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Série : Cold Case
Création : 17.09.2009 à 18h34
Auteur : Genna
Statut : Terminée
« Un inspecteur de la Philly Team et un membre de sa famille disparaissent. Crossover FBI/Cold Case » Genna
Cette fanfic compte déjà 32 paragraphes
+Petit défi de malu ^^ :
Donc en route pour de nouvelles aventures : je vous mets au défi les filles !!! (sous-peine de licenciement : p:p)
Pour avoir parcouru les avis sur un probable cross-over, Fbi s'impose, donc.. Ben vous avez compris au boulot !
Imposé :
- un seul ship CC/WAT ( à vous de choisir qui avec qui ...)
- les deux frères Lapaglia doivent se rencontrer ^^ (ça c'est pour nala ^^)
- et .. un disparu et pas des moindres... un membre de la team CC ...
Bon courage et au boulot :)
Voilà donc l'explication. J'y ai rajouté un challenge : pas de ship L/S (et dieu sait si c'est difficile pour moi..., mais on m'a bien surveillé pour que je réussisse ce challenge que je me suis imposé).
On entend KT Tunstall avec Black Horse And Cherry Tree :
https://www.youtube.com/watch?v=PQmDUEv939A
New York, le samedi 25 avril 2009 à 11h30.
Une petite fille marche accompagnée de sa mère dans Central Park. Par ce soleil radieux, Kat Miller avait décidé d’emmener sa fille Veronica se promener à New York. Pour une fois qu’elle ne travaillait pas un samedi, et surtout, pour une fois qu’il n’y avait aucune affaire en cours, Kat voulait s’aérer la tête. Celle qu’ils venaient de classer avait été particulièrement éprouvante. Elle surveillait sa fille qui marchait loin devant elle.
- Hey Vero, peux-tu m’attendre ? Je sais que je ne marche pas vite, mais quand je t’ai dit qu’on allait à New York, c’était pour qu’on passe du temps ensemble !
- Oui, mais maman, je suis avec toi quand même, mais j’ai vraiment envie de trouver l’endroit pour le pique-nique.
- On peut le trouver, mais toutes les 2 ! Fit Kat en rejoignant sa fille. Je te signale que c’est moi qui porte tout !
- J’ai mon sac à dos !
Cette réponse fit sourire la jeune femme. Sa fille lui ressemblait sur ce point. Elle avait la même force de caractère, et beaucoup de répondant. C’est ainsi que tout en parlant, elles trouvèrent un coin près d’un arbre sur la pelouse. Idéal pour profiter des feuilles de cet arbre, pour s’abriter un peu du soleil, qui brillait très fort en cette fin avril. Elles s’installèrent, et commencèrent à sortir le nécessaire pour une pause bien méritée.
Un peu plus tard, seul le sac de Veronica reste adossé contre l’arbre. Une bouteille de soda est renversée, et des gobelets écrasés. Un gardien passant par-là, le ramassa et lu le nom de la jeune fille sur une étiquette.
Veronica Miller,
20th Magnolia Street
Philadelphia.
New York 15h30. Disparues depuis 4 heures.
Jack Malone, rédigeait le dernier rapport de la pile, et décida de s’arrêter là pour la journée. Depuis que ses filles et sa femme étaient parties, il n’avait plus aucun goût pour son appartement. Rentrer seul le soir lui coûtait tellement qu’il préférait nettement rester au siège du FBI. Il jeta un regard à la pièce principale, Samantha Spade et Vivian Johnson parlaient. Il sortit de son bureau et se joignit à elles.
- Il est vraiment éveillé, ton fils Sam. Remarqua Vivian.
- Oui, je n’en reviens pas… Je le vois pourtant tous les jours, mais je le trouve changé à chaque fois que je rentre du boulot. C’est dingue !
- Et oui, les premiers mois sont surprenants ! S’exclama Jack. Je me souviens qu’une fois, j’étais parti 2 jours, et quand je suis rentré, je n’ai pas reconnu Hanna.
Un agent vint les interrompre. Samantha Spade soupira. En général, cela n’augurait rien de bon. Jack s’éloigna et fit un signe à l’homme qui l’accompagnait de venir. Vivian et Sam se regardèrent. Leur soirée était toute trouvée.
Un peu plus tard, Danny Taylor, Elena Delgado et Martin Fitzgerald étaient revenus.
- Et dire, qu’on pensait aller au cinéma avec Sofia ! Fit Elena en lançant un rapide petit regard à Danny.
- Vous irez demain ! Répondit-il avec un petit sourire.
Personne n’était au courant qu’ils ressortaient ensemble.
- Alors, qu’est-ce qu’on a ? S’enquit Martin.
- Kat et Veronica Miller. Toutes 2 de Philadelphie, elles devaient se promener à New York, vu le beau temps. Souligna Jack.
- Kat Miller, est inspecteur à la criminelle. Lut Vivian. Il va falloir qu’on prévienne son district.
- Y a t’il eu des témoins ? Demanda Elena.
- Non ! Répondit Jack. Juste le gardien qui lors de sa ronde a trouvé le sac à dos de la fillette.
Jack donna les directives. Samantha et Martin partaient à Central Park, relever les indices. Danny et Vivian se renseignaient sur elles. Elena allait l’aider. Il devait prévenir leurs proches.
Philadelphie, pendant ce temps.
Lilly Rush s’arrêta au niveau d’un banc et regarda sa montre. 30 minutes qu’elle courait en petites foulées, elle méritait bien une petite pause. Elle plaça une de ses jambes sur le dossier de ce même banc et fit ses étirements tout en pensant au soleil qui brillait encore. Elle n’entendit pas quelqu’un un l’appeler, alors quand cette personne arrivant à sa hauteur l’appela une nouvelle fois, elle sursauta et enleva les écouteurs de ses oreilles, et dévisagea surprise son collègue Scotty Valens.
- Scotty ! Mais qu’est-ce que…
- La même chose que toi apparemment. Mon frère a réussi à me traîner !
- N’importe quoi ! Je t’ai demandé si un petit jogging te tentait, et tu m’as à peine résisté… C’est plus marrant maintenant ! Fit Mike Valens. Je ne me suis pas présenté… Mike, le frère de Scotty.
- Lilly Rush…
- Sa co-équipière ! L’interrompit Mike. Il me l’a répété 3 fois avant de venir vous saluer ! Continua t’il en esquivant la tape de Scotty.
Lilly sourit, seule réaction qu’elle trouva pour masquer son étonnement.
- C’est bizarre, il ne me parle pas beaucoup de vous ! Rétorqua t’elle toujours en souriant.
- Bon, là je m’avoue battu ! A 2 pour me charrier, vous faites fort !
- C’est pour toutes les fois où tu m’embêtes p’tit frère ! Fit Mike en ébouriffant la tête de son frère.
Lilly éclata de rire. Cette complicité fraternelle normale l’étonnait. Avec sa sœur, ce n’était pas aussi complice leurs rapports.
- Sérieusement, Scott, que fais-tu dans ce coin ?
- Le parc n’appartient pas à Lilly Rush, à ce que je sache ! Répondit-il avec un petit sourire.
Mike les regardait, et ce qu’il vit l’amusa beaucoup. Cependant, il se tut, mais se promit de parler à son frère. Lui qui était le vantard de la famille, devant Lilly, il perdait ses moyens. Le portable de la jeune femme sonna, elle regarda qui l’appelait.
- C’est le boss ! Fit-elle à l’attention de son collègue.
- Qu’est-ce qu’il te veut ?
- Comment veux-tu que je le sache ?
- Je pense que si vous décrochiez, vous le saurez ! Intervint Mike en souriant.
Elle décrocha et au bout de 30 secondes son visage changea d’expression, ce qui inquiéta Scotty. Lilly étouffa un petit cri avec sa main et ses yeux se remplirent de larmes. Elle prit un temps pour raccrocher d’avec le lieutenant John Stillman, et se laissa tomber sur le banc, incapable de dire quoique ce soit. De plus en plus inquiet, Scotty s’agenouilla devant elle et la regarda.
- Lil, qu’est-ce qu’il y a ?
- C’est…
Le portable de Scotty sonna à son tour, il l’ignora.
- Lilly ?
- C’est le boss qui t’appelle… Kat… Elles ont disparues ! Veronica et Kat…
Il ne répondit pas, et saisi son portable qui sonnait. Il décrocha et prévint John Stillman, qu’il se trouvait avec Lilly, et qu’il était déjà au courant.
Ils arrivèrent quinze minutes plus tard au central. Will Jeffries et Nick Vera s’y trouvaient déjà. Ils n’arrivaient qu’à peine à contenir leur rage, mais Nick désigna le bureau de John Stillman du doigt.
- C’est déjà difficile pour nous de nous contenir, mais imaginez, dans quel état il se trouve.
- J’imagine sans mal ! Fit Scotty.
(Note de l'auteur : Comme j’aimerais vraiment que Kat et Lilly soient amies, et que je trouve que leur relation n’est pas assez développée, ici je fais comme si c’était le cas !)
Lilly s’était assise à son bureau et regardait la place de sa collègue et amie. En effet, depuis quelques temps, il leur arrivait de passer des soirées toutes les deux, s’étant découvert des points communs. Kat était la deuxième présence féminine parmi ce monde masculin. Elle ne pouvait empêcher quelques larmes de couler sur son visage. Scotty ne savait pas comment faire pour qu’elle se sente moins coupable. Elle lui avait dit qu’elle avait encouragé la mère et la fille pour cette promenade à New York. Voyant que tout le monde était dans un état de nerfs, Nick choisit d’essayer de détendre l’atmosphère.
- Hum… Vous deux, vous nous expliquez pourquoi vous arrivez ensemble, alors que c’est un jour de congé ? Fit-il en regardant tour à tour Lilly et Scotty.
- La ferme Nick ! Répliqua Scotty. L’heure n’est pas à la plaisanterie douteuse !
- Bah quoi… Je m’interroge juste…
- Et bien interroges-toi plutôt sur le pourquoi de cette disparition ! Fit Lilly en se levant et en se dirigeant vers le bureau de son chef.
- Mais qu’est-ce que… Vous croyez vraiment que je n’en ai rien à faire ? Demanda t’il à Will. Ce n’est pas parce que Kat et moi passons la majeure partie de notre temps à nous chamailler, que je ne l’apprécie pas !
- Tais-toi Nick ! Fit Will fermement.
Lilly frappa à la porte, et hésita à entrer lorsque John Stillman lui répondit positivement.
- Chef…
- Je sais Lilly ! Je sais que vous êtes très proches Kat et vous.
- On fait quoi ?
- Pour le moment…
- Non ! Ne me dîtes pas qu’on va rester là à attendre ! Je ne reste pas là à attendre !
- Le FBI m’a prévenu qu’ils s’occupaient de cette affaire, Lilly.
- Logique, chef ! Fit-elle d’un ton sarcastique. C’est leur juridiction ! Nous…
- Lilly ! Nous ne pouvons pas interférer dans leur enquête, tant qu’ils ne nous en donnent pas l’autorisation.
- Vous savez le temps que ça prend de… Et nous n’en avons pas !
Le téléphone sonna, et Stillman décrocha. Il mit l’amplificateur quand Jack Malone se présenta.
- L’inspecteur Lilly Rush vous écoute Agent Malone.
- J’aurais quelques questions à vous poser, concernant l’inspecteur Miller. Enquêtez-vous sur une affaire délicate en ce moment ?
- Non ! Fit Stillman. Nous venons de résoudre une affaire datant des années 30… Je ne crois pas…
- C’est vrai, vous vous occupez des affaires classées. Remarqua Jack. Il me semble qu’elle bossait aux stups avant de rejoindre votre section.
A cette remarque, Lilly leva la tête. Elle ne savait que peu de choses sur la brigade des stups. Ce qu’Eddie Saccardo lui avait confié, c’est qu’en général, il n’était pas rare de s’allier avec quelques dealers. Elle en fit part.
- Autrement dit, l’inspecteur Miller aurait des raisons de s’être fait quelques ennemis ?
- Elle n’est pas comme ça ! S’offusqua Lilly. Elle a une fille, et elle…
- C’est une hypothèse à ne pas négliger. Intervint John Stillman pour calmer la jeune femme.
- J’attends le rapport de 2 de mes agents qui sont sur les lieux, et d’autres qui interrogent les potentiels témoins. Je vous tiendrai informés de la suite des événements, mais de votre côté, essayez de chercher dans ses affaires, de voir s’il y avait des choses qu’elle cachait… Et surtout, il va falloir que vous obteniez un mandat pour chercher chez elle des indices. Il ne s’agit pas de perquisition, mais…
Stillman acquiesça et ils raccrochèrent. Il se dirigea vers le bureau principal, suivit de la jeune femme.
New York, Central Park – 17h. Disparues depuis 5 heures 30.
- Vous êtes sûr que rien ne vous a paru étrange ? Demanda Martin Fitzgerald au gardien.
- Non… Je les ai croisé ce matin, et la petite fille m’avait fait un petit sourire. Elle cherchait une place pour déjeuner.
- Autrement dit, de voir un sac abandonné, ainsi que les restes d’un pique-nique, ne vous choque pas plus que ça ? Continua Vivian Johnson.
- Si vous saviez ce qu’on retrouve à Central Park… Les gens oublient ou perdent tellement de choses, qu’on pourrait ouvrir un musée.
- Peut-être, souligna Martin, mais ce déjeuner s’est retrouvé écrasé au sol. Ce n’est pas une coïncidence !
- Que voulez-vous me faire dire ? Il y a quelques temps, le Maire de New York a fait installer quelques caméras de surveillance dans le parc, peut-être que…
- Pourquoi ne pas nous l’avoir dit plus tôt ? Remarqua Vivian excédée. Cela change tout, dans ce cas !
Elle prit son téléphone et appela Danny Taylor, pour lui demander de voir avec Samantha Spade au niveau des vidéos surveillances, s’il y avait quelque chose. Danny raccrocha, et Sam l’interrogea du regard.
- « Big Brother » is watching you ! S’exclama t’il. Le Maire a fait installer des caméras de surveillances un peu partout dans le parc.
- Ou plutôt la parano suite au 11 septembre est encore bien présente, pour ainsi « violer » l’intimité des New Yorkais ! Répondit Sam en soupirant.
- Tu n’es pas rassurée que Finn puisse grandir en sécurité ?
- Oui, mais…
- Ou alors Samantha Spade a des choses à cacher ! Rajouta t’il en souriant malicieusement.
- Hum ! Et vous Agent Taylor, ne me dîtes pas que votre vie peut être étalée au grand public comme ça !
Ils sourirent et se dirigèrent donc vers le poste de contrôle, situé un peu plus loin. Un des agents d’entretien du parc les accompagna au niveau d’un petit immeuble délabré. Ils furent surpris, une fois à l’intérieur, d’y trouver un matériel de dernière technologie. La façade de ce bâtiment ne laissait pas présager ce qui se trouvait dedans. Le chef de la sécurité leur dit que comme cela, leur matériel était en sécurité.
- Agents Spade et Taylor, fit Danny en sortant sa plaque. Vous a-t’on prévenu de notre venue ?
- Oui. Répondit Tom Wallace, qui était agent de l’équipe de sécurité. Nous avons isolé les vidéos des alentours du lieu de l’enlèvement.
- On ne vous a jamais signalé qu’il s’agissait d’un… Commença Sam.
- C’est de ma faute, signala James Morisson, chef de l’équipe. Je leur ai demandé d’avoir une vigilance particulière.
- Et bien, j’espère que vous avez du temps à perdre, car dans le rayon, où elles se situaient, il y a une dizaine de caméras. Fit Tom.
- Une dizaine ! S’exclama Sam.
- En plein cœur de Central Parc, la sécurité est accrue. Les rondes y sont plus nombreuses.
Sam et Danny s’installèrent donc chacun devant un petit poste de commandement, et James inséra les cassettes dans les magnétoscopes.
20 minutes plus tard, Samantha interpella Danny.
- Regarde ça, Danny. Ces 2 hommes, tournent autour d’elles. J’ai remarqué qu’ils étaient déjà passés 2 fois devant elles. La 1ère, 20 minutes avant leur enlèvement, et la 2ème, 10 minutes.
- Intéressant ! Aucune vidéo de leur enlèvement ? S’enquit Danny.
- Si ! Signala Tom. 2 hommes, mais on ne peut pas les identifier.
- Pourquoi ne pas avoir signalé cette activité louche ? Demanda Sam.
- Sauf votre respect, agent Spade, nous manquons de personnel, et avoir les yeux rivés en permanence sur les écrans est quasi impossible. Fit James.
- Je pense que nous allons devoir ramener ces vidéos au quartier général, nos techniciens pourront travailler dessus. Signala Danny.
Philadelphie, domicile de Kat et Veronica Miller. 17h30. Disparues depuis 6 heures.
Will Jeffries et Lilly Rush, cherchaient désespérément dans les affaires de Kat Miller, de potentiels indices. Lilly se sentait mal, de fouiller ainsi dans la vie de la jeune femme. Elle avait l’étrange sensation d’être indiscrète. Même si elles se confiaient souvent certaines choses, elles n’avaient jamais encore échangé sur leur vie privée. Will le remarqua.
- Je suis comme toi Lil ! J’ai l’impression de ne pas être à ma place ici !
- Tu faisais quoi, quand le boss t’a appelé ? Demanda la jeune femme, en voyant la tenue de l’inspecteur.
- Bowling avec ma filleule et son fils. Et toi ?
- Footing. J’y ai croisé Scotty et son frère, d’ailleurs. Ce qui explique notre arrivée ensemble, et le fait qu’on est la même tenue sportive. Se justifia t’elle.
- Lil ! Je ne suis pas Vera ! T’as pas besoin de me donner ton emploi du temps.
- J’avoue quand même que ses blagues me font sourire parfois. Mais je ne sais pas pourquoi il imagine quelque chose entre Scotty et moi… On s’apprécie énormément, mais…
- Ne te triture pas la tête avec ça Lil ! Pour le moment c’est de Kat et Veronica qu’il s’agit. Si tu montres à Nick que tu es troublée, il ne te lâchera plus avec ça ! Crois-moi !
Elle sourit. De travailler avec Scotty, ces derniers temps, lui semblait bizarre, mais en même temps, normal. Il lui avait prouvé plus d’une fois qu’il était disponible pour elle. Et le fait qu’il outrepasse les ordres du commandant d’intervention lors de la fusillade, l’avait énormément touchée. Elle savait maintenant qu’elle pouvait avoir une confiance aveugle en lui, il ne la laisserait jamais tomber. Même si pour cela, il devait y risquer sa carrière. Il y avait quelque chose qui avait définitivement changé entre eux. Elle ne savait pas quoi, mais cette nouvelle complicité lui plaisait. Le temps passé à essayer de retrouver la confiance qu’il se devait d’y avoir entre eux avait servi finalement. Elle venait de comprendre, il n’y a pas si longtemps, qu’en la trahissant au sujet de Christina, il ne l’avait pas fait sciemment. Tout ce qui touchait à sa sœur de toute façon était tabou. Donc lui pardonner au sujet de la relation qu’il avait eu avec elle était la meilleure des choses à faire. Et il le lui avait prouvé.
- T’as les clefs de chez Miller, toi ? Fit Nick Vera en arrivant suivi de Scotty Valens.
- Et toi, tu as le mandat ? S’enquit Lilly en guise de réponse.
- Même mieux ! S’exclama Nick fièrement. Le D.A. nous accompagne, avec le mandat.
- Ne me remerciez pas si vite, inspecteur Vera, je suis peut-être porteur de mauvaises nouvelles. Intervint Curtis Bell (note de l'auteur : alias Jonathan LaPaglia, frère d’Anthony LaPaglia : Jack Malone...).
- Inspecteurs Rush et Jeffries, désolé de vous revoir en de pareilles circonstances.
- Moi de même ! S’exclama Lilly pensivement.
Elle jeta un rapide coup d’œil à l’attaché-case de Curtis, et sourit timidement. Il était couvert de stickers. Il s’en aperçut et lui dit qu’il n’allait plus laisser traîner ses affaires chez lui.
- Comment ça, mauvaises nouvelles ? Demanda Will.
- J’ai réussi à vous obtenir le droit d’enquêter. Le procureur est contre, le fait qu’une équipe enquête sur une affaire touchant un de leur membre.
- Que nous autorise le procureur de toute façon ! S’énerva Scotty.
- Ca je te l’accorde, approuva Nick.
- Je viens d’avoir Jack Malone au téléphone. Continua Curtis. Apparemment, ses agents auraient trouvé des vidéos surveillances prises à Central Park, et ils les épluchent.
- Il y a des caméras à Central Park, maintenant ! S’exclama Nick. Big Brother aura notre peau !
Lilly s’était éclipsée, et s’était rendue dans la chambre de son amie. Elle avait l’impression de pénétrer encore un peu plus dans la vie de la jeune femme, mais il le fallait. Et alors qu’elle ouvrit le tiroir de la table de chevet, elle y trouva un petit carnet. Elle se saisit de la paire de gant qu’elle avait au préalable rangé dans sa poche et s’empara de ce petit livret. Elle l’ouvrit, toujours avec la sensation d’irruption dans la vie privée de Kat, et vit qu’il s’agissait de sa vie avant Veronica. Elle avait consigné dans ce petit carnet toutes les questions que sa fille serait susceptible de lui poser au sujet de son père. Elle ne parcouru pas plus longtemps les quelques lignes de la page, mais un passage avait néanmoins attiré son attention :
« Et oui, je suis une vraie femme ! Une femme fragile, une femme sensible, une femme attirée par la gente masculine… Une femme qui bossant dans une brigade masculine et assez difficile, craque pour un indic. Une femme qui ne sait pas faire la différence dans ce cas… Une femme qui tombe amoureuse. Une femme qui 9 mois après cette petite incartade, donne naissance à la 8ème merveille du monde… Même si pour ça, elle devra vivre avec ce passé… Savoir que le père de sa fille est un criminel. »
Scotty se tenait sur le seuil de la pièce, incapable de franchir cette frontière imaginaire entre le monde extérieur et celui de sa collègue Kat Miller. Pourtant, quand il vit que Lilly essuyait discrètement son visage avec le revers de sa mail, il rentra.
- Hey !
- Hey ! Lui répondit-elle.
- T’es sûre que ça va ?
- Oui, Scotty, ça va… C’est juste que…
- Je comprends, vous êtes amies toutes les 2, et…
Il ressentait une petite rancœur quand même. Lilly ne se confiait déjà pas facilement, alors quand elle s’apprêtait à lui faire part de quelques confidences, il en était fier. Mais depuis Kat, les rares confidences de sa collègues s’étaient encore plus éloignées. Elle ne lui avouait que quelques trucs ayant principalement rapport avec les enquêtes en cours, mais rarement sur elle. Pourtant, il eut l’étrange impression que cette affaire allait beaucoup les rapprocher.
- J’ai vraiment envie de la retrouver, Scott ! Fit Lilly sur un ton déterminée. Elle n’a pas le droit de me laisser seule ! Je me suis habituée à sa présence.
- Elle ne t’abandonne pas Lil. Personne ne t’abandonne ! Pourquoi crois-tu qu’on t’abandonne ?
- Car je suis seule ! Explosa t’elle. Regarde-moi. Je fais fuir tout le monde ! Ray, Joseph, Eddie… Kat maintenant !
- Elle ne t’abandonne pas. Répéta t’il.
- Qu’est-ce que t’en sais ? Tu resterais avec une personne comme moi ? Tu resterais avec quelqu’un qui t’emporte dans sa détresse ? Non ! Tout le monde m’abandonne à un moment ou à un autre… Ma mère, ma sœur… Mon père. Termina t’elle à voix basse étouffant le dernier sanglot qui lui serrait la gorge.
Scotty ne savait pas du tout comment réagir face à cela. Tellement surprit qu’elle explose aussi facilement, tellement étonné que son amitié avec Kat soit vitale pour elle. Il s’agenouilla et lui enleva le carnet qu’elle tenait dans ses mains. Il lui releva doucement le menton, et tenta de la rassurer.
- Je ne t’abandonnerais pas. Je t’aiderais à la retrouver… Je suis là, Lil.
- J’ai besoin d’au moins un peu de stabilité Scott. J’ai besoin de repères… Et elle…
- Je sais… Et tu peux compter sur moi. Je coincerais ce salaud, s’il s’agit d’un enlèvement.
- Merci. Fit-elle doucement en fixant le jeune homme.
Il lui sourit timidement, et elle répondit tout aussi timidement à ce sourire. Pourquoi fallait-il qu’elle doute toujours des intentions des gens en qui elle a confiance ?
Will se racla la gorge, conscient d’interrompre quelque chose. Il repensa à la phrase de sa collègue au sujet des petites remarques de Nick, et le fait qu’elle se soit justifiée à lui. Il sourit de la situation. Peut-être que 2 de ses collègues cherchaient bien loin ce qui se trouvait sous leurs yeux.
- Je voulais juste te prévenir Lilly, que le FBI a trouvé quelque chose sur les vidéos. Fit Will.
- Ils ont trouvé quoi ? S’enquit Scotty en coupant la jeune femme dans son élan.
- Curtis est au téléphone avec Jack Malone en ce moment même.
Ils sortirent tous les 3 de la pièce et Scotty jeta un rapide coup d’œil à sa collègue. Telle qu’il la connaissait, elle avait fait disparaître toute trace de larmes et avait pris un air sérieux. Il en fut touché. Que Lilly craque aussi facilement devant lui, lui rappelait une mauvaise période, qu’il aurait préféré ne jamais vivre. Il ne put s’empêcher de la revoir craquer lors du décès de sa mère, et ensuite de la voir étendue, baignant dans son propre sang dans cette salle d’interrogatoire.
- Très bien ! Merci Agent Malone, je les préviens de suite. Fit Curtis en raccrochant.
- Alors ? Demanda Nick avec une pointe d’impatience dans sa voix.
Le D.A. commença donc son récit.
New York au même moment. Locaux du FBI.
- C’est quand même dingue de ne pas avoir fait le rapprochement ! S’exclama Danny Taylor. Ces types de la sécurité sont…
- Hey… Danny. Commença Samantha. Je te signale qu’ils sont en sous effectif, et qu’il est impossible d’être à plusieurs endroits en même temps.
- Sam, je ne peux que confirmer ce que vient de dire Danny. Fit Elena. Je suis d’accord, ces caméras sont des atteintes à la vie privée, mais si grâce à celles-ci on peut éviter, ça ! Il faut juste le temps que cela se mette en place…
- De toute façon, je ne vois pas pourquoi j’essaye de discuter avec vous 2, à chaque fois, vous vous liguez contre moi !
- Pourquoi tu dis ça ? Sam ? Demanda Elena gênée.
- Ca ne sert à rien de vous cacher tous les 2 ? Ca fait longtemps que j’ai deviné qu’il se passait de nouveau quelque chose entre vous.
Danny releva la tête et sourit tout aussi timidement qu’Elena.
- Et oui, Danny, je bosse au FBI ! Fit Sam en riant. Et attendez… Poursuivit-elle en appuyant sur le bouton de marche arrière du magnétoscope.
- Quoi ? Firent Danny et Elena ensemble.
- Là, à cet endroit, vous voyez ? On dirait que Veronica avait vu leurs ravisseurs la 1ère fois.
Elle pointa du doigt la fillette qui relevait la tête et qui répondait au sourire d’un jeune homme de 18 ou 20 ans.
- On a le repérage ! S’exclama Danny.
- Attends, nous n’avons pas la vidéo de leur disparition, mais une chose est sûre, c’est qu’elles ont été contraintes de quitter leur emplacement, sans prendre le temps de ranger. Souligna Elena.
- C’est vrai, nous ne savons pas si ce sont eux les coupables ? Fit Sam en désignant l’écran. Mais il va falloir songer à les chercher et à les interroger.
- Une chose bizarre, s’il s’agit bel et bien d’enlèvement, où est la demande de rançon ? S’enquit Danny.
- On sait si leur famille est prévenue ?
- Le lieutenant Stillman a prévenu la mère de Kat Miller. Les informa Jack Malone, et en ce moment, des agents équipent son téléphone. Comme des agents sont chez Kat et Veronica pour y relever de potentiels indices. Le procureur autorise exceptionnellement que la brigade où est engagée Kat s’occupe de cette affaire. Je rappelle Curtis Bell, le D.A. pour lui donner ces informations.
- Attends Jack, appelle-le quand nous aurons des éléments concrets ! L’interrompit Samantha. Nous ne sommes même pas certains d’avoir retrouvé les ravisseurs.
- Je le préviens quand même… qu’ils aient cette info si les ravisseurs appellent pour la rançon.
Philadelphie, au même moment, domicile de Dina Miller (mère de Kat).
John Stillman était installé dans un fauteuil, essayant de rassurer du mieux qu’il pouvait Dina. Il savait néanmoins, qu’il lui fallait répondre à certaines questions, mais il ne savait pas comment les aborder, Dina étant en état de choc.
- Dina, je sais que ce que je vais vous demander va vous paraître déplacé, mais avez-vous une quelconque idée de qui aurait pu en vouloir à votre fille et petite fille ?
- Non lieutenant ! Fit Dina. Je… Kat est très protectrice envers Veronica. Trop, même, devrais-je dire. Je lui ai dit plusieurs que la solution qu’elle avait choisie n’était pas la meilleure !
- Quelle solution ? S’enquit Stillman.
- De ne pas lui parler de son père. Je lui ai dit que ce n’était pas parce que son père avait fait de la prison qu’il fallait faire comme s’il n’existait pas.
- Kat vous a t’elle déjà parler de…
- Jarrod Jones ! Non, sauf lorsque Veronica est née. La culpabilité de ne pas lui donner une famille normale, sans doute. Vous savez, ce petit état dépressif chez toutes les femmes qui viennent d’accoucher est en général le reflet de ce que vous pensez de vous… Et pas en bon en général. Comme toutes les mères, elle a eu peur de ne pas savoir élever Veronica. Elle a eu peur de ne pas faire ce qu’il fallait. Mais Jarrod était en prison à cette époque, et il devait y rester pour un long moment…
- Et que lui reprochait-on à ce Jarrod ?
Silence de la part de Dina.
- Je ne suis pas là pour juger… Fit Stillman en tentant de rassurer la mère de Kat.
- Ma fille n’aime pas que je parle de cette époque…
- L’époque où elle était aux stups ? Demanda Stillman plus à lui-même.
- Quand elle était infiltrée… C’est une période qu’elle veut oublier. Une période de sa vie, où…
John l’interrompit, il ne put s’empêcher de penser à la réaction de Scotty quand ils avaient rouvert l’enquête sur la mort d’une passeuse de drogue. Ce meurtre datait de la période où Scotty était lui aussi infiltré, et il avait mal réagi et s’était remis en question sur son job. Donc il ne put que comprendre ce que ressentait également la jeune femme. Surtout qu’elle avait laissé entrer bien plus qu’il ne le fallait ce Jarrod dans sa vie, chose que Scotty n’avait pas fait avec Ana Castilla.
- Elle avait une couverture à l’époque. Elle devait faire tomber un réseau de trafiquants en tout genre, et…
- Je comprends ! Fit Stillman…
Il l’interrompit encore une fois, comprenant absolument ce que sa collègue avait pu ressentir. Il prit congés d’elle en s’excusant. Il devait faire une recherche sur Jarrod et ainsi savoir s’il pouvait y avoir un lien avec la disparition de la mère et la fille. Il ordonna à 2 agents de rester en permanence avec Dina et de le prévenir si jamais il y avait du nouveau au sujet d’une quelconque rançon.
Philadelphie central de police, 19h30. Disparues depuis 8 heures.
Toute l’équipe de la « Philly Team » était en train de chercher des indices dans les affaires de Kat (relevés bancaires, téléphoniques…) quand un agent les désigna à 2 femmes. John Stillman leva la tête en même temps que Nick Vera.
- C’est pas vrai ! Fit Nick. Ne me dîtes pas qu’on va devoir rouvrir une enquête ce soir !
- Je ne pense pas Nick. Le calma Stilmann.
- Bonjour, je suis l’agent Samantha Spade, et voici l’agent Vivian Johnson. Nous sommes du FBI de New York. Normalement Jack Malone a dû vous prévenir de notre venue.
- Lieutenant John Stillman. Se présenta à son tour Stilman. Il m’a en effet prévenu que 2 de ses agents arrivaient, mais on ne vous attendait que demain.
- Chaque minute compte, lieutenant ! Intervint Vivian. L’agent Malone nous a fait part de votre conversation avec Dina Miller, et que le nom d’un certain Jarrod Jones avait été évoqué.
- Vous croyez vraiment un père, quel qu’il soit faire du mal à son enfant ? S’enquit Nick en se rappelant de la fois où il avait vu Jarrod au central.
- Malheureusement, oui… Rappelle-toi toutes ses affaires de pédophilie ! Lui répondit Will.
- Oui, mais ce type était vraiment mal à l’aise vis-à-vis de Kat. Il la suppliait de le laisser voir sa fille.
Stillman demanda aux 2 agents de le suivre dans son bureau.
- Nous recherchons actuellement ces 2 personnes. Signala Vivian. Est-ce que par hasard, vous les reconnaissez ? Continua t’elle en présentant les photos tirées de la vidéo surveillance.
- Non. Répondit John en examinant les documents. Je devrais ?
- Kat étant flic, et qui plus étant anciennement aux stups, cela ne serait pas bizarre que des personnes qu’elle a arrêtée lui en veulent. Précisa Sam.
- Mais, avec ce que vous venez de nous apprendre au sujet de ce Jarrod Jones… commença Vivian.
- Attendez un peu…
- Vous savez, un divorce qui se passe mal, parfois peut mener à… Fit Samantha.
Voyant que Stillman n’était pas convaincu, elle poursuivit donc.
- Son passé nous force quand même à enquêter.
New York, au même moment.
- Non, Sofia, tu écoutes Kimi. Elle t’a dit que tu pouvais regarder la télé jusqu’à 21h30, tu regardes jusqu’à 21h30 ! Fit Elena Delgado à sa fille au téléphone.
Danny Talor arriva à son tour pour se chercher un soda au distributeur, il regarda la scène avec un œil attendri.
- Il n’y a pas de mais, Sofia. Continua Elena sans s’occuper du jeune homme. Tu ne vas pas commencer !… Je sais que demain il n’y a pas école, mais écoute Kimi, et écoute maman… Promis on rattrapera le temps perdu mon cœur.
Elena raccrocha, et Danny lui tendit une canette de soda.
- Merci ! Parfois j’aimerais qu’elle comprenne que je ne l’abandonne pas… Soupira t’elle.
- Mais elle le sait ! Répondit Danny en forçant la jeune femme à le regarder. Elle sait que sa maman fait un travail difficile… Et elle sait aussi que son oncle Danny veille sur sa maman pour justement, qu’elle ne se tue pas trop à la tâche.
Elena sourit, et Danny l’embrassa sur le front.
- Ok ! T’as gagné ! Fit-elle en souriant. Si toi, tu me sors ces inepties, je peux…
- Hey ! Mais ce ne sont pas des inepties ! C’est juste que Sofia aime sa maman, et moi aussi.
- Du nouveau ? S’enquit Elena en caressant le visage de son homme.
- Je vais donc considérer que l’enquête est prenante, et ne pas tenir compte de ton changement d’attitude. Dit-il sur un ton faussement vexé.
Elena sourit. Danny lui avait vraiment rendu le sourire, et elle appréciait beaucoup le fait qu’il s’occupe beaucoup de sa fille.
- Sam et Viv’ sont à Philadelphie, et il a été évoqué le nom de Jarrod Jones. Père de Veronica. Ce type est un saint… Casier judiciaire et prison, tu choisis…
- Non ! Ne me dis pas que tu crois à… Ne généralise pas Danny ! C’est pas parce que Carlos a tenté de m’enlever Sofia, que…
- Selon Nick Vera, un des collègues de Kat Miller, Jarrod est venu rendre visite à Kat dans l’espoir d’obtenir un droit de visite. Elle le lui a refusé, mais a accepté qu’il la voit en sa présence.
- Donc, tu penses réellement que c’est un conflit de couple.
- Cette hypothèse n’est pas à négliger, surtout qu’aucune demande de rançon n’a été demandée !
- Et a t’on une trace de Jarrod ?
- Justement, Jack est en train de faire des pieds et des mains pour que son officier de probation nous fasse part de ses rapports.
Ils se dirigèrent vers le bureau central, et y retrouvèrent Martin qui pestait contre le fait qu’on le mette en attente. Il avait réussi à entrer en relation avec le nouvel employeur de Jarrod.
- Alors, du nouveau ? Demanda Elena à Martin.
- Nous avons réussi à savoir que Jarrod bossait comme agent d’entretien dans un restaurant du côté de Philadelphie.
- 2 inspecteurs vont interroger le patron de Jarrod. Intervint Jack. Toujours pas de nouveau sur les 2 jeunes de la vidéo ?
- Non, on a fait circuler leurs photos dans Central Park, et rien. Fit Elena.
- J’ai demandé au substitut du Procureur de Philadelphie Curtis Bell de nous obtenir la permission pour étudier le rapport sur l’infiltration de l’inspecteur Miller quand elle était aux stups. Continua Jack.
- Et ? Demanda Danny impatient.
- Il nous envoie ça par fax.
Philadelphie, domicile de Jarrod Jones. 20h. Disparues depuis 8 heures 30.
Lilly et Scotty se tenaient devant la porte du petit appartement de Jarrod. Situé sur Kensingnton, ce vieil immeuble tenait encore debout malgré la vétusté de l’intérieur. Mais avec le salaire d’agent d’entretien à mi-temps, c’était tout ce dont Jarrod pouvait s’offrir. Lilly hésita à frapper, encore plus indécise, car après cet entretien, elle en saura nettement plus que ce que Kat ne lui avait déjà révélé. Encore une fois cette intrusion dans la vie de son amie la mettait mal à l’aise. Scotty allait parler, mais elle le devança, et frappa.
- Jarrod Jones ? Fit-elle. Police de Philadelphie. Ouvrez-nous ?
Ils entendirent une agitation de l’autre côté de la porte, et plusieurs secondes plus tard, la porte s’ouvrit sur un homme d’une trentaine d’années, mais qui en paraissait beaucoup plus, peut-être à cause de longues années d’abus en tous genres. Lilly eut un mouvement de surprise qu’elle réprima. Cette attitude, ce regard, lui rappelait le nombre incalculable de fois, où elle avait vu sa mère, dans ses rares moments de lucidité. Ces moments où elle avait conscience de son état. Ces moments où elle prenait conscience du fait que ses filles souffraient à cause d’elle, et qu’elle s’autorisait à quelques témoignages d’amour envers elles. Troublée, elle fut incapable de parler, ce que Scotty remarqua.
- Inspecteurs Valens et Rush, criminelle. Fit-il en sortant sa plaque et en désignant sa collègue. Pouvons-nous vous parler ?
- Pourquoi ? Demanda Jarrod suspicieux. Je suis clean, et j’ai appelé mon officier la semaine dernière.
- Nous aimerions vous poser quelques questions au sujet d’un enlèvement. Continua Scotty.
- Et évidemment, c’est moi qu’on vient voir…
Lilly reprit ses esprits, et demanda à Jarrod de s’asseoir. Elle s’approcha de lui, et fut frappée de voir la même expression qu’avait sa mère dans son regard.
- Ce que nous avons à vous dire, est difficile. Commença t’elle. Mais, il s’agit de Kat Miller…
Ce simple nom provoqua une réaction chez Jarrod.
- Kat… Hésita t’il. Qu’est-ce…
- Nous souhaiterions d’abord savoir où vous étiez ce matin ? Demanda Scotty en devançant sa collègue.
- Et où est le rapport avec Kat ? Demanda Jarrod d’un air sarcastique.
- Répondez d’abord à cette question ! S’exclama Scotty.
- Je ne vois pas pourquoi je vous répondrais, vu que vous me suspectez déjà pour un truc dont je ne suis pas au courant.
- Kat et Veronica ont été enlevées ce matin en plein Central Park. Fit Lilly.
- Quoi ? Fit Jarrod en s’asseyant sur une chaise. Elles…
- Elles avaient programmé un pique nique, et depuis, nous n’avons aucune trace d’elles. Et sur la vidéo surveillance, on voit très nettement qu’il s’agit d’un enlèvement. Le prévint Scotty.
- Et évidemment, c’est moi qu’on suspecte ! S’exclama Jarrod. L’ancien dealer et trafiquant et accessoirement père de Veronica… Jamais je ne pourrais lui faire du mal, leur faire du mal. Kat et moi avons des différends, certes, mais… Je ne suis pas si stupide que ça.
- Simple question de routine, essaya de le rassurer Scotty. Vous comprenez que s’agissant d’un agent de la police, nous…
- Avez-vous une raison de penser que quelqu’un pourrait leur faire du mal ? Demanda Lilly.
- Non ! Pourquoi… S’étrangla Jarrod. Je sais que je suis loin d’être le modèle du père idéal, mais… Je veux prouver à Kat que j’ai changé. Maintenant tout ce qui compte dans ma vie, c’est Veronica. Ma fille. C’est elle qui me permet de rester fort, de résister à l’appel de la rue et de… Oui, c’est vrai qui voudrait vivre dans ce taudis ? Mais c’est en réussissant à survivre dans cet endroit que je pourrais prétendre à… Pourquoi replonger dans cet enfer, alors ?
Des larmes commençaient à couler le long du visage de Jarrod, et Lilly en fut troublée. A cet instant, elle ne vit que de la sincérité et de la détresse dans ce regard. Scotty regardait la scène qui se déroulait devant lui avec étonnement. Il n’avait pas confiance en Jarrod. Loin de là. Lui aussi avait côtoyé des gens dans son genre. Et il savait que même si ces personnes voulaient s’en sortir, tôt ou tard, la rue les rattrapait dans son sillon ravageur, où l’argent facile est la tentation suprême dans ce monde. Il devait agir, voyant que sa collègue était sur le point de se laisser manipuler par ce type. Il lui demanda de le suivre. Elle le fit après avoir assuré à Jarrod qu’elle revenait, et lui jeta un regard de reproche quand Scotty menaça Jarrod.
- Ne me dis pas que tu crois à ce qu’il te dit ? Demanda Scotty à Lilly, une fois sortis de l’appartement.
- Oui, j’y crois ! Ecoute, je comprends ce qu’il vit… Je… Ma mère l’a vécu aussi.
- Ne compare pas ta mère à cet énergumène Lil ! S’emporta Scotty. Ta mère n’était pas.. Elle ne vivait pas dans la rue !
- Ah oui ? Répondit-elle sur le même ton. D’après toi, où était-elle quand elle s’absentait ? Que faisait-elle quand elle m’obligeait de m’occuper de Chris, de la maison pendant 2 ou 3 jours ? Je n’étais qu’une gamine ! A 10 ans, on rêve de jouer à la poupée, on croit que le monde cruel n’existe pas. Nos repères s’appellent papa et maman ! On ne rêve pas de payer les factures qui s’amoncellent, du frigo qui se vide, des notes catastrophiques de sa sœur ! On ne rêve pas de sortir à n’importe quelle heure pour aller chercher la dose d’alcool de sa mère ! Ma mère, son plus grand chagrin fut le départ de mon père ! C’est là que tout à basculer ! C’est à cause de lui que ma mère s’est détruite à petit feu ! Et c’est à cause d’elle que Christina et moi ne nous parlons quasiment plus ! Tu penses peut-être que je me contrefous d’elle ? Non ! A un moment, Chris a été la seule personne que j’aimais et qui m’aimait !
- Lilly…
- Non Scotty ! S’exclama Lilly de rage. Tu ne peux pas comprendre. Tu n’as pas vécu ce qu’on a vécu. Tu ne sais pas ce que c'est que d’avoir à lutter ! Ma mère voulait lutter, mais elle n’y est pas arrivée. Jarrod lutte, et sa raison pour y arriver c’est Veronica. Celle de ma mère c’était bien évidemment nous, mais… Elle a essayé. Christina a réussi à aller à la fac, pas longtemps, mais pendant 5 ans, maman était sobre ! 5 années de bonheur retrouvé. Ces années, où je suis entrée à l’école de police… Ces années où nous avons connu un beau-père qui aimait notre mère, malgré son passé. Et puis tout a basculé, lui aussi est parti. La famille Rush ne compte que des filles seules. Car elles ne savent pas comment retenir un homme. Ma mère n’y est jamais arrivée, Chris… Tu es bien placé pour le savoir, et moi…
Scotty était troublé au plus haut point face aux révélations de son amie. Cependant, il voyait qu’elle se reposait sur un faible espoir. Trop faible. Jarrod pouvait être sincère, mais ce n’était pas toujours le cas.
- Lilly, ce que je veux te faire comprendre, c’est que les gars comme Jarrod, il y en a pleins. Il n’y a qu’à voir les prisons… Elles sont regorgées de types comme lui. De types qui veulent s’en sortir, j’en suis sûr, mais qui n’y arrivent pas. Tu réagis comme ça car tu confonds tout. Tu as trouvé en Kat une fidèle amie, vous avez, je pense énormément de points communs, et votre amitié vous est vitale pour l’une comme pour l’autre. Mais, ne fonde pas tous tes espoirs sur Jarrod. Ne cherche pas à reproduire tes espoirs d’enfant de 10 ans, sur Jarrod. Il se peut qu’il soit sincère, mais il nous en faut la preuve irréfutable. Je ne tiens pas à ce que tu souffres plus que tu ne souffres déjà.
Elle regarda son ami avec un petit sourire. Il tenta alors une plaisanterie.
- Je te promets de me confondre en excuses si jamais je me plante ! Mais il faut qu’on soit sûr de lui. Pas seulement pour nous, mais pour Kat et Veronica.
Cet argument finit de convaincre Lilly de laisser Scotty agir comme il le fallait. Elle savait que c’était la procédure, Jarrod devait le savoir aussi.
Ils rentrèrent donc de nouveau chez Jarrod. Scotty s’éloigna, son portable sonnait, et il pensa que Lilly était plus à même de demander à Jarrod de coopérer. Il avait remarqué que Jarrod avait l’air d’avoir confiance en elle. C’est ainsi que 20 minutes plus tard, le père de Veronica était installé dans une salle d’interrogatoire et attendait qu’on vienne prendre sa déposition.
- Donc, vous pensez réellement que Jarrod n’a rien à voir avec leur enlèvement ? Demanda Vivian.
- Il fallait voir sa réaction. Répondit Lilly. Il ne pourrait jamais faire de mal à sa fille, alors il ne va pas en faire à Kat.
- Pourquoi en êtes-vous aussi sûre ? S’enquit Sam.
- Il nous a montré une partie du dossier qu’il constituait pour demander un droit de visite. Vous croyez qu’il risquerait de voir cette chance disparaître en enlevant sa fille et la mère de sa fille ?
Stillman se taisait, voyant que Lilly ne démordrait pas de son intuition, il se disait qu’il valait mieux la laisser faire. Ce que Samantha Spade comprit. Elle fixa pendant quelques instants la jeune femme, et décida de la croire.
- Je dois quand même vous prévenir que…
- Je sais bien agent Spade ! La coupa Lilly. Je fais ce boulot. Continua t’elle sur un ton neutre, comme si elle était blasée par cette situation. Il peut très bien mener un double jeu, mais si on ne vérifie pas et qu’on le traite en tant que suspect, il perdra peut-être sa confiance.
Scotty était sorti prendre l’air et hésitait à rentrer se changer, comme le lui avait fait remarquer Stillman. Il se reprochait de ne pas avoir mieux réagi face au désarroi de Lilly. Il était dans le même état que tout le monde. Kat était devenue un membre indispensable à leur équipe, et jamais il n’avait imaginé que l’un d’entre eux aurait pu être en danger. Après la fusillade au cours de laquelle Lilly et Stillman avaient été blessés, leurs liens s’étaient encore plus renforcés. Normal, à force de se côtoyer entre 10 et 12 heures par jour, l’équipe était soudée comme pouvait l’être une famille. Nick sortit à son tour et voyant son collègue, incapable de bouger et fixant un point à l’horizon, il alla à sa rencontre.
- Pareil ! Vaut mieux pas que je coince ce salopard ! S’exclama Nick. Il passerait un sale quart d’heure !
- Le pire, c’est que Lilly a confiance en lui !
- De qui tu parles ? Jarrod ! Attends, je dois t’avouer que je l’ai vu avec Kat, et ce type n’est en rien responsable de ça ! Crois-moi, il est désespéré, mais il sait que s’il commet une erreur, ne serait-ce que de brûler un feu, il le paierait cher. Alors, il ne va pas commettre la plus grosse bêtise de sa vie !
- Attends ! Commença Scotty. Que Lilly soit déboussolée, je peux comprendre ! Mais toi ? Lilly et Kat sont devenues très proches, j’ai même l’impression que Lilly s’est reposée totalement sur elle. Et là… Elle se raccroche à un type… Un ancien dealer repenti !
- Et tu as peur, qu’il la déçoive ! Non, tu as peur de la décevoir !
- C’est vrai qu’il peut être clean. Mais… Connaissant ce milieu, on ne sait jamais… On nous a appris à ne pas faire confiance, et quand la confiance qu’on avait a été trahie, on se doit de rayer définitivement cette personne. Je le sais, Kat le sait, et Jarrod doit le savoir aussi ! La relation flic/indic doit rester neutre, et professionnelle. Et elle sait très bien qu’elle a franchi la frontière à ne pas franchir !
- Attends Scotty ! J’ai peur de comprendre ce que tu dis ! Tu n’es pas responsable ! A l’époque, vous ne vous connaissiez même pas !
- J’ai bossé moi aussi pour les stups ! Nick. Et quand Jarrod a réapparu et que tu m’as expliqué en gros qui c’était… J’ai rien fait !
- Elles sont fortes, tu sais ! Pour faire notre boulot, elles le doivent ! Et justement, Lilly et Kat se sont aperçue qu’elles l’étaient encore plus quand elles étaient ensemble.
- Justement… Fit Scotty. Avec ce que vient de traverser Lilly, elle ne l’est pas… Forte ! L’enlèvement de Kat fait beaucoup de dégât. Et je ne sais pas comment les réparer…
- En faisant de ton mieux pour les retrouver ! Et ce n’est pas en broyant du noir dans ton survêt’ que tu y arriveras ! Alors, si tu veux aider Lilly, rentre chez toi te changer, et reviens les idées claires ! Et j’accepte de prendre ton relais de protecteur envers elle pendant ton absence ! Ajouta Nick avec un sourire en coin.
- Je ne suis pas…
- Oui, bien sûr ! A d’autres ! Si je l’ai remarqué, dis-toi que je ne dois pas être le seul ! Le boss ne dit rien, mais il n’en pense pas moins tu sais !
Scotty ne répondit pas, et regarda son ami. Il lui sourit en retour et accepta de s’absenter quelques minutes. Il ne savait pas ce que c’était, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’agir de la sorte avec Lilly. A chaque fois qu’il voyait qu’elle allait mal, sa 1ère intuition était d’aller vers elle. Et inexplicablement, il se sentait mal aussi vis-à-vis de la jeune femme. Il avait connu sa collègue avec le sourire, et depuis quelques temps, ce sourire était factice. A la place, les cernes avaient envahi ses yeux, et un masque froid avait pris place sur son visage. Alors quand il apercevait un sourire, un vrai sourire, il en était comblé. Il ne s’était jamais posé la question sur cette attitude qu’il avait envers elle. A une époque, elle était la seule femme dans l’équipe, peut-être que c’est à partir de ce moment, qu’il avait agit de la sorte avec elle.
New York, QG du FBI 21 heures. Disparues depuis 9 heures 30.
Jack faisait les cents pas dans son bureau. Vivian l’avait appelé et lui avait appris qu’ils interrogeaient en ce moment même, l’ex de Kat, qui était aussi le père de Veronica. Il lui avait répondu que c’était une erreur, qu’il aurait fallut le ramener à New York, mais elle lui avait dit que pour le moment, il n’était pas considéré comme suspect. Il ne comprenait pas pourquoi personne ne voulait voir que ce Jarrod était un suspect potentiel. Danny l’interrompit dans ses pensées.
- On les a retrouvé !
- Kat et Veronica ?
- Non, les 2 types qui les ont enlevé. Ils sont ici, Martin et Elena les interrogent.
Jack ne prit même pas le temps d’écouter la suite, il sortit en trombes de son bureau et se dirigea vers la petite pièce située derrière la salle d’interrogatoire, alluma le micro et regarda les 2 jeunes assis et qui attendaient que Martin ou Elena posent une question. Danny l’ayant suivi, se posta à côté de lui et se concentra aussi sur les 2 jeunes hommes.
- Vous les reconnaissez ? Demanda Martin sèchement en posant une photo sur la petite table.
- Je suppose qu’on doit répondre oui ! Fit l’un d’entre eux.
- Erik Nixon ! S’exclama Elena en lisant le dossier qu’elle avait dans ses mains. Waouh ! 17 ans à peine et à ce que je vois, tu n’as pas perdu de temps ! Vols à l’étalage, agressions…
- Et alors ? Demanda Erik.
- Vous vous êtes bien trouvés dis donc ! Poursuit Martin. Christopher Jefferson. A peu de choses près, votre dossier est aussi complet que votre copain. Donc à vous 2, complicité d’enlèvement d’un flic… Ca va chercher dans la perpétuité… Et vu que c’est un flic de l’état de Pennsylvanie… Il me semble que… Fit-il à l’intention d’Elena.
- Quoi ? Non, tu crois qu’ils iraient jusqu’à les condamner à la peine capitale ?
- Je ne sais pas, mais vu leurs casiers…
- Hey attendez ! Vous vous foutez de nous là ? Fit Erik.
- Alors, vu qu’il est évident que vous n’avez pas monté ce coup seuls, coopérer et dîtes-nous qui est derrière ça ?
- On ne sait pas…
- Vous ne savez pas ? Questionna Martin incrédule. Et ça ? Fit-il en sortant une enveloppe kraft.
Il l’ouvrit délicatement avec la pointe d’un stylo et en versa le contenu sur la table.
- Il doit y avoir au moins 2000 dollars ! Remarqua Elena. Grosse somme, pour des personnes de votre âge.
- C’est notre argent de poche ! Mentit Christopher.
- Dans une enveloppe kraft ? Répondit Martin.
- Qui couvrez-vous ?
Ils ne répondirent pas.
- Très bien ! Fit Elena. On a prévenu vos parents, ils…
- Ah oui ? S’étonna Erik. Je me demande bien comment vous avez pu…
- A moins que vous ne soyez allés en Europe… Continua Christopher.
- D’accord ! Disons que vous les avez effectivement prévenu, je crois que mon père va envoyer un de ses avocats…
- Mais pour le moment, nous choisissons de nous taire !
Martin et Elena se regardèrent, et Martin reporta son regard sur la vitre sans tain. Danny qui était de l’autre côté, s’emporta, et envoya valser la chaise qui se trouvait derrière lui, de l’autre côté de la pièce.
- On va les laisser faire ! S’exclama t’il. Jack ! Tu laisses faire ça ! Continua t’il de rage.
- Danny, ils sont mineurs, et ont choisi de parler avec la présence de leur avocat. On n’a plus le droit de les interroger avant que celui-ci n’arrive ! Fit-il dépité. C’est la loi, et tu le sais très bien.
- Arrête ! A d’autres ! Ne me dis pas que toi Jack Malone, tu n’as jamais contournée la loi ! Ne me dis pas que tu n’as rien fait quand la fille d’Elena a été kidnappée. Ne me dis pas que tu n’as pas obtenu les aveux de celui qui avait enlevé Ann ! Ne me dis pas que tu n’as jamais falsifié de dossiers pour sauver Sam !
- Danny calme-toi ! Pourquoi cette enquête te rend comme ça ! Ce n’est pas la seule que nous avons traité de ce genre !
- Car là, on a 2 suspects, qui peuvent nous mener directement aux ravisseurs, et qu’on ne peut pas les interroger sans l’avocat de papa qui est en Europe et qui se fout de son fils !
Sur ces mots, il quitta la petite pièce, en même temps qu’Elena quittait la salle d’interrogatoire. Elle le vit claquer la porte et se diriger directement sur la petite terrasse. Elle hésita à le suivre, puis finalement se dirigea vers lui.
- Hey ! Como te vas ?
Il ne répondit pas, se contentant de regarder au loin.
- D’accord ! Tu ne parles pas ! Fit-elle en passant ses bras autour de sa taille.
- Ca m’énerve ! On a l’occasion de…
- Ils sont mineurs Danny. On n’a pas le droit de…
- Et alors ?
- Et alors, même quand il s’agit de majeurs, du moment qu’un suspect demande la présence d’un avocat, on se doit d’attendre que celui-ci arrive ! Dit-elle sur un ton doux et rassurant.
- Arrête de réagir en tant que flic ! Fit Danny en se dégageant de l’étreinte de la jeune femme.
- Je…
- Tu ne te souviens pas de l’état dans lequel tu étais quand Sofia…
- Je t’ai déjà dit de ne pas confondre !
- Ce Jarrod est derrière tout ça ! Ce n’est pas possible autrement !
- Il a demandé un droit de visite, tu crois qu’il gâcherait…
- Oui ! Souviens-toi de Carlos ! Il a gâcher tout ça !
- Il a peut-être gâché cette chance là, mais souviens-toi que Jack et moi avons été déboutés de notre plainte. Fit Elena sarcastiquement. Et crois-moi, je ne sais pas quand, mais il retentera de… Continua t’elle les larmes aux yeux.
- Hey chut ! Fit Danny. Allez viens-là ! Dit-il en ouvrant ses bras.
La jeune femme s’y précipita et accepta le réconfort que cette étreinte lui amenait.
- Je l’en empêcherais ! Fit Danny. Il ne vous fera plus de mal, promis !
Elle s’éloigna.
- Qui te dis qu’il…
- Pour le moment, c’est de Kat et Veronica Miller qu’il s’agit. La coupa Danny.
- Tu crois toujours qu’il s’agit d’une histoire de famille, n’est-ce pas ?
- En tous cas, ce ne sont pas les deux fils à papa qui nous dirons s’il est derrière tout ça !
Une heure plus tard, Marcus Stevenson se présenta à Jack Malone comme étant le conseiller juridique de Mark Nixon. Il ajouta qu’il voulait parler à Erik et Christopher. Jack le conduisit auprès des deux jeunes garçons et resta dans la pièce.
- Sans vouloir vous offenser, agent Malone, j’aimerais m’entretenir avec mes clients.
- J’aimerais plutôt rester, si cela ne vous dérange pas. Rétorqua Jack. Je connais la procédure, mais, s’agissant de l’enlèvement d’un inspecteur et de sa fille…
- Et qu’avez-vous contre mes clients ?
- Une vidéo les montrant en train de forcer Kat Miller et sa fille à les suivre, ainsi que cette enveloppe contenant 2000 dollars. Je pense que…
- Vous les avez forcé à parler ?
- Non, comme je vous l’ai dit, je connais la procédure.
- Et cette procédure m’autorise à parler en privé avec mes clients, donc c’est ce que je demande de pouvoir leur parler pendant 5 ou 10 minutes tout au plus.
Jack fut obligé de se rendre à l’évidence, et les laissa seuls. Une fois sorti de la pièce, son portable sonna. Il décrocha et ce qu’il entendit le laissa sans voix.