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Série : Cold Case
Création : 19.06.2010 à 18h47
Auteur : Lilou004
Statut : Terminée
« Attention : Histoire post serie final donc spoiler +++ et également du NC-18... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 128 paragraphes
- Tu as peut-être fait demi-tour mais tu es revenue vers elle et cela aurait pu te couter ton badge ! Tu as remué ciel et terre pour la retrouver et la sauver. Et ça elle l’a su ! Tout comme elle savait que tu prendrais soin de sa fille.
- Tu crois ?
- Je ne crois pas, je le sais.
- Merci.
- Tout pour toi.
Après un dernier baiser, Lilly se leva et enfila rapidement ses vêtements pour aller s’occuper de sa fille qui commençait à rouspéter. Scotty la suivit et l’observa depuis le seuil de la chambre de leur fille. Lorsqu’ils redescendirent tous les trois, Lilly installa Ellen sur une couverture avec ses jeux avant de prendre le téléphone. Scotty s’installa à côté de la petite pour s’amuser avec elle.
- Stillman.
- Bonjour chef.
- Lilly ? Tout va bien ?
- Oui, ne vous en faites pas.
- Je crois que les félicitations sont de rigueur.
- Merci monsieur.
- C’est normal Lilly et Scotty et toi le méritez. Mais dis-moi, qu’est-ce qui t’amène à m’appeler ?
- Avec Scotty, nous nous demandions s’il y avait un système de garde pour les enfants des officiers…
- Bien sûr ! Je ne vous en ai pas parlé ?
- Non…
- Je les ai contactés pourtant pour leur faire part de la possible arrivée d’Ellen parmi eux. J’étais persuadé d’en avoir parlé à Scotty…
- Vous savez comment on peut les contacter et si on peut les rencontrer ?
- Bien sûr ! Je te donne les coordonnées tout de suite. Appelez-les de ma part.
Stillman donna à Lilly les coordonnées de la crèche et celle-ci s’empressa de prendre contact avec eux. Scotty s’approcha de Lilly qui mit le haut parleur afin qu’il puisse suivre la conversation.
- Crèche du Chat Botté Angela bonjour.
- Bonjour, je vous appelle pour savoir si vous auriez une place pour accueillir ma fille ?
- Vous ou votre mari faites parti de la police de Philadelphie ?
- Nous sommes tous les deux officiers à la criminelle. Le sergent Stillman a du vous contacter à ce sujet !
- Ah oui ! La petite Ellen… Valens, 9 mois, c’est bien exact ?
- En effet.
- Après notre discussion avec John, nous vous avons réservé une place madame Valens.
- Merci. Pourrions-nous rencontrer votre équipe et découvrir les locaux…
- Quand seriez-vous disponible ?
- Est-ce qu’il est possible de vous rencontrer dès demain ? Nous devons reprendre le travail dans deux semaines au plus tard et ma belle-sœur m’a expliqué qu’il faudrait au minimum dix jours pour faire l’intégration d’Ellen…
- Votre belle-sœur a entièrement raison madame Valens.
Pendant une demi-heure, Angela expliqua à Lilly et Scotty le système d’intégration et répondit à leurs premières questions.
- Que dites-vous de 11 heures lundi matin ?
- C’est parfait.
- Alors à lundi madame Valens.
Lilly raccrocha et rencontra le regard choqué de Scotty.
- Tout va bien ?
- Humm…
- Scotty ?
- Madame Valens ?
- …
- Ce n’est pas que l’idée me déplait, bien au contraire ! Mais je suis surpris que tu l’acceptes et que tu appelles Lisa ta belle-sœur…
- Je… Je crois que je suis bien avec toi…
- Et moi j’en suis persuadé. Je t’aime Lilly.
Ce soir-là, après avoir couché leur fille, Lilly et Scotty passèrent de longs moments dans les bras l’un de l’autre à discuter de l’avenir. Ils approfondirent les questions de la famille et du mariage le plus naturellement du monde avant de s’aimer passionnément. Le sommeil les gagna alors qu’ils étaient tranquillement enlacés.
Le week-end se passa de manière agréable. Scotty et Lilly profitaient de ce temps au calme pour continuer à mieux appréhender leur nouveau statut vis-à-vis d’Ellen. Le jeune couple discutait beaucoup, apprenait à encore mieux se connaitre et tombait un peu plus amoureux chaque jour. Dès qu’il le pouvait, Lilly et Scotty abandonnaient l’usage de la parole pour se montrer leur amour de manière charnel. Le lundi matin arriva bien vite. Lilly et Scotty se levèrent et se préparèrent amoureusement avant de réveiller Ellen et de la préparer. A dix heures et demie, ils prirent tranquillement la route de la crèche du Chat Botté qui se situait à deux pas du poste de police et où ils furent accueillis par Angela, la jeune femme que Lilly avait eue au téléphone la veille.
- Bonjour, je suis Angela. Et vous devez être monsieur et madame Valens.
- Enchanté. Je suis Scotty Valens et voici ma compagne Lilly Rush.
- Et cette charmante demoiselle est Ellen ?
- C’est exact. Dis bonjour ma chérie.
Ellen regarda la jeune femme avant d’enfouir son visage dans le cou de sa mère ce qui fit sourire les trois adultes.
- Cette petite demoiselle serait-elle timide ?
- Il y a surement un brin de timidité mais elle a surtout vécu pas mal de choses qui aurait perturbées plus d’un adulte.
- Venez, suivez-moi. Je vais vous montrer nos locaux. Je suis une des référantes des petits.
- Des petits ?
- Les enfants de moins d’un an. Et je serai également la référante de votre fille.
- Nous sommes d’autant plus heureux de vous rencontrer.
Pendant une demi-heure, le couple suivit Angela qui leur fit visiter les locaux, rencontrer différentes personnes du personnel et discuter d’Ellen avant que la petite famille ne rentre chez elle. Lilly et Scotty firent déjeuner Ellen avant de la coucher pour sa sieste et passèrent eux aussi à table.
- Alors, que penses-tu de la crèche du Chat Botté ?
- Le lieu est agréable et Angela est charmante.
- Charmante ?
- Jalouse ?
- Même pas en rêve !
- Mais bien sûr Rush ! Je te crois… ironisa Scotty.
- Bon d’accord… Peut-être un peu…
- J’aime bien cette idée…
- Idiot !
- Et fier de l’être ! Pour en revenir à la crèche, ma première impression est très positive.
- Je t’avouerai que moi aussi.
- Alors on y retourne demain pour la suite de l’intégration ?
- Affirmatif.
- Dis-moi Scotty…
- Oui ?
- Tu crois que tu pourrais avoir ton lundi en plus ?
- Pourquoi ?
- Je ne me sens pas d’être seule la première fois où on va devoir la laisser là-bas… Ça va me faire drôle après deux semaines et demie de pouponnage intensif…
- Lilly Rush serait-elle devenue une véritable mère poule ?
- Très fin Valens !
- Non mais pour en revenir à ta question, je te comprends. J’appelle Stillman de suite pour lui demander.
Après une rapide explication de la situation à Stillman, Scotty obtint son lundi sans problème pour le plus grand bonheur de Lilly. Une fois ce problème réglé, le reste de la journée se passa de manière agréable pour toute la famille entre ballade et vie quotidienne.
Le lendemain matin, Lilly, Scotty et Ellen se dirigèrent de nouveau à la crèche de Chat Botté où ils furent accueillis par Angela.
- Bonjour Ellen ! Lilly, Scotty.
- Bonjour Angela.
Ellen se blottit dans les bras de son père mais, contrairement à la veille, montra de la curiosité vis-à-vis de ce lieu accueillant et coloré pleins d’enfants.
- J’aimerai que nous profitions de ce moment ensemble pour discuter des habitudes d’Ellen.
- Bien sûr mais, vous savez, elle n’est avec nous que depuis une bonne semaine…
- Elle semble se plaire avec vous et je suis persuadée que vous avez déjà établi des petits rituels.
- Nous suivons les conseils du pédiatre qui l’a ausculté.
Pendant une heure, Lilly et Scotty se laissèrent guider par les questions d’Angela et lui fournirent les renseignements demandés.
Le lendemain, ils revirent et Ellen joua des hanches pour faire comprendre à sa mère qu’elle voulait descendre jouer avec les autres. Aussi Lilly la déposa sur le sol et rejoignit Angela et Scotty assis à deux pas de là. Un jouet attira tout de suite l’attention de la petite fille. Il s’agissait de cubes d’éveil faisant différents bruits dont elle possédait la réplique chez elle. La petite Ellen avança timidement vers le jouet en question, millimètres par millimètres. Quand elle parvint à se saisir de son jouet, un immense sourire illumina son visage et elle se tourna vers ses parents pour leur montrer son exploit. Mais une autre petite fille, mécontente de voir cette intruse leur piquer leur jouet, arriva à quatre pattes et lui arracha le cube des mains. Le regard d’Ellen s’assombrit et elle se retourna vers la « méchante » qui lui volait son jeu et la tapa. La petite fille se mit à pleurer et, quand Ellen se saisit de nouveau du cube pour le récupérer, elle la mordit au bras. Les pleurs d’Ellen se joignirent à ceux de la fillette. Angela se leva et rejoignit rapidement les enfants où se trouvait déjà l’une de ses collègues. La puéricultrice prit Ellen dans ses bras et tenta de la rassurer puis se dirigea vers le couple qui ne se sentait pas très à l’aise. La fillette tendit ses petits bras vers ses parents et Lilly la prit dans ses bras.
- Je suis désolé… Ellen n’a jamais fait ça…
- Je vous en faite pas, la réaction de ces deux enfants est tout à fait normale.
Un regard d’incompréhension s’afficha sur le visage du couple.
- Laissez-moi vous expliquer. Les enfants de la crèche voient tout nouvel enfant comme un intrus venant leur voler leurs jouets d’où la réaction de Savannah quand Ellen a pris le cube. Cette dernière a eu une réaction instinctive d’autodéfense et a frappé la « méchante » qui lui a enlevé son jouet. Elle a ensuite souhaité récupérer son bien et Savannah a mordu pour « défendre son territoire » en quelque sorte. C’est ce qu’on appelle des mécanismes d’autodéfense. De plus, la morsure est un moyen de communication chez l'enfant qui ne parle pas.
Lilly et Scotty acquiescèrent satisfait de l'explication d'Angela. Une fois calmée, Ellen retourna timidement jouer dans la salle, ne s'éloignant jamais beaucoup de ses parents et jetant de réguliers regards méfiants vers les autres enfants. Pendant qu'Ellen jouait calmement avec les cubes qu'elle avait fini par récupérer, un petit garçon d'un an environ tenta une approche mais la fillette prit peur et se précipita dans les jambes de son père. Ce dernier lui sourit mais préféra ne pas la prendre dans ses bras, même s'il en mourrait d'envie. Scotty fit un clin d'œil à Ellen avant de continuer à échanger avec Lilly et Angela les petites habitudes qu'ils avaient déjà instaurées avec leur bébé. Au bout de deux heures, ils se séparèrent pour mieux revenir le lendemain matin. En effet, chaque jour était introduit un nouveau palier dans l'intégration de la petite dans son nouvel univers et, après deux nouvelles heures passées à jouer et à s'apprivoiser avec les autres enfants, ce fut l'heure pour Ellen de passer à table. Tout se passa très bien jusqu'au dessert... Ellen, se sentant plus à l'aise, décida de jouer l'intéressante et rejoua la scène de la compote sur la petite fille assise à côté d'elle. Pendant que la lèvre inférieure de la fillette tremblait de plus en plus, Ellen elle éclata de rire jusqu'au moment où elle croisa le regard noir de sa mère.
- Ellen Lilian Valens ! Que t'avais dit Papa quand tu as aspergé Abuela ?
- Ba... répondit la fillette penaude.
- Il me semblait bien que tu avais compris la leçon ! On ne doit pas cracher sur les gens ! C'est bien compris ?
- Ba Môman...
- Bien.
- Ellen vous appelle déjà Maman ?
- Oui...
- Ça fait quelques jours maintenant. Depuis le passage de l'assistante sociale en fait.
- En tout cas, cela montre à quel point cette petite s'est attachée à vous en si peu de temps ! A quand le « Papa » ?
- Quand elle sera prête. Rien ne presse vous savez !
- C'est sûr mais sachez qu'il est beaucoup plus difficile pour un enfant de dire Maman que Papa.
Une fois le repas terminé et la petite débarbouillée, la petite famille reprit la route de leur domicile car Ellen s’endormait doucement. La fin de la soirée fut agréable et, après une bonne nuit de sommeil, Lilly, Scotty et Ellen reprirent la route de la crèche pour le dernier jour de cette première semaine. Lilly avait préparé un petit sac en présence de Scotty, Ellen dans ses bras. Elle y avait inséré un lala, réplique du doudou de Scotty, ainsi qu’une souris mauve que la petite fille semblait grandement apprécier depuis quelques jours. Pendant ce temps, Scotty expliquait à la petite fille pourquoi sa maman faisait ça.
- Tu vois ma puce, Maman prépare tes doudous pour la crèche car, aujourd’hui, tu vas y faire un gros dodo ! Et après ta sieste et un petit gouter avec tes nouveaux copains, on rentrera à la maison.
- Baba.
Ils arrivèrent à la crèche à l’heure dite et Ellen partit tout de suite rejoindre le reste des enfants présents. Même si elle restait encore méfiante suite à sa mésaventure, elle se mêlait petit à petit aux autres enfants qui se faisaient peu à peu à sa présence. Les adultes discutaient entre eux, détenus. Le repas se fit sans accro et Ellen accepta même qu’Angela lui donne son dessert sous les regards attentifs de Lilly et Scotty. Vint l’heure de la sieste. Lilly déposa un baiser sur le front de sa fille et laissa Scotty prendre en main le coucher. Après avoir débarrassé le bébé de ses vêtements, il la glissa dans une turbulette. La petite babillait doucement et Scotty déposa à côté d’elle le doudou et le lala. La petite se retourna, attrapa la souris et cala sa tête sur le carré de tissu blanc. Elle ferma rapidement ses petits yeux et Morphée vint la prendre au passage.
- En voilà une jeune fille bien détendue dites-moi…
- Elle est toujours calme quand elle dort.
- Vous savez Lilly, votre fille est d’un tempérament plutôt calme. Ce n’est pas une nerveuse.
- On verra mais je pense qu’elle a son petit caractère. Dans quelques temps, elle se sentira complètement à l’aise avec nous et sa vraie personnalité ressortira.
- Il n’y aura que l’avenir pour nous le dire !
Près de deux heures plus tard, la plupart des enfants étaient déjà réveillés mais Ellen dormait toujours du sommeil du juste.
- On va la laisser se réveiller seule. C’est super qu’elle se sente suffisamment en confiance pour dormir ainsi.
- D’accord.
Le couple et Angela quittèrent le dortoir des petits et retournèrent dans la salle de jeux.
- Je rêve ! Scotty Valens ?
L’interpelé se retourna, surpris, et reconnut l’un de ses anciens collègues.
- Marvin ?
- Ça fait plaisir de voir que tu te souviens toujours de moi ! Mais qu’est-ce que tu fais là ?
- Euh… Je…
Scotty lança un regard interrogatif. Lilly ne savait pas trop comment réagir mais des pleurs leur parvinrent qu’ils identifièrent comme étant ceux de leur fille. Lilly s’éclipsa avec Angela et Scotty se retourna vers Marvin.
- Le briseur de cœurs se serait-il posé ?
- En effet vieux frère, nous sommes en train de faire l’intégration d’Ellen à la crèche.
- Ellen ?
- Ma fille… Enfin bientôt je l’espère…
- Bientôt ?
- Ma compagne et moi avons lancé une procédure d’adoption.
- Non ! Beau gosse serait impuissant ?
- Non monsieur, ma sœur est juste décédée brutalement et nous nous efforçons de respecter ses dernières volontés concernant sa fille, répondit Lilly froidement.
- Marvin, laisse-moi te présenter Lilly, ma compagne.
- Enchanté, répondit Marvin mal à l’aise. Je suis désolé pour votre sœur.
- Et alors Fripouille, on a bien dormi ?
- Ba, répondit le bébé en mangeant son petit poing.
- Je crois surtout qu’elle meurt de faim !
- Laisse, je m’en occupe.
Scotty prit Ellen dans ses bras et rejoignit Angela pour donner à sa fille son goûter. Lilly resta donc seule avec le dénommé Marvin et décida de lui clouer le bec une bonne fois pour toute.
- Vous êtes visiblement l’un des anciens collègues de Scotty.
- Et qui vous dit que je ne suis pas l’un de ses collègues tout court !
- Parce qu’on a déjà Vera et que vous ne lui arrivez même pas à la cheville !
- Quoi ? Vous… Vous…
- La finesse des STUP dans toute sa splendeur…
- Vous êtes flic ? demanda Marvin incrédule.
- Inspecteur Lilly Rush, co-équipière et compagne de Scotty.
La mâchoire de Marvin tomba ce qui fit sourire Lilly. Mais bien vite Lilly sentit que ce plaisantin échafaudait un plan dans sa petite tête…
- Oh et n’essayez pas de nous court-circuiter, notre lieutenant ainsi que les affaires internes sont au courant depuis le premier jour. Sur ce, je vous laisse récupérer votre progéniture. Bonsoir Marvin !
Lilly se retourna pour découvrir un Scotty fier comme tout. Il n’avait en effet rien loupé de ce petit échange car Angela avait proposé de s’occuper de donner à Ellen son gouter. Lilly s’approcha de lui et glissa un bras possessif autour de sa taille.
- On dirait que la Reine des Glaces a encore frappé ? murmura Scotty à son oreille.
- Je ne supporte pas les flics des Stup !
- Et… Saccardo ?
Scotty reçut un regard noir de sa compagne.
- L’exception qui confirme la règle on va dire…
- Et moi ?
- Après plus de 6 ans à la Crim’ tu es « décontaminé »…
- C’est pour ça que tu n’es pas tombée dans mes bras plus tôt ?
- Voilà, on va dire ça comme ça.
Le couple éclata de rire sous le regard stupéfait de Marvin qui ne se remettait pas de son escarmouche. Ils récupérèrent leur fille et rentrèrent chez eux pour un week-end bien mérité. La soirée se passa calmement et, après avoir couché Ellen, Lilly et Scotty se retrouvèrent enlacés sur le canapé.
- Tu m’as bluffé cet après midi…
- Je n’ai pas supporté la manière dont il a parlé de toi.
- C’est ce que j’ai cru comprendre… J’aime bien ce côté possessif…
- Je ne suis pas possessive ! Je n’aime pas qu’on mette en doute la virilité de mon fiancé !
- …
- Scotty ? Tout va bien ?
- Tu te rends compte de ce que tu viens de dire ?
- Quoi ? Que je n’aime pas qu’on mette en doute ta virilité ?
- Non pas ça…
- Alors quoi Scotty ? commença à s’inquiéter Lilly.
- Tu viens de parler de moi comme de ton fiancé.
- J’ai dit ça ?
Scotty hocha affirmativement la tête et Lilly le regarda avec de grands yeux. Le silence se fit, chacun étant plongé dans ses pensées. Le temps passa, calme et serein jusqu’à ce que Lilly ne baille une fois de plus.
- Et si nous allions nous coucher ? Tu tombes de fatigue et j’en connais une qui aura la pêche demain.
- Tu as raison.
Ils montèrent et se couchèrent. Lilly vint se blottir dans les bras de Scotty qui sourit. Il avait eu peur qu’elle ne s’éloigne de lui après son lapsus.
- Scotty ?
- Oui ?
- Je… commença Lilly avant de s’arrêter.
Scotty lui laissa le temps de trouver ses mots, ne souhaitant pas la brusquer et sentant à l’intonation de sa voix que ce qu’elle avait à dire était important.
- Ces derniers jours avec toi ont été juste fantastiques… Je vis tous mes rêves d’enfant, quand j’étais encore un peu innocente… J’ai très vite compris la réalité de la vie et j’avais enfoui mes rêves au plus profond de mon cœur, un mur les recouvrant… Et puis tu es arrivé dans ma vie et tu as commencé à t’attaquer à ce mur, Kat s’y est mise aussi à sa manière… L’arrivée d’Ellen dans nos vies et l’évolution de notre relation l’a fait voler en éclat…
- …
- Mon lapsus… Est-ce que tu…
- Je t’aime Lilly, la coupa Scotty. Et si un jour tu te sens prête à devenir ma femme, je n’y verrai aucun inconvénient !
- Tu m’attendrais longtemps ?
- Aussi longtemps que nécessaire Lilly !
- Je t’aime Scotty.
Après un dernier baiser, le couple se blottit dans les bras l’un de l’autre et s’endormit rapidement.
Le son des gazouillis de leur fille les réveilla le lendemain matin. Lilly ouvrit difficilement un œil mais Scotty déposa un baiser sur son épaule.
- Laisse, j’y vais.
- Il est quelle heure ?
- 10 heures passées.
Scotty disparut et revint quelques minutes plus tard dans la chambre une Ellen pleine de vie dans les bras.
- Môman !
- Bonjour Trésor.
Scotty déposa le bébé dans les bras de Lilly pour son câlin matinale. Il sourit en voyant agir la mère et la fille puis quitta de nouveau la chambre.
- Tu vas où comme ça ?
- Je reviens.
- Papa est bien mystérieux ce matin mon ange.
- Ba ! s’enthousiasma la petite fille.
Mère et fille discutèrent à leur manière pendant un long moment jusqu’à ce que Lilly remarque qu’Ellen mettait de plus en plus son petit poing dans sa bouche.
- Mon petit doigt me dit que tu as faim…
- Ces dames sont servies !
Lilly redressa la tête et découvrit Scotty, sur le pas de la porte, un plateau chargé dans les mains. Son sourire s’agrandit et elle s’assit tranquillement sur le lit. Ellen commença à s’agiter ayant aperçu son biberon.
- Une minute jeune fille ! Laisse-nous le temps de te mettre ton bavoir !
La petite prête, elle se jeta sur le biberon sous les regards attendris de ses parents. Une fois le bébé repu, ils l’installèrent entre eux et passèrent à leur petit déjeuner sous les gazouillis de leur fille. Ils finirent par se lever et se préparer. Pendant le déjeuner, le couple se souvint du conseil d’Angela et il parla de la crèche devant et avec la petite. Après le repas, Lilly et Scotty couchèrent la petite pour sa sieste et ils profitèrent de cette accalmie pour ranger un peu la maison. Après une heure d’effort, la sonnette de la porte d’entrée retentit et Scotty se dirigea vers la porte pour ouvrir mais il se figea en découvrant leur visiteuse.
- Scotty mon chou ! Comment vas-tu ?
- Pamela ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?
- Tu me manquais trop mon chou…
- Pamela, comment as-tu su ma nouvelle adresse ?
- Oh la la ! Tu ne vas pas me faire subir un interrogatoire, se plaignit l’intruse en s’invitant à l’intérieur de la maison.
- Personne ne t’a invité à entrer dans cette maison Pamela !
- Tu avais plutôt l’habitude de m’appeler Pam dans le temps…
Lilly, intriguée par l’attitude de Scotty, vint les rejoindre dans le salon et se figea sur place lorsqu’elle vit leur visiteuse se coller à son compagnon. Ses yeux s’agrandirent de stupeur mais elle décida qu’elle avait besoin d’en savoir plus.
- Bonjour mademoiselle.
Pamela dévisagea la nouvelle venue avec hargne.
- Pamela, laisse-moi te présenter ma compagne Lilly. Lilly, voici Pamela une de mes ex qui allait justement s’en aller ! dit Scotty en insistant sur la fin de sa phrase.
- Bah non mon chou ! Je viens juste d’arrivée ! Je suis là pour m’amuser !
- Et moi je ne veux plus te voir Pamela, dit Scotty en la poussant fermement dehors. Tu nous laisses, ma famille et moi, tranquille !
- Mais…
Ni Scotty, ni Lilly ne surent ce qu’elle allait dire puisque Scotty referma brusquement la porte sur l’intruse. Lilly repartit aussi vite qu’elle était arrivée vers la cuisine mais Scotty eut le temps d’apercevoir son visage fermé aussi la suivit-il dans la cuisine.
- Lilly ?
- C’était qui ? demanda Lilly sans lui adresser un regard.
- Pamela Evans, une de mes ex…
- Avant ou après Chris ?
- Lilly…
- Avant ou après ?
- Après…
- Et ça a duré ?
- …
- Scotty !
- Deux semaines…
- Et tu peux me dire comment une ancienne de tes « nombreuses conquêtes » a pu savoir que tu habites ici maintenant et plus dans ta garçonnière ?
- Ma garçonnière ?
- Tu l’as appelé pour pouvoir te payer du bon temps en douce, c’est ça ?
- Lilly ! Non, je te jure que je ne sais pas comment elle m'a retrouvé !
- Mais bien sûr ! Et moi je suis la dernière des imbéciles !
Lilly lui fit enfin face, le visage complètement fermé. Elle jeta le torchon qu’elle avait dans sa main et sortit de la pièce en bousculant Scotty.
- Je rêve ou tu me fais une crise de jalousie ?
- Ah parce que je suis jalouse maintenant ? C’est vrai qu’en plus d’être une imbécile !
- Lilly !
Lilly récupéra son sac et, avant de claquer la porte, elle se retourna vers un Scotty dépité.
- Je te laisse recevoir tes pouf mais n’oublie pas que tu as ta fille qui dort à l’étage.
Et Lilly disparut de son champ de vision. Scotty regarda la porte fermée pendant de longues minutes. Il ne comprenait pas comment la situation pouvait avoir dégénérée en si peu de temps… Une chose cependant l’intriguait : comment Pamela Evans avait-elle pu trouver sa nouvelle adresse ? Après des minutes d’intense réflexion, la lumière se fit dans son esprit : une seule personne connaissait à la fois sa nouvelle adresse et Pamela. Furieux, il se saisit du combiné du téléphone et composa un numéro familier.
- Valens.
- Mike, c’est Scotty.
- Eh ! Comment vas-tu petit frère ?
- Ça pourrait aller mieux…
- Qu’est ce qui se passe ? Un problème avec Ellen ?
- Si seulement… Ça aurait été plus simple ! Dis-moi, quand as-tu vu Pamela Evans pour la dernière fois ?
- Tiens c’est bizarre que tu en parles ! Je l’ai croisé pas plus tard qu’hier…
- Et vous avez parlé de moi !
- Euh… Elle m’a demandé ce que tu devenais, oui…
- Et bien tu viens de me mettre dans une merde noire là alors t’as intérêt à ramener tes fesses vite fait ici pour surveiller ta nièce pendant que moi je cours essayer de recoller les morceaux avec sa mère !
- Tu veux dire que…
- Pamela s’est pointée à la maison et a foutu la merde dans mon couple alors dépêche-toi !
- J’arrive petit frère ! Désolé…
Les deux frères raccrochèrent et Scotty rassembla l’ensemble des affaires nécessaires à Ellen pour ne pas que son frère ait à chercher partout. Il s’assit ensuite dans le canapé pour attendre son frère et réfléchir au lieu où pouvait s’être réfugiée Lilly. Son frère frappa à la porte quelques minutes plus tard et Scotty vint lui ouvrir.
- Hey !
Mike vit le visage de Scotty se décomposer et se demanda ce qu’il avait pu dire de mal.
- Ne t’en fais pas petit frère, tu vas la retrouver. J’en suis sûr.
- Merci pour ton soutien mais j’ai vraiment peur de la perdre… Tout allait si bien et puis… Pfff… Tout est parti en fumée…
- Tu as une idée d’où elle peut être ?
- Elle peut être n’importe où ! Je ne l’imagine pas chez ses parents ni au poste…
- Un lieu qu’elle affectionne particulièrement ?
- …
- Une personne dont elle est proche ?
- …
- Réfléchis Scotty, tu ne peux pas la laisser passer… Lilly est faite pour toi !
- Je sais… Je l’aime tu sais…
- Je te laisse réfléchir calmement à l’endroit où elle peut être pendant que moi je vais voir si Ellen est réveillée.