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Série : Grey's Anatomy
Création : 13.04.2011 à 22h13
Auteur : Abcxyz
Statut : Abandonnée
« Alors voilà ma première fic.... En esperant que vous aimerez, je préférerais écrire seule, sauf peut être en cas de gros bloquage. Bonne lecture =) » Abcxyz
Cette fanfic compte déjà 13 paragraphes
Samedi matin, New-York
9h34
Addison sort de chez elle. Encore une fois, son mari n’est pas rentré dormir. Elle fulmine, il n’a même pas pris la peine de la prévenir. Ce n’est pourtant pas compliqué de passer un coup de téléphone. C’est ainsi qu’elle commence sa journée de mauvaise humeur. Quand elle arrive devant sa voiture, elle se rend compte qu’elle a oublié les clés sur le meuble de la cuisine. Elle retourne sur ses pas, tout en continuant de pester contre son homme et ses stupides clés.
9h58
Elle arrive enfin sur son lieu de travail. De justesse en plus, le directeur de la banque déteste les retards. Elle se place derrière son comptoir en attendant les premiers clients.
11h05
Pause-café. Elle en profite pour appeler Derek.
- Vous êtes bien sur le répondeur de Derek Shepherd, veuillez laisser un message après le bip.
- Bonjour Derek, c’est Add. Tu sais, la femme que tu es sensé appeler quand tu as une intervention qui n’était pas prévue, et que du coup tu ne rentres pas dormir. Passons… On mange ensemble à midi? Essaye de répondre le plus rapidement possible, que je n’attende pas encore pour rien.
11h20
Addison regarde de nouveau son portable.
- Vous avez un nouveau message, reçu aujourd’hui à 11 h 16.
- Hey Add, c’est Derek, je ne pourrais pas venir à midi, désolé. Je t’embrasse, à ce soir.
11h22
Un groupe d’hommes, armées et cagoulés rentrent dans la banque. Addison revient tranquillement de sa pause. À peine l’homme près de la porte voit-il une ombre bouger qu’il tire. Elle s’écroule par terre pendant que la tache rouge sur son ventre s’agrandit.
Lundi matin, Seattle
05h30
Meredith était prostrée devant sa télévision, un bol de céréales entre les mains et un mal de tête, surement dû à la bouteille de tequila qui trainer sur le tapis à ses pieds. Elle se concentra sur l’écran pour essayer de comprendre les nouvelles du week-end.
« Un jeune homme vient de se donner la mort après avoir commis le terrible cambriolage de la Banque Centrale à New York. Samedi, ce cambriolage avait causé la mort d’une employée, et les trois malfaiteurs s’étaient échappés. Le jeune homme s’était rendu au poste de police le soir même. Celui-ci n’avait aucun antécédent judiciaire, et la police soupçonne son frère d’être le commanditaire. Malgré tout, il est fort probable que se soit le jeune homme qui est tiré sur Mme Shepherd. »
Chaque jour, des gens meurent, par accident, de vieillesse, à cause d’une maladie. Mais parfois, ce sont des hommes qui ôtent la vie d’autrui. Certains regardent sans savoir comment agir, moi j’essaie d’en sauver quelques-uns.
06h10
Aujourd’hui, j’ai entamé ma nouvelle vie, une vie remplie de stress, d’épuisement, de désillusions, et parfois, pas souvent, mais quelques fois quand même, de réussite.
Aujourd’hui j’ai commencé mon internat de médecine. Et pour bien tous nous mettre dans le bain, quoi de mieux que de nous le faire commencer par 48 h sans arrêt, avec la pire des résidentes, s’il vous plait.
J’ai toujours eu de la chance après tout :
- Un père qui nous abandonne ma mère et moi, alors même que je n’avais que 4 ans.
- Une mère presque plus absente que lui. Des cris, des reproches, voilà à quoi se résumaient nos contacts.
- Un nom difficile à porter, comment suivre les traces d’une mère plus que brillante, d’une légende de la médecine et j’ai nommé Ellis Grey.
Ah… Je ne vous l’avais pas dit, je suis Meredith, Meredith Grey, interne au Seattle Grace Hospital. Et accessoirement, la fille de la grande Ellis. Elle me pense incapable d’être un bon médecin, il parait que je ne réussirais qu’à dévaloriser son nom et à lui faire honte. Merci du soutien…
Donc, tout ça pour dire qu’aujourd’hui je viens d’apprendre que j’ai le droit d’avoir le Docteur Bailey comme résidente, le tyran. Elle me déteste déjà, histoire de favoritisme par rapport à
on nom si j’ai bien compris. Ainsi, je viens de commencer la pire journée de ma vie, et elle va se prolonger pour encore 48 heures.
Lundi matin, New York
8 h 04
Derek est affalé sur le lit d’hôpital de sa femme. Depuis samedi midi, il n’a pas bougé, il veut être là quand elle se réveillera. Il est médecin, dans un cas normal il saurait que c’est fini, qu’il n’y a plus d’espoir, mais c’est sa femme sur ce lit, il veut y croire.
9 h 23
Un bip strident et long retentit. Derek se réveille en sursaut.
- CODE BLEU chambre 561, CODE BLEU chambre 561
Il regarde Addison et se met à pleurer, derrière la fenêtre il regarde les médecins en train d’essayer de réanimer sa femme.
- Mr Shepherd, je suis terriblement navrée, nous avons fait tout ce que nous pouvions, toutes mes condoléances.
11 h 31
Derek se décida enfin à quitter la chambre. Il commença par appeler la famille proche pour les prévenir, puis il entreprit les préparatifs de l’enterrement. Il devait absolument s’occuper l’esprit, sinon il allait s’effondrer. Certes, ce n’était pas tout rose avec sa femme, et ces derniers temps leur couple battait de l’aile. Il acceptait de plus en plus d’interventions hors de ses horaires, juste par ce qu’il ne voulait pas vraiment rentrer chez lui. En plus, Addison voulait un enfant, et lui trouvait que ce n’était pas compatible avec son boulot, qu’il ne serait jamais là pour son enfant, il ne voulait pas en avoir. Et elle, elle ne supportait pas ça, le voir s’éloigner de plus en plus, malgré ses efforts.
Mardi après-midi, New York
15 h 20
Tout le monde était réuni dans l’église, le silence habituel était rompu par les sanglots. La marée humaine, toute en noir, se consolait par petits groupes de deux ou trois et le prêtre attendait que chacun est regagné sa place. La cérémonie fut sobre, et seule la famille proche rentra avec Derek.
19 h 03
La mère d’Addison s’approcha lentement de Derek. Elle n’était plus toute jeune, et perdre sa fille n’était pas une chose facile.
- Derek, je peux te parler?
- Oui, bien sûr Mollie, qu’est-ce qu’il y a?
- Je me demandais, quand elle est arrivée à l’hôpital, elle n’était pas encore partie?
- Non. C’est le lendemain matin que c’est arrivé. Pourquoi?
- La balle était dans son ventre, et vu qu’elle était enceinte, je me demandais s’il ça n’avait pas aggravé son état. Je voulais tellement avoir des petits enfants… Peut-être qu’elle s’en serait sortie sans la grossesse… Oh mon dieu Derek, dis-moi que ça n’a rien à voir…
- Elle était enceinte…
Derek partit dans sa chambre sans même regarder sa belle-mère, ou prendre la peine de lui répondre, de la réconforter. Elle était enceinte, et moi je n’ai rien vu… Je n’ai rien vu!!! Il se laissa glisser contre sa porte et il se mit à pleurer doucement.
23 h 46
Derek se réveilla en sursaut. Oh! Où est-ce que je suis, qu’est-ce qui se passe? Ses pensées se remirent en place et la réalité le frappa, elle était partie, vraiment. Il s’était endormi par terre, la tête entre les genoux. Addison… Il ne pouvait pas rester dans cette chambre, leur chambre, avec encore son odeur sur l’oreiller. Ça avait été si soudain, trop tôt, trop dur. Il descendit les escaliers en essayant de faire le moins de bruit possible. Ensuite, il se dirigea vers la cuisine, dans le placard au dessus de l’évier il attrapa la bouteille de whisky et repartit vers la porte d’entrée. Il avait déjà ouvert la porte quand il pensa à mettre son manteau, il pleuvait.
01 h 39
Il était toujours dehors, assis sur un banc, la bouteille à moitié vide. Il avait arrêté de pleuvoir, et l’odeur de l’herbe l’entourait. Dormir… juste un petit peu, pas longtemps… Addison, reviens...
Vendredi matin, Seattle
6 h 02
– Cris!!!!!!!!!!!!! J’ai plein de trucs à te raconter, rejoins moi en bas pour midi.
Et sans même lui laisser le temps de répondre, Meredith part en courant pour rejoindre l’étage où se trouve la mine. Cela faisait bientôt une semaine qu’elle y passait ses journées.
La mine, l’endroit le plus horrible et ennuyeux que l’on peut trouver dans l’hôpital; coudre, désinfecter, coudre, écouter, geindre, coudre, diagnostiquer un rhume, coudre, coudre, coudre… Je vais être la pro des points de suture. Quoi?! Il n’y a même pas de récompense pour ça ! Commencer sa journée par la mine, c’est comme la tuer avant qu’elle ne débute vraiment, en plus il faut se lever tôt. En gros, première semaine d’internat tout simplement horrible. Là je ne pense plus qu’à dormir, enfin d’abord raconter quelques petits trucs à Cris. Ah oui! Cris, Cristina Yang, une interne comme moi, qui a le docteur Bailey pour résidente, comme moi, qui aime faire la fête, comme moi, et surtout boire de la tequila, oui encore comme moi. On est cinq internes en chirurgie, il y a Izzie, grande blonde, plutôt du type mannequin, mais elle est là, alors elle ne doit pas être si bête que çà, ensuite on a Georges, timide, gentil et qui ressemble étrangement à un bébé, notre Bambi. J'avoue qu’il n’apprécie pas vraiment. Il m’a parlé à la soirée de bienvenue, sympathique, et son parfait contraire, acerbe, méchant, dédaigneux, tout simplement insupportable, Alex Karev.
12 h 16
— Je t’écoute, qu’est-ce que tu as de si urgent et incroyable à me raconter?
— Ah tu es enfin là, ce n’est pas trop tôt!
— Meredith!
— Oui, c’est bon. Hier, je suis allée un peu chez Joe, le bar d’en face, avant de rentrer chez moi et…
— Quoi?! Sans moi!
— Tu étais de garde, alors oui sans toi. Donc j’étais chez Joe, assise au bar et un mec vient s’assoir à côté de moi. Je me dis : « Pourquoi pas, il est mignon ». Un verre, deux verres, trois verres, et : « salut moi c’est Finn, je t’en offre un, t’as l’air bien partie. ». On fait connaissance, normal, je l’invite chez moi, normal, tu me connais, un soir et au revoir. Et monsieur me raccompagne à la porte, mais il n’entre pas, il a pris mon numéro et il est retourné à sa voiture. Alors inquiète je lui demande se que j’ai fait de mal pour avoir le coup du « non je n’ai pas trop envie de rentrer chez toi, passe moi ton numéro je te rappellerais », ce qui n’arrive jamais. Est-ce qu’il ne m’a pas répondu que ça avait été une super soirée, qu’il n’y avait pas de problème, et qu’il espérait qu’on pourrait se revoir.
— Ce n’est pas extraordinaire, il est juste coincé.
— Cris!!! N’empêche que je vais au resto moi demain soir.
— Et si c’est un psychopathe ton Finn.
— Ne me porte pas la poisse, quel genre de meilleure amie tu fais…
13 h 00
Et c’est reparti ! Avec Cris ça a tout de suite collé. Elle déborde d’énergie, dit tout se qu’elle pense et surtout elle est poussée par un instinct de compétition hors pair, c’est assez marrant à voir.
1 mois plus tard, Seattle
Premier jour au Seattle Grace, premier jour de ma nouvelle vie. Après le décès de ma femme, je n’ai pas pu rester à New York, c’était trop dur, je ne bougeais plus du rez-de-chaussée de notre maison, même pas capable d’aller à l’étage, près de notre chambre. Ça fait toujours aussi mal, mais au moins je ne suis plus là-bas, peut-être qu’ici je pourrais recommencer à vivre. Donc comme je le disais, je commence à travailler aujourd’hui dans un nouvel hôpital, Richard est une vieille connaissance, et visiblement avoir le meilleur neurochirurgien dans son service lui plaisait pas mal. Ce n’est pas pour me vanter bien sûr. Surtout que je n’ai pas touché à un bistouri depuis l’accident.
Derek se dirige vers le bureau du chef, plongé dans ces pensées, il ne remarque pas les infirmières qui se retournent sur son passage en chuchotant, il est à mille lieues des potins de l’hôpital.
* * *
Pendant ce temps-là, Meredith se changeait dans les vestiaires réservés aux internes.
— Eh Meredith! T’as entendu ce que les commères racontent?
— Non, qu’est-ce qui se passe? Izzie, reine du rapportage de ragots qui trainent.
— Le nouveau neurochirurgien vient d’arriver, et il est trop séduisant !
— Hum, c’est un titulaire Izzie, pas touche !
— Ouais…
Elle passa toute la matinée dans la lune, notamment en se demandant si tout continuerait à bien se passer avec Finn. Le nouveau titulaire de neurochirurgie avait lui aussi piqué sa curiosité. C’est vrai que tout le monde parle de lui, je me demande quand même à quoi il ressemble. Mais surtout, pourquoi un neurochirurgien aussi renommé a-t-il quitté New York pour Seattle et un hôpital universitaire?
— Cris dépêches-toi, je t’attends depuis une heure!!!
— C’est bon, j’arrive, du calme et arrête d’exagérer.
— Ah! tiens, au fait, ça fait un mois que vous êtes ensemble toi et Finn, vous allez faire quoi ?
— Il m’a dit de ne rien prévoir, qu’il me ferait une surprise.
— Qui aurait cru que le gentil petit vétérinaire réussirait à te faire rentrer dans le rang. Plus de coucheries, presque plus de beuveries, juste une gentille petite fille toute sage.
— OK! c’est bon… Et toi avec ton mystérieux super coup, dont tu ne veux toujours pas me dire le nom?
— Tu en sauras plus dans pas longtemps.
— Oui bien sûr…
À peine Meredith avait fini de manger que son biper sonna, elle le regarda rapidement:
— La mine…, j’aurais dû m’en douter…
Elle se dirigea alors sans entrain vers l’ascenseur et cinq minutes plus tard elle arriva enfin aux urgences. Le Docteur Bailey l’accueillit en hurlant:
— Mais où est-ce que tu étais?! Quand je te bipe, tu débarques, ILLICO!! Tout le monde a déjà reçu ses consignes. Il y a eu un carambolage sur la voie rapide, plusieurs voitures se sont rentrées dedans, nous avons déjà pris en charge beaucoup de blessés. C’est dommage pour toi que tu sois en retard, les meilleurs cas sont déjà au bloc, avec les internes rapides. Les prochains sont des blessés moins urgents, moins graves, et surtout moins intéressants. Je pars au bloc moi aussi, dépêche-toi d’aller aux ambulances!
Non, mais ce n’est pas vrai! Cinq minutes de retard et je perds tous les cas en plus de m’être fait engueuler. Meredith réceptionna la dernière ambulance, un homme avec une jambe fracturée, et une femme légèrement hagarde. C’est bien ma vaine ça…
— Est-ce que quelqu’un pourrait appeler le Docteur Torres?
— Oui Docteur Grey, je m’en occupe.
— Merci.
— Bon, et celle-là, elle a quoi? Une autre infirmière s’approche et lui répond.
— Les ambulanciers l’ont trouvé à une dizaine de mètres de l’accident, mais comme elle semblait ne pas savoir où aller, ils sont allés la voir. C’est à ce moment qu’ils se sont rendus compte qu’elle regardait le vide, après, elle n’a même pas répondu à leurs questions.
— Bien, merci.
Meredith commença à l’examiner, elle hésite entre le choc dû à l’accident, ou à un trauma crânien. Dans le doute, elle demanda quand même un scan, mieux valait être prudent que de risquer un procès pour négligence.
Dix minutes plus tard, un infirmier arriva avec les résultats. Et bien, heureusement que je l’ai fait ce scan, il y a pas mal de sang. Elle retourna auprès de la patiente et chercha son nom dans son dossier.
— Amanda, Amanda, vous m’entendez? Avez-vous de la famille que nous pourrions contacter?
—…
Bon, c’est mal parti… Meredith se dirigea vers une infirmière qui venait juste de finir de faire remplir des papiers à un patient.
— Pourriez-vous regarder s’il n’y a pas un neurochirurgien qui n’opère pas.
— Oui Docteur. Elle revint quelques minutes plus tard.
— Le Docteur Shepherd vient de finir une craniotomie, je le bipe pour vous?
— Oui s’il vous plait.
Elle alla de nouveau voir Amanda. Celle-ci commençait à tanguer sur son lit.
— Mademoiselle! Est-ce que ça va?
—…
Mouais…, vous ne voulez toujours pas répondre… c’est vraiment mal parti. Et quand est-ce qu’il arrive le nouveau! Avant même qu’elle puisse continuer dans ses pensées, la patiente s’évanouit et ses constantes chutèrent.
— Oh la la…, c’est mauvais ça, qu’est-ce que je peux faire? Meredith commençait légèrement à paniquer quand le nouveau médecin arriva.
— Qu’est-ce qui se passe? C’est vous qui m’avez bipé?
— Oui, la patiente a un écoulement de sang au niveau du cerveau, elle vient de s’évanouir et ses constantes ont chuté.
— OK, alors faites-moi amener ses scans et montez là directement au bloc. Je vais me préparer.
Non, mais! Pour qui il se prend? Il débarque et il donne des ordres avec son air hautain. Je sens que je ne vais pas l’aimer.
— Dr Shepherd, elle est prête pour le bloc.
— Mais qu’est-ce que vous faites encore là? Vous auriez dû demander aux infirmières de le faire. Allez vous préparer pour l’intervention!
— Quoi? Mais…
— Pas de, mais, vous êtes interne non?
— Oui, mais…
— Qu’est-ce que je viens de dire, vous êtes interne, vous êtes là pour apprendre, comment vous pouvez le faire sans aller au bloc?
— OK, bien, je vais me préparer alors.
Peut-être que je l’ai mal jugé… Je vais aller au bloc finalement, et je pourrais voir ce que donne ce nouveau chirurgien si réputé. C’est vrai qu’il est mignon en plus.
Une demi-heure plus tard, elle sortit du bloc, un peu comme sur un nuage.
Waouh ! C’était génial, on aurait dit que ses doigts volaient, et il était tellement concentré.
* * *
Prometteuse. Elle a l’air plutôt douée pour la neurochirurgie, et elle n’est qu’au début de son internat. Je crois que je peux même dire qu’on faisait une bonne équipe. Et elle est plutôt jolie. Mais à quoi est-ce que je pense?! Ça ne fait même pas six mois qu’elle est morte. Oui, mais avant aussi je voyais les autres femmes, c’était une remarque objective…
Derek se dirigea vers la cafétéria. Entre tant une des infirmières du bloc l’a rejoint dans le couloir et le suit.
— Bonjour, Docteur Shepherd. J’étais dans le bloc avec vous, c’était une opération vraiment réussie, et vous avez été si rapide et précis. C’est un plaisir de travailler avec vous.
— Euh… Et bien merci…
— Rose.
— Désolé.
— Non, c’est bon, ne vous inquiétez pas, vous auriez du mal si vous deviez connaître le nom de chaque infirmière.
— Est-ce que vous voudriez bien prendre ce café avec moi, pour me faire pardonner.
— Oui, bien sûr.
Oh non ! Je vais encore être en retard, Bailey va me tuer…
- Meredith ! T’étais où cette fois ?
- Ah Cris… Bailey n’est pas encore là ?
- Non, alors ?
- J’ai passé la nuit chez Finn, alors je n’avais pas mon réveil…
- Idiote, alors cette soirée ?
- Géniale, mais simple tu sais, un petit restaurant, des fleurs, et on a surtout discuté, et la nuit normale.
- L’effet « Prince Charmant » se dissiperait-il ?
- Cris !!
- Qu’est-ce que vous faites encore à discuter toutes les deux ?! Dépêchez-vous ! Quand j’arrive, vous vous taisez et vous me suivez !
- Oui Docteur Bailey, désolées.
- Docteur Stevens, présentez le cas.
- Madame Grante, a été hospitalisée suite à une crise cardiaque, devrait sortir aujourd’hui.
- Faites les examens de contrôle, et occupez-vous de sa sortie alors. Cas suivant, O’Malley.
- Monsieur Fair, 48 ans, en attente d’une greffe du cœur.
- Suivez le dossier, vous travaillerez avec le Docteur Burke aujourd’hui. Karev, en obstétrique.
- Pourquoi ?
- Parce qu’hier tu nous as montré que tu te fichais de tes patients. Tu es un interne, tu obéis. Yang et Grey, à la mine.
Les deux internes se dirigèrent vers l’escalier, pas tellement ravies.
- Non mais c’est pas vrai, tout ça juste parce qu’on parlait quand elle est arrivée.
- Let’s go ! Ca va être une super journée ma p’tite Meredith !
- Tu l’as dit…
- Ah tiens ! Docteur Grey, j’ai une intervention dans deux heures et il me faut un interne, tenez, le dossier.
- Oh, euh, merci.
- C’est pas vrai, pourquoi ça tombe sur toi ! Et il apparaît deux minutes, juste quand tu arrives et tu obtiens une intervention, injuste !
- Et oui, ainsi va la vie. Une hier, une aujourd’hui…et tu verrais comment il opère…
- J’te hais !
Après s’être préparée, et avoir étudié le dossier à fond, Meredith se dirigea vers le bloc et se prépara en vitesse.
- Tout le monde est prêt pour l’opération ?
- Oui !
- Bien, alors sauvons une vie, je compte sur vous.
L’opération dura un peu plus d’une heure, à la sortie Meredith et Rose se précipitèrent sur le chirurgien.
- Waouh, Docteur Shepherd, c’est très impressionnant de voir combien vous êtes concentré et sûr de vous !
- Merci Docteur Grey.
- Derek ! J’adore vraiment opérer avec toi !
- Merci Rose.
- Vous viendriez boire un café avec moi ?
- Pourquoi pas. Docteur Grey, vous voulez vous joindre à nous ?
- Désolée, je dois retourner à la mine.
Je n’arrive pas à y croire, elle lui a déjà mis le grappin dessus, traînée, tout l’hôpital lui sera passé dessus. Je ne le pensais pas comme ça. Finalement je vais dissocier la personne du médecin. Première impression sur Monsieur Shepherd, exacte, il est insupportable. Deuxième impression exacte, le Docteur Shepherd est impressionnant.
Meredith redescendit tranquillement à l’étage en dessous et rencontra Cristina.
- Alors cette opération ? Dis-moi tout !
- Géniale, comme hier. Tu sais avec qui il vient de partir boire un café ? Cette infirmière, Rose.
- Elle ?
- Ouais.
- Ca n’a pas l’air de t’enchanter.
- Qu’est-ce que tu racontes ? Je m’en fiche, je te racontais juste un nouveau ragot, en avant-première, avec elle c’est sûr que ça fera bientôt le tour de l’hôpital.
- Alors pourquoi ça a l’air de t’ennuyer ?
- Parce que ça ne m’ennuie absolument pas ! Excuse-moi, je dois rejoindre Finn.
- OK. On se voit demain alors.
Je ne suis pas ennuyée parce qu’il sort avec cette infirmière, je dirais même que je m’en fous complètement. Non mais pourquoi est-ce qu’elle pensait ça ?! Elle me connaît pas ou quoi ? J’apprécie vraiment Finn, et je veux rester avec lui.
Cela faisait près de deux jours que Meredith n’avait plus croisé le nouveau chirurgien. Elle avancait vers la chambre d’un patient qui devait bientôt sortir. Tiens…Je n’ai pas encore entendu parler de Rose et de sa nouvelle conquête, c’est bizarre, d’habitude elle saute sur l’occasion pour que tout le monde parle d’elle…
- Ah Docteur Grey, ça faisait un moment que je vous cherchais !
- Docteur Shepherd ?
- Oui, je voulais m’excuser pour tout à l’heure, nous étions en pleine discussion alors que Rose nous a interrompus. En plus je voulais vous parler de l’opération, vos impressions, ce que vous avez remarqué. Je pense que vous êtes vraiment douée, donc je voudrais vous aider à approfondir vos connaissances sur la neurochirurgie, enfin si vous le voulez, bien sûr. Puis-je vous inviter à dîner ?
- Je suis désolée, j’ai un rendez-vous, et je suis déjà en retard. Mais oui c’est une bonne idée, j’aimerais en apprendre plus.
- Une autre fois alors ?
- Oui, pas de problème.
***
Dommage, elle est mignonne et intelligente…
***
Après avoir réalisé les derniers examens de contrôle et le compte-rendu pour la sortie du patient, Meredith partit dans les vestiaires pour se changer et rejoindre Finn, il devait déjà l’attendre dehors.
- Eh !! Meredith, je te trouve enfin !
- Qu’est-ce qui se passe Izzie ? C’est vraiment urgent ? Parce que je dois rejoindre Finn là…
- Oh… C’était juste que Cristina m’avait parlé du nouveau Docteur et de notre infirmière, "je couche partout, tout le monde le sait, mais continuez d’en parler s’il vous plait", et donc, elle m’a dit que tu pensais qu’ils étaient ensemble, vu que c’est toi qui a commencé les commérages, pour une fois. Je me suis dit que je devais te dire la suite, donc…
Avant qu’elle ne puisse finir sa phrase, Meredith la coupa.
- Une autre fois Izzie, je vais être en retard.
- Je pensais que ça t’intéressait. Ok, à tout à l’heure alors.
Meredith se hâta vers l’ascenseur, elle rentra dans Derek qui en sortait. Ils dirent simultanément :
- Excusez-moi.
Chacun releva la tête, ils se fixèrent un petit moment, avant que Rose n’arrive en courant.
- Derek ! Ne me dis pas que tu as refusé de manger avec moi pour elle ?
- Hein ? Mais de quoi tu parles ?
- Pour qui vous vous prenez ? Je vous interdis de parler de moi sur ce ton, non mais ça va pas !
- Je ne m’adressais pas à vous mais à Derek.
- Je crois que je vais vous laisser avant que je ne m’énerve…
- Oui, c’est ça partez.
Meredith se dirigea précipitamment vers les escaliers. Je crois que je vais la tuer !!! Et il la supporte vraiment ?!
Derek se retourna vers Rose.
- Tu n’avais pas à lui parler comme ça ! Qu’est-ce qu’il t’a pris ?!
- Ça m’a énervée de la voir si proche de toi. Ne m’en veux pas Derek, je suis désolée. Mais elle pense que je vaux moins qu’elle parce que je ne suis qu’infirmière.
- Je ne pensais pas qu’elle ferait des remarques de ce genre, mais ce n’est pas une raison, on n’est pas ensemble à ce que je sache, donc ne te comporte pas ainsi.
Sur ces mots Rose se jeta sur lui pour l’embrasser. Derek pensa tout d’abord à la repousser, mais il pensa à Meredith qui était en train de rejoindre quelqu’un, alors il la prit dans ses bras.
- Tu rentres chez toi ?
- Oui, pourquoi ?
- Tu ne voudrais pas venir chez moi ? Ou plutôt, tu ne veux pas aller au restaurant ? J’en connais un vraiment bien dans mon quartier.
Derek hésita quelques instants. Elle est gentille…mais c’est Meredith qui me plaît. Mais elle a quelqu’un, et elle est bien trop jeune.
- Désolé Rose, je suis crevé, je préfère rentrer.
- Tu pourrais te reposer chez moi…
- Je suis vraiment désolé, mais oublie ce qu’il vient de se passer. J’ai perdu ma femme récemment, je ne suis pas prêt.
Excuse bidon Derek, depuis quand tu mens ?