Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Doctor Who (2005)
Création : 02.11.2009 à 02h54
Auteur : shirubi
Statut : Terminée
« Le docteur a visité deux fois l'Égypte ancienne, la première fois, il n'y pas tout réglé, il a du y retourner malgré lui. » shirubi
Cette fanfic compte déjà 27 paragraphes
Aÿ était un homme comblé. De son second mariage plusieurs enfants étaient nés, mais aucuns n’égalaient en beauté et en intelligence Nefertiti, l’unique fille que sa première femme lui avait donnée avant de mourir de complication après l’accouchement. La fillette était aussi belle que sa mère et aussi intelligente que son père. D’ailleurs ses attributs et ses talents avaient déjà attirés l’attention du Pharaon Amenhotep 3 qui voulait lier sa destiné à nulle autre qu’à son fils héritier Amenhotep 4. Elle ne serait pas qu’une de ses épouses, elle serait la première épouse, la reine d’Égypte. Son statut et sa parenté avec la reine Tiyi lui ouvrirait toute grande les portes du trône. Le Père Divin n’en doutait point.
Pour parvenir à ce but, la jeune fille passait une partie de sa journée à étudier les usages de la court, à apprendre des langues étrangères, la religion, l’écriture, les arts et bien d’autres choses qui devaient la propulser au premier rang. Cependant, à tous les jours, elle avait un moment libre où elle sortait jouer avec ses sœurs.
Parfois, elles se contentaient de jouer dans le jardin, d’autres fois, elles partaient à l’aventure dans la section désertique dominée par des rocks qui s’étendaient derrière la villa. Un jour, les fillettes revinrent sans leur aînée. Aÿ envoya ses esclaves à sa recherche. Le soleil se coucha et la jeune fille n’était toujours pas de retour. Il partit lui-même dans les collines abruptes, mais ne la trouva pas.
Elle revint cependant, d’elle-même, au milieu de la nuit. Une drôle de flamme luisait dans ses yeux. Le Divin Père était partagé entre le soulagement et la colère. Il voulait à la fois la prendre dans ses bras et la punir sévèrement.
- Père, dit-elle, d’une petite voix. J’ai vu aujourd’hui la déesse Isis, dans toute sa splendeur.
La colère prit le dessus.
- Ne dit pas des idioties, Nefertiti. C’est une bien piètre excuse que tu as trouvé là pour tous les soucis que tu nous as causés.
- C’est vrai, insista-t-elle! Elle était magnifique avec une robe de lumière et des yeux pleins d’étoiles. C’est elle qui m’a retenue si longtemps. Aurais-je dû désobéir à une déesse?
- Cela suffi, jeune fille. Tu es confiné dans la maison jusqu’à la prochaine lune. Cesse d’inventer des stupidités. Tu ne t’en sortira pas comme ça.
- Mais c’est vrai, insista l’adolescente, les larmes aux yeux!
Mais Aÿ refusa de l’écouter. Pourtant, même si l’histoire paraissait trop incroyable pour être vrai, une petite voix lui disait que quelque chose d’étrange lui était arrivée. Nefertiti n’était pas du genre à inventer de telles histoires, ni à désobéir, d’ailleurs.
Elle resta sagement à la maison durant un mois, tel que stipulé par son père, mais dès qu’elle retrouva sa liberté, elle usa de tout ses temps libres à prendre de longues marches plutôt que de jouer avec ses sœurs. Elle revenait toujours avant le couché du soleil et s’évita ainsi de nouvelles punitions, mais Aÿ s’inquiétait. Voyait-elle quelqu’un? Mettait-elle en danger son mariage avec le prince héritier par un amour interdit?
La jeune fille devenait une femme, et son mariage serait pour bientôt. Le Divin Père devait sévir avant que ça aille trop loin. D’ailleurs, la jeune fille s’étiolait de jour en jour, son teint pâlissait et la flamme dans son regard s’éteignait. Il fallait que ça cesse. Il lui interdit donc les marches dans le désert, mais découvrit rapidement qu’elle sortait en cachette pendant la nuit. Il assigna un esclave à la surveillance de sa chambre, mais étrangement, il retrouvait cet esclave endormit le matin et sa fille était encore sortie.
Tous les esclaves y passèrent sans pouvoir rester éveillés et ensuite, le Divin Père, lui-même, prit le quart de nuit, mais ne put résister au sommeil étrange qui le gagna au milieu de la nuit.
Résigné à la laisser y aller, il la fit suivre par des esclaves pendant son escapade nocturne. Ils rapportèrent que la jeune fille allait au Mastaba ancien, derrière la colline. Ce Mastaba, un édifice rectangulaire servant de tombeau, était si ancien, qu’on ignorait même qui y était inhumé. Cependant, on se gardait d’y entrer, il ne fallait pas troubler les repos des ancêtres. Les seuls qui s’y risquaient était les pilleurs de tombe, au risque de leur vie et leur salut éternel. Les esclaves ne l’avait donc pas suivit à l’intérieur.
La nuit suivante, Aÿ devança sa fille et se rendit au Mastaba avant le coucher du soleil. Il se cacha et l’attendit.
Après quelques heures, il vit la forme fantomatique de sa fille venir vers le Mastaba éclairé par un rayon de lune. Quand elle entra dans le bâtiment, il la suivit sans faire de bruit et demandant intérieurement au divin Aton de lui pardonner cette intrusion.
Le divin père arrêta son récit quelques instants. Le docteur comprenait au regard tragique de l’égyptien que ce qui allait suivre l’avait profondément marqué. Il devait néanmoins le laisser tout raconter s’il voulait savoir à qui il avait affaire.
- Je suis entré dans le Mastaba, poursuivit Aÿ. Ma fille se tenait debout au côté d’un sarcophage. Sa main était posée sur le sarcophage. À côté de Nefertiti se tenait une femme toute blanche, lumineuse, mais elle était transparente, comme de la vapeur. Elle se tenait derrière Nefertiti et l’observait attentivement. Je suis certain qu’il ne s’agissait pas de la déesse Isis, ni d’une déesse d’ailleurs. Si ça avait été le cas, elle n’aurait pas eut besoin de ma fille pour réaliser ses projets.
- Quels projets, se demanda le Galiférien?
Une larme perla à l’œil du divin père, il reprit d’une voix chevrotante.
- Ma fille paraissait de plus en plus épuisée. Elle s’effondra par terre. Alors, la femme de lumière s’évapora. L’instant suivant, le sarcophage s’ouvrit tout seul. Une femme portant une robe étrange en sortit. Elle avait le visage de ma fille. Mais ça ne pouvait être elle! L’abominable créature prit ma fille dans ses bras et la plaça dans le sarcophage. Puis elle referma le couvercle et se dirigea vers la sortie.
- Pourquoi ne l’avez-vous ne l’avez pas arrêtée quand elle sortait, l’interrompit Séthi?
- Elle avait le visage de ma fille! Je ne pouvais me résoudre à lui faire du mal. Peut-être n’avais-je été victime que d’une illusion. Avant de tenter quoi que ce soit, je devais en avoir le cœur net. Alors, je me suis caché et j’ai attendu qu’elle s’en aille avait d’aller ouvrir le sarcophage. Ma Néfertiti… ma petite fille… Elle était couchée dans le sarcophage, pâle comme une morte, sur elle couraient des boyaux qui lui entraient dans les narines et dans la peau. Elle respirait… Je l’ai secouée, j’ai crié, je l’ai pincée, je l’ai même giflée. Elle ne s’est jamais réveillée.
- Avez-vous rattrapée l’imposteures, insista Séthi. Les yeux de Aÿ pétillaient de rage.
- Le matin se levait, j’avais la ferme intention de la capturer, d’exiger qu’elle me rende ma fille.
Mais quand j’arrivai chez moi, on m’apprit que Nefertiti, la fausse, venait de partir avec mon épouse vers le palais où elle voulait s’entretenir avec Tilly. Mon épouse revint seule. Cette créature immonde avait demandé à ce que soit devancé le mariage et Tilly avait accepté. Le silence tomba sur le groupe. Le docteur semblait réfléchir à toute vitesse.
- Je vous remercie de m’avoir confié votre histoire, Aÿ. Mais j’aimerais savoir une dernière chose. Qu’est-ce que Akhenaton a à voir dans cette histoire?
Ce fut Paatonemheb qui lui répondit.
- Quand Amenhotep 3 est parti dans son voyage vers le royaume des morts, son fils Amenhotep 4 est devenu Pharaon et celle qui a prit le visage et la place de Nefertiti est devenue reine d’Égypte.
- Amenhotep 4 était déjà féru du culte d’Aton quand je le lui enseignais, ajouta Aÿ, mais craignait aussi les autres dieux. Cette fausse Nefertiti l’a influencé d’une quelconque façon. Il a changé. Il a décrété qu’il était interdit de vénérer toutes les divinités sauf Aton et a changé son nom pour Akhénaton, le serviteur d’Aton. C’est elle la responsable. J’en suis certain. Elle lui a fait cadeau d’un pouvoir qu’il a faussement nommé le don d’Aton. Il n’est qu’un homme, mais il a les pouvoirs d’un dieu. Comprenez-vous? Il se prend pour Aton! Il a perdu la raison, et elle a quelque chose à y voir.
Le Seigneur du temps resta songeur pendant un instant.
- Ce Mastaba est-il bien loin d’ici, demanda-t-il au bout d’un moment?
- Par le Nil, il faudrait une demi journée.
Le docteur pensa un instant à son Tardis stationné dans le désert. Il pourrait s’y rendre en un instant. Mais comment faire, sans que ça paraisse divin. La colonne de Thot ne ferait que confirmer une méprise qui durait depuis des siècles. D’un autre côté, il était plus urgent de libérer Rose.
- J’ai mes accès au palais royal, dit Paatonemheb comme s’il avait lu dans ses pensées, je peux m’occuper de faire sortir votre amie et de la ramener ici, en sécurité.
- Très bien, allez-y. Moi, j’irai au Mastaba ancien. Je dois l’examiner pour comprendre de quel genre de… magie il est question.
- Je vous accompagne, docteur, ajouta Pa-Ramessou. Le bateau de mon père vous y emmènera.
Avec son accent égyptien, « docteur » sonnait plutôt comme « Toth-Er ». Ce dernier comprit comment de docteur, il était devenu Toth dans le passé, mais espérait que les autres ne feraient pas ce lien.
Après sa brève entrevue avec Akhanaton et Nefertiti, Rose avait été ramenée au harem sans explication sur les intentions de l’un et de l’autre. Elle soupçonnait la reine d’avoir des projets pour elle, différents de ceux du Pharaon.
Elle se croyait prisonnière de sa chambre, mais quand elle approcha la porte pour trouver un moyen de s’échapper, elle constata que la porte n’avait pas de verrou. Elle ouvrit la porte pour se retrouver dans un corridors. Elle réalisa qu’elle était probablement prisonnière du bâtiment et non de sa chambre.
En explorant les lieux, elle croisa un groupe d’enfants qui faisaient la course dans les corridors, quelques esclaves féminines et des femmes richement vêtues. Il ne pouvait y avoir de doute, elle se trouvait dans le harem du Pharaon.
Quelqu’un lui effleura l’épaule.
- Ne vous retournez pas, lui chuchota une voix de femme. Suivez-moi, mais à bonne distance.
Rose laissa l’étrangère la dépasser et la suivit nonchalamment, intriguée. Il pourrait s’agir d’un piège. Rose en savait trop peu sur la vie dans un harem. Était-ce un coupe-gorge où toute les épouses secondaire manigançaient pour nuire à leurs rivales? Où était-ce une grande famille où tout le monde s’entraidait? Elle oscillait pour quelque chose entre les deux. Il pouvait s’agir d’un piège ou d’une aide inattendue. Elle choisit néanmoins de la suivre, mais en restant sur ses gardes.
L’inconnue la guida dans une petite chambre comme celle de Rose, mais vraisemblablement inhabitée. Elle s’empressa de refermer la porte.
- Nous n’avons pas beaucoup de temps, dit-elle. Je dois vous mettre en garde. La reine a décidé de vous prendre de votre Ka.
- Mon quoi?
- Votre Ka : votre force vitale. Elle veut le prendre et l’utiliser sur une momie pour lui rendre la vie.
Rose ne comprenait pas ce que la jeune femme tentait de lui expliquer, mais ça devait être grave puisque son expression trahissait l’horreur.
- Pourquoi mon Ka et pas celui d’une autre, lui demanda enfin la jeune britanique?
- Elle attend depuis longtemps une occasion de prendre un Ka, mais pas celui d’une princesse soumise, telle que moi et mes congénères, mais celui d’une fougueuse étrangère. Voyez-vous, le Ka doit être puissant et vous lui avez faite une grande impression. Vous devez fuir.
Rose considéra la dernière remarque. Nefertiti semblait avoir une idée derrière la tête, mais cette histoire de vol de force vitale! Et pourquoi cette étrangère l’aidait-elle?
- Qui êtes-vous, reprit-elle enfin, et pourquoi m’aidez-vous?
- Je ne peux pas vous dire mon nom, cela mettrait en jeux ma position et celle de mon fils. La reine n’est pas ce qu’elle semble, je sais qu’elle s’est emparée du Ka d’une autre jeune fille pour venir ici. Si elle prend un second Ka, elle sera trop dangereuse.
- Dangereuse pour qui?
L’écho des rires d’enfants retentit près de la porte.
- Nous n’avons plus le temps. Ce soir, vous serez amenée aux bains, l’esclave qui amène l’eau laissera la porte déverrouillée. Vous pourrez sortir par là. Vous trouverez, caché parmi les draps pour vous sécher, des vêtements de femme du peuple et un voile pour couvrir vos cheveux. Vous passerez inaperçu, mais faites attention aux gardes. Longez le mur du palais jusqu’à la rue. Là vous serez hors de vue.
Rose palpa le collier d’argent qui pendait autour de son cou autour duquel les esclaves qui l’avaient habillée avaient accrochés ce qu’ils avaient pris pour un pendentif : la clé du Tardis. Dès qu’elle se retrouverait dans la sécurité du vaisseau, elle pourrait trouver comment avertir de docteur de sa fuite.
***
Époque 2 : Cynthia et le docteur
- Et c’est comme ça qu’elle s’est enfuit du harem?
La bateau glissait sur le Nil poussé par sa voilure carrée qu’un marin expérimenté manoeuvrait pendant que le docteur racontait à Cynthia ce qui s’était passé lors de son premier voyage en Égypte.
- Ne ruinez pas la surprise, dit-il, je ne suis pas encore rendu là.
- Mais votre histoire est longue et nous serons bientôt rendu à destination.
Le Galiférien regarda le soleil qui se levait à l’horizon tintant le fleuve majestueux de milliers d’éclats de diamants roses.
- Nous avons encore du temps.
- Mais où allons-nous? Comment pouvons-nous combattre ces prêtres si nous nous éloignons de la capitale?
- Vous comprendrez quand nous serons arrivés. Bon, où en étais-je? Ha oui…
Époque 1 : Rose et le docteur
Le docteur avait déjà vu des monuments funéraires impressionnants sur Terre et dans l’espace, mais il n’avait jamais rien vu de semblable à ce Mastaba. De loin, cela ressemblait à une colline, mais elle était trop rectangulaire pour être naturelle. En s’approchant, on découvrait le monument partiellement enseveli sous le sable du désert.
- L’entrée doit être par là, lui indiqua Pa-Ramessou.
Ils marchèrent jusqu’à une petite ouverture dissimulée sur le côté, et en suivant le corridor, il se retrouvèrent dans une petite pièce vide.
- C’est la chapelle, expliqua Pa-Ramessou. Il n’y a rien ici.
Le docteur n’écoutait pas, il examinait le sol avec attention.
- Ce n’est pas ici, continua le jeune homme. La véritable entrée doit être difficile à trouver pour dissuader les pillards.
Le docteur s’accroupit et toucha le sol.
- Il y avait quelque chose ici.
- Mais ce n’est que la chapelle pour que la famille apporte ses offrandes au défunt. Le vrai tombeau est…
- Ce Mastaba n’est pas un tombeau, coupa le docteur. Il est très ancien. Il était ici avant les Mastabas d’Égypte, avant les Pyramides et avant même l’union des deux royaumes.
- Ce n’est pas possible, s’étonna le futur pharaon. Avant l’union des deux royaumes, les gens étaient plus… rustiques. Ils ne construisaient pas des monuments de cet ampleur.
Le docteur se leva et éclaira le mur avec la faible luminosité de son tournevis sonique.
- Regardez ce texte! Ce n’est pas de l’Égyptien. C’est le langage commun de l’empire intergalactique des Zios. Ça ne vient pas d’ici. Ce n’est pas un Mastaba et ce n’est pas égyptien. Il est possible que vos architectes aient construits les premiers Mastabas en s’inspirant de cet édifice. Maintenant regardez!
Il éclaira le sol avec la lumière bleuté de son tournevis. Sur un plancher recouvert d’une épaisse couche de poussière, on pouvait voir deux rectangles qui dévoilaient le sol métallique légèrement recouvert de poussière.
- Il y avait deux sarcophages ici! Dans la chapelle!
- Probablement quelque chose qui ressemble à des sarcophages. C’est ici que Aÿ a vu sa fille pour la dernière fois.
- Mais où ont été emmenés les sarcophages? Au palais royal?
- Ça se pourrait bien, mais si c’est le cas, ils seront surement bien protégés.
- La vraie Néfertiti, est-elle toujours en vie?
- Certainement : la fausse a besoin de son énergie vitale pour survivre et de sa mémoire pour prétendre être Néfertiti.
Pa-Ramessou se redressa soudain brusquement.
- Il faut y aller, s’écria-t-il. Il y a un second sarcophage… Elle veut une autre victime!
Le docteur rattrapa le futur Ramsès Premier avant qu’il ne quitte la chapelle.
- Attendez! Nous n’en avons pas terminé. Vous l’avez dit, ceci n’est que la chapelle : une pièce qui n’est pas connectée au reste du bâtiment. La véritable entrée est dissimulée. Vous semblez en connaître un peu sur les Mastabas. Si vos architectes ont copié le style de ce bâtiment, ils ont pu trouver la véritable entré et la reproduire. Alors, j’ai besoin de votre aide.
Pa-Ramessou réfléchit un moment.
- Il est possible que l’entrée ne soit accessible par le sommet. Ce serait un genre de puits sans échelle dans lequel nous devrons nous glisser.
- Avez-vous de la corde, demanda le Galiférien en souriant?
Rose avait suivit toutes les indications de la mystérieuse femme du harem. Et maintenant, elle longeait le mur du palais, espérant apercevoir à tout moment la rue qui la mènerait vers sa liberté. Elle vit des gardes approcher et se cacha derrière un buisson. Elle ignorait cependant qu’il s’agissait de Paatonemheb et un garde eneuque du harem qui venaient la libérer.
Elle attendit qu’ils s’éloignent suffisament et poursuivit sa route. Elle pouvait voir le coin du mur d’enceinte et les gardes de faction qui s’éloignaient. C’était sa chance, elle allait s’élancer quand quelqu’un l’attrapa brutalement par derrière et lui plaqua la main sur la bouche pour l’empêcher de crier. Elle se débatit, lui décrochant quelques ruades, mais l’individu était costaud.
Il la reconduisit dans le palais, mais par une autre entrée et la fit descendre dans une pièce sous-terraine où l’attendait la reine Néfertiti et deux sarcophages. Rose comprit immédiatement et se débatit encore plus violement.
- Cela suffit, Rose Tyler, s’insurgea la reine!
- Je ne vous obéirai pas, cria Rose indignée. Laissez-moi partir ou vous le regretterez!
- Et comment allez-vous me le faire regretter? Vous êtes à ma merci.
Le sbire de Néfertiti entraînait Rose qui se débattait toujours vers l’un des sarcophages.
- Le docteur vous le fera regretter, lâcha Rose.
Néfertiti perdit soudain son sourir victorieux pour une moue inquiète.
- Le docteur! Votre ami le Seigneur du temps est le docteur!
Elle le connaît et elle le craint, réalisa Rose avec espoir. - Oui, c’est le docteur, lâcha-t-elle avec rage. Le dernier des seigneurs du temps, l’ennemi des Daleks et de bien d’autres espèces de votre genre. La moue de Néfertiti se changea en sourire triomphant. - Vous me donnez enfin l’occasion de me venger de lui. Elle se tourna vers son accolyte. - Commencez la procédure. Le costaud ouvrit l’étrange sarcophage. Rose retint un cri d’horreur lorsqu’elle vit à l’intérieur le corp d’une femme au teint gris parcheminée. Elle avait tout d’une momie, sauf les bandelettes. Il y avait des fils et des tubes qui connectait le corps de la momie à un écran clignotant fixé au couvert du sarcophage. - Je vous présente Hellora, ma sœur, qui bientôt portera le nom de Rose Tyler.
Le docteur atteignit le fond du puits alors que Pa-Ramessou était resté au sommet pour tenir la corde. Comme son tournevis sonique ne suffisait pas à éclairer, il avait apporté une torche qu’il alluma quand il fut en bas.
La lumière révéla au seigneur du temps des consoles et des écrans tout autour de lui : rien à voir avec une chambre funéraire. Tenant toujours sa torche d’une main, il prit son tournevis sonique et pointa une console. La pièce s’éclaira. Il coinça la torche entre deux consoles et la laissa se consumer toute seule. Puis, il examina la pièce avec attention.
- Fantastique, dit-il pour lui-même. On dirait de la technologie Arisoltiennes… Quoi que… c’est plus élaboré.
Il s’installa à une console et entra quelques instructions le visage d’une femme apparut à l’écran. Il la reconnut immédiatement.
- Non, s’écria-t-il, tout haut!
- Y a-t-il un problème, docteur, lui cria Pa-Ramessou.
- On peut dire ça, marmonna-t-il.
- Tout va bien, cria-t-il au jeune garde. Donnez-moi encore quelques minutes.
Il reprit son outil favori et le passa au-dessus de quelques consoles qui s’illuminèrent les unes après les autres. Il consulta rapidement les banques de données et éteignit tout. Puis, il retourna vers la corde.
- Pa-Ramessou, cria-t-il, remontez-moi vite. Nous devons retourner à Akhetaton. Rose courre un grave danger.
***
Époque 2 Cynthia et le docteur
Le docteur arrêta son récit.
- Et ensuite, insista Cynthia, captivée.
- Et bien, nous sommes arrivés.
Le marin amarrait effectivement le bateau à un quai à moitié démolie. Devant les voyageurs, on ne voyait qu’un immense champ de ruines à demi recouvertes par la végétation et le sable du désert.
- Bienvenue à Akhetaton, le Crépuscule d’Aton. Elle était magnifique la dernière fois que je l’ai vue. Quel dommage!
- Que s’est-il passé ici?
- Un revirement de situation, tout simplement. On a voulu effacer de la mémoire collective le pharaon hérétique jusqu’à faire raser sa ville.
- Et que venons nous y faire s’il ne reste plus rien?
- Ne vous fiez pas aux apparences. Il y a bien plus ici que ce qu’il ne semble. Mais il faudra fouiller un peu, il est plus difficile de s’orienter dans un tas de ruines que dans une ville en pleine effervescence.
- Avec vous je chercherais pendant des heures si vous me dites enfin ce qui est arrivé à Rose.
- Il n’est rien arrivé à Rose, pourquoi tout le monde la croit morte! Elle est sauve avec sa famille dans un monde parallèle… Ha… Vous voulez dire dans mon histoire.
- Bien sur! Vous venez de dire qu’elle était en danger.
Époque 1 Rose et le docteur
Quand le docteur revint au temple avec Pa-Ramessou, Séthi l’attendait. Il fit appeler les autres conjurés. Il ne manquait que Paatonemheb, parti libérer Rose. Ils n’étaient toujours pas de retour et cela inquiétait le gallifrérien, mais il jugea bon commencer sans les retardataires. D’autant plus que tous semblaient attendre son verdict avec impatience.
- Nous avons affaire à des Sœurs de Karn, deux pour être plus exact et bannies de leur confrérie.
- Je n’en ai jamais entendu parler, coupa brusquement le grand prêtre. Pourtant, je suis homme érudit.
Sans faire attention à l’homme qui l’avait grossièrement coupé, le docteur poursuivit son explication.
- Les Sœurs de Karn recherchaient l’éternité en buvant l’élixir de la vie (référence 4e docteur The brain of Morbius). Cependant la flamme de la vie qui leur procurait cet élixir s’est affaibli puis elle a reprit des forces, mais elles ont accepté entre temps de vieillir et à mourir comme tout le monde. Deux d’entre elles cependant, Hellora et Malli, s’y sont refusées : elles ont cherché l’éternité par tout de sortes d’expédiants et ont trouvé une façon de voler la force vitale des autres pour continuer à vivre. Les autres sœurs de Karn ont découvert leur stratagème et les ont exilées. Quand elles sont arrivées ici, elles étaient trop faibles pour faire quoi que ce soit, elles se sont placées en suspension temporelle - c’est-à-dire en sommeil dans ces étranges sarcophages - et ont attendu leur heure. C’est par une projection télépathique que Malli a réussi à attirer la jeune Néfertiti et à lui prendre assez de force vitale pour pouvoir sortir de son état de suspension et prendre la place de la jeune fille.
- Vous feriez un très bon conteur, docteur, dit le grand prêtre en riant. Mais…
- Comment peut-on les arrêter, coupa Aÿ.
- Il faut retrouver Néfertiti et la sortir du sarcophage, cela coupera le lien entre elle et Malli. Cette dernière perdra ses forces et si elle ne trouve pas une remplaçante à Néfertiti rapidement, elle mourra.
- Il faudra donc surveiller la reine au moment où nous réveillerons Néfertiti pour l’empêcher de prendre une autre victime.
- Je crois qu’en tant que chef de la garde, ceci est de votre ressort, Séthi. D’autant plus que les sœurs de Karn ne prennent que la force vitale des femmes.
- Très bien, Toth… heu… teur, se trompa Séthi.
Le docteur grimaça sous le lapsus, le grand prêtre le regardait maintenant avec intérêt et avidité.
- Que fait-on pour le don d’Aton, demanda-t-il enfin?
- Le don d’Aton est un appareil… je veux dire une amulette. C’est d’origine Zéonienne et non Karnien, je me demande comment elles l’ont obtenu… Il faut donc cherche un objet que le pharaon a toujours avec lui, en particulier depuis qu’il a changé. Est-ce quelqu’un aurait remarqué un tel objet?
- La couronne bleue, réfléchit tout haut Pa-Ramessou. Le pharaon a plusieurs couronnes et couvre-chefs, mais depuis quelques années, on n’a jamais vu Akhénaton autrement qu’avec Kheprech, la couronne bleue.
- Je dois voir cette couronne, réfléchit le docteur, mais comment la lui subtiliser sans qu’il s’en aperçoive?
- Je peux m’en charger, dit alors Aÿ. C’est moi qui lui ai enseigné le culte d’Aton, j’ai toute sa confiance. Je pourrai la lui prendre quand il l’enlèvera pour se faire raser le crâne, mais il faudra la remettre en place avant qu’il ait terminé.
- J’en ai besoin que quelques minutes, dit le docteur, l’amulette que je cherche est probablement dissimulée dans la couronne et peut-être même à son insu. Il me suffit de l’enlever de la couronne, il ne remarquera rien.
À ce moment, Paatonemheb arriva dans le temple avec Rose. Quand elle vit le docteur, elle se jeta dans ses bras.
- Je savais que vous me feriez sortir, dit-elle émue.
Le docteur la regarda dans les yeux avec insistances, puis il la repoussa doucement.
- Vous viendrez avec moi et Aÿ, dit-il simplement. Pendant que Pa-Ramessou et Paatonemheb s’occuperont de la vraie Néfertiti, Séthi surveillera la fausse.
- Et moi, demanda le grand prêtre?
- Vous n’avez qu’à attendre notre retour. Si quelque chose tourne mal, nous aurons besoin d’un plan de secours. Avec votre érudition, vous saurez sûrement nous organiser quelque chose.
Époque 2 Cynthia et le docteur
- Ça, c’est bien envoyé, dit Cynthia en riant, mais vous n’avez pas dû vous en faire un ami.
- Il avait déjà son idée toute faite à mon sujet.
Cynthia continua de marcher, tête baissée, au milieu des ruines, alors que le docteur marchait à quelques mètres d’elle. Ils cherchaient une entrée vers un emplacement souterrain dans le palais royal. Ils avaient déjà identifié un tas de débris qui correspondait à l’ancien palais. Il ne restait qu’à trouver la fameuse entrée. Elle remarqua ce qui semblait être les marches supérieures d’un escalier recouvert d’un éboulis de pierre. Elle se pencha et enleva quelques pierres. Elle vit y filtrer entre les pierres une lumière blafarde, mais stable comme de la lumière électrique et non sautillante comme celle d’une flamme.
- Je crois que j’ai trouvé quelque chose.
En quelques bonds, le docteur fut accroupit avec elle devant l’éboulis. Il passa son tournevis sonique devant l’entrée la lumière s’intensifia.
- Nous y sommes, dit-il. Il faudra maintenant tout dégager.
- Nous en aurons pour des heures, soupira Cynthia qui commençait à se demander où tout cela les mènerait.
- Ça tombe bien, mon histoire n’est pas terminée.
Époque 1 Rose et le docteur
Le docteur et Rose étaient cachés dans le palais dans une pièce sombre et encombrée qui aurait pu être l’ancêtre du placard à balai. Ils y attendaient le retour de Aÿ, parti en quête de la couronne bleue.
- Docteur, chuchota Rose, y a-t-il quelque chose que vous ne me dites pas. Vous me semblez anormalement distant.
Ce dernier resta d’abord de glace, puis, il se montra un peu exaspéré par la remarque.
- Pas maintenant, Rose! Nous en reparlerons plus tard.
- Nous avons le temps, d’ici le retour de votre acolyte. Pourquoi vouliez-vous que je vous accompagne alors que nous restons ici à rien faire pendant que le Machin Père fait tout le travail?
Le docteur tendit l’oreille un instant.
- Je regrette de vous décevoir, mais je crois qu’il est déjà de retour.
En effet, un bruit de pas suivi d’un léger grattement à la porte se fit entendre. Rose ouvrit la porte au Divin Père qui revenait déjà avec son précieux butin. La jeune blonde s’accota contre le mur avec un moue boudeuse.
- Vous avez fait vite, s’exclama le docteur!
Il semblait soulagé de ne pas avoir eut à répondre à Rose, ce qui empira l’humeur de la jeune blonde.
- C’est à votre tour de faire vite. La couronne doit être revenue avant que le pharaon ne remarque sa disparition.
- C’est comme si c’était déjà fait, s’exclama le gallifrérien en sortant son tournevis sonique.
Il examina le magnifique couvre-chef bleu de forme allongée et couvert de pastilles rondes. Un cobra d’or dressé décorait l’avant de la couronne.
Le voyageur du temps examina attentivement l’ornement, puis, pointa son tournevis sonique dessus, un petit déclic se fit entendre et le serpent se détacha de la couronne. Sous l’emplacement du serpent se trouvait une pastille métallique qui rappelait vaguement une pile de montre.
- Ce n’est tout de même pas un si petit objet qui lui donne tant de puissance, s’exclama Aÿ!
- Il n’a pas que cette fonction, expliqua le docteur alors qu’il replaçait le serpent à sa place. C’est un amplificateur cérébral. Il augmente les fonctions du cerveau, permet d’utiliser certains pouvoir latent dans le cerveau, heu je veux dire l’esprit humain. Mais, cet objet, placé contre son crâne presque en permanence, est en train de lui troubler l’esprit. La reine doit le manipuler ainsi.
Aÿ réfléchit un instant.
- Si je comprends bien, en le privant de ceci et en éloignant de lui la fausse Néfertiti, il retrouvera la raison.
- Tout à fait, mais cela risque de prendre quelque temps.
- Combien de temps?
- Des jours ou des années, je ne peux le dire si je ne peux examiner les dommages que son esprit a déjà subit. Mais vous verrez tout de même, très bientôt, quelques améliorations.
Tout en appuyant le serpent sur la couronne, il fit bourdonner une fois de plus le tournevis sonique. Un nouveau déclic se fit entendre.
- Ça y est, dit-il en remettant le couvre-chef au divin père. Vous pouvez la remettre en place : ni vu ni connu.
Il prononçait ces mots en regardant fixement Rose, comme s'il s'attendait à ce qu'elle fasse quelque chose.
***
Pa-Ramessou et Paatonemheb trouvèrent l’entrée secrète qui menait au sarcophage. Ce n’était pas difficile, Paatonemheb savait que Néfertiti s’y rendait souvent, mais il n’avait jamais eut de raison de la questionner sur ses étranges habitudes jusqu’à maintenant.
Dans ce palais, tous craignaient Néfertiti encore plus que son époux et personne n’osait enfreindre ses règles, c’est pourquoi l’entrée de la chambre secrète n’était pas gardée. La porte était dissimulée, elle se confondait avec les murs et le peu de serviteur et habitants du palais qui connaissaient son existence se serait bien garder de s’y approcher.
Alors, ils ne furent pas surpris de pouvoir y entrer facilement sans être arrêté. Ils descendirent l’escalier sans faire de bruit pour aboutir dans une petite pièce sans décoration, meublée de deux sarcophages et d’un étrange objet luminescent couvert de symboles étranges.
- Lequel est-ce, demanda Paatonemheb?
- Il faudra regarder à l’intérieur pour le savoir, répondit le futur pharaon.
Pa-Ramessou alla au sarcophage de droite et l’ouvrit, puis recula d’un pas, surpris.
- Ce n’est pas possible! Rose Tyler était avec le docteur.
- Ma sœur est avec le docteur, dit une voix derrière eux.
Ils se retournèrent inquiets. Devant les escaliers, se tenait Néfertiti accompagnée de quelques gardes et de Séthi, les mains liés par une lanière de cuir.
- Cette jeune femme est la véritable Rose Tyler, ajouta la reine en montrant d’un geste de la main Rose couchée dans le sarcophage. Ma sœur a pris sa place pour attirer le docteur dans un piège.
Le docteur tendit le magnifique couvre-chef au Divin Père. Au moment où il allait le prendre. Rose ouvrit brusquement la porte et s’écria : " À la garde! ".
Il fallut très peu de temps à une dizaine de garde pour parvenir jusqu’au trio. Le docteur et Aÿ tenaient tous les deux la couronne, surpris dans leur geste. Le pharaon apparut derrière les gardes.
- Aÿ, dit-il d’une voix forte. Vous me prenez Kheprech pendant que j’ai le dos tourné. Vous m’avez trahi pour ce… cet étranger.
- Non, s’effraya le divin père, je ne voulais que vous aider!
Un des gardes s’inclina devant le pharaon, il alla vers Aÿ et le gallifrérien, prit la couronne, il retourna vers le monarque et posa un genou par terre en lui tendant la couronne. Le pharaon la prit d’un geste gracieux et la remis sur sa tête.
- Ma chère, dit-il en regardant Rose, vous joindrez sûrement les rangs de mes favorites après ce coup d’éclat. Venez à mes côtés.
- Votre majesté, dit Hellora alias Rose, cet homme vous a volé le don d’Aton, il l’a encore dans sa main.
Un des gardes tint le docteur solidement pendant qu’un autre le forçait à ouvrir sa main. Il en sortit une pastille argentée qu’il tendit à Akhénaton en s’agenouillant.
Le monarque prit l’objet et le glissa sous le serpent de sa couronne.
- Gardes, conduisez-les à la salle du trône. Ils seront jugés sous le regard d’Aton par son serviteur avec les autres conspirateurs que nous avons attrapés.
Dans l’impressionnante salle des colonnes, siégeaient Akhénaton et Néfertiti assis côtes à côtes sur de splendides trônes. Devant eux, on avait forcé les conjurés à s’agenouiller, entourés d’une quantité importante de gardes. Le docteur, Pa-Ramessou, Aÿ, Paatonemheb, Séthi et le Grand Prêtre d’Amon allaient être jugés. La fausse Rose Tyler se tenait debout du côté des accusateurs.
Un scribe se leva et déroula un parchemin.
- Vous êtes accusés de haute trahison, de conspiration et de vol. Si vous êtes jugés coupables vous serez exposés dans le grand temple sous les rayons ardents d’Aton jusqu’à votre trépas.
Le grand prêtre se leva.
- Je veux être jugé à part, je n’ai rien à voir avec ces individus.
- Les accusations contre vous seul sont encore plus lourdes. Vous refusez de rejeter les fausses divinités et de vous incliner devant le seul vrai dieu et vous avez conspirez contre le Pharaon.
- Et croyez-vous qu’ils sont mieux! Ils ont suivi cet étranger, le docteur, sans se poser de question alors que cet idiot se fait passer pour le dieu banni Toth.
- Je ne prétends pas être un dieu, répliqua le docteur. Et vous, que faites-vous ici? Vous êtes l’ennemi numéro un de l’Égypte, ne devriez vous pas être caché?
- Je suis venu à votre secours, mentit le prêtre.
- Non, répondit le docteur, vous êtes venu par avidité, vous espériez que le pharaon serait renversé.
- Silence, s’écria le monarque! Je pose les questions!
Se détournant du docteur, il fixa intensément Séthi et tendit la main vers lui.
- Dites-moi la vérité, est-ce que cet étranger a quelque chose à voir avec le faux dieu Toth?
Séthi paru mal à l’aise un instant, puis jeta un regard au docteur, ce dernier lui fit un clin d’œil.
- Non, répondit-il alors fermement, surpris de mentir malgré l’utilisation du don d’Aton sur lui.
- Avez-vous conspiré contre moi ou contre la reine?
- Non, ajouta Séthi de plus en plus confiant.
Déçu, Akhénaton se tourna vers Aÿ et le fixa avec la même intensité.
- Avez-vous conspiré contre moi et contre la reine?
- Non, répondit Aÿ qui avait compris.
- Avez-vous tenté de me voler Kheprech ?
- Non.
Le pharaon semblait de plus en plus frustré. Il ajouta d’un ton sec.
- Alors dites-moi : que faisiez vous avec ma couronne et cet étranger?
- Cet étranger s’appelle le docteur, mon seigneur. Il n’est pas votre ennemi. Nous avions des indices comme quoi une forme de sorcellerie a été utilisée contre votre personne et nous croyions qu’une amulette avait été placée sur Kheprech. Le docteur sait reconnaître ce type de… magie et il cherchait l’amulette.
Néfertiti qui commençait à comprendre se leva brusquement.
- Il vous a pris le don d’Aton, s’écria-t-elle.
- Ne craignez rien, ma tendre amie, dit ce dernier. Je l’ai remis à sa place.
Le docteur se leva et s’avança vers le trône en souriant.
- Votre majesté, j’aimerais vous montrer quelque chose, mais avant, je demande la permission de m’adresser aux sœurs de Karn, les "sorcières" qui ont tenté de vous envoûter.
- Je ne vois pas de qui vous parlez, mais faites donc, répondit le pharaon, de plus en plus curieux.
- Malli, Hellora, c’est votre dernière chance. Je peux réparer votre vaisseau, celui camouflé en mastaba. Quittez cette planète, libérez les jeunes femmes que vous avez emprisonnées et laissez les humains tranquilles. Si vous ne le faites pas, je vous détruirai.
Les karniennes ne désiraient pas révéler leur identité, alors, elles ne répondirent pas, mais Néfertiti semblait furibonde. La gallifrérien mit ensuite la main dans sa poche et en sortie une montre bracelet.
- Ceci est une montre, ça sert à mesurer le temps et ça n’a pas encore été inventé. À l’intérieur de cette montre se trouver une minuscule source d’énergie qu’on appelle une pile. Ce qui est amusant, c’est que cette pile a la même taille et apparence que votre don d’Aton. Pendant que j’expliquais à Aÿ le fonctionnement du don d’Aton, j’ai échangé la pile avec le don d’Aton à l’insu du Divin père et de la fausse Rose Tyler. Le vrai don d’Aton se trouve dans cette montre.
La fausse Néfertiti se précipita vers le docteur, mais arrêta sa course net quand celui-ci plaça la montre devant son front.
- Vous avez vu de quoi est capable cet objet - que vous avez certainement volé à un officier Zéon - entre les mains d’un humain. Avez-vous vraiment envie de voir de quoi est capable un Seigneur du temps quand les pouvoirs de son esprit sont décuplés?
- Non, s’écria-t-elle effrayée!
- C’est trop tard, dit-il. Je suis en interface avec la console des deux sarcophages, c’est à dire les unités de suspension temporelle. Je suis en train de les désactiver pour libérer Néfertiti et Rose Tyler. Le lien qui vous maintient en vie est en train de se briser.
- HAARG, hurlèrent les deux sœurs en s’écroulant par terre!
Le pharaon bondit hors de son siège pour se jeter sur son épouse.
- Ne les approchez pas, ordonna le docteur.
Sous l’emprise du don d’Aton, le pharaon figea. Il vit néanmoins son épouse se transformer en vieille femme en un instant puis en momie inerte. À ses côtés, Hellora avait subit le même sort.
Époque 2 Cynthia et le docteur
Cynthia était fourbue, mais satisfaite; l’entrée était presque dégagée. Elle examina sa robe sale et déchirée et réalisa que ça ne faisait pas si différent de sa vieille robe paysanne maintenant. De son côté, le docteur, malgré le fait qu’il ait travaillé avec acharnement, s’en tirait avec un costume intact et des ongles sales. Elle prit la résolution de ne plus critiquer ses choix vestimentaires.
- Si vous avez tuées les sœurs de Karn, que cherchons nous ici?
- Je ne les ai pas tuées, répliqua le docteur, elles étaient mortes depuis longtemps et s’accrochaient à la vie en volant celles des autres. J’ai simplement permis à la nature de reprendre ses droits.
- Néanmoins, elles sont mortes. Alors que sommes-nous venus chercher?
- Curieuse, dit le docteur? C’est le moment de vérité. Vous venez?
Il s’engagea dans les escaliers.
- Allons-y, s’écria joyeusement Cynthia!
- Allez-vous me laisser placer ma réplique au moins une fois, maugréa le seigneur du temps?
Elle emboîta le pas.
- J’y penserai, répondit-elle en riant.
Époque 1 Rose et le docteur
Le Pharaon, ses gardes, le docteur et les autres prisonniers se trouvaient devant l’entrée de la chambre secrète. Akhénaton acceptait de libérer ses prisonniers à condition d’avoir la preuve que la vraie Néfertiti était vivante. Le docteur aurait pu utiliser le don d’Aton pour le forcer à les libérer, mais il préférait prendre cette chance de laisser les événements reprendre leur cours normal.
Depuis qu’il avait proclamé haut et fort qu’il était un seigneur du temps et avait détruit les Karniennes, les gens autour de lui semblaient le regarder avec une certaine vénération. Il avait entendu certains gardes murmurer le nom Toth et il n’aimait pas ça. En tant que seigneur du temps, il était puissant et il le savait, mais il craignait parfois que s’il se laisse trop aller, qu’un sentiment de toute puissance le prenne et en fasse un être tel que le Maître. Il savait tapis au fond de lui certaines faiblesses qu’il préférait tenir en laisse. Donc, la dernière chose qu’il souhaitait pour l’instant était de rejoindre le panthéon des dieux de l’Égypte.
Quand ils arrivèrent dans la pièce devenue de plus en plus exiguë avec nombre important de visiteurs, ils trouvèrent Rose et Néfertiti réveillées, assises dans leur sarcophage. La compagne du docteur s’affairait à débrancher les tubes qui la maintenaient dans le caisson tout en parlait à la jeune égyptienne pour la rassurer. Le pharaon approcha cette dernière.
- Vous êtes… si jeune! Vous n’avez pas changée depuis le jour de notre mariage. Comment est-ce possible?
Néfertiti paraissait confuse, elle reconnut Aÿ parmi le groupe.
- Père! Pardonnez-moi! Je vous ai désobéit.
Les larmes coulaient des yeux du divin père.
- Ma petite fille, je t’ai crue morte.
Il se précipita vers elle l’aida à débrancher les tubes.
- Cette Néfertiti n’a jamais été mariée avec vous, expliqua le docteur au monarque. Le… sarcophage l’a conservée telle qu’elle était quand elle y a été mise.
- Elle est magnifique, dit-il ému. Vous êtes libres, ajouta-t-il dans un murmure.
Au moment où il prononça ces mots, le grand prêtre d’Amon s’approcha du docteur et lui arracha la montre des mains. Ce dernier fit volte face, mais trois gardes se détachèrent du groupe et entourèrent le prêtre, brandissant leur lance pour le protéger. Il s’agissait sans doutes de prêtres d’Amon déguisé en soldats ou des supporters de l’ancien culte.
- Maintenant le don d’Aton est à moi, s’écria-t-il!
Il porta la montre à son front et fixa un regard haineux vers Akhénaton.
- À genoux, hérétique!
Le pharaon obéit en crispant le visage. Satisfait, le prêtre se tourna vers le docteur.
- À ton tour, faux dieu.
- Le don d’Aton n’a aucune effet sur moi, riposta le docteur, alors que comptez-vous faire?
- Je t’ai bien observé, docteur, je sais ce qui a de l’effet sur toi.
Il se tourna vers Rose et tendit la main. Rose mit ses mains autour de propre son cou et serra.
- Harg! Peux… plus respi…rer, articula-t-elle avec difficulté.
Son visage pâlissait dangereusement et ses lèvres bleuissaient. Elle jeta au docteur un regard désespéré.
- Arrêtez, s’écria le seigneur du temps! Je ferai ce que vous voulez.
Rose lâcha son cou et se mis à tousser.
- Maintenant, docteur, dis-moi : comment fonctionnent ces sarcophages?
***
Époque 2 Cynthia et le docteur
Les sarcophages étaient toujours là après tout ce temps dans la petite pièce qu’éclairait la console centrale. Une odeur de poussière les accueillit. Le docteur se dirigea vers la console. Cynthia le suivit d’un pas mal assuré.
- Je ne comprends pas, dit-elle. Si les sœurs de Karns sont mortes, qui se trouvent dans ces caissons?
- Chaque chose en son temps, lui répondit-il en pêchant dans ses poches la statuette recollée du pharaon. Ceci est la clé qui ouvre les sarcophages et réveille ses occupants.
Il l’enfonça dans un trou au milieu de la console. Cette dernière se mis à clignoter puis des craquements se firent entendre de chaque sarcophage.
- C’est le moment de vérité, répéta le docteur. Ouvrez celui de gauche, je m’occupe de celui de droite.
Le couvercle était lourd, mais habituée au travail de la meunerie, Cynthia n’eut que peu de difficulté à le soulever. Quand elle vit qui se trouvait dans le sarcophage, elle lança un petit cri de surprise. L’occupant du sarcophage ouvrit les yeux.
- Bonjour, dit-il, je suis le docteur. Et vous, qui êtes-vous?