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Série : Cold Case
Création : 29.05.2009 à 09h20
Auteur : Genna
Statut : Terminée
« Suite indirecte de "La vie à deux". Petites suites d'enquêtes différentes, avec un fil rouge... » Genna
Cette fanfic compte déjà 32 paragraphes
Le lendemain, Will et Nick étaient dans la salle d’interrogatoire avec Chris Jones. Stillman l’avait rappelé la veille pour lui demander de passer. Il lui avait dit qu’il y avait un point qu’il souhaitait voir avec lui.
- Vous ne nous avez pas dit que vous craquiez sur Katie ? Fit Will.
- Quoi ? Mais quel est le rapport avec…
- Stephen Reynolds. Elle sortait avec lui. Répondit Nick.
- Et Stephen est le frère de Jack, qui est… Continua Will.
- Que voulez-vous savoir ? Demanda Chris avec un énervement qu’il ne cachait pas.
- Tout dit Nick en s’approchant de Chris. Tout ce qui pourra nous aider à résoudre cette enquête une bonne fois pour toute.
- Bon d’accord, on a flirté un peu elle et moi, mais elle a arrêté avant…
- Avant quoi ? Demanda Will. Que ça ne dégénère, c’est ce que vous alliez dire ?
- Oui. Et c’est vrai qu’elle a eu raison. Vous savez, au cours de cette soirée il y a eu…
- On sait pour Jack et Ally, dit Nick. Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse.
- Ecoutez, je vous ai tout raconté. Katie et moi on a juste…
- Elle était plutôt jolie, dit Nick en tendant une photo à Will. Le genre de fille qu’on rêve d’afficher à son tableau de chasse.
- C’est vrai, mais elle était avec Stephen.
- Et alors ? Fit Will. Quand on trouve quelqu’un à son goût, ce n’est pas ce petit contre temps qui nous arrête !
- Ils s’aimaient. Ils étaient ensemble depuis le collège.
- Justement, fit Nick. Elle voulait peut-être voir ce que ça faisait avec un autre ! Elle n’avait connu que Stephen. Mais elle s’est aperçue qu’elle n’aimait que lui, et vous a laissé.
- Autrement dit elle vous a chauffé à blanc, et quand elle s’est aperçue de son erreur, elle vous a laissé seul dans votre coin. Dit Will en regardant Nick avec air compatissant.
- Elle vous a allumé, poursuivit Nick. C’est vrai que c’est un truc qu’on ne supporte pas.
- Mais qu’est-ce que vous voulez me faire dire ? S’énerva Chris. Je n’ai pas touché à Katie. Je ne suis pas ce genre…
- On le sait ça, fit Nick. Mais vous avez peut-être décidé de vous venger.
- Vous insinuez donc que j’ai tué Stephen ? Pour me venger ?
- C’est une hypothèse plutôt probante, répondit Will. Et pour vous couvrir, vous vous êtes servis de votre frère et de Jack.
- C’est n’importe quoi ! Cria Chris. Je tiens à mon frère. Jamais je ne me serais servi de lui.
- Alors, dîtes-nous la vérité ! Dit Nick. On pense que vous en savez plus que ce que vous voulez nous faire croire.
Dans l’aquarium, Kat et Scotty regardaient l’interrogatoire. Il commençait à craquer. Lilly et Stillman étaient partit interroger Jack. Stillman lui dit qu’il n’avait pas pu avoir le procureur, mais que le bureau essayait de voir ce qu’il pouvait faire pour lui. Lilly lui dit qu’ils avaient un suspect, et qu’en ce moment il était interrogé au commissariat. Elle lui dit aussi qu’elle savait qu’il se trouvait sur les lieux du crime, et que s’il tenait vraiment au marché qu’il avait sollicité, il valait mieux qu’il parle. Jack essaya en vain d’éviter l’interrogatoire, mais il vit que ce n’était pas la peine. L’inspecteur Rush ne le lâcherait pas tant qu’il n’aura pas dit quelque chose.
- C’est vrai que je me trouvais là, mais je vous jure que je ne l’ai pas tué. Jamais je n’aurais pu tuer mon frère, même si…
- Alors, qui protégez-vous ? Demanda John en s’approchant de Jack.
- Vous le savez déjà, je pense.
- Jack, commença Lilly en s’asseyant à côté de lui, si vous ne dîtes pas ce que vous savez, vous serez jugé en tant que complice de meurtre, est-ce que vous savez ce que cela veut dire ?
- Le couloir de la mort ? Vous savez, je suis déjà mort. Je suis mort le même jour que Stephen.
- Vous savez, j’ai une sœur, dit Lilly. Elle m’exaspère au plus haut point, elle commet les pires bêtises, mais, si un jour, elle franchit le pas de ma porte en implorant mon pardon, je…
- N’essayez pas de vous comparer à Stephen et moi.
- Je ne me compare pas ! J’essaie juste de comprendre. Vous comprendre. J’essaie de me mettre à la place de Stephen. Il était prêt à tout pour vous. Moi pas ! Je n’arrive pas à pardonner à ma sœur. Elle m’a blessée, et quand je pensais pouvoir lui pardonner, elle a de nouveau brisé la confiance que j’avais en elle. Stephen, lui ne vous a pas lâché. Moi si, et maintenant elle est quelque part aux Etats Unis en train de fuir.
- Je sais que je n’ai pas été un idéal pour Stephen. Il… Ce soir-là, il venait encore pour me sauver. Une fois de plus. Il est juste arrivé au moment où il ne fallait pas.
- Continuez, Jack, on vous écoute, fit Stillman.
- Eddy et moi, on avait un différend à régler. Je n’avais pas payé ce que je lui devais, mais il… enfin il y a eu un problème.
- Continuez, fit Lilly.
- Stephen m’avait suivi, il est sorti de la voiture, quand il a vu qu’Eddy commençait à s’énerver. Il a sortit une enveloppe avec pile le montant que je devais. Je lui ai demandé de rester en dehors de ça, mais Eddy a prit l’enveloppe, et commençait à partir. Stephen l’a rattrapé et lui a dit qu’il n’avait pas fini. Il lui dit que c’était la dernière fois qu’il me voyait. Il m’avait trouvé une place dans un centre de réadaptation. Et c’est là que…
- Chris Jones est apparu ? Demanda Stillman.
- Oui, il avait suivi Stephen, il devait lui parler de quelque chose apparemment, mais je ne sais pas de quoi, je le jure. Eddy et moi on est resté à regarder impuissants.
Lilly stoppa Jack dans son récit. Elle le remercia d’avoir collaborer, et lui demanda d’écrire son récit. Cela serait utile lors du procès. John appela Kat, il lui fit un rapide résumé, et insista pour que Chris craque et avoue. Scotty et Nick rentrèrent dans la salle d’interrogatoire. Chris les accueillit froidement. Il leur demanda pourquoi ils ne le laissaient pas tranquille.
- Je vais commencer à perdre patience, entama Nick. Je n’apprécie pas tellement que vous vous foutiez de nous.
- Ecoutez, si vous n’avez aucune preuve, je ne vois pas ce que…
- Erreur ! S’exclama Scotty. Jack Reynolds est passé à table. Il nous a tout dit. Sauf comment vous vous y êtes pris.
- Alors, arrêtez-moi, dit Chris. De toute façon je suis coupable.
- Ca ne marche pas comme ça, dit Nick, il nous faut vos aveux.
Chris capitula. Il vit que ce n’était pas la peine de résister. Il raconta donc qu’après avoir demandé à Jack et Eddy de le laisser seul avec Stephen, chose qu’ils ne firent pas, il lui demanda s’il savait comment Katie passait son temps libre. Stephen lui répondit gentiment de se mêler de ses affaires, et de s’occuper plutôt de son frère. Chris lui dit qu’il fallait qu’il se regarde avant de donner des conseils. Car Jack n’était pas mieux ! Il lui dit aussi de surveiller Katie, elle finirait sûrement par sortir avec le 1er venu, vu qu’il passait son temps à s’occuper de son frère. Stephen lui demanda donc de s’expliquer. Chris répondit qu’il avait de la chance, Katie était très douce et elle embrassait bien. Stephen avait voulu se jeter sur lui, mais il se retint, il pensait à Jack, il ne pouvait pas le laisser seul à cause d’une bêtise. Et c’est là que Chris sortit un couteau de sa poche. Il ne supportait pas que Stephen se moque de lui comme ça. Il lui avait dit que Katie avait voulu le tromper, et il n’avait pas répliqué. Il lui demanda combien de fois, il avait emmené Jack dans un centre ? Combien de fois, il s’était enfui ? Il dit qu’à la différence d’Eddy, Jack était un vrai drogué, dans le sens où n’ayant pas les moyens de se payer sa dose, il empruntait à droite et à gauche. Stephen répliqua qu’Eddy se servait de l’argent que lui donnaient ses contacts pour payer la sienne. Et là, Chris se jeta sur Stephen. Attaquer son frère, était une chose qu’il ne supportait pas.
Lilly et Stillman étaient de retour. Ils avaient été obligés de laisser Jack en prison. John avait néanmoins promis de transmettre sa demande au Procureur. Scotty sortit avec Chris de la salle d’interrogatoire. Chris était menotté. Lilly appela Helen, elle lui demanda si elle pouvait passer lui rendre le journal et lui parler de l’enquête. Helen accepta et à son ton, Lilly sut qu’elle avait deviné que l’enquête était résolue. Lilly demanda à Scoty s’il voulait bien l’accompagner chez Helen. Elle insista, et il devina qu’elle voulait prendre l’air. Il sourit et accepta. Chez Helen, Lilly et Scotty étaient installés dans le salon, et refusaient une deuxième tasse de thé. Helen était si reconnaissante qu’elle ne voulait pas les laisser partir. Lilly la remercia pour le thé et les gâteaux et fit signe à Scotty qu’il fallait songer à partir. Helen les laissa donc s’en aller. Elle retint Lilly et lui dit de ne surtout pas le laisser s’enfuir, il avait l’air de tenir à elle. Lilly rougit et s’éloigna.
Une fois dans la voiture, Scotty lui demanda ce qu’elle voulait faire. Elle lui répondit qu’elle voulait qu’il la surprenne. Le week end se passa donc trop rapidement à leur goût. Ils n’avaient pas eu le temps de faire tout ce qu’ils avaient prévu. Mais ils avaient eu tout le temps pour se découvrir. C’est ainsi que le lundi, Lilly arriva au central avec entrain. Kat lui demanda ce qu’elle avait fait ce week end pour être aussi joyeuse. Elle ne lui répondit rien. Elle ne pouvait pas utiliser l’alibi Mary. Elle lui dit donc qu’elle s’était offert un week end pour elle toute seule. Elle avait été jusqu’à New York. Elle ne mentait pas, puisque effectivement ils avaient décidé de passer la journée du samedi à Central Park, vu le super soleil qu’il faisait. Kat fut à moitié convaincu par la réponse de son amie. Elle se doutait qu’elle lui cachait quelque chose. Elle ne dit cependant rien, mais surprit le regard de Nick. Elle décida donc de se renseigner auprès de lui.
La même petite scène se passait du côté de Nick et Scotty. Vera essayait en vain de savoir avec qui son collègue avait bien pu passer son week end. Scotty fut obligé de révéler qu’en effet il n’était pas seul, mais qu’il préférait ne pas en parler. Vera lui demanda s’il s’agissait d’une femme mariée. A son grand étonnement, Scotty partit d’un éclat de rire, qui ameuta tout le bureau, y comprit Lilly et Kat. Cette dernière demanda ce qui pouvait être aussi drôle, Nick dit qu’il avait sortit une blague, et qu’apparemment elle était drôle. Lilly lui demanda alors de la lui raconter, mais il refusa. Kat haussa les épaules en soupirant, tandis que Lilly devina que Nick avait mentit. Elle lança un regard furtif à Scotty. Cela devenait de plus en plus difficile de garder le secret. Apparemment, tout le monde devinait. Elle se dit que plus on essayait de cacher quelque chose, plus cela se voyait. Mais, elle se sentait bien, même si elle savait que pour lui, c’était différent. Il lui avait demandé pourquoi elle refusait d’en parler aux autres. Elle ne lui avait pas dit qu’en fait, elle craignait l’échec. Et c’est à cause de ça qu’elle avait hésité autant.
Le début de semaine se passa assez tranquillement, John Stillman avait décidé de continuer le classement qu’ils avaient entamé en fin d’année. C’est ainsi que toute la petite équipe passa 2 jours à aller et venir de l’open space aux archives, avec des cartons à n’en plus finir. Le mercredi matin, John venait d’arriver avec Will. Il vit l’atmosphère plutôt détendue de son équipe et sourit. Il aimait voir qu’ils s’entendaient tous très bien. Les enquêteurs du passé, comme on aimait les appeler, prouvaient ainsi qu’ils étaient des êtres humains comme tout le monde. Ils n’étaient pas toujours plongés dans les enquêtes. Il devait les prévenir qu’ils allaient devoir collaborer avec une équipe de Los Angeles. Une affaire commencée à L.A., mais qui les avaient mené à Philadelphie.
- Bonjour à tous, j’espère que les minis vacances vous ont plues, car nous entamons une fin de semaine plutôt chargée, dit John.
- Encore une enquête ! S’étonna Lilly. On aurait pu avoir un peu de répit quand même !!
- Du répit ?? Il me semble que depuis 2 jours, vous en avez du répit, répondit Stillman en souriant.
- Vous appelez le classement du répit ! S’exclama Nick. On n’a pas la même définition…
- Nous allons devoir travailler avec une équipe de Los Angeles, commença Stillman. Ils enquêtent sur la mort de James Keller et Anna Dimitrovski…
- Oui, j’ai entendu parler de ça, interrompit Nick. Les pauvres étaient flics comme nous, et se sont faits descendre lors d’une arrestation plutôt musclée. La guerre des gangs.
- Et pourquoi viennent-ils à Philadelphie ? Demanda Kat.
- Il semblerait que le cousin d’un des suspects ait recueillit un dénommé Williams Dawson, un des caïds de L.A. Ajouta Stillman.
- Ce n’est pas une enquête du passé, fit Scotty.
- Non, ils pensent qu’on peut les aider.
- Pourquoi nous ? Demanda Lilly.
- On fait parti de la criminelle, et il faut dire que notre dévouement lors des résolutions d’enquêtes les ont peut-être poussés à venir.
- Waouh !! On est connu jusqu’à LA, souffla Scotty !
- La classe, continua Vera.
- Et ils arrivent quand ces flics de la Cité des Anges ? Demanda Kat.
- Ils viennent d’arriver, lança une voix, derrière elle qui la fit sursauter.
Tout le monde se retourna et c’est ainsi qu’ils virent arriver 4 personnes, 2 hommes et 2 femmes. Celui qui avait interrompu Kat se présenta. Matthew Jackson, Daniel O’Keefe, Kate Lawson et Sofia Millios. Ils racontèrent brièvement leur présence ici, et demandèrent à Stillman, s’il avait parlé avec leur chef récemment. Celui-ci répondit qu’il avait eu Brad la veille et qu’il l’avait prévenu de leur venue. Il présenta son équipe. Au regard que lança Sofia à Scotty, Lilly la coupa dans son élan. Ce que tout le monde remarqua et qui fit sourire l’intéressé. Pour une fois c’était l’inverse. Elle qui montrait qu’elle était un peu jalouse. Vera et Kat se regardèrent, ils pensaient à la même chose. Ils sourirent aussi. Ils avaient peut-être devinés ce qui se tramait entre leurs 2 collègues.
Matthew raconta alors ce qui s’était passé lors de cette descente. Ils avaient passé plus d’une année à infiltrer un gang. Il recrutait parmi des enfants, les plus jeunes avaient à peine 10 ans. Kat frémit. C’était l’âge de sa fille. James et Anna s’étaient infiltrés. James s’était fait passer pour un trafiquant d’armes, et Anna était sa petite amie, et associée, elle le suivait partout. C’est comme ça, qu’ils avaient gagné la confiance de Sammy, le chef des Bringos. Jeffries demanda d’où provenait le nom. Daniel leur répondit que c’était le nom de famille du fondateur de la bande. C’est alors que tout le monde se mit au travail. Lilly, Kat, Sofia et Kate étaient descendues à l’étage inférieur et essayaient de recueillir des éléments. Elles avaient même réussi à obtenir la permission d’étudier les dossiers dans la salle de réunion. Avec un sourire, Lilly salua ses anciens collègues. Elle n’avouerait jamais que parfois le terrain lui manquait. Mais Stillman s’en était aperçu. Kat lui lançait des regards de temps à autres. Elle cherchait à savoir ce qu’elle lui cachait. Au bout d’une heure de recherche, elles mirent en commun ce qu’elles avaient trouvé. Le cousin de Dawson trempait dans pas mal de magouilles lui aussi. Il était plutôt penché sur la contrefaçon. Kat fut soulagée, aucun dealer. David Potter venait d’un milieu aisé. Père directeur d’une agence immobilière, et sa mère était l’adjointe. Sofia dit que parfois les apparences sont trompeuses. Ce David jouait les durs, mais en fait il doit juste chercher à se faire remarquer. Kate proposa une pause. En fait, elle avait surtout besoin d’une cigarette, ce que Sofia lui fit gentiment remarquer.
- Est-ce une impression, ou l’ambiance est-elle réellement bonne entre vous ? Demanda Kate à Lilly.
- C’est vrai qu’on s’entend tous très bien, c’est ce qui fait la force de notre équipe, sans doute, répondit Kat avec un sourire malicieux.
- Ah oui ! S’exclama Kate soudain curieuse de l’allusion de Kat. Comment ça ?
- Comment ça quoi ? Demanda Lilly.
- Vous n’êtes que toutes les 2, dans cet univers d’hommes, lui répondit Kate.
- Oui, mais avant Lil était la seule fille… Tiens mais c’est vrai ça, t’étais leur petite protégée. Et tu l’es restée pour certains, tenta Kat.
- Je ne suis pas leur protégée, et je ne l’ai jamais été ? Se défendit Lilly. Et puis, qu’est-ce que tu essaies de me faire dire ?
- Rien, répondit Kat en voyant le trouble de son amie. Tu sais que si je voulais te faire parler, je ne m’y prendrais pas comme ça, la taquina t’elle.
Lilly devina, que Kat n’en avait pas fini avec elle. Sofia et Kate sourirent elles aussi. Lilly et Kat avaient l’air de bien s’entendre, même plus, il y avait une réelle amitié entre elles. Toutefois, Sofia analysa l’attitude Lilly. Elle en déduit qu’il y avait peut-être une chose qu’elle gardait secrète. Kat regarda sa montre et dit qu’il fallait peut-être songer à remonter. Ils allaient s’inquiéter.
Elles remontèrent donc toutes les 4, avec les dossiers qui les intéressaient. Et c’est donc en riant qu’elles arrivèrent dans l’open space.
- Et voilà, vous confiez une tâche à des filles, et elles reviennent en étant les meilleures amies du monde et en riant. Dit Vera.
- Peut-être, mais on a drôlement bien bosser, fit Kat.
- Et nous on s’est peut-être tourné les pouces ? Demanda Scotty en riant.
- Elle n’a pas dit ça, fit Lilly en souriant.
- Bon alors, vous avez trouvé quoi ? Demanda Daniel avec une curiosité mal dissimulée.
- Tout ça, dit Sofia en désignant la pile de dossier du doigt.
- David Potter, 23 ans a recueillit son cousin William Dawson, il y a 3 mois, informa Kate. Et David n’est pas un ange.
- Qu’est-ce qu’on attend pour aller le coffrer dans ce cas ? Demanda Matthew.
- Pour quel motif ? Lui répondit Will. On ne peut pas débarquer comme ça sans un motif valable.
- Oui, c’est vrai, dit Sofia, il ne fait que recueillir son cousin.
- Donc, il va falloir qu’on planche la-dessus, dit Nick.
- Devant un bon repas… lança Scotty en souriant.
- Un repas ? Questionna Sofia en souriant. Vous ne…
- Par expérience, je sais que Nick réfléchit mieux avec le ventre plein, souligna Scotty.
- Mais arrêtes, pour qui tu me fais passer là ? S’indigna Vera.
- Pour un gourmand, lança Lilly en riant. Allez, je prends les commandes, et on y va Valens.
- A vos ordres, madame, répondit-il en souriant.
Lilly allait répliquer, mais elle se réfréna. Elle croisa le regard curieux de Kat. Elle en était maintenant sûre, Kat se doutait de quelque chose. Une fois dehors, Scotty lui demanda pourquoi elle avait montré les griffes à Sofia. Même s’il le savait pertinemment, elle lui dit que cela avait été plus fort qu’elle. Il la prit par la taille et l’embrassa tendrement. Il lui dit qu’il était bien avec elle et qu’il ne voulait pas que cela change. Il lui demanda ce qu’elle faisait le lendemain soir ? Elle ne lui répondit pas, mais le regarda étonnée. Elle lui dit qu’elle avait quelque chose de prévu. Déçu, il ne le montra pas. Elle décida de le laisser mariner un peu, mais c’était plus dur qu’elle ne le pensait, donc elle lui répondit, qu’elle n’avait rien de prévu, mais que maintenant oui. Ils revinrent avec les plats commandés chez le chinois d’à côté. Ce qu’ils n’avaient pas remarqué, c’était que Daniel était sortit en même temps qu’eux. La même sale habitude que Sofia. Il se demandait comment il pourrait faire sans sa cigarette du midi. Avec un sourire, il s’assit à la table. Kate qui avait remarqué l’air malicieux de Daniel lui demanda ce qu’il y avait ? Il ne répondit pas, mais se contenta de sourire. C’est vrai qu’il avait trouvé que Lilly et Scotty étaient plutôt complices, mais pas à ce point.
Après avoir mangé les quelques plats, ils avaient réussi à trouver le lien qui unissait David Potter et Williams Dawson, à part le lien familial. David était plus ou moins cité dans certains deal. Ca n’étonna pas du tout Stillman. David avait l’argent facile, tout ce qu’il voulait, il l’avait. Donc pas étonnant qu’il soit tombé dans la facilité. Pourtant, réussir à l’attraper serait chose difficile. Il se demanda s’il cogitait trop, ou si cela était flagrant pour tout le monde, mais il était quasiment certain que Williams Dawson et David Potter étaient coupable du double meurtre.
Lilly regardait son patron. Elle le trouvait bien pensif. Etait-il arrivé à la même conclusion qu’elle ? C’était trop facile, si c’était ça. Mais cette enquête lui rappela curieusement l’affaire George Marks. Ils avaient le même problème. Ils avaient sans doute le coupable, mais ne pouvait pas l’inculper. Stillman comprit que Lilly se posait les mêmes questions. Il sourit, elle le remarqua, et fit part de ses pensées aux autres. Matthew acquiesça. Ils décidèrent donc d’aller interroger David, en présence de ses parents, pour leur poser des questions au sujet de Williams Dawson. Stillman avait décidé de le convoquer au central. Il l’interrogerait avec Matthew. Lilly lui avait demandé de ne pas l’emmener en salle d’interrogatoire, il fallait que David se sente en confiance. Stillman fut d’accord, il se demanda si Lilly ne serait pas plus efficace. Il se dit qu’il la laisserait donc interroger David avec Mattew.
Scotty avait rejoint Daniel sur le balcon. Au lieu de descendre pour fumer, John lui avait dit que le balcon était idéal. Il se tairait, si jamais on lui demandait ce qu’il faisait. Après tout, il était à l’extérieur des bureaux. Daniel se retourna et entama la conversation.
- Je sais que c’est une sale habitude que je dois perdre. Cette saloperie a tué un collègue.
- Je sais, il m’arrive de temps en temps d’en fumer une moi aussi, répondit Scotty. Mais je ne vous ai pas jugé.
- Si vous saviez comment Kate me tanne pour que j’arrête !
- Vous aussi vous vous entendez bien dans votre équipe ?
- Oui, c’est vrai qu’on a quelques bonnes parties de rigolades. Mais on est moins proche que vous, ça c’est sûr, fit Daniel avec un sourire.
- Que voulez dire ? Demanda Scotty.
- Je pense que vous m’avez saisi, fit Daniel malicieusement. Votre chef est au courant ?
- Je… Non personne ne l’est, mais comment… Commença Scotty surprit.
- Attendez alors d’être un peu plus loin du central avant de lui sauter dessus. Je vous l’ai dit j’ai une sale habitude à perdre.
- Vous nous avez vu ?
- Oui, Ca dure depuis longtemps ? Excusez-moi si je suis indiscret.
- Mais pas du tout, fit le jeune inspecteur bien content de partager avec quelqu’un ce qu’il mourrait d’envie de dire. C’est très récent, mais elle souhaite qu’on en profite un peu avant. Sachant que nous avons dans notre équipe…
- Comme chez nous, l’interrompit Daniel dans un rire. Matthew, sous ses airs sérieux est un vrai boute-en-train. En tout cas, une chose est sûre, elle tient énormément à vous, et c’est réciproque à ce que je peux voir. Vous le lui avez dit ?
- Dire quoi ? Demanda Scotty à moitié étonné. Non, j’attends…
- Quoi ? Le bon moment ? Un conseil, provoquez-le ce moment.
Scotty et Daniel restèrent encore un peu sur le balcon. Ils se décidèrent à rentrer. Ils ne remarquèrent pas que Vera se cachait dans un coin. Il voulait les prévenir que David et ses parents étaient arrivés, mais au lieu de cela, il était resté à écouter. Dans un premier temps il était furieux que son ami ne lui ait pas révélé ses sentiments. Son attitude le trahissait, mais il aurait voulu qu’il le lui dise, même s’il s’en doutait un peu. Il n’avait pas entendu de qui ils parlaient, mais ce n’était pas la peine. Il avait remarqué l’attitude de ses 2 collègues. Il n’avait pas tous les éléments avant, mais maintenant qu’il les avait, il décida de faire enrager Kat.
Stillman et Lilly accompagnèrent les Potter dans une petite salle de visite. D’un commun accord, ils avaient décidé de ne pas l’interroger dans la salle d’interrogatoire. Lilly les informa qu’il leur fallait poser quelques questions sur Williams. David baissa la tête. Il savait qu’en hébergeant son cousin, il aurait des ennuis. Il révéla que Williams n’apprécierait sans doute pas que la police enquête sur lui, sans l’en avertir. Stillman demanda à Kat d’emmener les parents de David à part, Williams avait peut-être confié des choses à son cousin. Il laissa donc Lilly seule avec David. Elle lui dit que si Williams lui avait confié certains trucs, il pouvait le lui dire, et qu’il ne fallait pas qu’il ait peur. Il lui dit qu’il ne trahirait jamais son cousin. Les liens de la famille c’est sacré. Elle lui répondit que parfois, pour aider ceux qu’on aime, il fallait savoir sacrifier ces liens. Elle lui raconta que même si cela n’avait pas été de gaieté de cœur, elle avait dit à un flic où trouver sa sœur. Elle avait juste dit à ce flic qu’elle ne voulait plus avoir à faire avec lui, ni avec elle. Lilly étudia le comportement de David, elle n’en revenait pas d’avoir été obligée d’arranger un peu la vérité au sujet de Christina. Parfois, c’est vrai que son travail l’obligeait à raconter certaines choses, qu’elle était obligée d’enjoliver. C’était pour mettre la personne en face d’elle en confiance. Elle comprit alors pourquoi son chef l’avait laissé seule avec David. Il commençait à se sentir en confiance avec Lilly. Il lui dit qu’il ne savait pas ce que Williams avait fait pour fuir Los Angeles, mais il se doutait que c’était grave. Il lui avoua que son cousin lui avait confié qu’il s’était fourré dans des ennuis, et qu’il ne savait pas comment s’en sortir. Lilly lui demanda quel genre d’ennuis. David lui répondit que c’était à cause d’une fille. Elle ne mit pas longtemps à comprendre de qui il s’agissait. Elle lui dit qu’elle savait qu’elle s’appelait Anna. David releva la tête, cela ne servait à rien de cacher. Williams lui avait confié que cette Anna et lui avait eu une relation. Lilly le stoppa dans son élan. Elle lui dit qu’il fallait qu’il lui révèle où était Williams.
De leur côté, Stillman, Matthew et Scotty interrogeaient les parents de David. Ils voulaient savoir ce que Williams leur avait vraiment dit. Thelma Potter, lui dit que son neveu était quelqu’un de secret. Elle savait qu’il avait des ennuis de temps à autres, mais se justifia en disant que tous les adolescents faisaient des bêtises. Matthew lui dit que ce genre de bêtise pouvait le mener tout droit sur la chaise. Le meurtre de 2 policiers n’était généralement pas source de clémence de la part d’un jury. Scotty vit Lilly sortir de la pièce avec David, il lui fit de signe de venir. David vint s’asseoir à côté de ses parents. L’air satisfait de Lilly fit voir à Stillman qu’elle avait obtenu satisfaction. Ils commençaient à remonter le filon. Scotty s’éloigna et demanda à sa collègue de lui faire un rapide résumé. Elle passa devant lui et alla s’asseoir à son bureau sous le regard inquisiteur de Kat et des autres. Elle leur dit que David n’était en rien concerné par le double meurtre. Il était juste le confident de son cousin, et il avait certainement peur de représailles. Il connaissait le nom du coupable, mais avait peur de le révéler. Daniel souhaita alors interroger à tout prix Williams. Il fallait que David leur dise où le trouver. Lilly lui dit que justement Stillman et Matthew étaient en train de parler avec les parents.
Scotty s’était éloigné. Il avait comme un pressentiment. Cette enquête était bizarre. Dawson aurait tué celle qu’il aimait car il croyait qu’elle en aimait un autre. Il trouvait que parfois la vie était bizarre, compliquée. Lilly l’avait suivi. Elle était restée silencieuse. Ils étaient tous les 2 dans la salle de repos. Il ne l’avait pas vu. Elle s’approcha doucement de lui, passa ses bras autour de sa taille et posa sa tête sur son épaule. Ils restèrent ainsi pendant plusieurs secondes, en silence. Il avait croisé ses mains sur ses bras. Elle était donc prisonnière. Au bout d’un moment, il se décida à parler.
- Qu’est-ce qui me vaut cet honneur ?
- Rien, j’en avais envie, c’est tout ! Répondit-elle.
Elle se dégagea des bras de Scotty, se posta devant lui, et l’embrassa. Elle se sentait bien. Il lui dit qu’il aimait quand elle se dévoilait devant lui. Elle lui dit que c’était naturel. Elle le remercia d’être là. Elle souriait. Et c’est là qu’il comprit. Il comprit ce qu’elle représentait pour lui. Lilly le fixait. Elle n’arrivait pas à détacher ses yeux. Un doux frisson la parcourut, et elle ne résista pas longtemps. Elle l’attira contre elle et l’embrassa d’un baiser qui n’avait rien de doux. Surprit, il se laissa faire un moment, et puis l’arrêta. Il lui dit qu’il fallait qu’ils retournent bosser, ou sinon leur absence se ferait remarquer. Il lui apprit que Daniel les avait surprit. Elle sourit et lui dit qu’elle se doutait que les inspecteurs de LA allaient tôt ou tard l’apprendre. Elle s’éloigna le laissant étonné par la phrase qu’elle venait de dire. Il partit à son tour, laissant Will qui était caché dans l’entrebâillement de la 2ème porte (on peut imaginer un peu qu’il y ait 2 entrées dans cette pièce) avec un petit sourire. Ils ne l’avaient pas vu. Il était venu chercher Scotty, l’ayant vu venir dans cette pièce. C’était donc ça qui avait rendu le sourire à son ami, et qui valait à Lilly d’être radieuse et épanouie.
- Jeffries te cherche, dit Nick à Scotty quand celui-ci arriva dans l’open space.
- Ah oui ? Demanda l’intéressé, il veut quoi ?
- Stillman veut que vous alliez avec Kate interroger Williams.
- David a parlé, s’exclama Lilly qui venait d’arriver à son tour.
- Oui, fit Nick avec un sourire goguenard. Dites-moi, vous étiez passés où vous 2 ? Demanda t’il.
- Là où tu ne peux pas aller à ma place, répliqua Lilly du tac au tac.
- Et toi, Scott ? Demanda Vera.
- Au téléphone, répondit-il.
- Mouais, répondit Nick peu convaincu de la réponse de ses 2 collègues.
- Laisse-les tranquille Vera, fit Jeffries d’un air autoritaire, un jour, ils vont réellement s’énerver, et là ne viens pas pleurer !
Tout le monde partit d’un éclat de rire. Kat ne rata pas le regard que Lilly et Scotty s’étaient lancés. Elle aussi commençait à assembler les pièces du puzzle. Elle sourit. Elle se demandait juste quand ils annonceraient la nouvelle. Sofia et Kate regardaient la petite scène d’un air amusé. Elles ne comprirent pas tout de suite de quoi il s’agissait. Lilly qui avait vu leur étonnement, leur dit que depuis que Scotty était arrivé dans l’équipe, Nick s’amusait à les embêter. Elle se retourna et avec un regard moqueur pour Vera, elle dit qu’il prenait ses désirs pour des réalités. Kate sourit. Elle voulait lui demander ce qui l’empêchait de le dire à tout le monde. Sofia lui demanda discrètement pourquoi elle souriait. Elle ne lui répondit pas. Sofia insista alors, Kate lui dit que celui sur qui elle avait craqué n’était plus disponible. Elles s’étaient éloignées, Kate voulait appeler leur chef à Los Angeles pour lui faire un rapport sur ce qu’ils avaient trouvé.
- Autrement dit, tu veux dire que… Commença Sofia.
- Dis-moi, tu veux peut-être que je te l’explique avec un schéma. Il n’y a pas besoin d’être au courant pour voir que ces 2 là sont plus que des amis. Dommage pour toi, fit Kate.
- N’importe quoi ! Je n’ai pas pour habitude de sauter sur tout ce qui bouge, et tu le sais !
- Oui, je le sais, mais j’adore te faire enrager ! Ca marche toujours avec toi !
Kate expliqua à Brad Kercy, son chef, qu’ils avaient réussi à trouver une faille chez David Potter. Elle lui dit que Lilly Rush était vraiment très douée. Elle avait trouvé le moyen pour que David Potter sente qu’elle le comprenait, et qu’elle le soutiendrait quoiqu’il arrive. Brad lui indiqua que pour lui, David Potter était à mettre dans le même panier que les autres. Et ça, même si les flics de Philadelphie pensaient le contraire. Kate acquiesça, même si elle pensait que son chef y allait un peu fort.
- Ecoutez, M. et Mme Potter, dit Daniel, il se peut que votre neveu ait des ennuis.
- Vous voulez dire que… Non, Williams est un peu difficile, mais il ne…
- Madame Potter, je suis désolé de vous apprendre que Williams est un vrai caïd.
- Alors pour vous, un jeune qui a quelques soucis avec l’ordre est un… Commença M. Potter.
- Mais, ouvrez les yeux, fit Vera, votre neveu, sous ces airs d’ange, n’en est pas un.
- Ce que veut dire l’inspecteur Vera, commença Kat, c’est que…
- Je sais, murmura Thelma Potter. Depuis la mort de ses parents, nous avons essayé…
- Tais-toi ! Fit M. Potter. Je le dois bien à mon frère…
- Non, je crois que... On ne l’aide pas là. On le couvre, mais on ne l’aide pas.
- Allez-y Mme, on vous écoute, assura Kat.
- Je sais bien que Williams ne vit pas dans le centre d’éducation. Il s’est enfui de ce centre au bout de 3 jours, et il vit chez un copain.
- Il a réussi à régler la succession de son père tout seul, continua M. Potter. Il m’a assuré que cet argent était l’assurance vie que mon frère lui avait laissé, et je l’ai cru.
- Moi aussi, je l’aurais cru, l’assura Kat. Je comprends qu’on puisse ne pas soupçonner… Mais…
- Je comprends maintenant pourquoi il a préféré rester à Los Angeles. Nous lui avions proposé de l’héberger quelques temps, pour qu’il…
- Une question, quand même commença Daniel, Si vous aimiez autant votre neveu, M. Potter, pourquoi ne pas être allé à Los Angeles ? Pourquoi l’avoir laissé tout seul ?
- Je vous interdit de… S’énerva M. Potter, Willy n’a pas voulu de notre aide, il nous a assuré que nous n’étions pas obligés de venir, qu’il avait de l’aide.
- Et vous l’avez cru ? Fit Daniel d’une façon sarcastique. Vous êtes bien avancé, car le voilà coupable du double meurtre de 2 policiers.
- Daniel ! Cria Nick. Calmez-vous, ce n’est pas en les malmenant que vous arriverez à…
- Il y a une chose que je vais vous apprendre, James a été mon premier co-équipier. Dit Daniel d’une voix à peine audible.
Thelma Potter le regarda. Elle essaya de le rassurer en lui disant qu’elle compatissait, mais qu’elle continuait cependant de croire que Williams n’avait pas commis cet acte volontairement. C’est alors que Nick ouvrit le dossier de Williams, et en sortit la liste de ses arrestations. Il en lu quelques unes à voix hautes en jetant des coups d’yeux de temps à autre aux Potter. M. Potter craqua alors. Il avoua que Williams était toujours chez eux, et qu’ils allaient essayer de le convaincre de venir le lendemain. Kat lui dit qu’il valait mieux que ce soit eux qui se déplacent. Aussi, elle décida de venir le lendemain avec Lilly.
Le reste de la journée se passa tranquillement, personne n’était motivé pour travailler. Il faut dire, qu’ils y étaient depuis le début de la matinée, donc normal qu’à 17h, une fatigue commençait à se sentir. Kate demanda à Lilly ce qu’elle avait prévu le soir. Elle lui répondit avec le sourire qu’un plateau télé était au programme. Kat s’invita chez Lilly, cette dernière décida donc d’inviter Sofia et Kate aussi. Scotty regardait d’un air amusé, Nick s’en rendit compte et essaya de lui parler. Daniel proposa une soirée, vu que les filles les abandonnaient salement. Lilly décida alors d’organiser une soirée tous ensemble. Tout le monde acquiesça. Kat et Nick se regardèrent avec un énorme sourire, cette soirée serait l’occasion de faire parler leurs 2 amis. L’équipe de Los Angeles décida de repasser par leur hôtel avant. Ils convinrent donc de se retrouver devant le restaurant où ils allaient dîner. Lilly décida donc de repasser par chez elle, Scotty et Kat se moquèrent gentiment d’elle. Elle répondit que non elle n’y allait pas que pour ses chats en riant. En arrivant chez elle, Lilly se trouva nez à nez avec Rick et un adorable petit garçon.
- Ca alors, Rick, ça fait combien de temps que t’es revenu ?
- Depuis 2 jours. Au fait, je te présente Ted.
- Salut Ted, moi c’est Lilly.
- Oui, et t’es qui ? T’es une amie de papa ?
- Oui, fit-elle en rougissant.
- Hey Teddy, arrêtes d’embêter la dame, et attends-moi à l’intérieur s’il te plaît.
- Non… Rick, je te jure que…
- D’accord papa, je t’attends, au revoir madame.
- Madame ? Il m’appelle madame, ça me vieillit d’un coup, fit la jeune femme en riant.
- Comment tu vas ? Fit-il après un blanc.
- Bien, je te remercie, et toi ?
- Bien, je dois avouer que d’avoir retrouver mon fils me fait du bien, depuis que…
- Depuis, qu’on a rompu, fit-elle avec une hésitation que Rick nota.
- Non, Lil je t’ai dit de ne pas culpabiliser. Et rien qu’à voir ton air, je vois que tu es heureuse.
- Écoute, il faut que… Et Teddy t’attends, fit-elle en souriant et en désignant du menton le petit garçon qui attendait sur le seuil de la porte.
Ils rentrèrent chacun de leur côté. Lilly profita de ce court moment de répit pour se détendre. Elle fit couler l’eau dans sa baignoire. Elle décida qu’un bain la détendrait. Une demie-heure plus tard elle émergea de sa courte sieste avec une sensation de bien être. Rien ne valait une bonne séance de détente. Elle chercha dans son armoire ce qu’elle pourrait mettre. Elle décida qu’un jean, un t-shirt en un gilet seraient idéal. Après avoir nourrit ses chats, elle s’assit dans son canapé et regarda son courrier. Rien de bien intéressant. Des factures, toujours des factures, quand la sonnette retentit. Elle se leva et ouvrit la porte à Scotty.
- Tu devais passer me chercher ? Lui demanda t’elle en esquivant le jeune homme.
- Non, mais j’avais envie de te voir et de profiter un peu.
- Et moi qui croyais qu’on devait passer la soirée chacun de notre côté ?
- Tu plaisantes ? C’est toi qui dit ça, toi l’instigatrice de cette soirée ?
- Qui te dis que je veux passer la soirée avec toi ? Fit-elle avec un clin d’œil plein de malice.
- Une intuition, répondit-il en la prenant dans ses bras.
Il l’embrassa, elle se laissa faire. Ils étaient restés sur le pas de la porte, et n’aperçurent pas Rick qui les regardait. Elle réitéra sa question, histoire de savoir si oui ou non, il passait la chercher. Il lui répondit que cela ne dépendait que d’elle. Elle passa ses bras autour de son cou et l’embrassa. Avec un sourire il lui dit qu’il voulait bien être son chauffeur, mais qu’il espérait qu’il était plus que ça pour elle. Elle lui répondit qu’il était idiot, elle rentra le temps de prendre ses affaires et de fermer la porte. Il la complimenta sur sa tenue, elle rougit et lui dit que ce n’était pas un grand effort de toilette. Elle voulait se sentir à l’aise. Elle s’éloigna sous le regard de Scotty. Son cœur battait la chamade, il la regardait avec une telle intensité qu’elle eut une folle envie d’annuler la soirée avec tout le monde pour un tendre tête à tête. Mais elle ne le fit pas. Elle se doutait que s’ils annulaient tous les 2 au dernier moment, les autres feraient des suppositions. Scotty qui devina ses pensées, souriait, il lui dit que ce n’était pas l’envie qui l’en manquait. Il lui demanda aussi pourquoi elle ne voulait pas le dire à tout le monde. Elle ne lui répondit pas et se contenta de monter dans la voiture.
- Ne me dîtes pas que vous ne nous cachez rien, vous 2 !! S’exclama Vera quand ils arrivèrent devant le restaurant.
- Qu’est-ce qui te fais croire qu’on te cache quelque chose, fit Lilly en descendant de voiture.
- Rien, mais j’ai l’impression que vous passez beaucoup de temps ensemble en ce moment.
- Laisses-les tranquilles, fit Kat. Ils nous le diront en temps voulu, ajouta t’elle avec un clin d’œil pour ses 2 amis.
- Vous savez que c’est lorsqu’on essaie de cacher quelque chose, c’est le contraire qui se produit ! Averti Will.
- Bon d’accord, on s’avoue vaincu, avoua Scotty en ignorant le regard de Lilly. On voulait juste essayer de…
- De profiter de vous 2, coupa Kate. Comme je vous comprends. En tout cas, ça nous fait une chose à fêter ce soir apparemment, ajouta t’elle en regardant les 2 inspecteurs.
- Lilly, commença Kat en s’approchant de son amie, c’est de ça que vous parliez en langage codé Mary et toi l’autre soir ?
- Oui, murmura Lilly en baissant les yeux. Je sais que tu m’en veux de ne pas te…
- Bon, je ne dis pas que je suis contente que tu m’ais laissé de côté, mais de voir ce sourire permanent sur ton visage…
- Et si on rentrait, proposa Daniel, car on commence à se transformer en glaçon Sofia et moi !
- Petites natures, se moqua Matthew ! Bon on arrive avant que ces 2 là ne se transforment réellement en bonhommes de neige.
Ils rentrèrent tous à l’exception de Lilly et Scotty. Ils se regardaient. Lilly était comme figée sur place. L’énergie qu’ils avaient employé à cacher ce qu’ils vivaient n’avait servit à rien. Apparemment tout le monde avait deviné. Elle se demanda alors ce qui clochait chez elle. C’était elle, la dernière à avoir comprit ce qu’elle ressentait. Il s’approcha d’elle, l’embrassa sur la joue en lui demandant si elle ne voulait pas plutôt s’enfuire et aller dîner autre part. Elle le dévisagea avec un énorme sourire, lui prit la main et l’entraîna à l’intérieur, sans qu’il ait le temps de répliquer.
Une fois installés, et après que Lilly ait répondu aux quelques questions de Kat, ils commencèrent le repas. Scotty s’était retrouvé en face de Lilly. Il ne se lassait pas de la regarder, chose que remarqua Stillman. Il n’avait rien dit jusque là, il ne savait pas s’il devait prendre la chose avec légèreté comme le reste de l’équipe, ou s’il devait plutôt agir en tant que chef. A voir l’attitude de ses 2 collègues, il comprit que l’atmosphère qui régnait ces deniers jours était si agréable, qu’il ne pouvait leur en vouloir. Il leur ferait néanmoins le petit discours qu’il se devait de leur faire. Le repas se passa dans la bonne humeur, Vera et Matthew se relayait à essayer de sortir la meilleure blague de la soirée. Lilly et Sofia essayaient de se retenir de rire, mais ce fut si difficile qu’à un moment elles partirent toutes les 2 d’un grand éclat de rire. Après avoir régler l’addition, Will proposa de se rendre dans un bar pour suivre la fin du match. Matthew et Daniel acceptèrent avec empressement, Nick fut d’accord aussi, John préféra rentrer. Nick dévisageait Scotty. Ce dernier lança un rapide regard à Lilly qui lui dit en souriant qu’il n’avait pas besoin de sa bénédiction. Les filles, avaient décidé de se rendre dans le bar de l’hôtel. Avant de partir, Lilly se dirigea vers les gars, elle se planta devant eux, Scotty s’arrêta, elle s’approcha de lui et l’embrassa doucement sous le regard attendri de tout le monde. A les voir, Kat et Nick échangèrent un regard avec un sourire.
Le lendemain Kat passa chez Lilly pour se rendre chez les Potter. Elle fut étonnée de voir la jeune femme seule et déjà prête. Cette dernière sourit, et lui dit qu’il venait de partir, et qu’elle n’avait aucun compte à lui rendre. Kat rit aussi, la gaieté de Lilly était contagieuse. Elles arrivèrent chez les Potter, Thelma les fit entrer. Elle leur dit qu’ils avaient décidé de ne pas prévenir Williams de leur venue. Lilly la rassura en lui disant qu’elle avait bien fait. Thelma les fit rentrer dans la salle où se trouvait Williams qui regardait la télévision. Kat et Lilly se présentèrent, il prit peur, mais Lilly le rassura en lui disant que pour le moment il était témoin. Ce qui les intéressait pour le moment était la résolution du meurtre de James et Anna.
- David nous a dit qu’Anna et vous aviez eu une relation ! Dit Kat.
- Ecoutez, je sais que j’ai fait une erreur, Anna est… était…
- Williams, si vous commencez à jouer à ce petit jeu… Commença Kat.
- Je sais, qu’elle était flic, et je sais aussi que James l’était aussi. Anna me l’avait dit.
- Elle vous l’avait révélé ? Demanda Lilly incrédule. Comme le dit ma collègue, ne commencez pas !
- Je vous jure que c’est vrai. On s’aimait vraiment. On savait que ce n’était pas bien et qu’il ne fallait pas qu’on…
- Williams, désolée, mais on a du mal à vous croire, fit Kat sceptique. Vu votre casier, et surtout vu le grade que vous avez dans votre petit groupe…
- Je vous conseille de vous arrêter là inspecteurs ! Répondit Williams sur la défensive. Vous avez vu, 2 flics sont morts, je pense que vous avez deviné qu’on ne rigole pas.
- Mais, vous venez de nous dire… Commença Lilly surprise.
- Oui, je vous ai dit qu’Anna et moi, on savait que nous 2 c’était impossible. Elle avait pensé à s’enfuire tous les 2, mais je lui ai dit que ce n’était pas une bonne idée. Vous en avez la preuve ! Chez les Bringos, c’est à la vie à la mort ! On ne quitte le gang qu’une fois mort.
- Sauf qu’Anna, n’était pas une des vôtres, remarqua Kat. Qu’est-ce qui nous dit que vous ne l’avez pas plutôt éliminé car elle commençait à devenir gênante.
- James a vu clair dans votre jeu à tous les 2, continua Lilly, il y a eu une dispute, suivi d’une bagarre et vous avez eu le dernier mot.
- Je ne parlerais plus. Vous n’avez aucune preuve, aussi je vous conseille de revenir avec de quoi m’inculper ! Là vous n’avez même pas de quoi m’interdire de quitter l’état. Et un dernier mot : lâchez David !
Williams partit de la pièce en laissant Lilly et Kat surprises. Elles s’étaient laissées dominées pendant toute la durée de l’interrogatoire. En même temps, elles n’avaient aucune preuve, il avait raison. Elles prirent congés de Thelma Potter et revinrent au central. Une fois arrivées, elles s’assirent en silence à leur bureau ignorant les questions qui venaient de part et d’autres. C’était la 1ère fois qu’elles se sentaient impuissantes et nulles. Il les avait manipulé, il les avait dupé. Scotty s’approcha de Lilly et essaya de savoir comment cela s’était passé. Kat, qui avait vu sa tentative lui dit de les laisser tranquilles. Nick vint au secours de son ami, en lui disant qu’il fallait bien qu’elles fassent leur rapport un jour ou l’autre, mais le plus tôt serait le mieux. Lilly raconta alors leur entrevue avec Williams. Matthew regardait dans le vide. Anna s’était laissé corrompre. Pour lui cela était impossible. Pas Anna. Il dit qu’elle avait prouvé à maintes reprises qu’elle était loyale et digne de confiance, et que c’est pour cette raison qu’elle avait fait partie de cette infiltration. Will essaya de le rassurer en lui disant que quelque fois, la tentation était plus forte que tout. Et qu’à un moment elle y a cédé.
Stillman réfléchissait. Il y avait sans doute autre chose. Le comportement de Williams était pour le moins suspect. Il dirigea son regard vers Lilly et il remarqua qu’elle aussi était bien pensive. Il y avait quelque chose qui la tracassait. Il prit alors la parole.
- Et si… Je dis bien si ! S’il y avait quelqu’un au-dessus de tout ça ! Quelqu’un à qui les membres des Bringos doivent rendre compte. Lilly relava la tête.
- Vous pensez que Dawson a peur ? Demanda Sofia.
- On se concentre sur lui, mais c’est fort probable, dit Lilly dans un demi-sourire. Vous lisez dans les pensées maintenant patron ? Ajouta t’elle ensuite.
- C’est vrai que maintenant que vous le soulignez, Williams avait plutôt l’air tendu. Dit Kat.
- Et on ne l’a pas vu à L.A. ! S’exclama Daniel de rage.
- C’est juste une supposition, fit Lilly, ce n’est pas encore vérifié, et si ça se trouve c’est, sans vous vexer chef, une énorme bêtise.
- Oui, votre supposition est bonne, continua Kate. On peut exploiter ça !
- Et si ça nous ramène à Los Angeles ? Demanda Will.
- Et bien, ça nous ramènera à L.A. ! Fit Sofia. Dîtes-moi ça vous arrive souvent de lire dans les pensées de vos subordonnées, fit-elle à Stillman en riant.
- J’espère pas pour moi, fit Scotty en fuyant le regard de son chef.
- Comment ça, t’espères pas pour toi ? Lui demanda Lilly malicieusement.
- Je…
- C’est mon équipe, l’interrompit John, je les connais tous très bien. Même un peu plus qu’ils ne veulent le voir.
- Autrement dit, vous avez deviné pour eux ? Demanda Nick en désignant Lilly et Scotty.
- Je n’ai pas à vous répondre, ordonna John. Mais je pense qu’ils le savent très bien.
A ces mots, les 2 intéressés regardèrent tous les 2 leur chef. Il venait de dire qu’il avait deviné lui aussi. Lilly croisa son regard et lui fit un sourire gêné.
- Comme ils savent très bien dans quoi ils s’aventurent, fit John en les regardant tour à tour.
- Chef, vous ne vous êtes pas dit que peut-être Lilly et moi on pouvait s’aim…
Scotty s’interrompit. Le mot était quasiment sortit tout seul. Lilly le dévisageait. D’abord surprise, elle sourit. Tout le monde attendait la suite. Sa phrase était restée en suspens. Mais même s’ils savaient tous quel était le mot qu’il allait prononcer, il leur manquait la fin. Lilly s’était levée le cœur battant et s’était dirigée vers lui, elle se trouvait maintenant face à lui. Elle avait plongé ses yeux dans les siens, elle attendait la suite elle aussi. Elle l’attendait même impatiemment. Il la regarda et l’embrassa. Ils ressentirent tous les 2 le même frisson les parcourir. Ils n’avaient pas encore mis de mot sur ce qu’ils vivaient, mais ils surent tous les 2 que ce mot et ce sentiment était présent entre eux. Elle le regarda intensément, et dans un murmure elle le lui dit. Il prit son visage entre ses mains et l’embrassa sur la joue. Au passage il lui répondit dans l’oreille comme un secret.
John qui, comme les autres regardait, se sentit ému. Jamais il n’avait pensé à ça. Il avait peur que ce soit sans doute une passade ou un béguin, mais à de l’amour, non. Il se râcla la gorge et s’excusa d’interrompre ce moment de bonheur, mais ils avaient une enquête à boucler, et qu’il espérait ne pas devoir expliquer à ses supérieurs comment ils l’avaient gâchés.
- Donc en gros, résuma Matthew, si je comprends bien, il faut qu’on essaie de savoir qui avait le plus gros grade chez les Bringos.
- Et il ne faut pas compter sur Dawson pour nous le dire, continua Kat.
- Donc on fait comment ? Demanda Nick.
- Là est la question, répondit Will. On fait comment ?
- Je sens que Los Angeles nous attend, fit Sofia.
- Et nous, on lâcherait l’affaire, renchérit Lilly. Pas question. Je n’abandonne pas aussi facilement, vous savez.
- Dans un sens, elle a raison, lui répondit Scotty, ce n’est pas notre juridiction. Et le meurtre s’est déroulé là-bas.
- On essaie d’abord de voir ici. Je pense que David peut essayer de nous en dire un peu plus, fit Stillman. Et puis, je pense qu’une exception peut avoir lieue de temps en temps.
- Dans ce cas, si cela ne vous dérange pas, j’aimerais réinterroger David avec vous Lilly, j’ai remarqué qu’il se sentait en confiance avec vous.
- Aucun problème, je vous aiderai volontiers. Répondit la jeune femme.
- Juste une chose chef, lança Nick. Si jamais on doit se rendre à L.A., vous les séparez ! Fit-il en désignant Lilly et Scotty du doigt. C’est une enquête et pas une virée romantique ou je ne sais trop quoi…
Il n’eut pas le temps d’esquiver la boule de papier que Scotty lui envoya. Il rouspéta en disant que c’était injuste de sa part. Lilly esquissa un sourire, tandis que Stillman répondit à Nick de se mêler de ses affaires, et qu’il verrait en temps voulu. Avant que tout le monde ne reparte, il les convoqua quand même dans son bureau. Lilly et Scotty se regardèrent, sachant très bien ce qu’il allait leur dire.
- Je suppose que vous savez que je suis heureux pour vous 2, commença John en fermant la porte, mais si jamais, cela devait…
- Pas de soucis, chef l’interrompit Lilly, je suis professionnelle, vous devriez le savoir !
- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Ce que je veux dire, c’est que s’il doit y avoir une quelconque tension entre vous pour je ne sais quelle raison, je ne veux pas que ça se ressente sur le terrain !
- On vous le promet, chef, répondit Scotty en coupant Lilly dans son élan.
Cette dernière le fusilla du regard, il l’avait encore interrompu. Il lui fit un timide sourire qui la fit sourire à son tour. Elle se résigna alors, et promit aussi à John qu’ils seraient aussi efficaces qu’avant. Ils sortirent du bureau et évitèrent de répondre à Vera qui leur demandait s’ils s’étaient déjà fait disputer.
- Alors, David, fit Sofia, votre cousin a du vous résumer notre entretien.
- Oui, et il m’a dit que je devais rester en dehors de ça, alors pourquoi me…
- David, fit Lilly, on pense que Williams a peur d’une chose ou de quelqu’un plus précisément. Vous a t’il confié quelque chose ?
- Et même s’il m’avait effectivement parlé, vous croyez que j’irais le raconter au 1er venu, si effectivement c’était dangereux pour lui, et pour moi !
- Nous ne sommes pas n’importe qui, tenta Lilly. Nous avons les moyens de vous protéger, si nous remarquons que…
- Vous savez ce que je pense ? L’interrompit David. Je pense qu’en fait vous n’avez rien et que vous essayez de nous diviser.
- David, si vous protégez le coupable, vous êtes complice, dit Sofia. Et complice du double meurtre de flics ça va dans les…
- Arrêtez de me sortir le même langage ! Je ne suis coupable de rien, et encore moins complice.
- Alors, dîtes-nous ce qui vous fait peur, le rassura Lilly.
- Vous savez que Williams n’est pas le chef, sinon vous l’auriez coffré depuis longtemps, en fait vous vous servez de nous pour…
- Qui couvrez-vous ? S’impatienta Sofia. James devait se marier dans 6 mois, il laisse derrière lui une femme et 2 enfants ! Et nous savons qu’Anna était prête à compromettre sa carrière pour votre cousin.
- Qui… Qui vous a raconté ça ? Demanda t’il.
- Votre cousin, David, mais il s’est arrêté, et on pense qu’il a peur. On pense aussi que vous savez de quoi il a peur ?
- J’ai une question, fit Sofia. Pourquoi votre cousin, ne s’appelle pas comme vous. C’est vrai, il porte le nom de Dawson alors que son père, le frère de votre père… Je ne comprends pas bien…
- Mon oncle était son père adoptif. Quand ils se sont rencontrés, ma tante était enceinte. Je ne sais que le prénom de son père légitime, Bradley…
- Bradley ?? Fit Sofia incrédule. Savez-vous autre chose ?
Devant la réponse négative de David, Sofia lança un regard désespéré vers le miroir. Kat et Scotty qui étaient derrière se regardèrent aussi. Il ne comprenait pas pourquoi Kate et Sofia étaient devenues si inquiètes. Il vit que Lilly ne comprenait pas non plus. Kate leur précisa que leur chef s’appelait Bradley, et qu’il y a à peu près de cela 25 ans, il a divorcé, car sa femme avait apprit son infidélité. Elle leur précisa qu’ils n’avaient pas pu avoir d’enfant. Scotty comprit que ce n’était pas ce Bradley qui était stérile.
Kate, Matthew, Kat et Lilly étaient dans le bureau de Stillman. Matthew n’en revenait pas de cette découverte. Si Bradley Quercy était réellement le père de Williams, il faudrait sûrement retourner à Los Angeles. En même temps, il n’y avait peut-être aucun rapport, et il n’y a pas qu’un seul Bradley aux Etats-Unis. John confirma ses doutes. Ils retournaient bien à L.A. mais Lilly et Kat les accompagneraient. Ce n’était peut-être pas important, c’était peut-être une erreur, mai il valait mieux vérifier. Une fois la discussion terminée, tout le monde sortit du bureau. Kat en profita pour demander à son amie pourquoi elle voulait aller là-bas avec elle. Lilly lui répondit qu’elle savait que ce voyage serait l’occasion de rattraper le temps perdu. Kat ne comprit pas tout de suite, mais devina qu’en fait, Lilly culpabilisait toujours à cause de son amitié avec Mary. Elle la rassura, mais lui dit qu’elle était contente qu’elle ait pensé à elle. Elle ne finit pas sa phrase, mais Lilly devina qu’elle faisait allusion à Scotty.
Lilly était chez elle, elle préparait ses affaires. Leur avion décollait de bonne heure le lendemain, et Kat devait passer la prendre pour y aller. Elle s’apprêtait à sortir quand son portable sonna. Elle décrocha, c’était Mary. Au ton de sa voix, elle devina que ce n’était pas un jour faste pour son amie. Elles restèrent une bonne demie-heure en ligne. Mary disait que ce n’était pas la peine qu’elle bouleverse ses plans pour elle. Lilly lui répondit qu’elle ne bouleversait rien du tout. Mary devina qu’elle mentait. Lilly l’invita à venir chez elle, comme elle refusait, elle ne fit pas voir son inquiétude et raccrocha, pour ensuite appeler Kat.
- J’ai un énorme service à te demander, fit-elle.
- Lequel ? Ne me dis pas que…
- Tu peux passer à la maison tout de suite ?
- Oui, pourquoi ? Il y a un souci ?
- Mary ! Je crois qu’elle ne va pas bien, et je pense que de la compagnie lui ferait du bien.
- Et Scotty, il en pense quoi ?
- Rien, je ne lui ai pas demandé la permission, et d’ailleurs je n’ai pas à le lui demander, fit Lilly en souriant.
- Lil, on s’en va demain pour Los Angeles, et on ne sait pas pour combien de temps, passes la soirée avec lui.
- Et Mary, fit-elle inquiète, je…
- Je m’en occupe ! Et puis ça nous donnera l’occasion de nous connaître mieux, et…
- Non, non, non, coupa Lilly, vous ne parlerez pas de moi ! Continua t’elle en riant.
- Même pas un peu ? Demanda Kat pour l’embêter.
- Un peu d’accord, mais c’est Mary qui ne va pas, je te rappelle.
Elles raccrochèrent en riant et Kat lui promit de lui faire un rapport de la soirée, si elle de son côté lui en faisait un. C’est vrai qu’elles partaient le temps de boucler l’affaire. Le voyage pouvait durer 2 jours comme 2 semaines. Kat avait raison, elle appela Mary pour la prévenir que Kat passait la soirée avec elle. Mary parvint à sourire, et lui dit qu’elle était d’accord, et lui souhaita de passer une soirée agréable. C’est ainsi que Lilly se dirigea chez Scotty, elle avait acheté de quoi faire le repas. Elle arriva donc chez lui, il l’attendait, elle s’excusa et lui raconta qu’elle avait dû organiser la soirée de Mary et de Kat avant.
- Je passe donc au second plan, la taquina t’il.
- Arrêtes un peu, tu veux ! Je te préviens, c’est moi qui ai les clés de ma voiture !
- Hors de questions, lui dit-il en la prenant dans ses bras. Pour une fois que tu daignes venir chez moi, je compte bien te retenir un tout petit peu quand même !
- Ca veut dire quoi, ça ? Lui demanda t’elle en riant.
- Que je vous aime Inspecteur Rush ! Murmura t’il en l’embrassant.
- Ca n’empêche pas le fait que c’est moi que te l’ai dit la première, lui dit-elle.
- Ah oui ? Si je n’avais pas faillit…
Il s’arrêta et la dévisagea. Devant son air sérieux, elle n’arrivait pas à contenir son hilarité grandissante. Elle éclata de rire et l’embrassa. Ils en oublièrent les courses que Lilly avait faite. Un peu plus tard, Lilly essayait en vain de faire une mayonnaise, mais rien à faire, elle ne prenait pas. Scotty se moqua d’elle gentiment et lui ordonna de le laisser faire. Il rattrapa la mayonnaise sous les yeux stupéfaits de sa compagne.
- Qu’est-ce que tu ferais sans moi ? Lui demanda t’il.
- Oh ! Pleins de choses ! Mais pas de mayonnaise je l’avoue, dit-elle en riant.
- Fais gaffe ! Je risque d’être susceptible !
- Et bien c’est pas grave, comme je te l’ai dit mes clés sont dans mon sac.
- Tu ne me laisseras pas le dernier mot ! C’est plus fort que toi ça !
- Tu devrais le savoir depuis le temps, lui dit-elle avec un clin d’œil. Allez, viens là ! N’oublies pas que je m’en vais demain matin…
- Tu parles trop…
Elle ne le laissa pas finir, elle l’embrassa. Le reste de la soirée se passa tranquillement. Le lendemain matin, Lilly s’échappa avec regrets des bras qui l’entouraient. Elle le regarda quelques instants et se leva. Il fallait qu’elle se prépare, et surtout il fallait qu’elle repasse chez elle pour prendre ses bagages. Avant qu’elle ne s’en aille, elle le réveilla doucement. Il la prit tendrement dans ses bras, et lui dit qu’elle allait lui manquer. Elle lui répondit qu’à elle aussi. Elle lui demanda une dernière faveur. Elle voulait qu’il lui fasse le petit déjeuner. Il sourit à cette idée, et lui demanda comment elle allait faire à Los Angeles. Elle lui répondit que la question ne se posait pas, elle serait dans un hôtel. Juste avant de partir, elle se retourna, s’approcha de lui et lui répondit qu’elle aussi elle l’aimait.
Pendant le trajet, Lilly et Kat virent avec l’équipe de Los Angeles les points qu’il leur faudrait aborder. Kate demanda comment ils allaient amener la supposition que leur chef était le père biologique de Williams. Matthew lui répondit qu’ils n’en étaient pas certains. Il faudrait faire des recherches avant. Kat leur apprit que Will et Nick s’en chargeaient depuis Philadelphie. C’était certes plus compliqué, mais surtout plus discret. Après avoir décidé qu’un peu de repos serait bénéfique, Lilly et Kat parlèrent de Mary. Lilly lui demanda comment elle l’avait trouvé, elle lui dit qu’elle était vraiment inquiète. Kat lui révéla que dans peu de temps Peter et elle auraient dû fêter leurs 15 ans de mariage. Lilly ne sut que dire. Elle s’en voulu de ne pas avoir été présente la veille. Kat lui dit que Mary avait très bien compris, et que d’ailleurs, si elle s’était pointée, elle l’aurait renvoyé vite fait, bien fait. Lilly sourit face à cette remarque, et lui demanda si elle ne lui en voulait pas de l’avoir quasiment forcée à voir Mary. Kat lui répondit que grâce à elle, elles se connaissaient un peu mieux, et qu’elle avait maintenant compris pourquoi elle lui avait révélé ses sentiments pour Scotty. Elle lui dit que Mary inspirait la confiance, et qu’elle gagnait à être connue. Lilly sourit, elle était contente que 2 de ses plus proches amies parviennent à s’entendre. Car s’il avait fallut qu’elle fasse un choix entre elles, elle n’aurait pas pu. Kat lui demanda en retour de lui parler de sa soirée à elle. Le visage de Lilly vira au rouge pivoine, ce qui fit rire sa voisine. Elle n’était déjà pas habituée à raconter sa vie privé, mais là encore moins. Elle lui dit juste que pour le moment tout allait bien, et qu’elle s’en contentait. Kat devina alors ce que pensait son amie. Elle lui prit la main et lui dit qu’elle était vraiment heureuse pour eux. Elle lui confia qu’elle avait plus ou moins fait des suppositions sur leur relation. Même si leur attirance s’était développée petit à petit, elle savait que tôt ou tard, il y aurait eu ce rapprochement. Pour clore le sujet, Kat lui dit que le bonheur lui allait très bien au teint. Elle était resplendissante.
Une fois arrivés Matthew se chargea de faire les présentations. Lilly et Kat saluèrent Bradley Quercy, et leur firent un rapport sur la situation. Brad leur dit qu’il savait déjà de quoi il en revenait, vu que Sofia le tenait au courant.
- Nous aussi, nous avons travaillé, fit-il. Andrew Rinks et Juliana Stones sont détenus depuis le début de la semaine.
- Et qui sont-ils ? Demanda Daniel.
- 2 amis de Dawson. Ils ne se sont pas montrés très coopératifs.
- Pouvons-nous les interroger ? Questionna Lilly.
- Oui, peut-être nous apprendront-ils quelque chose ? Suggéra Kat.
- Si vous voulez, répondit Brad, mais c’est une perte de temps. Ils ne parleront pas !
- Vous ne connaissez pas encore l’inspecteur Rush, dit Kat. Quand elle veut quelque chose…
- D’accord, vous pouvez les interroger ! Sofia et Daniel, vous observez.
Lilly et Kat se regardèrent. Brad avait l’air de cacher quelque chose. Sofia qui surprit leur regard leur dit que c’était généralement la 1ère impression qu’il donnait. Il était le contraire de paternaliste. Il protégeait son équipe, mais il ne tolérait aucun états d’âmes au sein de son équipe. Ce qu’elle n’avoua pas, c’est qu’elle avait énormément aimé l’ambiance qui régnait entre l’équipe de Philadelphie. Même si eux s’entendaient tous très bien, de voir que même John Stillman faisait partie de leurs moments de détente, l’avait étonnée. Tout en parlant, elles se dirigèrent vers les salles d’interrogatoires. Lilly et Sofia entrèrent dans la 1ère, tandis que Daniel et Kat se rendaient dans la 2nde.
- Bonjour Andrew, fit Lilly. Je sais qu’on ne se connaît pas, mais je pense que vous devez savoir que nous enquêtons sur le meurtre de 2 policiers.
- Et quel est le rapport avec moi ? Demanda Andrew.
- Et si je vous dis le nom de Bringos ? Continua Sofia.
- Quoi, les Bringos ? Je connais pas !
- Ah oui ? Dit Lilly, et ce tatouage ? Williams Dawson a le même.
- Bon, d’accord j’en fais partie, mais je n’ai pas tué ces flics !
- On n’a jamais dit que vous l’avez fait ! souffla Sofia.
- Alors pourquoi, vous me gardez ici ?
- Certainement pour votre sécurité, le rassura Lilly.
- Vous avez un suspect ? Demanda Andrew.
- On n’a pas à vous répondre. On a juste quelques questions au sujet de ces policiers.
- Personne ne savait que c’était des flics !
- Au risque de vous surprendre, souligna Lilly, Williams le savait. Et je pense que vous deviez être au courant de sa relation avec Anna.
- Ouais, et d’ailleurs je lui ai dit qu’il jouait avec le feu ! Sortir avec la copine de James était risqué, mais c’était avant de savoir qui ils étaient.
- Etes-vous proche de Williams ? Demanda Lilly.
- On est proche, oui. On… Qu’est-ce que vous essayez de me faire dire ? Vous pensez que Williams est coupable ? Détrompez-vous, il… Il était vraiment amoureux d’elle. Jamais…
- Attendez… J’ai une question, fit Sofia. Qui est Juliana Rinks ?
- Laissez-là sortir, elle n’a rien à voir avec…
- Qui est-elle Andrew ? Questionna Lilly d’une façon autoritaire.
- C’est la copine de Williams, répondit-il. Ils ont rompu je ne sais combien de fois, mais à chaque fois ils se remettaient ensemble.
- Mais l’arrivée d’Anna dans le groupe a tout changé ! Continua Lilly.
- Juliana s’est sentie menacée et…
- Elle ne l’a pas tuée !
- Alors, qui ? Demanda Sofia. Si ce n’est pas vous, si ce n’est pas Williams et si ce n’est pas Juliana, Qui ?
- Je…
- Qui protégez-vous ? Demanda Lilly calmement.
Andrew n’en dit pas plus, et demanda la présence d’un avocat. Lilly commençait à croire que quelqu’un de très haut placé était derrière tout ça. Elle se dirigea vers la petite salle d’observation et demanda à Kat de la rejoindre. Elle avait un pressentiment. Elle lui fit un résumé de ce qu’elle avait appris. Kat s’approcha de la salle et y entra.
- Alors, Juliana, il paraît que vous étiez liée avec Williams Dawson ? Dit-elle.
- Et alors, je ne vois pas pourquoi je devrais me le reprocher ? Will et moi étions amoureux, mais cette fille est arrivée, et on a rompu…
- Vous savez, commença Daniel, que la jalousie génère bien des soucis.
- Je ne l’ai pas tuée ! Oui j’étais jalouse, et oui je suis toujours amoureuse de Williams, mais jamais je n‘aurais commis ce meurtre.
- On ne vous a pas accusé, fit Kat. Nous voulons juste savoir, comprendre.
- Ecoutez, je sais que dans le groupe il y avait des choses qui se passaient… J’ai vu les transferts de fric, et je devais me taire, mais je ne fais partie des Bringos.
- De sortir avec un de leur membre, je vous considère comme un membre à part entière ! Répondit Daniel d’un ton sarcastique.
- Williams savait qu’il pouvait avoir confiance en moi, et il m’a confié certaines choses au sujet de James et d’Anna.
- Et avait-il raison de vous faire confiance ? Demanda Kat.
- Même si, sa révélation m’a énormément surprise, jamais je ne l’aurais trahie, je l’aime toujours, mais, je sais que lui ne m’aime plus.
- Vous étiez ensemble depuis longtemps ? Poursuivit Kat.
- On s’est connu sur les bancs de l’école, il aimait me tirer les couettes, fit Juliana ironiquement, puis voyant l’air de Daniel elle continua. 7 ans, ça faisait 7 ans, je me voyais vivre avec lui… Comme quoi…
- Vous connaissez sa famille ? Et réciproquement ?
- Je sais qu’il est adopté, mais il ne m’a jamais parlé de son père biologique.
- Il n’a pas été adopté, coupa Daniel.
- C’est tout comme, son beau-père était si gentil et si aimant que…
- Je comprends, dit Kat. Vous a t’il révélé qui était son père biologique ?
- Il m’a juste dit qu’il s’appelait Brad quelque chose, j’ai pas retenu. Il m’a dit aussi qu’ils restaient en contact depuis quelques temps.
- Ah oui ? Dit Daniel avec une inquiétude.
Dans la salle d’observation, Lilly, Sofia, Kate et Matthew se regardèrent. Lilly fit part de son intention d’activer les recherches. Elle prit son portable et composa le numéro de Scotty. Elle fit un rapide résumé de ce qu’ils avaient découvert, et lui demanda si de son côté ils avaient appris quelque chose. Nick et Will étaient en train d’interroger Williams. Ils essayaient de lui dire qu’ils avaient besoin de son aide. Williams, au début, ne voulait pas. Ils en avaient déduit qu’il avait peur. Scotty lui dit que c’était une des premières fois où Vera était sensible. Elle sourit. Elle ne pensait pas que ça lui manquerait autant, qu’il lui manquerait autant. Devant son silence, Scotty lui demanda si elle était toujours présente. Elle sourit encore plus, et lui répondit positivement. Il comprit et lui dit que lui aussi, il ressentait la même chose. Elle décida donc de reparler de l’enquête. Plus vite ils l’auraient résolu, plus vite elle serait de retour. Elle lui demanda de les rappeler quand ils auront la confirmation que Bradley Quercy est bien le père biologique de Williams.
La fin de journée se passa tranquillement. Sofia et Kate avaient décidé de faire visiter un peu leur ville à Lilly et Kat, qui acceptèrent avec joie. Et évidemment, comme toutes les filles, elles terminèrent leur visite par une tournée des grands magasins. Elles décidèrent aussi de passer la soirée ensemble. Le lendemain, une fois arrivées au central, elles virent Brad qui était en pleine conversation. Quand il s'aperçut qu'il n'était plus seul, il raccrocha, ce que Kat nota. Il vint à leur rencontre, et vit que ce qu'il craignait arrivait. Il leur demanda de le suivre dans son bureau et entreprit de tout leur révéler.
- Je vois, que vous êtes sur le point de trouver ce que cache Williams.
- Oui, c'est vrai, ce n'est qu'une question d'heures je pense. Répondit Lilly.
- Et bien, je pense que je vais vous épargner cette attente. Je suis bien le père biologique de Williams.
- Pourquoi nous le dire maintenant ? Questionna Kat.
- Car je sais que vos collègues, font leurs recherches.
- Pourquoi l'avoir caché ? Continua Lilly.
- Pourquoi ? Et bien, je pense que vous devez le savoir, pourquoi !
- Vous n'êtes pas responsable de ce qu'il est devenu ! Le rassura Lilly.
- Dans un sens oui, je… Il est venu ici pour me retrouver, et je ne l'ai pas accueilli.
- Mais vous n'avez rien à voir avec ce qu'il est devenu, indiqua Kat.
- D'après vous, pourquoi, il n'a aucun casier alors qu'il ne compte plus les arrestations ?
- Vous… Vous falsifiez les rapports ? Demanda Lilly.
- C'est la seule chose que je peux faire pour l'aider.
- L'aider ? Ce n'est pas comme ça que vous l'aidez, dit Kat.
- Avez-vous des enfants ?
- J'ai une fille, répondit Kat, mais j'essaie de lui montrer que la vie n'est pas toujours facile…
- Je…
Il fut interrompu par le téléphone. Il demanda à Lilly et Kat de sortir du bureau. Elles s’exécutèrent, et se regardèrent. Brad Quercy cachait quelque chose d’autre, ou protégeait quelqu’un. Kat dit à Lilly qu’il pouvait agir sincèrement pour Williams. Lilly lui répondit que ce n’était pas le meilleur service à lui rendre, ce que Kat acquiesça. Il fallait qu’elle reprenne leur interrogatoire. Mais qui pourrait les aider à le faire ? Car Bradley était en droit de refuser. Même s’il a avoué avoir falsifié les rapports de police, il fallait que Williams le confirme, là ils pourraient certainement essayer d’en savoir plus.
Brad avait attendu que Lilly et Kat se soient complètement éloignées pour prendre l’appel. Il disait que bientôt il ne pourrait plus retenir ses agents. Ils commençaient à deviner qu’il protégeait Williams, mais il dit aussi que les inspecteurs de Philadelphie suspectaient autre chose. La personne qui était à l’autre bout du fil, lui assura qu’il fallait qu’il tienne encore un peu.
A Philadelphie, Scotty et Will interrogeaient encore Williams en compagnie de David cette fois. Scotty voulait tenter quelque chose.
- Ecoutez, on sait que Bradley Quercy, votre père biologique vous protège.
- Et ce n’est pas ce que les parents sont censés faire, lança David.
- Si, bien sûr, répondit Will, mais, parfois ça a du bon aussi de laisser les enfants commettre des bêtises.
- Mais ce genre de bêtises, m’enverraient en prison, dit Williams.
- Qui a contacté l’autre en 1er ? Demanda Scotty. Vous ou lui ?
- Je l’ai retrouvé, après la mort de ma mère, elle m’avait laissé une lettre. Mais quand je suis allé le voir, il n’a pas voulu de moi. Il m’a dit que j’avais une famille, et que lui n’était pas ma famille.
- Pourquoi, a t’il changé d’avis à votre sujet ? Continua Scotty.
- Je ne sais pas moi, peut-être qu’à la mort de mon père, il s’est rendu compte que…
- Vous êtes naïf, je pense, dit Will. Il n’a pas montré un seul signe de vie durant vos 20 premières années, et là d’un seul coup il débarque…
- Ecoutez, si vous n’avez pas de preuves, relâchez-nous, interrompit David.
- Mais vous êtes libre de partir, lui dit Scotty, mais apparemment votre cousin ne veut pas lui.
- De quoi avez-vous peur ? Questionna Will.
- Je n’ai pas peur, je suis juste triste…
- Vous ne voulez même pas la venger, fit Scotty en s’asseyant à côté de Williams.
- Je…
- Car, personnellement, si la personne à laquelle je tiens le plus venait à disparaître, je ne resterais pas dans mon coin à ne rien faire, poursuivit Scotty.
- Evidemment que j’ai eu envie de répondre par la violence, mais…
- Vous avez découvert qui est le meurtrier ? Demanda Will.
- Je pense que Williams n’a plus rien à vous dire, interrompit David.
- Je pense que si au contraire, fit Scotty. Mais comme on vous l’a dit, vous êtes libre de partir.
David, se leva et lança un regard à son cousin. Williams ne bougea pas, David s’éloigna. A peine la porte refermée, Williams demanda s’il était possible qu’il obtienne un genre de protection des témoins. Will lui demanda pourquoi, et Williams répondit qu’il n’en dirait pas plus. Scotty et Will quittèrent à leur tour la pièce et se rendirent dans le bureau de Stillman. Après avoir raconté l’interrogatoire, Stillman leur dit que cette histoire lui semblait louche, et que pour lui, Brad Quercy devait y être pour quelque chose. Nick allait parler, mais il l’en empêcha, même s’il pensait la même chose que lui. Il décida d’appeler Kat et Lilly tout seul.
Kat résuma la conversation qu’elle avait eue avec leur chef à Lilly. Elle lui dit qu’ils essayaient de chercher ce que Brad cachait. Lilly lui fit part de ses doutes. Comment arriveraient-ils à trouver ce qu’il cachait. Soudain, elle eut une idée, elle se précipita sur son portable et composa le numéro de Stillman. Malgré les supplications de Kat, elle ne lui révéla pas ce qu’elle pensait. John lui répondit qu’elle avait raison sur un point, mais qu’il fallait faire attention, Brad n’était pas idiot. Il le connaissait et lui dit qu’il avait pas mal d’expérience et qu’il connaissait les ficelles de son métier par cœur. Il demanda, ce qu’il y ait le moins de personnes au courant, il fallait que leur plan ait l’air véridique. Après avoir raccrochée, elle fit part de son idée à Kat, et la prévint qu’il fallait l’annoncer qu’à une seule personne. Aussitôt Kat pensa à Daniel. Il avait révélé que James avait été son co-équipier et était marqué par cette enquête. Lilly répondit que justement comme il se sentait concerné, il courait le risque de révéler ce qu’il savait.
A Philadelphie, John avait convoqué Scotty dans son bureau, il lui expliqua ce que Lilly et lui avaient convenu. Scotty répondit que c’était assez risqué, mais qu’il la reconnaissait bien là. Kat et Lilly avaient rejoint les autres, elles leur annoncèrent que Williams avait craqué, et qu’il avait avoué le meurtre de James, qui avait tiré sur Anna. Sofia écarquilla les yeux, elle ne le croyait pas. Lilly dévisageait Brad, elle eut la stupeur de voir dans son regard un mélange de surprise et d’incompréhension.
- Avez-vous, ses aveux ? Demanda t’il à Kat.
- Oui, John Stillman va nous les transmettre. Une question se pose pourtant ! Répondit-elle.
- Je n’arrive pas à y croire, répéta Sofia. James a tué Anna ! Mais… Ce n’est pas possible…
- Comment ça c’est produit ? Demanda Daniel.
- Il semblerait qu’il y ait eu une dispute entre eux à propos de Williams. Commença Lilly. James ne comprenait pas pourquoi Anna voulait abandonner pour partir avec lui.
- Vous êtes sûres de ça ? Questionna Brad.
- Je viens de raccrocher avec mon patron, vous voulez l’appeler ? Dit Kat.
- Je veux bien, oui, car…
Il ne finit pas sa phrase. Lilly le regardait encore. Il s’éloigna dans son bureau et ferma la porte. Lilly s’y précipita, mais Daniel l’en empêcha.
- Si j’étais vous, je ne le ferais pas.
- Je ne ferais pas quoi ? Demanda t’elle.
- Il vaut mieux le laisser. Ce n’est pas la 1ère fois que je le vois comme ça.
- Ah oui ?
- Quand on a commencé l’enquête, il n’a pas bougé de son bureau pendant 3 jours. Ne sortant que pour aller manger.
- Et que faisait-il ?
- Il ne raccrochait pas son combiné. On n’arrivait pas à le joindre.
- Je peux vous parler ? En privé.
Ils se dirigèrent vers une petite salle qui rappela curieusement à Lilly la salle de repos à Philadelphie. Elle expliqua à Daniel qu’ils avaient décidé de mettre le téléphone de Brad sur écoute. Il cachait quelque chose de primordial pour la résolution de l’enquête. Il refusa d’abord, en lui disant qu’il s’en rendrait compte, mais se ravisa devant l’air plus que décidé de Lilly. Elle lui apprit aussi que John avait l’intention de venir à Los Angeles avec Williams, toujours dans le but de résoudre l’affaire. Et c’est là que Daniel devina.
- Vous avez l’air de penser que Bradley est impliqué dans tout ça ?
- Je… Comment vous dire…
- Il est suspect ! S’exclama Daniel ahuri.
- Non, pas encore, enfin, non pour le moment, on ne le considère pas en tant que tel, mais… Il n’a jamais donné de signe d’existence à Williams depuis plus de vingt ans, et là il s’occupe de lui comme si…
- C’est son fils, tout simplement. Même si…
- Je sais bien, mais il donne l’impression que, enfin il donne une drôle d’impression.
- Il essaie de se rattraper…
- Daniel ! Il a falsifié tous les rapports de police des inculpations de Williams ! A l’heure qu’il est c’est en prison qu’il devrait être. Mais il est toujours libre…
- Il a falsifié quelques rapports, mais c’est pour…
- Cacher quelque chose de très important. Vous ne vous êtes pas dit que tout ceci pouvait être monté de toutes pièces ?
- James et Anna ne seraient pas morts ? Vous vous rendez compte de ce que vous supposez ?
- Anna est morte, c’est sûr, mais pour James…
- Je sais que le corps était difficilement reconnaissable, mais c’était mon co-équipier. Vous… Vous pensez que James est vivant ?
Ils furent interrompus par le portable de Lilly. C’était Vera qui disait que Stillman et Williams étaient en route. Lilly sentit que Nick voulait lui parler, elle lui demanda s’il avait autre chose à lui dire. Il bredouilla une phrase qu’elle ne saisit pas, et lui demanda d’être un peu plus précis. Il s’excusa et lui dit qu’il devait raccrocher. Elle fit de même avec un étonnement non dissimulé. Elle essaierait de voir Kat pour savoir si elle avait eu elle aussi des nouvelles. Elle voulu continuer la conversation avec Daniel, mais ce dernier lui dit qu’il ne fallait pas que leur absence se fasse remarquer de Brad. Il lui avoua qu’il avait réfléchit et que même s’il n’y croyait toujours pas, il fallait exploiter cette hypothèse. Car c’était vrai que l’attitude de son chef était étrange.
Le lendemain, Lilly et Kat étaient toujours à leur hôtel, elles prenaient le temps de déjeuner. Elles parlaient de tout et de rien. Lilly lui demanda si elle avait eu des nouvelles de Veronica. Elle lui répondit que oui et qu’elle lui manquait énormément. Elles n’avaient jamais été séparées aussi longtemps. Avec un sourire elle lui retourna la question. Lilly rougit et lui avoua que les rapides coups de téléphone de Scotty ne lui suffisaient plus. Elle lui expliqua que même si elle adorait son métier, elle s’était rendue compte qu’il n’y avait pas que ça dans sa vie. Elle aspirait à autre chose de la vie. Kat lui dit qu’elle avait réussi, elle avait des amis et un homme qui l’aimait. En parlant d’amis, elle lui demanda si elle avait eu des nouvelles de Mary. Lilly répondit qu’elles avaient passé plus d’une heure au téléphone la veille. Le portable de Kat vint interrompre le repas des deux amies. Elle répondit et après avoir raccroché dit à Lilly dans un demi sourire qu’il fallait qu’elles y aillent et que non, elles n’étaient pas en vacances.
C’est donc en riant qu’elles arrivèrent au central. Elles virent Stillman et le saluèrent. Lilly lui demanda où était Williams ?
- Avec moi, fit une voix qu’elle reconnaîtrait entre mille. Elle se retourna et son visage s’éclaira d’un sourire radieux. Oui, apparemment Williams a confiance en moi, donc le boss a décidé que je l’accompagnerais, poursuivit Scotty.
Lilly lança un regard à Kat qui lui sourit aussi mais en baissant la tête.
- T’étais au courant et tu ne m’as rien dit ? Demanda Lilly à son amie.
- Bah oui, tu ne connais pas la définition du mot secret ? Lui répondit-elle. Vas-y, t’en meurs d’envie, elle me l’a dit tout à l’heure, fit-elle pour Scotty.
Lilly allait répliquer, mais fut interrompue par son partenaire. Il l’embrassa sur la joue, mais elle ne fut pas d’accord et le retint pour lui déposer un doux baiser sur les lèvres. Elle se demanda depuis combien de temps elle ne s’était pas sentie aussi bien ? Sa présence la calmait et la rassurait. Ils avaient oublié l’endroit où ils étaient et Stillman dû se racler bien fort la gorge pour que les 2 inspecteurs redescendent de leur nuage.
- Vous aurez tout le temps pour vous retrouver après, fit-il d’un air autoritaire. Vous m’aviez promit Scotty !
- Désolé, fit celui-ci, mais…
- Je ne pensais pas que vous auriez réussi ? Dit Stillman à Lilly et Kat.
- L’inspecteur Rush sait se montrer très convaincante, répondit Daniel. Et je dois avouer que ses arguments sont plausibles.
- Où est Williams ? Redemanda Lilly.
- Il est avec Sofia et Kate, l’informa Daniel. Brad est dans la salle d’observation avec Matthew.
Ils se rendirent dans la salle d’observation. Brad demanda à Stillman ce que tout cela signifiait ? Il lui répondit qu’il fallait qu’il vérifie une chose. Brad lui demanda alors de le suivre dans son bureau, ce qu’ils firent sous le regard des autres.
- John, ne me dis pas qu’il y a quelque chose d’autre ? Je n’en reviens toujours pas…
- Brad, arrête ce petit jeu, tu veux ! Pourquoi le protèges-tu ? Williams ne peut plus y échapper cette fois !
- Je…
- Brad ! Je te parle de la mort d’un flic là ! Et je te parle aussi de la peine de mort. Williams ne peut…
- La mort d’un flic, répéta Brad. Mais… Il y en a 2, James et Anna.
- Ne fais pas ça ! Si tu tiens vraiment à ton fils, ne le fais pas, et dis-moi la vérité.
- Mais je…
- Brad ! Ne mens pas. Mais bon, après tout, cela ne tient qu’à toi et ta conscience. Si tu peux vivre avec ça, et bien tant mieux, mais saches que ce ne sera jamais terminé. Une enquête interne sera faite. Il s’avère qu’un des 2, n’était pas celui qu’il prétendait être.
- C’est cette Anna ! S’énerva Brad. Elle était prête à quitter le droit chemin pour…
- Et comment le sais-tu ça ?
- Mais enfin c’est ce que m’ont dit tes 2 inspecteurs !
- Dis-moi, t’es-tu préoccupé de ce que ressentait vraiment Williams ?
- Mais enfin, c’est mon…
- Non, s’il te plaît, tout sauf ça. Ne te sers pas de lui, de sa détresse pour te sauver, pour sauver quelqu’un.
- Et qui sauverais-je ?
- Justement, je te le demande ? Je pourrais employer d’autres moyens, mais je suis encore assez gentil et je veux que tu me le dises. Sinon…
- (…)
- Où est-il ? Demanda Stillman. Où est James ?
Bradley vit à l’air de Stillman que ce n’était plus la peine de cacher plus longtemps ce qu’il savait. Il raconta donc tout. Il raconta que James l’avait contacté peu de temps après le début de l’enquête. Il lui avait annoncé qu’il n’avait jamais voulu que ça en arrive à ce point. Il lui avait dit que le contrôle lui avait échappé. Jamais il n’avait pensé qu’Anna aurait pu tomber amoureuse de Williams, jamais il n’aurait cru que leur infiltration dégénèrerait autant. Stillman interrompit Brad dans son récit, et lui demanda où se trouvait James. Il lui affirma qu’il valait mieux lui dire tout de suite.
John, Daniel et Scotty se rendirent donc à l’endroit où James se cachait depuis le fameux jour. Lilly, Matthew et Kate interrogeaient Williams, pour qu’il révèle tout de ce qu’il savait, tandis que Kat et Sofia se chargeaient de Bradley. Elles avaient dû faire appel au chef de la division. Et c’est avec regret que celui-ci était arrivé. Williams ne pouvait plus échapper à la prison, mais Lilly lui confia que ses aveux et le fait qu’il ait voulu empêcher James de commettre l’irréparable pouvait l’aider devant le jury. Sa peine pourrait être réduite. Le jeune homme la remercia, Matthew lui répondit que s’il avait accepté de parler plus tôt au lieu de fuir, il n’en serait pas à ce point. Même s’il avait tout raconté, il avait couvert pendant un certain temps le meurtre, et son appartenance aux Bringos n’arrangeait en rien son affaire. Kate le stoppa. Elle lui fit comprendre qu’il ne fallait pas qu’il cède à ce sentiment de colère. Elle l’avait observé et avait vu qu’il aimait réellement Anna.
Pendant ce temps, le chef de la division prenait en notes la déposition de Brad. Kat et Sofia apprirent que cela faisait des années que James était corrompu, et que pour sauver sa couverture la solution était de le laisser s’infiltrer. James serait jugé coupable du meurtre d’Anna et une enquête interne serait ouverte. Il lui dit qu’il ne pourrait pas l’éviter, et qu’il fallait qu’il songe à nommer quelqu’un pour le remplacer à la tête de son équipe. Dans son cas, il valait mieux qu’il démissionne tout de suite. Brad justifia qu’il avait réellement voulu protéger Williams. Phil lui répondit qu’il savait qu’il avait agi sincèrement, mais par ce fait, il avait été obligé d’aider James. Brad lui expliqua qu’il était coincé. D’un côté il acceptait de couvrir James, et de l’autre il vendait son fils. Une fois la déposition finie, Ils sortirent de la pièce laissant Bradley seul. Sofia demanda à Phil qui remplacerait son chef, il répondit que pour le moment c’était la personne qui était présente depuis le plus de temps qui prenait l’intérim. Autrement dit, c’était Daniel.