend Alex.
Alex : l’infirmière des urgences m’a dit que je te trouverai ici. Paralysie ?
Meredith (s’asseyant face à l’écran tandis que le radiologue enclenche la machine) : oui. Je me demande si dans le choc les vertèbres ne se sont pas tassées comprimant la moelle épinière…
Alex (achevant la phrase) : provoquant la paralysie.
Il n’a pas fallut plus de dix minutes pour que les images s’affichant à l’écran.
Meredith : compression de la moelle due à des fragments de vertèbres. Il faut l’emmener d’urgence dans un bloc si on veut lui permettre de remarcher un jour.
Alex : je m’occupe de ça cherche Torres pour la pose des plaques et informe les Christen. Je te retrouve après.
Alex a commencé à passer une série de coup de fils et moi j’ai amenée ma patiente dans une chambre à l’étage neuro. Je lui aie expliquée du mieux que je pouvais l’opération, les risques et tout ce qui va avec puis elle assigné les différents formulaires.
Environ quinze minutes plus tard, James entre dans la chambre de sa femme.
James : je viens juste de signer les papiers de décharge et une infirmière m’a indiqué ton numéro de chambre. Comment tu te sens ?
Je n’ai pas écouté le reste de leur conversation car Alex me faisait de grands signes à travers la vitre de la chambre.
Meredith : on l’emmène quand et où ?
Alex : bloc 4 mais les choses sont légèrement plus compliquées…
Meredith : je n’ai pas le temps de jouer aux devinettes Alex !
Alex : Shepherd est au beau milieu d’une opération tout comme Savoy et ils en ont pour plusieurs heures.
Meredith : elle ne peut pas attendre ! Plus on attend et plus elle risque de perdre l’usage de ses jambes !
Alex : je le sais bien ! Mais tu veux faire quoi ?
Meredith : appelle le bloc et dis leur qu’on arrive dans dix minutes. C’est moi qui l’opérerais.
Alex : je te rappelle que le chef a ordonné…
Meredith (coupant Alex d’un ton énervé) : je me fiche du chef. On parle d’une femme et de son avenir. Alors pour le moment je vais l’opérer je m’occuperai de Richard plus tard !
Je suis retournée dans la chambre de Cassie où je les informé, elle et son mari, que j’allais procéder à la décompression tout de suite. J’ai quand même pris le temps de répondre à toutes leurs questions puis Cassie à été emmenée au bloc. Juste avant de me préparer Alex m’a annoncé qu’il redescendait aux urgences et que James venait avec lui.
Voilà plus d’une heure que je travaille sur les vertèbres de Cassie ; le travail doit être minutieux, je ne dois pas oublier un fragment ni causer plus de dégâts en faisant un faux mouvement.
Le Dr Torres me rejoint au bout d’un moment et nous nous attelons à poser les plaques réparant ses vertèbres. L’opération est presque terminée lorsqu’Alex déboule dans le bloc.
Alex : Dr Grey on a besoin de vous en urgence dans le bloc d’à côté !
Meredith (sans lever les yeux du rachis de sa patiente) : que se passe-t-il Dr Karev ?
Alex : Mr Christen a fait un arrêt dans la salle des urgences sa pression intracrânienne est trop élevée mais il a surtout une hémorragie cérébrale massive.
Meredith (se tournant pour regarder Alex) : il a quoi ???
Alex : l’hémorragie est là depuis le début, sûrement causer par l’accident. Comme il ne se plaignait pas personne ne lui a fait passer un scan cérébral, la pression n’a fait qu’augmenter tout comme le saignement.
Torres : je n’ai plus besoin de vous Dr Grey. Vous pouvez vous occuper du mari de la patiente.
Je suis donc sortie du bloc pour me diriger vers celui d’à côté où James était prêt. Je sentais la fatigue pesée mais impossible de faire marche arrière. J’ai pris le scalpel et j’ai commencé à opérer.
A partir de cet instant, tout s’enchaine à une vitesse incroyable. Le sang gicle de partout, la tension de James chute de façon vertigineuse. J’essaye de stopper l’hémorragie mais chaque fois que j’aspire le sang, il en sort encore plus. Le cœur s’arrête et je commence à faire un massage. Au bout de vingt minutes j’affronte la vérité : James n’est plus de monde… J’arrache mon masque et sors du bloc rapidement pour me réfugier sur le toit de l’hôpital. Mes larmes se mettent à couler, une multitude de questions jaillissent dans mon esprit : ai-je tué cet homme ? Est-ce ma faute si on n’a pas vu cette hémorragie ? Ai-je été négligente ? Réponses : oui, oui et oui !
Le bruit d’une porte me tire de mes pensées. Je me retourne et voit Derek arrivé comme une furie sur le toit, visiblement je ne suis pas la seule à passer une mauvaise journée… Je sèche rapidement mes larmes et tente de lancer la conversation.
Meredith : salut Derek !
Derek (d’un ton hargneux) : nan mais ce n’est pas vrai ! Ya pas moyen d’avoir un instant de tranquillité dans ce foutu hôpital !
Mais pour qui il se prend ? Bon allez on se calme et on essaie de comprendre.
Meredith : c’est quoi ton problème Derek ?
Derek (toujours d’aussi bonne humeur) : mon problème c’est cet hosto pourri ! Cette ville où il pleut six jours sur sept ! Et tous les gens comme toi qui ne peuvent pas me foutre la paix pendant cinq minutes !
Ses yeux reflètent une colère immense ; je ne l’ai jamais vu ainsi, même moi j’ai été incapable de le mettre dans une telle rage. Je me demande quand même ce qui lui est arrivé pour qu’il soit dans un état pareil…
Meredith : tu es en colère visiblement mais cela ne te donnes pas le droit de me parler ainsi. Alors en tant qu’amie je vais faire comme si tu ne venais pas d’être méchant et je vais te laisser le loisir de m’expliquer qu’est-ce qui t’arrive.
Derek (hurlant) : tu es débile ou sourde ou tu le fais exprès ? Je veux que tu me foutes la paix ! Ce n’est pas compliqué ! Tu dégages de là et tu me laisse seul !
Ma réaction ne s’est pas fait attendre : une bonne gifle histoire de lui remettre les idées en place !
Meredith : tu penses être le seul à avoir eu une mauvaise nuit ? Et bien figures-toi que non ! Moi aussi ma nuit a été une horreur mais ce n’est pas pour autant que j’agresse tout le monde sur mon passage. Je veux bien être compatissante mais il y a des limites !
Je le regarde une dernière fois droit dans les yeux, je ne vois plus toute cette rage mais plutôt une immense tristesse comme s’il était blessé. Il ouvre la bouche mais je ne lui laisse pas le temps de dire quoi que ce soit et quitte le toit.
Mon biper se met alors à sonner m’indiquant que Cassie Christen est réveillée. Je déglutis avec difficulté et réfléchis à ce que je vais bien pouvoir lui dire.
Elle est là dans son lit, guettant mon arrivée, son visage exprime une inquiétude mêlée à du soulagement. Dès qu’elle me voit son visage se fend d’un large sourire mais ses yeux conservent une lueur d’inquiétude. Comment lui dire que dans moins de cinq minutes son monde va s’écrouler ? Comment lui expliquer que tout ceci est notre faute…non MA faute ?
Je prends une grande inspiration et rentre dans sa chambre.
Cassie : Ah Dr Grey ! Merci, merci, merci pour m’avoir sauvée la vie !
Meredith (tempérant l’enthousiasme de sa patiente) : Cassie. Je dois vous dire quelque chose…
Cassie (prenant un air horrifié) : c’est l’opération ? Ça n’a pas fonctionnée ? Non ! Non ! Attendez que James revienne, il doit être à la cafétéria ou un truc du genre. Si c’est une mauvaise nouvelle je veux l’attendre.
Ma gorge ne noue à l’idée de ce qui va suivre, une boule se forme au creux de mon estomac et je n’ai qu’une envie, c’est de fuir loin de tout ça. Mais je ne peux pas. Je m’assieds sur une chaise près d’elle et lui prends la main, puis je lui dis tout. Les mots sortent de ma bouche mais je ne les entends pas, le seul son qui parvient à mes oreille est celui de ses cris et de ses pleurs. Une fois mon explication terminée je continue doucement à caresser sa main pendant qu’elle pleure jusqu’à ce qu’elle se dégage vivement.
Cassie : ne me touchez pas ! C’est votre faute ! Il allait bien ! On avait des projets ! Et vous me dites que tout ça c’est fini, que…que…qu’il est mort ? Il allait bien en rentrant ici, il marchait, plaisantait et maintenant il…
Ses dernières paroles se perdent dans ses nouveaux sanglots, je tente d’approcher ma main à nouveau mais cela déclenche une nouvelle vague de colère. Je m’excuse donc encore une fois et sors de la chambre de Cassie le cœur lourd. À quelques pas de la chambre j’aperçois Richard, qui apparemment m’attend, les brais croisés sur son torse. Aïe aïe ça va chauffer pour mon matricule vu le regard qu’il me jette.