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Série : Grey's Anatomy
Création : 09.03.2017 à 10h04
Auteur : Beregrey
Statut : Abandonnée
« Meredith - 21 ans - Une vie épanouie qui s'évanouit. Peu à peu, les certitudes vont disparaître.. Mais quelle en est vraiment la raison...? L'amour, la famille... Cette histoire est tirée » Beregrey
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Je me dirige vers la terrasse énervée. Moi qui croyait que tout ça était derrière moi, il suffit de si peu pour que je craque. Je suis nulle, bonne à rien ! Un malheureux patient avec des mauvais résultats je pars en furie ! Quelle conne !
Derek : Non tu n’es pas conne, ni nulle… rien de tout ça.
Meredith : Derek ? Tu n’es pas avec la patiente ?
Derek : Ne t’en fais pas, je m’en suis occupée. Et j’ai contacté la police. Par contre je ne comprends pas pourquoi tu es partie comme ça ? Mme Spencer a imaginé le pire pour sa fille, enfin je veux dire elle a cru que c’était fini…
Meredith : Parce que tu ne trouve pas que c’est ça ? Le pire.
Derek : Je ne pense pas… toi oui ?
Meredith : Oui c’est le pire.. Quand elle se réveillera, qu’elle comprendra, qu’elle se rappellera… Derek…
Je ne peux pas lui raconter tout ça…
Meredith : Je suis vraiment désolé.. pour ces derniers jours.. sans nouvelle.
Derek : Tu as profité de ta maman ?
Meredith : Oui je n’ai fait que ça.
Derek : C’est le plus important.
Il me fait son petit sourire et me fait signe pour que l’on rentre.
Je suis allé voir la police pour leur expliquer les résultats des examens, ensuite je suis retourné voir la patiente qui s’est réveillée. Je lui ai refait quelque examens et ensuite elle pourra partir quand elle sera remise sur pied.
Cette histoire m’a remuée, j’ai besoin d’en parler. Et je me retrouve devant le bureau de Derek.
Meredith : Derek ?
Derek : Oui tu as besoin de moi ?
Meredith : En quelques sortes..
Derek : Excuses moi, je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas mais.. tu n’as pas l’air bien.. Tu veux en parler ?
Meredith : Cette jeune fille, la patiente.. Elle m’a fait penser à quelqu’un.. à moi.
Derek : J’ai peur de comprendre..
Meredith : Quand j’étais plus petite.. Un de mes oncles me gardait pendant que ma mère travaillait. Il nous gardait souvent ma sœur et moi enfaite. On était toujours avec son fils qui était plus âgé de 3 ans. J’avais 12 ans. Une fois, mon oncle est parti faire une course avec ma petite sœur. Il est parti assez longtemps pour que son fils veuille faire des choses pas très… bref… Je n’osais pas dire non. Il était plus grand, il me faisait peur..
Derek : Meredith…
Je finis par m’asseoir sur le canapé dans son bureau, je ferme les yeux et continue de raconter… en tentant de me libérer de ce mal-être…
Meredith : Je m’étais dit que si je faisais ce qu’il voulait il me lasserait tranquille rapidement… Seulement, il a eu l’idée de recommencer, et de me menacer si je disais quoi que ce soit. J’avais peur. J’étais sûr que de toute façon si je disais quelque chose, personne ne me croirait. Alors je n’ai rien dit… Jusqu’au jour où je n’étais plus capable de garder ça pour moi…
Derek : Mon dieu Meredith…
Il me prends dans ses bras, mon dieu que je suis bien. J’ai l’impression que plus rien ne peut m’atteindre.
Meredith : Derek.. tu es parfait ! tu le sais ça ?
Derek : Abuses pas, je suis toujours là pour mes amis quand il y a besoin !
Meredith : Oui…
Amis ? Alors c’est comme ça qu’il me voit..
Des semaines sont passées.. Maman n’a pas la forme, sa tumeur a refait surface, alors je suis allée la voir le temps d’un week-end. Ses derniers résultats sont mauvais mais le Dr Montgomery reste optimiste. D’ailleurs j’ai parlé avec elle, elle a l’air de bien connaître Derek, elle m’a demandé de ses nouvelles, elle fait la même tête que Derek pratiquement quand on parle d’elle.
Quand à Derek, lui et moi, on est amis. Tout le monde me dit, qu’il est amoureux ou je ne sais trop quoi avec son regard, mais moi je ne vois rien du tout. Ils se font des idées je crois. On est quand même très proche, depuis la fois ou je me suis confiée. On rigole beaucoup ensemble. Il me fait oublier le reste. Et ça fait un bien fou.
Izzie : Allo ! Meredith ? Tu ne manges pas ?
Meredith : Non je n’ai pas très faim.
Cristina : C’est l’amour !
Meredith : Et quel amour ? Moi je ne me fait pas Hunt en cachette !
Cristina : ça c’était petit ! Non mais vous n’arrêtez pas de vous tourner autour, c’est quand que tu passes à l’action !
Meredith : Vous allez me laisser oui !
Je pars finalement sur la terrasse pour téléphoner à ma mère.
Ellis : ça va ma chérie ?
Meredith : Oui Maman et toi ?
Ellis : ça peut aller..
Meredith : Tu as l’air fatiguée ?
Ellis : Oui ce sont le médicaments.. Comment va Derek ?
Meredith : Euh… bien pourquoi ?
Ellis : Je l’aime bien c’est tout.. Et toi tu l’aimes bien ?
Meredith : Maman !
Ellis : Ecoutes Meredith, il t’aime bien, ça se voit tellement !
Meredith : Il m’a dit qu’il me considérait comme une amie.
Ellis : Et tu l’as cru ?
Meredith : Oui..
Ellis : Meredith je veux que tu sois heureuse et je pense que Derek est un garçon bien !
Meredith : J’ai compris Maman ! Bon je vais devoir te laisser je dois retourner travailler ! Je t’aime !
Ellis : Moi aussi
Pour être honnête, durant ces quelques semaines… Je suis tombé complètement amoureuse, et ça me terrifie. Jamais je n’ai ressenti quelque chose d’aussi fort. Et je crois que c’est pour ça que je n’ose rien dire. Mais quand je pense à maman, à sa maladie, je me dis qu’il faut que je me lance. Je dois profiter de la vie, et si c’est possible que ce soit avec lui…
Meredith : Derek, ça te dirait qu’on aille boire un coup ce soir ?
Derek : Bien-sûr ! Il y aura qui ?
Meredith : Juste toi et moi ?
Derek : Je serais là !
Je stress à l’idée de me retrouver en tête à tête avec lui. Voilà il arrive..
Meredith : Je t’ai commandé à boire.
Derek : Je vois, tu me connais bien !
Et là il me fait son sourire… Je ne suis pas sûr de réussir à enchainer.
Meredith : Tu me plais !
Oh mon dieu c’est sorti tout seul !
Meredith : Je suis terrifié, tu as dit que j’étais ton amie, mais je veux plus, tu me plait énormément.
Derek : Toi aussi tu me plais, beaucoup. Mais j’ai peur aussi.. La dernière fois qu’une femme me plaisait, elle a finalement choisi de partir avec un collègue..
Meredith : Dis-moi, il ne s’agirait pas du Dr Montgomery ?
Il me fait son petit regard triste, je l’aime pas celui-là. Il boit d’un trait son verre.
Derek : Si, même si je sais que tu n’es pas elle… Meredith je me suis énormément attaché à toi. Je supporterai pas de te perdre..
Meredith : Il n’y a pas de raison ! Je suis là ! (souriante)
Derek : Il va falloir que tu m’explique.
Meredith : Quoi ?
Derek : Comment tu peux être toujours souriante comme ça ?
Meredith : Disons que j’ai appris de la vie qu’il ne faut pas attendre pour profiter d’elle.
Derek : Je pense pareil. J’adore ton sourire, ça illumine ma journée chaque fois que je te vois.
Meredith : Alors je n’arrêterai pas de sourire ! Pour toi ! Bon il va falloir que je rentre… demain soir je suis de garde et je voudrais être en forme.
Derek : Je te ramène ?
Meredith : Avec plaisir !
Il n’a rien fait. Enfin je veux dire, qu’il n’a pas essayé de m’embrasser ou quoi… Je commence à me dire que je me suis fait des idées… Dans la voiture, nous parlons de tout et de rien, on rigole, comme d’habitude. Je me sens tellement bien à ses côtés. Si je lui plais, pourquoi il ne fait rien ?
Derek : Voilà madame est arrivée à destination.
Meredith : Merci ! Tu feras attention à toi en rentrant, tu m’envoies un message quand tu es rentré.
Derek : Oui chef !
Meredith : S’il te plait
Il rigole et me fait son regard, je m’approche pour lui faire la bise et il fait exprès (je crois) de placer son bisou au coin de ma bouche. Puis il relève la tête...
Derek : Je peux ?
Je hoche la tête et il finit par m’embrasser. Les papillons dans le ventre, c’est ça.
Derek : Bonne nuit (avec un sourire à tomber par terre).
Meredith : Bonne nuit
Une fois rentrée, je ne peux pas m’enlever ce sourire. Je pars me coucher très heureuse de ce qui a pu se passer... Moi qui en rêver depuis quelque jours. Il m’attire.
Le lendemain arrive très vite. Je manque de sommeil mais j’ai hâte de voir Derek. Je regarde mon portable.
[Texto]
Derek : Voilà je suis bien arrivé Mlle Grey, j’ai passé une très bonne soirée ! J’ai déjà hâte de te revoir. Bonne nuit Meredith, à demain.
J’étais déjà en train de passer une bonne nuit grâce à lui.
Meredith : Bonjour Derek, j’espère que tu as bien dormi, j’ai passé également une magnifique soirée hier. Vivement tout à l’heure ! Bisous
Mon dieu, on dirait une gamine de 15 ans, j’envoie des messages niais et je souris comme une idiote.
Arrivée à l’hôpital, je vois Nathan près de l’accueil. Qu’est-ce qu’il fait là ??
Meredith : Nathan ?
Nathan : Ah Meredith, je n’arrivais pas à te joindre, et je ne trouve pas ta mère ! Je voulais prendre de ses nouvelles.
Meredith : Oh je suis désolé, j’aurais dû t’en donner !
Je vois qu’il n’est pas bien..
Meredith : Quelque chose ne va pas ? Viens on va s’asseoir, je suis un peu en avance.
Nathan : Je n’ai pas trouvé ta mère.. Alors je me suis dit que..
Meredith : Que.. ? Ah oh non !! Non ! Je suis désolé j’aurais dû te prévenir, ma mère a été transféré à Seattle, pour des meilleurs soins.
Nathan : Oh, d’accord ! Et elle va bien ?
Meredith : Elle n’est pas au meilleur de sa forme aux dernières nouvelles.
Nathan : Je suis désolé, j’espère que ça ira pour elle.
Et il me prend dans ses bras, en signe de soutien. Nathan est vraiment quelqu’un de bien. Je vois qu’il est touché par ce qui arrive à ma mère. Ça me fait plaisir qu’il prenne des nouvelles.
Meredith : Je suis désolé je vais devoir y aller. Je te tiens au courant cette fois promis. Bonne journée Nathan.
Une bise, je cours pratiquement jusqu’aux vestiaires. Oui j’ai dit que j’avais le temps mais uniquement parce qu’il faisait une sale tête.
Bailey : On commençait à croire que vous faisiez la grâce matinée Dr Grey. Vous nous rejoindrez pour les visites, allez les autres on y va !
Je me dépêche et arrive à temps pour le premier cas que Cristina s’est déjà approprier. De la cardio. Ça ne m’étonne pas. On se dirige vers le second cas, neuro ! Faites que je l’ai !
Derek est déjà dans la chambre, il ne me regarde pas. Il a certainement peur que l’on soit grillé. Mais bon quand même… Bailey me demande de présenter le cas. Je prends le classeur, analyse rapidement et fais un bon diagnostic d’après le Dr Bailey.
Derek : Très bien, Stevens, vous pouvez me préparer la patiente, vous observerez l’opération prévue à 12h.
J’ai loupé un épisode ? Qu’est-ce qu’il me fait ? Non mais quel crétin !
J’ai fini la journée à la mine, pas de Derek, pas d’opération, juste des sutures ! En espérant que la nuit soit meilleure. Avant de commencer ma garde je passe aux vestiaires, histoire de me rafraichir un peu et souhaiter une bonne soirée aux autres.
Izzie : Dis, tu lui as fait quoi au Dr Shepherd ?
Meredith : Rien pourquoi ?
Izzie : Bah déjà ce matin c’est moi qu’il choisit puis ensuite il a été d’une humeur massacrante. Je l’ai jamais vu comme ça.
Je m’assieds lourdement sur le banc.
Meredith : Je n’en sais rien, je ne comprends rien. Tout allait bien hier quand on s’est quitté, je dirais même mieux que bien, et aujourd’hui plus rien !
Izzie : ça n’a peut-être rien à voir avec toi
Meredith : J’ai la mauvaise impression que si
J’ai enchaîné avec une garde intense, un gars qui s’est fait poignardé en plein cœur ! Une opération extra ! J’étais impressionné, je suis resté éveillé toute la nuit mais ça en valait la peine. Je ne suis même pas fatiguée, je dois être encore sous le coup de l’adrénaline.
Ce matin je m’occupe de mon patient de la nuit précédente. Il ne s’est pas encore réveillé, ses constantes sont bonnes. En sortant je crois Derek qui détourne rapidement son regard.
Meredith : Derek ?
Pas de réponse.
Meredith : Dr Shepherd ?!
Derek : Dr Grey ? Vous avez besoin d’un avis médical ?
Meredith : Non, je voulais te parler.
Derek : Je ne pense pas que ce soit utile, on a rien à se dire.
Il paraît énervé, très énervé et contre moi. Là c’est sûr, j’ai fait ou dis quelque chose qui ne passe pas.
[Texto]
Meredith : Quand tu seras calmé, tu me diras quel est le problème.
Derek : J’ai vu quelque chose hier qui m’a déçu de ta part, surtout après ce que je t’ai confié.
Je ne vois pas de quoi il parle, hier j’ai travaillé toute la jour… Nathan ! Il m’a vu avec Nathan ! Je comprends mieux maintenant.
Meredith : Ce n’est pas ce que tu crois. Loin de là, Derek, je ne suis pas comme ça. J’aimerai t’expliquer, on peut se voir ?
Derek : Je ne suis pas sûr d’en avoir envie. Puis je suis de garde ce soir.
Je me dirige à la cafète où il y a Cristina et Alex, histoire de manger un bout pour finir la journée.
Cristina : Tu fais une de ces têtes ! Ta garde s’est mal passée ?
Meredith : Non non..
Alex (en train de rire): Je te parie que c’est Dr Mamour le problème !
Meredith : C’est qui Dr Mamour ?
Cristina : Derek !
Meredith : Oh… laisse tomber.
Je préfère me concentrer sur mon assiette pour ne pas en parler. Je n’ai même pas du tout envie de parler.
Alex : Je dois y aller, du boulot !
Je l’ai fait fuir certainement mais je m’en moque. J’ai envie qu’on me laisse tranquille.
Cristina : Bon qu’est-ce qui se passe ?
Meredith : On s’est embrassé hier, et ce matin il m’a vu avec mon ex. Du coup…
Cristina : Ah carrément ! Mais attends tu t’es remis avec Nathan ?
Meredith : Mais non ! Il venait prendre de mes nouvelles et … il m’a pris dans ses bras. Comme du soutien quoi ! Mais rien de méchant !
Cristina : C’est qu’il est jaloux Dr Mamour !
Meredith : Je ne sais pas comment faire…
Mon téléphone sonne. C’est ma sœur. Je m’excuse auprès de Cristina, m’écarte et réponds au téléphone. Sa voix tremble.
Lexie : Meredith, les médecins nous ont dit que… ce serait bien que tu rentres.
Meredith : Comment ça je ne comprends pas.
Lexie : Ils disent que Maman ne supportent plus la chimio, elle est beaucoup fatiguée. Ils ne veulent pas s’acharner plus. Il faut que tu viennes le plus vite.
Meredith : D’accord, je… Elle est partie ?
Lexie : Non pas encore Mere, tu pourras lui dire au revoir.
Meredith : Dis-lui que je l’aime ! J’arrive, je te tiens au courant pour l’avion.
Mes larmes coulent, je me dirige comme un robot vers la table où se trouve Cristina. Prends mon plateau, ma blouse et sors. Cristina me suis et m’emmène dans la salle de garde sur notre passage.
Cristina : Meredith ! Qu’est-ce qu’il se passe ?
Meredith : Je dois rentrer à Seattle... Ma mère… C’est fini…
Cristina : Restes là. Calmes toi. Je vais chercher le chef. D’accord ? Tu ne bouges pas et tu t’enfermes !
Je m’enferme, et essayes de me calmer tant bien que mal. Je n’arrive pas à y croire. Quelqu’un toque à la porte. C’est Richard.
Richard : Je t’ai pris un billet pour Seattle, tiens. Quelqu’un vient te chercher ?
Meredith : Non..
Richard : Alors je t’emmène à l’aéroport. On y va.
Meredith : Il faut que j’aille cherche des affaires chez moi.
Richard : On a le temps t’inquiètes pas.
Nous sortons de la salle de garde. J’espère ne croiser personne. Je ne veux pas de la pitié des gens. Je remercie Cristina qui nous laisse une fois dans le hall.
Une fois dans l’avion, je tente de dormir, de ne pas ruminer et penser au fait que c’était peut-être une erreur. Peut-être que ma sœur n’a pas compris… Je suis arrivé tard à Seattle, j’ai préféré aller dormir, en plus ça ne doit pas être autorisé les visites à cette heure-ci.
Le réveil du lendemain a été douloureux. Tout s’est enchaîné d’un coup. Je m’empresse de me préparer et je pars avec ma sœur. Une fois à l’étage, près de la chambre de ma mère, je suis bloqué. Je n’arrive pas à faire un pas de plus. Je sais que l’image que je vais avoir de ma mère ne va pas me plaire. Et pourtant il le faut.
Lexie : Je suis là Mere. Tu sais elle a besoin de savoir que tu es prêt d’elle. Elle partira meux en sachant que tu es là. J’en suis sûr.
J’entre dans la chambre, avec la respiration bloquée. Maman ! J’ai l’habitude de tout ça, toutes ces machines autour de ma mère. Mais là c’est ma petite maman qui est allongé, les yeux fermés. Elle parait tellement fatiguée, à bout ! J’accours à son chevet et lui prends la main..
Lexie : Je suis désolé, elle n’ouvre plus les yeux depuis hier en fin de journée.. J’aurais aimé pouvoir te prévenir plus tôt..
Meredith : Ne t’en fais pas, tu ne pouvais pas savoir. On peut pas prévoir ces choses-là.
Meredith : Maman, je suis là. Je t’aime. Ça va aller. On est là ! Je t’aime.
Je suis retournée la voir le lendemain, mon oncle était là près d’elle et certaines personnes de la famille que l’on ne voit pas souvent.
Maman a fait une crise d’épilepsie dans la soirée. Je n’ai même pas su réagir, tellement choquée.
Elle qui avait toujours la pêche, elle était au four et au moulin en même temps comme on dit. Je ne dis pas qu’elle était parfaite, non, personne ne l’est. Mais elle a tout sacrifié pour Lexie et moi.
Je savais qu’à partir de cette crise.. Elle aurait très peu de temps devant elle. La fin était proche.
J’ai appelé Richard pour le prévenir de la situation. Il m’a dit qu’il prenait l’avion comme il avait prévu dans 2 jours, en espérant que ce ne soit pas trop tard. A cause de ses fonctions, il n’a pas le choix.
Malheureusement, le lendemain matin, Lexie me réveille. Maman est partie.
Il s’en est suivi des tas de choses. Pas gai du tout. En plus, l’enterrement se fait le 24 décembre, on n’a pas eu le choix que cette date. Horrible non ?
Aujourd’hui, c’est le 24 décembre. Tout est prêt. Moi aussi, je crois. C’est bête mais en cet instant, je pense à Derek. Il me manque. Je suis partie sans rien lui dire, et je m’en veux encore de ce qui a pu se passer.
Arrivée à l’église avec Lexie et Richard, j’aperçois Cristina. Nous nous dirigeons vers elle pour la saluer. Une amie, une vraie, je suis « contente » qu’elle soit venue pour moi. Le prêtre nous invite ma sœur et moi à entrer dans l’église. Le cœur lourd, je tiens la main de Lexie, en avançant tranquillement derrière maman. Soudain je sens une main attrapait la mienne. Derek.
Derek : Je suis là.
Les larmes me viennent mais je les retiens tant bien que mal. Je lui adresse un triste sourire en guise de remerciement.
La cérémonie se déroule dans un silence pesant. Une fois terminée, chaque personne vient pour faire un dernier adieu à Maman pour ensuite nous faire leurs condoléances. Je ne réalise pas tout ce qu’il se passe. Mais quand vient mon tour de passer devant sa photo pour lui faire un dernier au revoir. Je pleure. Lexie se joint à moi.
La fin de journée approche et je remarque enfin que Cristina et surtout Derek ne m’a pas quitté d’une semelle. D’ailleurs il me fait signe pour que l’on s’écarte un instant.
Meredith : C’est gentil d’être venu, je ne m’y attendais pas.
Derek : Je pense que tu aurais fait pareil pour moi. Mais malheureusement, je vais devoir rentrer.
Meredith : Oh..
Derek : Je ne pars pas parce que je t’évite. Mais parce que je dois retourner travailler. Et j’ai un repas de famille demain… Tu sais…
Meredith : Oui noël.
Derek : Allez viens là.
Il me prend dans ses bras. Ses bras me sont d’un réconfort incroyable. Je suis triste qu’il parte. Je pense qu’il m’en veut encore.
Meredith : Tu sais pour..
Derek : On en parlera plus tard Meredith. Mais ne t’en fais pas Cristina m’a expliqué. Bon j’y vais sinon je vais rater mon avion. Courage !
Il me sert une dernière fois dans ses bras, me fait une bise puis s’en va. Maintenant je me sens encore plus seule. Je sais qu’il m’a fait du mal à m’éviter comme ça la dernière fois. Mais je sais aussi qu’en peu de temps il a pris énormément de place dans ma tête et dans mon cœur.
Après tout ce qu’il vient de se passer, je ne sais pas si ça redeviendra comme avant. D’ailleurs je pense revenir vivre à Seattle. Près de ma famille. Lexie a besoin de moi. Et moi besoin d’elle.
Une semaine plus tard je rentre à New-York avec Lexie. Elle ne se voyait pas passer le jour de l'an sans moi. Je ne sais pas ce que l'on va faire mais au moins on sera ensemble. Et ça me rassure un peu.
Arrivées à NY, Cristina nous attendait dans le hall de l'aéroport.
Cristina : Enfin vous voilà !
Meredith : Quel accueil.
Cristina : Désolé je rate une super opération en cardio ! Et si tu avais accepté que Derek vienne je ne l'aurais pas raté !
Meredith : Oh mais je t'ai expliqué Cristina.
Cristina : Oui bah je ne suis pas d'accord !
Lexie : On peut m'expliquer ?
Cristina : Ta sœur ne veut pas déranger Derek, elle croit qu'il lui en veut toujours !
Lexie : Pourquoi il t'en voudrait ?
Meredith : Laisse tomber.
Cristina : Tu parles, il l'a vu dans les bras de l'autre là... euh.. Nathan !
Lexie : Tu t'es remis avec Nathan ?!
Meredith : Pas du tout ! Il venait prendre des nouvelles de maman ! Il m'a consolé quoi...
Lexie : Tu m'étonnes que Derek pète un plomb !
Meredith : Mais j'ai rien fait ! Vous me saoulez à la fin !
J'ai décidé de ne plus leur adresser un mot. Elles font des conclusions hâtives, ça m'énerve !
Lexie : Mais quand même Meredith, tu lui montres que tu es intéressée etc. Puis quand tu revois ton ex, il te voit dans ses bras, c'est normal !
Cristina : Tu verrais comment j'ai galéré pour lui faire comprendre que ce n'était qu'un malentendu !
Lexie : Comment ça ?
Cristina : Dès que je prononçais « Meredith » il partait.
Lexie : C'est qu'il est plus que jaloux là !
Une fois arrivé devant chez moi, je suis sorti de la voiture, pris ma valise et foncé chez moi dans ma chambre. Je voulais être tranquille. J'entends la porte d'entrer claquer et une voiture partir. Au moins je n'aurais plus Cristina sur le dos. Ma sœur par contre...
Lexie : Je te dérange ?
Je préfère rester silencieuse.
Lexie : Je suis désolé, on y a été un peu fort.
Meredith : Un peu ?!
Lexie : On veut juste que tu sois heureuse.
Meredith : Oui bah moi j'ai envie qu'on me laisse tranquille !
Lexie : Bien.. Alors tu vas lui dire que NY s'est fini pour toi ?
Je soupire.. Je n'y avais pas pensé à ça. Dire à Derek que je quitte NY. « Quitter » Derek. Ces derniers jours j'étais tellement à l'ouest que je n'ai pas pensé au fait que je ne verrais plus Derek.
Il me manque. Ces derniers jours ont été difficiles et ils le sont encore. Les larmes me viennent.
Lexie : Oh Meredith...
Meredith : Je ne sais pas... Je vais déjà voir comment il se comporte avec moi à l'hôpital. Je n'avais pas pensé au fait que je ne le reverrai pas.
Lexie : Bon je te laisse je vais défaire les valises. N'oublies pas qu'il faut qu'on règle tout pour rendre ton appart' etc..
Meredith : J'arrive, je vais défaire ma valise aussi, ça va me calmer... On fait ça tout à l'heure.
Et toute l'après-midi, on a réglé les détails pour le départ à Seattle. Je n'ai plus qu'à informer Richard demain de mon départ.
Le soir venu, je suis fatiguée. Lexie a voulu qu'on aille boire un coup avec quelqu'un qu'elle avait rencontré à l'hôpital. J'ai préféré me reposer. Mais tout le monde n'est pas du même avis puisque la sonnette retentit.
Derek : Bonjour, je te dérange ? Avec son sourire timide.
Meredith : Jamais.
Derek : Je venais voir si ça allait, et je voulais m'excuser aussi.
Meredith : T'excuser ?
Derek : Pour être parti comme un voleur après les funérailles de ta mère puis surtout pour ce que j'ai mal interpréter la dernière fois.
Il marque une pause. Je ne sais pas quoi lui répondre..
Derek : Comme je t'ai dit... Cristina m'a expliqué et ... et je me sens idiot !
Meredith : Je crois que si les rôles avaient été inversés, je ne l'aurais pas mieux pris alors... c'est oublié.
Derek : Tu es sûre ?
Meredith : Oui Derek. Tu as mangé ? (on se dirige vers la cuisine) Si tu veux, je t'invite... (en ouvrant le frigo). Finalement, je retire ce que je viens de dire, je n'ai rien à te proposer.
Il se mit à rire.
Derek : Je t'invite manger quelque part ?
Meredith: Fast food ça t'irai? J'ai envie de me goinfrer. On mangera ici comme ça.
Derek : Hum ce n'est pas très bon pour ma ligne mais si c'est ce que madame veut.
Sur la route du restaurant nous avons très vite retrouvé notre complicité. Et je peux dire que ça fait longtemps que je n'avais pas autant ri. Une fois rentré, il pose les sacs sur la table et nous entamons le repas.
Derek : Tu n'appréhendes pas trop le retour à l'hôpital demain ?
Ah... Je crois que c'est le moment de lui dire... non... Allez Meredith... Oh non c'était bien jusqu'ici pourquoi je gâcherai tout...
Derek : Tu en fais une de ces têtes.
Meredith : Je ne reviens pas Derek... Je repars vivre à Seattle. C'est chez moi là-bas...
Derek : Tu ne te sens pas bien ici ?
Meredith : C'est pas que je ne me sens pas bien, mais avec le décès de ma mère... J'ai besoin d'être près de ma famille.
Derek : Je comprends. Tu vas me manquer.
Meredith : Toi aussi.
Nos regards s'accrochent et nos lèvres se rapprochent quand tout à coup, la porte s'ouvre sur Lexie... et Mark ?
Derek : Mark ?
Mark : Salut vieux ! On dérange peut être ?
Meredith : Lexie, je peux te parler ?
Meredith : Depuis quand tu traînes avec Mark ?
Lexie : On s'est croisé à l'hôpital, on a sympathisé.
Meredith : il t'a dragué plutôt et toi tu as plongé..
Lexie : Peut-être. Et qu'est-ce que Derek fait ici ?
Meredith : Il est passé voir comme j'allais.
Lexie : Et.. tu lui as dit ?
Meredith : Oui Lexie, je lui ai dit... Bon allez viens on va les rejoindre.
Mark : On se demandait ou vous étiez passé !
Meredith : On avait 2-3 petits trucs à régler.
Derek : Bon on va vous laisser. Bonne soirée, on se voit demain ?
Il me fait une bise non loin de mes lèvres et me caresse tendrement la joue. Et je me dis que ça va être très compliqué de partir.
Meredith : Oui, on se voit demain.
Derek qui voit que Mark ne le suit pas le traine jusqu'à l'entrée. Une fois qu'ils sont partis, je ne peux pas m'empêcher de taquiner ma sœur pour Mark. Une fois Lexie couchée, je décide de faire de même. Une fois dans la chambre, je tombe sur une photo de Lexie, maman et moi. Elle me manque. Il y a un vide énorme. J'aimerai tellement l'appeler comme avant pour lui parler de tout et de rien.
Tiens, un message..
[texto]
Derek: Bonne nuit Meredith, fais de beaux rêves! Ton sourire va tellement me manquer.
Mon cœur bat à 10 000. J'aimerais tellement que nous deux..
Meredith: Seulement mon sourire? Toi aussi tu vas me manquer. Bonne nuit Derek, à demain!
Le lendemain, une fois arrivée à l'hôpital, j'aperçois Derek qui se dirige vers moi avec deux gobelets à la main.
Derek: Tenez mlle!
Meredith: En quel honneur?
Derek: Il faut un honneur pour t'offrir un café? C'est en tout bien tout honneur. Et pour te dire aussi qu'il n'y a pas que ton sourire qui va me manquer.
Meredith: Tu essaies de te rattraper avec un café alors?
Nous rigolons.
Derek: Tu travailles aujourd'hui du coup?
Meredith: Non, je vais juste voir le chef. Ensuite je vais organiser une soirée pour fêter la nouvelle année ... c'est déjà demain soir le réveillon !
Derek: Je suis content que tu retrouves le sourire mais je n'ai même pas reçu d'invitations..
Meredith: C'est normal, je viens de décider que je faisais une fête. On fêtera mon départ en même temps! Et tu es invité.
Derek: Ce n'est pas une fête ça ! Mais avec plaisir je viendrais.
Meredith: Merci Derek! Bon je te laisse je dois aller voir Richard et prévenir Lexie pour la fête.
Il m'embrasse sur la joue puis me fait un énorme sourire avant de partir. Il me plait. Tellement que j'ai envie de rester. Mais je ne peux plus faire marche arrière. Il pourrait peut-être ... venir ? N'importe quoi Meredith. Pourquoi il te suivrait? Lui aussi a sa famille ici. Puis je ne sais même pas pourquoi je pense à ça alors qu'il n'y a rien entre nous. Je me fais des idées pas possible je suis pathétique.
Richard: Ah Meredith! Comment tu vas ?
Meredith: ça va déjà un peu mieux Richard, tu sais il faut avancer...
Richard: Tout a été si vite.
Meredith: Oui c'est vrai... D'ailleurs, pour mon bien, j'ai décidé de rentrer à Seattle.
Richard: Je m'en doutais, tu sais.. Tiens j'avais commencé à préparer les papiers.
Meredith: Merci Richard! A bientôt alors!
Richard: Je l'espère, tu es toujours la bienvenue, tu sais.
Une fois que j'ai quitté le bureau, je téléphone à Lexie pour la prévenir.
Je vais aller voir où sont les autres pour les inviter. Je vais voir à la cafétéria.
J'ai de la chance, ils y sont. Il y a même Derek et Mark. Y'a pas grand boulot apparemment.
Meredith: Bonjour tout le monde.
Cristina: Meredith..
Meredith: On en reparlera Cristina, pour le moment, je voulais vous inviter demain soir chez moi!
Alex: Super, mais pourquoi?
Georges: Alex...
Meredith: Pour la nouvelle année ! Et pour fêter mon départ!
Mark: Tu pars?! Attends.. mais Lexie aussi?
Meredith: Euh... Oui mais Lexie ça fait un moment qu'elle ne vit plus ici tu sais.
Il part en furie. J'ai fait une gaffe..
Izzie: Alors tu nous abandonnes..
Meredith: On se reverra, j'adore New-York. Je dois y aller, j'ai quelques choses à acheter et à régler.
Derek n'a pas prononcé un mot, il avait l'air triste. Je ne sais pas si ça a un rapport avec mon départ. J'aimerai que ça le soit.
Derek: Meredith! Attends!
Meredith: Oui?
Derek: Je finis vers 14h... ça te dirait qu'on fasse ces choses que tu as prévu ensemble?
Meredith: Oui pourquoi pas.. Mais d'ici là... Je n'ai rien à faire.
Derek: J'ai une opération là, tu pourrais m'y assister puis on partirai ensemble ensuite?
Meredith: C'est vrai? Oh merci Derek !
Je vais assister à une de ces opérations! La chirurgie me manque ! C'est ça qui va me faire du bien! Je suis toute excitée à l'idée d'aller au bloc. Je cours (presque) aux vestiaires, j'enfile ma tenue et direction le bloc!
Derek: Eh bien, je ne connais pas une femme plus rapide pour se changer!
Meredith: Tu ne te rends pas compte, ça fait un moment que je ne suis pas rentrer dans un bloc! ça fait tellement du bien!
Derek: Moi qui pensait que c'était d'être à mes côtés qui te rendait aussi joyeuse!
Meredith: Oui aussi...
Sur ces mots, Derek a excellé dans son opération, c'est magique quand il opère! Il est doué, il a des gestes tellement précis. J'aimerais être comme lui plus tard. Une fois fini, il remercie tout le monde pour le travail, retire son masque, me sourit et sors. Je le suis de près.
Meredith: Toujours aussi impressionnant.
Il se retourne et me sourit, attendri. En tout cas, avec ce sourire il m'attendrit.
Derek: Merci, c'est le boulot quoi..
Meredith: Bon je vais aller me changer et vider mon vestiaire par la même occasion.
Derek: Je t'attends dans le hall?
Meredith: Oui à toute.
Une fois arrivé aux vestiaires, je remarque que je suis seule, je m'empresse de me changer pour être au plus vite auprès de Derek. Une fois habillée, je m'attaque à mon casier. Je retire tout pour mettre dans un sac en plastique. Une fois celui-ci vide, ma respiration se bloque. Vide. Voilà ce que je ressens un vide. Est-ce le fait d'être seule dans les vestiaires ? Non.. Je sens les larmes monter. Ma mère me manque c'est évident. Mais est-ce vraiment ça qui me dérange à cet instant. Affalée sur le banc, je reste un moment à regarder mon casier vide.
Derek : Meredith ?
Je ravale rapidement mes larmes. Et le regarde en essayant de garder bonne figure.
Derek : Quelque chose ne va pas ?
Meredith : Si tout va bien !
Et je lui souris en essayant de me convaincre moi-même de ce que je venais de lui dire.
Meredith : On prend ta voiture ?
Derek : Oui, où veux-tu aller ?
Meredith : Je ne sais pas, c'est toi qui devais me faire visiter la ville !
Je remarque qu'il est étonné de ma réponse.
Meredith : Oui je n'ai pas oublié !
Il sourit. Il est magnifique quand il sourit. Il doit avoir toutes les femmes à ces pieds. Je me compte parmi ces femmes.
Une fois sortis des vestiaires, il place une main au creux de mes reins, et je me dis que je suis la plus chanceuse de toutes.
Nous sommes dans la voiture, nous parlons de tout et de rien. Mais surtout pas de mon départ.
Meredith : Tu sais, j'ai pensé à arrêter la chirurgie.. Avec ma mère, mes absences répétées.. je ne me sentais plus capable, plus à la hauteur.
Derek : Et qu'est ce qui t'a fait changer d'avis ?
Meredith : Toi.
Derek : Moi ?
Meredith : Oui Derek, avec l'opération que tu viens de faire... Tu es tellement exceptionnel quand tu opères !
Derek : Je suis ravie de t'avoir donné envie de continuer ! Tu es très intelligente pour ton âge tu iras loin, j'en suis sûr !
Meredith : C'est gentil ! Bon alors tu m'emmènes où ?
Derek : à Central Park !
Meredith : J'adore !! Bon je n'ai vu ça qu'en photo mais j'ai tellement hâte !
Il me regarde attendri, je crois. Je crois aussi que j'ai l'air d'une gamine qui va jouer au parc. Il a cette façon de me (re)donner le sourire que personne d'autre n'arrive à faire.
Une fois arrivés et sortis de la voiture, nous marchons côte à côte. Je remarque qu'il est dans ses pensées, il a l'air triste. Je décide de lui prendre la main pour le faire réagir. Et comment ! J'ai le droit à un de ses sourires irrésistibles.
Meredith : Tu as l'air triste...
Derek : Tu pars
Meredith : Je suis encore là
Derek : Je sais, c'est pour ça que j'ai pris mon après-midi. Je voulais profiter de toi jusqu'au dernier moment.
Meredith : Tu as pris ton après-midi pour moi ?!
Je suis abasourdi là, il a fait ça ! Pour moi ?!
Derek : Je te l'ai pas dit ? (ironiquement)
Meredith : Non tu m'as dit que tu avais fini! Mais... Fallait pas !
Derek : Oh si, il le fallait.
Qu'est-ce qu'il veut dire par « il le fallait ».
Meredith : Comment ça, « il le fallait » ? Tu me fais peur Derek !
Derek : Allons-nous asseoir, on pourra discuter tranquillement.
Nous nous asseyons dans un coin d'herbe un peu à l'abri des regards. Je vois qu'il est mal à l'aise qu'il ne sait pas comment s'y prendre. Je ne vois pas comment je pourrais l'aider. Je ne l'ai jamais vu aussi peu sûr de lui.
Meredith : Tu es sûr que ça va ?
Derek : ça ne peut pas aller mieux que lorsque je suis avec toi, Meredith... (il marque une pause) Quand tu es partie à Seattle, je t'en voulais. Tu te rappelles ? (Je hoche la tête) Quand je t'ai vu dans les bras de cet homme, tu n'imagines pas à quel point j'ai eu mal. Ce que j'ai ressenti lorsqu'Addison a fait un choix n'était rien à côté.
Meredith : Pourquoi est-ce que tu me dis tout ça. Je t'ai déjà dit que j'étais désolé et..
Derek : Laisse-moi finir. Il faut que tu comprennes... à quel point ... je t'aime Meredith. Ça me rend malade que tu partes. Mais il le faut pour ton bien, je sais. Je suis désolé de te dire tout ça si tard... Mais j'ai tellement souffert avant, j'espère que tu comprends...
Je n'arrive plus à rassembler mes idées. Mon cœur bat tellement, je n'ai jamais ressenti ça. Il m'intimide tout à coup. Il faut dire que je ne m'attendais pas à ça. Il me coupe le souffle.
Derek : Je t'en prie, dis quelque chose.
Meredith : Je..
Il me regarde avec l'air abattu, oh mon dieu, cet homme me fait fondre. Je fonce direct sur ces lèvres. Il m'enlace tendrement alors que nous nous embrassons sauvagement. Il m'aime... IL M'AIME ! Mais comment est-ce possible ? Je me recule peu à peu, réalisant qu'on n'est pas tant que ça à l'abri des regards.
Meredith : Tu sais, je dois partir.. Tout ça ne nous mènera nulle part.. à part souffrir..
Il pose un doigt sur ma bouche.
Derek : Ce n'est pas toi qui voulais profiter de l'instant présent ?
Je hoche la tête, je crois que c'est ce que je voulais entendre.
Il m'embrasse tendrement avant de se lever en m'entrainant par la main.
Meredith : Mais qu'est-ce que tu fais ? On était bien !
Derek : Dis donc Mlle Grey, je sais que je suis d'une compagnie agréable mais je vous rappelle que vous avez organiser une soirée ! On ne va pas laisser mourir de faim vos invités ?
Je ricane.
Meredith : Tu as entièrement raison Mr Shepherd.
Derek : En général on dit « Docteur » Shepherd.
Meredith : Tu remarqueras que je ne fais pas grand-chose comme les autres.
Alors que nous étions en train de marcher main dans la main. Il s'arrête puis m'attire dans ses bras en tirant légèrement sur les miens.
Derek : Je l'ai remarqué Meredith. Depuis un petit moment.. Ce que je veux dire c'est que tu es unique. Ne change rien.
Il me dit ça comme une prière. Sans me laisser le temps de répondre il m'embrasse comme si sa vie en dépendait. Waouh, mais qu'est-ce qu'il me fait. Puis il me reprend la main pour repartir.
Nous sommes arrivés au supermarché pour acheter de quoi faire la fête. Il ne cesse de me regarder. J'en suis mal à l'aise... Mais c'est aussi comme ça que je remarque qu'il est très attaché. Comme moi. Et je ne peux m'empêcher de penser au moment où je vais m'en aller. Une fois terminé, nous rentrons chez moi, pour y ranger les courses.
Meredith : Tu sais, tu n'es pas obliger.
Derek : De ?
Meredith : Bah de rester avec moi, de ranger...
Il vient derrière moi alors que je rangeais les courses dans le placard. Et m'enlace tendrement en mettant sa tête au creux de mon cou.
Derek : Je suis ici parce que j'en ai très envie !
Puis il parsème mon cou de baiser. Incapable de résister, je me retourne pour l'embrasser. Pris tous les deux de gémissement tellement nous étions bien. Jusqu'à ce qu'on entende quelqu'un tousser pour nous faire comprendre que nous étions pas seuls..