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Série : Grey's Anatomy
Création : 13.10.2010 à 18h29
Auteur : Maluzo
Statut : Terminée
« C'est reparti pour de nouvelles aventures. Bonne lecture. » Maluzo
Cette fanfic compte déjà 50 paragraphes
Il est deux heures du matin et nous sommes toujours là, assis l’un en face de l’autre à discuter, comme si nous avions remonté le temps. Nous nous sommes retrouvés ce jour, avant ce fameux jour, à partager nos vies, à échanger des sourires, à nous découvrir, tels deux inconnus qui viennent de se rencontrer.
Bien sûr que plus rien ne sera jamais pareil, mais nous apprécions tous deux ce moment où ce passé a été volontairement occulté. Il sera là demain matin, c’est évident, mais ni lui, ni moi n’avons envie de mettre un terme à cet agréable moment que nous partageons.
Derek : Il va peut-être falloir que je songe à dormir un peu et toi aussi, non ?
Meredith : Nous n’avons pas vu l’heure passer ! Je commence dans trois heures, pré visites !
Derek : Promis, je ne te dirai rien si tu bâilles devant moi demain ! Je vais te laisser dormir au moins 3 heures alors !
Meredith : Je ne compte plus dormir ! Je suis en meilleure forme quand je ne dors pas du tout ! Je vais, par contre, commencer la caféine et manger quelque chose ! Tu veux…
Derek : Que je reste ?
Meredith : Je te proposais juste de partager un petit déjeuner nocturne !
Derek : Je reste avec plaisir ! Mais, si je pique du nez, secoue-moi ! Je dors énormément ces derniers temps !
Meredith : Je vais vite te faire un double café, alors !
Derek : C’est un moyen de me secouer, effectivement ! Heureusement que tu ne vis pas chez ta mère !
Meredith : Maman, le retour ! Tiens, double expresso sans sucre ! Je peux te poser une question ?
Derek : Bien sûr !
Meredith : Si tu avais su qui j’étais ce jour là, tu aurais agi pareil ?
Derek : Si je t’aurais draguée ? C’est ce que tu veux dire ?
Meredith : On va dire ça !
Derek : Je ne sais pas… Pour être sincère, je pense que non !
Meredith : C’est le sentiment que j’avais !
Derek : C’est juste que… ta mère a été mon seul univers pendant des années. Elle a cru en moi dès le premier jour, elle m’a tout donné, tout appris et sauvé également. Je me suis fait la promesse de ne jamais la décevoir, je ne pourrai jamais trahir toute la confiance qu’elle peut avoir en moi ! Enfin, tout ça pour dire que je la respecte beaucoup trop !
Meredith : Donc, une relation, quelle qu’elle puisse être, avec sa fille serait une déception, une trahison !
Derek : Vu par elle, oui ! Enfin, je pense ! Mais, vu sa réaction le jour de l’accident, je pense que oui !
Meredith : Je sais, elle préfèrerait, de toute façon, que j’entre au couvent ! Que ce soit toi ou un autre, ça n’y changera rien !
Derek : Elle veut que tu deviennes un grand chirurgien ! Pas Sœur Meredith, je te rassure !
Meredith : Eh bien, pour l’instant c’est bien parti pour… bref !
Derek : Non, ne me dis pas que tu n’as jamais…
Un long silence s’ensuit et cette gêne est bien plus embarrassante pour lui que pour moi, c’est bien la première fois que j’en parle à quelqu’un sans aucune appréhension.
Il n’ose plus dire quoi que ce soit, ça me fait presque sourire. Très touchant son comportement ! Je le découvre vraiment sous un nouveau jour mais il va falloir que je rompe ce silence parce qu’on risque de s’endormir tous les deux dans ce canapé, à ce rythme.
Meredith : Je suis pas un cas unique, tu sais !
Derek : Non, je sais, c’est juste que…
Meredith : Que quoi ? Ca ne colle pas au personnage ?
Derek : Non, mais une femme si belle que toi, je suis étonné qu’un homme n’ait pas encore succombé !
Meredith : Il y en a eu, mais je n’ai pas suffisamment flashé pour franchir le cap !
Derek : Alors, nous n’aurions sûrement pas fini la nuit ensemble, ce soir là, s’l n’y avait pas eu l’accident !
Meredith : Je ne pense pas mais l’abus d’alcool aurait pu décider du contraire !
Derek : Et tu l’aurais regretté à ton réveil !
Meredith : Sûrement ! Sauf si… non rien !
Derek : On ne le saura jamais ! Bon, je vais te laisser te préparer !
Meredith : Ah oui, c’est déjà l’heure ! Quelle nuit !
Derek : On peut dire ça, oui !
Meredith : Merci d’être resté !
Derek : Merci de m’y avoir autorisé ! On se retrouve dans quelques minutes alors, Docteur Grey !
Meredith : Tu ne rentres pas chez toi ?
Derek : Non, j’habite un peu trop loin. Une petite douche à l’hôpital et je serai là pour les pré-visites comme ça !
Meredith : Nous allons bien dormir ce soir !
Derek : La journée va être longue, oui !
Meredith : Bon, eh bien je… vais prendre ma douche !
Derek : Et moi partir…
Je ne sais pas si vous avez déjà vécu ça, mais ce court instant, celui qui met fin à un moment exceptionnel, celui dont ne veut pas qu’il s’arrête, il se lit dans nos yeux. Ni l’un ni l’autre ne veut s’en échapper mais la réalité nous rappelle.
Je le raccompagne à la porte, il s’éloigne contre sa volonté, non pas sans avoir tenu ma main quelques secondes, l’effleurant d’une tendresse infinie, me laissant dans la plus troublante des émotions…
C’est avec un moral d’acier que je franchis le vestiaire pour cette très longue journée. La joie se lit sur mon visage, mais apparemment pas que cela. Pourquoi me regardent-t-ils tous bizarrement ?
Meredith : Bonjour tout le monde ! Je sens que cette journée va être géniale !
Izzie : Ah bon et pourquoi ?
Meredith : Pour rien ! Je suis en pleine forme, c’est tout !
Cristina, chuchotant : Toi, tu as pris ton pied cette nuit !
Meredith : Si on veut !
Cristina : Comment ça si on veut ? Tu as vu ta tête de zombie ? Tu n’as pas dû dormir une minute, à mon avis !
Meredith : C’est vraiment pas ce que tu penses ! Mais toi tu as dormi, on dirait ! Garde tranquille ?
Cristina : C’était la mort, nada, même pas un petit trauma qui nécessitait une chirurgie !
Derek : Mesdemoiselles, bonjour ! Votre journée va être longue, alors café pour tout le monde !
Cristina : Eh bien, il pétille aussi, lui !
Meredith : Cristina, tais-toi s’il te plaît !
Izzie : Quelle délicate attention, Docteur Shepherd ! Merci !
Derek : Autant communiquer ma bonne humeur à tous mes internes !
Izzie : Vous avez réussi !
Cristina : On se croirait au pays de Candy ! Mais merci quand même pour le café !
Meredith : Merci Docteur Shepherd !
Derek : Docteur Grey, j’ai besoin de vous immédiatement ! Vous allez devoir vous passer des pré-visites !
Izzie : Qu’est-ce que j’ai manqué ! J’étais là en avance, pourtant !
Derek : Vous le saurez bien assez tôt, Docteur Stevens, ne vous mettez pas en retard pour les pré-visites !
Izzie : Je ne suis pas en neuro aujourd’hui ?
Derek : Si, mais je ne suis pas le seul neurochirurgien ! Aujourd’hui, je vais travailler avec le Docteur Grey !
Izzie : Comme par hasard !
Derek : Je suis désolé mais j’ai deux internes qui se passionnent pour la neuro ! Ce sera donc chacun son tour !
Meredith : Ca me convient parfaitement !
Derek : Très bien, suis-moi alors !
Je le suis jusqu’à l’ascenseur, non sans m’être retournée pour adresser mon plus beau sourire à Barbie Girl. Qu’est-ce qu’elle croyait, qu’elle allait tout obtenir avec ses cheveux blonds et son corps de mannequin, eh bien c’est raté, cette fois-ci, j’ai gagné !
Meredith : Euh mais on descend, là ! On va aux urgences ?
Derek : Non !
Meredith : La neuro, c’est au cinquième, hein !
Derek : Je le sais très bien, rassure-toi ! Contente-toi juste de me suivre !
Meredith : C’est vous le patron !
Derek : Plus à cet instant !
Meredith : Pardon ?
Derek : Je suis juste Derek qui t’invite à prendre un excellent petit déjeuner !
Meredith : Mais, ça ne va pas ? Je suis censée travailler et…
Derek : Ton patron ne te dira rien puisqu’il est en face de toi ! Plus de mais et installe-toi !
Il m’étonne une nouvelle fois. A ce rythme, je vais le comparer au prince charmant des temps modernes, mon prince charmant, danger ou joli rêve qui devient réalité ?
Bien que travailler auprès d’un des meilleurs neurochirurgiens soit un privilège, j’avoue que j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur la moindre procédure chirurgicale, qu’il prend soin de m’expliquer dans tous ses détails.
Derek : Meredith, tu m’écoutes ?
Meredith : Oui, oui, c’est juste que… il serait peut-être préférable de m’appeler Docteur Grey à l’hôpital, non ?
Derek : Nous sommes seuls pour le moment !
Meredith : Pour le moment… !
Derek : Ne t’inquiète pas pour ça, je sais rester professionnel quand il le faut ! Répète-moi par contre ce que je viens de t’expliquer !
Meredith : Euh…
Derek : Je te trouble à ce point ?
Meredith : On peut parler boulot ?
Derek : Oui et plutôt deux fois qu’une ! Voilà ta mère !
Meredith : Maman ! Tu t’es perdue en neuro ?
Ellis : C’est de l’humour je suppose ! Derek, il faut que je te parle, c’est urgent !
Derek : Ca tombe bien, moi aussi il fallait que je vous parle de quelque chose d’important !
Ellis : Eh bien, à toi l’honneur !
Derek : Euh… Docteur Grey, vous pouvez allez chercher les labos de Mr Perkins ?
Meredith : Mais on les a déjà ! Ok j’ai compris, je suis de trop, je disparais !
Derek : Merci !
Ellis : Qu’est-ce qu’il y a d’urgent ?
Pourquoi j’ai la désagréable sensation que ce qui va se dire entre ces deux là me concerne en partie ? Je deviens peut-être parano, allez savoir. En tout cas, il a suffi que je me retourne deux secondes pour apercevoir le regard noir de ma mère…
Pourvu que je ne sois pas concernée, ma vie commençait enfin à s’embellir, donnez-moi un peu de répit par pitié…
J’ai préféré éviter et ma mère et Derek depuis au moins une heure, mais je ne vais pas pouvoir me cacher éternellement et surtout à m’enfiler des cafés infects, qui ne me tiennent pas du tout éveillée.
Derek : Ah te voilà, ça fait un moment que je te cherche !
Meredith : Fallait me bipper !
Derek : J’allais le faire ! Ca va ?
Meredith : De quoi avez-vous parlé avec ma mère ?
Derek : Tu es bien curieuse !
Meredith : Si ça me concerne, j’ai le droit de savoir, Derek !
Derek : Il serait peut-être préférable de m’appeler Docteur Shepherd à l’hôpital, non ?
Meredith : Ne change pas de sujet ! Dis-moi !
Derek : J’ai pas le temps là, j’ai une chirurgie ! Tu viens !
Meredith : Comme si j’allais refuser une chirurgie ! Mais après…
Derek : Oui, après…
Je me souviendrai à l’avenir que, lorsqu’on est interne, ne pas dormir quand nous en avons la possibilité est une grave erreur ! J’ai surestimé mes capacités physiques, je lutte contre le sommeil, alors que je suis au bloc à tenir un clamp…
C’est une chirurgie vraiment passionnante mais là, il faut qu’il en finisse au plus vite avant que je ne montre les premiers signes de fatigue, surtout que je suis observée de très près par ma mère, qui ne rate aucun détail, perchée du haut de la galerie.
Derek : J’ai fini, vous pouvez refermer !
Ouf, il était temps !
Derek : Vous vous chargerez du suivi post-op, Docteur Grey !
Meredith : Je peux aller manger quelque chose juste avant ?
Derek : Manger ou boire un café, vu que vous n’étiez pas loin de ronfler dans mon bloc !
Meredith : Désolée, ça ne se reproduira plus !
Derek : Je ne dirai rien pour cette fois, vu que c’est en partie de ma faute !
Meredith : Maintenant que nous sommes seuls !
Derek : Va manger et reprendre des forces, Meredith !
Meredith : Merci Derek mais après, il faudra qu’on parle !
Derek : Chaque chose en son temps !
Ellis : Belle opération, Derek !
Derek : C’est comme pour une appendicite pour vous, Ellis !
Ellis : Ne sois pas si modeste !
Meredith : Bon, moi je vais aller avaler quelque chose !
Ellis : Tu iras tout à l’heure ! Je veux vous voir tous les deux dans mon bureau immédiatement !
Meredith : Pourquoi ? J’ai rien fait !
Derek : Nous arrivons, Ellis !
Meredith : Derek ! Qu’est-ce que tu as fait ?
Derek : Plutôt qu’est-ce que je lui ai dit ! Je sens que tu vas m’en vouloir pour le reste de tes jours !
Meredith : Déballe tout et tout de suite !
Derek : Je t’explique ça en chemin ! Ne faisons pas attendre ta mère…
Je vais le tuer et, cette fois-ci, je ne le raterai pas ! Non mais, il est complètement idiot, inconscient voire débile d’avoir lancé un ultimatum à ma mère ! Et sans que je sois informée, la moindre des choses quand même puisque je suis concernée !
Derek : Meredith, dis quelque chose, je n’aime pas ton regard, tu me fais peur !
Meredith : Non mais, de quel droit tu as osé !
Derek : Tu peux parler sans crier ?
Meredith : Jamais je ne pourrai entrer dans ce bureau ! Et tu aurais pu m’en parler avant !
Derek : Je sais, je n’ai pas vraiment réfléchi mais, après la nuit que nous avons passée, je voulais te prouver que je n’avais pas peur de ta mère !
Meredith : La nuit que nous avons passée ? Nous avons juste discuté de tout et de rien ! Tu viens de gâcher le peu de relations qu’il restait entre ma mère et moi !
Derek : Ne dramatise pas ! Elle m’aurait déjà viré si elle désapprouvait totalement !
Meredith : Et moi dans tout ça ! Tu ne t’es jamais posé la question de savoir si j’étais intéressée ou pas avant de déclencher la troisième guerre mondiale ?
Derek : Non, je n’avais pas besoin de me la poser, cette question !
Meredith : Ah bon ? Eh bien, tu te trompes !
Derek : Meredith…
Meredith : Maman, je suis là ! J’aimerais parler d’abord pour que les choses soient claires pour tout le monde !
Ellis : Je t’écoute…
Meredith : Je viens d’apprendre le sujet de votre conversation à tous les deux, je pense que le sujet est clos, je ne suis vraiment pas attirée par le docteur Shepherd, je suis ici pour une seule raison, devenir chirurgien ! Si ma présence dérange, je demanderai à me faire transférer dans un autre hôpital ! C’est clair ?
Derek : C’est clair !
Ellis : Bon eh bien, le sujet est clos !
Meredith : Merci, maintenant je vais manger !
Ellis : Eh bien, dis-moi, tu t’es planté bien comme il faut Derek !
Derek : Ca ne change en rien mes sentiments à son égard ! Il vaudrait mieux que je quitte cet hôpital !
Ellis : N’y compte même pas ! C’est une dure à cuire, alors accroche-toi et persévère !
Derek : J’ai bien entendu ?
Ellis : Tu as très bien entendu ! Si tu allais manger toi aussi ?
Je n’en reviens toujours pas de son comportement, comme si j’étais un jouet pour lequel on demande l’autorisation de s’amuser avec.
Je suis tellement énervée que j’en ai perdu l’appétit, tout ce dont j’ai besoin c’est de rentrer, de dormir et d’oublier ce mauvais rêve.
Derek : Pour quelqu’un qui avait faim, tu ne manges pas beaucoup, tu veux partager mes spaghettis ?
Meredith : La cafétéria n’est pas assez grande ? Laisse-moi tranquille, Derek !
Derek : Pour me faire pardonner, je t’invite à dîner ce soir, un vrai restaurant avec de vrais plats appétissants !
Meredith : Te faire pardonner ? C’est impardonnable ! Va trouver une autre fille de chirurgien à courtiser !
Derek : C’est toi que je veux, fille ou pas de chirurgien !
Meredith : Tu veux, tu veux ! T’as plus 5 ans et ton petit caprice à ma mère ne suffira pas !
Derek : Tu es encore plus séduisante quand tu es en colère !
Meredith : Derek, laisse-moi tranquille s’il te plaît. Je suis épuisée, tout ce dont j’ai besoin là, c’est de dormir !
Derek : Eh bien, va dormir dans une salle de garde, je te réveillerai pour notre dîner !
Meredith : Bien sûr !
Derek : Je suis ton patron, ne l’oublie pas, et je t’accorde ce repos bien mérité !
Meredith : Très bien, je vais dormir mais ne te fais aucune illusion sur un quelconque dîner !
Derek : Je réserve pour 20h ! Va te reposer, moi je vais manger avant que ce ne soit froid !
Meredith : Bon appétit !
Derek : Repose-toi bien !
Qu’est-ce qu’il peut m’agacer quand il insiste à ce point ! Et, puisque j’ai l’autorisation de dormir, je vais rentrer chez moi, au moins je n’aurai pas de mauvais réveil, parce que je sais qu’il n’abandonnera pas. Le temps qu’il fasse toutes les salles de garde, j’aurai un peu de tranquillité.
Quelques heures plus tard…
Cristina : Debout, Marmotte !
Meredith : Quoi ? Je viens à peine de me coucher !
Cristina : C’est ça ! Je te signale qu’il est 20h ! Et moi, j’attaque encore une garde ! J’ai préféré te réveiller parce que tu as de la visite !
Meredith : Quoi ? Qui ?
Cristina : Lève-toi et tu sauras ! Bonne soirée…
Meredith : Bon sang, si c’est lui, je le…
Derek : Bonsoir ! Bien dormi ? Pizza ou restaurant ?
Meredith : En quelle langue il faut que je te parle pour que tu comprennes ?
Derek : Je ne comprends que celle du cœur !
Meredith : Quoi ? J’ai besoin d’un café !
Derek : A cette heure-ci ?
Meredith : Tu ne vas pas non plus me dicter ce que j’ai le droit de boire, aussi !
Derek : Non, tu es une grande fille !
Meredith : Merci et rentre chez toi alors !
Derek : Tu préfères venir dîner chez moi ? Pas de problème mais tu vas être drôlement surprise !
Meredith : Je crois que je parle à un mur ! Il me faut un verre plutôt !
Derek : A cette heure-ci, c’est déjà plus approprié ! J’en veux bien un aussi !
Meredith : Non mais je rêve !!! Dis-moi, qu’est-ce qui t’excite autant à t’accrocher comme ça ? Le fait que je sois la fille d’Ellis ou le fait que je sois vierge ?
Derek : Ni l’un, ni l’autre ! Je t’ai prouvé que je n’avais pas peur de ta mère et je veux juste t’inviter à dîner, je ne compte pas coucher avec toi ce soir si ça peut te rassurer !
Meredith : Ah bon ? Et pourquoi ?
Derek : Parce que tu comptes coucher avec moi ce soir ? Ca n’arrivera pas !
Meredith : N’inverse pas les rôles !
Derek : Allons dîner, nous aurons tout le temps d’en discuter !
Meredith : Derek Shepherd, vous m’agacez ! Je ne compte aller nulle part !
Derek : Très bien, Meredith Grey ! Je commande des pizzas et du vin !
Meredith : J’abandonne ! Je vais prendre une douche ! Et sans anchois la pizza, j’ai horreur de ça !
Derek : Tant mieux, je n’aime pas ça non plus ! Pas la peine de t’enfermer à clé dans la salle de bains, je ne viendrai pas te rejoindre si c’est ce que tu crains !
Meredith : Je ne crains rien puisque tu ne comptes pas coucher avec moi ce soir !
Derek : C’est vrai !
Meredith : J’ai faim, alors dépêche toi de commander à manger !
Derek : Tu ne préfères pas un bon restaurant !
Meredith : Non !!!! Et arrête de me sourire de la sorte !
Derek : Il n’y a que toi qui me fais sourire de la sorte !
Meredith : Grrrr, j’en ai assez entendu !
Derek : Prends ton temps, j’ai tout le mien !
Bien sûr que je vais le prendre, mon temps ! Je ne sais même pas si je vais parvenir à ressortir de la salle de bains, si je pouvais m’échapper je le ferais, je suis prise au piège dans mon propre appartement. Laissons l’eau brûlante sur mon corps faire son effet et faire disparaître cette peur panique qui commence à m’envahir.
Une heure plus tard…
Meredith : Désolée, ça a pris plus de temps que prévu ! Derek ?
Meredith : Derek ?
Mais où il est passé ? Bon, j’avoue que j’ai pris tout mon temps mais quand même ! On dirait qu’il est parti, il aurait pu prévenir ! Et voilà, je suis encore énervée, il a vraiment le don de me mettre dans tous mes états.
Même pas un mot, rien, j’y comprends plus rien… c’est ce que je voulais de toute façon, qu’il me laisse tranquille, alors pourquoi j’ai ce sentiment bizarre, j’ai l’impression d’avoir déjà ressenti ça et ça n’annonce rien de bon…
Bip Bip
Voilà que mon bipper s’affole maintenant, je ne suis pas censée être de garde.
Bon sang, je le savais qu’il se passait quelque chose de mauvais. Cristina me dit de courir aux urgences et ce n’est malheureusement pas pour une opération géniale.
Malgré la vitesse à laquelle je m’habille, l’inquiétude m’envahit. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que Derek soit aux urgences ? Je culpabilise à nouveau, même si là, j’étais sous ma douche et non au volant, mais ça recommence, je suis encore impliquée…
Meredith : Qu’est-ce qui s’est passé ? Où il est ?
Cristina : Il s’est fait renverser juste devant l’hôpital ! Ta mère et Mark s’occupent de lui !
Meredith : Je veux le voir ! Ah, voilà Mark ! Comment il va ?
Mark : Une belle fracture tibia-péroné, le temps de le plâtrer !
Meredith : Mon Dieu, ça recommence !
Mark : Ce n’est rien de grave Meredith, c’est juste un os cassé ! Tout ça pour une bouteille de Tequila !
Meredith : Tu veux me culpabiliser, c’est ça ? Je le suis déjà bien assez comme ça !
Mark : Mais non, je suis désolé. C’est juste un con qui a grillé le feu, Derek sortait de chez Joe, tout excité à l’avance par sa soirée !
Meredith : Quel idiot ! Il n’avait qu’à fouiller dans mes placards, il en aurait trouvé !
Mark : Alors il était chez toi ? Je m’en doutais un peu !
Meredith : Oui bon, ça va Mark ! Je vais le voir !
Mark : Je serais toi, j’attendrais que ta mère soit partie !
Meredith : Peu importe, j’ai assez attendu ! A force d’attendre, je vais perdre la plus belle chose que je pourrais avoir !
Mark : Alors vas-y, fonce ! Il t’attend…
C’est ce que je fais, je fonce vers cette salle de plâtres, l’esprit clair et enfin libre de mes craintes éternelles. Je sais ce que je veux à la seconde où je vais franchir cette porte.
Meredith : Derek !!!
Ellis : Il est là ! Je finis et je vous laisse !
Meredith : Mais… euh… !
Ellis : Il était temps que tu t’intéresses aux hommes, ma chérie ! Et je dois dire que ton choix est parfait !
Meredith : Mais…
Ellis : Ne rougis pas autant, je suis heureuse pour toi, vraiment ! Voilà Derek, laisse sécher et je te revois dans 3 semaines ! Je vais devoir encore te remplacer !
Derek : Désolé Ellis ! Et merci !
Ellis : Bonne soirée !
Derek : Je suis désolé pour notre dîner !
Meredith : Tu plaisantes j’espère ! J’ai eu si peur !
Derek : Ah oui ? Tout ça pour acheter de l’alcool ! Comme notre premier jour, “The day before the day”…
Meredith : Quoi ?
Derek : L’alcool, le fil conducteur de notre histoire !
Meredith : Notre histoire ? Nous en avons une ?
Derek : Je crois que oui et toi aussi !
Meredith : Nous n’avons encore rien… euh…
Derek : Commençons par le commencement, non ?
Meredith : C'est-à-dire ?
Derek : Je suis sobre, tu es sobre et j’ai cette irrésistible envie de prendre ta main, la caresser, toucher ce sublime visage, t’embrasser…
C’est à ce moment là que j’ai su, à la seconde où ses lèvres ont touché les miennes… J’ai basculé dans un nouveau monde, non sans des frissons indéfinissables, un rythme cardiaque qui aurait fait pâlir tout cardiologue, mais j’ai su ce soir là, dans cette salle de plâtres, que c’est ma vie toute entière qui allait changer.
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Je l’ai peut-être trouvé mon grand amour, celui que l’on veut garder dans son cœur pour toujours, ne résumer sa vie qu’à la sienne.
Oui, je l’ai trouvé mon grand amour, celui que j’ai gardé dans mon cœur pour toujours, ma vie toute entière ne s’est résumée qu’à la sienne.
FIN
Remerciements tout particuliers à Gringo06