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Série : Cold Case
Création : 10.08.2010 à 20h52
Auteur : LeeLoou
Statut : Abandonnée
« Une adolescente retrouvée morte, une paire de pendants d'oreilles et un duo d'inspecteurs cachottiers. » LeeLoou
Cette fanfic compte déjà 3 paragraphes
Note de l'auteur : Il est recommandé de lire 3love me, leave me" avant de lire cet épisode.
Chapitre 1
Elle marchait dans les rues de Philadelphie depuis des heures. Elle ne savait pas où elle allait et ne s'en souciait pas vraiment. Elle déambulait la tête vide et le cœur lourd d'un amour qu'elle savait à jamais muet. Elle aurait tellement voulu qu'il la serre encore une fois contre lui. Mais tout cela n'était qu'un rêve qu'elle aurait voulu retenir. Il l'avait serrée fort contre son cœur puis il était parti rejoindre une autre femme. Nuit agitée et sans sommeil pour eux deux. Une fois encore elle se laissa dériver au hasard de ses pas vers une destination inconnue. Elle avait mal, tellement mal quand elle repensait à lui et à la chaleur de leur étreinte. Quand ils s'étaient séparés ils n'avaient rien dit. Sans un mot ils étaient partis chacun de leurs côtés retrouver une autre nuit blanche.
Des larmes se mirent à rouler le long de ses joues pâles et un sanglot lui échappa. Elle remonta d'un geste machinal son col pour que personne ne les voient. Elle aurait voulu crier sa douleur et laisser libre cours à son chagrin mais c'était impossible, elle ne le savait que trop bien. Encore une fois elle n'aurait que la nuit blanche pour témoin. La neige tourbillonnant autour d'elle, elle serait cette fugace ombre qui arpente les rues. Elle murmura son nom d'une voix éteinte et encore une fois une larme se mit à couler le long de sa joue de poupée.
Il avait quitté sa conquête d'un soir. Une de plus dont il avait peine à se rappeler le nom, mais était ce si important ? Dans chaque étreinte il pensait à une autre. Chaque soupir était un appel silencieux à une autre. Aucun de ses baisers n'était destiné à son amante. Encore une fois il l'avait aimé par procuration. Il marchait au hasard pensant encore une fois à cette nuit qu'il passait loin d'elle. Que faisait-elle en ce moment seule avec ses chats ? Pensait-elle encore à leur étreinte ? Encore une fois il réalisa combien cet amour était impossible.
Le froid le glaçait. Les larmes roulaient sur ses joues. L'aimerait-elle un jour ? Dans un sanglot il prononça son nom. Deux petites syllabes si simples qui faisaient doucement claquer la langue quand on les prononçait. Il ne pouvait l'avoir alors il l'aimait en kaléidoscope, cherchant dans chacones des ces nuits éphémères sa présence à elle.
Un homme et une femme se figèrent et se regardèrent intensément.
Encore une fois allaient-ils fuir leurs sentiments ?
"Scotty ?"
"Lilly ?"
"Mais que fais-tu là ?"
Chapitre 2
Chez Lilly
Il l'avait raccompagnée chez elle. Il avait été tellement surpris de la voir ainsi apparaître dans cette rue sombre et sale qui faisait affront à sa beauté. Elle lui était apparue tel un ange tombé du ciel. Ses grands yeux noyés dans un océan de larmes lançaient un silencieux appel à l'aide. Il n'avait eu d'autre choix que de courir vers elle et de la prendre dans ses bras. Elle s'était blottie contre lui s'agrippant à son manteau pour ne pas le laisser partir. C'était comme si elle avait refermé les ailes de la félicité sur eux le temps d'une étreinte magique. Il l'avait ensuite prise par les épaules avant de la raccompagner chez elle. Ses lèvres légèrement bleues lui avaient murmuré d'entrer. Doucement elle avait pris sa main et l'avait attiré à l'intérieur. Que devait' il faire maintenant ? Fuir ou lui déclarer cet amour brûlant ?
"Tiens des serviettes pour te sécher un peu. Tu veux boire quelque chose de chaud ?"
Elle était magnifique. Elle était là, douce comme un flocon de neige. Il ne l'avait pas entendu redescendre et sa douce voix avait à peine troublé le calme ambiant.
"Merci pour les serviettes. Oui je veux bien un café…Si ça ne te dérange pas."
Elle avait fait un petit mouvement de tête comme pour lui dire : "Non tu ne mes dérange pas bien au contraire. Reste encore avec moi.". Elle s'était lentement retournée vers la cuisine pour aller préparer du café lorsqu'une main attrapa son poignet. Elle se sentit attirer contre quelqu'un et des bras vinrent l'emprisonner. Son dos reposait contre son torse. Sa respiration s'accéléra légèrement. Il enfoui son visage au creux de son cou pour mieux sentir son parfum. Elle frissonna sous son souffle chaud. Doucement, tendrement, elle se retourna et leurs cœurs reposèrent l'un contre l'autre. Leurs souffles irréguliers au début se mélangèrent peu à peu au même rythme. Avec une douceur infinie il traça de son pouce les contours de son visage partant de son menton. Il lui caressa la joue et son doigt vint se poser à la commissure de ses lèvres. Il captura entre ses lèvres le bouton de rose que formaient celles de la femme qu'il aimait. Dans un baiser plein de pudeur et de retenue. Elle lui répondit avec la même pudeur comme pour faire durer ce moment d'éternité.
"Lilly…Je t'aime"
Elle ne s'écarta pas de lui. Elle laissa sa main dériver sur son torse et se poser sur son cœur. Comme si elle pouvait en ressentir le rythme au travers de ses doigts, elle se laissa aller, comme réconfortée par le rythme du cœur de son ami.
"Scotty…Il y a longtemps que je t'attends."
Avec une infinie précaution il resserra leur étreinte et déposa sur ses lèvres tendres un baiser d'éternité. Ce baiser dura une douce éternité. Leurs souffles se mélangèrent. Leurs doigts s'unirent. Aucun d'eux ne voulait que cela ne s'arrête. Ils finirent par se séparer à regret. Il plongea son regard dans le sien et se perdit dans cet océan. Elle ne fit pas un geste se laissant aspirer par les prunelles de l'homme qu'elle aimait. Au bout d'un long moment il sortit de sa rêverie. Il lui caressa doucement la joue. Sa peau satinée était terriblement tentante. Il lui embrassa la joue puis doucement remonta vers son front. Il descendit le long de son nez et déposa un baiser doux comme un papillon sur le bout de celui-ci.
_"Ta peau est si douce…Je t'aime."
Elle s'écarta doucement de lui. Elle l'entraîna dans les escaliers et ils entrèrent dans sa chambre. Ils s'allongèrent sur le lit dans les bras l'un de l'autre. Lilly posa doucement sa tête sur le torse de Scotty. Elle écouta son cœur battre un long moment. Il posa une de ses mains sur la taille de la jeune femme. Son autre main caressa ses cheveux d'or. Il laissa des mèches de cheveux s'enrouler autour de ses doigts.
Les heures passèrent et ils restèrent ainsi sur le lit, reposant l'un contre l'autre. Le matin les surprit endormis. Les jambes emmêlées, la respiration calme et régulière. Doucement les rayons du soleil vinrent caresser leurs visages. Doucement, tendrement, ils se réveillèrent au matin du premier jour.
Avec tendresse, il poussa Lilly sur le dos. Il captura ses lèvres pour un long baiser. Il descendit le long de son cou. Il s'arrêta à sa base et remonta vers ses lèvres.
"Bonjour mon ange"
"Bonjour à toi, mon amour."
Ils échangèrent un long baiser.
L'un contre l'autre le petit matin les surpris.
L'un contre l'autre leurs cœurs battaient à l'unisson.
Encore une fois ils se serrèrent dans les bras l'un de l'autre
Pour un moment d'éternité.
Un long soupir de bien-être échappa des lèvres de Lilly. Elle se laissa aller contre ses oreillers savourant la douceur du matin. Olivia vint se lover contre elle alors que son autre chat les regardait d'un air boudeur.
_"Alors très chère, on est mal lunée ce matin ?"
Elle rit doucement et le chat ferma les yeux. Elle savait très bien que sa chatte était mécontente d'avoir été privée de son lit douillet. Ces demoiselles à quatre pattes ne supportaient pas le fait d'être délogées pour la nuit à cause d'un homme. Lilly se mit à rire doucement en pensant au combat que devrait livrer Scotty pour conquérir le territoire des félins.
"A quoi penses-tu ?"
Cette voix tant chérie la fit doucement sursauter. Elle se redressa légèrement avant de lui adresser son plus beau sourire.
_"A toi luttant contre mes chats !
_Je vois que je vais devoir les conquérir après avoir conquis leur charmante…Très charmante maîtresse."
Ne résistant pas d'avantage il l'embrassa. Il laissa sa main caresser son visage puis il la fit descendre le long de son cou. Il l'arrêta lorsqu'il sentit la barrière naturelle que formait le drap Il eu envie de se glisser sous celui-ci mais elle l'arrêta. Elle le poussa doucement sur le dos. Délicatement, elle commença à déposer de petits baisers sur son visage puis son cou. Elle s'arrêta un instant savourant l'effet que lui produisaient ses caresses. Un petit sourire malicieux étira ses lèvres et elle se leva d'un bond, s'éloignant de lui.
"Je vais prendre une douche"
Elle s'étira voluptueusement tout en se dirigeant vers la salle de bain. Scotty la regarda s'en aller, maudissant son manque de rapidité. Elle passa la tête dans l'entrebâillement de la porte de la salle de bain et lui lança.
"Tu devrais te préparer ou on va être en retard !"
Il marmonna dans sa barbe quelques mots qu'elle ne saisit pas et se lança à sa poursuite dans la salle de bain. Celle-ci prit fin rapidement sous la douche. Il faut dire que la salle de bain n'était pas grande. Après un long moment il la laissa s'habiller. Ils partirent pour le central avec presque une heure de retard.
Chapitre 3
Ils se séparèrent avant de prendre l'ascenseur. Lilly arriva la première suivit de près par Scotty.
St : On ne vous attendait plus !
L : Désolée, chef ! Il y avait des embouteillages.
Sc : Bonjour chef,, panne de réveil !
St : Passons pour cette fois. Bien nous avons une nouvelle affaire. Une adolescente, Paloma Hunter, 16 ans, retrouvée morte en 2008. A l'époque, on avait pensé que c'était un vol qui avait mal tourné. Elle n'avait plus son portefeuille et ses boucles d'oreilles avaient disparu.
L : Pourquoi rouvre-t'on l'enquête ?
W : On a retrouvé les boucles d'oreilles. Elles étaient en vente sur un site d'enchères en ligne.
L : On est sûr que ce sont les mêmes boucles d'oreilles ?
W : Oui, elles appartenaient à sa grand-mère. Le père de Paloma a acheté les boucles d'oreilles et nous les a apportées. Les voici.
Lilly saisit le petit sachet qui contenait les bijoux. Il s'agissait de deux petits camés. Ils pendaient au bout d'une très courte chaîne de sorte qu'on pouvait dire qu'il s'agissait de pendants d'oreilles et non pas de boucles à proprement parlé. Elle effleura du bout des doigts le précieux objet avant de reprendre la parole.
L : Ce n'est pas vraiment un bijou que porterait une ado de son âge.
Sc : C'est plus les jeunes femmes qui portent ce genre de chose.
N : Nan Scotty ! Il y a que les grands-mères pour porter ça !
L : C'est très joli ! Je les porterai si j'en avais.
N : Nan mais toi Lilly c'est pas pareil !
L : Ce qui signifie…Je suis une vieille fille ?! Remarque j'ai déjà les chats !
N : Non ! Je ne voulais pas dire ça !
St : C'est un bijou spécial que seules des femmes spéciales peuvent porter. Sur ce, Nick et Will vous allez interroger la famille de la victime. Lilly et Scotty, vous allez au lycée pour interroger ses camarades de l'époque. Kat, vous éplucherez la correspondance électronique de notre victime. Son père a apporté son ordinateur portable.
L : Ca n'avait pas été fait à l'époque ?
St : Non. Les enquêteurs avaient négligé cette piste. Au travail tout le monde !
Les inspecteurs partirent vers les ascenseurs sauf Kat qui s'installa à son bureau. Elle sourit lorsque le bureau de la jeune fille s'afficha. Les adolescentes ont beau joué aux adultes, elles n'en restent pas moins des enfants. Le fond d'écran de Paloma était une photo d'une jeune fille tenant une grosse peluche de Hello Kitty dans ses bras. Elle regarda un instant la photo se demandant qui pouvait bien être cette jeune femme avant de voir sur le côté droit de l'écran, dans une petite fenêtre, des photographies défiler. Elle les regarda et comprit que c'était une sorte de pot pourri des différentes images qu'appréciait Paloma. Elle vit des clichés de ses amis, de chanteurs et chanteuses, d'acteurs et d'actrices ainsi que de sa famille. Cette adolescente avait l'air heureuse, équilibrée, aimée. Une image attira son attention et elle entreprit de la retrouver. Elle se perdit dans le dédale de dossiers et de fichiers de la jeune fille. Outre les images il y avait une multitude de fichiers audio et vidéo.
Dans la voiture de Lilly et de Scotty.
Sc : On a eu de la chance ce matin. Le chef ne nous a pas tapés sur les doigts. Il faudra qu'on arrive à l'heure maintenant.
L : Et c'est toi qui dit ça ! Tu as toujours du retard !
Sc : Ouais mais si toi tu arrives toujours en retard, ça va finir par éveiller les soupçons.
L : On garde ça secret alors. Tu es d'accord ?
Sc : Je pense que tu as raison de vouloir être discrète. C'est notre vie privée, ça ne regarde personne.
L : Oui. Tourne à droite et va tout droit jusqu'au feu. Tu pourras te garer plus facilement.
Sc : Tu connais le coin ?
L : Oui. J'ai travaillé sur un homicide survenu une rue plus loin à mes débuts.
Sc : Alors je te suis. Tu ne crois pas à la thèse du vol ?
L : Non, enfin à première vue, c'est ce qui semble le plus logique. Mais c'était une ado, elle vivait dans un quartier résidentiel, ses parents n'étaient pas fortunés loin de là. On peut donc penser qu'elle n'avait pas d'argent ou très peu sur elle.
Sc : L'argent du déjeuner et c'est tout. Peut-être un peu plus si elle avait de l'argent de poche. Les boucles d'oreilles ne semblaient pas très précieuses.
L : Ce sont des pendants d'oreilles et ce sont de petites merveilles. Je pense qu'ils ont de la valeur. C'est étonnant qu'une enfant porte ce genre de bijou.
La voiture s'immobilisa et ils descendirent du véhicule. Le lycée n'était qu'à quelques mètres de leur lieu de stationnement. Ils marchèrent en silence tout en observant les alentours. C'était un quartier tranquille. A côté du lycée se trouvaient de petites boutiques d'alimentation, une librairie, une allée menant à ce qui semblait être un drive-in, des cafés et des petits restaurants.
Sc : J'ai l'impression de revenir des années en arrière.
L : Le quartier ?
Sc : Oui, c'est comme quand j'étais ado. On sortait du lycée et on allait au Duckes prendre un café avec les copains. Ou alors on allait acheter des chips et on allait se poser dans le parc. Et toi, tu faisais quoi en sortant du lycée ?
L : Humm…Je traînais avec Ray et les potes du lycée. On faisait la même chose que toi.
Sc : Tu ne me dis pas tout !
L : Bon d'accord, c'était un peu plus rock'n roll que toi !
Ils se mirent à rire avant de s'immobiliser devant l'entrée d'un grand bâtiment. Ils montèrent les quelques marches et pénétrèrent dans un grand vestibule. Ils se dirigèrent vers la loge du concierge à l'entrée et ce dernier leur indiqua la direction à prendre pour se rendre dans le bureau du proviseur. Lorsqu'ils entrèrent dans la pièce, ils virent un petit homme à la silhouette épaisse. Il les regardait d'un air qui trahissait sa lassitude de voir des flics dans l'enceinte de son lycée.
Proviseur : Que puis-je faire pour vous ?
L : Inspecteur Rush et voici l'inspecteur Valens. Nous voudrions vous parler de Paloma Hunter.
Proviseur : Je vois…Triste histoire. C'était une jeune fille charmante, brillante et sans histoire. Elle était timide et je ne sais que du bien d'elle.
Sc : Elle n'a pas eu d'ennuis au lycée ?
P : Non, pas que je sache.
Sc : Vous ne savez pas ?
P : J'ai mille cinq cent élèves à gérer. Je ne vois que les cas les plus graves et Paloma n'était pas un de ces cas. J'en entendais parler lors des réunions d'orientations. Rien de plus. Vous devriez interroger son professeur principal, Steve Garvey. Il vous donnera peut-être plus d'informations.
L : Bien, où peut-on le trouver ?
P : A cette heure, il donne son cours de littérature. Il se termine dans quarante cinq minutes. Vous pouvez l'attendre ici.
L : Nous allons plutôt aller l'attendre devant sa salle de cours.
P : C'est la 4C au quatrième étage.
Sc : Merci de nous avoir consacré un peu de votre temps.
Lilly et Scotty sortirent et se dirigèrent vers la salle en silence. L'attitude du proviseur leur avait semblée suspecte mais au fond l'était-elle vraiment ? Arrivés devant la salle, ils s'immobilisèrent. Scotty la regarda. Le regard fixé vers un point imaginaire, elle semblait plongée dans ses réflexions. Il savait qu'elle pensait à l'enquête et à rien d'autre. Tout son être ne se tournait que vers la résolution de ce meurtre. Peut-être se reconnaissait-elle dans cette adolescente ou peut-être aurait-elle aimé être cette jeune fille. La voix se fit murmure lorsqu'elle brisa le silence.
L : Paloma semblait être une gentille fille. Pourquoi est-elle morte ?
Sc : On va vite le savoir. C'est peut-être une histoire de jalousie entre filles ou un banal vol qui aurait mal tourné.
L : Non, je ne pense pas que ça soit le vol le mobile. C'est trop simple, trop logique.
Sc : Lil', parfois c'est la seule raison qui pousse les gens à agir : la convoitise.
L : On va bientôt le savoir. Le cours est terminé. Allons interroger son professeur.
Ils entrèrent dans la salle de classe après que les élèves en soient sortis. Ils se présentèrent et l'enseignant les regarda à la fois interloqué et paniqué.