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Série : Grey's Anatomy
Création : 13.10.2010 à 18h29
Auteur : Maluzo
Statut : Terminée
« C'est reparti pour de nouvelles aventures. Bonne lecture. » Maluzo
Cette fanfic compte déjà 50 paragraphes
Mark : Te voilà installé ! Je vais quand même essayer de me trouver un hôtel pour ce soir sinon je suis bon pour te tenir compagnie toute la nuit !
Derek : Non ça va aller, merci ! Vu comme tu ronfles !
Mark : C’est juste quand j’ai trop bu, ça !
Derek : N’oublie pas que tu as une mission à remplir !
Mark : Oui, oui, je sais, mais je ne connais personne ici, comment veux tu que je localise ta Meredith ?
Derek : Drague une ou deux infirmières et tu la trouveras ! T’es doué pour ça !
Cristina : Excusez-moi de vous déranger, il faut que je m’assure que vous ne manquez de rien !
Mark : On t’a assigné une baby-sitter ! Interne première année, je présume ?
Cristina : Oui, c’est mon nouveau métier en ce moment !
Derek : Je suis désolé pour vous, mais mon cas va sûrement vous apprendre beaucoup !
Cristina : Peut-être bien mais la neurochirurgie, c’est pas mon dada ! Vous avez besoin de quelque chose, Docteur Shepherd ?
Derek : Justement, oui !
Mark : Bon, moi j’ai une mission à remplir, et quelques infirmières à rencontrer !
Derek : Attends, Mark ! Peut-être que ma dévouée interne connaît Meredith Grey ?
Cristina : Meredith… euh oui, mais elle est plus ici !
Derek : Oui, ça je sais ! Apparemment, elle n’est pas chez sa mère ! Vous savez où elle peut bien être ?
Cristina : Oui je sais, mais j’ai des consignes et ça commence vraiment me peser !
Derek : Je ne veux pas vous mettre dans l’embarras, je veux juste que vous
lui transmettiez cette lettre ! Vous pouvez le faire ?
Cristina : Donnez-moi ça ! Et pas un mot au Dragon !
Derek : Le Dragon ? C’était le Tyran à mon époque mais ça lui va encore mieux ! Merci euh… c’est quoi votre nom ?
Cristina : Docteur Yang !
Mark : Une minute !!! Yang ?
Cristina : Oui, pourquoi ?
Derek : Oui, pourquoi ?
Mark : Si j’ai bien entendu la conversation tout à l’heure entre Ellis et Richard, ta Meredith a emménagé chez le docteur Yang ! Je me trompe ?
Cristina : Euh…
Derek : Meredith vit chez vous ?
Cristina : Euh…
Meredith : C’est exact !
Cristina : Meredith ? Qu’est-ce que tu fous là ???
Meredith : Il fallait que je vienne…
Derek : Meredith, ravi de te revoir enfin ! Vous pouvez nous laisser seuls ?
Mark : Je suis déjà parti ! Je comprends mieux maintenant ! Très jolie, la petite Grey !
Derek : Mark, va te trouver une chambre d’hôtel !
Cristina : Et moi, je vais me faire virer du programme ! J’ai rien vu, rien vu du tout !
Meredith : Der... docteur Shepherd, je suis désolée, vraiment désolée !
Derek : Ferme la porte et écoute-moi !
Derek : Tu ne te rappelles vraiment plus de l’accident ?
Meredith : Non c’est le trou noir ! Mais c’est normal vu mon traumatisme ! Enfin, c’est ce que disent les médecins !
Derek : Tu t’en es bien sortie, j’en suis soulagé !
Meredith : Je n’en dirai pas autant pour toi ! C’est si grave que ça ? Personne ne m’a vraiment précisé la gravité de tes blessures !
Derek : On va dire que je suis mal en point mais, s’il y a quelqu’un pour me remettre sur pied, c’est bien ta mère ! J’arrive toujours pas à y croire que tu sois la fille d’Ellis ! Je t’ai croisée quelques fois il y a quelques années mais tu jouais à la poupée !
Meredith : Eh oui, j’ai grandi !
Derek : J’en reviens toujours pas, la fille d’Ellis !
Meredith : Ca te traumatise à ce point ? Peut-être que j’aurais dû le préciser ce soir là, tu ne m’aurais pas invitée à boire un verre et nous n’en serions pas là !
Derek : C’est certain que je ne serais pas allé si loin ! Enfin, nous n’avons pas vraiment …
Meredith : Je vois ! Je voulais m’excuser pour tout ça et, maintenant que c’est fait, je vais te laisser tranquille !
Derek : Ce n’est pas ce que je voulais dire, Meredith...
Meredith : Bonne chance pour tes chirurgies et bon courage, il vaut mieux que j’évite cette chambre désormais ! Je vais rentrer, j’ai besoin de repos !
Derek : Repose toi bien et à bientôt !
Meredith : Au revoir Derek !
Je ne sais que penser, est-ce si terrifiant que ça d’être la fille d’Ellis Grey ? En tout cas, pour Derek on dirait que oui. J’ai l’impression qu’il m’en veut plus d’avoir omis ce détail que de l’avoir cloué dans ce lit d’hôpital, c’est assez déroutant.
Ça me donne le tournis tout ça, autant que je rentre sagement m’allonger, avant qu’on ne me ramasse dans les couloirs de cet hôpital.
Mark : Vous partez déjà ?
Meredith : Oui, et vous êtes déjà de retour ?
Mark : Je ne suis pas encore parti à vrai dire, vous avez l’air contrarié !
Meredith : Non, je vais bien, mais il faut que je rentre au plus vite, je ne me sens pas en grande forme !
Mark : Venez, je vous raccompagne c’est plus prudent !
Meredith : Merci, c’est gentil, je ne me sens pas de rentrer seule !
Nous y voilà, c’est le grand jour pour moi, après 8 jours de repos total, je vais enfin pouvoir commencer mon internat.
Je suis prête à tout affronter : fatigue, jalousie, déni, haine… Je n’ai pas encore intégré le programme mais je sais qu’on m’attend au tournant, mais je m’en fous. Je tente d’oublier cet accident qui a fait de moi la célébrité de l’hôpital, mais peu importe, je suis la seule à connaître la vérité ; ce n’était pas de ma faute, même si le fait que ce soit moi qui conduisais me rend coupable aux yeux de tous…
Je n’ai pas revu Derek depuis, ni pris de nouvelles après sa première intervention. Entre Cristina et Mark, avec lequel j’ai beaucoup sympathisé, je n’en ai pas vraiment eu besoin.
Pour une fois, j’ai obéi aux ordres de ma chère mère : me tenir le plus éloignée possible de son patient et, comme il m’a semblé le vouloir lui aussi, autant respecter leurs souhaits à tous les deux.
Je suis en pleine forme, en avance pour ma première journée et vraiment tout excitée d’enfiler ma première tenue d’interne en chirurgie.
Cristina : Je me doutais bien que tu arriverais en avance !
Meredith : Tu peux pas savoir comme je suis excitée !
Cristina : T’emballe pas trop ! Ton casier est juste à côté du mien, bienvenue parmi nous, docteur Grey !
Meredith : Ca sonne bien, tu ne trouves pas ?
Cristina : Ca sonne comme le chef surtout ! A propos de l’autre docteur Grey…
Meredith : Laisse-moi deviner ! Je n’ai pas accès à une chambre en neuro, c’est ça ?
Cristina : Je ne fais que passer le message, mais tu le savais déjà !
Meredith : Y’ a pas de problèmes ! Y’ a assez de patients dans cet hôpital qui pourraient avoir besoin de moi !
Cristina : Qu’est-ce qui s’est passé pour que vous ne vous adressiez plus la parole ?
Meredith : Rien ! Nous avons juste un accident de voiture en commun et ça le restera !
Cristina : Mouais !
Mark : Prête pour ton premier jour ???
Meredith : Et comment !!! Tu es venu jusqu’ici pour me soutenir ou tu as repéré une belle femme dans le coin ?
Mark : J’en ai deux devant les yeux !
Cristina : Beurk…
Mark : Bon courage pour ta première journée ! Je devrais aussi commencer bientôt, j’ai du mal à retarder l’échéance avec ta mère, mais je préfère soutenir moralement Derek pour le moment, il ne va pas très bien depuis hier !
Meredith : Oh mince ! Une complication post-op ?
Mark : Non, tout va bien de ce côté-là ! Question de mental, il sait ce qui l’ l’attend, il a besoin que je le booste !
Meredith : Je te fais confiance pour ça !
Mark : Tu pourrais passer le voir de temps en temps, non ?
Meredith : Je ne pense pas, non, ma présence n’est ni désirée, ni tolérée ! On se voit plus tard, il faut vraiment que je m’habille ! Dehors Mark avec ton sourire, je ne me déshabillerai pas devant toi !!
Mark : J’ai le droit de rêver !
Je ne m’étais pas trompée sur l’accueil qu’on allait me réserver. Mis à part Cristina et les trois autres internes qui sont avec moi, je suis vraiment traitée comme si j’avais commis un crime, mais je tiens le coup, je ferai face jour après jour à ces regards de méchanceté, de haine, de dégoût, quoi que ça peut être, je garde la tête haute.
J’apprends à connaître mes nouveaux collègues et le monde dans lequel j’ai choisi de tout donner pour de longues décennies. Bien que les corvées ne m’excitent guère, je m’impose une patience absolue quant à l’idée surréaliste d’entrer un jour dans un bloc.
Ma première journée s’achève d’ici peu, j’en suis presque déçue. Je n’ai pas envie de partir, j’en veux encore mais, à voir l’état de fatigue de tous les médecins de ce vestiaire, je me dis qu’il vaudrait mieux rentrer.
J’ai adoré mes premières visites, le contact avec les patients, les rassurer au mieux, j’ai tout aimé de ma première journée, même les pires tâches et surtout pas du tout contrariée de n’avoir pas pu assister à la présentation du cas de la star de l’hôpital, celui de la chambre 3024 de neurochirurgie, inutile de vous dire de qui il s’agit…
J’en ai profité pour me faire offrir un café par Mark, qui se sent vraiment désarmé pour soutenir son meilleur ami, il se sent bien plus coupable que j’ai pu l’être. Il a compris que je ne savais vraiment pas comment faire pour l’aider, je l’écoute et ça a l’air de lui faire du bien apparemment.
Izzie : Meredith, on t’invite tous chez Joe ce soir pour fêter ton premier jour !
Meredith : Euh, c’est gentil mais…
Georges : C’est la tradition, tu ne peux pas refuser !
Meredith : Je me suis promis de ne plus boire, je suis désolée !
Cristina : Y’a des jus de fruits dans un bar, tu sais ! Allez viens, il faut que tu voies autre chose que les murs de mon appartement !
Meredith : Ils sont jolis tes murs, tu sais !
Izzie : T’auras tout le temps de les voir après ! Surtout que c’est à Alex d’offrir ce soir, il ne faut pas rater ça !
Alex : Ca veut dire quoi ça ?
Georges : Ca veut dire ce que ça veut dire !
Meredith : Ok je viens ! Mais je vous interdis d’évoquer un sujet ! Sinon, je rentre !
George : Ta mère ?
Izzie : Ou Shepherd ?
Meredith : Ok, deux sujets à éviter !
Izzie : Ca roule !
Cristina : On s’en va, avant que nos bippers nous disent de rester ici ?
Meredith : C’est parti !
Cela fait trois semaines que je suis arrivé à Seattle et, plus ça va, plus je souffre, plus je commence à regretter d’avoir voulu demander l’impossible. Pourquoi n’ais-je pas accepté la vérité, si terrible soit-elle ?
Je ne crois plus vraiment à ce miracle, même si je suis le seul à baisser les bras, Mark et Ellis sont plus optimistes que moi, mais seulement parce qu’ils ne veulent pas briser mes derniers espoirs, c’est sûr.
Je sais que Meredith a commencé son internat, même si je ne l’ai jamais revue depuis qu’elle soit partie précipitamment lors de sa dernière visite. Je pense qu’elle a mal interprété mes propos, mais tant pis, le principal c’est qu’elle n’ait aucune séquelle ! Ca me ferait plaisir de la revoir et, même si elle sera à jamais associée à cet accident et à ce que va être ma vie future, j’ai très envie de la revoir.
Mark : Je passe en coup de vent, j’ai une chirurgie dans 10 minutes !
Derek : Je t’avais dit de pas signer au SGH ! T’es cuit, mon vieux, ça va te changer des horaires de New York, crois-moi !
Mark : Je sais, je sais, mais je commençais à tourner en rond dans ta chambre ! Et puis j’avoue que l’enseignement ne me déplaît pas !
Derek : Toi ? Ah ben ça pour une surprise !
Mark : Et toi, comment tu vas ? Prêt pour ta troisième chirurgie ?
Derek : Si on veut ! Pour ce à quoi ça va servir !
Mark : Il reste un espoir, Derek, sinon Ellis ne continuerait pas ! Pourquoi tu veux plus y croire ?
Derek : Je ne sais pas, il est peut-être temps d’affronter la vérité !
Mark : Tu vas te battre jusqu’au bout, sinon je ne me le pardonnerai jamais !
Derek : Je ne vois pas pourquoi ce serait de ta faute !
Mark : Tu t’es quand même enfui à Seattle à cause de moi ! A l’origine, c’est de ma faute !
Derek : Ca m’apprendra à tripoter une femme ivre au volant d’un bolide !
Mark : Tu entends quoi par tripoter ? Je n’ai jamais vraiment eu les détails !
Derek : Il te faut un dessin ?
Mark : Euhhhhhhhh non, ça va aller ! En parlant de la belle que tu as tripotée…
Derek : Quoi ?
Mark : C’est dingue ça ! A chaque fois que j’évoque l’un de vos prénoms, vous avez la même réaction ! C’est quoi le problème ?
Derek : Y’a pas de problème ! Elle se soucie vraiment peu de moi ! Qu’elle fasse sa vie, ça m’importe peu !
Mark : Je crois qu’il y a un problème quelque part parce qu’elle tient à peu près le même discours !
Derek : Tu m’as l’air bien informé ! Tu te l’es faite aussi ? C’est plus fort que toi, tu veux toutes celles que j’ai eues ?
Mark : Je ne réponds même pas ! Il fallait bien que je paye un jour ou l’autre pour avoir couché avec ta femme !
Derek : Donc, tu as couché avec elle !
Mark : Derek arrête, tu es ridicule !
Ellis : Je ne veux même pas savoir de qui vous parlez ! Docteur Sloane, vous avez une chirurgie il me semble !
Mark : Je suis déjà parti !
Ellis : Qu’est-ce qui te met dans cette colère, Derek ?
Derek : Toutes ces fausses illusions ! On arrête tout, Ellis ! Commandez-moi un fauteuil roulant qu’on n’en parle plus…
Je me demande bien ce qui peut se passer pour que ma mère ait cet air que je connais si bien. Elle est en grande conversation avec Mark qui, lui non plus, n’a pas l’enthousiasme qui l’anime habituellement.
Cristina : Tu écoutes aux portes, maintenant ?
Meredith : Non, non, c’est juste que… tu sais ce qui se passe ?
Cristina : Moi ? Je ne suis pas la commère de l’hôpital, si tu veux une information, c’est Barbie qu’il faut aller voir !
Meredith : Arrête de l’appeler Barbie, Izzie n’a pas vraiment le profil !
Cristina : Comme tu veux, mais je pense que tu vas être mise au parfum plus vite que prévu ! Mc Plastic en approche !
Meredith : Mais où vas-tu chercher tous ces surnoms ?
Cristina : Je ne le sais même pas moi-même ! Mais avoue que je suis douée !
Mark : Meredith, il faut que je te parle, c’est urgent !
Cristina : On est tout ouïe !!
Meredith : Qu’est-ce qui se passe, pourquoi ma mère est contrariée à ce point ?
Mark : Viens avec moi !
Meredith : Mais…
Cristina : Bon eh bien, je n’aurai les détails que ce soir !
Je ne sais vraiment pas ce qui se passe mais quelque chose me dit que ça un rapport avec Derek puisqu’il me traîne tout droit vers sa chambre. Que je le veuille ou non, je n’ai pas vraiment le choix.
Meredith : Mark !!! Arrête, tu me fais mal et tu sais très bien que je n’ai pas l’autorisation de franchir cette porte !
Mark : Arrête un peu avec tes interdits ! Tu vas entrer dans cette chambre et dire à mon idiot, têtu et inconscient de meilleur ami de ne pas abandonner !
Meredith : Quoi ? Mais pourquoi il abandonne ? Et pourquoi moi ? Et pourquoi…
Mark : Ca suffit maintenant ce petit jeu tu m’évites, je t’évite et je m’en porte mieux ! Rentre là dedans et fais le changer d’avis !
Meredith : Hein ? Mais qu’est-ce que tu veux que je lui dise enfin ! Et si ma mère débarque, je t’explique même pas !
Mark : Il va partir et tout gâcher, moi il ne veut plus m’écouter, ni ta mère !
Meredith : Et pourquoi il m’écouterait moi ?
Derek : Oui pourquoi ? Vous m’excusez mais j’aimerais sortir ! Je suis pas encore assez doué avec mon nouveau moyen de locomotion ! Si vous pouviez vous pousser un peu !
Mark : Derek, bordel, fais pas cette connerie ! Tu comptes fuir à chaque fois ?
Derek : Fous-moi la paix, Mark !
A cet instant, je ne sais pas si c’est le total désarroi de Mark ou le regard plus que noir de Derek à mon égard qui m’a fait réagir, mais il fallait que je dise quelque chose pour arrêter ce fauteuil roulant qui quittait à tout jamais cet hôpital…
Meredith : Mais tu vois pas que c’est sa nature, fuir ! Il a rien dans le pantalon, c’est un lâche ! Il s’enfuit à la moindre complication ! C’est ton meilleur ami ça ? Eh bien je te plains !
Derek : Pardon ?
Mark : Euh Meredith, je voulais que tu lui parles, pas que tu l’enfonces encore plus !
Meredith : C’est ça, défends-le ! Tu pars pas avec lui cette fois-ci ? Tel son fidèle toutou !
Derek : Non mais, qui tu es pour juger notre amitié ?
Mark : On se calme !
Meredith : Je suis celle que tu as tripotée pendant que je conduisais et qui a failli nous tuer ! Tu crois quoi, que je vais te remercier pour ça ? On me traite comme une merde depuis, tout ça parce que tout le monde croit que je suis responsable de ton état ! Assume tes actes un peu !
Derek : C’est ce que je fais !
Meredith : Ah oui ? En restant dans ce fauteuil pour le reste de ta vie ? En décevant celle qui peut te sauver, celle qui a plus d’admiration et d’amour pour toi qu’elle n’en a jamais eu pour sa propre fille ! Tu parles, tu es un lâche c’est tout !
Derek : Parle moins fort s’il te plaît !
Meredith : Je parle comme je veux !
Mark : Il a raison Meredith, baisse d’un ton s’il te plaît, tout le monde nous regarde !
Meredith : Faut savoir Mark ! Tu m’as traînée de force jusqu’ici pour que je lui parle, non ?
Mark : Oui, mais pas comme ça !
Meredith : Et pourquoi moi ? Je ne comprends toujours pas !
Derek : Oui, pourquoi elle ?
Mark : Non mais, regardez-vous ! Il faut vous faire un dessin ou quoi ?
Meredith : Je ne te suis pas, là !
Mark : Vous allez continuer à vous mentir combien de temps comme ça ? Entre toi qui as failli me casser la gueule rien qu’à l’idée que j’aie pu coucher avec elle, et toi qui fais mine de te foutre de son bien être, tu crois que je ne te vois pas rôder autour de sa chambre et de son dossier ?
Meredith : N’importe quoi !
Mark : Rentrez dans cette chambre et videz votre sac ! Après tire-toi si tu veux, Derek, mais retourne dans cette chambre !
Derek : Je n’ai plus rien à lui dire !
Meredith : Moi non plus !
Mark : J’abandonne ! Faites un peu ce que vous voulez ! Je vais voir mon patient !
Derek : Et moi je quitte enfin cet hôpital !
Mark : Prends soin de toi, Derek !
Derek : Excuse-moi, je peux passer maintenant ?
Meredith : Alors tu t’en vas, tu abandonnes ! Tu vas faire quoi de ta vie maintenant ?
Derek : En quoi ça te regarde ?
Meredith : Tu es celui pour qui j’ai voulu faire médecine, chirurgie et neurochirurgie ! Si tu abandonnes, j’abandonne !
Derek : Tu es une Grey, je n’ai rien à voir dans ta vocation !
Meredith : C’est ce que tu crois ? C’est ça qui te dérange à ce point, que je sois une Grey ?
Derek : Rien ne me dérange ! Laisse-moi passer, bis !
Meredith : Hors de question !
Derek : Tu comptes m’en empêcher ?
Meredith : Oui et tu n’es pas en mesure de te défendre !
Derek : Si tu as du temps à perdre !
Meredith : Retourne dans ta chambre, c’est la seule chose de sensée que tu puisses faire !
Derek : Ca tu n’as pas tort ! Parce que la seule fois où je me suis montré insensé, voilà où ça m’a mené !
Meredith : Eh oui, tout ça pour coucher avec une femme !
Derek : Qui te dit qu’on aurait couché ensemble ?
Meredith : Tu as des trous de mémoires aussi ?
Derek : Ok, j’ai rien dit !
Meredith : Alors, j’ai un deal à faire avec toi !
Derek : Quel genre de deal ?
Meredith : Tu remontes sur ce lit, tu laisses ma mère te rendre l’usage de tes jambes ainsi que ta virilité !
Derek : Et ?
Meredith : Et tu auras ce que tu voulais ce soir-là !
Derek : C’est une blague ?
Meredith : Non, je suis tout à fait sérieuse !
Derek : Si tu crois que le fait de coucher avec toi suffira à me faire endurer toutes ces souffrances… qui risquent de ne servir à rien qui plus est !
Meredith : Je te laisse avec ce choix ! A demain ou à jamais, docteur Shepherd !
Je me suis enfuie de cette chambre aussi vite que Mark m’y a emmenée de force. Je crois que je ne réalise pas vraiment ce que je viens de faire, mais c’est tout ce qui m’est passé par l’esprit pour le retenir, au moins le faire réfléchir, puisque je me suis retournée plusieurs fois et qu’il n’est pas sorti…
J’ai besoin d’un verre là, parce que je prends peu à peu conscience du deal que je viens de proposer, mais je suis folle, dingue ! Je dois encore avoir des séquelles de l’accident, c’est pas possible autrement.
Mark : Tu rentres ?
Meredith : Oui ! Tu peux me rendre un service ?
Mark : Bien sûr !
Meredith : Va le voir et dis-lui que… dis-lui… non rien, s’il change d’avis tant mieux !
Mark : Il reste ? Tu as réussi à le convaincre ? Comment tu as fait ?
Meredith : Je préfère ne rien dire à ce sujet ! On se voit demain, je préfère me sauver d’ici !
Mark : Bon, rentre bien, je vais le voir, j’en saurai un peu plus !
Voilà une semaine que j’évite sa chambre, je n’ose même plus lui rendre visite. Il a subi une autre chirurgie, capitale celle-ci, et à entendre ma mère, elle est très optimiste. Elle croit que c’est Mark qui l’a fait changer d’avis, ce qui m’arrange plutôt bien, personne n’est au courant de la véritable raison même pas Mark, qui me harcèle depuis pour savoir.
Je me dis que j’ai réussi à le faire changer d’avis, j’aurai tout le temps de revenir sur mon stupide deal une fois qu’il sera sur pied, c’est tout ce qui compte, qu’il marche de nouveau.
Mark : Viens par ici, toi !
Meredith : T’en as pas marre de m’embarquer de force à chaque fois !
Mark : Non, mais j’en ai marre de faire le pigeon voyageur !
Meredith : Tu ne me traîneras pas de force dans sa chambre, cette fois-ci !
Mark : Ce n’était pas mon intention, mais pourquoi tu ne veux plus y aller ?
Meredith : Qu’est-ce que tu me voulais, Mark ?
Mark : J’ai un message pour toi !
Meredith : Ah… vas-y, je t’écoute !
Mark : En fait, j’ai juste un mot pour toi de la part de qui tu sais !
Meredith : Je ne vois pas qui est ce qui tu sais ! Oui bon ça va, efface ce sourire vainqueur !
Mark : Tu peux l’ouvrir ici, ça ne me dérange pas du tout !
Meredith : Tu vas me faire croire que tu ne l’as pas lu !
Mark : Non, et pourtant la tentation fut grande !
Meredith : Il t’a surtout ordonné de ne pas le faire !
Mark : Aussi ! Vous pourriez être sympa un peu avec moi, je suis votre seul allié, un peu de reconnaissance quand même !
Meredith : J’aurai tout entendu ! Mais si tu y tiens, vas-y, ouvre-le et lis-le moi !
Mark : Tu es sûre ?
Meredith : Tu veux que je change d’avis ?
Mark : J’ouvre ! « J’aurais espéré une visite de ta part après ma chirurgie. Je vais bien, au cas où tu t’inquièterais un peu de mon état, je suppose que ton deal était des paroles en l’air ? »
Meredith : Donne-moi ça !
Mark : C’est quoi ce deal ?
Meredith : Mark !! Je ne peux pas te le dire, c’est trop…Il a fallu que je sorte quelque chose pour le retenir, c’est ce que tu voulais non ?
Mark : C’est du sexe ? Ca devient intéressant !!!
Meredith : Tais-toi, Mark !
Mark : Bon, ok ! Mais il attend une réponse !
Meredith : Eh bien, dis-lui que y’a pas le feu !
Mark : Tu crois qu’il va se contenter de ça ?
Meredith : C’est pas mon problème !
Mark : Vous allez me rendre dingue tous les deux !
Meredith : Je croyais que c’était déjà le cas !
Mark : Ah, ah, ah ! Je vais de ce pas lui annoncer que tu tiendras ton deal comme prévu !
Meredith : Mark !!!!!
Qui a dit qu’être interne en chirurgie était la pire des endurances physiques ? Sûrement ceux qui, avant d’enfiler leur costume d’interne, devaient dormir 12h par jour et penser que l’adage : «le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt» n’avait aucune signification.
Pour tout vous dire, j’adore être une interne ! J’adore ces journées infernales, être traitée comme une moins que rien, courir dans tous les sens et surtout être en compétition avec mes collègues pour être au bloc à leur place et je dois dire qu’à ce petit jeu, je suis une des meilleures.
Cristina : Cette fois-ci, c’est moi qui vais au bloc !
Meredith : Hein ? J’ai raté quoi ?
Cristina : La dernière chirurgie de ta mère sur ton ex-futur mec !
Meredith : Quoi ? C’est ni mon ex, ni mon futur mec ! Et tu sais très bien que cette chirurgie ne compte pas puisque je suis hors course depuis le début !
Cristina : C’est vrai, tu m’impressionnes même ! Ta mère te fait si peur que ça ou il y a une autre raison pour que tu l’évites depuis le début ?
Meredith : J’ai pas assez de problèmes comme ça avec ma mère ?
Cristina : C’est vrai mais bon, je suis sûre que tu me caches quelque chose !
Meredith : Je n’ai rien à cacher ! Tu ne devais pas assister à la chirurgie de ma mère ? Tu vas être en retard !
Cristina : Je vais les rejoindre, je devais m’occuper de boucler son transfert !
Meredith : Son transfert ? Comment ça ?
Cristina : Je croyais que tu t’en foutais de ton ni ex, ni futur mec !
Meredith : Mais oui je m’en fous ! Et puis, qu’il se transfère où il veut !
Cristina : Bien sûr ! Mais ne t’inquiète pas, il sait où te trouver, je pense qu’il reviendra vite ! Il paraît que tu dois lui offrir quelque chose !
Meredith : Quoi ? Putain, je vais le tuer, ce Mark !
Cristina : T’inquiète, il ne l’a dit qu’à moi ! Et merci d’avoir partagé ça avec ta colocataire ! Heureusement que tu es ma meilleure amie !
Meredith : Comment veux-tu que je te raconte ça ! J’ai sorti ça comme ça pour pas qu’il parte, aide-moi Cristina, je t’en prie !
Cristina : T’aider ? Pour coucher avec lui ? Je doute qu’il aime les plans à trois ! Quoique ce soit le fantasme de beaucoup d’hommes !
Meredith : Cristina !!!
Cristina : Eh bien, tu veux mon avis ?
Meredith : Je veux ton aide pour me sortir de là !
Cristina : Tu en as envie autant que lui ! Vous l’auriez déjà fait ce jour là si vous n’aviez pas été rappelés par l’aéroport, non ?
Meredith : N’importe quoi !
Cristina : Couche avec lui ! Putain, tout l’hôpital en rêve ! Profite ma belle ! Maintenant, faut vraiment que j’y aille !
Meredith : Mais… tu parles d’une aide !
Mark : Tu as besoin d’aide ?
Meredith : Alors toi… grrrr !!!!