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Série : Prison Break
Création : 16.03.2008 à 11h02
Auteur : SarahDanny
Statut : Terminée
« Cette fic est la suite de Blessure du Coeur et Guérison. Elle se passe un an et demie après. Bonne Lecture! » SarahDanny
Cette fanfic compte déjà 5 paragraphes
Sara observait Michael de l’entrebâillement de la porte de leur chambre. Il avait la tête dans les mains. Parfois, il la relevait, jetant des regards désespérés autour de lui. Puis il se levait et faisait les cent pas, s’arrêtant par moment devant la baie vitrée.
Ce spectacle lui déchirait le cœur. Il était comme cela depuis un coup de téléphone de Lincoln, rentré aux USA il y a quelques jours.
Décidant d’intervenir, elle entra dans la chambre :
-Michael ?
-Salut Sara…
-Qu’est ce qui ce passe ?
-Linc et LJ ont des ennuies, je dois aller les aider.
-Si tu fais ça, je viens avec toi.
Le jeune homme stoppa ses cent pas et la dévisagea :
-Non, c’est trop dangereux. Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Penses aux filles.
Il parlait de Hayley, 5 ans et de Chloé, 8 mois. Ces deux petites filles étaient leurs petites puces chéries.
-Michael, moi aussi j’aurais peur, surtout si je reste. Elles seront en sécurité en France. Je veux t’aider.
-Non, dit-il d’un ton catégorique
-Je me fiche de ton avis, je viens, répondit-elle sur le même ton.
Ne voyant pas trop comment se sortir de cette situation, il lâcha :
-On va pas se disputer, je n’ai pas envie que Hayley nous entende.
-Il n’y a pas de risque, elle joue avec le fils du voisin et Chloé est profondément endormie.
Scofield poussa un soupire
-Sara, je ne sais pas ce que veulent ces hommes, mais ils dépassent Bill Kim ou Mahone. C’est dangereux.
Elle alla près de lui et le prit par les mains.
-C’est pour cela que je veux t’accompagner, je n’aime pas être loin de toi et encore moins te savoir en danger. Traverse s’occupera des filles.
Malgré lui, Michael céda :
-D’accord mais tu es sure que tu supporteras d’être loin des filles ?
-Autant que toi.
Ce qui voulait dire que ça allait être dur.
Il baissa la tête et l’embrassa, la serrant dans ses bras.
-On doit partir aujourd’hui.
-D’accord, j’appelle Traverse.
-Je m’occupe de nos affaires.
Tout était fin près pour partir, Sara alla chercher les deux fillettes pour les amener au salon. Serrant Chloé dans ses bras et faisant asseoir Hayley sur le canapé, elle s’accroupit et dit :
-Ma chérie, papa et moi allons partir quelques temps, voir oncle Lincoln. Tu vas rester avec ta sœur chez Traverse, il va veiller sur vous deux. D’accord, mon cœur ?
Michael entra avec Miller dans la pièce.
-Pourquoi vous partez ? S’enquit l’enfant d’une toute petite voix.
-Oncle Linc veut nous voir, dit son père en venant s’asseoir à côté d’elle.
-Tu lui feras un bisou de ma part ? Demanda-t-elle à sa mère.
-Bien sur, je n’oublierais pas.
-Désolé Sara, mais mon jet vous attends, lâcha Traverse.
-d’accord.
Embrassant Chloé, tandis que Michael serrait Hayley dans ses bras, elle alla voir Miller.
-Merci.
-Il n’y a pas de quoi.
Il prit le bébé et elle alla dire au revoir à sa fille.
-Je t’aime ma puce, lui murmura-t-elle à l’oreille en la câlinant.
-Moi aussi ma maman.
Michael jouait avec les toutes petites mains de Chloé quand Sara le rejoignit.
Quand ils furent installés dans le jet privé, elle posa sa tête dans le creux de l’épaule de Scofield.
-Sara, si tu voulais…, commença-t-il
-Ca n’arrivera pad, tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça, trancha-t-elle en se lovant davantage.
Il passa un bras autour de ses épaules.
-Elles te manquent ?
-Oui, déjà.
-Moi aussi.
La jeune femme sourit.
Sara et Michael arrivèrent à Marks Drive, un petit et vieux village dans l’Arizona. Lincoln devait se trouver quelque part dans le coin. Des bruits sourds leurs parvinrent d’une vieille bâtisse quelque peu à l’écart.
-Je passe devant, déclara Scofield
-J’te suis.
Ils entrèrent dans la maison en ruine, des cris provenant de la pièce voisine attirèrent leur attention.
Quand ils entrèrent, ils trouvèrent Lincoln, tenant plaqué au mur par la gorge un arabe, qui ne cessait de parler en sa langue d’origine.
-Salut Linc, lança Michael.
Celui-ci se retourna.
-Bonjour Michael, je vois que tu n’es pas venu seul, Sara.
L’homme tenta de s’enfuir mais, sans même se retourner, Burrows lui décocha un coup de pied dans les bijoux de famille.
-J’ai besoin de votre aide, continua-t-il, ils ont enlevé LJ.
-Quand ? Demanda son frère.
-Il y a quelques heures, je n’ai rien pu faire.
-Qu’est ce qu’ils te veulent ?
-Je n’en ai aucune idée.
-Et qu’est ce qu’il t’a dit ? S’enquit Michael en désignant l’homme qui gémissait.
-Pour le moment rien…
-Je vois. Sara, tu veux bien aller chercher une corde ?
Elle le regarda un instant puis sortit, comprenant qu’il valait mieux ne pas assister à ça.
-Vas-y Linc, lâche le cadet.
Burrows attrapa l’homme par la gorge et le plaqua au sol.
-Que veulent tes chefs ?
-Ce qui leur appartient !
-Vraiment ? Et qu’est ce que c’est ?
-Le coffre et le code.
Michael fronça les sourcils.
-Mais de quoi vous parlez ?
-Vous le savez, c’est vous, Michael Scofield, qui l’avez.
-De quoi il parle ? Demanda Lincoln.
-Aucune idée.
La porte se rouvrit et la jeune femme entra :
-Vous avez fini ? Interrogea-t-elle
-Presque.
-Bien, j’attends.
Elle s’adossa au mur et baissa les yeux.
Burrows sortit un flingue et le braqua sur la tête de l’arabe.
-Qui sont tes chefs ?
-Allez vous faire foutre.
-Réponds !
-Roy Protario et Nicolaï Adamov.
-Qui ? S’étonna Lincoln
-Le nouveau groupe anti-Etats-Unis : « libération du monde », dit Sara
-Tu connais cette organisation…, murmura Michael
-Traverse m’en a parlé une ou deux fois. C’est un groupe majoritairement asiatique, même si les deux grands dirigeants sont Espagnol et Russe.
-Que veulent-ils ?
-Rayer l’Amérique du Nord de la carte, Canada y comprit.
-Quel est notre rapport avec eux ? S’exclama Lincoln
-Aucune idée…
Sara s’approcha et s’accroupit devant l’homme.
-Qu’est ce qu’ils ont de si important pour la LM ?
-Je ne vous dirais rien.
Il conclut sa phrase en lui crachant dessus. Michael lui décocha un coup de pied à faire pleurer un catcheur.
Lincoln était resté surveiller leur prisonnier, tandis que Michael et sara achetaient du matériel.
La jeune femme était dehors quand son portable sonna. Regardant un instant Michael dans le magasin d’armes, elle décrocha :
-Allô ?
-Sara, c’est Catherine.
Catherine était leur voisine en France, son fils jouait ou se disputait souvent avec Hayley.
-Oh, bonjour. Que ce passe-t-il ?
-Matt se demandait pourquoi sa camarade n’était pas venue à l’école hier.
-Hein ? Comment ça, Hayley n’est pas allée à l’école ?
-Oui, elle n’y est pas allée. Je me suis étonnée. Est-elle malade ?
-Je ne suis pas en France, c’est un ami qui s’occupe de mes filles, je vais l’appeler.
Elle raccrocha et composa le numéro de Traverse.
-Ce numéro n’est plus attribué, ce numéro n’est plus attribué, ce numéro n’est plus attribué, ce numéro n’est plus…
Sara coupa la communication, le cœur battant à tout rompre.
-Calmes toi, calmes toi, il a peut-être changé de portable…ou retiré sa carte SIM ou…, tenta-t-elle de se convaincre, mais la peur monta.
Préférant s’assurer que tous allait bien, elle appela le commissariat le plus proche de la maison de Traverse Miller.
-Bonjour, vous êtes à la police, en quoi puis-je vous aider ? Demanda une voix.
-Bonjour, M Traverse Miller ne répond plus depuis une journée et l’une de mes petite fille sous sa garde ne s’est pas présentée à l’école.
-Vous voulez que l’on envoie une patrouille ?
-J’aimerais, oui.
-D’accord.
-Bien, je suis aux USA, mon numéro est 555-4818.
-C’est noté, on vous rappel.
La jeune femme raccrocha et regarda dans la boutique, Michael était à la caisse.
Son cœur menaçait toujours d’exploser.
Son portable sonna :
-Allô ? S’exclama-t-elle
-Madame, M. Miller est mort, ainsi que sa femme.
-Oh mon Dieu…Et Hayley, Chloé… ?
-Nous avons trouvé un bébé enfermé dans un placard.
-Châtain clair, yeux bleus ?
-Oui.
-C’est Chloé. Et mon autre fille, Hayley ?
-Il n’y a pas trace d’un autre enfant.
Comme paralysée, elle lâcha son portable, qui se brisa.
Michael sortit à cet instant.
-Sara, ça va ?
Les larmes submergèrent la jeune femme.
-Hayley…
-Quoi Hayley ? S’exclama-t-il en la saisissant de peur qu’elle ne défaillisse.
-Elle a disparu…Traverse est mort…
-Quand ?
-Je ne sais pas, peu après notre départ.
-Nous n’aurions jamais dû partir, déclara Michael comme s’il était responsable.
-Non, tu avais toutes les raisons pour venir, Lincoln est ton frère. Mais moi, j’aurais du rester.
Un passant, semblant pressé, bouscula Scofield. Sans s’excuser, il continua sa route.
Une sonnerie retentit.
-Ton portable sonne, Michael, murmura Sara, reniflant.
-Ce n’est pas le mien, je l’ai laissé à Lincoln.
-Ca vient de ta poche.
Il y plongea la main et y retira un téléphone mobile.
-Allô ? Demanda-t-il étonné en décrochant.
-Michael Scofield ? S’enquit une voix à fort accent asiatique..
-Oui, qui êtes vous ?
-Oh, vous le savez. J’ai un compliment à vous faire. Vos filles sont de vrais petits trésors. Chloé vous ressemble beaucoup, mais Hayley est le portrait craché de sa maman, Sara Tancredi.
-Je vous interdis de parler et encore moins de toucher à ma famille, s’énerva Michael.
-Je n’ai pas peur, Scofield. Où est le papier ?
-Je ne sais pas de quoi vous parlez !
-Oh, ne jouez pas à ce petit jeu avec moi, sinon Hayley en subira les conséquences. Que penseriez vous en retrouvant votre fille sans ses doigts ?
-Ne.., commença à crier Michael mais l’homme avait raccroché.
Sara, qui avait entendu toute la conversation, était pâle comme la mort.
-on va retrouver se type, lui assura-t-il, et je me ferais le plaisir de le tuer.
Il l’attira dans ses bras et ne bougea plus, la laissant pleurer contre son épaule.
Atachi Chang, un sous dirigeant de la LM, ordonna à Yamo Lee de venir.
-Arrache trois ongles à la gamine et expédies-les à Marks Drive. Dans le paquet, mets-y une photo de la môme et dis à ses parents qu’ils ont intérêt à nous rendre ce qu’ils nous ont prit, sinon les doigts suivront.
-D’accord.
L’homme s’éloigna et quelques minutes plus tard, la cave résonnait des hurlements déchirants de la fillette.
Sara et Michael étaient entrain de tout expliquer à Lincoln, quand le cadet remarqua que l’arabe souriait. Il le saisit par les cheveux, le redressa et lui colla des coups de poings sur le nez.
-Tu ferais mieux d’arrêter de rire, espèce de fils de pute ! S’il arrive quoi que ce soit à ma fille, je te ferai la même chose !
-Il ne tient qu’à vous qu’il ne lui arrive rien. Rendez-nous le papier !
-Quel papier ?! Redemanda-t-il pour la énième fois.
-Ah, Ah Ah.
-Quel papier ! Hurla Lincoln en venant rejoindre son frère.
-Celui que vous avez pris à Brent Storp, il n’y a pas deux ans de ça, dans la station service dans l’Oklahoma.
-Brent qui ?
-Storp, un agent du FBI détenant un papier qu’il devait remettre à Joël Carver, responsable d’un nouveau système d’armement.
Michael le lâcha et revint vers Sara.
-Tu vois de qui il parle ? S’enquit-elle
-Je crois. J’ai effectivement piqué un permis de conduire et des clefs de voiture à un Brent Storp dans l’Oklahoma.
-Qui avait-il sur ce papier dont il parle ?
-Euh…je ne sais plus…un nom et des numéros, je crois.
-Tu as gardé ce papier ?
-C’est Traverse qui l’a récupéré quand nous nous sommes retrouvés.
Sara parut réfléchir un instant.
-Traverse, tu dis. Il ne jette jamais rien, c’est un toc. Il a sept coffres blindés dans sa maison en France.
-ce qui veut dire que le papier est sûrement dans l’un des coffres, murmura Michael.
Il revint vers l’arabe :
-je vais vous donner ce papier, mais il va me falloir du temps. Dîtes à votre boss que je veux lui parler.
-Puis-je avoir un téléphone ?
Scofield lui tendit celui que l’on lui avait glissé dans la poche.
Laissant un instant Lincoln surveiller leur homme, il prit Sara à part :
-Je vais demander à la LM de nous donner du temps. En attendant, tu vas passer par d’anciens contactes de ton père pour joindre Storp ou Carver, ils sont certainement protégés par d’autres agents depuis que le papier a disparu.
-D’accord. Fais attention, je vous veux tous les deux vivants, toi et Hayley.
-Bien sur. Tu es sur de ne pas vouloir rentrer pour Chloé ?
-La police veille sur elle, ce n’est pas le cas de Hayley. Je reste Michael.
-D’accord.
Il passa le bout de ses doigts sur sa joue.
-Je t’aime et je, non, nous retrouverons notre bébé.
La voix de l’arabe retentit :
-Il veut vous parler !
Michael prit la communication :
-Scofield, il paraît que vous vous souvenez du papier, lança la voix asiatique.
-En effet et je penses pouvoir le récupérer, à condition que vous relâchiez Hayley.
-Vous me prenez pour un idiot ? Pourquoi je me priverais de ma carte maîtresse ? Non, je n’en ferais rien. Mais je vais vous rendre LJ, pour vous motiver. Vous et votre frère…au faite, avez-vous reçut mon colis ?
-Quel colis ?
-Je présume que non, alors. Je vous promet que si vous m’avertissez de votre avancé toutes les deux heures, il ne lui arrivera plus rien, sinon…
-Que lui avez-vous fait ?!
-Vous le saurez bientôt.
L’asiatique raccrocha.