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Série : Cold Case
Création : 12.11.2008 à 00h07
Auteur : alinou
Statut : Terminée
« bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser vos coms » alinou
Cette fanfic compte déjà 26 paragraphes
« Nous entrons dans le garage ... il est vide. La voiture est la ... aucune trace d'agression ... Nos continuons ... la pièce est vide ... ils ne sont nulle part ....»
Stillman : Fouillez bon sang, ils ne se sont pas envolés quand même !
« Ca y est, nous avons trouvé, il y a un passage derriere une armoire ... un souterrain ... »
Stillman : Foncez !
De son côté Nathan continuait sa série de photographies ... tout en supervisant l'avancé des policiers, il restait scotché à ce qui se passait du côté de Lilly.
Nathan : Arrêtes de gigoter, cela ne servira à rien. Tu ne peux pas t'échapper....Plus tu te défends et plus ça me plait. Essaie donc de crier ... Allez ! Crie ! Mais crie donc bon sang !
Ils entendirent un cri affreux ...
Stillman et Kat étaient figés, silencieux ...
Kat se reprit la première ... saisissant le micro, elle hurla :
Kat : Il s'en prend à elle, dépêchez vous !!
Mais les policiers mirent plus de 20 minutes pour défoncez les trois grosses portes de pierre ... Ils atteignirent enfin la dernière salle, mais c'était trop tard pour Lilly ...
Ils se jetèrent sur Nathan, réussissant non sans peine à le controler. Deux autres entourèrent Lilly d'une couverture, et la sortirent au plus vite de cet endroit. Will et Nick étaient sur place, ils s'approchèrent de Lilly, un ambulancier l'installait sur un brancard.
Lilly, à l'ambulancier : Je ne veux parler à personne, éloignez les s'il vous plait...
L'ambulance la conduisit immédiatement à l'hôpital.
Au Central
Stillman n'avait pas prononcé une parole ... il avait écouté tout cela la tête entre ses mains, sans bouger, complêtement impuissant ... Les gémissements de plaisir de Nathan, les pleurs de Lilly, les cris de douleur .... Il restait silencieux, des larmes coulaient sur son visage ... C'était fini, il le tenait. Mais à quel prix ... C'était de sa faute, il avait accepté de l'envoyer comme appat et voilà ...
Le téléphone de Kat sonna. C'était Will.
Will : Nous arrivons avec Nathan.
Kat : Bien. Et Lilly ?
Will : Elle a refusé de nous parler. L'ambulancier nous a dit qu'apparemment elle n'avait pas de blessures physique ... uniquement quelques hématomes... mais il la violée, nous sommes arrivé trop tard. Je ...
Kat : On se retrouve au Central Will.
Puis se tournant vers Stillman :
Kat : Chef, quelqu'un devrait aller à l'hôpital, non ?
Stillman : Je vais y aller, occupez vous de Nathan.
Il parlait d'une voix sourde, les yeux perdus. Il se leva, prit son manteau et sortit ... Il se déplacait comme un automate ...
Dix minutes plus tard, il arriva à l'hôpital.
Le médecin qui s'occupait de Lilly ne pouvait pas le recevoir avant une demi heure. Stillman décida de prendre son courage à deux mains, et d'aller parler à Scotty. Il avait essayer d'appeler plusieurs fois, et il attendait surement des nouvelles .
A peine fut-il entré, que Scotty le bonbarda de questions.
Scotty : Ah Chef, Bonjour. J'ai essayé de vous joindre tout l'après midi. Alors, comment avance l'enquête ?
Stillman : Nous avons réussi à avoir Nathan, il est au Central avec les autres.
Scotty : A très bien. On va pouvoir souffler maintenant.
Stillman : Scotty ... je dois vous dire quelque chose ... à propos de Lilly ...
Scotty : Oui, qu'est ce qui se passe ?
Stillman : Voilà ... le seul moyen que nous avons trouvé pour coincer Nathan, ça a été de lui tendre un piège.
Scotty : Oh mon dieu, Lilly a été blessée ?
Stillman : Non ... enfin oui. Je ne sais pas vraiment comment dire ça. Malgré tous nos efforts, nous sommes arrivés trop tard ... il ....
Scotty : Quoi, qu'est ce qu'il a fait ? Comment va-t-elle ?
Stillman : il la violée.
Scotty eut un rugissement animal ... c'était intolérable pour lui. Il était dans un état de rage et de stupeur difficilement imaginable. Il ne pouvait pas parler, ni bouger ...
Le médecin qui s'était occupé de Lilly arriva à ce moment là.
Le médecin : Bonjour. Je suis le docteur Carter, je me suis occupé de Madame Rush.
Stillman : John Stillman, je suis son supérieur. Alors, comment va-t-elle ?
Le médecin : Elle est en pleine crise post traumatique. Il va lui falloir du temps. Mais physiquement, elle va bien. Enfin, autant qu'on peut l'être dans ce genre de situation. Nous lui avons donné tous les traitements préventifs pour les éventuelles MST. Mais pour le moments, tous les tests réalisés sont négatifs.
Stillman : Nous pouvons la voir ?
Le médecin : Elle refuse toutes visites. C'est tout juste si elle m'a toléré. On va attendre quelques jours pour les visites. Pour le moment, elle va être admise ici. Elle va suivre une psychothérapie avec l'un de nos meilleurs médecins, spécialiste de ce type d'agression. Quand elle sera prête, vous pourrez la voir, mais pour l'instant, il lui faut du temps.
Scotty : Oh mon dieu .... C'est pas possible ... pas Lilly ... non ce n'est pas possible ...
Il avait le souffle court, la vision brouillée ... des images abominables défilaient dans son esprit ... l'image de Lilly nue, battue s'anima soudain devant ses yeux ... Elle le fixait, les yeux remplis de désespoir et de souffrance ... il avait la bouche ouverte mais aucuns sons ne sortaient .... La douleur qu'il ressentait était comparable à cou de couteau qui lui transperçait le cœur .... Il suffoquait ...
Le médecin : Calmez vous Monsieur ... respirez lentement ... voilà ... concentrez vous sur votre respiration ...
Scotty se calma tant bien que mal ... Il rassembla toutes ses forces, et essaya de se lever. Mais il retomba lourdement sur son lit.
Scotty : Je veux la voir, s'il vous plait... Elle ne me rejettera pas, pas moi. Je suis le seul à pouvoir l'aider. Je vous en prie, emmenez-moi près d'elle.
Le médecin : Je suis désolé Monsieur Valens, mais vous n'êtes pas en état de vous lever. Mais je vais essayer de lui parler et si elle accepte de vous voir, c'est elle que nous amènerons ici.
Stillman : Ecoutez Scotty, nous devrions peut être attendre quelques jours, je pense qu'il serait mieux pour elle qu'elle parle avec un médecin, et qu'elle se sente prête à affronter le regard des autres avant que nous ...
Scotty : NOUS ???? Comment osez-vous dire nous ! C'est de votre faute, vous l'avez laissée, vous l'avez envoyée dans les mains de ce pervers ... on savait ce qu'il était capable mais vous l'avez quand même envoyée la bas .... Et là, vous osez me dire à moi, ce qu'il faut faire et ce s'il serait mieux pour elle..... SORTEZ DE MA CHAMBRE !!!! SORTEZ !!!! JE NE VEUX PLUS VOIS VOIR !
Stillman sortit sans demander son reste. Il comprenait sa réaction ... Il avait manqué de discernement, il n'aurait pas du accepter qu'elle y aille ... Il retourna au Central, perdu dans ces pensées, remplis de remord.
De son côté, le médecin était partit dans la chambre de Lilly. Mais elle refusa, et sa décision était sans appel. Il l'avait trouvée grelottante, allongée sur son lit... elle faisait peur à voir ...Quand il s'était approché d'elle, elle s'était recroquevillée, comme pour le fuir ... il avait commencé à lui parler, et quand il prononça le prénom de Scotty, elle s'était aussitôt mise à pleurer comme une enfant ... le médecin n'insista pas.
De retour dans la chambre de Scotty, il le mit au courant.
Le médecin : Je suis désolé, mais elle ne peut recevoir personne pour le moment. Elle est encore complètement sous le choc.
Scotty : Que vous a-t-elle dit ?
Le médecin : Pratiquement rien ... elle n'est pas vraiment en état de parler. Elle m'a juste demandé des nouvelles de votre état de santé quand je partais. Elle a rendez vous avec le psy cette après midi, je repasserai vous voir vous donner de ses nouvelles.
Lilly refusa de voir Scotty pendant dix jours ... Il pouvait désormais se lever quelques heures par jour. Il arriva un matin, comme d'habitude, sachant qu'elle refuserait une fois de plus de le voir. Quand l'infirmière revint et lui annonça qu'elle acceptait, il fut abasourdi. Il souhaitait vraiment la voir, mais il était tellement sur qu'elle refuserait qu'il ... l n'était pas prêt ! Enfin, ce n'était pas le moment de fuir ! Il respira un grand coup avant de tourner la poignée et de rentrer.
Lilly était debout, face à lui ... elle le fixa, puis se détourna et alla vers la fenêtre. Elle appuya son front contre la vitre et resta silencieuse. Scotty s'approcha, doucement. Il s'arrêta à un mètre d'elle.
Scotty : Lilly ... je suis désolé ... de ne pas ...
Lilly : Arrêtes, s'il te plait ... ce n'est pas d'entendre tout ce que tu n'as pu faire, ou tout ce que je n'aurais pas du faire qui va m'aider.
Scotty : Lil, ...
Lilly : Non ARRETES ! J'ai accepté que tu entres, pour te dire que je ne veux plus que tu viennes ici tous les jours, ce n'est pas la peine. Je ne suis pas encore sortie de ce cauchemar et je ne veux voir personne.
Il s'approcha d'elle et posa sa tête contre son épaule.
Scotty : C'est fini, tu es revenue, vivante.
Avec brusquerie, Lilly le repoussa avec un rire mauvais.
Lilly : Vivante ? Vivante tu dis ? ... Tu as de ces mots ! Comment peux-tu dire de telles bêtises ! .... Vivante ! ... Regarde-moi bien ... Je ne peux pas supporter la présence d'un homme ... je ne supporte pas que quelqu'un me touche ... je n'ai pas dormi plus de dix minutes d'affilées depuis ce jour là ... Je sursaute au moindre bruit ... Et toi, tu viens me dire que je suis vivante ?!?! JE SUIS MORTE ! Je suis sale .... Je suis tout sauf vivante ....Si toi aussi tu es venu me dire d'oublier ... Tout le monde me dit d'oublier ... mais ce n'est pas possible. Je ne pourrai pas ... surtout tant que lui sera toujours là ... Il doit souffrir, autant qu'il m'a fait souffrir.... Et ...
Ses joues étaient devenues rouges dans son visage blême et tendu, tout en sueur, sa bouche se tordait de haine, ses yeux exorbités étaient vitreux, ses mains si belles, aux longs doigts, se crispaient spasmodiquement comme si elles cherchaient une victime à étrangler.
Le cœur tordu de chagrin, Scotty la regardait. Aucune parole ne pouvait venir à bout de cette peine. Mais il ne fallait pas qu'elle trouve la réponse à sa douleur dans la vengeance. Elle hurlait, et pleurait ... Il voyait qu'elle avait mal moralement, mais physiquement aussi. Et elle aurait mal encore longtemps.
Mais il fallait qu'elle parle, que ça sorte ... Elle le supplia du regard ... mon dieu, qu'on en finisse pensa t-elle ... Mais le médecin l'avait prévenu, il fallait qu'il l'aide à parler, la parole est le premier pas vers la guérison lui avait-il dit.
Scotty : Il ne faut pas que tu te renferme dans ta détresse et ton mutisme ...
Lilly : Tu veux que je te dise quoi ? Les cauchemars répétitifs, les pensées éclair soudaines me rappelant sans cesse cette terrible expérience, le sentiment de vouloir fuir sans cesse pour éviter d'être de replonger dans les faits, ou la peur d'être assaillie à chaque seconde par un flash-back.... Tu ne comprends pas que depuis ce jour je revis la scène sans cesse : les cris, les odeurs, son souffle ... ses souvenirs semblent encore plus réels que les faits ...
Le visage décomposé, elle marchait de long en large en se tordant les mains. Quand elle eut terminé, il était très pâle. Les mâchoires crispées, il s'approcha d'elle doucement ... Il posa une main sur son épaule ... son corps était nerveux et tendu ...
La peur et le dégout, c'est tout ce qu'elle pouvait ressentir depuis quand quelqu'un la touchait ... elle avait rejeté tout ceux qui avait tenté de la sortir de cet état, et elle restait seule face à ses souvenirs monstrueux.
Il avait été attentif à son désarroi, mais il se sentait coupable de ne pas pouvoir la sortir de ses fantômes, de ne pas pouvoir l'éloigner de ses idées noires. Il voulait la prendre dans ses bras mais il craignait qu'elle le repousse ... il passa sa main derrière son dos ... doucement ... attendant sa réaction ...
Elle se retourna et plongea son regard dans le sien ... pour la première fois depuis qu'il était dans la chambre, leurs regards se retrouvaient.
Elle fit un pas vers lui, et posa sa tête contre son torse. Il la prit dans ses bras, tendrement. Délicatement il embrassa ses cheveux et son front.
Scotty : Ça va aller maintenant, ça va aller.... Je suis là, murmura t-il doucement.
Les mots résonnèrent en elle comme un écho lointain mais elle ne réussit pas à se détendre, à se libérer de ses pensées noires, de ses flashs ... Il passait sa main dans son dos, comme un parent qui essaye de calmer son enfant mais tout à coup, elle se dégagea, et recula précipitamment. La peur, l'angoisse ... tout remontait d'un coup. Lui, son visage ...la souffrance quand il est entré en elle ... la peur ...
Lilly : NON !!!! ... Arrêtes ... je ne peux pas ... tu ... tu devrais partir ... je suis désolée ...
Les mots s'étouffèrent dans sa gorge.
Scotty : Non je ne veux pas te laisser, je vais rester avec toi ...
Lilly : SORS ! SCOTTY SORT D'ICI !!!
Elle hurlait, elle pleurait ... Elle ne se contrôlait plus ... Elle l'agrippa et le poussa brusquement vers la porte.
Lilly : Je t'en prie, laisses moi ...
Scotty la regardait, le visage décomposé, complètement impuissant. Il ne pouvait rien faire... Il n'avait été là quand ce monstre ... mais il était là maintenant. Il aurait voulu la protéger d'elle-même ... C'est tout ce qu'il aurait pu faire, mais elle le rejetait... Il sortit à contre cœur, les larmes aux yeux ...
Elle le regarda partir ... Le voir comme ça, à cause d'elle ... mais elle ne pouvait pas ... elle ne pouvait pas continuer à vivre comme ça ... Elle ne pourrait pas oublier ... Elle ne se sentait plus capable d'aimer, d'être aimée ... La culpabilité de le faire souffrir lui se fit insupportable ... il fallait que ça s'arrête !
Elle vit le charriot des infirmières dans le couloir, juste à côté de sa chambre ... elle sortit, vérifia que personnes ne la voyait et prit autant de cachets qu'elle pouvait... et repartit aussi vite dans sa chambre. Elle s'enferma dans la salle de bain, et avala le tout ...
Elle glissait maintenant doucement dans un désespoir profond, un désespoir sans questions, sans révolte, évident, tranquille. La conscience de ce désespoir la laissait ... comment dire ? Sereine, oui, c'est cela : sereine. Ce n'était pas incompatible. Elle se sentait irrésistiblement happée, submergée, roulée, enfoncée, noyée dans une houle sombre, irrésistible, puissante, forte et vigoureuse, elle coulait dans un univers ou la souffrance se faisait de moins en moins forte. Pour supporter cette douleur, il ne fallait pas résister, il fallait se laisser emporter loin, si loin que l'on devenait inaccessible ...
On tapait à la porte de la salle de bain ... Lilly distinguait à peine l'infirmière ...
Quand tout à coup elle sombra, trop épuisée pour lutter davantage.
L'infirmière, aidée de deux aides soignants, arriva enfin à entrer et trouva Lilly étendue dur le sol, inconsciente.
L'infirmière : Vite, allez me chercher un médecin.
Le médecin arriva en courant... Le cœur battait lentement, la tension chutait ... On pouvait sentir le stress du médecin augmenter ...
Le médecin : Qu'est ce qu'elle a prit??
L'infirmière : Plusieurs médicaments destinés aux patients de cet étage...
Le médecin : Il faut lui faire un lavage gastrique ... allez me chercher du charbon, nous allons le lui administrer par sonde ...
Après plus d'une heure de soins, la situation était stabilisée. Mais le médecin n'était pas pour autant rassuré. Le cas de Lilly était très préoccupant. Il alla prévenir Scotty.
Le médecin : Je ne vous cache pas que son état est très préoccupant. Il faut absolument qu'elle trouve l'envie et l'énergie de se sortir de se cauchemar. Si elle se laisse coulée... Il serait bien de prévenir sa famille, avoir ses parents auprès d'elle l'aiderait surement.
Scotty : Elle n'a plus de famille ...
Le médecin : Depuis qu'elle est arrivée ici, elle n'a rien mangé, elle n'a presque pas dormi, elle a refusé de parler au psy, elle refuse la visite de tous ceux qui se présentent ... si elle continue à s'enfermer comme ça ...
Scotty : Je peux aller la voir, je veux essayer de la tirer de là ... s'il vous plait.
Le médecin : Elle dort désormais ... mais vous pouvez y aller ...mais ne la réveillez pas, elle a besoin de repos.
Complètement désemparé, il se rendit à son chevet. Il la regardait ... Qui avait-il de plus important que cette femme qu'il aimait plus que tout ? Elle refusait de lutter pour vivre. Elle l'avait aidé à se sortir du coma, et lui, il n'arrivait pas à en faire autant.
Comme l'avait fait Lilly pour lui, il s'assit à côté de son lit, et lui prit la main. Il pleurait, hanté par la peur de la perdre. Elle paraissait si paisible maintenant qu'elle dormait.
Scotty : Je suis tellement désolé ... je ne sais pas du tout ce qu'il faut faire ... je t'aime Lilly, et je veux passer toute ma vie avec toi ... Tu as du m'appeler, tu avais besoin de moi et je n'étais pas là ... Pendant que je dormais, tu souffrais et je n'ai rien senti ... Mais pourquoi je n'étais pas là ... je n'ai pas senti ton besoin de moi ... Si je n'étais pas sorti faire un jogging ce matin là, je ne me serais pas retrouvé ici sur un lit, et j'aurais peut être pu t'éviter ça. Je n'aurais pas laissé Stillman t'envoyer là bas ... Je ... Je suis désolé ... Mais on peut s'en sortir Lilly ... Tous les deux ... Il faut que tu trouve la force de revenir près de moi .... Je t'en prie ... Je ne pourrais plus vivre sans toi désormais ...
Il ne pouvait retenir le flot de larmes qui montait de plus profond de lui ...
Scotty : Je ne sais pas du tout ce qu'il faut dire ... maintenant c'est à moi de t'aider et je ne sais pas comment faire ... je t'en prie aide moi ... parle moi ... je t'en supplie ...
Il la croyait encore endormie quand il remarqua que de chaque côté de ses paupières fermées, glissaient des larmes qui se perdaient sur l'oreiller : elle ne dormait pas.
Lilly, vraiment touchée par tout ce qu'elle venait d'entendre, et ne supportant plus de le savoir si désespéré à cause d'elle, fini par ouvrir les yeux et lui serra la main.
Lilly : Pardon, murmura t-elle.
Scotty : Je t'aime tant ... ne me rejette pas je t'en supplie ... laisse moi t'aider ... je ferai n'importe quoi mais laisse moi t'aider ...
Lilly arrivait tant bien que mal à garder les yeux ouverts ... elle était exténuée ... De le savoir si mal, lui, l'homme qu'elle aimait du plus profond de son âme, à cause d'elle lui était insupportable ...
Lilly : Viens t'allonger près de moi, je voudrais juste dormir dans tes bras ...
Scotty parut quelque peu soulagé ... il arriva, non sans efforts, à s'allonger sur le lit ... elle se lova contre son torse, il passa ses bras autour d'elle ... la serrant contre lui ... Sans même s'en rendre compte, ils poussèrent ensemble un soupir dans lequel une partie des peurs, des angoisses qu'ils avaient s'envolait ...
Le lendemain, Stillman, accompagné de Kat, Will et Nick virent leurs rendre visite. Scotty avait refusé de voir Stillman depuis leur altercation.
Après avoir passé un petit moment tous ensemble auprès de Lilly, Scotty prit son chef à part dans le couloir.
Scotty : Je suis désolé pour l'autre jour, je ne pensais pas ce que j'ai dit ... je ...
Stillman : Vous n'avez pas à vous excuser Scotty, je comprends.
Scotty : Je n'aurais pas supporté de la perdre elle aussi ...
Stillman : Ne vous en faites pas pour ça Scotty. L'essentiel désormais, c'est qu'elle se rétablisse ... La route sera longue ... et elle aura besoin de vous plus que jamais.
Lilly resta un mois à l'hôpital avant de rentrer. Scotty avait reprit le boulot, et c'était installé chez elle.
Les premiers jours furent difficiles ... Lilly resta prostrée dans un profond mutisme. Scotty aurait préféré des cris à ce chagrin silencieux. Les rares fois où il essaya de la faire parler de sa souffrance, elle sortait de ses gonds, lui martelait la poitrine de ses poings, complètement défigurée par la colère et le chagrin... C'était la peur obscure de Nathan. Même en prison, il avait encore une emprise sur elle. Il, ou plutôt son souvenir tissait autour d'elle une toile d'araignée qui l'isolait de tous.
Scotty savait qu'il ne pouvait pas consoler tous les chagrins, qu'il fallait du temps. Mais avec beaucoup de patience, et grâce à un suivit médical renforcé, Lilly retrouva peu à peu confiance en elle, et après quelques mois, elle décida de reprendre le travail.
Un soir, où elle avait été retardée au boulot, elle découvrit son appartement illuminé .... Des multitudes de guirlandes lumineuses étaient installées, ainsi que des petites bougies disposées un peu partout. Une ravissante table était dressée ... et Scotty qui l'attendait, visiblement anxieux ... il avait mis son plus beau costume ...
L'effet de surprise passé, elle referma la porte, et, avec un magnifique sourire aux lèvres, elle lui demanda :
Lilly : En quel honneur ?
Elle s'approcha de lui et l'embrassa tendrement. Elle posa sa tête contre son épaule et admira son appartement ... c'était féérique.
Lilly : C'est magnifique Scotty.
Scotty : Je voulais te faire une surprise ... un diner romantique, ça te dis ? Ca fait 3 heures que je me bats avec les casseroles ...
Lilly : Je vais savourer tout ça alors.
Ils s'installèrent. Le diner fut délicieux, tout se passa merveilleusement bien. Une fois le dessert avalé, ils s'installèrent sur le canapé.
Il la prit dans ses bras, et nicha sa tête dans son cou. L'odeur de son parfum sur sa peau l'enivra.
Scotty : Si on allait prendre une douche ?
Cette seule idée lui procura un frisson agréable. Elle s'écarta de lui en souriant, et se dirigea vers la salle de bain sans lui lâcher la main.
Un long moment plus tard, elle en ressortit, sereine comme elle ne l'avait pas été depuis très longtemps. Ses cheveux étaient encore humides de la douche qu'ils venaient de prendre ensemble. Fatiguée, certes, mais délicieusement fatiguée. Le corps détendu, l'esprit agréablement brumeux. L'air qui entrait par la fenêtre ouverte caressait sa peau comme de la soie.
Scotty sortit à son tour de la salle de bain. Visiblement moins détendu ... Il était silencieux, la fuyait du regard, s'agitait tout seul en faisant les 100 pas ...
Lilly avait bien compris, et elle voulut abréger ses souffrances!
Lilly : Alors, tu me l'as fait cette demande ?
Scotty leva la tête, tout étonné ... leurs regards se trouvèrent et ne se quittèrent plus, aveugles à tout ce qui n'était pas eux. Elle l'attira à elle pour l'embrasser tendrement. Et lui murmura :
Lilly : Oui, je veux devenir ta femme ...
FIN