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Série : Cold Case
Création : 11.10.2009 à 15h15
Auteur : Highland
Statut : Terminée
« La longue route vers le bonheur de... A decouvrir! » Highland
Cette fanfic compte déjà 10 paragraphes
-Titre: L’AFFAIRE RILEY DORWELL
-Auteur: Highland (connue sous un autre pseudo sous un autre forum…)
-Genre: Ship
-Notes: Je me lance dans un nouveau registre, à savoir le “ship”, donc soyez indulgents! Longue histoire en perspective...
J’ai utilise un clavier US qui ne fait plus les accents. Ceux présents le sont grâce au correcteur d’orthographe. Désolée pour la gêne occasionnée.
SPOILERS SAISON 6
Bonne lecture!
Philadelphie, dans un quartier résidentiel :
Il faisait un temps radieux sur Philadelphie en ce Samedi après-midi, et beaucoup de familles en avaient profite pour sortir. Malheureusement, tous les enfants n’avaient pas eu la chance de profiter de cette merveilleuse journée. Ainsi, le jeune Kyle, âgé de sept ans, avait du rester a la maison pour se reposer, a cause d’un rhume. Il était allonge dans son lit, et contemplait le poster que ses parents avaient colle au plafond, juste au dessus de lui. Le poster représentait les différentes constellations. Kyle pouvait logiquement se vanter de pouvoir dormir à la belle étoile chaque nuit. En fait, il était plus généralement de nature rêveuse, en témoignaient les autres posters qui ornaient sa chambre, à savoir des cow-boys sur leur chevaux, chevauchant le Far West ; des voiliers voguant sur l’océan ; ou des animaux, dont la plupart étaient en voie de disparition, dans leur habitat naturel. Le petit Kyle était en plus un passionne de lecture et d’écriture. Une bibliothèque assez fournie pour un enfant de sept ans trainait a cote du bureau sur lequel un paquet de feuilles avaient été posées dans une boite. Sur le bord de celle-ci, on pouvait lire l’inscription suivante : « By Kyle ». Kyle était donc condamne à rester chez lui pour reprendre des forces. C’était trop injuste. Ses frères et sœurs étaient sortis avec son père, et lui, devait rester seul ici… Seul ? Pas vraiment. Sa mère était dans la cuisine, en train de faire du rangement. Sa mère... Non, Kyle n’était pas condamne à s’ennuyer. Le garçon sortit de son lit, et même enrhumé, il marcha d’un pas décidé. Il descendit les escaliers et se dirigea vers la cuisine. Il dépassa la table rectangulaire qui se trouvait devant la cuisine. Kyle se souvint alors du jour ou lui et ses frères et sœurs avaient voulu diner avant le retour de leur père. A vrai dire, les enfants n’avaient pas demande à manger avant parce qu’ils avaient très faim. En vérité, ils voulaient surtout manger avant pour pouvoir regarder un dessin anime qui faisait fureur et dont l’horaire avait été avance. En plus, son père ne devait pas tarder à arriver. Ils avaient fait le regard du chien battu pour faire plier leur mère, mais elle avait bien vu leur jeu. Oui, les mamans sentent les choses, alors, quand en plus, elles travaillent dans la police, n’en parlons pas. Kyle se souvenait très bien de ce qu’elle leur avait dit ce soir la. Les repas sont des moments essentiels, qu’il faut partager en famille. Qu’ils participent a renforcer les liens au sein de la famille. Elle avait ajoute qu’elle avait manque beaucoup de ces moments avec ses parents et sa sœur, et que cela avait été dur. Devant le regard perplexe de ses enfants, elle avait fini en disant qu’un jour ils comprendraient.
Apres avoir dépassé la table, Kyle vit enfin sa maman, ou plutôt, son dos. Elle était en train de nettoyer la porte du four. Elle était mince. Ses cheveux étaient noues en queue de cheval. Ils étaient blonds, contrairement à ceux de Kyle, noirs. Toutefois, Kyle et sa maman avaient les mêmes yeux. Le garçonnet s’approcha de sa mère et l’appela, ce qui la fit sursauter.
-Kyle !! Tu m’as fait peur !! Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu devrais être dans ton lit, mon chéri.
Lilly Rush avait toujours été fascinée par la capacité de son fils à se faufiler aussi discrètement et à surprendre les gens. Son fils répondit.
-Je m’ennuyais dans ma chambre. Et toi, tu détestes faire le ménage, pas vrai ? On peut peut-être s’amuser ensemble ?
Kyle fit son plus beau sourire. Lilly ne put résister. Elle se rendit compte a quel point son fils lui ressemblait, comme le lui avait fait remarquer tous les membres de sa famille. Une Lilly version masculine, avec des cheveux noirs. C’est vrai qu’elle gagnerait le prix de « fée du logis » quand les poules auraient des dents. Elle enleva ses gants et son tablier, puis rangea le produit d’entretien dans une étagère situee en hauteur. Elle emmena Kyle sur le canapé.
-Alors, que veux-tu faire, Kyle ?
-Tu peux me raconter comment toi et papa vous êtes tombes amoureux ?
-Encore ? Ma parole, tu veux l’apprendre par cœur ?
-J’aime beaucoup cette histoire, maman… Et puis cela m’aidera à rien oublier quand je voudrais la raconter…
-Si par raconter, tu veux dire écrire, il te faudra beaucoup de papier, mon chéri… C’est une très longue histoire…
-On a tout notre temps…
-Bon, alors, ou veux-tu que je commence ?
-Tu peux commencer quand ton ami est parti et que tu étais triste…
-D’accord. Lilly prit une profonde inspiration et commença. Cet ami s’appelait Eddie…
Philadelphie, poste de police, des années auparavant, le matin :
Lilly et Eddie Saccardo se dirigeaient vers l’entrée du poste, tout en discutant.
-Eddie : Bon, bah pourquoi pas « Noces a Copenhague » ?
-Lilly : Tu rigoles ?? Tu n’as pas vu la bande-annonce ?? Cela ne me dit rien du tout ! Pourquoi pas un film d’aventures ?
-Eddie : Oui… Il y a « Les compagnons de Gradus » qui sort dans une semaine.
-Lilly : Parfait !!
Le portable d’Eddie sonna. Apres avoir pris l’appel, il regarda Lilly.
-Eddie : C’était mon lieutenant. Faut que j’y aille… On se revoit plus tard, beauté chérie…
Eddie embrassa tendrement Lilly qui pour sa part, ne faisait rien pour pousser son petit ami a aller travailler. Pendant le baiser, Eddie murmura :
-Eddie : Il faudrait que j’y aille…
-Lilly, l’embrassant encore : Oui… Encore une minute… S’il te plait…
Elle ne vit pas Scotty arriver.
-Scotty : Hum…
Ce « Hum » fit revenir Lilly brusquement à la réalité. Elle devenait écarlate.
-Lilly : Oh… Scotty, on ne t’avait pas vu…
-Scotty : En tout cas, moi, je vous ai vu… D’ailleurs, c’est pas difficile, vous êtes en plein milieu du trottoir!
-Eddie : Bon, j’y vais. Salut !
Eddie s’éloigna. Scotty regarda Lilly.
-Scotty: Inutile de te demander comment ca va, n’est-ce pas? En tout cas, je suis content que tu sois avec quelqu’un, et que ca marche.
-Lilly, avec un grand sourire : Merci, Scotty.
-Scotty : Tu aurais du voir ta tête quand je suis arrive… Ca restera dans les annales.
-Lilly : Je t’interdis de raconter ce que tu viens de voir a qui que ce soit !
Lilly, gênée, le devança pour entrer au poste. Elle était radieuse, depuis qu’elle fréquentait Eddie Saccardo, aucun doute. Scotty était heureux pour elle, et en même temps, parfois, il l’enviait. Il voudrait lui aussi avoir une femme à embrasser aussi amoureusement qu’Eddie avait fait avec Lilly. S’il avait pu être à la place d’Eddie… « Stop ! Je m’égare », se dit-il. Enfin, quelle idée saugrenue d’avoir pu imaginer une telle scène entre lui et sa collègue ! Il devait se ressaisir.
Palais de justice, plus tard, dans la journée :
Lilly venait de témoigner au procès de Karl Rymes. Apres son témoignage, elle était restée dans la salle d’audience pour assister au procès. Cette ordure avait sauvagement assassine trois adolescents. Il ne devait pas s’en sortir. Elle était confiante. Le substitut du procureur, en l’occurrence Curtis Bell, faisait de l’excellent travail. Il avait réussi à trouver une faille chez chaque témoin que la défense avait appelé. Quant à ses témoins, l’avocat de Rymes avait eu beau chercher une incohérence, les témoignages étaient irréfutables. A la fin de la séance, Curtis rattrapa Lilly.
-Lilly : Vous avez fait du bon travail, Curtis.
-Curtis : Oh, je n’ai pas fait grand-chose. Le mérite revient à votre équipe. Sans vous, cette ordure serait encore dehors… Dites, je voulais vous demander… Est-ce que Kat Miller est au poste ?
-Lilly : Oui. Vous pouvez y venir faire un tour…
-Curtis : Parfait ! J’y cours tout de suite.
Il partit et salua le lieutenant Stillman qui se dirigeait vers Lilly. Ce dernier avait le visage grave.
-Lilly : Chef ? Est-ce que vous allez bien ?
-John : Lilly, je dois vous parler… Allons dans un endroit plus tranquille.
Poste de police, après-midi :
Scotty revenait du centre ville. Au bureau, il trouva Kat en pleine discussion avec Curtis Bell. Apparemment, Curtis venait de dire quelque chose de drôle, ce qui fit rire Kat. Quand elle aperçut Scotty, elle mit fin a sa conversation avec Curtis. Ce dernier se retourna et salua Scotty, puis partit. Scotty s’installa à son bureau et regarda Kat.
-Scotty, avec un sourire : Tu sais, tu n’étais pas obligée de le chasser…
-Kat : Oh, en fait, il m’a raconte ce qu’un accuse avait fait au tribunal…
-Scotty : (pour lui-même) Bien sur… (A Kat) Au fait, Lilly n’est pas rentrée du tribunal ?
-Kat : Curtis m’a dit que Stillman est venu la voir.
-Scotty : Il ne pouvait pas attendre qu’elle revienne ?
-Kat : Il est le chef, alors il la voit quand il le veut…
Nick et Will arrivèrent a ce moment la.
-Nick : Salut les jeunes ! Alors, on se la coule douce ?
-Kat : Et toi, ou tu étais ?
-Nick : On est allé régler une affaire… Une…
Nick n’eut pas le temps de raconter l’affaire que Will et lui avaient réglée car le lieutenant venait de les rejoindre.
-John : Etant donne que vous n’avez pas d’affaire en ce moment, vous allez en profiter pour retourner sur le terrain. Le gérant d’une boutique de Payne Street a été assassine. Sa fille vient de découvrir son corps.
-Nick : Et c’est reparti pour un tour.
John remarqua que Scotty le regardait.
-John : Un problème, Scotty ?
-Scotty : Lilly nous rejoint là-bas ?
-John : Non, elle ne vous rejoindra pas.
-Scotty : Elle va bien ?
-John : Allez-y, je vous expliquerai plus tard.
Scotty obéit, mais ses collègues et lui se regardèrent, intrigues par tant de mystère au sujet de l’absence de Lilly.
Poste de police, fin d’après-midi :
L’équipe des affaires classées rentrèrent de Payne Street. John la rejoint pour un débriefing.
-Will : Nous avons pu récupérer les vidéos des cameras de surveillance. On les a envoyées au labo.
-Kat : A part cela, le gérant n’avait pas beaucoup d’ennemis, d’après les témoins.
-John : Très bien… J’aurai quelque chose à vous dire…
Scotty n’attendit pas pour poser la question.
-Scotty : Il est arrive quelque chose a Lilly, chef ?
John fut surpris par la rapidité de Scotty.
-John : Eddie Saccardo est mort. (Notes de l'auteur : perso, j’ai rien contre lui, c’est juste que pour ma fic, je peux pas faire autrement…)
Les détectives restèrent bouche bée, excepte Kat.
-Kat : Oh mon Dieu…
-John : Eddie était sur une affaire, puis lui et son équipe ont été pris dans une embuscade.
-Scotty : Il faut qu’on aille voir Lilly…
-John : Elle est avec son père, en ce moment. Laissons-lui un peu de temps, Scotty.
Domicile de Lilly Rush, le soir :
Scotty sonna à la porte de la maison de sa collègue. Il fut accueilli par un homme âgé, aux cheveux courts et blancs.
-Scotty : Bonsoir. Je suis Scotty Valens…
-Paul : Paul Cooper. Lilly m’a parle de vous. Je vous en prie, entrez.
Paul laissa Scotty entrer.
-Scotty : J’ai appris, pour Eddie… Comment tient-elle le coup ?
-Paul : Elle essaye de rester forte, pour cacher le fait qu’elle est anéantie. Elle est dans sa chambre, a l’étage. Je pense que votre visite lui fera du bien.
Scotty arriva devant la chambre de Lilly. Il frappa à la porte puis entra. Lilly était toujours vêtue de son tailleur-pantalon. Elle était sur son lit, adossée à ses coussins. Elle avait beaucoup pleure. Scotty s’approcha d’elle et s’assit face à elle, sur le lit.
-Scotty : Je suis terriblement désolé, Lilly.
-Lilly : Merci, Scotty… C’est trop injuste… Je l’aimais… Pourquoi?? N’ai-je pas déjà assez souffert comme ca pour qu’on m’en rajoute ???
Lilly fondit en larmes. Scotty la prit dans se bras pour la réconforter, et lui murmura.
-Scotty : Je sais, c’est injuste…
C’était la première fois qu’il voyait cette femme si forte et confiante craquer. Même quand sa mère était décédée, elle était retournée au travail quelques heures après. Apres quelques minutes, Lilly se calma et se détacha de Scotty, pour essuyer son visage. Scotty sortit alors de sa poche un paquet de mouchoirs et le tendit à Lilly qui se servit.
-Lilly : Merci. Désolée…
-Scotty : Tu n’as pas à être désolée de quoique ce soit.
-Lilly : Merci d’être venu…
-Scotty : C’est normal… Je vais te laisser, si tu veux…
-Lilly : Oui, s’il te plait.
-Scotty : D’accord. Surtout, si tu as besoin de quoique ce soit, n’hésite pas… Quelque soit l’heure…
Scotty se leva et se dirigea vers la porte. A mi-chemin, il entendit Lilly dire :
-Lilly : Je n’aurai qu’à dire « Hey » ?
Scotty se retourna.
-Scotty : Oui. Et je serai la.
Pendant la semaine qui suivit, Lilly s’était transformée en une autre personne. Elle ne parlait qu’uniquement si cela était nécessaire. Elle s’était vouée corps et âme a son boulot, parfois dormant au poste de police. Elle avait loupe le premier Jeudi du mois, ce qui ne l’avait pas empêchée d’arriver tard au bureau le lendemain, sentant l’alcool malgré les chewings gum a la menthe. Cela avait rappelé a Scotty l’époque ou il avait perdu Elisa et qu’il avait bu et que cela avait empiété sur son travail (il avait alors oublie de dire a ses collègues qu’il avait retrouve un témoin). Lilly ne souriait plus. Scotty avait été attriste de voir autant de chagrin chez Lilly. Il essayait de la faire sourire, par des petites blagues lancées par ci, par la, en vain. Elle en était presque devenue une personne rigide. Le lieutenant l’avait bien remarque et n’avait rien pu faire non plus.
En ce Samedi soir, Scotty avait décidé de sortir un peu, histoire de se changer les idées. Il décida de faire un tour au Tavern, le bar des policiers. Il aurait pu aller a un autre bar, mais une force invisible l’y avait attire la. Il aimait bien l’ambiance que dégageait ce lieu, alors, après tout, pourquoi pas ? Il pénétra dans le bar. Son visage balayait l’intérieur lorsqu’il vit, assise au comptoir, Lilly. Elle était vraiment la dernière personne qu’il s’attendait à voir à cet endroit. Il vint s’assoir a cote d’elle, et de toute évidence, elle avait déjà entamé plusieurs verres car elle s’adressa à lui d’une façon étrange, quand on la connaissait.
-Lilly : He ! Salut, Scotty ! Patron ! Un verre pour mon super pote… Qu’est-ce que tu veux, Scotty?? Vodka ? Scotch ? Whisky ? Te prives pas, la tournée est pour moi…
-Scotty, au barman : Une bière, s’il te plait.
-Lilly : Oh… C’est tout ? Allons… Bon, bah si tu veux pas autre chose, a la tienne…
Elle vida le verre qu’elle tenait dans sa main, cul sec. Ensuite, elle commanda au barman le même verre.
Ce dernier apporta la bière et le verre.
-Scotty : Lilly… Combien de verres as-tu bus ?
-Lilly : Oh, j’ai arrêté de compter il y a longtemps… Mais t’en fais pas, je vais bien…
-Scotty : Permets-moi d’en douter…
-Lilly : J’ai assiste aux funérailles d’Eddie, ce matin… Belle cérémonie… J’y ai rencontre ses parents… Des gens charmants… Ils m’ont dit qu’Eddie leur avait beaucoup parle de moi… Quel gâchis… C’était un mec bien… Je l’aimais, tu sais… Il me faisait rire, on s’amusait bien, il était si tendre avec moi, toujours attentionne… Je me voyais avoir un avenir avec lui… Tu sais, se marier, fonder une famille, vieillir ensemble…
-Scotty : C’était un beau projet…
-Lilly : Qui est tombe a l’eau… J’ai beaucoup réfléchi… Et j’en suis arrivée à la conclusion que le mot bonheur est à exclure de mon vocabulaire…
-Scotty : Lilly, ne dis pas ca…
-Lilly : Mais si, mais si… (Au barman) Tu peux me donner un appletini, s’il te plait ? (A Scotty) Eddie prenait toujours ca.
Le barman la servit. Apres quoi, Lilly porta un toast en l’honneur d’Eddie, puis but une gorgée avant de continuer son discours sur le bonheur.
-Lilly : Ou en étais-je ? Ah oui, le bonheur. Lilly et le bonheur, les meilleurs ennemis du monde et le bonheur vient une nouvelle fois de battre Lilly à plates coutures, et je vais hisser le drapeau blanc… Je me rends, bonheur… Parce que soyons réalistes… Les personnes auxquelles je tiens finissent toutes par me quitter, parfois tragiquement… Kite, Joseph, ma mère, maintenant Eddie, etc. Conclusion : je finirais solitaire, avec pour unique compagnon mon boulot… Et je mourrai seule, et personne ne viendra à mon enterrement… On retiendra de Lilly Rush qu’elle a été la première femme à rejoindre la criminelle, et qu’ensuite, elle a fini seule, avec ses chats… Allez, je vais rentrer… C’était sympa de boire avec toi, Scotty…
Scotty se devait de réagir a cet expose inquiétant. Mais avant qu’il ne put dire quoique ce soit, Lilly s’était levée de son tabouret pour s’en aller. A peine s’était-elle mise debout qu’elle trébucha, a cause de la grande quantité d’alcool qu’elle avait ingurgitée. Scotty la rattrapa avant qu’elle ne s’étale par terre.
-Scotty : Je vais te raccompagner chez toi, Lilly.
-Lilly : Oh, c’est trop gentil, Scotty… Tu sais que tu es quelqu’un de bien… Tu feras un mari formidable, et j’espère que ta future femme se rendra compte de la chance qu’elle a de t’avoir… Parce que moi, je sais que tu es un homme qui vaut la peine qu’une femme se batte pour…
Domicile de Lilly Rush, le lendemain :
Quand Lilly se réveilla le lendemain dans son lit, la première chose qu’elle ressentit fut cet énorme mal de crane. Elle avait l’impression que sa tête allait exploser. Qu’avait-elle donc fait la veille pour se retrouver dans cet état ? Petit à petit, elle se rappela enfin qu’elle s’était saouler dans un bar, mais ne put se dire lequel. Tout ce qu’elle espérait, c’était qu’elle ne s’était pas trop ridiculisée en public. Tout a coup, elle entendit des bruits qui venaient du dessous. Des crépitements et des sifflements. Les sifflements venaient d’un être humain. Mais qui diable avait fait entrer cet individu chez elle ?, se demanda Lilly.
Elle, évidemment, quelle question. Une panique l’envahit soudain. Misère, elle s’était saoulée et elle avait couche avec le premier venu !! La jeune femme fut soulagée en voyant qu’elle était encore habillée. Ouf, elle n’avait donc pas saute sur le premier venu. Lilly décida de sortir de son lit, ce qui ne fut pas sans peine. Avec quelques difficultés pour tenir en équilibre, elle sortit de sa chambre et descendit les escaliers (Notes de l'auteur: bon, on va dire que la maison de Lilly est un duplex). Dans les escaliers, elle aperçut la silhouette d’un homme aux cheveux noirs en train de faire griller quelque chose dans un poêle. Ce dernier se retourna. C’était Scotty, vêtu d’un tablier de cuisine.
-Scotty : Salut, Lilly ! Comment vas-tu ?
Lilly s’assit à une table sur laquelle se trouvaient deux assiettes et des couverts.
-Lilly : J’ai l’impression que ma tête va exploser… Permets-moi cette question… Que fais-tu ici ?
-Scotty : Tu ne t’en souviens pas ?
-Lilly : Pas vraiment…
-Scotty : Ca m’étonne pas… Hier, tu es allée te saouler au Tavern. Par chance, j’avais décidé d’y faire un tour. Tu avais beaucoup bu, alors je t’ai raccompagnée. Je suis reste toute la nuit, au cas où tu aurais besoin de moi… J’ai dormi dans ton canapé.
-Lilly : Merci, Scotty… Et si jamais j’ai fait des choses déplacées hier, à cause de l’alcool, je te prie de m’excuser…
-Scotty : Oh, faut pas… Ton strip tease sur la table basse était superbe…
Lilly écarquilla les yeux, de honte. Mais Scotty sourit.
-Scotty : Je plaisantais. Tu n’as rien fait de tel, à part rendre dans les toilettes. Allez, le petit déjeuner est prêt !
Scotty déposa dans les deux assiettes des œufs brouilles et du bacon. Ensuite, il apporta deux verres et y versa du jus d’orange. Lilly regardait la bouteille de jus d’orange et son repas, l’air perplexe. Scotty expliqua.
-Scotty : Tu n’avais presque plus rien dans ton frigo, alors je me suis permis de le ravitailler. Œufs, jus d’orange, légumes et fruits, plus quelques plats cuisines. Le nécessaire, quoi. Comme ca, tu pourras compléter plus tard. J’ai aussi nourri tes chats.
-Lilly : Tu as pense a tout… Tu feras un mari adorable… Pourquoi tu souris ?
-Scotty : Tu m’as dit un truc de ce genre hier.
-Lilly : Surement mon seul moment de lucidité. Merci pour tout. Ce petit déjeuner a l’air délicieux…
-Scotty, avec un sourire : Attends d’avoir goute avant de me complimenter…
Plus tard, Lilly et Scotty se disaient au revoir sur le seuil de la porte.
-Lilly : C’était vraiment délicieux. Encore une fois, merci.
-Scotty : Ce fut un plaisir. On se revoit demain !
Scotty faillit faire un pas vers Lilly afin de l’embrasser, mais il s’arrêta avant. Il partit, et Lilly referma la porte derrière lui. Scotty se gronda lui-même. Il avait failli embrasser Lilly, comme le fait un homme pour dire au revoir a sa petite amie ou femme avant de partir pour le boulot. Pour une raison qui lui était inconnue, il s’était senti tellement bien à ce petit déjeuner avec Lilly. Il espéra qu’un jour, cette scène se reproduise, se terminant cette fois-ci sur un baiser, avant de se donner une tape sur le front, comme pour se rappeler a l’ordre.
De son cote, Lilly était en train de regarder les plats cuisines que Scotty avait places dans son frigo, quand soudain, une image traversa son esprit. Elle se vit en train de réchauffer deux boites de poulet basquaise au micro-ondes pendant que Scotty lavait des feuilles de salade à l’évier. Ensuite, tous les deux s’installaient à la table et commençaient à manger, tout en se demandant ce qu’ils pourraient faire le week end. Lilly secoua la tête de droite à gauche. Décidément, l’alcool la faisait bien divaguer.
Bureau du procureur de Philadelphie, palais de justice, quelques jours plus tard :
Lilly, Kat et Will s’étaient rendus au palais de justice pour témoigner dans une affaire. Apres le procès, ils se rendirent dans le bureau de Curtis Bell.
-Curtis : Merci d’être venus. Pour commencer, j’ai une bonne nouvelle. Karl Rymes a été condamne a perpétuité.
-Will : Tant mieux. Je ne voyais pas d’autre solution possible. Il va enfin avoir ce qu’il mérite. Le monde sera beaucoup mieux sans lui.
-Kat : Tout à fait d’accord. Pourquoi voulais-tu… Vouliez-vous nous voir ?
Lilly et Will n’avaient pas loupe le lapsus de Kat, mais se turent, pour ne pas accroitre sa gêne. Curtis, quant à lui, tentait de rester impassible, comme s’il n’avait rien entendu.
-Curtis : J’ai peut-être une nouvelle affaire pour vous. Recemment, des flics ont arrêté un homme, Cassius Holler, qui s’adonnait à quelques petits trafics depuis des années. Parmi les trésors dénichés chez lui, il y a cette voiture.
Curtis tendit à Kat une photo. Lilly et Will se rapprochèrent. La photo représentait une voiture, des années 1970.
-Curtis : Cette voiture est une BMW achetée d’occasion par la famille Dorwell. L’un de leur fils, Riley, a été tue en 1986. La police avait conclu à un vol de voiture, sans trouver le coupable. On a retrouvé le corps de Riley sur une route nationale. Le plus intéressant est que l’ancien proprio avait fait fabriquer cette voiture en demandant a ce qu’on y incorpore dans la portière du conducteur une cachette. Nous avons ouvert la cachette, et on y a trouve cette feuille.
Curtis tendis la feuille en question, placée dans un sachet de pièces a conviction. On pouvait lire sur la feuille, écrit au stylo plume, et dans l’ordre suivant :
“ Title : to be decided later “, “ Written by Riley P. Dorwell”, “Dedicated to my family: Dad, Harry; my brother, Stanislas; and to my beloved mother, Ann.”
-Lilly: A première vue, il s’agirait d’un roman. Un bon mobile. Un autre écrivain jaloux qui tue Riley et lui vole son histoire ?
-Curtis : Je vous laisse le découvrir ?
Plus tard, les trois détectives marchaient dans un long couloir du palais de justice. Will regardait Kat.
-Kat : Pourquoi tu me regardes depuis que nous sommes sortis du bureau de Bell ?
-Will : Tu n’aurais pas quelque chose à nous dire ? Ton lapsus de tout à l’heure était révélateur… « Pourquoi voulais-tu ? ». Tu sais, cela se saura un jour ou l’autre…
-Lilly : Vous permettez qu’on s’arrête à la fontaine d’eau ? J’ai soif.
Les inspecteurs s’arrêtèrent et Lilly se servit de l’eau fraiche dans un gobelet. Kat était face à elle.
-Kat : Bon d’accord, tu as gagne, Will. Curtis et moi, nous nous sommes vus plusieurs fois… Bon ok, j’avoue, je sors avec Curtis…
Lilly, qui regardait Kat, fronça alors les sourcils.
-Lilly : Kite ???
-Kat : Non, Curtis !
Kat comprit alors que Lilly ne parlait pas du tout de Curtis. Elle se retourna et vit un homme en costume cravate qui marchait vers eux. Il était grand, costaud, les cheveux noirs. Soudain, celui-ci s’arrêta, cloue sur place.
-Kite : Lilly ?? Lilly Rush ??
Lilly s’avança vers lui.
-Kite : Ca fait longtemps… On se serre la main ou tu m’autorises à te faire la bise ?
Lilly choisit la deuxième option. Apres la bise, elle se rappela qu’elle était accompagnée.
-Lilly : Tu te souviens de Will Jeffries ? Et voici Kat Miller, elle nous a rejoint il y a quelques années. (A Kat) Kite est substitut du procureur.
Kite serra la main des collègues de Lilly.
-Lilly : Tu n’as pas change…
-Kite : Toi non plus. Toujours aussi ravissante…
-Will : Cela fait longtemps qu’on ne vous avait pas croise ici…
-Kite : Oui, je suis parti travailler quelques années à Saint Louis, et je suis revenu récemment. Et vous, toujours aux affaires classées ?
-Lilly : Fideles au poste.
Kite regardait Lilly avec intensite. Will et Kat se regarderent, comprenant qu'ils derangeaient.
-Will, a Lilly : Kat et moi on t’attend dehors.
Apres que Kat et Will soient partis :
-Kite : Alors, que deviens-tu ? Mariée ? Des enfants ?
-Lilly : Non, toujours pas. Et toi ?
-Kite : Moi non plus… Il faut croire qu’on nous a loupes…
Lilly sourit.
-Kite : Et bien, puisque nous sommes deux loups solitaires, que dirais-tu de prendre un café ou diner ensemble ?
Lilly voulut refuser, mais elle se ravisa. Le pauvre, il lui demandait gentiment de la revoir, elle n’allait quand même pas l’envoyer paitre.
-Lilly : Pourquoi pas ?
-Kite : Tu as toujours le même numéro ?
-Lilly : Oui.
-Kite : Je t’appellerai tout à l’heure.
Poste de police, un peu plus tard :
Lilly et Scotty venaient de finir de lire le rapport concernant Riley Dorwell.
-Lilly : Stanislas, le frère de Riley, ne devrait pas tarder à venir… Au fait, devine qui j’ai rencontre au palais de justice ?
-Scotty : Je donne ma langue au chat.
-Lilly : Notre cher bon vieux Kite.
-Scotty : Oh…
-Lilly : On a le projet de se revoir… Pour parler du bon vieux temps…
-Scotty : Ca m’a l’air sympa…
-Lilly: Tu sais, je ne compte pas me remettre avec lui…
-Scotty : Tu fais comme tu le sens…
Stanislas Dorwell était arrive et se faisait interroger par Lilly et Scotty dans la salle à manger. Stanislas était un homme approchant la quarantaine, plutôt grand, yeux verts et cheveux noirs, courts. Il semblait un peu endormi, et donna la raison de son état.
-Stanislas : Je suis pilote de ligne, et je viens de rentrer de Londres hier… Décalage horaire… Je n’arrive pas a croire que vous ayez retrouve la voiture de mon frère, après tant d’années… Est-ce que l’homme qui la possédait est le meurtrier ?
-Scotty : Nous ne le pensons pas. D’après nos premiers indices, votre frère avait écrit un roman.
Il posa la feuille sur la table. Stanislas la lut.
-Stanislas : C’était donc ca… Voyez-vous, Riley rêvait de faire carrière à Hollywood… Et il était plutôt doué pour écrire des histoires. Avant sa mort, il avait écrit un nouveau scenario. Il n’a jamais voulu nous le montrer avant qu’il soit entièrement achevé. Il voulait un scenario parfait : romance, aventures, drame, avec un peu de thriller… Je crois que vous avez trouve la couverture de ce script, inspecteurs…
-Lilly : A votre avis, ou Riley allait-il quand on l’a tue sur cette route ?
Stanislas regarda Lilly.
-Stanislas : A los Angeles, non ?
-Scotty : En voiture ? Ca fait beaucoup de kilomètres… L’avion est plus rapide…
-Stanislas : En plus d’être écrivain, Riley aimait voyager. Il voulait découvrir le pays avant d’atterrir à L.A. D’ailleurs, il me semble que Pittsburgh était sa première étape…
Bien que Stanislas répondait à Scotty, il continuait à fixer Lilly.
-Lilly : Est-ce qu’il était accompagne ?
-Stanislas : Non, je ne pense pas… En fait, au départ, Mary Cochran, sa petite amie, était censée l’accompagner…
Un peu plus tard, Lilly et Scotty laissèrent partir Stanislas. Celui-ci, avant de sortir de la pièce, se retourna vers eux pour dire :
-Stanislas : S’il vous plait, inspecteurs, retrouvez le meurtrier de mon frère. Nous avions perdu notre mère, et quand Riley est mort, cela a détruit mon père, et la mienne, en partie. Je n’avais que quatorze ans quand je me suis retrouve seul.
-Lilly : On ne s’arrêtera pas avant de l’avoir arrêté, je vous le promets.
Stanislas remercia Lilly et partit. Scotty et Lilly, restes dans la salle à manger pour prendre un café ne virent pas Stanislas se retourner une dernière fois pour regarder le dos de Lilly.
Plus tard, l’équipe des affaires classées s’apprêtait à partir manger dehors quand Scotty se rendit compte qu’il n’avait plus d’espèces dans son portefeuille.
-Scotty : Je vais retirer de l’argent. Je vous rejoins plus tard…
-Lilly : Non, laisse, je t’invite !
-Scotty : Cela ne te dérange pas ?
-Lilly : Pourquoi veux-tu que cela me dérange ? C’est la moindre des choses que je peux faire pour toi…
-Nick : Excusez-nous, aurait-on rate quelque chose ?
-Scotty : Rien du tout, gros curieux… On peut y aller, s’il vous plait ?
Dans un restaurant chinois, le soir :
Kite et Lilly étaient en train de diner. Ils avaient commande des raviolis chinois, des nouilles sautées aux légumes et du canard laque.
-Kite : Et du coup, je me suis inscrit sur un site de rencontres… Le truc que font les désespérés…
-Lilly : Et cela a été bénéfique ?
-Kite : Pas du tout… Je pense que je ferais mieux de me retirer… C’est vrai, quoi, comment veux-tu faire connaissance avec une personne en cinq minutes ou rien qu’avec quelques infos sur une page de profil ? Mais je vais arrêter de t’ennuyer avec ma vie et mon vide sentimental. Je veux tout savoir de toi.
-Lilly : Je peux t’assurer que ta vie a été bien plus intéressante que la mienne. Je suis toujours aux affaires classées, toujours dans un désert affectif… Je viens de perdre mon petit ami… Il était flic, lui aussi… Aux narcotiques…
-Kite : Ne serait-ce pas Eddie Saccardo ?
-Lilly : Oui.
-Kite : Je suis désolé… J’ai entendu dire que c’était un excellent flic…
-Lilly : C’est la vie… A part ca, j’ai renoue avec mon père…
Alors que Lilly et Kite n’étaient censés que partager un diner, celui-ci se prolongea par une sortie dans une salle de jeux, ou les deux adultes retombèrent dans l’enfance, au milieu des stands de lancers de fléchettes, lancers de ballons de basket. Ils s’affrontèrent lors d’une course de moto et le perdant offrit une glace au vainqueur. Cette soiree redonna le sourire à Lilly. Elle en oublia qu’elle avait passe ces derniers temps à broyer du noir en permanence. La soirée s’acheva enfin devant la porte de Lilly.
-Lilly : Merci pour cette belle soiree… Ca m’a fait plaisir de te revoir.
-Kite : Moi aussi j’ai apprécié cette soiree…
Un silence suivit la phrase de Kite. Kite et Lilly étaient séparés par quelques centimètres, et aucun ne semblait presse à partir. Puis Kite fit le premier pas. Il avança lentement son visage vers Lilly, qui restait immobile...
Alors qu’il était sur le point de l’embrasser, Lilly l’arrêta fermement dans son élan en faisant barrage avec ses mains.
-Lilly : Je ne crois pas que ce soit une bonne idée… Ni pour toi, ni pour moi…
-Kite, éloignant son visage : Tu as raison… Pardon… Je ne sais pas ce qui m’a pris…
-Lilly : Je pense qu’on devrait s’en arrêter la. On se reverra surement au palais de justice…
-Kite : Oui, bien sur…
Les deux adultes se dirent au revoir et se séparèrent. Lilly ferma sa porte à clef. Elle savait qu’elle avait prit la bonne décision. Aussi bien pour elle que pour lui. En réalité, il n’y avait pas d’autre décision possible. Elle venait de perdre Eddie, et Kite cherchait à trouver l’âme sœur. Il ne fallait pas qu’elle lui donne de faux espoirs et il ne fallait pas qu’elle l’utilise comme bouée dans sa tragédie affective.
Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis la soirée avec Kite. Lilly ne l’avait plus revu, sauf dans un couloir du palais de justice. Maintenant, elle se concentrait sur l’affaire Riley Dorwell qui s’avérait plus compliquée que prévu. Mary Cochran avait été écartée de la liste des suspects. Mais comme l’adage le dit, « un de perdu, dix de retrouves ». Beaucoup de personnes dans l’entourage de Riley avaient eu une bonne raison de le tuer. Parmi elles, un certain James Cooley, qui restait introuvable. Il avait fréquenté Riley à la fac, et s’était lie d’amitié avec lui. Lui aussi était écrivain a ses heures perdues. Malheureusement, la jalousie avait fini par prendre le dessus. Alors que le journal de la fac publiait les histoires de Riley, il n’avait jamais publie celles de James. Puis l’équipe découvrit que Riley avait vu une diseuse de bonne aventure, Madame Kayla, mais personne ne put dire quand cette visite avait eu lieu. Celle-ci habitait dans une petite maison en dehors de Philadelphie. John avait envoyé Lilly et Kat l’interroger.
Maison de Madame Kayla :
La maison sentait l’encens et dégageait une ambiance qu’on pouvait qualifier de « peace and love ». Madame Kayla, la cinquantaine, racontait à Lilly et Kat ses souvenirs de Riley.
-Kayla : Il était venu me voir pour me demander si son scenario allait rencontrer le succès…
Lilly se sentait très mal à l’aise dans la maison de cette femme qui prétendait pouvoir lire l’avenir.
-Lilly, sarcastique : Vraiment ? Et que lui avez-vous répondu ?
-Kayla : Je lui ai répondu que son scenario, comme diraient les jeunes, ferait fureur… J’ai l’impression que vous vous ne sentez pas à l’aise, inspecteur Rush…
-Lilly : Vous lui avez demande combien pour lui répondre que son scenario allait faire fureur ?
-Kayla : Je ne suis pas une voleuse !
-Kat : Nous n’avons rien dit de tel…
-Kayla : Mais vous le pensez. Vous devriez parfois cesser d’être trop terre à terre, inspecteur Rush…
-Lilly : Dans mon métier, il le faut. Revenons-en à Riley Dorwell. Vous n’avez pas vu qu’il allait se faire tuer ?
-Kayla : Il est venu me poser une question sur le succès de son scenario uniquement. Apres avoir donne ma réponse, il m’a paye et est parti.
-Kat : Est-ce que vous vous vous souvenez avoir vu quelque chose d’étrange, lorsqu’il est parti ?
-Kayla : Et bien, il y avait cette voiture verte, qui stationnait dehors. J’ai cru que le conducteur attendait son tour, mais non. Quand Riley est parti, cette voiture verte l’a suivi. Au cas où vous voudriez me poser la question, je n’ai pas vu le visage du conducteur, mais j’ai retenu le début de sa plaque d’immatriculation.
Kat nota sur un carnet les chiffres dont Kayla se rappelait.
-Kat : Merci, Madame Kayla.
Alors que Kat et Lilly s’apprêtaient à quitter les lieux, madame Kayla saisit le bras de Lilly et lui dit :
-Kayla : Je vois que vous avez beaucoup souffert par le passe, inspecteur… Mais ayez confiance en l’avenir, car je vois également beaucoup de bonheur dans un avenir proche… Vous trouverez l’âme sœur. Elle ne se trouve pas tres loin… Y a-t-il dans votre entourage un homme dont le prénom commence par la lettre « S » ?
-Lilly, retirant son bras : Au revoir.
Sur le chemin du retour. Lilly conduisait et remarqua que Kat la dévisageait.
-Lilly : Tu ne vas pas me dire que tu crois à ce que cette bonne femme a dit sur ma prétendue âme sœur ??
-Kat : Je suis en général sceptique sur ce genre de personne, mais je dois avouer que la, elle m’a plutôt impressionnée… Comment expliques-tu le fait qu’elle savait que tu avais beaucoup souffert par le passe ?
-Lilly : Il suffit de voir mon visage. Je n’ai pas vraiment la tête de la personne la plus heureuse du monde…
-Kat : Et parlons de cet homme dont le prénom commence par « S », et qui ne se trouve pas très loin… Comme un certain Scotty Valens ??
-Lilly : Elle a dit « S » comme elle aurait pu dire « D » ou « N », et dans ce dernier cas, cela n’aurait pas signifie qu’il s’agissait de Nick ! C’est juste une coïncidence… C’est vrai que Scotty et moi sommes tres proches, mais ce n’est qu’une profonde amitié…
Kat leva son sourcil gauche, l’air de dire « Mais bien sur, ma fille… ». Kat regarda la route et le paysage, puis tout a coup, elle ouvrit la bouche.
-Kat : Lilly…
-Lilly : S’il te plait Kat, c’est pas la peine de continuer…
-Kat : Non, je ne suis pas en train de te parler de Kayla, mais de cette route… Ce n’est pas la même que tout a l’heure !
-Lilly : Non, j’ai continue, car dans quelques kilomètres, il y a un croisement avec une autre route qui revient sur Philadelphie. Pourquoi ?
-Kat : C’est la route ou on a retrouve le corps de Riley Dorwell !
Lilly regarda Kat, puis vira brusquement à droite pour s’arrêter sur le bas cote. Lilly dit alors :
-Lilly : Et justement, l’autre route possède un branchement qui part sur Pittsburgh… Stanislas Dorwell nous a dit que Riley voulait passer par cette ville.
-Kat : Alors, Riley parle à Kayla, puis emprunte cet itinéraire, et se fait tuer par le conducteur de la voiture verte.
Poste de police, quelques jours après :
Scotty longeait les couloirs en compagnie de John. Le jeune inspecteur faisait part des investigations à son chef.
-Scotty : Will a découvert que notre cher chanteur, Lawrence Flick, avait un alibi en béton, le soir de la mort de Riley. Il avait l’appendicite et se remettait de son opération, à l’hôpital Saint Paul.
-John : Toujours rien sur ce Cooley ?
-Scotty : En fait, si. Il s’avère que c’est lui, le proprio de la voiture verte que madame Kayla a vue. J’ai eu du mal à retrouver ce bonhomme, mais j’y suis finalement arrive ! Vous ne devinerez jamais ce qu’il est devenu !
-John : Le suspens est insoutenable, Scotty…
-Scotty : Il est producteur à Hollywood ! Il a change son nom en 1988. Il s’appelle maintenant Jack Thorne.
-John : Non, pas possible… Il a produit « The ups and downs of Jane Riger », 250 millions de dollars au box office en 1994 !
Scotty regarda son chef, surpris par la culture cinématographique de ce dernier.
-Scotty : Il va falloir que l’un d’entre nous aille à Los Angeles…
John réfléchit quelques secondes avant de dire :
-John : Allez-y avec Lilly.
-Scotty : Avec Lilly ??
-John : Ces derniers temps ont été difficiles… Elle a besoin de changer d’air.
Domicile de James Cooley, alias Jack Thorne, coin huppe de Los Angeles, une semaine plus tard :
Avant de rencontrer Jack Thorne, Lilly et Scotty avaient été accueillis par l’inspecteur Tommy Brown. Les policiers de Philadelphie firent un topo de l’enquête à leur homologue californien, et ce dernier les aida à arranger un entretien avec le producteur, ce qui ne fut pas une mince affaire. En effet, Jack Thorne était devenu un célèbre producteur, toujours occupe par des projets et par conséquent, obtenir un rendez-vous avec lui s’avérait encore plus difficile que d’obtenir un entretien avec le président. En outre, comme il s’agissait d’une entrevue au sujet d’un meurtre, c’était encore plus complique. Thorne avait fait appel a ses avocats, trois en tout. Tout ce petit monde ne paraissait pas du tout presse à voir Lilly, Scotty et Tommy, au point ou Lilly commença à perdre patience. Lassée d’attendre un coup de fil de ces avocats, elle décida de prendre les devants. Avec Scotty et Brown, elle prit une voiture pour se rendre chez Jack Thorne. L’inspecteur Brown lui dit qu’elle risquait d’avoir des ennuis si les avocats apprenaient ce qu’elle avait fait, ce a quoi Lilly répondit qu’ils pouvaient toujours aller se faire voir. Scotty dit alors à Tommy de ne pas s’en faire pour Lilly, mais plutôt de s’inquiéter pour Thorne et sa meute d’avocats.
Ainsi, les trois inspecteurs, Lilly en tête, débarquèrent sans y avoir été invites dans la villa de Thorne, tellement immense qu’on pouvait s’y perdre. Les policiers trouvèrent Thorne dans son bureau. Il était en train de discuter avec ses avocats. Bien évidemment, ceux-ci, en voyant les inspecteurs, protestèrent en invoquant l’abus des autorités, le non respect de la propriété privée, etc. Thorne les calma, puis tout le monde s’installa dans le bureau. Lilly ne perdit pas de temps en politesses et alla droit au but.
-Lilly : Nous avons découvert beaucoup de choses intéressantes sur vous, monsieur Thorne, ou préférez-vous que je vous appelle monsieur Cooley ?
-Avocat 1, offusque : Que signifie cette mascarade, inspecteur ??!?!!
-Scotty : Oh, il ne vous l’avait pas dit ?? Il s’avère que l’homme que vous connaissez comme Jack Thorne s’appelait James Cooley. Plus précisément, il a change d’identité en 1988, et il a efface toute trace de James Cooley. Heureusement pour nous, il n’a pas réussi a tout efface. Ce changement est intervenu deux ans après l’assassinat de Riley Dorwell, en passant, c’est la victime et son ex-ami, et en plus, en 1988, monsieur Thorne faisait la manche à Los Angeles dans le but de devenir célèbre à Hollywood.
-Lilly : Nous savons que vous avez suivi Riley le soir de sa mort. Il partait a Los Angeles, alors, vous l’avez arrêté sur la route. Ce qu’on ne sait pas, c’est ce qui s’est passe après…
-Avocat 2 : Comment osez-vous accuser un homme honorable…
-Lilly : Savez-vous que votre homme honorable, comme vous le dites, a bâti son succès sur un vol ?
-Thorne : Ceci est ridicule !! Mon succès est le fruit de mon travail !!
-Brown : Calmez-vous, monsieur Thorne.
-Thorne : Je ne puis me calmer quand on m’accuse de la sorte !!
-Lilly : “The ups and downs of Jane Riger”, votre premier gros success… L’histoire d’une jeune fille issue d’un quartier pauvre qui tombe amoureuse d’un jeune home d’une famille aisée. Malheureusement, celui-ci est envoyé au front en Corée et meurt, et sa famille chasse Jane. Celle-ci finit par commencer à écrire des histoires, puis des romans policiers, et connait le succès. Apres, un malade commet des meurtres en s’inspirant de ses livres, donc elle participe à l’enquête avec les policiers. Une course contre la montre s’engage contre ce fou. Et vous connaissez la suite, pas vrai ? Sauf que ce n’est pas vous qui l’avez écrit, mais Riley Dorwell… Enfin, vous avez le mérite d’avoir change quelques personnages, et quelques péripéties…
-Scotty : Riley avait donne des cours de lecture a un jeune défavorisé, et celui-ci l’espionnait de temps en temps pour voir ce qu’il écrivait. Il n’a pas su toute l’histoire, bien entendu.
-Avocat 3 : Et quelles preuves disposez-vous pour affirmer que notre client était soi-disant sur les lieux du crime ?
-Brown : Nos collègues de Philadelphie ont retrouve un témoin qui a vu la plaque d’immatriculation de votre client…
-Thorne : Ce n’est qu’une diseuse de bonne aventure…. Personne ne la croira…
-Lilly : Personne n’a parle d’une diseuse de bonne aventure…
Le sourire de Thorne disparut de son visage.
-Avocat 1 : Monsieur Thorne, ne dites plus rien…
-Lilly : Non, continuez donc, je vous prie. Vous savez, j’ai vu vos films, et honnêtement, je trouve que la majorité est d’un ennui…
Cette phrase mit Thorne en colère.
-Thorne : Je vous défends de critiquer mes films !!!!!!!!!! Vous n’y connaissez rien du tout !!!!!!! Moi aussi, je sais écrire d’excellentes histoires !!!!!!!! Riley n’était pas le seul à pouvoir réussir !!!!!!!!! Moi aussi, je le pouvais … Et Riley a cru bon de me rire au nez, et il l’a regrette !!
C’est ainsi que Thorne raconta le meurtre. Il avait fait une queue de poisson à Riley. S’en était suivie une discussion entre les deux jeunes hommes. Thorne s’excusant auprès de Riley pour son comportement. Pui lui annonçant qu’il était au courant de son projet. Ensuite, lui proposant de s’associer pour devenir les futurs scénaristes puis producteurs mega célèbres. Riley répondant qu’il avait déjà un contact a Hollywood. Thorne, vexe, criant que Riley voulait la gloire pour lui tout seul, parce qu’il avait peur de lui. Riley, en colère, répliquant qu’il n’avait pas peur de Thorne, pourquoi aurait-il peur d’un gars qui n’avait jamais pu publier une seule de ses histoires dans le journal de la fac ?. Riley s’excusant ensuite pour ces mots, mais c’était trop tard : Thorne l’avait frappe, puis fracasse le crane avec une pierre. Ensuite, il avait fouille la voiture et découvert la cachette avec le script. Presse, il avait pris le script en oubliant la première page. Il avait balance le corps de Riley dans le fosse. Apres, il avait pris les bagages de Riley et s’était enfui.
Cette version était cohérente. En fait, Cassius Holler était passe quelque temps après, avec un compagnon, et les deux hommes avaient vole la voiture de Riley.
L’arrestation et la mise en examen de Jack Thorne fit la une des journaux locaux et nationaux. Une fois l’affaire terminée, Lilly et Scotty remercièrent Tommy Brown pour sa coopération. Brown leur demanda quand ils allaient s’envoler pour Philadelphie. Pas avant deux jours, leur avaient répondu Lilly et Scotty. Tommy leur conseilla alors de visiter Los Angeles et de passer au Freddy’s, un night club branche tenu par Freddy Conlon, l’un de ses amis. Scotty avait trouve cette idée de night club super puis avait convaincu Lilly d’y aller. Malheureusement, Tommy ne put les accompagner car il était déjà sur une affaire de meurtre.
La queue pour entrée au Freddy’s fut longue, mais elle en valait le coup. Le Freddy’s n’était pas une discothèque. Il y avait des coins « tables » pour ceux qui désiraient diner et des coins « danse », a des étages différents. La salle principale était au rez de chaussée et on avait l’impression de se retrouver dans une ambiance années folles, mais au vingt et unième siècle. Lilly et Scotty furent approches par Freddy Conlon.
-Freddy : Vous êtes les inspecteurs Rush et Valens ?
Les deux concernes acquiescèrent. Freddy fut content de les avoir reconnus grâce à la description de Tommy et leur souhaita alors la bienvenue.
-Scotty : C’est un endroit charmant…
-Freddy : Ravi que vous aimiez. Mettez-vous à l’aise ! Et servez-vous autant que vous voulez, c’est la maison qui offre !
-Lilly : Nous ne pouvons accepter…
-Freddy : Mais si, mais si, j’insiste ! Tommy est mon meilleur pote, alors les amis de mes amis sont mes amis ! Mi casa es su casa !
Freddy donna ensuite des jetons aux deux inspecteurs : c’était le signe pour les barmen qu’ils bénéficiaient d’un traitement de faveur.
La nuit fut très agréable. Lilly et Scotty prirent une bouteille de champagne et mangèrent un peu. Ensuite, Scotty invita Lilly à danser. Ils dansèrent beaucoup : tango, charleston, rock’n’roll… Lilly avait l’impression d’être dans une autre galaxie, tout comme Scotty. Ils ne pensaient maintenant qu’a danser et vider la bouteille de champagne. Apres plusieurs danses, ils revinrent à la table qui leur avait été réservée par Freddy. Ils étaient épuisés.
-Lilly : Je crois que demain, je ne vais pas pouvoir me lever à cause des courbatures…
-Scotty : Moi aussi… Je n’avais jamais autant dansé de toute ma vie… C’est surement parce que je suis en compagnie d’une danseuse hors pair…
-Lilly : Toi aussi, tu danses bien…
-Scotty : Encore un peu de champagne ?
-Lilly : Volontiers.
Une demie heure plus tard, l’orchestre débuta une valse. Scotty regardait Lilly.
-Scotty : Nous n’avons pas encore dansé de valse.
-Lilly : Tu as encore de la force pour danser ??
-Scotty : Seulement si tu danses avec moi.
Même si elle était fatiguée, Lilly n’arriva pas à décliner. Les deux jeunes gens se dirigèrent sur la piste et entamèrent la valse. Ils étaient serres l’un contre l’autre. Ils se regardaient droit dans les yeux. Puis Lilly posa son visage contre l’épaule de Scotty, qui ressentit soudainement un frisson lui parcourir le dos. Ils se sentaient si bien, emplis de sérénité qu’ils auraient pu continuer à danser jusqu’au petit matin. Mais ils furent interrompus au début de la troisième valse par un homme, qui, de toute évidence, avait bu. Il avait séparé Lilly et Scotty.
-Scotty : Excusez-moi ??!? Je suis avec elle, il me semble…
-Homme : Ouais, mais plus maintenant. C’est mon tour !! Allez, viens ma jolie, fais-moi voir ton déhanché…
L’homme posa sa main sur la taille de Lilly.
-Lilly : Enlevez-votre main de ma taille !
-Homme : Allez, fais pas ta timide, tu l’as bien laisse faire, le Latino…
L’homme eut alors la mauvaise idée de pincer la fesse de Lilly. En une seconde, la jeune femme lui prit la main et lui fit une prise digne d’un ninja. L’homme se retrouva à genoux, le poignet emprisonne par la main de Lilly, et grimaça de douleur. Lilly le regarda droit dans les yeux.
-Lilly : J’ai dit : « enlevez-votre main ».
Un agent de sécurité arriva et demanda à Lilly si tout allait bien. Ce fut Scotty qui répondit.
-Scotty : Je crois qu’elle a la situation sous contrôle…
L’élément perturbateur fut exclu de l’établissement. Quant à nos inspecteurs, ils décidèrent de rentrer à l’hôtel, et prirent un taxi.
Hotel, Los Angeles, tard dans la nuit :
Les chambres de Lilly et Scotty se trouvaient très en hauteur. Les deux adultes étaient dans l’ascenseur
et venaient d’appuyer sur le bouton pour se rendre a leur étage, le même pour les deux. Ils étaient adosses au mur du fond de l’ascenseur, comme pour se reposer.
-Scotty : Quelle soirée ! J’ai surtout aime le moment ou tu as remis ce type a sa place… Il faut pas te chercher…
-Lilly : En tout cas, toi, tu avais l’air super vénère quand il nous a écartés…
-Scotty : Evidemment que j’étais super venere ! J’étais en train de danser avec la plus jolie fille !
Lilly sourit.
-Lilly : En tout cas, cette soirée était merveilleuse… Dommage que l’on doive rentrer a Philadelphie…
-Scotty, faussement choque : Qu’entends-je ?? Lilly Rush ne veut pas rentrer à Philadelphie ????
Lilly sourit, puis se mit à chercher ses clefs dans son sac à main. Elle mit du temps à les trouver car c’était un vrai chantier dans son sac, et surtout, le champagne ingurgite ne facilitait pas les choses. Elle les sortit un peu trop vigoureusement et les fit tomber par terre. Scotty, rapide comme l’éclair, se baissa et les ramassa. Ensuite, il se releva pour les donner à Lilly qui le remercia. Grâce a ce geste, Scotty se trouvait face a Lilly, séparé de son visage par quelques centimètres. Aucun des deux ne bougea après que Lilly eut repris ses clefs. Les deux inspecteurs pouvaient scruter chaque centimètre carre du visage de son collègue.
Et puis soudain, Scotty posa ses lèvres sur celles de Lilly. Un peu surprise au début, elle ne repoussa cependant pas Scotty. Le cœur de Scotty battait à deux cents à l’heure. Mais était-ce correct de faire cela ? De profiter de la récente perte d’Eddie Saccardo et du fait d’être a des milliers de kilomètres de Philadelphie ? « Mais tu ne profites de rien du tout, idiot ! » avait résonné une petite voix au fond du crane de Scotty. « C’est ta collègue, ne l’oublie pas ! » avait retentit une autre voix. « Et alors ?? C’est le moment ou jamais ! Alors, fonce !!! » répliqua la première voix. « Elle n’est peut-être pas prête pour une nouvelle relation, et puis tu as bu ! Tu commets une erreur. » avait dit la voix de la sagesse. Malheureusement ou heureusement, selon la voix concernée, Scotty continuait à embrasser passionnément Lilly. Il ne pouvait pas s’arrêter.
Le même combat féroce s’était engage dans la tête de Lilly et avait abouti au même résultat. Elle avait dit non à Kite. Alors, pourquoi oui a Scotty ? La raison était toute simple : ce qu’elle ressentait pour Scotty en ce moment, elle ne l’avait pas ressenti pour Kite. Et ce qu’elle ressentait pour Scotty ne pouvait être explique. Etait-ce une conséquence du champagne ? Certainement… Et puis zut, il fallait qu’elle arrête d’en faire une discussion philosophique.
L’ascenseur arriva a l’étage, et les deux détectives, toujours colles l’un a l’autre, sortirent, sans remarquer le couple de retraites qui attendait l’ascenseur. Ce couple les regarda, puis l’ascenseur, et enfin chaque conjoint regarda l’autre. Les ascenseurs avaient décidément le pouvoir de rapprocher les gens…
Lilly venait d’enfoncer sa clef dans la serrure de la porte de sa chambre et ce fut Scotty qui la referma. A l’intérieur de la chambre, Lilly lâcha son sac et tira Scotty vers le lit. Scotty allongea délicatement Lilly sur le lit et commença à la couvrir de baisers tendres et passionnes, tout en déboutonnant la belle chemise en soie que portait Lilly. La jeune femme, quant à elle, retira la veste de Scotty et commença à caresser chaque parcelle de son torse et dos.
Lilly et Scotty étaient à présent seuls, dans cet hôtel. Plus rien n’existait autour d’eux. La terre aurait pu trembler, ils s’en fichaient complètement car ils se trouvaient dans un endroit qu’on appelle plus communément le septième ciel. La nuit allait être longue… Ou courte, selon le point de vue.
Hôtel, Los Angeles, le lendemain :
Lilly se réveilla avec un mal de crane, mais beaucoup moins douloureux que celui qu’elle avait eu après
s’être saouler après l’enterrement d’Eddie. Elle était allongée sur le cote gauche, et s’était exilée sur une extrémité du lit. Elle se retourna alors pour profiter de l’immense lit dont elle bénéficiait…
-Lilly : AHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ce hurlement réveilla Scotty, qui fut lui aussi paniqué de voir la personne avec laquelle il partageait le lit.
-Scotty : Lilly ???!!?!! Bon sang, crie moins fort, s’il te plait, j’ai mal a la tête…
-Lilly : Scotty, mais qu’est-ce que tu fais dans ma chambre ?!!??!
-Scotty : Qui te dit que c’est ta chambre ??
-Lilly : Tu as l’habitude de te trimbaler avec une trousse de maquillage ??
Lilly désigna avec sa tête la table en face du lit. Scotty put constater la présence de rouge à lèvres, vernis à ongles, mascara, démaquillant.
-Scotty : Euh… Non.
-Lilly : Pourquoi est-on dans le même lit ?? Et nu ??
Scotty souleva légèrement le drap qui le recouvrait.
-Scotty : Euh... Il faisait peut-être très chaud…
-Lilly : Oh Seigneur, je m’en rappelle… La soirée… Nous avons couche ensemble !!! Qu’est-ce qui nous a pris ??!? Qu’est-ce qui t’a pris de m’entrainer là-dedans ??
-Scotty : He !! D’après ce dont je me souviens, tu n’avais pas l’air de te plaindre !! Et en plus, on est dans ta chambre ! En tout cas, j’ai apprécié ce moment…
-Lilly : Moi aussi… Mais qu’est-ce que je raconte !?! Bon, il va falloir qu’on règle cette situation. Nous sommes collègues et ceci était… Ceci n’aurait jamais du arriver !
-Scotty : C’est pourtant arrive…
-Lilly : Je pense qu’il vaudrait mieux que tu retournes dans ta chambre.
Scotty acquiesça. Il se leva et Lilly tourna la tête pour éviter de voir son collègue dans le plus simple appareil. Scotty se mit à la recherche de ses vêtements, qui étaient éparpillés dans tous les coins de la chambre, augmentant le malaise de Lilly, et le sien.
Aéroport international de Los Angeles :
Le malaise qui avait envahi les deux détectives ne s’était pas dissipe. Ils essayaient de toujours être séparés par une « distance de sécurité », qui dut être brisée dans l’avion car Lilly et Scotty étaient assis cote à cote. Peu avant le décollage :
-Lilly : Scotty… Ce qui est arrive à Los Angeles…
-Scotty : … Reste a Los Angeles.
-Lilly: Ravie que nous soyons sur la même longueur d’onde.
Que dire du vol de retour ? Et bien, il fut très silencieux. Un silence pesant, ceci dit. En effet, Lilly et Scotty avaient toujours eu l’habitude de tenir de longues conversations lorsqu’ils voyageaient pour le boulot, par le passe. Et la, les seules conversations furent les suivantes :
-Scotty, tendant une friandise à Lilly : Tu veux un Twix ?
-Lilly, regardant la forme du Twix: Euh… Non merci.
Puis, lorsque Lilly regardait à travers le hublot les nuages défiler :
-Lilly : Ces nuages sont immenses…
-Scotty, regardant : Oui…
Un immense nuage apparut soudain. Il avait une forme assez particulière. Il ressemblait… A une statue de la Grèce antique représentant une silhouette féminine allongée sur un lit de princesse. A la vue de ce nuage, Lilly ferma le plus vite possible le hublot tandis que Scotty tourna la tête pour contempler le couloir qui séparait les deux rangées de sièges.
De retour a Philadelphie, ce sentiment de gêne persista. Kat, Nick, Will et John remarquèrent que leurs collègues avaient un comportement inhabituel vis-à-vis de l’autre. Ils évitaient de se regarder en face. Un jour, alors que John discutait avec Lilly en marchant dans le couloir, ils étaient tombes sur Scotty. Plus exactement, Scotty était face a Lilly, et donc, ils se bouchaient le passage mutuellement. Chacun s’écarta pour laisser passer l’autre, mais a quatre reprises, ils se retrouvèrent a nouveau en face, sous le regard amuse de John.
Lilly en avait marre que cette gêne les affecte dans leur travail et avait décidé d’avoir une conversation avec Scotty sur ce problème. Elle l’entraina dans une salle d’interrogatoire.
-Lilly : Il faut que nous parlions de Los Angeles…
-Scotty : Je croyais que ce qui s’était passe à Los Angeles devait rester à Los Angeles…
-Lilly : Je ne reviendrai pas sur cette nuit, mais sur les conséquences qu’elle a sur notre travail, sur notre relation de coéquipiers. Nous ne sommes plus aussi… Euh… Efficaces qu’avant. On n’arrive plus à se retrouver tous les deux dans la même pièce sans être gêne ! Il faut que nous fassions des efforts pour dépasser cela. Nous sommes adultes. Cette nuit était une erreur due au champagne.
-Scotty : Oui… Je ne sais pas ce qui nous a pris… Tu as raison, nous devons rester professionnels. Nous devons oublier cette nuit.
-Lilly : Oui. Je n’aimerais pas a avoir à changer de coéquipier. Tu es le meilleur avec qui j’ai bosse.
-Scotty : Moi non plus, je ne veux pas changer de coéquipier… Bon, et bien, je te propose de repartir à zéro… Je suis l’inspecteur Scotty Valens.
Scotty tendit la main droite vers Lilly.
-Lilly : Enchantée. Moi, c’est Lilly Rush.
Ce tête à tête fut bénéfique pour nos deux inspecteurs qui retrouvèrent leur complicité et efficacité ante Los Angeles.
Devant le poste de police, quelques semaines plus tard :
Scotty et Lilly se dirigeaient vers le poste quand ils aperçurent un pilote de ligne vêtu de son uniforme. C’était Stanislas Dorwell. Il vit les détectives et leur sourit.
-Lilly : Que pouvons-nous faire pour vous, monsieur Dorwell ?
-Stanislas : En fait, j’étais venu vous remercier d’avoir arrêté le meurtrier de mon frère. Vous avez tenu votre promesse, inspecteur Rush. « On ne s’arrêtera pas avant de l’avoir arrêté ».
-Lilly : En effet, telle est notre devise.
-Stanislas : J’étais également venu pour une autre raison… Cela n’a pas été facile pour moi… Je suis de nature timide… Mais… Accepteriez-vous de diner avec moi, inspecteur Rush ?
Lilly était loin d’imaginer une telle demande, elle était prise au dépourvu.
-Lilly : Euh… C'est-à-dire que… J’ai pas mal d’affaires à régler…
Lilly n’avait pas menti. Elle avait en effet beaucoup de boulot qui l’attendait. Le sourire sur le visage de Stanislas sembla disparaitre. Scotty décida d’aider sa collègue.
-Scotty, a Stanislas : Mais elle va accepter !
Lilly regarda Scotty, n’en revenant pas qu’il ait accepte a sa place.
-Scotty : Tu sais Lilly, tu n’as qu’à me filer tes affaires. Je les réglerai pour toi.
-Lilly : Tu es sur ?
Elle espérait sincèrement qu’il changerait d’avis.
-Scotty : Evidemment ! Tu n’as qu’à m’expliquer ce qu’il faut que je fasse.
Cette proposition d’aide de Scotty redonna de l’espoir à Stanislas.
-Stanislas : Que dites-vous d’un diner demain soir ?
Poste de police, salle des archives, un peu plus tard :
Kat était en train de ranger un carton quand elle fut rejointe par Scotty qui devait ranger un rapport dans un carton. Il était de très bonne humeur.
-Kat : Qu’est-ce qui t’a mis de si bonne humeur ?
-Scotty : Je viens d’accomplir une bonne action aujourd’hui !
-Kat : Ah, toutes mes félicitations ! Tu as sauve la vie de quelqu’un ?
-Scotty : J’ai aide Lilly à accepter un rencart…
-Kat : Oh, c’est tout à ton honneur. Qui est l’heureux élu ?
-Scotty : Stanislas Dorwell, le frère de…
-Kat : NONNNN !!!!!!!!!!!!! CATASTROPHE!!!!!!!!!!!
Scotty fit un bond en arriere.
-Scotty : Kat !?!!? Enfin, mais qu’est-ce qui te prends de hurler comme ca??!
-Kat : Pourquoi lui ??
-Scotty : Mais qu’est-ce que Dorwell t’a fait ??
Kat raconta alors à Scotty la prédiction de madame Kayla. A la fin, Scotty rigola.
-Scotty : Kat, je ne savais pas que tu étais si superstitieuse… C’est une diseuse de bonne aventure ! Elle aurait pu dire n’importe quelle lettre. « S »,
« D », « P » … Ou même « N », mais cela ne signifie pas qu’il s’agisse de Nick…
-Kat : Dis-moi la vérité. Tu es sur que Lilly ne t’a pas déjà raconte cette histoire ?
-Scotty : Non, pourquoi ?
-Kat : C’est fou ce que vous pouvez vous ressembler… En tout cas, moi je dis que cet homme au « S » ne doit pas être Stanislas Dorwell.
Kat lança un regard furtif a Scotty.
-Scotty : Lilly et moi sommes très proches, mais ce n’est qu’une profonde amitié…
-Kat : C’est vraiment fou a quel point vous pouvez dire la même chose…
Dans un restaurant huppe de la ville, le lendemain soir:
En venant chercher Lilly chez elle, Stanislas resta bouche bée quand la jeune femme lui ouvrit la porte. Elle était magnifique dans sa robe bleue. Lilly prit peur en voyant son expression : elle en avait peut être exagéré sur sa tenue. Stanislas la rassura et lui répondit qu’elle serait la femme la plus élégante du restaurant. Lilly constata que Stanislas était lui aussi ravissant dans son costume. Il lui offrit un bouquet de fleurs, puis l’emmena dans un restaurant huppe de la ville. Le diner fut riche en conversations et fous rires. Ils parlèrent de leur enfance pas toujours joyeuse. Stanislas avait perdu sa mère jeune, à cause d’un cancer. Il avait dix ans et l’avait vu dépérir petit à petit. Ensuite, ce fut le tour de son frère, et cette nouvelle tragédie avait fatalement affaibli le cœur de son père. Lilly lui confia le fait que sa mère était alcoolique, qu’elle oubliait parfois de nourrir ses filles, et que son père était parti quand Lilly était petite. Ils parlèrent de leur boulot. Puis à un moment, Lilly faillit sortir une bourde. En effet, ils étaient en train de parler de la chose la plus folle qu’ils avaient faite, et pour une raison inconnue, Lilly faillit répondre du tac au tac « J’ai couche avec mon collègue ». Heureusement, elle se retint avant qu’il ne soit trop tard : qu’aurait pense Stanislas d’elle en sachant cela ? Apres le diner, Lilly et Stanislas se promenèrent dans la ville. Ils tombèrent sur un magasin de maquettes et modèles réduits. La vitrine était remplie de maquettes d’avion. Stanislas expliqua à Lilly l’historique de chaque avion, avec une telle passion. Lilly sut qu’ils partageaient un autre point commun, en plus d’avoir connu des tragédies dans leur enfance : ils étaient passionnes par leur boulot. Stanislas finit son expose en lui disant que si elle le souhaitait, il lui montrerait sa collection personnelle. Lilly fut surprise de s’entendre dire : « Et si vous me la montriez ce soir ? ». Un peu plus tard, Lilly visitait la maison de Stanislas. La décoration était sobre, un peu comme l’intérieur de l’appartement de Lilly. Stanislas l’emmena à l’étage, dans une pièce ou se trouvaient ses avions. Ils passèrent devant deux chambres vides. Lilly demanda quel en était leur usage. Stanislas répondit qu’il n’avait pas assez de meubles pour les remplir. Ils arrivèrent dans la salle des avions. Il y en avait beaucoup, de toutes les époques. Lilly était impressionnée.
-Stanislas : Vous devez me prendre pour un dingue…
-Lilly : Pas du tout. Vous êtes tout simplement passionne… Cette collection est magnifique…
-Stanislas : Vous aussi, vous êtes passionnée par votre travail.
-Lilly : Oui, mais ce serait glauque d’entretenir chez moi une collection des dossiers des affaires que j’ai résolues…
-Stanislas : Oui, en effet.
-Lilly, regardant un avion construit à l’époque de la seconde guerre mondiale : Je suppose qu’il ne fallait pas avoir le mal de l’air…
-Stanislas : C’est juste… Ni avoir mange un hamburger-frites avant le décollage… Il fallait aimer les sensations fortes… Qu’en est-il de vous, Lilly ? Etes-vous amateur de sensations fortes ?
-Lilly : Et bien, dans un sens, j’en ai expérimentées, sans l’avoir voulu… Je me suis fait tirer dessus, lors d’une prise d’otages, puis j’ai failli mourir noyée coincée dans ma voiture après qu’un fou m’ait fait sortir de la route pour m’enterrer dans une rivière…
-Stanislas : Ouah…
-Lilly : Comme vous le dites…
-Stanislas : Alors, cela vous dirait de voler a bord d’un appareil de ce genre ? J’en possède un.
-Lilly : Ce sera plus agréable que mes sensations fortes précédentes.
Stanislas raccompagna Lilly chez elle. Elle s’allongea dans son lit. Lilly appréciait de plus en plus Stanislas Dorwell. Il lui avait sorti le grand jeu : bouquet de fleurs, restaurant huppe avec petit intermède musical pendant le diner, bouteille de champagne français. Cependant, il n’était pas l’un de ces hommes beaux parleurs qui vous sortent le grand jeu mais qui s’avèrent par la suite ne vous prêter aucune attention sincère et qui ne cherchent qu’a vous entrainer dans une chambre. Lui, était gentil, doux et sensible, un peu comme Scotty, pensa Lilly.
De son cote, Scotty repensait à sa conversation avec Kat. Non, c’était ridicule. Lilly et lui étaient de très bons amis… Dans ce cas, pourquoi les images de cette nuit à Los Angeles avaient-elles refait surface alors qu’il regardait un match de football américain a la télévision ? Il avait dit qu’il fallait oublier cette nuit, mais pour être franc, il ne l’avait pas oubliée. Il se souvenait de chaque moment, en détail. Il avait beau se dire que c’était le champagne qui avait été à l’origine de cette nuit, mais ce n’était pas l’exacte vérité. Certes, Lilly et lui avaient bu. Mais ils n’étaient pas non plus ivres morts au point de ne plus se souvenir de ce qu’ils avaient fait la veille au réveil. Ils étaient conscients de ce qu’ils étaient en train de faire au moment ou ils le faisaient, du moins, c’était le cas pour lui. Cette nuit devait avoir une signification. Mais peut-être qu’il se faisait des illusions.
Quelque part en Pennsylvanie :
Le weekend d’après, Stanislas avait emmené Lilly dans un aérodrome, a une dizaine de kilomètres de Philadelphie. Il lui fit découvrir son avion, un Stearman rouge, un biplan, biplace (les places étaient alignées l’une derrière l’autre), avec hélice. Lilly était impressionnée par la taille de l’avion. Il n’y avait pas de toit recouvrant les places : le pilote et le passager volaient la tête dans les nuages, au sens strict du terme. Lilly et Stanislas portaient des blousons de cuir de pilote (Stanislas en avait prêté un à Lilly). Stanislas aida Lilly à se glisser dans le cockpit de devant, puis a mettre sa ceinture et son casque. Ensuite, il se mit dans derrière Lilly.
Lilly adorait ce voyage dans les airs. Elle se sentait comme une gamine qui s’amuse. Stanislas fit quelques loopings, Lilly en était encore plus ravie. Le seul inconvénient du vol était qu’il fallait parler fort dans le casque pour que l’autre puisse entendre.
-Stanislas : Alors ? Tout va bien ?
-Lilly : C’EST GENIAL !! J’ADORE !!
-Stanislas : Ca s’entend !!
-Lilly, regardant les plaines s’étendre a l’infini : La vue est magnifique d’ici !!
-Stanislas : Je suis tout à fait d’accord !! Je te passe les commandes ?
- Lilly, moins enthousiaste : Ce n’est pas un peu dangereux ??
-Stanislas : Ne t’en fais pas, s’il y a un problème, je reprends les commandes. Tu n’as qu’à tenir le manche et le manipuler comme tu veux, sans brusquer.
Lilly se cramponna au manche. C’était à la fois super excitant et stressant. Puis elle effectua une manœuvre, à savoir faire tourner l’avion sur lui-même. Lilly et Stanislas se retrouvèrent la tête en bas le temps d’un tour.
-Lilly : YEAHHH !!!!!!!!!
-Stanislas : Pas mal, pour une débutante !!!!
De retour au sol :
Stanislas aida Lilly à descendre. Elle était encore émerveillée par son voyage.
-Lilly : Merci beaucoup pour cette ballade, Stan… C’était super…. Je pense que je devrais faire ca plus souvent…
-Stanislas : Si tu me le permets, je pourrais être ton accompagnateur…
-Lilly : Je n’en voyais pas d’autre…
-Stanislas : Je pourrais même t’apprendre à piloter. Tu pourrais passer ton brevet…
-Lilly : Allons-y doucement… Dis, et si tu venais diner chez moi ?
-Stanislas, avec un sourire : Avec plaisir.
Apres le diner, Stanislas aida Lilly à débarrasser la table et à faire la vaisselle. Ensuite, Stanislas dit au revoir à Lilly devant sa porte.
-Lilly, lui rendant le blouson : Merci de me l’avoir prêté.
-Stanislas : Non, garde-le, pour les prochains vols.
-Lilly : D’accord. Merci.
-Stanislas : Merci pour ce diner.
Stanislas et Lilly étaient en face l’un de l’autre. Stanislas sembla hésiter un moment, puis il commença à avancer lentement son visage et embrassa Lilly. Apres le baiser, Lilly le regarda, pensive, avant de dire :
-Lilly : Et si tu restais avec moi cette nuit ?
Un énorme sourire s’afficha sur le visage de Stanislas.
Philadelphie, quelques jours plus tard :
Lilly et Scotty surveillaient un suspect à Fishtown. Ils patientaient dans leur voiture. Scotty était le conducteur.
-Scotty : On ne peut pas dire qu’il bouge beaucoup, ce Harris…
-Lilly : N’exagère pas. Il est allé au supermarché…
Son portable sonna. Lilly prit l’appel.
-Lilly : Ah, salut, Stan !... Je suis au boulot… Non, je suis en mission de surveillance. Et toi ? Ton vol s’est bien passe ?... Je pense que je vais finir tard, ce soir… Si tu veux, oui, je peux passer chez toi, mais je ne voudrais pas te déranger… Ah, ok… Oui, c’est toujours bon pour ce weekend… Allez, à ce soir.
Elle raccrocha.
-Scotty : Est-ce que ce Stan est Stanislas Dorwell ?
-Lilly : Oui.
-Scotty : Et tu l’appelles déjà Stan ? Vous êtes devenus très proches…
-Lilly : Il revient de Moscou. Il est sous le coup du décalage horaire…
-Scotty : Des projets pour le weekend ?
-Lilly : On va voler. Stan possède un avion… Tu devrais essayer, c’est très excitant…
-Scotty : Je n’en doute pas.
-Lilly : Et toi, des projets pour ce weekend ?
-Scotty : Je peux peut-être m’essayer au saut en parachute…
Lilly sourit. Quant à Scotty, il jalousa intérieurement Stanislas et regretta d’avoir aide Lilly à diner avec lui.
Le premier Jeudi du mois arriva très vite. Lilly était avec Stanislas depuis deux mois, et il n’a y avait aucun nuage a l’horizon. Stanislas et elle s’entendaient si bien. Lilly avait approfondi les joies du pilotage, sous le regard fier de Stanislas. La joie de la jeune inspectrice n’avait pas échappé à ses collègues et a son père. Elle décida finalement de l’amener avec elle au premier Jeudi. Tout le petit monde était réuni autour d’une table ronde. Lilly n’était pas la seule à être accompagnée. Kat était avec Curtis, et eux aussi, nageaient dans le bonheur et Veronica, la fille de Kat, adorait Curtis. Ce dernier avait la particularité de ne pas se prendre au sérieux alors qu’il exerçait une fonction haut placée. Alors que certains substituts du procureur étaient arrogants et prétentieux, Curtis était toujours souriant, bienveillant et possédait un grand sens de l’autodérision.
-Curtis : Nous faisons un métier stressant, nous voyons des horreurs tous les jours, alors moi je dis qu’il faut savoir se détendre et de temps en temps, extérioriser toutes ces choses néfastes par une petite blague, ou si on n’est pas doué pour les blagues, s’investir dans une activité… Sinon, on va finir déprimé…
-Nick : Je suis tout à fait d’accord avec vous…
-Kat, taquinant Nick : Je te verrais bien faire du tango, Nick…
-Nick : Te moques pas de moi. Je peux très bien danser si je veux…
-Will : Je ne sais pas si la serveuse du Cooky’s serait de cet avis… Oui, Nick a danse avec cette serveuse et il lui a écrasé le pied…
-John : Aie… Pauvre fille… Elle n’a pas fini à l’hôpital, j’espère…
Tout le monde sourit.
-Curtis : Et le yoga, vous avez essaye ?
-John : Ma fille en fait et d’après elle, c’est très bénéfique… Je me suis d’ailleurs inscrit à un cours la semaine prochaine…
-Lilly : Stan et moi, nous pilotons… Enfin, plus exactement, je prends des cours de pilotage…
-Will : Est-ce que Lilly est une bonne élève, Stanislas ?
-Stanislas : La meilleure ! Elle est même très douée… Dommage qu’elle n’ait pas pu le faire plus tôt…
-Lilly : L’aviation aura manque une pilote, mais heureusement que la police a bien voulu de moi.
-John : Dites, Scotty, ca va ? Vous n’avez presque rien dit depuis que nous sommes la.
-Scotty : Oh… Euh… Je suis un peu fatigue…
En réalité, Scotty n’était pas du tout fatigue. Il n’arrêtait pas de repenser a Los Angeles et avait fait plusieurs rêves dans lesquels il embrassait Lilly, lui préparait le petit déjeuner ou était a la place de Stanislas dans l’avion. Normalement, il devait être heureux pour elle. Mais il n’y arrivait pas. Que signifiait cette jalousie ? Etait-il en train de tomber amoureux de Lilly ?
-Lilly : Tu devrais vraiment faire du pilotage, Scotty.
-Scotty : Ouais… Un jour peut-être…
La soirée s’acheva et tout le monde partit. Stanislas était allé aux toilettes avant de rentrer avec Lilly. Cette dernière l’attendit à l’extérieur du Tavern. Alors que Scotty passait devant elle, elle l’arrêta.
-Lilly : Scotty, je voudrais te poser une question… J’ai remarque que ces derniers temps, tu étais différent… Comment dire… Différent avec moi. Tu parais distant… C’est pas en permanence, ca vient et va… Mais ce soir, j’ai l’impression que tu étais mal à l’aise…
Evidemment que Scotty s’était senti mal a l’aise, surtout quand Lilly avait embrasse Stanislas. Mais Scotty ne pouvait pas répondre à Lilly qu’il n’arrêtait pas de penser à elle.
-Scotty : Lilly, je t’assure que tout va bien…
-Lilly : Tu me le promets ?
-Scotty : Bien sur ! S’il y avait un problème, je t’en parlerais illico…
Mensonge.
-Lilly : Dans ce cas, je crois que je me suis fait des idées…
Stanislas réapparut.
-Stanislas : Je suis revenu.
-Scotty, s’efforçant de sourire : Passez une bonne soirée. On se voit demain, Lilly.
-Lilly : A demain !
Maison de Stanislas Dorwell, le Lundi d’après, au matin :
Lilly se réveilla dans les bras de Stanislas. Elle regarda la montre. Elle s’était réveillée dix minutes avant l’heure ou l’alarme du réveil devait se déclencher. Stanislas se réveilla en même temps.
-Stanislas : Bonjour, ma chérie…
Il l’embrassa.
-Lilly : Bien dormi ?
-Stanislas : Toujours, quand tu es la…
-Lilly : Il va falloir que je me prépare…
-Stanislas : T’es obligée de partir ? Je me disais qu’on pouvait prendre un jour de congé…
-Lilly : Et pourquoi ?... Stan, qu’est-ce que tu es en train de faire, coquin ?
Stanislas venait de serrer Lilly dans ses bras et la couvrait de baisers.
-Stanislas : On pourrait continuer ce qu’on a fait hier…
-Lilly : Je voudrais bien, mais j’ai un boulot, et toi aussi… Allez, enlève tes mains.
Lilly se leva et mit un peignoir.
-Stanislas : Je peux passer à ton bureau ? Pour te dire au revoir avant mon vol ?
-Lilly : Passe a l’heure du déjeuner.
A l’heure du déjeuner, Lilly retrouva Stanislas. Celui-ci avait apporte des sandwiches. Le couple s’installa sur un banc et mangea. Pendant le repas, Stanislas parla :
-Stanislas : Lilly, il y une chose dont j’aimerais parler…
-Lilly : De quoi s’agit-il ?
-Stanislas : Je voudrais que tu viennes t’installer chez moi.
Lilly s’arrêta de manger.
-Lilly : M’installer chez toi ?? Tu es sur ??
-Stanislas : Je voudrais que tu fasses partie de ma vie…
-Lilly : Parce que ce n’est pas le cas depuis deux mois ?
-Stanislas : Je veux dire que je veux qu’on arrête de squatter la maison de l’autre à tour de rôle… Je veux vivre avec toi… Tu te souviens de ce que je t’avais dit a propos des deux chambres vides ?
Lilly acquiesça.
-Stanislas : J’ai menti. Elles sont vides parce qu’en réalité, je les ai réservées pour mes futurs enfants…
« Comme c’est trop mignon » se dit Lilly.
-Stanislas : Je désire plus que tout faire le plus long chemin possible avec toi Lilly… Je t’aime.
-Lilly : Stan… Je…
-Stanislas : Je n’attends pas une réponse tout de suite. Essaye d’y réfléchir pendant que moi j’amènerai un Boeing en Europe, d’accord ?
-Lilly : J’y réfléchirai.
Lilly passa les trois jours suivants à réfléchir à la question. Voyait-elle un avenir avec Stanislas ? Pourquoi pas ? Stanislas était un homme avec un si grand cœur et elle se sentait bien avec lui. Sa décision fut prise : elle accepterait la proposition de Stanislas.
A son retour, Stanislas fut heureux de voir Lilly chez lui, et encore plus heureux quand il vit les valises qu’elle avait apportées, et ses chats. Ils fêtèrent l’évènement.
Ensuite, Lilly annonça à Scotty la nouvelle le lendemain. Scotty en eut le cœur serre, mais la félicita. Puis Lilly et Stanislas organisèrent un barbecue pour fêter le 4 Juillet. Ils invitèrent leurs amis et collègues.
Lilly venait d’apporter des steaks et saucisses dans le jardin. Nick se porta volontaire pour les cuire sur le barbecue. Stanislas était parti acheter d’autres vivres. Il revint avec un gâteau à la framboise.
-Stanislas : Je n’ai pas pu résister à ce gâteau…
A ce moment la, Scotty fit son apparition, avec une bouteille de champagne.
-Scotty : Dis donc, on dirait que quelqu’un te veut du mal, Lilly.
Stanislas ne comprit pas cette phrase. Scotty expliqua, en montrant le gâteau.
-Scotty : Lilly est allergique à la framboise… Elle ne vous l’a pas dit ? (Notes de l’auteur : j’ai totalement invente cette allergie).
Stanislas réagit soudain.
-Stanislas : Oh non… J’avais oublie… Je suis désolé, Lilly…
-Lilly : Ce n’est pas grave. C’est l’intention qui compte…
Lilly était étonnée que Scotty se soit souvenu de ce détail. Elle lui avait révélé son allergie il y a quoi, quatre ans, lors d’une pause déjeuner, alors qu’elle l’avait dit a Stanislas lors de leur troisième rendez-vous.
Poste de police, quelques jours plus tard :
Lilly, Scotty, Kat, Nick et Will travaillaient à leur bureau quand une femme, la soixantaine, arriva. Elle s’adressa à Lilly.
-Femme : Excusez-moi, inspecteur, suis-je bien au service des affaires classées ?
-Lilly : Oui madame. Je suis l’inspecteur Rush.
-Femme : Je m’appelle Rita Slowan. Enchantée.
Rita serra la main de Lilly. Rita regardait Lilly en fronçant les sourcils.
-Lilly : Tout va bien, madame ?
-Rita : Il me semble que je vous ai déjà vue quelque part…
-Lilly : Pardonnez-moi, madame, mais je ne crois pas vous avoir vu…
Rita aperçut alors Scotty. Ce fut comme une révélation. Elle regarda à nouveau Lilly.
-Rita : Mais si, je m’en souviens ! Vous étiez à l’hôtel Lagoon, à Los Angeles, il y a quelques mois ! Je me souviens bien de vous, je vous ai rencontrée à l’ascenseur… Sauf que vous, vous ne nous avez pas vus, mon mari et moi… Vous étiez trop occupes à vous embrasser…
Elle pointa son index alternativement sur Lilly et Scotty
-Lilly, parlant d’une voix anormalement aigue et forte: ET SI JE VOUS PROPOSAIS DU CAFE ?
Mais c’était trop tard. La bombe avait déjà explose. Kat, Nick et Will avaient interrompu leur activité et dévisageaient Lilly et Scotty.
-Lilly : Allons dans la salle de repos, madame Slowan !!
Les deux femmes s’éclipsèrent. Scotty se sentait tellement mal à l’aise. Ses collègues le fixaient des yeux. Il avait l’impression d’être scanne aux rayons X.
-Nick : Tu n’aurais pas quelque chose à nous communiquer, par hasard ??
-Scotty : La seule chose que j’ai à te communiquer est que je dois aller dans la salle des archives.
Apres que Scotty fut parti.
-Will : Je comprends maintenant pourquoi ils étaient si bizarres, à leur retour de L.A…
-Kat : Un simple baiser ne peut pas retourner une personne a ce point la… A mon avis, il s’est passe plus qu’un baiser…
-Nick : Vous pensez qu’ils ont couche ensemble ??
-Will : Possible…
Rita Slowan, elle aussi, habitante de Philadelphie, avait relance une enquête. Mais sa révélation avait également réinstauré ce malaise entre Lilly et Scotty (et c’était reparti pour les regards évitant l’autre, les silences pesants), d’autant plus que leurs collègues étaient au courant pour le baiser, mais pas pour la suite. Cependant, Lilly et Scotty se doutaient bien que leurs équipiers pensaient qu’il y avait eu plus qu’un baiser. Tout ceci provoqua des réactions étranges chez Lilly. Elle fit plusieurs rêves dans lesquels elle revit cette nuit à Los Angeles. Et parfois, il lui était arrive de transformer Stanislas en Scotty lorsqu’ils dinaient ensemble. Elle aurait voulu tout effacer, mais c’était impossible, elle se souvenait de chaque minute. Elle n’avait pas oublie alors qu’elle s’était promis d’œuvrer dans ce but. Pour sa part, Scotty continuait à penser à Lilly. Il n’en pouvait plus. Il fallait qu’il lui en parle. Mais comment ? Et surtout, quelles en seraient les conséquences ? Kat, Nick et Will avaient tente d’en savoir un peu plus, mais ils s’étaient fait renvoyer sur les roses à plusieurs reprises par une Lilly et un Scotty irrites et finirent par ne plus en parler devant eux, ce qui ne les empêchaient pas d’en parler quand les chats étaient ailleurs. Et puis un beau jour, Scotty se lança et amena Lilly dans une salle d’interrogatoire.
-Scotty : Lilly, il faut qu’on parle. De Los Angeles.
-Lilly, catégorique : Non !!
-Scotty : Oh que si !!
Lilly voulut partir, mais Scotty se plaça devant elle.
-Lilly : Nous n’avons rien à nous dire…
-Scotty : Peut-être que toi, tu n’as rien à me dire, mais moi, si. J’ai essaye de suivre mon conseil. D’oublier cette nuit. Mais cela m’est impossible. J’y pense tous les soirs…
-Lilly : Nous avions bu…
-Scotty : Nous n’avions pas termine cette bouteille de champagne. Nous n’étions pas bourres. Nous savions ce que nous faisions. Nous le voulions. Moi, aussi bien que toi. Ne me dis pas que tu ne le voulais pas… Ce serait mentir. Et il n’y a pas que cette soirée a Los Angeles qui hante mon esprit. Je me souviens également de ce petit déjeuner que je t’ai fait…
-Lilly : Qu’essayes-tu de me dire ??
-Scotty : Je n’arrête pas de penser à toi, Lilly.
-Lilly : Alors arrête.
-Scotty : Tu crois que c’est facile ?? Ne me dis pas que tu n’as pas repense a cette nuit une seule fois.
-Lilly : Je… Un conseil, Scotty : oublie cette nuit, oublie-moi, c’est mieux… Pour tout le monde.
-Scotty : Tu penses vraiment que ce sera mieux ?
Lilly esquiva la question et partit.
Le malaise entre les deux détectives persistait, mais heureusement, cette conversation n’avait pas dégradé la situation, enfin, pas encore. Scotty dut se résoudre à suivre le conseil de Lilly, a savoir l’oublier. Ses tentatives furent désastreuses. Tout d’abord, il rencontra une jeune femme intelligente, cultivée. Elle était ingénieur en informatique. Scotty et elle avaient accroche. Malheureusement, au moment où ils étaient sur le point de passer à l’action, l’image du baiser dans l’ascenseur revint à l’esprit de Scotty sans qu’il s’y attende, provoquant un blocage total. La relation ne dura pas. Ensuite, il rencontra une secrétaire médicale. Mais elle partit après leur troisième rendez-vous, au petit matin : Scotty avait marmonne le nom de Lilly pendant qu’il rêvait. Par moments, il en voulait à Lilly, par d’autres, il maudissait le jour où il l’avait envoyée diner avec Stanislas.
Du cote de Lilly, sa conversation avec Scotty dans la salle d’interrogatoire était restée gravée dans sa mémoire. Pourquoi avait-il fallu qu’il lui dise qu’elle hantait son esprit ? Pourquoi avait-il fallu qu’il dise les quatre vérités, à savoir que tous les deux étaient parfaitement en possession de tous leurs moyens intellectuels lors de cette nuit ? Qu’ils l’avaient voulu ? Qu’ils avaient aime ? Que malgré tout, cette nuit les avait suivi jusqu'à Philadelphie ? Lilly en voulait à Scotty. Elle luttait. Elle devait y mettre un terme. Elle était avec Stanislas, maintenant. Elle devait l’aimer.
Lilly était dans la cuisine, elle s’était réveillée en plein milieu de la nuit, encore une fois, perturbée par les événements. Stanislas la surprit.
-Stanislas : Lilly ? Qu’est-ce que tu fais ?
-Lilly : Je n’arrivais pas à dormir.
-Stanislas : Cela fait plusieurs nuits que tu n’arrives pas à dormir. Des soucis ? Tu sais que tu peux tout me dire… Cela a un rapport avec Valens ?
Lilly fut surprise que Stanislas ait pu deviner.
-Stanislas : J’ai remarque que vous étiez bizarres… Il t’a fait quelque chose ?
Lilly devait intervenir avant que Stanislas ne se mette à imaginer que Scotty était le fautif et se venge... Elle devait être honnête avec lui, et puis de toute façon, il risquait de l’apprendre au poste, par ses collègues.
-Lilly : En fait… Il s’est passe un truc… Entre Scotty et moi…
Lilly lui raconta l’histoire de Los Angeles. Elle s’était attendue a ce que Stanislas la regarde avec dégout, lui gueule dessus, la chasse de sa maison, mais il ne fit rien de tout cela. Il se contenta de dire :
-Stanislas : Ah… Quelle histoire. Bon, bah, je te remercie de me l’avoir dit.
-Lilly : Quoi ?? C’est tout ce que cela te fait ? Tu n’es pas censé réagir plus violemment ?? Je viens de t’annoncer que j’ai couche avec mon collègue.
-Stanislas : J’ai bien entendu. Mais cela s’est passe avant notre premier rendez-vous… Techniquement, tu ne m’as pas trompe… Nous n’étions pas ensemble… Je n’ai aucune raison de t’en vouloir… Mais je comprends qu’une telle histoire puisse te bouleverser… Rassure-moi, aujourd’hui, il n’y a rien entre vous deux ?
-Lilly : Rien du tout !
-Stanislas : Ce genre d’histoire laisse des traces, forcement. Cela va affecter votre relation de coéquipiers, mais cela va passer… Enfin je l’espère pour vous, parce que sinon, il faudra que vous vous sépareriez. Bon, je remonte me coucher.
-Lilly : D’accord. J’arrive tout de suite.
Stanislas n’avait pas tort. Cette histoire avait profondément affecte sa relation avec Scotty. Mais la pilule allait-elle passer?
Poste de police, quelques semaines plus tard :
Pendant les semaines qui suivirent, la relation entre Scotty et Lilly s’était malheureusement détériorée. Scotty avait voulu avoir une nouvelle discussion avec Lilly qui avait refuse tout net. Scotty était ulcéré que Lilly ne veuille pas admettre que cette nuit à Los Angeles avait une signification. Qu’un lien particulier s’était forme entre eux, lien, sentiment qu’ils ne pouvaient nier et ignorer. Lilly était ulcérée que Scotty veuille à nouveau remettre ce genre de discussion sur le tapis alors qu’elle fréquentait Stanislas. Scotty pouvait avoir un tel culot, parfois. En plus, c’est lui qui l’avait poussée dans les bras de Stan ! Elle avait mainte fois répété qu’il fallait oublie Los Angeles. Toutefois, elle fut incapable de nier que cette nuit n’avait rien représenté pour elle. Scotty avait fini par jeter l’éponge, mais pas sa frustration et colère que Lilly lui rendit. Les discussions entre eux devenaient de plus en plus tendues, avec quelques piques et à chaque fois qu’ils se trouvaient dans la même pièce, on avait l’impression que la température avait subitement chute de quinze degrés.
Un exemple de discussion tendue : ce matin, Scotty arriva au bureau après Lilly, Kat, Nick et Will qui étaient déjà en train de travailler à rédiger des rapports. Lilly cherchait quelque chose dans son tiroir.
-Scotty : Bonjour tout le monde.
Scotty n’accorda même pas un regard à Lilly. Celle-ci ne fit rien non plus.
-Scotty : Alors, qu’est-ce que vous avez fait de beau hier ?
-Will : Je suis allé diner avec mon neveu.
-Nick : Et moi j’ai regarde la télé. Et toi, Scotty ?
-Scotty : Idem. Kat?
-Kat: Curtis et moi sommes allés au cinéma… Et on y a rencontre Lilly et Stanislas…
-Scotty : Hum… Une nuit que Curtis et toi ne comptez pas oublier…
Il tourna la tête en direction de Lilly. Kat ne comprit pas le sens de cette phrase. Lilly, saisissant parfaitement le sous entendu, sortit de son tiroir et fusilla Scotty du regard. Elle parla avec un ton désagréable.
-Lilly : Au moins, j’étais avec quelqu’un, hier…
Scotty poursuivit, sur le même ton.
- Scotty : Etre avec quelqu’un, ca ne t’arrive pas souvent…
Scotty faisait référence a la vie sociale de Lilly qui pendant très longtemps, avait été quasiment inexistante.
-Lilly : Au moins, moi, ca dure.
Lilly faisait référence aux relations de Scotty qui n’étaient pas connues pour leur longévité.
Scotty lança un regard noir à Lilly puis dit :
-Scotty : Je vais prendre un café.
Il s’en alla et claqua la porte de la salle à manger. Lilly, quant à elle, ne put rester à son bureau. Elle ferma le tiroir violemment et quitta le service. Les trois détectives restants étaient bouche bée, encore
sous le choc des méchancetés que s’étaient lances Lilly et Scotty.
-Nick : Ok… La, c’est officiel : la situation est extrêmement grave.
John Stillman avait bien remarque la tension entre Lilly et Scotty, mais il n’était pas intervenu, pensant qu’il s’agissait surement d’un désaccord entre collègues qui finirait par se dissiper. Combien de coéquipiers avaient boude a cause d’une divergence… Cependant, Stillman comprit qu’il ne s’agissait pas d’un simple désaccord et appela les deux personnes concernées pour éclaircir la situation, en fin de matinée. Scotty et Lilly arrivèrent et John demanda à Scotty de fermer la porte.
-Lilly : Vous vouliez nous voir, chef ?
-John : Y a-t-il un problème dont vous souhaiteriez me parler ?
-Scotty : Un problème, chef ??
-John : Oui, Scotty. Un problème qui vous affecte tous les deux depuis quelque temps. Je dirais même qu’un aveugle sentirait qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Certains de vos collègues, pas ceux des affaires classées, m’ont fait part de votre irritabilité, envers eux, mais aussi envers vous et envers les témoins… Sans oublier les regards assassins que vous vous lancez lors des interrogatoires, surtout ceux ou les interroges se mettent à parler de leurs erreurs, de leur amour perdu.
-Lilly : Je vous assure qu’il n’y a aucun problème entre Scotty et moi, chef.
-John : Vous en êtes surs ?
Scotty : Absolument.
-John : Je vous conseille de régler ca au plus vite, sinon je serais oblige de vous séparer.
Lilly et Scotty sortirent. Nick et Will les regardèrent et Lilly ainsi que Scotty leur lancèrent des regards noirs avant de quitter le service.
-Nick : Ils n’avaient pas l’air content…
-John : Nick, Will ! Je peux vous voir ?
John avait un regard qui signifiait « Dans mon bureau illico ». Will et Nick se dépêchèrent. Une fois dans le bureau de John.
-John : Je veux que vous me disiez la vérité, messieurs, aussi terrible soit-elle. Je veux savoir ce qui s’est passe entre Lilly et Scotty.
Will et Nick se regardèrent, avant de se lancer. Quant à Lilly et Scotty, ils ne s’adressèrent plus la parole de la journée, malgré l’avertissement de leur chef.
Cependant, John assista à une scène bien étrange le lendemain après-midi. Il se trouvait avec Lilly dans la salle d’observation tandis que Scotty interrogeait un témoin, une jeune femme qui profita de ce tête à tête pour draguer ouvertement Scotty.
-Femme : Je ne savais pas qu’il y avait d’aussi beaux Latinos chez les flics…
-Scotty, souriant : N’essayez pas de me complimenter pour esquiver mes questions, Clara…
-Clara : Vous savez, je suis seule… Et je pense que nous pouvons accrocher…
Dans la salle d’observation :
Lilly ne comprit pas ce qui lui arrivait. En voyant cette scène devant elle, elle éprouva une sorte de jalousie. Elle regardait intensément Scotty.
-Lilly : Pour qui elle se prend, celle-là ?? Elle ne pourrait pas répondre tout simplement aux questions, comme tout le monde ??
-John : Calmez-vous, Lilly… Qu’est-ce que Clara Granger vous a fait ?
-Lilly : Elle est en train de draguer Scotty !! On ne drague pas un inspecteur quand on se fait interroger par lui !! Cela ne se fait pas, chef !!
Retour a la salle d’interrogation :
-Scotty : Désolé, Clara. Je suis sur que nous pourrions accrocher, mais je ne peux pas…
-Clara : Ok, j’ai pige. Vous avez déjà une petite amie…
-Scotty : C’est complique… J’aimerais bien… Mais elle est inaccessible…
-Clara : Si vous l’aimez réellement, alors elle est accessible… Persévérez…
De nouveau dans la salle d’observation :
-Lilly : Et maintenant, elle devient conseillère matrimoniale ?? La blague…
John ne savait pas quoi faire : rire ou demander à Lilly de se contrôler. De son cote, Scotty regarda en direction de la vitre sans tain. Son regard croisa celui de Lilly. Celle-ci fut troublée et partit.
Maison de Stanislas Dorwell :
Lilly crut qu’elle devenait folle. D’abord elle s’engueulait avec Scotty, puis l’ignorait royalement, et aujourd’hui, lorsqu’une femme avait tente de le séduire, elle avait eu envie de lui rabattre son caquet. Lilly en vint à la conclusion qu’il fallait absolument qu’elle prenne des vacances. Ce fut Stanislas qui fut sa planche de salut. Il tenait dans sa main une brochure.
-Stanislas : Dis… Je me disais qu’on pouvait prendre des vacances… Il y a un hôtel à Aspen qui propose des tarifs intéressants, a condition qu’on réserve cette semaine…
-Lilly : Je suis partante ! On se prend deux semaines ?
Stanislas fit un grand sourire.
Poste de police, trois semaines plus tard :
En ce matin, Scotty et Will étaient allés interroger un témoin. Sur la route, Will, qui conduisait, remarqua que Scotty avait l’air ailleurs.
-Will : Scotty, tout va bien ?
-Scotty : Oui. Je regardais ce beau ciel bleu…
En réalité, Scotty pensait à Lilly. Elle était partie depuis cinq jours, mais elle lui manquait, malgré leur conflit. Il commençait à trouver leur comportement ridicule, et se promit de s’excuser auprès de Lilly pour sauver leur amitié, enfin, si c’était encore possible de la sauver.
Will se gara devant la maison recherchée. Les deux hommes sortirent de leur véhicule et arrivèrent devant la porte d’entrée. Scotty sonna. Pas de réponse. Il répéta l’opération et obtint le même résultat.
-Will : On dirait qu’il n’est pas la… Il est au chômage, il devrait être la…
Scotty se retourna. Il était dos face a la porte et regardait la maison d’en face. Will essayait de détecter une présence humaine dans la maison en regardant à travers une fenêtre.
-Will : J’arrive à voir que dalle…
-Scotty : On pourrait se renseigner auprès de ses voisins…
Un coup de feu retentit. Will se mit à couvert et sortit son arme. Il n’y eut qu’un coup de feu, suivi d’un bruit de porte qu’on défonce.
-Will : Il essaye de s’échapper par…
Will ne put dire « l’arrière » car ce qu’il venait de voir l’effraya.
Scotty était allonge a plat ventre, sur le sol, le dos ensanglanté. Le coup de feu avait troue la porte d’entrée. Will se précipita vers Scotty qui était encore conscient.
-Will : Tiens bon, mon vieux. (Il sortit son portable). Ici l’inspecteur Jeffries !! J’ai besoin d’une ambulance sur Fens Street !! Un officier est blesse !! Scotty, reste avec moi !!
Scotty tentait tant bien que mal de rester éveillé. Son seul regret fut de ne pas avoir pu s’excuser auprès de Lilly.
Dans un hôtel, a Aspen, la même journée, un peu plus tard :
Il faisait encore nuit à Aspen, a cause du décalage horaire. Lilly dormait paisiblement aux cotes de Stanislas, quand tout à coup, elle fut tirée de son sommeil par la sonnerie du téléphone qui trônait sur sa table de chevet. Lilly ouvrit péniblement les yeux et maudit la personne qui osait la déranger à une heure pareille. Elle alluma la lampe et prit le combine. Elle parla avec une voix trainante.
-Lilly : Allo… ??
Ce que lui disait son interlocuteur réveilla pour de bon Lilly. Son visage devenait livide à chaque nouvelle seconde.
-Lilly : Oh mon Dieu… J’arrive tout de suite !! Merci, Kat.
Lilly raccrocha et se leva d’un bond. Stan s’était lui aussi réveillé, mais était encore somnolent. Il regarda Lilly qui s’habillait.
-Stanislas : Lilly, qu’est-ce que tu fiches ? Il est quatre heures du mat !
-Lilly, parlant rapidement et paniquée : Il faut que je rentre a Philadelphie ! Scotty s’est fait tirer dessus !
-Stanislas : Lilly, nous sommes à des milliers de kilomètres de Philadelphie. Tu n’auras pas d’avion avant demain, voire après demain…
-Lilly : Tant pis, j’irai en car !
-Stanislas : Le car mettra des jours avant d’arriver à Philadelphie. C’est loin d’être la solution la plus rapide. Ecoute, viens te recoucher. Des que le premier rayon de soleil apparaitra, je te promets que nous irons acheter un billet.
Lilly regarda Stanislas. Il avait raison. Aucun moyen de transport ne pouvait l’amener à Philadelphie tout de suite. Elle devait attendre au moins un jour. Elle remit son pyjama et s’allongea dans le lit, mais elle ne put refermer les yeux. Une seule pensée la hantait. Scotty était entre la vie et la mort, et elle, elle se trouvait à l’autre bout du pays, en vacances... Parce qu’elle avait voulu s’éloigner de Scotty… A cause d’un conflit… Elle ne se pardonnerait jamais d’avoir quitte Scotty sans lui avoir dit combien elle regrettait que leur amitié se soit autant dégradée.
Josh Turner, « Unburn All Our Bridges »
https://www.youtube.com/watch?v=Da_xJ70VgdQ
(Ouvrez le lien dans une nouvelle fenêtre)
I miss you so much
I don't know what to do
Can't bear the thought of
My life without you
Please baby, let's unburn all our bridges
Whatever it was
That tore us apart
Can surely be healed
With forgiving hearts
Please baby, lets unburn all our bridges
Tempers were lost
Emotions ran high
Feelings were wounded
On the night of goodbye
We said some things
We didn't mean
That wasn't you baby
That wasn't me
I still love you
I will till I die
And love is much stronger
Than anger or pride
Please baby, let's unburn all our bridges
Tempers were lost
Emotions ran high
Feelings were wounded
On the night of goodbye
We said some things
We didn't mean
That wasn't you baby
That wasn't me
I still love you
I will till I die
And love is much stronger
Than anger or pride
Please baby, let's unburn all our bridges
Please baby, let's unburn all our bridges
Unburn all our bridges
Unburn all our bridges
Aux Etats Unis, à deux endroits différents, au même moment, deux personnes priaient pour avoir une chance de recoller les morceaux avec une personne qui leur était chère. L’une, allongée sur une table d’opération, prête à être anesthésiée. L’autre, allongée sur un lit, prête a voler un avion pour rentrer dans sa ville natale.
Mercy Hospital, deux jours plus tard :
Apres une longue sieste, Scotty ouvrit les yeux. Il crut halluciner quand il vit une silhouette féminine aux yeux bleus et cheveux blonds qui le regardait, assise sur une chaise. Comme elle était belle, même si en ce moment elle avait l’air de ne pas avoir dormi depuis des jours.
-Scotty : Li… Lilly… C’est toi ?
-Lilly: Bonjour Scotty.
Scotty était soulage. Il ne rêvait pas.
-Lilly : Je suis rentrée il y a deux heures, puis j’ai file tout droit ici.
-Scotty : Tu n’étais pas censée être en vacances ??
-Lilly : Je les ai écourtées. J’ai pris le premier vol, des que j’ai su. J’aurais voulu venir plus tôt, mais le premier avion ne rentrait qu’aujourd’hui et…
-Scotty : Lilly… C’est bien que tu sois la… Merci…
-Lilly : J’ai eu si peur, Scotty. J’ai cru que je ne te reverrai plus jamais…
-Scotty : Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi rapidement.
Lilly sourit.
-Scotty : Ca n’a pas trop dérangé Stanislas, ce retour précipité ?
-Lilly : Il comprend… Mais même si ca l’avait dérangé, je serai quand même venue.
-Scotty : Est-ce que tu sais…
-Lilly : Oui. Stillman m’a mise au courant, et ton médecin est passe tout a l’heure. Il m’a tout raconte en détail… Tu vas t’en sortir Scotty. Toute l’équipe est derrière toi.
-Scotty : Je crois que tu es un peu trop optimiste…
Scotty tourna la tête vers la gauche pour regarder le fauteuil roulant. Puis il sentit une drôle de sensation à la main droite, comme si un frisson était en train de la parcourir. Lilly venait de lui prendre la main. Scotty la regarda.
-Lilly : Tu remarcheras. Tu dois remarcher. Ca prendra du temps, mais les médecins sont confiants…
-Scotty : Ouais… Ils disent tous ca… En attendant, tu vas avoir un nouveau coéquipier…
-Lilly : Tu es le seul coéquipier que je veux. Je vais te laisser. Je vais retrouver celui qui t’a fait ca, et il paiera.
Lilly se leva, rangea la chaise puis posa sa main gauche sur l’épaule droite de Scotty.
-Lilly : Si tu as besoin de quoique ce soit, je suis la.
Lilly partit. Scotty l’arrêta en disant :
-Scotty : Lilly… Je voulais que tu saches… Je suis désolé pour ce qui s’est passe entre nous… Je le regrette sincèrement…
-Lilly : Moi aussi, Scotty.
Poste de police, plus tard :
Lilly était venue s’informer de l’avancée de l’enquête.
-Will : Le tireur s’appelle Jack Duke. Scotty et moi étions venus l’interroger au sujet d’une histoire de rixe.
-Kat : Il s’avère qu’il avait une bonne raison de ne pas laisser Scotty et Will entrer chez lui. On a retrouve tout un stock de metamphetamines, ecstasy et autres substances illicites.
-Lilly : Il s’adonnait au trafic de drogue ?
-Nick : Il était au chômage, il s’est trouve une autre source de revenus.
-John : On a distribue son portrait a tous les postes de police. On va l’avoir.
-Lilly : A-t-on interroge ses proches ?
-Kat : Il n’a pas de famille vivant en Pennsylvanie. Les proches qu’on a eus au téléphone nous ont dit qu’ils n’avaient plus de contacts avec lui. Mais je vérifie quand même s’il n’a pas pris de billet d’avion ou de train.
A ce moment, le téléphone sonna. Nick répondit puis informa ses collègues.
-Nick : Nos gars qui surveillaient la maison de Duke viennent d’arrêter un type qui voulait voir Duke. Il a l’air d’être un de ses clients ou fournisseur.
L’individu en question s’appelait Greg Harton. Il se faisait interroger dans la salle d’interrogatoire par Lilly et Will. Lilly perdait patience.
-Greg : Je viens de vous le répéter des centaines de fois… Je ne sais pas ou il est !!
-Will : Ne crie pas, Greg.
-Lilly : Ses voisins t’ont vu venir chez lui plusieurs fois depuis des mois. J’en conclu donc que les affaires doivent bien tourner entre vous. Ne nous fais pas croire que tu ne sais rien… Jack a tire sur un flic. Si tu ne nous aides pas, je t’inculperais pour complicité.
-Greg : He… Soyez cool ! Je n’ai rien a… Mais vous êtes malade !!
Lilly venait de plaquer le visage de Greg sur la table. Will était surpris.
-Lilly : Dommage pour toi, mais je n’ai pas envie d’être cool.
-Greg : Ok, Ok, j’ai saisi… Ecoutez, je sais qui aurait pu l’aider.
-Will : Son nom ?
-Greg : Il va me tuer si je vous le révèle…
-Lilly : Si tu ne me le dis pas, c’est moi qui vais le faire.
-Will : Et crois-moi, je ne l’y empêcherai pas.
-Greg : Aidan… Aidan Moore. Il tient un sex shop…
-Lilly : Et pourquoi il l’aiderait ?
-Greg : Tout simplement parce qu’il lui doit beaucoup de fric ! Je les ai entendus parler.
Lilly et Will sortirent de la salle. Will prit le bras de Lilly pour lui chuchoter :
-Will : Je sais que tu veux retrouver ce salaud, mais si tu continues à réagir comme ca, tu risques de t’attirer des ennuis… Si les affaires internes apprennent ce qui vient de se passer…
-Lilly : Et bien, qu’elles viennent, j’en ai strictement rien à faire.
L’équipe des affaires classées, avec blouson d’intervention et gilet par balles, et épaulée par des policiers en uniforme, fit irruption dans le sex shop. Il était localise dans un quartier mal famé. L’immeuble, un ancien hôtel, dans lequel se trouvait le sex shop, faisait également office de lieu de rencontres nocturnes pas toujours très saines. Aidan Moore indiqua à Lilly la chambre dans laquelle vivait Jack Duke.
Arrivée à la chambre, Lilly défonça la porte. Elle et ses collègues furent accueillis par des coups de feu de la part du fusil de Jack. Lilly et Will se mirent à couvert. Un policier fut touche. Ses collègues le ramenèrent en arrière. Jack avait la gâchette facile.
-Jack : ALLEZ CREVER EN ENFER, SALES POULETS !!
-Lilly : APRES VOUS !!
Lilly sortit de sa cachette entre deux coups de feu pour tirer. Elle toucha Jack en plein ventre. Celui-ci s’écroula par terre et lâcha son fusil. Il voulut le rattraper, mais alors qu’il venait de poser sa main dessus, le pied de Lilly l’écrasa. Il hurla. Lilly le tenait en joue.
-Lilly : Tirer sur de policiers est une très mauvaise idée, Jack.
Mercy Hospital, le lendemain matin :
Lilly était venue annoncer à Scotty que Jack Duke avait été arrêté. Lilly rencontra le docteur Patterson, qui s’occupait de Scotty.
-Lilly : Bonjour, docteur. Comment va Scotty ?
-Patterson : Bonjour, inspecteur Rush. Pour répondre à votre question, Scotty ne va pas bien.
-Lilly, terrifiée : Son état s’est dégradé ?
-Patterson : Non, pas du tout. En fait, physiquement, il va bien, mais psychologiquement…
-Lilly : Je vois ce que vous voulez dire...
-Patterson : Il refuse d’aller à ses séances de rééducation.
-Lilly : Mais pourquoi ?? Vous aviez dit qu’il avait des chances de retrouver un peu de motricité…
-Patterson : Je pense qu’il est déprimé… Peut-être qu’il a peur de ne pas y arriver… Peut-être qu’il se dit que l’espoir est vain…
-Lilly : Il doit se battre !!
-Patterson : Je pense que vous devriez lui parler. Ca lui fera du bien.
Lilly retrouva Scotty dans sa chambre. Ce dernier était allonge dans son lit et regardait la télévision, ou plus exactement, s’adonnait au zapping. Il s’arrêta quand il vit Lilly et son visage s’illumina.
-Scotty : Salut, Lilly !
-Lilly, s’asseyant a cote de son lit : Salut, inspecteur ! J’ai une bonne nouvelle : on a arrêté Jack Duke. Il ira en prison pour longtemps.
-Scotty : Merci.
-Lilly : Scotty, le docteur Patterson vient de m’apprendre que tu avais refuse la rééducation…
-Scotty, le visage brutalement moins resplendissant : Lilly, ca ne sert à rien…
-Lilly : Comment ca, ca ne sert a rien ??
-Scotty : Faire toutes ces séances pour récupérer même pas vingt pour cent, c’est inutile… Je ne remarcherai jamais plus… Il faut être réaliste…
-Lilly : Mais tu dois essayer, Scotty ! Que tu récupères cinq, vingt ou soixante dix pour cent, tu dois te battre !! Tu as eu un arrêt cardiaque sur la table d’opération, mais tu as survécu, parce que tu t’es battu sur cette table…
-Scotty : Et si je n’ai plus envie de me battre ?
-Lilly : Tu te battras, comme tu t’es battu pour que la vérité soit faite pour chaque victime dont nous avons eu à résoudre le meurtre. Et puis il est absolument hors de question que j’accepte ce genre de phrase de ta part ! Tu te battras et tu t’en remettras ! Et je t’y aiderai. S’il le faut, je t’emmènerai moi-même à tes séances de rééducation. Et j’assisterai à chaque séance.
-Scotty : Tu ferais ca pour moi ?
-Lilly : Il n’y a rien que je ne ferai pas pour toi…
Cette discussion porta ses fruits. Lilly tint sa promesse. Elle participa à toutes les séances de rééducation de Scotty, avec l’accord de John Stillman. Même si parfois elle arrivait en retard a cause des affaires à résoudre, Lilly répondait toujours présente. Elle y rencontra à plusieurs reprises des membres de la famille de Scotty. Celui-ci fut transféré dans un établissement spécialisé dans la rééducation. Les premières séances furent consacrées a redonner du tonus a ses membres inferieurs. Et la présence de Lilly à ses cotes fut bénéfique. Scotty travailla énormément et les résultats furent spectaculaires, ce qui lui permit d’entrer dans la deuxième phase de la rééducation, à savoir se mettre debout et marcher le long des barres parallèles. Lilly était heureuse des progrès qu’il faisait. Elle l’encourageait à chaque séance et le kinésithérapeute, voyant clairement que Lilly participait de façon significative au rétablissement de Scotty, la laissa de temps en temps tenir Scotty pour l’aider à avancer le long des barres. Scotty ressentait à chaque fois un frisson, un courant électrique qui lui parcourait tout le corps. Il ressentait aussi de la joie, rien qu’a l’idée de savoir que Lilly serait la. Il essayait de se surpasser pour ne pas la décevoir. Bien sur, il souffrait. La rééducation n’était pas une mince affaire, mais il remerciait le ciel que Lilly soit venue le secouer pour qu’il entame ces séances. Quant à Lilly, à chaque nouvelle séance, elle éprouvait de la joie d’être avec Scotty. Elle était si fière qu’elle ne pouvait s’empêcher de relater ses progrès a ses collègues et a Stanislas, chose qu’elle fit une nouvelle fois en cette soirée.
Lilly et Stan faisaient la vaisselle. Lilly parlait avec beaucoup d’enthousiasme.
-Lilly : Les médecins pensaient que Scotty n’allait récupérer qu’au maximum quarante pour cent, mais ils
se sont bien trompes… Scotty a fait des progrès incroyables pendant ces derniers mois. Tu aurais du le voir, au tout début. Il avait tellement du mal à remuer ses orteils. Et maintenant, il marche ! Bon, il ne court pas encore, mais c’est déjà un exploit !
-Stanislas : Ta présence l’a bien aide…
-Lilly : Tout le mérite lui revient… Je n’ai fait que dire : « tu peux y arriver », « je suis la », « c’est très bien ». Mais c’est lui qui s’est levé de ce fauteuil et qui a avance… Quelle force… Encore un peu de patience et il reprendra bientôt du service…
-Stanislas : C’est merveilleux…
-Lilly : Evidemment que c’est merveilleux !! Je sais que cela n’arrivera pas du jour au lendemain, mais je suis confiante. Je sais qu’il fera tout pour revenir à la criminelle…
-Stanislas : Tu as beaucoup parle de lui, ces derniers temps…
-Lilly : Euh… Oui, mais en même temps, je ne peux pas ne pas en parler… Avec tous ses progrès…
-Stanislas : Et tu passes beaucoup de temps avec lui…
-Lilly : Parce qu’il a besoin de moi… Bon, je vais me coucher.
-Stanislas : Tu le vois demain ?
-Lilly : Oui. Il a une séance tous les jours. D’ailleurs, je vais lui apporter du poulet basquaise, pour le réconforter… Parce que la bas, la nourriture n’est pas super… Allez, bonne nuit, Stan !
Lilly s’approcha de Stan et lui fit un bisou sur la joue. Stan fut un peu déçu car il s’était attendu à un baiser. Il continua à ranger les assiettes, l’air pensif. Contrairement à Lilly, il n’avait pas l’air très enthousiaste.
Centre de rééducation, le lendemain :
Scotty était une nouvelle fois en train d’avancer le long des barres parallèles. Le kiné avait allonge le trajet. Lilly était au bout, attendant Scotty tout en l’encourageant. Scotty transpirait à cause de l’effort.
-Kiné : C’est bien, Scotty. Avancez lentement, ne forcez pas…
-Scotty : On dirait que vous voulez m’achever avec ce long trajet… Je crois que je vais craquer…
-Lilly : Non, ce genre d’attitude, tu vois, est à proscrire. Allez, Scotty, tu peux le faire !
-Kiné : Vous avez entendu ce qu’a dit Lilly ?
-Scotty : Oui. Je dois rester positif.
-Lilly : On se dégonfle, beau brun ?
-Scotty : Moi ? Me dégonfler ? Attends, ma belle, j’arrive !
Et Scotty arriva jusqu’au bout du chemin. Essoufflé, certes, mais super fier de lui. Lilly lui apporta son fauteuil et Scotty s’assit. Puis Lilly lui donna une bouteille d’eau.
-Lilly : Apres l’effort, le réconfort.
-Scotty, après une gorgée : Ca fait du bien.
-Kiné : C’était de l’excellent travail, Scotty. On se revoit demain.
-Scotty : A demain ! (A Lilly) J’ai faim…
-Lilly: Ca tombe bien.
Lilly poussa le fauteuil hors de la salle de rééducation, mais au lieu de s’arrêter à la chambre de Scotty, elle continua.
-Scotty : Euh, Lilly, tu as rate ma chambre…
-Lilly : Je sais.
-Scotty : Je peux savoir ou tu m’emmènes ? Si l’infirmière ne me voit pas, elle va paniquer…
-Lilly : T’inquiètes, je leur ai dit que tu ne serais pas dans ta chambre a l’heure du déjeuner… Voila, nous y sommes !
Les deux inspecteurs étaient arrives dans une cuisine, souvent utilisée par les patients qui avaient retrouve une assez bonne autonomie. Lilly installa Scotty à la table à manger puis sortit du frigo deux boites Tupperware qu’elle fit réchauffer au micro-ondes. Apres, elle versa le contenu, du poulet basquaise, dans deux assiettes et en plaça une devant Scotty. (Notes de l’auteur : vous aurez remarque que dans les débuts de la fic, Lilly avait imagine une scène ou elle réchauffait du poulet basquaise au micro-ondes tandis que Scotty lavait des salades…)
-Scotty : Hum… Ca sent drôlement bon…
-Lilly : J’espère que cela te plaira… Pour une fois, un plat que j’ai préparé a l’air comestible…
Scotty sourit.
-Lilly : Je t’ai souvent entendu te plaindre du manque de saveur des plats de l’établissement, alors je me suis dit que ce poulet basquaise t’aiderait à tenir. Et puis, dans un sens, nous fêtons tes progrès.
-Scotty : Merci. Tu sais, Lilly, tu avais raison.
-Lilly, avec un morceau de poulet dans la bouche : A quel propos ?
-Scotty : Sur le fait que je devais me battre. Tu n’imagines pas a quel point ton soutien a été un moteur pour moi. Je ne te remercierai jamais assez pour m’avoir encourage à me dépasser. Tu m’as guéri…
-Lilly : Il te fallait juste un élément déclencheur… Mais tu t’es guéri toi-même…
-Scotty : Avec l’aide de ce merveilleux poulet !
Un peu plus tard, Lilly donnait des nouvelles du bureau.
-Lilly : Curtis a déménagé chez Kat… Et attends, tu ne devineras jamais ce qui est arrive ! Nick s’est remis avec Toni ! Et puis John et Will ont émis le projet de longer toute la cote Est en bateau, pendant leur retraite…
-Scotty : Ouah… J’aimerais bien voir ce que ca va donner…
-Lilly : Et est-ce que je t’ai parle de Jake Doherty ?
-Scotty : Non, pas encore.
-Lilly : C’est un jeune flic en uniforme qu’on a rencontre sur une scène de crime. Il est très débrouillard, tu sais. Il a découvert le corps. Il allait pleuvoir, alors il a réquisitionné des tables et chaises d’un restaurant pour les mettre au dessus du corps et des indices, afin de les protéger de la pluie.
-Scotty : Pas bête…
-Lilly : Et il a émis plusieurs hypothèses qui se sont avérées significatives. Il est très malin. Je pense que je vais parler de lui à Stillman. Il serait bien en inspecteur de la criminelle.
-Scotty : Ton instinct ne t’a jamais trompe.
-Lilly : Ah oui, il ne faudrait pas que j’oublie de te donner ton courrier…
En plus d’encourager Scotty lors de ses séances, Lilly s’était portée volontaire pour passer de temps en temps chez lui, pour lui prendre son courrier et dépoussiérer son appartement, lorsque Stanislas était à l’étranger. Scotty s’était senti un peu gêné de lui donner tant de travail, mais Lilly avait répliqué que cela ne la gênait pas du tout. Au contraire, cela lui faisait plaisir. Les mois de rééducation permirent aux deux inspecteurs de se réconcilier. Ils avaient à nouveau retrouvé leur complicité d’antan, pour leur plus grand bonheur et celui de leurs collègues. D’ailleurs, cette amitié restaurée se reflétait dans la très bonne humeur quotidienne de Lilly. Elle rayonnait de plus en plus.
Cependant, Lilly dut abandonner Scotty pour quelque temps, à cause d’une affaire. Elle devait espionner un suspect qui s’était offert des vacances douteuses à Boston. L’équipe des affaires classées avait décidé de ne pas l’arrêter tout de suite car elle avait découvert que le suspect pouvait avoir des liens avec un gang. Stillman avait envoyé Lilly, car le suspect ne l’avait jamais vue et par conséquent, il ne risquait pas de la reconnaitre s’il la voyait un jour. Les choses devinrent légèrement plus compliquées quand il fut question de lui trouver un accompagnateur. En effet, le suspect connaissait tous les autres collègues de Lilly. Mais cette dernière proposa une solution. Elle proposa de surveiller le suspect avec l’officier Jake Doherty. Stillman fut perplexe au début, à cause du manque d’expérience de Jake, notamment. Lilly finit par convaincre son chef de l’engager. En effet, Jake avait vécu pas mal d’années a Boston, avant que sa famille ne déménage a Philadelphie. Il connaissait très bien cette ville, il pouvait s’avérer être un atout. En outre, il avait déjà participe à une mission de surveillance. Et puis, la police de Boston allait leur donner un coup de main. Elle avait dit à Stillman que ce serait une bonne expérience pour Doherty.
Dans un immeuble, Boston :
La police de Boston avait réussi à trouver un appartement qui offrait une vue sur l’appartement qu’avait loue le suspect que Lilly et Jake utilisaient. Ils épiaient l’homme depuis environ deux semaines, et faisaient un rapport quotidien à Stillman. Pendant cette mission, Lilly éprouva un grand vide, chose qu’elle n’avait pas prévue. Stanislas et Scotty lui manquaient. Le visage rayonnant de Scotty quand il la voyait apparaitre lui manquait. Le voir marcher lui manquait. Bref, être à ses cotes lui manquait. Lilly s’imaginait tous les jours une scène ou elle encourageait Scotty. Puis un soir, elle fut tirée de ses pensées par Jake.
-Jake: Inspecteur ??
-Lilly : Qu’est-ce qu’il y a ?? Young est parti ??
-Jake : Non, pas du tout… C’est juste que vous aviez l’air ailleurs… Tout va bien, inspecteur Rush ?
-Lilly : Oui, tout va bien… Merci de vous vous inquiéter pour moi, Jake… Vous savez, étant donne qu’on travaille ensemble depuis deux semaines, je pense que vous pouvez m’appeler Lilly.
-Jake: D’accord, Lilly. Vous étiez pensive, tout a l’heure…
-Lilly : Je pensais à mon collègue, Scotty Valens… Je me demandais quand est-ce qu’il allait reprendre le service.
-Jake : Votre collègue vous manque…
-Lilly : Oui.
-Jake : Ca doit être dur de se retrouver sans son collègue, du jour au lendemain.
Lilly acquiesça. Pendant les heures ou ils n’avaient rien à faire, autrement dit, quand le suspect répondant au nom de Young tournait en rond chez lui, Lilly et Stuart en avaient profite pour faire mieux connaissance, et parlaient de leur boulot. Jake était très sympathique. Lilly avait raconte a Jake l’accident de Scotty.
-Jake : Vous avez l’air de beaucoup tenir à lui, si je ne me trompe pas.
-Lilly : Non, vous ne vous trompez pas.
-Jake : Et votre petit ami n’est pas trop jaloux ?
-Lilly : Pourquoi serait-il jaloux ? Je ne suis pas la première femme qui travaille avec un homme…
-Jake : C’est vrai… Mais vous m’avez beaucoup parle de l’inspecteur Valens… Vous travaillez ensemble depuis longtemps, vous êtes proches…
-Lilly : Et vous ? Vous n’êtes pas proche de votre coéquipier ?
-Jake : Si, bien sur. Cependant, je pense que je ne parlerai pas plus de lui que ma petite amie…
-Lilly: Que voulez-vous dire ?
-Jake : Je sais que ce ne sont pas mes affaires…
-Lilly, coupant : Et ce ne sont pas vos affaires.
-Jake : Mais je pense qu’une femme ne vient pas assister tous les jours aux séances de rééducation d’un homme, ni ne s’occupe de son appartement si elle n’éprouve pas de sentiments pour lui… Mais cette réflexion n’engage que moi, bien sur… Bon, je vous laisse prendre la première tournée.
Doherty laissa Lilly. Elle était troublée par ces paroles. Elle se répétait qu’elle ne pouvait éprouver de sentiments pour Scotty puisqu’elle sortait avec Stanislas. Mais si c’était le cas ? Si, inconsciemment, elle venait voir Scotty parce qu’elle éprouvait des sentiments ? Lilly arrêta se s’aventurer dans ce genre de réflexion pour observer Young qui regardait la télévision à présent. Pour l’instant, il était la priorité.
Toutefois, des heures plus tard, Lilly fit un rêve troublant.
Elle se trouvait dans une église, en robe de mariée. Son père lui tenait le bras et l’accompagnait vers l’autel ou l’attendait le prêtre. Son fiance et son témoin, vêtus d’un costume, lui tournaient le dos. Ils avaient surement prévu de se retourner à la dernière minute. Lilly et son père avançaient. Les invites regardaient Lilly. Puis ils arrivèrent devant le prêtre, et les deux hommes en costume se retournèrent. Mais il y avait un problème. Les deux hommes étaient Stanislas, a droite, et Scotty, a gauche. Lilly resta pétrifiée. Le prêtre lui souriait. Lilly dit alors :
-Lilly : Scotty ? Stanislas ? C’est quoi, cette histoire ??
Mais aucun des deux hommes ne lui répondit. Ils restaient immobiles et se contentaient de lui sourire. Lilly était franchement énervée.
-Lilly : Je vous ai pose une question !
-Prêtre : Lilly, Stanislas et Scotty ne peuvent vous parler.
-Lilly : Et pourquoi, mon Père ??
-Prêtre : Parce que vous devez d’abord faire un choix.
-Lilly : Hein ???
-Prêtre : Avec quel homme voulez-vous passer le reste de vos jours, Lilly ?
-Paul, le père de Lilly : Le prêtre a raison. Tu dois faire un choix.
-Prêtre : Alors, Scotty ou Stanislas ?
-Lilly, sur un ton suppliant : Pourquoi ?? Pourquoi vous me faites subir tout ceci ???
-Voix : Lilly ? Lilly ??
Lilly se réveilla en sursaut. Stuart se tenait devant elle.
-Stuart : Ca va ? Vous vous agitiez dans tous les sens. J’ai eu peur…
-Lilly : Je vais bien… J’ai juste fait un mauvais rêve. Du nouveau chez Young ?
-Stuart : Oui. Une femme vient d’entrer chez lui. Et apparemment, ils ont l’air très proches… Ils se sont embrasses et puis… Enfin, je vous laisse deviner la suite…
Ce rêve hanta l’esprit jusqu'à la fin de sa mission. Finalement, les policiers avaient vu juste : Young faisait des affaires avec un gang. Lilly et Jake arrêtèrent Young et le ramenèrent à Philadelphie, pour l’inculper du meurtre qu’il avait commis dans la ville de la fraternité. Ensuite, Lilly partit rendre visite à Scotty. Quatre semaines s’étaient écoulées depuis que Lilly était partie en mission.
Centre de rééducation, Philadelphie :
Lilly arriva dans la salle de rééducation et ce qu’elle vit la remplit de joie. Scotty se tenait debout, mais n’était plus sur les barres parallèles. Il était debout, au milieu de la pièce, et marchait en s’aidant d’une canne. Le kiné aperçut Lilly et indiqua à Scotty qu’elle était la. Le jeune homme se retourna et adressa à Lilly un immense sourire, puis s’avança vers elle. Il marchait lentement, mais d’un pas régulier.
-Scotty : He ! Salut, Lilly ! T’as vu comme je bouge bien ?
Lilly n’en revenait pas de tels progrès.
-Lilly : Mon Dieu, Scotty… Je suis…
-Scotty : Epatee ?
-Lilly : Plus qu’épatée!
-Kine: Scotty a travaille comme un dingue pour vous faire cette surprise a votre retour. J’ai même du parfois le ralentir…
-Lilly : Scotty, je suis très fière de toi !
Soudain, Lilly sentit ses jambes se dérober à son contrôle. Elle se précipita vers Scotty et le serra dans ses bras. Scotty nageait dans le bonheur.
-Scotty : Ca valait bien tous ces efforts.
Lilly le relâcha.
-Kine : Et j’ai une autre bonne nouvelle. Avec cette formidable amélioration, les médecins ont décidé que Scotty pouvait bientôt rentrer chez lui.
-Scotty : Et oui, ces médecins ont cru que je mettrais un an à me lever…
-Lilly : Ne jamais sous estimer Scotty Valens…
Le jour J de la sortie de Scotty arriva enfin. Lilly organisa une petite fête surprise pour Scotty. La famille de Scotty, ses amis et collègues l’attendraient dans son appartement pendant que Lilly et Mike, le frère de Scotty, iraient le chercher. La surprise fut totale pour Scotty. Il était très ému que tout ce monde soit venu pour fêter son retour. La fête fut très joyeuse et dura un peu plus de trois heures. Ensuite, petit à petit, les convives s’en allèrent. A la fin, il ne restait plus que Lilly. Etant donne qu’elle était à l’ origine de cette fête, elle devait maintenant s’occuper du rangement. Elle était en train de jeter des assiettes en plastique dans un sac poubelle. Scotty s’approcha d’elle et lui proposa son aide.
-Lilly : Non, hors de question ! Tu es l’invite d’honneur, alors, tu ne dois pas ranger…
-Scotty : Mais moi, j’ai décidé de t’aider.
Il prit une assiette et la mit dans le sac. Il travaillait avec une main car l’autre s’appuyait sur une canne.
-Lilly : Tu peux être borne parfois…
-Scotty : Je te signale que toi aussi…
-Lilly : Comme le dit le dicton, qui se ressemble s’assemble… Scotty, tu peux t’écarter, s’il te plait ? J’aimerais prendre ces bouteilles en plastique vides…
Scotty ne bougea pas. Il regardait Lilly droit dans les yeux.
-Scotty : Est-ce que tu sais a quel point tu m’a sauve, Lilly ?
-Lilly : Sauve ??
-Scotty : Ta présence à mes séances a été capitale pour moi… Tu m’as donne la force de continuer à me battre… Je ne pourrais jamais te remercier assez… Tu n’imagines pas a quel point tu comptes pour moi, Lilly… Sans toi, ma vie serait morne…
Lilly commençait à prendre peur en voyant Scotty s’approcher dangereusement vers elle. Cependant, Lilly ne reculait pas. Et puis soudain, Scotty posa ses lèvres sur celles de Lilly et l’embrassa tendrement. Sa main gauche libre caressait les cheveux de Lilly. Elle ressentit un immense frisson l’envahir. Elle oublia tout en cet instant. La jeune femme se laissa faire, mais après plusieurs secondes d’un baiser passionne, elle s’écarta de Scotty. Lilly était extrêmement troublée.
-Lilly : Pourquoi, Scotty ??
-Scotty : J’aurais pense que tu avais compris, Lilly. Je t’aime.
Lilly recula comme si Scotty avait porte la peste.
-Lilly : Non ! Ne dis pas ca !
-Scotty : Désolé, mais c’est tout ce que je peux te dire… Je suis tombe amoureux de toi, Lilly. Depuis Los Angeles, et peut-être même avant… Je me suis pose beaucoup de questions… Pourquoi je pensais tout le temps a toi ? Pourquoi rien que le fait de savoir que tu serais a mes séances de rééducation me plongeait dans la joie ? Pourquoi je me sentais épanoui, fort, heureux quand tu me soutenais sur les barres ? Tous ces efforts, je les ai faits pour toi et grâce à toi, parce que je t’aime, Lilly. Tout simplement.
-Lilly : Nous ne pouvons pas…
-Scotty : Et pourquoi ? Je sais que tu ressens la même chose pour moi, Lilly… Sinon, tu n’aurais pas fait tout ca pour moi…
-Lilly : Tu es mon ami…
-Scotty : Je n’en crois pas un mot… Lilly, regarde-moi en face et dis-moi que tu ne ressens rien pour moi, et je te laisserai.
-Lilly : Je… Je… Je suis avec Stan.
-Scotty : Pourquoi refuses-tu…
-Lilly : Je suis avec Stan, Scotty.
Sur ce, Lilly partit. Ou plutôt, s’enfuit. Scotty resta immobile, fixant la porte, comme pour attendre qu’elle revienne, mais Lilly ne revint pas.
Lilly monta dans sa voiture. Elle ne bougea pas pendant quelques secondes, puis elle frappa le volant. Pourquoi cette scène venait-elle de se produire ? Pourquoi Scotty avait-il prononce cette phrase ? Pourquoi sa vie était tellement compliquée ?
Dans le bar Hooky’s, le soir :
Scotty était installe au comptoir. Il faisait tourner avec sa main droite un verre de scotch qui n’attendait qu’une chose : être bu. Le gérant avait allume la radio qui se trouvait sur une table, derrière le comptoir. Scotty avait le cœur brise. Une larme coula sur sa joue. Une multitude de questions se succédaient dans sa tête. Ces derniers mois avaient été si parfaits. Il savait que Lilly devait ressentir quelque chose pour lui, parce que si elle le considérait seulement comme un très bon ami, pourquoi lui avait-elle témoigné autant d’attention et d’affection ? Pourquoi refusait-elle d’admettre qu’un lien les unissait ? Pourquoi avait-elle accepte ce baiser puis s’était enfui après ? Pourquoi le faisait-elle souffrir ainsi ? Etait-ce une tactique ? Si oui, dans ce cas, était-elle consciente de la douleur qu’elle lui infligeait ? Etait-ce de la perversité ? Il avait tellement espéré qu’elle quitterait Stanislas pour lui...
Scotty but une gorgée de son scotch. La radio cracha une nouvelle chanson. Il lui sembla que les paroles de Chris Young étaient parfaitement adaptées à sa situation. Scotty continua à penser le long de la chanson.
Chris Young, « Drinkin’ me lonely »
https://www.youtube.com/watch?v=FAYsiLIhHOs
(Ouvrez le lien dans une nouvelle fenêtre. Le récit continue à travers la chanson)
I'm pushing you away each time I pull up that ole barstool,
Drownin’ you in every drop I drink.
Il ne lui restait plus que ca à faire…
I'm telling you to go to hell but I’m talking to myself
‘Cuz you’re not around to hear what I think.
I’m trying to teach my heart to hate you,
But it ain’t workin’ right
Comment pouvait-il la détester alors qu’il l’aimait?
Now the truth is I’m only drinkin’ me lonely tonight.
And Lord, it’s more than just thirsty that I’m feeling inside
C’etait le desespoir…
‘Cuz these tears I’ve been crying have left me bone dry,
I wish the bartender had a cure I could buy,
But the truth is I'm only, drinkin' me lonely tonight.
He said I’d have to choose between your love and this old bar room,
I just laughed, but I guess you knew best,
Mais que voulait-elle ? Et aussi, savait-elle ce qu’elle voulait ?
Who cares whose right or wrong tonight, my better half is gone
And this whisky’s laying claim to all that’s left.
So I'll just order up another and pretend I'm all right,
Cette solution était loin d’être la meilleure, mais c’était tout ce qu’il avait…
When the truth is I’m only drinkin’ me lonely tonight.
And Lord, it’s more than just thirsty that I’m feeling inside
‘Cuz these tears I’ve been crying have left me bone dry,
Il se sentait si vide, comme si toute son énergie s’était envolée…
I wish the bartender had a cure I could buy,
But the truth is I'm only drinkin' me lonely tonight.
So I'll just order up another and pretend I'm all right,
When the truth is I’m only drinkin’ me lonely tonight.
Et il boirait seul, et pleurerait son amour perdu…
Mais s’était-il vraiment battu pour elle ? Evidemment, il lui avait à plusieurs reprises dit ce qu’il ressentait pour elle. Il s’était levé de ce fauteuil pour elle. Scotty n’en pouvait plus. Lilly l’avait rejeté. Et lui, il ne pouvait plus supporter à présent de rester dans cette ville dont chaque bâtiment, chaque rue, lui rappelait Lilly. Il ne supporterait plus de la côtoyer chaque jour au bureau. Il devait y mettre un terme. Il étouffait.
Scotty prit alors une grave décision.
De son cote, Lilly ne put dormir. Scotty avait pris une place importante dans sa vie. Elle tenait énormément à lui. Il méritait d’être heureux, mais elle ne pouvait pas. Scotty ne pouvait pas comprendre. Elle avait peur.
Lilly décida de prendre une semaine de congé, pour se remettre d’une soi-disante grippe. En réalité, elle était restée chez elle, dans son lit. C’était comme si toute l’énergie de Lilly était partie. Elle ne souriait plus, et semblait porter la misère du monde sur ses épaules. Heureusement que Stanislas était en Europe et ne l’avait pas vue dans cet état.
Au poste de police, John avait été étonné lorsqu’il avait reçu l’appel de Lilly. Il n’avait pas cru à sa grippe. Il l’avait senti, rien qu’en entendant sa voix. En plus, cette grippe tombait au même moment ou Scotty l’avait appelé pour lui demander s’il pouvait reprendre le service un peu plus tard. John lui avait accorde quelques jours.
Poste de police, quelques jours plus tard, après-midi :
Cinq jours s’étaient écoulés depuis les deux appels de Lilly et Scotty. Normalement, Scotty était censé revenir ce jour-ci, mais il ne revint pas. John venait de prendre une résolution, à savoir rendre visite aux deux inspecteurs. Il avait décidé d’attendre, pour que ses inspecteurs n’aient pas l’impression d’être harcelés. Alors qu’il s’apprêtait à partir, il eut la surprise de voir Scotty frapper à la porte de son bureau. John lui fit signe d’entrer. Scotty entra et John aperçut à travers la vitre Kat, Nick et Will qui regardaient en direction du bureau du lieutenant. John constata que Scotty avait l’air d’avoir traverse un siècle de misère. Celui-ci avait abandonné sa canne.
-John : Que puis-je faire pour vous, Scotty ?
-Scotty : Je suis venu vous donner ma lettre de démission.
John eut un choc en entendant cette phrase. Scotty lui tendit la lettre. John la parcourut en diagonale. Il savait que cette décision avait un lien avec Lilly. Ainsi donc quelque chose de grave s’était passe entre Lilly et Scotty. Pourtant, John avait cru que ces derniers mois avaient renforce leurs liens. Ils avaient paru plus proches que jamais. Le lieutenant regarda Scotty.
-John : Etes-vous sur d’avoir tout tente ? Il n’est peut-être pas trop tard… Je sais que vous l’aimez…
Scotty parut un peu surpris.
-John : Je ne suis pas aveugle, Scotty. Je sais ce qui s’est passe à Los Angeles…
-Scotty : Je croyais que ca allait être le début de quelque chose… Mais elle ne veut pas de moi…
-John : Vous représentez beaucoup pour elle.
-Scotty : De toute évidence, pas assez…
-John : Elle a peut-être peur…
-Scotty : Mais peur de quoi ?
-John : Peur de vous aimer et de vous perdre…
John regarda à nouveau la lettre de démission.
-John : Etes-vous sur que c’est la seule solution ?
-Scotty : Oui, monsieur. J’ai pris un billet pour San Francisco. Mon vol est dans quelques heures. J’ai d’abord une course à faire, puis je me rendrai à l’aéroport. Je préfère partir. Je ne pourrais pas supporter de travailler ici, avec elle… Ce serait trop difficile.
John comprit qu’il ne fallait pas insister.
-John : Vous allez nous manquer, Scotty.
-Scotty : Vous aussi.
-John : Je vous souhaite bonne chance.
Intérieurement, John pria pour qu’un miracle se produise. Et puis c’était aussi un peu par égoïsme. Il ne voulait pas perdre son tandem de choc. Il tendit la main droite vers Scotty. Ce dernier la serra. Avant de partir, il sortit de sa poche une enveloppe.
-Scotty : Est-ce que vous pourriez m’accorder une dernière faveur, chef ?
-John : Bien sur.
-Scotty, lui remettant la lettre : Est-ce que vous pourrez la lui donner ? Mais pas tout de suite.
John prit l’enveloppe. Scotty lui dit au revoir et quitta la salle. John regarda la lettre et l’enveloppe, puis les rangea dans son tiroir.
Scotty vint saluer ses collègues.
-Scotty : Je suis venu vous dire au revoir, les amis.
-Nick : Tu t’en vas ??
-Scotty : Oui. Il le faut.
-Will : Et pour combien de temps ?
-Scotty : Je ne sais pas encore exactement. Mais ce sera certainement pour longtemps…
-Kat : Tu es vraiment oblige de partir ?
-Scotty : Malheureusement, oui.
-Kat, se levant pour le serrer dans ses bras : Tu vas nous manquer.
Scotty serra chacun de ses collègues puis partit. Nick, Kat et Will étaient atterres. Eux aussi savaient que Lilly était à l’ origine de ce départ.
-Kat : Je pensais vraiment qu’ils finiraient ensemble… Que Lilly allait quitter Stan… Enfin, c’est un gentil gars, mais bon…
-Will : C’est Scotty qu’il lui faut…
-Nick : Ils allaient si bien ensemble…
Dans le bar Probie, Philadelphie, pendant ce temps :
Lilly avait du sortir car Stanislas était revenu. Elle était assise au comptoir et était en train de boire un jus de fruit. Le gérant avait allume son poste de radio pour écouter la musique pendant qu’il rangeait des bouteilles. Elle repensait à tous ces derniers mois écoulés. Elle s’était sentie heureuse, d’être la, avec et pour Scotty. Théoriquement, elle était avec Stanislas, mais a vrai dire, elle s’était sentie s’éloigner petit a petit de lui. Elle avait passe ces derniers mois à être avec Scotty. Et bien évidemment, elle avait fait tout cela parce qu’au fond de son cœur, elle l’aimait. Mais alors pourquoi refusait-elle d’être avec lui pour de bon ? Pourquoi continuait-elle à rester avec Stanislas ? Même s’ils s’entendaient bien, même s’ils avaient des points communs, même si elle s’éclatait comme une folle lors des cours de pilotage, en réalité, les moments qu’elle avait passe avec Scotty avaient eu plus de saveur, de magie. Elle aimait bien Stanislas. Elle se sentait bien avec lui… Mais c’était ca, le problème. Elle se sentait juste « bien » avec lui. Ce n’était pas de l’amour, c’était juste de bons moments qu’elle s’était forcée à considérer comme de l’amour. Quand elle s’était demandée si elle voyait un avenir avec Stanislas, elle avait juste répondu « Pourquoi pas ? », mais pas « Oui, bien sur. ». Elle n’avait pas rêvé d’une vie ou elle serait avec Stanislas. Mais elle avait rêvé de Scotty : la scène du poulet basquaise, le jour ou elle venait le prendre au centre pour le ramener chez lui. Elle avait éprouvé de la jalousie quand cette Clara avait drague Scotty, mais n’avait rien éprouvé quand cette vendeuse de glaces avait adresse un immense sourire sans équivoque a Stanislas. Elle n’avait jamais oublie Los Angeles. Elle avait aime Los Angeles. Et puis Trisha Yearwood commença à chanter. Les paroles participèrent à la réflexion de Lilly.
Trisha Yearwood, « There Goes My Baby »
https://www.youtube.com/watch?v=eIcJ5n1U4Sw
(Ouvrez le lien dans une nouvelle fenêtre. Le récit continue à travers la chanson)
He was the kind of guy who loved so unselfishly
La présence de Scotty lors du décès de sa mère… Lors de la prise d’otages… Lors de la mort d’Eddie…
Il s’était rétabli pour elle…
And everyone could see what a prize he was
Everyone but me
La discussion avec Kat, dans la voiture, après la visite chez cette diseuse de bonne aventure… Et les paroles de Jake Doherty…
I must be blind
I must be the kind who don't know what they have
'Til they're all alone and sad
Et effectivement, elle allait se retrouver seule, une nouvelle fois…
There goes my baby
Like the sun falling out of the clear, blue sky
There goes my baby
And it's gonna be a cold, hard night
Et pas seulement la nuit, mais aussi les jours, quand Scotty et elle étaient en froid…
Now that I finally see
How I need him to be
Right here by my side
Elle était venue aux séances de rééducation pour lui…
There goes my baby
Bye, bye, baby, goodbye
How could I have a love so fine
And not know what it's worth
Pourquoi refusait-elle la vérité?
Maybe this empty heart he left behind
Is all that I deserve
What kind of fool
Finds a perfect jewel and can't see how it shines
Scotty était un home exceptionnel. L’homme de sa vie…
'Til she's all alone and cryin'
There goes my baby
Like the sun falling out of the clear, blue sky
There goes my baby
And it's gonna be a cold, hard night
Now that I finally see
How I need him to be
Pourquoi avoir mis autant de temps pour s’en rendre compte?
Right here by my side
There goes my baby
Bye, bye, baby, goodbye
How I wish that I could hold him in my arms and say
This time I'm gonna treat him right
But it's too late
Il fallait quand même encore essayer…
There goes my baby
Like the sun falling out of the clear, blue sky
There goes my baby
And it's gonna be a cold, hard night
Now that I finally see
How I need him to be
Right here by my side
There goes my baby
Non ! Hors de question !
Bye, bye, baby, goodbye
Bye, bye, baby, goodbye
Bye, bye, baby, goodbye
Cette chanson venait de lui donner deux immenses gifles. Scotty était l’homme de sa vie. Lilly devait arrêter d’avoir peur d’avouer ses sentiments. Elle devait absolument réagir avant qu’il ne soit trop tard. Et contrairement a Trisha Yaerwood, elle ne lui dirait pas « Bye, bye, baby, goodbye ». Lilly se rappela que Scotty devait reprendre aujourd’hui : Kat le lui avait dit lorsqu’elle lui avait téléphoné pour prendre de ses nouvelles. Il était encore tôt. Lilly avait un peu de temps devant elle. Mais d’abord, elle devait parler à Stanislas.
Maison de Stanislas, peu après :
Lilly débarqua en trombe dans la maison de Stanislas. Celui-ci regardait la télévision. Lilly se plaça devant lui.
-Lilly : Stan, il faut que je te parle.
-Stanislas : Je t’écoute.
-Lilly : Je n’ai pas été honnête avec toi… Je ne suis pas la femme que tu attends…
-Stanislas : Je vois… Il s’agit de Scotty, pas vrai ?
Lilly resta bouche bée. Stanislas continua, très décontracté.
-Stanislas : Je sentais bien que cette discussion allait se produire un jour ou l’autre… Mais j’essayais de me convaincre que non… De me voiler la face… Mais c’est très clair. Je t’ai observée… Ton comportement avec Scotty… Il est l’homme pour lequel ton cœur bat réellement… Une femme ne passe pas autant de temps à soutenir un homme pendant sa rééducation ni ne prononce son nom quand elle rêve si elle ne l’aime pas… (Regard étonné de Lilly) Oui, tu as bien prononce son nom la nuit…
-Lilly : Je suis désolée, Stan…
-Stanislas : Tu n’as pas à être désolée d’être amoureuse. Bon, bah, c’est pas moi, c’est tout…
-Lilly : Tu es quelqu’un de bien, Stan. Vraiment.
-Stanislas : Je te souhaite d’être heureuse avec lui.
-Lilly : Et moi je te souhaite de trouver la femme qui te rendra heureux… Mais je veux que tu saches que je te remercie pour les moments que nous avons passe ensemble.
Stanislas s’approcha d’elle et la prit dans ses bras, pour lui dire au revoir. Puis il lui dit :
-Stanislas : Moi aussi, j’ai passe de très bons moments avec toi.
-Lilly : Je te redonne ta clef…
-Stanislas : Je pars en Asie demain. Je pense que tu devrais la garder, pour récupérer tes affaires… A moins que tu veuilles porter les mêmes vêtements pendant cinq jours…
-Lilly : Tu as raison. Au revoir, Stan. Et prends bien soin de toi.
-Stanislas : Toi aussi, Lilly.
Poste de police, un peu plus tard :
Lilly arriva en courant au service de la criminelle. Elle croyait y rencontrer Scotty, mais son bureau était vide. Kat, Will et Nick étaient absents. Il ne restait que John. Lilly se précipita dans son bureau.
-John : Lilly ??
-Lilly : Bonjour, chef… Je… Ou est Scotty ? Je dois lui parler…
-John : Je savais bien que vous n’aviez pas la grippe…
-Lilly, confuse : Euh… Je… Je peux vous expliquer…
-John : Pas besoin. Je sais. Scotty m’en a parle. Il est parti.
-Lilly : Il est rentre chez lui ?
-John : Non, Lilly. Il est venu me remettre sa lettre de démission.
-Lilly : Sa lettre de… QUOI ???
John sortit la lettre en question et l’enveloppe destinée à Lilly. John lui remit d’abord la lettre de démission. Lilly la lut rapidement. Elle se décomposa. John lui tendit ensuite l’enveloppe.
-John : Il m’a également demande de vous remettre cette enveloppe. Il voulait que j’attende, mais je pense que la situation est urgente.
Lilly ouvrit l’enveloppe et déplia la lettre.
Chère Lilly,
Au moment où tu liras ces mots, je serais à San Francisco, très certainement en train de chercher une chambre dans un motel miteux pour y passer la nuit. Au tout début, tu n’étais que Lilly Rush, la première femme inspecteur de la criminelle de Philadelphie, et moi, je n’étais que Scotty Valens, un jeune inspecteur fougueux tout fraichement débarqué des narcotiques, avec un melon a la place de la tête, croyant qu’être a la criminelle faisait de lui un super héros. Et par conséquent, pas très enclin a s’occuper des affaires classées, car voulant de l’action qu’il ne trouverait pas avec ces vieux cartons poussiéreux d’une salle d’archives. Mais ta détermination à découvrir la vérité, enfouie dans les méandres du temps, parfois depuis quatre vingt ans ; ta sensibilité et ta compassion pour toutes ces personnes qui avaient perdu un proche et dont la souffrance n’avait jamais pu être atténuée (si on peut atténuer une telle souffrance) et ton combat pour que ces âmes en souffrance puissent trouver une nouvelle paix m’ont ouvert les yeux et m’ont permis de retrouver ce pour quoi j’étais entre dans la police. Je n’étais pas à la criminelle pour courir après les criminels et leur passer les menottes et compter fièrement le nombre de crapules que j’avais envoyées en prison. Je devais me battre avant tout pour la vérité, aussi difficile soit-elle a trouver, et ne jamais oublier toutes ces victimes, riches ou moins riches, en bonne sante ou sous le poids de la maladie, connues ou moins connues, disparues depuis un an ou depuis trente ans, et qui avaient toutes existe comme nous, avec chacune une histoire, avec ses joies, difficultés et secrets. Grace à toi, je suis devenu un meilleur flic. Les années se sont écoulées. Au départ collègue, tu es devenue une amie proche. Un formidable lien s’est tisse entre nous. Et puis il y a eu cette affaire, l’affaire Riley Dorwell… Qui nous a conduits a Los Angeles… Qui nous a conduits à cette nuit… Dont j’ai adore chaque minute. Cette soirée est restée gravée dans mon cœur, malgré le fait que nous avions décidé de l’oublier pour rester professionnels.
Et puis j’ai réfléchi. Et j’ai enfin compris. Apres tant d’années. Cette nuit à Los Angeles, si magique, était un signe du destin. Signe que j’éprouvais des sentiments pour toi qui dépassaient ceux que peuvent éprouver deux amis très proches. Ce sentiment était, et est, de l’amour. Et l’amour se matérialise par ces gestes, ces moments quotidiens qui paraissent si anodins. Ma visite chez toi après la mort de ta mère, le jour ou je t’ai préparé ce petit déjeuner, ce morceau de rock’n’roll sur lequel nous avons danse, a Los Angeles, ce poulet basquaise au centre de rééducation, cette fête que tu as organisée, et tous les fous rires, toutes les discussions que nous avons eues au bureau, et même les conflits qui nous ont éloignés.
Je n’ai pas peur ni honte de le dire. Je suis tombe amoureux de toi, Lilly. Et je n’oublierai jamais tous ces merveilleux moments que j’ai partages avec toi. Tu as fait de moi un homme meilleur, un homme heureux. Quand j’ai eu mon accident, j’avais accepte de rester dans ce fauteuil roulant. J’avais accepte de me laisser engloutir par l’amertume, ce gouffre profond. J’étais en train de me laisser glisser quand tu es arrivée. Et tu m’as donne cette gifle, à savoir que je devais me battre et nullement me laisser couler. La bataille allait être dure, mais aucune bataille n’est facile. Je devais me battre, comme nous le faisions avec les affaires classées. Et tu m’as fait comprendre que je ne serais pas seul dans cette lutte. J’ai souffert, mais j’ai tenu et j’y suis arrive. Grace à toi. Parce qu’à chaque fois que tu étais présente, le soleil éclairait ma journée, mon cœur, mon âme. J’étais heureux. Et je souhaitais sincèrement que nous marchions cote a cote, main dans la main, sur ce long chemin, qu’il soit dégagé, pentu, sinueux ou parsemé de temps a autre de rochers.
Je t’aime comme je n’avais jamais aime auparavant. Mais tu as choisi un autre, et même si j’en souffre, je respecterai ton choix. Parce que tu comptes tellement pour moi qu’il me serait impossible de te faire du mal, de te détourner de ce que tu veux parce que moi je ne le veux pas.
Prends bien soin de toi.
Au revoir, Lilly.
Scotty.
Une larme coula sur la joue de Lilly. Celle-ci venait de lire le « Au revoir ». Elle ne put s’empêcher de crier.
-Lilly : NON !!!
Elle se rappela que son chef était dans la salle.
-Lilly : Oups, pardon… Oh Mon Dieu… Je lui ai brise le cœur…
John n’eut pas besoin de rajouter des mots. Son visage suffit à confirmer ce que Lilly venait de dire. Il préféra continuer.
-John : Il est parti faire quelque chose avant d’aller à l’aéroport international de Philadelphie. En ce moment, je pense qu’il doit être sur la route.
-Lilly : Je ne sais pas s’il voudra encore me regarder en face…
-John : Vous baissez les bras, maintenant ?
Lilly regarda le lieutenant et puis elle se ressaisit. Elle détala du bureau. Chaque minute comptait. Elle courait dans le couloir quand elle rencontra Kat, Will et Nick.
-Kat : He, salut, Lilly !
-Lilly : Salut tout le monde, désolée, je suis pressée !
Lilly passa devant eux.
-Will : Vous croyez qu’elle le rattrapera à temps ?
-Nick : Tu la connais, avec Lilly Rush, rien n’est impossible.
Lilly s’installa dans sa voiture. Elle posa la lettre de Scotty sur le siège passager puis elle démarra. Malheureusement, elle rencontra une difficulté de taille sur le trajet. Le trafic était dense et par conséquent, les voitures avançaient à deux à l’heure. Lilly ne put s’empêcher de jurer et de lancer des phrases telles que : « Allez, plus vite ! », « Il y en a qui sont extrêmement presses ! », « Pourquoi tu t’es arrêté au feu orange ??!!??! », « Ne traverse pas maintenant, espèce de piéton !! ». Lilly perdait de plus en plus patience quand soudain, elle eut une idée de génie. Elle s’insulta elle-même pour ne pas y avoir pense plus tôt. Elle mit en marche le girofar. Et tant pis si on l’accusait d’abus policier. Apres tout, elle se trouvait dans une situation d’urgence ! En entendant les sirènes, les autres véhicules firent de leur mieux pour se décaler et Lilly put passer.
Lilly arriva enfin à l’aéroport. Comme il y avait beaucoup de voitures garées sur le trottoir donnant sur les terminaux, Lilly se gara sur le trottoir d’en face. Son cœur battait tellement vite et fort qu’il était sur le point de sortir de sa cage thoracique. Elle ouvrit la porte et sortit du véhicule, puis regarda le trottoir d’en face, en priant qu’elle arriverait à temps. Et sa prière fut exaucée.
Le taxi s’arrêta. Le chauffeur prévint Scotty de leur arrivée. Celui-ci sortit du véhicule, et le chauffeur sortit ses valises et sacs du coffre. Scotty paya son trajet et indiqua au chauffeur qu’il pouvait garder la monnaie. Une fois le taxi parti, Scotty commença à se diriger vers un porte-bagages. Il était à trois mètres du porte-bagages quand il entendit une voix.
-Voix : SCOTTY !! SCOTTY !! SCOTTY !!
Scotty s’immobilisa illico. Non, ce n’était pas possible. C’était surement un rêve. A la fois effraye et plein d’espoir, Scotty se retourna tout doucement… Et la, il la vit. Non, ce n’était pas un rêve. Elle était la.
Les yeux de Lilly ne l’avaient pas induite en erreur. Son cœur était vraiment à deux doigts de sortir de sa poitrine. Il s’était retourne. Alors il lui restait une chance. Cette perspective mit Lilly dans une telle euphorie. Sans plus attendre, elle courut vers le trottoir d’en face. La distance qui la séparait de Scotty s’amenuisait de plus en plus. Lilly était sur le point d’avouer ses sentiments à l’homme qu’elle aimait. Lilly ne pensait plus qu’a ca. Elle se trouvait sur la route. Elle ne vit pas sur sa gauche cette voiture qui freinait au maximum pour l’éviter. Et puis Lilly se sentit soulevée du sol… Puis une douleur intense… Puis une voix masculine hurlant « LILLY !!! »… Puis le noir total.
Le cœur de Scotty venait de s’arrêter. Son monde venait de s’écrouler, sous ses yeux.
Mercy Hospital, quelques heures plus tard :
Lilly ouvrit tout doucement les yeux. Elle réalisa qu’elle n’était plus devant l’aéroport, mais dans une chambre d’hôpital. Un médecin la regardait. Il sourit et lui parla.
-Docteur : J’ai bien fait de venir vérifier vos constantes… Je suis le docteur Levine. Comment vous sentez-vous, Lilly ?
-Lilly : J’ai mal à la tête…
-Levine : Normal. Vous souvenez-vous de ce qui s’est passe ?
-Lilly : Je crois… Je traversais la route… Et puis j’ai eu l’impression d’être percutée… Je suppose que c’était une voiture…
-Levine : Exact. Vous avez été renversée. Vous avez une commotion cérébrale et la jambe gauche cassée, ainsi qu’une cote. Mais vous vous en remettrez vite. Si vous le permettez, je vais vous faire quelques examens et ensuite, je vous laisserai tranquille.
Le docteur Levine contrôla les reflexes de Lilly.
-Levine : Parfait ! Je vais vous laisser vous reposer… Quoique d’abord, il y a des personnes qui souhaiteraient vous voir.
Levine sortit de la chambre et laissa entrer Scotty, John, Kat, Will et Nick. Scotty se précipita aux cotes de Lilly et lui prit la main.
-Scotty, souriant : Salut, Lilly. Tu nous as fait une belle frayeur.
-Lilly : J’en suis désolée…
-John : L’important, c’est que vous n’avez rien de grave…
John se rendit compte que Scotty et Lilly ne s’étaient pas quittes des yeux. Il comprit qu’il fallait les laisser seuls. John se tourna vers Nick, Kat et Will.
-John : Je peux vous proposer un café ?
-Nick : Mais j’en ai déjà pris un tout a l’heure !
Kat lui lança un regard noir.
-Nick : Mais je pense que j’en veux bien un autre…
-Will : On se reverra plus tard…
Les collègues de Lilly et Scotty s’éclipsèrent.
-Lilly : Scotty… Je te demande pardon… Pour t’avoir fait autant de mal…
-Scotty : Ce n’est pas grave…
-Lilly : Tu étais la, et moi, je t’ai rejeté…
-Scotty : Tu es finalement venue vers moi, a l’aeroport.
-Lilly, les yeux embues de larmes : Je… Moi aussi, je t’aime. Je n’ai jamais oublie Los Angeles. Je n’ai jamais oublie tous ces moments que nous avons passes ensemble… Tu avais raison... Mais j’avais tellement peur…
-Scotty : Mais peur de quoi ?
-Lilly : Je… Ma vie a pendant très longtemps été un désastre, sur le plan affectif… A chaque fois que j’offrais mon cœur a quelqu’un, ca s’est toujours mal fini… J’avais peur que si je t’aimais, il t’arriverait quelque chose… Que je te perdrais… Comme j’ai failli te perdre à cause de Jack Duke… Et je ne veux pas te perdre…
-Scotty : Mais tu ne me perdras pas. La preuve, j’ai survécu à Jack Duke…
-Lilly : Je ne veux pas que notre chemin soit parsemé de ravins… Si jamais je t’aime et qu’il t’arrive quelque chose, je ne pourrais jamais m’en remettre…
-Scotty : Lilly, je t’en prie. Arrête d’avoir peur. Avec des “si”, on peut refaire le monde. Je te promets que je ferai attention à moi. Je te promets que notre chemin sera éclairé et que les seules choses qui seront dessus seront des tous petits cailloux. Lilly, nous pouvons être heureux. Nous pouvons nous réveiller dans cinquante ans en étant toujours aussi fou l’un de l’autre. Je veux que tu arrêtes de refuser l’amour sous prétexte que ca n’a pas marche jusqu'à présent. La roue tourne. Cette fois-ci, ca va marcher. Tu dois croire en nous. Etre confiante. Tu mérites d’être heureuse plus que n’importe qui d’autre, et je veux être l’homme qui te rendra heureuse.
-Lilly : Alors, tu me pardonnes ?
-Scotty : Comment ne pourrais-je pas te pardonner ? Cependant, j’exige une condition.
-Lilly : Tout ce que tu voudras.
-Scotty : La prochaine fois que tu voudras me dire que tu m’aimes, essaye de regarder avant de traverser la route…
Lilly rigola mais fit une grimace à cause de sa cote cassée. Scotty s’excusa pour l’avoir fait mal.
-Lilly : Ca veut dire que tu ne pars plus à San Francisco ?
-Scotty : Tu penses que je peux me faire rembourser mon billet ?
Lilly sourit.
-Lilly : Je t’aime.
-Scotty : Moi aussi, mon amour.
Scotty se pencha vers Lilly et l’embrassa tendrement. Ils ne virent pas que dehors, leurs collègues les avaient regardes, a travers la vitre.
-Kat : Enfin !!
-Will : Nous devrions leur laisser un peu d’intimité…
-John : Oui. Allons à la cafeteria.
John, Will et Nick partirent, mais se rendirent compte que Kat ne suivait pas.
-Nick : Hum, Kat ??
-Kat : C’est bon, j’arrive…
Des mois plus tard, Lilly et Scotty étaient a nouveau a l’hôpital, mais pour tout autre chose. Lilly était allongée sur un lit afin d’être examinée. Scotty était à sa gauche et lui tenait la main. A droite de Lilly se trouvait un médecin, une femme dans les quarante ans, qui versait du gel sur son ventre. Puis elle mit en marche l’échographe et tout a coup, un bruit se fit entendre et l’écran fit place à une image. Lilly et Scotty étaient très émus.
-Scotty : C’est son cœur ?
-Docteur : En effet.
-Lilly, un peu inquiète : Mais pourquoi il bat si vite ??
Le médecin regarda l’écran, fronçant les sourcils. Scotty venait lui aussi d’être inquiet.
-Scotty : Docteur ? Il y a un problème ?
Le docteur se tourna vers Scotty et Lilly et leur adressa un immense sourire.
-Docteur : Oh, ne vous inquiétez pas. En fait, vous n’entendez pas un, mais deux cœurs.
-Lilly : Pardon ?? Vous avez dit deux cœurs ??
-Docteur : Mes félicitations, vous allez avoir des jumeaux !
-Lilly, aux anges : Oh Mon Dieu, c’est pas vrai !
-Docteur : Mais si ! Regardez-vous-même !
Le médecin montra à Lilly deux petites masses qui bougeaient sur l’écran.
-Docteur : La, vous avez le premier, et le second est juste à cote…
BOUM !
Le docteur et Lilly se retournèrent et s’aperçurent que Scotty avait disparu du paysage. Et pour cause, il s’était évanoui et était tombe par terre. Le médecin se précipita pour aider le futur papa à se relever. Il était sous le choc de la nouvelle.
-Docteur : Rassurez-vous, monsieur Valens, vous n’êtes pas le premier futur papa de jumeaux à avoir cette réaction, et vous ne serez pas le dernier. Je vais vous apporter un verre d’eau.
Le médecin partir chercher le verre.
-Scotty : Nous allons avoir des jumeaux ??
-Lilly : Tu n’es pas content ?
-Scotty : Au contraire, c’est magnifique ! C’est juste que… Je ne m’attendais pas à deux bébés…
-Lilly : Tu n’es pas le seul…
-Scotty, avec un immense sourire : Plus on est de fous, plus on rit ! Je t’aime, ma chérie.
Il embrassa Lilly puis porta son attention sur l’écran. Les deux bébés étaient au début de leur formation, et Scotty et Lilly les aimaient déjà tellement.
Six mois plus tard arriva le jour J. Lilly était a présent dans la salle de travail, grimaçant de douleur a cause des contractions. Les infirmières et le docteur s’affairaient autour d’elle et Scotty. Une nouvelle contraction arriva et Lilly serra la main de Scotty si fort que celui-ci eut l’impression que Lilly lui broyait les os.
-Scotty : Aie, Lilly, tu me fais mal !!
Lilly lui lança un regard assassin.
-Lilly : Est-ce que c’est toi qui souffre depuis cinq heures ?
-Scotty, avec une toute petite voix : Non, ma chérie…
-Docteur : C’est bon, nous y sommes. Lilly, a la prochaine contraction, vous allez pousser.
Apres quelques minutes d’efforts intenses, un cri retentit dans la salle. Le docteur présenta au couple son premier enfant.
-Docteur : Et le premier bébé est une jeune demoiselle !
Scotty embrassa Lilly sur le front. Le docteur posa le bébé sur la poitrine de Lilly. La petite était très vigoureuse. En effet, elle agitait ses petits poings dans tous les sens, comme si elle se bagarrait.
-Scotty : C’est une petite qui a du caractère…
Lilly regarda sa fille. Quand son regard rencontra celui de la petite, celle-ci s’arrêta d’agiter ses poings et fit un grand sourire. Le docteur invita ensuite Scotty à couper le cordon. Celui-ci le fit, et Lilly lui dit :
-Lilly : Elle est magnifique…
-Scotty : C’est le plus beau jour de ma vie…
Les deux parents étaient émerveillés par leur bébé. Le docteur dut les rappeler à l’ordre.
-Docteur : Excusez-moi, je voulais vous rappeler qu’il y en avait un deuxième…
Et après une autre série d’efforts, un garçon vit le jour. Contrairement à sa sœur, il était très calme. Lilly le prit dans ses bras et Scotty coupa le cordon. Ensuite, les infirmières remirent la fille dans les bras de Scotty. Bien que Lilly fût épuisée, elle était aux anges, tout comme Scotty. Lilly avait les larmes aux yeux, mais des larmes de bonheur.
-Lilly : Lui, ce sera un rêveur… Je n’arrive pas à réaliser que je suis maman…
-Scotty : T’inquiètes pas, tu auras les soixante prochaines années pour le réaliser…
-Lilly : J’ai enfin une famille…. Tu sais, il fut un temps ou je m’étais dit que je ne connaitrais jamais ce bonheur… Mais tu avais raison, la roue tourne. (Regardant les deux bébés). Bienvenue dans ce monde, Grace et Kyle Valens.
Philadelphie, dans un quartier résidentiel, sept ans plus tard :
Lilly venait de terminer son récit.
-Lilly : C’est comme cela que ta sœur et toi, vous êtes arrives… Et tu connais la suite. Apres votre premier anniversaire, papa et moi nous nous sommes maries, et deux années après, Tommy est ne. Entre temps, Kat et Curtis se sont maries et ont eu Jason, puis Nick et Toni se sont maries eux aussi, et tontons Will et John ont longe la cote Est en bateau.
Kyle était émerveillé.
-Kyle : C’est une histoire magnifique, maman… Mais si j’ai bien compris, toi et papa, vous vous connaissiez depuis des années avant de tomber amoureux ?
-Lilly : En effet… Tu sais, mon chéri, certaines grandes personnes ont besoin de temps avant de comprendre qu’elles sont faites l’une pour l’autre…
-Kyle : Bah vous avez été long à la détente…
Lilly rigola. Ne disait-on pas que la vérité sortait de la bouche des enfants ? Un bruit de porte s’ouvrant se fit entendre. Lilly et Kyle se retournèrent pour voir les arrivants. Une fille du même âge que Kyle, Grace, mais avec des cheveux bruns contrairement à ceux de Kyle, noirs, courut vers Lilly et la serra dans ses bras. Elle aussi ressemblait terriblement à sa mère.
-Grace : Salut, maman !
-Lilly : Salut, ma puce !
-Grace, regardant Kyle : Tu m’excuseras si je ne t’embrasse pas, vu que tu es enrhume…
Et puis un petit garçon, Tommy, quatre ans, arriva près de Lilly. Le petit garçon tenait un gant de base ball. Emily se poussa et Lilly prit le dernier de la famille dans ses bras pour lui faire un bisou. Sur le plan physique, Tommy avait plus hérité de Scotty que Lilly. La seule chose qu’il partageait en commun avec Lilly était ses yeux bleus. Scotty arriva à son tour. Il tenait un gant de base ball et une batte en plastique. Il embrassa Lilly.
-Scotty : Salut, mon cœur. Kyle et toi, vous nous avez manque.
Scotty s’assit sur le canapé, entre Lilly et Kyle. Il embrassa Kyle et prit Grace sur ses genoux.
-Lilly : Vous aussi. C’était comment, le base ball ?
-Grace: C’était génial ! Dommage que Kyle n’ait pas pu être la.
-Scotty : Il viendra la prochaine fois. (A Lilly) Grace et Tommy sont des futurs pros… Ils m’ont crevé… Je crois que je deviens vieux… Et toi et Kyle, qu’est-ce que vous avez fait ?
-Kyle : Maman m’a raconte comment vous êtes tombes amoureux.
-Scotty : Une longue histoire riche en péripéties…
-Lilly : Je crois qu’on ne peut pas faire plus long que nous.
-Scotty : Je suis d’accord…
-Tommy : Maman, qu’est-ce qu’on mange ce soir ?
-Lilly : Du poulet basquaise…
-Kyle, a ses parents : Bah dites donc, vous et le poulet basquaise, c’est aussi une longue histoire !
Lilly et Scotty ne purent s’empêcher d’éclater de rire.
Dans une salle de réception, des années plus tard, Philadelphie :
Une jeune femme, en uniforme d’apparat de la police et tenant un diplôme, entra dans la salle de réception. On aurait pu croire que c’était Lilly Rush, si elle n’avait pas eu les cheveux bruns. L’uniforme de la police avait évolué. La police avait abandonne la cravate. L’uniforme était toujours bleu marine, mais la veste ne comportait plus de col en V. Elle se refermait au niveau du cou, et ressemblait a un col roule. Les boutons de la veste étaient maintenant recouverts par un liseré dore qui remontait jusqu’au col. Et à présent, chaque officier portait une ceinture blanche. A part cela, les policiers portaient une casquette avec leur numéro de matricule dessus.
La jeune femme chercha du regard des personnes qu’elle trouva. Elle se dirigea vers ces personnes. Scotty, approchant la soixantaine en ce jour, avait laisse pousse la barbe, mais une barbe « légère ». Des cheveux gris parsemaient son cuir chevelu. Il portait un costume cravate et se tenait en face d’une femme, elle aussi en grand uniforme. Elle tournait le dos à la jeune diplômée. Scotty lui fit signe et elle se retourna. C’était Lilly, toujours aussi ravissante, même approchant la soixantaine. Elle portait des lunettes. Elle adressa un grand sourire à la jeune diplômée, sa fille, Grace. Lilly serra sa fille dans ses bras.
-Lilly : Toutes mes félicitations, Grace !! Je suis si fière de toi !!
-Scotty : Moi aussi, je suis fier de toi !
Le père embrassa sa fille.
-Scotty : Allez, montre-nous ton diplôme !
Grace lui tendit son diplôme. Scotty le regarda avec beaucoup de fierté et joie. A cote de lui se tenaient deux jeunes hommes. Un qui lui ressemblait énormément, Tommy, et un autre qui ressemblait plus à sa Lilly, Kyle. Grace serra ses frères dans ses bras.
-Tommy : Félicitations, Grace !
-Kyle : Nous sommes très fiers de toi, frangine !
-Grace : Tu as finalement réussi à te libérer, Kyle… Je suis tellement contente que tu sois la !
-Kyle : Evidemment que j’ai réussi à me libérer ! Je ne raterais la remise de diplôme de ma sœur pour rien au monde ! Pas même pour une interview !
-Grace : C’est l’interview au sujet de ton second roman ?
-Kyle : Oui. « De Kensington aux étoiles »… Un roman tire d’une histoire vraie…
Kyle regarda sa mère.
-Lilly : J’ignorais que ma vie pouvait être aussi intéressante… Maintenant tout le pays va connaitre ma vie…
-Kyle : Non, ne t’en fais pas, je n’ai pas tout raconte en détail. J’ai ajoute pas mal de péripéties et modifie certains détails.
-Tommy : J’ai juste une question… Pourquoi le « aux étoiles » ?
-Kyle : Tu n’as jamais remarque les trois étoiles sur les épaulettes de maman ?
-Tommy, regardant Lilly : Ah, oui… La première femme a la criminelle, la première femme chef de la criminelle et la première femme chef de la police de Philadelphie… Beau parcours…
-Kyle : Vu que Grace est enfin flic, il va falloir que tu fasses attention a ce qu’elle ne t’arrête pas dans une fête étudiante pour tapage nocturne ou trouble a l’ordre public, Tommy…
-Tommy : Au moins, ce n’est pas moi qui me suis fait draguer par un drag queen…
-Kyle, sur la défensive : Il était objectivement impossible de le deviner !!
-Scotty : Allons, les garçons, ne vous disputez pas ! Bon, vu que Kyle est écrivain, que Grace est flic, est-ce que j’ai un espoir que tu rejoignes notre petite entreprise familiale, Tommy ? Oncle Mike et moi serions tellement ravis de t’avoir avec nous.
-Lilly : Ce serait super, en effet !
-Tommy : Oui, pourquoi pas…
-Kyle : Faut d’abord qu’il ait son diplôme…
-Tommy : He ! Merci pour ton soutien…
-Kyle : Maman dans la police, Grace dans la police… On peut dire que la boucle est bouclée…
La famille fut rejointe par un jeune officier de police, en tenue d’apparat. Mais ce n’était pas un jeune diplôme.
-Lilly : Ah, vous voila, Franck. Grace, voici Franck Delayne, mon chauffeur… Mais je crois que vous vous êtes déjà rencontres…
-Grace : Oui, on s’est déjà rencontre… Bonjour, officier Delayne.
Elle serra la main de Franck.
-Franck : Félicitations pour votre diplôme, officier Valens. Bienvenue dans la grande famille des policiers !
-Grace : Merci, officier Delayne.
Grace fit un grand sourire à Franck qui lui répondit par un sourire aussi éclatant. Les deux jeunes officiers ne se quittaient pas des yeux. Scotty eut la réaction du père qui regarde avec méfiance le garçon qui dévisage sa fille. Enfin, Delayne s’adressa à Lilly.
-Franck : Je voulais aussi vous dire que j’ai beaucoup apprécié votre discours lors de la cérémonie, capitaine Valens.
-Lilly : Merci, Franck. Finalement, je me suis habituée a ce genre d’activité…
-Scotty : Je me rappelle encore des jours que tu as passe à écrire ton premier discours… Dites, au lieu de rester plantes la, si nous allions fêter ce jour dans un bon restaurant ? Au Santiago’s ?
Tout le monde acquiesça.
Poste de police, quelques années plus tard, dans les années 2040 :
Grace, presque la trentaine, arriva au service de la criminelle. Elle n’était plus en uniforme. Les locaux de la criminelle n’avaient plus de secrets pour elle. Elle y était venue de temps en temps, quand elle était plus jeune. Bien sur, le mobilier avait bien change depuis. Chaque bureau était équipé d’un ordinateur, et les tables et chaises étaient bien plus jolies et confortables que celles que ses parents avaient eues. Un homme, la cinquantaine, sortit du bureau réservé au lieutenant. Grace lui adressa un sourire. Elle le connaissait très bien.
-Grace: Lieutenant Jake Doherty…
-Jake, serrant la main de Grace : Inspecteur Delayne. Ravi de vous avoir parmi nous ! Comment vont vos parents ?
-Grace: Très bien, merci. La retraite les éclate. Ils sont en voyage, a Venise.
-Jake : Eux qui avaient peur de s’ennuyer…
-Grace: D’ailleurs, ils m’ont demande de vous transmettre leurs amitiés.
-Jake : Et vous leur transmettrez les miennes…
A ce moment, trois personnes apparurent. Une femme, à peu près la quarantaine et Afro-Américaine ; un homme dans la trentaine et un autre homme, dans la quarantaine.
-Jake : Ah, vous tombez bien. Bon, je pense qu’il est inutile de faire les présentations puisque vous vous connaissez depuis longtemps.
-Grace : Salut, Sean, Veronica.
-Sean : Bienvenue a la crim !
-Veronica : Ravie que tu viennes renforcer l’effectif !
-Jake : Par contre, vous ne connaissez pas l’inspecteur Daniel Harrington. Daniel, voici l’inspecteur Grace Delayne.
-Daniel, serrant la main de Grace : Enchante. Vous marchez dans les pas de votre mère.
-Grace: Tout a fait… Comme mon frère l’avait dit a ma remise de diplôme, la boucle est bouclée…
-Daniel : Pas encore. Elle le sera lorsque vous serez capitaine…
-Grace : Oh la la… Laissons l’avenir en décider…
-Sean : Allez, on te montre ton bureau ?
Plus tard, au service de la criminelle. Grace, Sean, Veronica et Daniel discutaient.
-Daniel : Et donc, en fait, vos deux mères travaillaient sous les ordres du grand père de Sean ?
-Sean : Oui. C’était le lieutenant Stillman.
-Veronica : La crim et nous, c’est une affaire de famille…
Une femme âgée se présenta aux inspecteurs.
-Femme : Excusez-moi, inspecteurs. Suis-je bien au service des affaires classées ?
-Sean : Oui madame. Je suis l’inspecteur Wiseman et voici mes collègues, les inspecteurs Miller, Harrington et Delayne. Je vous en prie, prenez un siège. Que pouvons-nous faire pour vous ?
-Femme : Je m’appelle Audrey Lancy. Je ne sais pas si vous pourrez résoudre cette affaire… Elle remonte a très loin… A l’année 1992… C’est peut-être trop tard…
-Grace: Il n’est jamais trop tard quand il s’agit de découvrir la vérité, madame Lancy. Et les affaires qui remontent a très loin sont très importantes, parce qu’elles ont attendu plus longtemps. Racontez-nous votre histoire et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider.
-Audrey: Et si vous ne pouvez rien faire?
-Grace, avec un sourire pour redonner confiance a Audrey: On peut toujours faire quelque chose, Audrey. Parfois, cela demande d'enfoncer certaines portes, mais on arrive toujours a trouver, si on se bat.
FIN