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Série : Cold Case
Création : 19.06.2010 à 18h47
Auteur : Lilou004
Statut : Terminée
« Attention : Histoire post serie final donc spoiler +++ et également du NC-18... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 128 paragraphes
Lorsque les taxis déposèrent les filles devant le bar, Lilly ne se sentait pas à l’aise.
- Allez un peu de courage Lilly !
- Vous me faites rire ! Si vous croyez que c’est facile de sortir de manière décente d’une voiture avec l’accoutrement que vous m’avez obligé à porter !
Lilly sortit comme elle put du taxi et se retrouva sur le trottoir. Un attroupement qui arrivait dans leur direction attira son attention.
- Bon alors ? Il est où ce bar ? demanda Lilly peu désireuse de croiser ce groupe d’hommes au loin.
- Tu m’as l’air bien pressée tout d’un coup… Ca me parait louche… dit Kat suspicieuse en regardant autour d’elle. Oh mais je vois ! Tu veux éviter de te retrouver dans cette tenue au milieu de ce groupe de mâles qui approche !
- Oh c’est pas vrai ! s’exclama Lilly en écarquillant les yeux. Scotty ?
Le jeune homme releva les yeux en entendant son prénom et découvrit un attroupement de femmes au milieu duquel une blonde le fixait du regard…
- Lilly ? souffla le jeune homme pour lui-même en écarquillant des yeux.
La jeune femme n’avait rien à voir à ce qu’il connaissait d’elle mais il adorait cette vision de sa fiancée. Dieu qu’elle était sexy et désirable dans cette tenue ! Il faudrait qu’il en touche deux mots à sa mère pour savoir comment elles avaient réussi à lui faire enfiler une telle tenue… Il espérait juste qu’elle ne serait pas importunée pendant la soirée et qu’il récupérerait sa femme entière le lendemain lors de leur mariage…
De son côté, Lilly ne savait plus quoi penser… Devait-elle lui sauter dessus tout de suite ou attendre le lendemain soir ? Elle avait déjà vu Scotty dans des tenues qu’elle trouvait sexy mais là les gars avaient vraiment fait fort… Le jeune homme était en effet dans une tenue de pompier peu conventionnelle… Lilly se mordit la lèvre de désir : son homme portait un pantalon le moulant juste là où il fallait et une veste ouverte laissant parfaitement voir son torse musclé… Elle serra ses mains tellement elle mourrait d’envie de les faire courir sur ce torse qu’elle avait appris à connaitre par cœur… Au fond de son cœur, elle espérait qu’il ne serait pas importuné par quelques pétasses qui verraient en lui un beau parti pour une agréable soirée.
- Tu en penses quoi Lilly ? ... Lilly ? Mais qu’est-ce que tu fixes comme ça ? demanda Céleste.
- Oh mon Dieu ! Mi hijo ! s’exclama Rosa en suivant le regard de sa belle-fille.
- Quoi ? s’exclamèrent à leur tour l’ensemble des personnes présentes.
Rosa prit les choses en mains et cacha les yeux de Lilly derrière ses mains.
- Hein ! protesta cette dernière.
- Non jeune fille ! Tu pourras faire tout ce que tu veux avec mon fils quand tu seras une madame ! Pas avant ! En route !
Sur ces paroles, le groupe de femmes guida Lilly, toujours aveugle, jusqu’au bar sélectionné par leur soin. Elles s’y installèrent et ne libérèrent la vue de Lilly qu’une fois qu’elles furent sure que Scotty était passé et donc invisible depuis leur position.
Du côté des garçons, le groupe continuait sa route vers leur bar quand tout à coup Ramiro s’aperçut que son fils s’était arrêté net au milieu du trottoir et fixait un point devant eux.
- Tout va bien fiston ? … Hey ! Hijo moi ?
Mais Scotty ne réagissait pas… Il regarda dans la même direction que son fils et aperçut sa femme disparaitre brusquement dans un bar. Scotty sembla revenir à lui et son père lui sourit.
- Elle est si belle que ça ?
- Hein ? Quoi ?
- Lilly ?
- Je ne l’avais jamais vu comme ça… Elle est époustouflante !
- Epoustouflante ou pas, tu en as trop vu mon fils pour ce soir ! Alors tu vas me faire le plaisir de fermer les yeux jusqu’à ce que nous soyons parvenus à destination !
- Mais…
- Pas de mais Scott ! C’est comme ça un point c’est tout !
- D’accord Papa…
Le cœur gros, Scotty obéit et suivit son père jusqu’à leur destination qui ne se trouvait pas très loin. Une fois arrivés à destination, le groupe s’installa dans un joyeux brouhaha. Après s’être cogné plus d’une fois, Scotty craqua.
- Bon ! Je peux ouvrir les yeux maintenant ?
- Vas-y, lança Vera goguenard.
Scotty fronça les sourcils avant d’ouvrir les yeux et de les écarquiller de stupeur.
- Vous vous moquez de moi ? C’est ça ?
- Nous ? Jamais !
- Mais bien sûr ! Et c’est pour ça que, de tous les bars de Philadelphie, il a fallu que vous réserviez le bar de nos premiers jeudi du mois ?
- On s’est dit que tu serais dans ton élément ici…
- Mais bien sûr ! Prenez-moi pour un idiot aussi !
- Ca ne nous viendrait jamais à l’idée !
- En tout cas, je n’imaginais pas ça de vous boss…
- Oh allez Valens ! Ce n’est qu’un soir dans une vie !
- De toute manière, je n’ai pas vraiment le choix…
Rapidement, la bonne humeur reprit le dessus et la soirée s’annonça être merveilleuse mais Paul remarqua que Scotty avait par moment l’esprit complètement ailleurs.
- Tout va bien fiston ?
- Oui ! Pourquoi cette question Paul ?
- Je sais pas… Je te trouve ailleurs par moment…
- …
- Tu penses à Lilly, c’est ça ?
- J’espère qu’elle n’aura pas de problèmes…
- Pourquoi ma fille aurait-elle des problèmes ?
- Vous n’avez pas vu la tenue qu’elle arborait ce soir…
- Et toi tu n’aurais jamais du la voir ! Et puis, ne t’en fais pas, elle est bien encadrée. En tout cas, je connais un certain jeune homme qui devrait plus s'en faire pour lui que pour sa fiancée…
- Pourquoi dites-vous ça Paul ?
- Regarde un peu ce qui s’approche doucement…
- Alors mon chou, envie de t’amuser ce soir ? demanda une jeune femme aux longs cheveux blonds en s’approchant tel un félin sur sa proie.
- On dirait que tu as tiré le gros lot Scotty !
- La ferme Vera !
- Ainsi ce beau gosse s’appelle Scotty… Hum… Aussi sexy que sa tenue…
- Pauvre de moi…
- T’en fais pas beau brun, je ne mords que dans le feu de l’action, susurra la blondasse en se collant contre Scotty.
- Mademoiselle, s’il vous plait, laissez-moi, demanda le jeune homme en l’éloignant de lui.
- Oh allez mon chou ! Je suis sure que tu as envie de t’amuser !
- Mademoiselle, je vous prie de garder vos distances ! Je n’ai aucune envie de faire quoi que ce soit avec vous ! D’autant plus que je me marie demain ! dit Scotty en la maintenant à bout de bras.
- Raison de plus ! Une dernière folie avant de te faire passer la corde au cou ! Et puis, si ça te plait… On pourra même recommencer après ton mariage…
- Je ne vous permets pas !
- Oh allez, ne me dis pas que tu ne me trouves pas jolie ! Aucun homme ne me résiste…
- Et bien il va falloir vous faire une raison mademoiselle car vous ne me faites aucun effet !
- Oh allez Scotty ! lança Vera. Elle ressemble un peu à Lilly, non ?
- La ferme Vera ! Et si elle te plait tant, je te la laisse volontiers !
- Ah non mon chou ! Je n’ai pas envie d’un homme ordinaire ce soir… J’ai envie d’un pompier sexy aux tablettes de chocolat, lança la blonde en se recollant à Scotty et en glissant ses mains sous sa veste ouverte.
- Ne me touchez pas ! s’énerva Scotty en la repoussant sans ménagement. Et vous, au lieu de regarder en vous marrant, si vous veniez me donner un coup de main !
- Oh allez Scotty ! Je croyais que tu n’avais besoin de personne pour te défendre…
- Et moi je vous signale que, si vous ne faites rien, je risque de commettre un meurtre ! Et je n’ai pas envie de me marier en prison ni de voir grandir mes enfants à travers les barreaux !
Comprenant que Scotty était arrivé à saturation, Ramiro et Paul prirent l’initiative d’écarter la jeune femme du jeune homme mais cette dernière se rebella.
- Hey ! Mais lâchez-moi ! Retirez vos salles pattes de moi ! dit-elle en se débattant.
- Mademoiselle je vous prie de nous laisser tranquille ! Nous nous sommes bien amusés mais maintenant ça n’a plus rien de drôle. Mon fils vous a demandé de le laisser tranquille !
- Oh comme c’est mignon ! Ton père vient à ta rescousse ! Mais ne t’en fais pas mon chou, j’attendrai qu’il soit couché pour t’honorer comme il se doit !
- Mais vous êtes complètement folle ma parole ! Laissez mon gendre tranquille et retournez dans votre institution !
- Pff… Ce que tes compagnons sont rabat joie ! Suis-moi mon chou ! Je suis persuadée qu’on peut s’amuser ensemble.
Scotty continuait à maintenir à distance la blondasse qui ne semblait toujours pas comprendre qu’elle était de trop. Will et Stillman décidèrent d’intervenir au même moment. Le premier se saisit de la jeune femme pendant que le second prenait la parole.
- Mademoiselle, si vous ne nous laissez pas, je n’hésiterai pas à faire appel à la police ! Votre comportement est indécent et vulgaire ! dit Stillman en fusillant la blonde du regard.
- Mais allez-y ! Appelez les poulets ! Je serai ravie de leur dire que vous m’avez harcelé et de vous faire tous arrêter…
- Alors allez-y qu’on rigole un bon coup ! ricana Scotty. Ah au fait, laissez-moi vous présenter le lieutenant Stillman, les inspecteurs Vera et Jeffries et puis un peu plus loin vous avez tout un tas de policiers prêt à témoigner de ce qui vient de se passer !
La blonde ouvrit de grands yeux mal à l’aise. Le barman s’approcha et planta son regard dans celui de l’importune.
- La prochaine fois que vous voulez faire ce genre de choses, évitez de choisir un bar à flics ! Allez ! Dehors ! Je ne veux plus jamais vous voir !
La blondasse quitta l’établissement sous les acclamations de la salle. Une fois qu’elle eut passé la porte, le barman se retourna vers Scotty les mains sur les hanches !
- Alors dis moi « beau gosse » c’est quoi cette histoire de mariage demain ?
- Euh… Rien… Enfin…
- Il me semble pourtant que je ne t’ai jamais vu aussi mal à l’aise ! Dis-nous la vérité !
- Je me marie demain en effet et ce soir j’enterre ma vie de garçon ! Voilà ! Vous savez tout maintenant !
- Ah non ! On ne sait pas tout ! Qui est l’heureuse élue ? On la connait ?
- …
- Allez Scotty ! Dis-nous tout ou on débarque demain à ton mariage !
- Non les gars ! S’il vous plait !
- Alors répond à nos questions !
- Oui vous la connaissez…
- Mais encore ?
- Allez Scott ! Un peu de courage ! cria un habitué.
- C’est Lilly, marmonna Scotty.
- Quoi ?
- C’est Lilly, répéta Scotty un peu plus fort.
- Lilly ? Lilly qui ?
- Non ! Pas Lilly ?
- Euh… Si…
- Comme dans Lilly Rush ?
- La reine des glaces ?
- On se calme ! Et Lilly est tout sauf une reine des glaces comme vous dites ! C’est ma fiancée et la mère de mes enfants !
- La mère de tes enfants ? C’est quoi cette histoire encore ?
- Lilly est enceinte ?
- Et merde… Je crois que j’en ai trop dit… marmonna Scotty. Je vais me faire tuer…
- Mais non fiston, jamais ma fille ne te ferait le moindre mal… Elle t’aime trop pour ça, le rassura Paul ayant entendu la remarque du jeune homme.
Pendant quelques minutes, le jeune homme répondit aux questions de ses amis et collègues avant que le barman ne lance une tournée générale en l’honneur de Scotty et Lilly. La fin de la soirée fut des plus agréables et l’épisode de la blonde fut vite oublié. Vers minuit, les garçons rentrèrent chez eux en se donnant rendez-vous chez Ramiro dès dix heures le lendemain matin.
Le jour filtrait à travers les rideaux de la chambre quand Lilly se réveilla lentement. Une agréable odeur lui chatouillait les narines et elle s’étira doucement. Cependant une sensation nouvelle l’intrigua et elle posa ses mains sur son ventre. Surprise, elle ouvrit les yeux et fixa son ventre.
- Oh mon Dieu ! s’exclama Lilly émue. On dirait que tu as pris toute ta place toi !
Pendant cinq bonnes minutes, la jeune femme resta dans sa bulle à caresser son ventre tout en parlant à son bébé avant de se rendre compte que son lit était recouvert de pétales de roses…
- Il faudra que tu m’expliques comment tu t’es débrouillé Scotty… sourit la jeune femme. Ton papa est un amour mon ange…
A ce moment-là, la porte de la chambre s’ouvrit et une petite Ellen pas encore bien réveillée rejoignit sa maman dans son lit pour un gros câlin matinal. Lilly la fit grimper à côté d’elle et la fillette se blottit tout contre sa maman mais se redressa bien vite.
- Maman ? questionna Ellen en posant une main sur le ventre de sa maman.
- Oui Pequeña ?
- Bobo ?
- Non ma chérie, sourit Lilly. C’est le bébé qui grandit doucement…
- Bébé ?
- Oui ma puce. C’est là que ton frère ou ta sœur grandit…
Ellen trouva une nouvelle place dans les bras de sa maman et s’y cala bien confortablement. Quand elle fut un peu plus réveillée, elle commença à jouer avec les pétales de roses autour d’elle.
- Et ça s’est bien passé avec Angela hier soir ?
- Bah !
- Tu m’en vois ravie.
- Papa ?
- On va bientôt le rejoindre ma chérie. Après le déjeuner. D’ailleurs, si tu veux profiter de la fête ce serait peut-être bien que tu fasses un petit dodo ce matin…
- Toc-toc ?
- Entre Maman.
- Ca va ? Bien dormi ?
- A merveille ! Et toi ?
- Bien !
- Ca fait longtemps que vous êtes levées ?
- Deux petites heures maintenant et tout est prêt pour accueillir la future mariée ! dit Céleste en faisant déjà demi-tour.
- Maman attend !
- Oui ma chérie ? Quelque chose te tracasse ?
- Tu crois que je vais rentrer dans ma robe ?
- Bien sûr ! Pourquoi ?
- Parce que Bébé a pris sa place cette nuit… dit Lilly en se repositionnant pour permettre à Céleste de voir son ventre dans toute sa splendeur.
- Et bien moi qui trouvais que ton ventre n’était pas assez développé… Je retire ! Et ne t’en fais pas, même avec ce joli petit ventre, tu rentreras dans ta robe ! Tu seras magnifique ma Lilly ! sourit Céleste émue.
- Merci Maman.
- Allez, on t’attend en bas.
- J’arrive.
Céleste quitta la chambre et Lilly se leva. Ellen se nicha au milieu du lit, à la place laissée chaude par sa maman. La jeune mère sourit en voyant son t-shirt remonter sous ses seins.
- Tu fais attention ma chérie hein ? Maman doit trouver quelque chose qui lui va…
- Bah !
Lilly ouvrit son placard et essaya plusieurs hauts avant de soupirer, découragée de ne rien trouver à sa nouvelle taille.
- Et si on essayait un t-shirt à Papa ?
- Papa !
- Et oui ! dit Lilly en passant un t-shirt de son fiancé. Et bien voilà ! Enfin quelque chose qui me va ! Allez ! En route mauvaise troupe !
Lilly prit sa fille dans ses bras et rejoignit les femmes dans la cuisine.
- Bonjour tout le monde !
- Hey ! Comment va la fu… !Madre Dio! ¡Mi hija! s’exclama Rosa en se précipitant vers Lilly. Ton ventre !
- Un problème Rosa ?
- Le petit a enfin prit sa place ! Tu es magnifique Lilly ! Bonjour petit Valens… sourit Rosa émue en caressant le ventre de sa belle-fille. Et bonjour aussi à toi ma Fripouille !
Après quelques minutes de discussion autour du ventre de Lilly et du bébé, cette dernière recentra le débat sur son mariage.
- Bon alors, quel est le programme de la matinée ?
- La coiffeuse devrait arriver pour 10 heures. Il faudra que nous ayons déjeuné quand la maquilleuse nous rejoindra à 11h 45. Ensuite tu n’auras qu’à t’habiller et nous rejoindrons tout le monde à l’église. La cérémonie est prévue à 14 heures.
- Mais je n’aurais jamais le temps de préparer Ellen !
- C’est pour ça que toutes les filles nous rejoignent ici pour 10 heures !
- Je ne sais pas comment on aurait fait sans vous tous… sourit Lilly émue.
- C’est ça la famille ma chérie.
- Je découvre enfin ce que c’est ! Merci pour tout !
- Tu n’as pas à nous remercier mon ange, c’est normal.
A ce moment-là, la sonnette de la porte d’entrée retentit et le branlebas de combat commença chez les filles.
Scotty était seul dans sa chambre d’adolescent et regardait à travers la fenêtre. Tous les garçons se trouvaient au rez-de-chaussée mais le jeune homme avait besoin de se retrouver un peu seul… Il était presque prêt physiquement mais son cerveau tournait à 100 à l’heure… Cela faisait bien 10 minutes qu’il était monté que de légers coups se firent entendre.
- Hijo mio ?
- Si Papa ?
- Je peux entrer ?
- Bien sûr, répondit Scotty sans se retourner.
- Qu’est-ce qui te tracasse fiston ?
- …
- Scotty ? demanda Ramiro en posant une main sur l’épaule de son fils.
Scotty quitta sa contemplation et fit face à son père.
- Qu’est-ce qui te tracasse ?
- Tu crois que je ferai un bon mari ? Un bon père ?
- Pourquoi ne serais-tu pas un bon mari ou un bon père ?
- Lilly mérite d’être heureuse… Et je ne sais pas si je parviendrai à combler ses désirs…
- Scotty ! Je connais Lilly depuis presque aussi longtemps que toi et je ne l’ai jamais vu aussi heureuse !
- Pourtant elle mérite tellement mieux…
- Mais t’es-tu posé cette question : même si elle mérite mieux comme tu dis, est-ce qu’elle veut autre chose ?
- …
- T’a-t-elle déjà laissé penser qu’elle voulait autre chose ? Autre chose qu’une famille avec toi ?
- Non mais…
- Alors où est le problème ?
- Et si je ne suis pas un bon père ?
- Tu es déjà un père merveilleux pour Ellen !
- Pour Ellen oui mais… Je n’ai jamais eu la responsabilité d’un bébé…
- Scotty Valens ! Pourquoi serais-tu différent avec votre bébé que porte Lilly ?
- Je sais pas… J’ai peur… Et si l’assistante sociale avait raison ? Et si nous n’étions pas de bons parents pour Ellen après la naissance de notre enfant ?
- Cette idiote a vraiment fait plus de mal que je ne pensais…
- Ce n’est pas ça Papa mais tout est allé tellement vite… J’ai peur qu’elle regrette… dit Scotty en replongeant son regard au travers de la fenêtre.
Ramiro regarda son fils et quitta la pièce sachant que lui ne pourrait rien faire de plus. Quelques minutes plus tard, c’est Paul qui poussa la porte de la chambre et posa sa main sur l’épaule de son gendre.
- Bonjour Paul…
- Nous nous sommes déjà vu Scotty…
- …
- Ton père m’a dit que ton esprit tournait à plein régime… Tu veux en parler ?
- Je ne sais plus où j’en suis Paul… J’ai tellement peur de…
- De quoi Scotty ?
- De faire du mal à Lilly ou aux enfants…
- Regarde-moi Scotty ! dit Paul en obligeant Scotty à lui faire face et à le regarder. Je n’ai pas vu ma fille grandir et je sais que je l’ai fait souffrir. Mais une chose est sure, depuis qu’elle te connait, ma fille a découvert ce qu’était la joie et le bonheur. Et depuis quelques mois maintenant, elle vit ce dont je l’ai privé : une vie de famille stable. Ma fille t’aime de tout son cœur et je suis persuadé que tu l’aimes aussi. Sinon tu ne serais pas dans cette chambre à te poser toutes ses questions. Tu seras le meilleur mari possible pour ma fille et ensemble vous ferez de merveilleux parents pour Ellen, le bébé et tous les autres qui suivront car mon petit doigt me dit que ce bébé que ma Lilly attend ne sera pas le dernier...
- Merci Paul, sourit Scotty.
- Tu finis de te préparer et tu nous rejoints ? Il va bientôt être l’heure de partir pour l’église, dit Paul en commençant à sortir de la chambre.
- Une minute Paul…
- Oui fiston ?
- Vous pourriez m’aider à nouer mon nœud papillon ?
- Bien sûr !
Une fois Scotty prêt, beau-père et gendre redescendirent dans le salon. Ramiro sourit en voyant son fils enfin détendu et la bonne humeur fut vite de nouveau au rendez-vous.
- Alors Scotty, une idée de la tenue de ta promise ?
- Aucune ! Mais une chose est sure : elle sera magnifique !
- Ah l’amour ! le taquina Marvin.
- Dis donc toi, je ne pense pas que tu sois le mieux placé pour ce genre de raillerie !
- Oh allez Scott ! Ce n’est qu’une fois dans une vie, intervint Mike.
- Je n’arrête pas d’entendre cette phrase depuis que nous vous avons annoncé notre mariage…
- C’est bientôt fini, je t’en fais pas, sourit Stillman.
- Bon ce n’est pas tout mais l’heure tourne.
- Will la voix de la sagesse…
- Allez en route !
Et tout le monde partit en direction de l’église.
A 14 heures, l’église était pleine de tous leurs invités quand Scotty prit place au pied de l’autel. Il guettait sa promise dans le fond de l’église mais ne la voyait toujours pas arriver. Les minutes passait et l’anxiété ne cessait d’augmenter pour le jeune homme quand soudain Lilly lui apparut dans une longue robe crème piquée de fins fils bordeaux. Sa beauté lui coupa le souffle et il crut défaillir quand il se rendit compte que son ventre s’était développé depuis la veille au soir. Même si un fin voile la cachait encore, Scotty sut avec certitude que cette femme, Lilly Rush, était la femme de sa vie, celle avec qui il serait heureux et celle qu’il saurait rendre heureuse. L’émotion le prit à la gorge et ses yeux s’humidifièrent à mesure que la jeune femme avançait dans l’allée au bras de son père et de Stillman.
Au fur et à mesure que Lilly avançait vers Scotty, l’émotion la gagnait. Elle ne parvenait pas à détacher son regard de son fiancé qui arborait fièrement son smoking ni à retenir ses larmes… Son sourire s’agrandit encore quand elle vit son expression en découvrant son ventre rebondit. Elle voyait tout l’amour qu’il lui portait à travers ses yeux brumeux et sa gorge se serra. C’était lui et personne d’autre… C’était lui maintenant et pour toujours… Son âme sœur et le père de ses enfants… Si on lui avait dit un jour qu’elle ressentirait une telle émotion pour quelqu’un elle l’aurait traité de fou mais aujourd’hui son cœur débordait littéralement d’amour pour cet homme… Lorsque son père et Stillman s’arrêtèrent à quelques pas de Scotty, Lilly se fit violence pour leur sourire et les embrasser avant qu’ils ne remettent sa main dans celle de son promis.
- Qui conduit cette jeune femme à l’autel ?
- Nous, répondirent en chœur Paul et Stillman.
La cérémonie commença mais Lilly et Scotty ne parvenaient pas à se quitter du regard et leurs mains étaient scellées l’une à l’autre, leurs doigts entrelacés. Le prêtre sourit en voyant ces deux fiancés complètement et totalement absorbés l’un par l’autre. C’est ce moment-là que choisit Ellen pour s’échapper des bras de sa grand-mère pour se précipiter vers ses parents. Avec un immense sourire, Scotty la réceptionna et l’installa sur ses genoux. La petite se blottit contre son père et mit son pouce dans sa bouche. Bercer par les battements de cœur de son père, la fillette s’endormit doucement.
- Si vous voulez bien vous lever…
Scotty reprit sa fillette dans le creux de ses bras et la cala contre lui puis fit face à Lilly et lui saisit les mains de sa main libre.
- Maintenant que nous avons écouté la parole du Seigneur, ce dernier va unir ces deux êtres par les liens sacrés du mariage. Scotty ?
- Il y a quelques mois, nous étions tous réuni pour le mariage de Louis et Lilly a attrapé le bouquet de la mariée. Ensemble, nous nous étions fait la réflexion que le mariage n’était vraiment pas fait pour nous… Et puis Chris nous a fait un dernier cadeau avant de nous quitter… Une merveilleuse petite fille à élever à deux… Notre vie en a été chamboulée pour le meilleur. Depuis un peu plus de quatre mois, je découvre un nouvel aspect de la vie et j’adore ça. Tu illumines mes journées, tu me rends tout simplement heureux… Alors aujourd’hui, devant Dieu, nos familles et nos amis, je te prends toi, Lilly Rush pour légitime épouse, dit Scotty en glissant avec émotion son alliance au doigt de la jeune femme.
Malgré le voile qui lui couvrait encore le visage, Scotty vit une larme couler le long de la joue de la jeune femme. Il lui sourit et elle lui répondit avec émotion.
- Comme tu l’as si bien dit, il y a encore quelques semaines je ne me voyais pas dans cette église en train de te dire oui pour la vie. Et pourtant, je suis là aujourd’hui… Devant toi, devant Dieu, devant nos familles et nos amis… Je n’aurais jamais cru pouvoir être une femme, une épouse et une mère épanouie mais pourtant, grâce à toi, grâce à ton amour, je vis un véritable rêve de petite fille ! Ma sœur nous a offert un magnifique héritage : la vie et l’amour ! Mon cœur déborde d’un amour inconditionnel pour toi Scotty et pour nos enfants… Tu es mon âme sœur, mon amour, celui qui comble ma vie… Et c’est pour ça qu’aujourd’hui, devant Dieu, nos familles et nos amis, je te prends toi, Scotty Valens pour légitime époux, dit Lilly en glissant avec émotion son alliance au doigt du jeune homme.
- Maintenant que vous vous êtes promis l’amour, j’ai l’immense honneur de vous déclarer mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Avec un sourire, Scotty confia Ellen au prêtre et souleva avec une grande émotion le voile qui recouvrait encore le visage de Lilly. Il plongea son regard dans les yeux bleu-gris de la jeune femme et s’y perdit un instant. Il prit son visage dans la coupe de ses mains, s’approcha au plus près d’elle et déposa un baiser passionné sur ses lèvres auquel Lilly ne tarda pas à répondre avec ferveur. Soudain le couple se figea, s’écarta l’un de l’autre et se regarda émerveillé.
- Tu as senti la même chose que moi ?
- Petit haricot grandit visiblement… dit Scotty en déposant doucement sa main sur le ventre rebondi de Lilly.
- C’est la première fois que je le sens bouger… répondit la jeune femme en plaçant sa main sur celle de son mari.
- Ce n’est que le début mon amour…
L’assemblée les regardait évoluer dans leur bulle avec plaisir. Au bout de quelques minutes, le prêtre reprit la parole.
- Mesdames et Messieurs, laissez-moi vous présenter pour la première fois devant vous Monsieur et Madame Scotty et Lilly Valens !
Les applaudissements de l’assemblée tirèrent le couple de leurs pensées et réveillèrent Ellen qui se mit à pleurer. Lilly la prit contre elle et lança un regard à Scotty. Ce dernier comprit le message et fit face au prêtre.
- Vous permettez ?
- Bien sûr ! Mesdames et Messieurs, il semblerait que Scotty ait quelque chose à partager avec nous…
- Merci mon père. Avec Lilly, nous avons été convoqués au tribunal des affaires familiales hier matin en présence de la juge Carter.
Des murmures s’élevèrent alors dans la nef ce qui fit sourire le couple.
- Depuis hier midi, nous sommes donc officiellement les parents d’Ellen Lilian Valens, sourit Scotty.
De nouveau une salve d’applaudissements et quelques sifflements retentirent dans l’assemblée. Les larmes jaillirent des yeux de plusieurs personnes.
- Maintenant que vous nous avez partagé cette merveilleuse nouvelle, nous allons finir cette célébration en adressant une dernière prière à la Vierge Marie.
Une fois la prière à Marie terminée, tout le monde sortit de l’église pour attendre la petite famille. Lorsque Lilly apparut au bras de Scotty avec Ellen dans ses bras, de nouveaux applaudissements retentirent et des gerbes de pétales de roses les accueillirent. Après la séance félicitation, une séance photos souvenirs s’organisa sur le parvis de l’église.
- Bon alors, commençons ! lança tout d’un coup Rosa.
- Commencer quoi, murmura Lilly à l’oreille de son époux.
- Maman ne nous lâchera pas tant qu’il n’y aura pas eu au moins un milliard de photos !
- Pauvre de nous…
- Allez, si on s’y prête de bon cœur, ce sera vite terminé !
- D’accord… C’est parti !
- Alors… On va commencer par Lilly et Scotty ! Viens voir Abuela Fripouille, dit Rosa en prenant sa petite fille dans ses bras.
Ellen fit la tête et commença à pleurer. Elle n’avait pas envie de quitter les bras de sa mère. Mais Rosa ne se laissa pas faire et ne la rendit à ses parents qu’une dois les photos désirées faites !
- Bon passons à la suite ! La petite famille !
- Ah non Rosa ! Je refuse qu’Ellen apparaisse sur des photos dans cet état !
- Mais…
- Pas de mais ! C’est ma fille et je refuse qu’elle ait les yeux et le nez rouges sur ses premières photos en tant que notre fille !
Rosa comprit le message et laissa les jeunes parents câliner leur fille jusqu’à ce qu’elle soit de nouveau souriante et en bonne disposition. Quelques minutes plus tard, Rosa reprit les choses en mains.
- Bon alors continuons ! A la petite famille maintenant !
Lilly, Scotty et Ellen furent photographiés sous tous les angles avant de passer au reste des photos traditionnelles. D’abord, les témoins furent appelés puis ce fut au tour de la famille Cooper avant qu’ils n’échangent leur place avec la famille Valens. Vint enfin les photos avec leur famille de cœur, leur famille de la brigade des affaires non résolues de la police de Philadelphie. La séance photos prenait fin pour le plus grand soulagement de Lilly qui commençait à en avoir marre quand une invitée surprise fit son apparition.
- Monsieur et Madame Valens ! Quelle bonne surprise !
- Juge Carter ? Mais que faites-vous par ici ?
- Je me promenais avec mon époux quand il m’a semblé vous reconnaitre…
- Voulez-vous vous joindre à nous pour le vin d’honneur ?
- Nous ne voudrions pas vous déranger et puis… Nous ne faisons pas parti de la famille…
- C’est vrai mais, sans vous, nous ne serions pas aussi heureux aujourd’hui et Ellen ne serait définitivement pas notre fille. Alors s’il vous plait, venez célébrer notre bonheur avec nous.
- Très bien. Nous vous suivons.
Pendant plus de 2 heures, tout le monde s’amusa et, vers 18 heures, tous les invités au vin d’honneur avaient pris congés et la famille proche se dirigea vers la salle que Céleste avait trouvée pour la soirée. Souhaitant mettre en place leur surprise, Lilly et Scotty pénétrèrent en premier dans la pièce et furent émerveillés par ce qu’ils découvraient ! La salle avait été décorée sobrement et avec bon gout : Céleste et ses amies avaient vraiment fait un travail titanesque !
- C’est magnifique !
- Je ne savais pas que Maman avait de tel talent de décoratrice !
- Il faudra vraiment la remercier ! Je ne sais pas comment elle s’est débrouillée mais elle a fait des merveilles avec peu de moyens…
- Et si on se dépêchait d’installer ce qu’on a à déposer parce que je ne suis pas sure qu’ils réussissent à retenir Vera bien longtemps…
- Tu as raison mon amour, dit Scotty en déposant un tendre baiser sur les lèvres de Lilly.
Pendant une petite demi-heure, ils déposèrent les petits paquets qu’ils avaient prévus dans quasiment toutes les assiettes et ouvrirent la double porte pour permettre à leurs familles et amis de les y rejoindre. Chacun trouva rapidement sa place à table et découvrit les petits présents dans leurs assiettes.
- Votre attention s’il vous plait, intervint alors Scotty. Au cours des derniers mois, chacun d’entre vous a pris une part important dans la concrétisation de notre bonheur à Lilly, Ellen et moi. Vous nous avez offert des cadeaux inestimables et nous avons cherchez ce que nous pouvions faire en échange pour vous… Ce que nous vous offrons à notre tour aujourd’hui n’est pas grand-chose mais sachez que cela vient du cœur.
Vera se jeta sur son paquet dont il déchiqueta le papier à la hâte. Il en sortit un CD sans titre et releva les yeux vers ses amis.
- Vous m’expliquez ?
- Tu te souviens de Nadia Koslov ?
- Bien sûr ! Comment pourrais-je l’oublier !
- Et bien Lilly s’est débrouillée pour récupérer les rares enregistrements d’elle et les a réuni sur ce CD pour toi.
- Vraiment ?
- Non ! On te fait marcher Vera !
Ce dernier fit alors une tête de trois pieds de long et Lilly éclata de rire.
- Oui, vraiment Nick !
Après cet interlude, chacun découvrit son cadeau : l’un trouva le livre qu’il cherchait depuis longtemps, l’autre le DVD qui lui manquait dans sa collection, l’autre encore un jeu vidéo… Tout le monde fut touché par le geste de leurs amis. Ce n’était certes pas grand choses mais ça les touchait en plein cœur.
Le diner commença ponctué par des petites interventions et des jeux mais rapidement ce fut le moment du gâteau. Scotty aida Lilly à se lever et ils se retrouvèrent devant une pièce montée.
- Prête madame Valens ?
- Prête monsieur Valens.
Scotty se plaça derrière sa femme et joignit leurs mains autour de la pelle à gâteau. Après un regard amoureux et un tendre baiser, ils découpèrent la première part et la déposèrent sur l’assiette que la serveuse leur tendait. Scotty lâcha alors la main de sa femme pour la déposer sur son ventre arrondi.
- Dis-moi, ça m’a l’air d’être actif ce soir…
- A croire qu’il ressent tout le bonheur de sa maman…
- Tu es heureuse ?
- Comme jamais mon amour !
- Bon alors les amoureux ! On a faim nous ! s’écria Marvin depuis sa place.
- Mais ce n’est pas vrai ! Il est pire que Vera !
- Je m’en fiche de ce qu’il peut penser Lilly ! J’ai envie d’en profiter et je ne vais pas me priver de la douce chaleur de ma tendre épouse pour faire plaisir à des goinfres !
- Je t’aime !
Lilly tendit une petite cuillère à Scotty et, ensemble, ils plongèrent leurs cuillères dans la part découpée et les portèrent à la bouche de l’autre. Les yeux dans les yeux, ils savourèrent le gâteau avant de s’embrasser passionnément sous les applaudissements de l’assemblée. Ils rejoignirent leur place et tout le monde fut servi en dessert mais ni Lilly ni Scotty ne toucha à sa part trop absorbé par la présence de l’autre. Puis Paul vint chercher sa fille et l’entraina sur la piste de danse.
- Ma chérie, tu es magnifique !
- Merci Papa… Je suis tellement heureuse…
- Ca se voit ma grande et ça me fait bien plaisir ! C’est un homme bien ton Scotty…
- Ca me touche que tu me dises ça. Merci Papa.
- Bon avant de te donner à ton mari, si tu allais danser avec ton père de substitution ?
- Quoi ?
- Me ferais-tu l’honneur ? demanda Stillman à côté de Lilly.
La jeune femme regarda son supérieur et son père les larmes aux yeux puis Paul déposa la main de sa fille dans celle du lieutenant avec un sourire et déposa un baiser sur sa joue avant de s’éclipser.
- Ton père est un homme bien Lilly.
- C’est ce que je découvre chaque jour un peu plus chef.
- Lilly, ce soir je ne suis pas là en tant que ton supérieur mais en tant que ton ami.
- De mon père de substitution comme le dit si bien Papa.
- En tout cas, je suis fier d’être celui qui va te remettre dans les bras de ton mari. Vous méritez d’être heureux et je sais que ça ne peut être qu’ensemble… Vous avez toujours été plus fort ensemble…
- Merci John, sourit Lilly émue.
- Vous permettez Boss ?
- Bien sûr mon garçon. Prends soin d’elle… Prends soin d’eux…
- Je vous le promets Lieutenant.
Stillman glissa la main de Lilly dans celle de Scotty et les laissa à leur première danse. Le couple plongea dans les yeux l’un de l’autre et se mit à virevolter sur la piste. Ils ne remarquèrent pas les cotillons et les confettis qui leur arrivaient dessus.
- Mon Dieu, tu es tellement beau mon amour…
- De nous deux, c’est toi la plus belle avec ton petit ventre rebondi…
- Tu te rends compte qu’il est sorti d’un coup ! Le temps d’une nuit…
- Tu sais, beaucoup de facteurs jouent dans le développement d’une grossesse… Le stress et l’angoisse peuvent bloquer le développement du ventre de la future Maman…
- Tu m’as l’air drôlement calé dis-moi…
- J’avais lu des livres sur le sujet quand Amy était tombée enceinte…
- Quel oncle attentif !
- Ne te moque pas !
- Je ne me moque pas mon amour, je trouve ça magnifique. Et puis ça correspond bien à cette partie de toi que tu dissimules au travail…
- Enfin bref, j’ai ressorti ses ouvrages pour me remettre à niveau à partir du moment où tu m’as annoncé ta grossesse…
- Et donc, que disent tes lectures à propos de mon ventre ?
- Que le soulagement du à l’adoption officielle d’Ellen a débloqué ton psychisme…
- Waouh ! Tu fais bien savant d’un coup !
- Tu ne connaissais pas encore ce côté de ma personnalité, la taquina Scotty avant de déposer un baiser sur ses lèvres.
- En effet, mais je l’aime bien aussi…
Ils continuèrent leur danse avec grâce et, peu à peu, d’autres couples les rejoignirent sur la piste.
- Tu crois qu’on peut s’éclipser ?
- Madame Valens aurait-elle une envie particulière ?
- Me retrouver seule avec mon époux…
- Hum… Ca m’intéresse tout ça…
- Par contre, on fait comment avec Ellen ?
- Mike m’a dit qu’il prendrait soin de notre fille jusqu’à demain midi…
- J’adore ton frère !
- Pas autant que moi j’espère ?
- A ton avis ?
- Et bien tu es ma femme et pas la sienne donc…
- Perspicace mon cher, sourit Lilly contre les lèvres de Scotty.
- Et si nous y allions ?
- Laisse-moi quelques minutes pour dire au revoir à tout le monde…
- Ah non ! Sinon on en a pour des heures !
- Serais-tu impatient ?
- Réaliste surtout ! Et puis, ça fait tellement longtemps que je ne t’ai pas serré dans mes bras… Une nuit complète…
Lilly éclata de rire et suivit Scotty jusqu’à la petite pièce dans laquelle les jeunes enfants dormaient. Ils embrassèrent Ellen et disparurent dans la nuit.
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ATTENTION !
Les chapitres qui suivent sont classés NC-18 !
Ces chapitres étant très explicites !
Merci de ne pas les lire si vous n'avez pas l'âge requis !
C'est important !
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- Mais où m’emmènes-tu ? Ce n’est pas le chemin de la maison !
- Je sais mais, si nous allons à la maison, nous ne serons jamais tranquilles ! C’est pour ça que je nous ai réservé une chambre dans un petit hôtel sympa…
- Mon époux est un génie !
- Il essaye en tout cas !
- Ca va les chevilles ?
- Elles sont un peu douloureuses mais ça va merci !
- Idiot !
- Moi aussi je t’aime…
Lorsqu’ils arrivèrent à l’hôtel, ils furent accueilli avec chaleur et conduit jusqu’à la suite nuptiale. Le chasseur les y laissa en tête à tête et s’éclipsa.
- C’est magnifique !
- Rien n’est trop beau pour toi mon amour !
Après un léger baiser, Scotty s’inclina devant Lilly et lui sourit.
- Me feriez-vous l’honneur madame Valens de m’accorder une dernière danse ?
- Oui, souffla Lilly émue de l’attention de son époux.
Scotty prit la jeune femme dans ses bras et Lilly se sentit enveloppée d’un amour inconditionnel. Elle posa sa tête contre son épaule et inspira profondément l’odeur de son homme alors qu’ils commençaient à se balancer lentement. Il lui embrassa le front et elle releva son visage les yeux pétillants d’amour.
- Je découvre encore des talents cachés…
- J’espère que tu en découvriras encore longtemps…
- J’en suis persuadée…
La main droite de Scotty dévia de sa hanche vers le creux de son dos et y traça de paresseux cercles entêtant.
- Si tu savais comme j’ai envie de t’embrasser…
- Qu’est-ce qui t’en empêche ?
- J’ai envie de prendre mon temps… souffla le jeune homme au creux de l’oreille de Lilly. De savourer pleinement notre première nuit de couple marié…
Lilly gémit doucement ce qui n’échappa pas à Scotty. Il lui prit ses mains dans les siennes et l’approcha encore plus de lui malgré son ventre rebondi. Avec un sourire, il déposa ses mains sur ses hanches pleines. Le sourire de Lilly s’agrandit encore et leurs yeux se rencontrèrent. Lilly pencha légèrement son visage et Scotty, qui ne semblait attendre que cette invitation, captura ses lèvres pour un baiser passionné. Il les laissa à bout de souffle mais Lilly n’avait pas envie de l’interrompre. Il lui avait trop manqué la nuit précédente. Des gémissements s’échappèrent de leur bouche et enfin leurs langues se mêlèrent dans un ballet passionné et désordonné. Lilly raffermit son étreinte autour du cou de Scotty et incita son homme à approfondir encore leur baiser. Elle se pressa contre son corps dur et ferme.
- Lilly…
- Je suis là mon amour…
- Je… J’ai besoin de toi… De ton corps contre le mien…
- Je n’attends que toi Scotty…
Le visage du jeune marié s’éclaira devant cet aveu. Il s’apprêtait à dire quelque chose d’autre mais Lily le coupa dans son élan en plaquant un autre baiser sur ses lèvres, bloquant son visage entre ses mains et l’encourageant d’un bruit de gorge.
- Scotty, haleta-t-elle.
- Laisse-moi savourer cette première nuit avec douceur Lilly, souffla Scotty à bout de souffle. Si tu continues comme ça, je ne saurais pas prendre mon temps…
- Qui te dit que j’ai envie de prendre mon temps Scott ?
- Tu vas me tuer…
Avec un rire léger, Lilly laissa sa tête aller en arrière, exposant son cou aux doux assauts de Scotty et l’encourageant ainsi à continuer. Quand sa langue s’attarda dans le creux de son cou, elle gémit à voix haute. Il laissa une traînée de baisers brulant le long de sa gorge et de sa mâchoire. Toutes pensées rationnelles s’étaient envolées pour les jeunes époux. Les mains se firent pressantes et, pendant que Lilly s’attaquait à la veste puis aux boutons de la chemise de son homme, Scotty cherchait la fermeture de la robe de son épouse. Les vêtements devenaient de trop… Ils avaient désespérément besoin du contact de la peau de l’autre… La danse avait cessé et le couple se dirigeait à l’aveugle vers le grand lit mais Scotty ronchonnait… Il ne parvenait pas à trouver l’ouverture de la robe de mariée et était frustré de ne pas aoir accès au corps gracile de Lilly. Cette dernière sourit, l’obligea à s’assoir sur le lit, grimpa à califourchon sur lui et, d’un geste sur, retira sa robe d’un coup dévoilant ainsi son corps seulement recouvert d’une fine culotte de dentelle et de fins bas transparents. Scotty poussa un gémissement bestial.
- C’est officiel, tu veux ma mort…
- Jamais mon amour, j’ai trop besoin de toi ! dit Lilly en se mordant la lèvre inférieure avec envie. Tu es beaucoup trop habillé à mon gout…
Sans plus attendre, Scotty fit s’allonger Lilly, se redressa et retira l’ensemble de ses vêtements dévoilant ainsi à son épouse la preuve flagrante de son désir pour elle.
- C’est à mon tour de te trouver un peu trop habillée…
- Alors qu’est-ce que tu attends pour y remédier ? demanda Lilly mutine.
Ni une ni deux, Scotty s’attaqua à la fine culotte qui ne fit pas long feu puis fit doucement glisser les bas le long des jambes de la jeune femme tout en déposant de doux baisers sur son ventre rebondi. Lilly s’arqua de plaisir sous les caresses de son époux et sourit.
- Et si tu testais le vieil adage selon lequel les femmes enceintes sont insatiables ?
- En tout cas, je peux déjà affirmer qu’elles sont plus sensibles… J’adore t’entendre gémir sous mes caresses… dit Scotty en capturant un téton entre ses lèvres.
- Scotty !
Les caresses s’enchainaient et Scotty fit en sorte de conduire sa jeune épouse aux portes du plaisir par ses seules attentions tactiles et buccales. Il adorait regarder les vagues de plaisir se dessiner sur son corps et sur ses traits… Lilly ne retenait ni ses gémissements ni ses cris pour le plus grand plaisir du jeune homme.
- Laisse-toi aller mon amour… Viens pour moi… Par moi…
Lilly plongea son regard dans celui de Scotty et laissa sa jouissance l’emporter dans un ultime cri rauque. Scotty s’allongea alors contre elle et l’observait en entretenant son plaisir par de simples caresses à des endroits stratégiques… Apaisée, Lilly se tourna vers Scotty et se blottit contre lui laissant ses doigts parcourir le torse musclé du jeune homme qui ne tarda pas à gémir. Avec un sourire, Lilly grimpa sur lui et, se penchant doucement, elle captura l’un de ses mamelons entre ses lèvres qu’elle se mit savamment à sucer, lécher, mordiller… Elle sourit contre sa peau lorsqu’elle sentit sa virilité prendre encore plus de volume jusqu’à venir caresser son ventre. Sentant qu’il devait temporiser la situation au risque de ne pouvoir satisfaire leurs désirs, Scotty redressa Lilly, captura ses lèvres et la guida de nouveau dos sur les couvertures.
- Scotty ! ronchonna la jeune femme.
- Chut… Fais-moi confiance…
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ATTENTION !
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C'est important !
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Scotty disparut entre les jambes écartées de Lilly et commença à déposer de savants baisers et caresses sur ses lèvres intimes. La respiration de Lilly s’accéléra encore et son corps s’arqua d’anticipation.
- Scotty ! Maintenant !
- Attends…
- Non ! Maintenant !
Scotty remonta le long de son corps en un chemin brulant de baisers humides pour finir par capturer ses lèvres dans un baiser passionné. Lilly n’en pouvait plus d’attendre et elle se vouta pour que son corps brulant de désir entre en contact avec son érection.
- Lilly !
- Viens… Je t’en prie…
Scotty sentit ses mains s’agripper à ses reins puis ses jambes s’enrouler autour de lui, le tirant plus étroitement contre elle. De plaisir, il déposa sa tête contre l’épaule de Lilly avec un gémissement vigoureux et frotta leurs deux sexes l’un contre l’autre. La chaleur ainsi provoqué faillit les faire chavirer tous les deux en un instant.
- Scotty ?
- Hum…
- Regarde-moi mon amour…
- …
- S’il te plait…
Scotty accéda à sa requête et, une fois leurs regards verrouillés l’un à l’autre, il plongea en elle avec puissance. Il marqua une pause avant de commencer doucement un léger va et viens. Le plaisir les prit et les emporta jusqu’aux portes du paradis.
- Lilly… Je ne vais…
- Je suis là… Scott ! cria la jeune femme alors que son plaisir explosait en elle aussitôt suivi par celui de Scotty.
Le jeune homme s’effondra à côté de Lilly et cette dernière vint se blottir contre son corps, épuisée mais heureuse… Le silence s’installa dans la pièce alors que leurs respirations reprenaient un rythme normal…
- Mon Dieu ! C’était juste magique Lilly… souffla Scotty rêveur.
- Je t’aime mon amour !
- Pas autant que moi…
- C’est encore à voir…
Scotty sourit et posa sa main sur le ventre de Lilly.
- Tout va bien pour vous deux ?
- Scott, ne t’en fais pas… Notre bébé est bien à l’abri dans mon sein…
- Tu es sure ?
- Certaine…
Quelques minutes plus tard, la main de Lilly se posa doucement entre les jambes de Scotty et commença un lent va et vient.
- Lilly, grogna Scotty.
- Un problème mon amour ?
- Aucun mis à part que les femmes enceintes sont vraiment insatiables !
- Laisse-moi te le prouver définitivement, sourit Lilly en prenant son homme entre ses lèvres.
- Lilly !
Mais elle n’écoutait pas, trop concentré sur le plaisir qu’elle donnait à son mari.
- Lilly… gémit le jeune homme.
- Hum…
- Laisse-moi jouer aussi…
Il s’écarta d’elle afin de se repositionner de telle manière qu’il pouvait lui aussi torturer les sens de sa compagne. Chacun s’activait au plaisir de l’autre quand Lilly commença à se faire plus pressante…
- Scott !
- Chut Lil’… La patience est une vertu… dit Scotty ne voulant pas céder.
L’excitation de Lilly était tellement à son comble que le simple son de sa voix décuplait son plaisir. Scotty s’activa autour de son centre du plaisir sans jamais effleurer son point le plus sensible. La frustration de Lilly ne cessait d’augmenter et elle s’arqua de bonheur quand Scotty glissa deux doigts en elle tout en jouant avec sa langue sur son nombril tendu. Lilly agrippa les couvertures avec ses poings et cria son plaisir.
- Tu es superbe ma chérie…
- Scotty, haleta Lilly radieuse.
- J’adore tes désirs de femme enceinte…
- Et sauras-tu les combler ? demanda-t-elle mutine.
- Je relève le défi…
Scotty se positionna contre le corps de son épouse, prit son membre en main et commença à taquiner son entrée moite.
- Scotty… Ne me fait pas te supplier… J'ai besoin que tu... souffla-t-elle en arquant son dos, ne le voulant nulle part ailleurs qu’en elle.
- Patience…
- Je n’ai plus envie d’être patiente… J’ai besoin de toi !
Avec un sourire, Scotty se glissa en elle et Lilly s’agrippa à ses hanches pour l’inciter à se loger plus profondément en elle. Tous les deux gémirent de plaisir à l’unisson. Scotty laissa une main vagabonder vers leur jointure et commença à masser son clitoris doucement.
- Scotty ! cria Lilly.
- Je t’aime mon amour… grogna Scotty.
Le jeune homme délaissa son clitoris pour s’activer en elle lentement, puissamment… Scotty plongea son visage dans le cou de sa femme et lui mordilla doucement ce petit creux qu’il savait sensible au bas de sa nuque. Lilly sentait un incroyable orgasme grandir dans le creux de son estomac… Comme jamais encore elle n’en avait connu… Scotty accéléra ses mouvements et, de nouveau, la pièce fut envahie de profonds halètements. L’orgasme les faucha simultanément… Scotty se décala, s’allongea contre Lilly qui se blotti contre son torse puissant. Apaisés, ils reprenaient doucement leur souffle en caressant le ventre de la jeune femme.
- C’était incroyable ! souffla Lilly quand elle retrouva l’usage de la parole.
- Ah qui le dis-tu… Tu es tellement merveilleuse… J’ai cru mourir d’une crise cardiaque…
- Et moi donc… Tu as failli me tuer de plaisir…
- Moi ?
- Non le Pape, sourit Lilly. Bien sûr toi !
Lilly déposa un tendre baiser sur le torse de son époux.
- Merci…
- Tu n’as pas à me remercier mon amour… sourit Scotty en déposant un tendre baiser sur les lèvres de sa compagne.
- Je n’en reviens toujours pas d’être mariée avec toi…
- Et sache que c’est pour toujours car, après cette nuit, je refuse que tu t’éloignes de moi… Tu es ma famille…
- Je t’aime Scotty… Du plus profond de mon cœur… Tu es ma vie…
Scotty resserra son étreinte autour de Lilly et le couple s’endormit pour quelques courtes heures de repos.
Le lendemain matin, Scotty fut le premier à ouvrir les yeux. Son sourire s’illumina lorsqu’il découvrit la femme endormie à ses côtés et surtout l’anneau d’or blanc qui ornait sa main gauche, qui ornait leurs mains gauches… Il laissa sa main courir sur le ventre de Lilly et cette dernière se blottit un peu plus contre lui.
- Bonjour, murmura Lilly encore endormie.
- Bonjour… Et bonjour à toi aussi, ajouta Scotty en déposant un baiser sur le ventre de sa femme.
- Bébé bouge…
- Il va falloir t’y habituer car ce n’est que le début…
- Je n’ai jamais dit que ça ne me plaisait pas… Au contraire…
Un léger silence s’installa avant que Lilly ne le brise doucement.
- J’aime le sentir en moi… Ca rend sa présence plus… Réelle…
- Parce que ton ventre arrondi ne te suffit pas ?
- Tu me trouves grosse ? s’inquiéta Lilly en se redressant sur un coude.
- Non mon amour, la rassura Scotty avec un sourire. Tu portes la vie, une vie que nous avons créée ensemble par amour…
- Mais bientôt je ne ressemblerai en rien avec la Lilly que tu as toujours connue… J’ai lu que je risquai de gonfler de partout… Je vais prendre tellement de kilos que je ne suis même pas sure que réussir à tous les perdre…
- Arrête de te dire des âneries mon amour ! Evidemment que tu vas prendre du poids mais c’est pour le bien de l’enfant que tu portes… Et dans les livres, tu trouves des listes exhaustives de tout ce qui peut arriver mais qu’est-ce qui te dit que tu les rencontreras ? Rien… Et puis, même si tu ne perds pas tout le poids que tu auras pris, ça ne me dérange pas… Tu peux largement te le permettre mon amour.
- Tu crois ?
- Je ne crois pas, j’en suis sure ! Et si tu as des questions, tu peux toujours me les poser ou les poser à ton gynécologue.
- Mais vous êtes des hommes…
- Ton gynécologue est quelqu’un de qualifié Lilly. Tu as confiance en lui non ?
- Bien sûr ! Sinon je n’irai pas le voir !
- Donc, même si c’est un homme en effet, il peut répondre à chacune de tes interrogations. Mais si tu veux parler à une femme, je pense que Céleste, Emy ou encore Maman se feraient un plaisir de te répondre.
- Merci Scotty…
- Merci ? Mais pourquoi ?
- Pour être toujours là pour moi, de toujours savoir trouver les mots qu’il faut…
- Tu es ma femme Lilly, tu n’as pas à me remercier.
- Mais quand ma mère est décédée, je n’étais que ta co-équipière…
- Mais je te portais déjà dans mon cœur… rougit Scotty.
- Je crois que moi aussi… souffla Lilly.
Scotty fondit sur les lèvres de sa compagne et celle-ci répondit immédiatement à son baiser. Une chose en entrainant une autre, les mains se firent pressantes et la chambre fut de nouveau remplie de soupirs et de gémissements. Une fois le calme revenu, le visage de Lilly brillait d’un éclatant sourire qui se reflétait sur celui de Scotty.
- Il est quelle heure ?
- Bientôt 10 heures. Pourquoi ?
- Ellen me manque…
- On se prépare et on rentre à la maison ?
- Ca ne te dérange pas ?
- Pequeña me manque aussi Lilly.
- Alors adjugé, dit Lilly en se levant. Oh là…
- Quoi ?
- Je me découvre de nouveaux muscles…
Lilly et Scotty éclatèrent de rire et se préparèrent. Cependant ils mirent plus de temps que prévu car chaque fois qu’ils étaient proche l’un de l’autre, ils ne pouvaient retenir un baiser ou un geste tendre vis-à-vis de l’autre. Ils descendirent enfin prendre un bon petit déjeuner revigorant et Scotty sourit de l’appétit dont fit preuve sa tendre épouse…