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Série : Cold Case
Création : 29.05.2009 à 09h20
Auteur : Genna
Statut : Terminée
« Suite indirecte de "La vie à deux". Petites suites d'enquêtes différentes, avec un fil rouge... » Genna
Cette fanfic compte déjà 32 paragraphes
Dans une chambre d’un petit motel situé à l’ouest de la ville, Stillman, Daniel et Scotty essayaient de savoir ce qui avait bien pu pousser Daniel à commettre ce meurtre.
- Jim, je te connais, fit Daniel. Et je sais que pour rien au monde tu aurais accepté de vendre ton âme.
- Il faut croire que les temps changent, Dany, répondit James.
- Mais qu’est-ce qui t’a poussé…
- Tu te souviens de l’affaire Sorenson ?
- Oui, la mère qui prostituait ses filles pour sa dose de crack, expliqua Daniel à John et Scotty. Depuis tout ce temps ? Ne me dis pas…
- Non, mais je me suis rendu compte que nous n’étions pas respectés dans ce monde. Alors, j’ai décidé de me faire respecter, et…
- Tu dealais ? S’étonna Daniel.
- Non, disons que je fermais les yeux sur certaines choses en échange d’informations.
- Autrement dit, toutes les affaires que tu as résolues sont bidons ?
- Je n’ai pas triché, tous ces criminels sont à leur place.
- Pourquoi as-tu autant insisté pour faire partie de cette infiltration ?
- J’ai appris que Williams, le fils du patron était un des grands pontes de ce gang.
- Tu t’es servi de Brad ! Fit Daniel.
- Non, je me suis juste dit qu’un père, quelque il soit, ferait n’importe quoi pour ses enfants.
Scotty dû retenir Daniel. James avait dit cette phrase en le fixant et avec une telle désinvolture, que Daniel ne pu se contenir plus longtemps. John fit un signe à Scotty pour qu’il l’éloigne quelques instants.
- Je n’ai aucune compassion pour vous, fit John. Alors vous allez me dire tout de suite pourquoi avoir tué Anna ?
- Je dirais que… Ecoutez, même si vous n’allez sûrement pas me croire, je voulais la protéger.
- Vous avez raison, je ne vous crois pas.
- Et pourtant, c’était le cas. Je voyais qu’elle commençait à se poser des questions.
- Dîtes plutôt, qu’elle vous avait percé à jour ! Williams et David nous ont parlé de tout. Anna et Williams avaient le projet de s’enfuir et de reprendre tout à zéro.
Dehors, Scotty essayait de calmer Daniel, il lui disait qu’il comprenait sa réaction, mais que ce n’était pas le meilleur moyen pour que James coopère. Il lui dit qu’il fallait qu’il se ressaisisse. Il lui avoua qu’il ne comptait plus les fois où son impulsivité l’avait guidé. Daniel ne dit rien, mais comprit. Il accepta donc de se calmer, et voulu retourner à l’intérieur de la pièce, mais Scotty l’en empêcha en lui disant qu’il valait mieux laisser son chef s’en charger.
Pendant ce temps, James raconta qu’il avait surpris Williams et Anna en plein plan. Il avait prit Anna à part et lui avait demandé ce qu’elle manigançait. Elle lui avait répondu qu’il ne fallait plus qu’il joue la comédie avec elle. Il lui avait dit ne pas comprendre ce qu’elle insinuait, et Williams, qui les avait suivi, s’en était mêlé.
- Elle sait tout James !
- Pourquoi ? James, regardes-moi, fit Anna. Dis-moi ce qui t’a fait changer ?
- Mais je n’ai pas changé, je suis toujours…
- Non, tu n’es plus le James que je connaissais, ou alors, quelqu’un te manipule et tu…
- Personne ne me manipule Anna, j’agis tout seul.
- Alors la, c’est encore plus dramatique ! Comment arrives-tu à te regarder dans la glace le matin ?
- Mais comme d’habitude, « chérie ».
- Je te conseille de surveiller ton langage James, interrompit Williams.
- Ou sinon quoi ? Willy ? Tu sais qu’un coup de fil de ma part, et t’es mort ! Enfin c’est tout comme, la prison à vie, c’est la mort pour quelqu’un comme toi !
- Sarah sait ce que tu fais ? Continua Anna.
- Ne la mêles pas à ça ! Elle n’a pas besoin…
- Elle n’est pas idiote tu sais, elle doit se demander d’où provient…
- Que lui as-tu dis ?
- Moi, rien, mais elle est grande, et elle fait ses suppositions toute seule ! Je n’ai fait qu’écouter.
- James, c’est entre toi et moi ce conflit, tenta Williams. Laisses Anna en dehors de tout ça !
- T’es gentil Williams, mais Anna et moi nous devons rendre des comptes à nos supérieurs, et il faut qu’on se mette d’accord, car apparemment elle n’a pas l’air de le vouloir.
- Et que vas-tu me faire, si je refuse de me mettre d’accord avec toi ? Lança t’elle sur un ton de défit. Devant son absence de réponse, elle continua. Alors, tu vois, tu ne peux rien faire contre moi ! Tu sais que le meurtre d’un flic est passible de peine de mort.
- On peut peut-être s’arranger, fit Williams. Je demande à mon père de t’aider.
- Ton père ? Enfin que ferait ton père ?
- Ton père ? Demanda Anna incrédule. Là je suis d’accord que ferait ton père contre ça ?
- Oh, Anna n’est pas au courant de tout apparemment, fit James ironiquement. Tu sais, Brad, s’amuse à falsifier quelques petits rapports de temps en temps…
- Brad est… Commença t’elle stupéfaite.
- Oui, fit Williams.
- Mais tu ne me l’avais pas dit !
- Tu ne m’as jamais demandé comment s’appelait mes parents, répondit celui-ci.
- Oh, il y a de l’eau dans le gaz entre vous !
Anna avait sorti son arme, et la pointait en direction de James. De son autre main, elle essaya de composer le numéro du central. James dégaina son arme et lui conseilla de ne pas faire ce qu’elle s’apprêtait à faire. Elle le regarda et lui demanda s’il oserait tirer. Il lui demanda si elle aussi oserait. Elle enleva le cran de sûreté, James fit de même. Williams se taisait. Il cherchait comment les interrompre. Anna essaya de raisonner James. Elle lui dit qu’il pouvait encore se racheter. Elle le couvrirait s’il le fallait, mais elle ne l’abandonnerait pas. James lui dit qu’il préférait plutôt qu’elle le descende. Anna lui dit doucement qu’il ne fallait pas l’obliger à appeler de l’aide. Il la toisa de haut en bas et lui dit qu’elle n’oserait pas. Elle n’était pas comme ça. Et contre toute attente elle tira l’atteignant à l’épaule. Une sorte de rage s’empara de James et il vida son chargeur sur sa co-équipière. Il ne réalisa qu’après ce qui s’était passé. Williams n’avait pas bougé. Il n’en avait pas eu le temps, tout s’était déroulé si vite, qu’il n’avait pas pu tenter quelque chose. Il restait là à regarder impuissant, le corps d’Anna se vider de son sang.
Stillman et James sortirent de la chambre. Il ne lui passa pas les menottes. Daniel qui faisait les cents pas se planta devant lui. Ils se regardèrent pendant quelques temps, et John força James à avancer. Scotty passa une main sur l’épaule de Daniel, montrant ainsi qu’il le comprenait. Ils se dirigèrent à leur tour dehors. Le retour au central se fit dans le silence, chacun se demandant comment ils seraient accueillis. Une fois arrivés, John et Daniel emmenèrent James dans une pièce sous le regard des autres. Williams croisa son regard, et baissa les yeux. Lilly et Kate l’accompagnaient dans la salle où se trouvait Brad. Elles les laissèrent ensemble le temps de se retrouver. Elles entrèrent dans la salle d’observation où Kat et Sofia regardaient. Dans un silence de plomb, elles écoutèrent ce qui se passait. Brad s’excusa auprès de Williams pour ce qu’il lui avait fait subir. Williams lui répondit qu’il ne lui avait jamais rien demandé de tel. Il avait juste voulu rattraper le temps qu’ils avaient perdu. Brad ne dit plus rien, Williams avait raison. Il ne lui avait pas rendu service en falsifiant tous ses rapports. Et encore moins en ayant protégé James au lieu de le dénoncer.
Lilly et Kat se dirigèrent dans la salle de repos, où John et Scotty attendaient. Daniel était toujours là, il n’osait pas bouger. Il était encore abasourdi par cette enquête. Phil venait de lui apprendre qu’il prenait l’intérim en attendant qu’un nouveau dirigeant soit nommé. Il lui avait dit qu’il ne se sentait pas capable d’assumer cette tâche, mais Phil le rassura et lui dit qu’il l’aiderait autant qu’il le pourrait. Ils sortirent tous les 2. Daniel se retourna vers Scotty et le remercia pour tout ce qu’il lui avait dit. Lilly et Kat demandèrent où il voulait en venir, mais n’obtinrent pas de réponses. Lilly s’approcha de Scotty et s’assit sur ses genoux. Il entoura sa taille de ses bras. Kat demanda à John s’il avait déjà dû résoudre une enquête de ce genre. Il lui répondit que malheureusement oui, et qu’il y en aurait sûrement d’autres.
Le soir, ils avaient décidé de se retrouver une dernière fois pour dîner. Même si l’enquête était résolue le moral n’était pas présent pour l’équipe de Los Angeles. Mais ils se forcèrent à paraître joyeux. Lilly rassura Sofia en lui disant que c’était dur, mais qu’elle y repensera plus tard, et qu’elle éprouverait un sentiment de fierté pour avoir résolu cette affaire. Cette dernière sourit et la remercia. John, Kat, Lilly et Scotty rentrèrent à leur hôtel. Ils repartaient le lendemain, et devaient préparer leurs affaires. Arrivés devant leurs chambres, John et Kat souhaitèrent une bonne nuit et rentrèrent, laissant les 2 autres seuls dans le couloir. Ils marchèrent jusqu’à la chambre de Lilly, elle sortit la clé et ouvrit la porte. Scotty fit mine de s’éloigner, elle se retourna.
- Tu vas où comme ça ? Lui demanda t’elle.
- Dormir ! T’as entendu le boss, on part tôt demain… répondit-il dans un demi-sourire.
Elle le regarda, et décida de jouer elle aussi.
- D’accord ! Bonne nuit alors ! Moi je pense que je vais m’écrouler tellement je suis morte de fatigue.
Elle passa le seuil de la porte quand elle sentit une présence derrière elle. Elle se retourna et fit face à son collègue.
- Tu ne me laisseras donc jamais le dernier mot ! Fit-il en souriant.
- Et non ! Répondit-elle en riant. Tu devrais le savoir depuis le temps !
Elle l’attira à elle et l’embrassa passionnément.
Le lendemain matin, elle se réveilla en sentant un poids autour de sa taille. Elle sourit, il devait avoir peur qu’elle s’en aille pendant son sommeil pour la tenir aussi serrée. Mais elle ne s’en plaindrait jamais, elle aimait le voir aussi tendre. Elle bougea doucement, et senti l’étreinte de Scotty se refermer encore plus. Elle se retourna alors et eut la surprise de le voir la dévisager. Elle lui fit un timide bonjour auquel il répondit en l’embrassant tendrement sur le front. Ils restèrent ainsi pendant plusieurs minutes, achevant ainsi leur réveil. Lilly se leva la première, il lui fallait préparer sa valise, et avec ce qu’elle avait acheté lors de la virée shopping qu’elles avaient faite, elle se demanda comment ses paquets rentreraient. Scotty la regardait faire et se moqua d’elle. Elle lui lança un regard noir et l’esquiva. Elle lui dit que ça lui apprendrait à se moquer d’elle comme ça. Il lui dit que puisque c’était comme ça, il ne lui proposait pas de prendre quelques paquets dans sa valise. Elle lui fit son plus beau sourire et le regarda avec un air si innocent qu’il ne put retenir un éclat de rire. Il obtempéra donc.
- Je ne pensais pas que tu étais aussi atteinte par la fièvre acheteuse, lui dit-il en prenant un sac.
- Tu vois que tu as encore des choses à apprendre sur moi, répondit-elle en riant.
- Je vois, oui, mais toi aussi tu ne sais pas tout sur moi…
- Tu me cacherais des choses ? Lui demanda t’elle en prenant un air sérieux. Je peux te faire parler tu sais…
- Tu n’oserais jamais !
- Ah oui ! On parie, fit-elle malicieusement.
Il furent interrompu par quelqu’un qui frappait à la porte. Lilly ouvrit la porte à Kat.
- Est-ce que par le plus grand des hasards, tu aurais de la place dans ta valise ? La supplia t’elle.
Scotty éclata de rire à nouveau, mais s’arrêta quand il remarqua les 2 paires d’yeux qui le fusillaient du regard.
- Je suis désolée, mais Scotty a déjà remplit la sienne, répondit Lilly.
- Je sens déjà la réplique de Vera s’il était là, fit Scotty hilare.
Elles l’ignorèrent et Lilly suivit Kat dans sa chambre pour l’aider.
- J’ai interrompu quelque chose ? Demanda Kat.
- Non, rien, ne t’inquiètes pas. C’est juste qu’il n’accepte pas que j’ai raison, ajouta t’elle en riant. Bon, où elle est cette valise qu’on lui fasse sa peau !
Quinze minutes plus tard elles avaient réussi tant bien que mal à rentrer les affaires dans la valise, et se retrouvèrent dans le couloir avec John. Quand il remarqua l’air malicieux de Kat et Lilly il sourit. Par contre il déchanta quand il vit Scotty. Il boudait. Il lança un regard à Lilly qui se justifia en disant qu’il fallait qu’il apprenne à être séparé d’elle au moins pendant 5 minutes. Kat partit d’un éclat de rire qui rassura Stillman. Il lança un regard au jeune homme.
- Profitez de votre week-end les jeunes !
- Oui, c’est ce que je compte faire, répondit-il en regardant Lilly.
Cette dernière les dévisagea tour à tour. Scotty s’approcha d’elle et lui dit qu’ils avaient quartier libre jusqu’à lundi, alors pourquoi ne pas rester encore à L.A. Elle lui demanda s’il plaisantait, elle venait de passer une demi-heure à boucler sa valise.
- Tu recommenceras dimanche, lui dit-il en riant. J’aime bien te voir t’énerver pour que toutes affaires rentrent dedans !
- Et bien, dans ce cas tu ne sauras pas ce que j’ai acheté pour toi ?
- Le sac bleu ? Questionna t’il. Il est dans ma valise, et j’aime beaucoup ! Merci lui dit-il en l’embrassant sur la joue.
- T’as fouillé ? Mais…
- Et je viens enfin d’avoir le dernier mot se félicita t’il.
Elle lui donna une petite tape sur l’épaule. Ils accompagnèrent donc Kat et John jusqu’à la sortie et leur souhaitèrent un bon voyage. Kat s’approcha de Lilly et lui dit de bien profiter de son week-end et qu’elle voudrait qu’elle lui raconte à son retour.
1 an ½ s’était écoulé. Scotty était venu habiter chez Lilly. Elle n’avait jamais voulu quitter sa maison, ce qui avait valut une petite dispute entre eux, mais contre toute attente ce fut Vera qui recolla les morceaux entre eux. Il leur avait dit qu’il n’avait jamais vu 2 personnes aussi bornées et têtues alors qu’ils s’aimaient. Scotty avait d’ailleurs dit qu’il avait raison et qu’il devait faire des concessions. Il savait ce que la maison de la jeune femme représentait pour elle. Nick et Kat étaient assis sur le canapé et faisaient des suppositions. Lilly les écoutait en riant. Elle caressa le petit ventre qui commençait à apparaître et sourit. Nick demanda à ses 2 amis s’il aurait un ou une filleul(e) ? Kat s’exclama et dit qu’elle ne voulait pas partager la tâche de parrain/marraine avec lui. Scotty rit et lui dit qu’ils n’en savaient rien, et qu’il ne voulait pas savoir. Lilly bouda. Elle au contraire était curieuse et voulait le savoir. En souriant elle dit qu’il fallait peut-être songer à aménager la petite pièce. Et qu’ils n’allaient pas tout décorer en jaune poussin. Kat demanda donc si le projet de recherche de maison était abandonné. Lilly lui répondit que pour le moment oui, mais que peut-être plus tard, pourquoi pas. Scotty la dévisagea avec surprise. Elle continuait par moment à dévoiler encore un peu plus de sa personnalité.
Lilly avait longtemps hésité entre Mary et Kat pour marraine. Elle avait confié à Scotty qu’il ne pouvait pas l’obliger à choisir entre elles. Mary lui confia alors qu’elle ne cesserait de la remercier d’avoir été présente pour elle. Lilly avait servi d’entremetteuse sans le vouloir. Un jour, alors qu’elle sortaient de chez elle, elles se retrouvèrent face à Rick. Mary et lui ne s’étaient jamais rencontrés et au bout de 6 mois, ils s’étaient retrouvés ensemble à une soirée. Depuis, ils se voyaient régulièrement. Lilly avait deviné qu’il y avait plus que de l’amitié entre eux. Kat n’arrêtait pas de lui dire qu’elle devait faire attention à ce qu’elle pensait. Elle n’était pas le meilleur exemple à suivre. Elle lui rappelait sa longue hésitation pour Scotty.
Stillman et Jeffries quant à eux se battaient déjà pour savoir qui ferait le meilleur papi gâteau. Ce qui à chaque fois faisait rire tout le monde. John suivit Scotty dans la cuisine. Il avait remarqué que le jeune homme était soucieux. Il lui demanda ce qui n’allait pas. Devant son silence, il devina et lui dit qu’il ferait un très bon père. A voir comment il avait rendu le sourire à Lilly, cela ne faisait aucun doute. Scotty se taisait toujours, et John lui demanda alors ce qui le tracassait. A ses mots, Scotty sortit une petite boîte de sa poche et la posa en évidence sur le plan de travail. Stillman regarda le petit écrin, et partit d’un grand éclat de rire.
- Si c’est à cause de ça que vous êtes aussi tendu, permettez-moi de vous dire que vous êtes idiot ! Evidemment qu’elle acceptera !
- Comment vous en êtes aussi sûr ?
- Je vous connais ! Je connais mon équipe… Je n’ai que ça à vous dire, et aussi félicitations pour vous 2.
Il s’en alla laissant Scotty regarder la boîte. Celui-ci sourit et pensa que son chef avait raison. Il était bête de penser le contraire. Il la prit la remis dans sa poche et repartit en direction du salon.
FIN. (je laisse l’imagination de chacun prendre le relais !)